Auteur/autrice : nigeractu

  • La crise de l’AES : quand le terrorisme dicte sa loi au Sahel

    La crise de l’AES : quand le terrorisme dicte sa loi au Sahel

    Deux ans après son lancement sous les applaudissements, l’Alliance des États du Sahel (AES) voit son image se fissurer. Malgré les discours enflammés sur la souveraineté et les déclarations triomphales des régimes de Bamako, Ouagadougou et Niamey, la réalité est implacable : le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) reste la seule force organisée, mobile et déterminée à dicter le rythme des événements dans la région.

    L’AES face à l’efficacité redoutable du JNIM

    L’arrogance des juntes militaires, masquée par des promesses de réforme et une rhétorique anti-impérialiste, s’effondre devant la puissance opérationnelle du JNIM. Ce dernier mène des attaques coordonnées, ciblant simultanément plusieurs zones stratégiques, et met en déroute des armées nationales pourtant bien équipées. Ni la fusion des services de renseignement au sein de l’AES, ni l’alignement total sur Moscou n’ont permis de freiner cette avancée.

    Le piège russe : une dépendance qui dépasse le militaire

    Pour tenter de combler ce déficit sécuritaire, les dirigeants de l’AES ont choisi de s’appuyer sur la Russie. Mais cette collaboration ne se limite plus aux seuls aspects militaires ou aux mercenaires de l’ex-Wagner, désormais rebaptisés Africa Corps. Le projet le plus révélateur de cette orientation est l’introduction du russe dans les programmes scolaires burkinabè dès la prochaine rentrée. Officiellement présentée comme un acte de libération culturelle, cette mesure cache une stratégie plus profonde.

    Cette décision prépare en réalité les esprits à une intégration plus large des jeunes Burkinabè dans l’influence russe. À moyen terme, ces élèves, une fois envoyés en Russie pour des études ou des formations, pourraient être utilisés comme des pions dans des conflits étrangers. La crainte est palpable : voir la jeunesse sahélienne devenir une main-d’œuvre sacrificielle dans des guerres qui ne la concernent pas, en échange du soutien militaire russe aux juntes.

    L’isolement des juntes et les victoires illusoires du JNIM

    Pendant que les régimes de l’AES s’enferment dans une stratégie culturelle et militaire hasardeuse, le JNIM poursuit son offensive sans relâche. En paralysant les trois gouvernements, le groupe a réussi à les isoler presque totalement. Au Mali, l’absence prolongée du colonel Assimi Goïta depuis l’attaque meurtrière de Bamako, qui aurait coûté la vie au ministre de la Défense, illustre cette situation.

    Les régimes ne peuvent plus compter que sur des communiqués triomphalistes pour célébrer des succès mineurs, comme la livraison de vivres dans une localité isolée ou une riposte défensive anodine. Ces annonces révèlent une impuissance criante et confirment l’échec de leur modèle.

    Un bilan accablant après deux ans

    À deux ans de son existence, l’AES ne célèbre pas une souveraineté retrouvée, mais enterre un système. En confondant propagande et stratégie, et en troquant une dépendance envers l’Occident contre une soumission culturelle et militaire envers Moscou, les juntes ont laissé le JNIM dicter le jeu. Le Sahel n’a pas gagné sa liberté : il a simplement changé de maître, sacrifiant au passage l’avenir de sa jeunesse.

  • Armée malienne reprend l’avantage face aux groupes armés au Mali

    Armée malienne reprend l’avantage face aux groupes armés au Mali

    Les Forces armées maliennