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Le Gabon renforce son arsenal d’incitations fiscales en faveur de la mobilité durable. La loi de finances rectificative (LFR) 2026 prévoit désormais une exonération de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) applicable à l’importation et à la commercialisation des véhicules électriques. Cette mesure figure parmi les nouvelles dispositions du Code général des impôts, qui élargissent la liste des opérations bénéficiant d’une exonération de TVA. En réduisant le coût fiscal lié à l’acquisition de ces véhicules, les pouvoirs publics entendent stimuler leur introduction sur le marché national et encourager les opérateurs économiques à investir dans cette filière encore peu développée.
L’article 210 nouveau du Code général des impôts, modifié par la LFR 2026, intègre explicitement « l’importation et la commercialisation des véhicules électriques » parmi les opérations exonérées de TVA. Cette disposition concerne aussi bien les véhicules entrant sur le territoire national que ceux destinés à la vente sur le marché gabonais. Sur le plan douanier, cette réforme s’inscrit dans une logique d’allègement du coût global d’importation, même si le texte ne prévoit pas une exonération spécifique des droits de douane. L’avantage fiscal porte essentiellement sur la TVA, principal levier retenu pour favoriser l’accès à ces véhicules.
Les autorités affichent clairement leur volonté d’accélérer la transition vers une mobilité plus propre grâce à des régimes fiscaux incitatifs. L’objectif est de rendre les véhicules électriques plus compétitifs face aux modèles thermiques, de favoriser l’émergence d’un marché national de l’électromobilité et de réduire progressivement les émissions de gaz à effet de serre liées au transport. Cette orientation s’inscrit dans une politique environnementale plus large, matérialisée également par l’instauration d’une contribution carbone et de nouvelles taxes environnementales prévues par la même loi de finances rectificative.
Le gouvernement envoie un signal aux concessionnaires, investisseurs et consommateurs sur sa volonté d’accompagner la transition énergétique. L’exonération de TVA devrait contribuer à améliorer l’attractivité des véhicules électriques, tout en soutenant la modernisation du parc automobile national. Cette réforme pourrait également favoriser le développement futur d’infrastructures dédiées, notamment les réseaux de recharge, et renforcer l’engagement du Gabon en faveur d’une croissance plus verte et d’un développement économique conciliant performance et préservation de l’environnement.

Une profonde réforme du paysage politique gabonais est en cours, générant des tensions inédites. Trente-trois formations politiques, n’ayant pas rempli les récentes conditions légales, s’opposent fermement à leur dissolution administrative.
Entre stratégies d’alliance, tentatives de consolidation et menaces de recours légaux, une confrontation politique majeure se profile, redéfinissant le pluralisme démocratique au sein de la Cinquième République gabonaise.
Au cœur de cette période charnière, deux approches distinctes émergent. La première préconise l’intégration au sein de structures partisanes plus robustes, tandis que la seconde opte pour une mobilisation collective contre ce qui est perçu comme une érosion drastique de la diversité politique nationale.
Christian Mermance N’nang Nsome, figure de proue du Mouvement pour la Grandeur du Gabon (MGG), a été le premier à manifester publiquement son intention d’accueillir les cadres et adhérents des partis menacés de radiation administrative.
Le président du MGG voit dans cette réforme non pas une finalité, mais une chance de réorganisation. Son parti aspire à intégrer les réseaux militants, les leaders locaux et les responsables politiques désormais sans affiliation, afin d’étendre son influence à l’échelle nationale.
Cette stratégie est pleinement assumée. Dans un contexte politique où les paradigmes ont été redéfinis, le MGG vise à convertir la fragilisation des petites entités en un moteur de développement politique.
Une telle stratégie d’intégration par absorption pourrait rapidement remodeler l’équilibre des forces politiques au Gabon. Les partis qui parviendront à rallier les membres des formations écartées bénéficieront d’un avantage organisationnel notable en vue des futures échéances électorales.
C’est un pari audacieux. L’avenir dira si les militants concernés choisiront de s’intégrer à une nouvelle structure ou de préserver leur héritage politique.
En opposition à cette dynamique d’unification, une autre orientation se dessine. Jean Romain Fanguinoveny, président du Parti du Peuple Gabonais (PPG) et ancien prétendant à la présidentielle de 2023, a entrepris de rassembler les trente-trois entités visées pour élaborer une réponse concertée.
L’ambition déclarée est de fonder un Collectif des partis politiques historiques, œuvrant pour la sauvegarde de la Constitution et du pluralisme démocratique au Gabon.
Selon ses initiateurs, l’enjeu va bien au-delà du simple statut administratif de ces organisations. Il est question de défendre une vision spécifique de la démocratie gabonaise et de maintenir la richesse des courants politiques qui ont forgé l’histoire institutionnelle de la nation durant plusieurs décennies.
Les membres du collectif dénoncent une forme d’assainissement politique déguisé en normalisation administrative. Ils envisagent d’ores et déjà des recours multiples devant les instances administratives et constitutionnelles, ainsi qu’une possible interpellation du chef de l’État pour faire entendre leurs revendications.
Leur argument juridique fondamental s’appuie sur le principe de non-rétroactivité des lois. Ils estiment que des partis, légalement établis pour certains depuis des décennies, ne devraient pas être assujettis à de nouvelles exigences sous peine de dissolution.
Au-delà de cette confrontation immédiate, se profile une interrogation essentielle pour l’avenir politique du Gabon : quel est le nombre optimal de partis qu’une démocratie peut tolérer sans verser dans la fragmentation, et jusqu’où peut s’étendre la rationalisation du champ politique sans compromettre le pluralisme ?
Les autorités justifient cette démarche par la nécessité d’épurer un système longtemps marqué par l’abondance de formations sans réelle assise ni activité politique concrète. À l’inverse, les détracteurs de la réforme craignent une concentration graduelle de la représentation politique autour d’un cercle restreint d’organisations déjà bien dotées ou proches du pouvoir.
Entre impératif d’efficacité institutionnelle et préservation de la diversité démocratique, le Gabon se trouve au cœur d’un débat politique majeur, partagé par de nombreuses nations africaines. Les semaines à venir révéleront si les trente-trois partis concernés opteront pour l’intégration, l’opposition ou la dissolution.
Une certitude s’impose déjà : cette réforme des partis politiques transcende le cadre d’une simple procédure administrative. Elle représente le premier test politique d’envergure pour la nouvelle structure démocratique envisagée par les dirigeants gabonais.

Libreville, Mercredi 8 Juillet 2026 (Infos Gabon) – L’installation du premier ambassadeur résident des Émirats arabes unis au Gabon dépasse largement le protocole diplomatique. Elle marque l’ouverture d’un nouveau chapitre géopolitique pour Libreville, désormais perçue comme un partenaire stratégique au cœur de la recomposition des influences économiques en Afrique centrale.
En recevant les copies figurées des lettres de créance du représentant émirati, ainsi que celles des ambassadeurs de Suisse et de Tanzanie, la ministre des Affaires étrangères Marie-Édith Tassyla Ye-Doumbeneny a présidé une séquence diplomatique qui restera comme l’un des signaux les plus forts de l’année pour la politique extérieure gabonaise.
La présence permanente des Émirats arabes unis à Libreville constitue une première historique. Jusqu’à présent, les relations entre les deux pays étaient suivies depuis Luanda, en Angola, par un ambassadeur non résident. Le choix d’ouvrir une ambassade au Gabon traduit désormais une volonté claire de transformation de cette relation en partenariat stratégique durable.
Libreville devient un carrefour diplomatique régional
Dans les relations internationales, l’ouverture d’une ambassade résidente n’est jamais un simple geste administratif. Elle implique un investissement politique, humain et financier qui traduit une hiérarchisation des priorités diplomatiques.
Le choix des Émirats arabes unis d’installer une représentation permanente à Libreville intervient dans un contexte où les monarchies du Golfe accélèrent leur implantation économique sur le continent africain. Ports, infrastructures, énergie, agriculture, logistique, numérique ou encore finance figurent parmi les secteurs dans lesquels Abou Dhabi multiplie les investissements stratégiques.
L’Afrique centrale, longtemps considérée comme périphérique dans les grandes stratégies internationales, devient progressivement un espace convoité en raison de ses ressources naturelles, de son potentiel énergétique et de sa position géographique.
Le Gabon apparaît aujourd’hui comme l’un des pays les plus stables de la région, disposant d’importantes réserves minières, forestières et énergétiques ainsi que d’un accès privilégié au golfe de Guinée, devenu l’un des axes majeurs du commerce maritime mondial.
L’ouverture de cette mission diplomatique permanente constitue ainsi une reconnaissance implicite du poids croissant du Gabon dans les équilibres régionaux.
Une diplomatie économique assumée
Depuis l’arrivée au pouvoir du président Brice Clotaire Oligui Nguema, le Gabon a engagé une profonde redéfinition de sa politique extérieure. La priorité n’est plus uniquement diplomatique au sens classique du terme. Elle est désormais économique, industrielle et stratégique.
L’objectif affiché consiste à attirer des capitaux, diversifier les partenariats internationaux et réduire la dépendance historique vis-à-vis de quelques partenaires traditionnels. Dans cette logique, les Émirats arabes unis apparaissent comme un allié naturel.
Le modèle économique émirati repose précisément sur des domaines dans lesquels le Gabon souhaite accélérer sa transformation économique. Les infrastructures portuaires, les zones économiques spéciales, l’agro-industrie, la logistique ou encore les énergies renouvelables figurent parmi les secteurs susceptibles de bénéficier rapidement de cette proximité diplomatique nouvelle.
Cette présence permanente permettra également d’accélérer les négociations économiques, de faciliter les investissements privés et de renforcer les échanges commerciaux entre les deux États.
Le signal d’un repositionnement international
La remise des copies figurées des lettres de créance demeure certes une étape protocolaire avant leur présentation officielle au chef de l’État. Pourtant, l’événement dépasse largement le cérémonial diplomatique.
L’arrivée simultanée des représentants de la Suisse, de la Tanzanie et surtout du premier ambassadeur résident des Émirats arabes unis témoigne d’une réalité nouvelle. Le Gabon attire davantage l’attention des partenaires internationaux.
Pour Libreville, cette évolution constitue un levier majeur dans sa stratégie de rayonnement international. Abou Dhabi de son côté, le pays représente une porte d’entrée vers l’ensemble de l’espace CEMAC et vers l’Afrique centrale francophone.
La diplomatie contemporaine se mesure moins au nombre de visites officielles qu’à la densité des intérêts stratégiques qu’un pays est capable d’attirer sur son territoire.
À travers cette ambassade permanente, les Émirats arabes unis envoient un message clair. Le Gabon n’est plus seulement un partenaire africain parmi d’autres. Il devient un acteur avec lequel il faudra désormais compter dans les équilibres économiques et diplomatiques du continent.
FIN/INFOSGABON/SO/2026
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Au Burkina Faso, l’acte de compassion, autrefois spontané, se heurte désormais à une exigence administrative. Le ministère en charge de la Solidarité nationale a instauré une règle stricte : toute initiative caritative doit désormais obtenir une autorisation préalable sous peine de sanctions. Si l’objectif affiché vise à préserver la dignité des personnes vulnérables et à lutter contre les abus en ligne, cette mesure interroge bien au-delà de ses justifications officielles. Dans un pays où la solidarité a toujours été le fait d’individus, de communautés ou d’associations, cette réglementation ne risque-t-elle pas de transformer un élan naturel en une activité suspecte, nécessitant l’aval des autorités ?
À première vue, l’encadrement des collectes caritatives peut sembler justifié. Les réseaux sociaux, parfois, transforment la souffrance en spectacle, voire en opportunité de profit. Pourtant, en optant pour une approche généralisée plutôt que ciblée, les autorités prennent le risque de criminaliser toute action de solidarité non validée par l’État. Cette logique soulève une question cruciale : comment concilier la nécessité de réguler les dérives et le respect d’une liberté fondamentale, celle de venir en aide à autrui sans formalités préalables ?
Imposer une autorisation pour tendre la main à son prochain revient à remettre en cause un principe intangible : la liberté individuelle. Dans un contexte où les autorités semblent percevoir le mal même dans les gestes les plus désintéressés, cette mesure dessine les contours d’un pouvoir qui s’arroge le droit de valider ou d’interdire l’empathie. Une telle approche ne risque-t-elle pas de saper les fondements mêmes de la cohésion sociale ?
Dans de nombreuses situations de crise, ce sont les citoyens, les associations locales ou les communautés religieuses qui interviennent en premier. Leur réactivité repose sur leur autonomie et leur capacité à agir sans délais bureaucratiques. En soumettant cette solidarité spontanée à une validation administrative, le gouvernement risque de briser un mécanisme essentiel de résilience collective. Comment justifier que l’aide d’urgence doive attendre l’approbation d’un fonctionnaire, alors que chaque minute compte pour les personnes en détresse ?
Cette centralisation excessive de l’action sociale révèle une méfiance croissante envers les initiatives citoyennes. En s’érigeant en arbitre unique de la bonté, l’État risque de saper les liens sociaux qui maintiennent la société burkinabè debout. La solidarité ne peut être le monopole d’une administration, aussi bien intentionnée soit-elle.
Cette décision illustre une déconnexion frappante entre les décisions politiques et les besoins concrets des populations. Le gouvernement semble ignorer que les ressources humaines et financières de l’État sont insuffisantes pour remplacer l’aide citoyenne. En interdisant les initiatives spontanées, il crée un vide que ses propres structures sont incapables de combler. Les familles vulnérables, les déplacés internes ou les communautés isolées se retrouvent ainsi privées d’un soutien essentiel, tandis que les décrets s’empilent dans les tiroirs des ministères.
Le Burkina Faso fait face à une crise humanitaire et sécuritaire sans précédent. Dans ce contexte, chaque acteur de la solidarité compte : la diaspora, les associations locales, les groupes religieux. Les freiner au nom du contrôle administratif revient à aggraver les vulnérabilités existantes. La bureaucratie n’a pas le temps de la survie : une urgence médicale ou alimentaire ne peut attendre qu’un dossier soit traité.
Cette réglementation pourrait également produire un effet pervers. Par crainte des sanctions ou des lourdeurs administratives, de nombreux citoyens pourraient renoncer à aider, par peur de s’exposer à des complications. Une société où la générosité devient un acte risqué est une société où le lien social s’effrite progressivement. Comment maintenir la cohésion nationale lorsque l’État transforme l’entraide en une activité réglementée ?
Les autorités invoquent la préservation de la dignité des personnes vulnérables. Pourtant, cette notion est-elle respectée lorsque des familles sont contraintes de cacher leur détresse pour éviter les sanctions ? La dignité ne se réduit pas à une question d’image publique ; elle implique avant tout un accès rapide à l’assistance lorsque cela est nécessaire. Entre l’exposition abusive de la misère et son effacement total, il existe un équilibre à trouver, fondé sur l’éthique, la transparence et le respect des individus.
En paralysant les élans de solidarité sous prétexte de les réguler, le pouvoir choisit de sacrifier les filets de sécurité des citoyens. Aucune garantie n’est offerte quant au remplacement effectif de cette aide par les services publics. Cette politique du contrôle absolu, au détriment de l’efficacité et de l’humanité, risque de laisser des milliers de familles sans secours, au nom d’une obsession administrative qui perd de vue l’essentiel : la survie des populations.

Au Gabon, l’interdiction des importations de poulet de chair est entrée en vigueur à compter du 1er janvier 2027. Cette mesure vise à réduire la dépendance alimentaire du pays et à promouvoir la production nationale.

Le Racing Club de Strasbourg, qui a brillamment terminé à la 8e place de la dernière saison de Ligue 1, a récemment mis à jour son calendrier de préparation estivale. Une rencontre amicale de taille a été ajoutée : le RCSA affrontera Newcastle le 16 août prochain, une confrontation qui promet d’être un excellent baromètre avant le début du Championnat.
Initialement, le club alsacien avait déjà dévoilé un programme de préparation intense, incluant cinq matchs amicaux et un stage à Faro, au Portugal. L’annonce de ce nouveau rendez-vous vient enrichir ce calendrier, offrant aux joueurs une opportunité supplémentaire de se mesurer à un adversaire de haut niveau.
Ce duel contre Newcastle aura lieu à St-James’ Park, le stade emblématique des Magpies, à 17 heures. Cette partie représentera la toute dernière répétition pour les Strasbourgeois avant l’entame officielle de la Ligue 1. En effet, quelques jours plus tard, le 21 août, le Racing se déplacera à Marseille pour la première journée du Championnat.


Lomé affiche fièrement la création de plus de 8 000 entreprises en seulement six mois, un chiffre présenté comme un tournant économique après deux années de ralentissement. Les autorités mettent en avant la simplification administrative et les réformes du Centre de formalités des entreprises (CFE) pour expliquer ce bond spectaculaire. Pourtant, derrière cette performance statistique se cache une pratique bien connue des spécialistes de la finance opaque : l’émergence massive de sociétés écrans.
Ouvrir une entreprise en ligne en quelques heures pour quelques milliers de francs CFA n’a rien d’une révolution administrative. Lorsque ces structures naissent par milliers sans salariés, sans locaux et avec des objectifs flous, elles ne contribuent pas à l’économie réelle : elles en sont même le contraire. Ces entités, souvent sans activité concrète, servent principalement à masquer l’identité de leurs véritables propriétaires, généralement des acteurs politiques ou des hommes d’affaires influents.
Dans un pays où la transparence reste un défi, ces sociétés écrans fonctionnent comme des façades juridiques, idéales pour fragmenter des flux financiers douteux. Leur multiplication exponentielle n’est pas un signe de prospérité, mais plutôt une méthode sophistiquée pour détourner des fonds publics ou internationaux.
Ce boom des immatriculations coïncide avec l’arrivée d’un colossal financement de 200 millions de dollars accordé par la Banque mondiale pour moderniser les infrastructures logistiques du Grand Lomé. Pour détourner une telle somme sans éveiller les soupçons des auditeurs, les détournements doivent être subtils et dispersés.
Les sociétés écrans deviennent alors des outils redoutables pour camoufler les détournements :
Célébrer la création de 8 000 entreprises comme un indicateur de dynamisme économique relève de l’illusion si l’État ne dispose ni des moyens ni de la volonté de vérifier leur légitimité. Si ces structures ne sont que des outils juridiques pour infiltrer la commande publique et capter l’aide internationale, le Togo ne crée pas de richesse : il perfectionne son système de blanchiment et de détournement.
Pendant que les rapports officiels louent l’amélioration du climat des affaires, les 200 millions de dollars de la Banque mondiale risquent de se dissoudre dans ce réseau de sociétés écrans. La modernisation des infrastructures attendra ; en revanche, l’industrie de la facturation fictive, elle, tourne déjà à plein régime.

La procureure adjointe de la Cour pénale internationale (CPI), Nazhat Shameem Khan, s’est rendue du 6 au 7 juillet dans les camps de réfugiés de l’Est du Tchad. Objectif : rencontrer directement les communautés darfouries déplacées par le conflit au Soudan, dans le cadre de l’enquête en cours de la CPI sur la situation au Darfour.
Accompagnée d’une délégation du Bureau du procureur, Mme Khan a recueilli les témoignages de survivants et de victimes. « Nous voulons nous assurer que les voix de ces braves victimes se reflètent dans le travail de la CPI », a-t-elle déclaré.
Les camps de l’Est tchadien abritent des dizaines de milliers de réfugiés soudanais ayant fui les violences au Darfour, notamment à l’Ouest-Darfour. La Procure adjointe a rappelé la gravité des crimes documentés : violences sexuelles utilisées comme arme de guerre, exécutions, tortures et déplacements forcés massifs. Elle a précisé que ces atrocités s’inscrivent dans une enquête prioritaire de la CPI ouverte depuis plusieurs années et renforcée par de récents déploiements sur le terrain.
Dans une intervention filmée sur place, elle a souligné l’impact durable de ces crimes : « Le mal causé par les crimes atroces ne se limite pas à un viol, une exécution ou une torture. Cela fait maintenant 20 ans que vous êtes dans ces camps et que vous continuez à en subir les conséquences. Nous le comprenons. »
La mission s’est poursuivie par des entretiens à N’Djamena avec les autorités tchadiennes. Nazhat Shameem Khan a rencontré le ministre des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine, Abdoulaye Sabre Fadoul, ainsi que le ministre de la Justice, Ndolenodji Alixe Naimbaye. Les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération entre le Tchad et la CPI, notamment sur les crimes liés au genre et l’accès aux témoins.
Lire aussi : Darfour : la CPI ouvre une enquête sur des allégations de crimes de guerre et crimes contre l’humanité
Le Tchad, premier pays d’accueil des réfugiés darfouris, a réaffirmé son soutien aux activités de la CPI sur la situation au Darfour.
Cette visite intervient alors que la CPI poursuit ses investigations sur les crimes commis au Darfour, notamment ceux attribués aux Forces de soutien rapide (RSF) et à d’autres groupes armés. La Procureure adjointe Khan alerte régulièrement le Conseil de sécurité des Nations unies sur la persistance de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, y compris les attaques contre des civils, des camps de déplacés et des convois humanitaires.
Lire aussi : Soudan : N’Djamena rejette toute implication dans des “crimes contre l’humanité”, après une plainte à la CPI
La CPI entend documenter ces violations de manière rigoureuse, en recueillant des témoignages directs tout en garantissant la sécurité des victimes et témoins, en particulier les femmes et les survivantes de violences sexuelles.
En se rendant sur le terrain, la CPI réaffirme sa volonté de lutter contre l’impunité et de fonder la justice internationale sur la parole des victimes. Les autorités tchadiennes et la Cour ont convenu de poursuivre et d’approfondir leur collaboration.

La procureure adjointe de la Cour pénale internationale (CPI), Nazhat Shameem Khan, a récemment effectué une mission cruciale dans l’Est du Tchad, du 6 au 7 juillet. L’objectif principal de cette visite était de se rapprocher des communautés darfouries qui ont trouvé refuge dans les camps, suite au conflit dévastateur au Soudan. Cette démarche s’inscrit directement dans le cadre de l’enquête approfondie que mène la CPI sur la situation au Darfour.
Accompagnée d’une équipe du Bureau du procureur, Mme Khan a recueilli des témoignages poignants de survivants et de victimes. Elle a souligné l’importance capitale de ces récits, affirmant : « Nous sommes déterminés à ce que les voix de ces victimes courageuses soient pleinement entendues et reflétées dans le travail de la CPI. »
Les camps de l’Est tchadien accueillent des dizaines de milliers de réfugiés soudanais, fuyant les violences extrêmes, particulièrement celles survenues dans l’Ouest-Darfour. La procureure adjointe a rappelé la gravité des crimes documentés, incluant des violences sexuelles systématiques utilisées comme arme de guerre, des exécutions sommaires, des actes de torture et des déplacements forcés massifs de populations. Elle a précisé que ces atrocités sont au cœur d’une enquête prioritaire de la CPI, ouverte il y a plusieurs années et renforcée par des déploiements récents sur le terrain.
Dans une déclaration filmée sur place, elle a mis en lumière les conséquences durables de ces crimes : « Les souffrances engendrées par les crimes atroces ne se limitent pas à un viol, une exécution ou une torture. Vingt ans se sont écoulés depuis votre arrivée dans ces camps, et vous continuez d’en subir les répercussions. Nous comprenons l’ampleur de votre douleur. »
La mission s’est ensuite poursuivie à N’Djamena, où des entretiens ont eu lieu avec les autorités tchadiennes. Nazhat Shameem Khan a rencontré Abdoulaye Sabre Fadoul, ministre des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine, ainsi que Ndolenodji Alixe Naimbaye, ministre de la Justice. Les discussions ont porté sur le renforcement de la collaboration entre le Tchad et la CPI, avec un accent particulier sur les crimes liés au genre et les modalités d’accès aux témoins.
Le Tchad, en tant que principal pays d’accueil pour les réfugiés darfouries, a réaffirmé son soutien indéfectible aux initiatives de la CPI concernant la situation au Darfour.
Cette visite intervient alors que la CPI poursuit activement ses investigations sur les crimes perpétrés au Darfour, notamment ceux imputés aux Forces de soutien rapide (RSF) et à d’autres groupes armés. La procureure adjointe Khan alerte régulièrement le Conseil de sécurité des Nations unies sur la persistance de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, incluant des attaques ciblées contre des civils, des camps de déplacés et des convois humanitaires.
La CPI s’engage à documenter ces violations avec la plus grande rigueur, en recueillant des témoignages directs tout en assurant la sécurité des victimes et des témoins, en particulier les femmes et les survivantes de violences sexuelles.
Par cette présence sur le terrain, la CPI réaffirme sa détermination à combattre l’impunité et à édifier la justice internationale sur la base de la parole des victimes. Les autorités tchadiennes et la Cour ont convenu de pérenniser et d’approfondir leur collaboration essentielle.

[DIGITAL Business Africa] – L’opérateur historique des télécommunications au Cameroun, CAMTEL, a reçu une délégation de haut niveau du géant américain Amazon Web Services (AWS). Au menu des échanges : la transformation numérique du pays grâce au cloud de pointe, à l’intelligence artificielle et aux technologies satellitaires.
L’écosystème numérique camerounais franchit une nouvelle étape vers l’innovation de rupture. Cameroon Telecommunications (CAMTEL) a officiellement annoncé l’ouverture de discussions stratégiques avec Amazon Web Services (AWS), leader mondial du cloud computing. Une séance de travail de haut niveau s’est tenue à cet effet à Yaoundé entre les dirigeants de l’opérateur public et une délégation de la filiale d’Amazon dédiée à l’Afrique.
La délégation d’AWS Africa était représentée par Mme Raya NASSAR et M. NAIDOO Terrence. Signe de l’importance géopolitique et économique de cette rencontre, les échanges se sont déroulés en présence de Mme Antoinette Manyaga, représentante des services TIC de l’ambassade des États-Unis au Cameroun.

Les discussions entre les deux entités ont jeté les bases d’une future collaboration qui s’articule autour de trois piliers technologiques majeurs, essentiels pour l’avenir numérique de la sous-région :
« Ensemble, CAMTEL et AWS étudient les synergies possibles pour accélérer la transformation numérique au Cameroun et offrir le meilleur de l’innovation à nos clients », a indiqué le top management de l’opérateur historique.
Pour CAMTEL, ce rapprochement avec AWS s’inscrit en droite ligne de sa stratégie de modernisation de ses infrastructures et de diversification de son portefeuille de services. En s’appuyant sur l’expertise technologique d’un géant comme Amazon, l’opérateur camerounais ambitionne de devenir un hub numérique incontournable en Afrique centrale.
Ce partenariat, s’il se concrétise par des accords fermes, permettra également de booster l’adoption du cloud au sein de l’administration publique et du secteur privé camerounais, tout en stimulant l’écosystème local des startups technologiques.
Par Digital Business Africa
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Par ailleurs, ne manquez pas la première édition du Salon de l’e-Gouvernance et de l’innovation digitale en Afrique (E-Gov’A), qui se tiendra du 14 au 16 mai 2026 à Yaoundé, sous le haut patronage du Ministère camerounais des Postes et Télécommunications.
Organisé par l’association Smart Click Africa et Digital Business Africa, cet événement réunira décideurs publics, organismes de développement, institutions publiques, entreprises, experts et acteurs privés de l’Afrique autour du thème : « Intelligence artificielle et e-gouvernance : bâtir des services publics efficaces dans une Afrique cashless et paperless ».
Plus d’infos sur www.e-gov.africa et via mail [email protected].
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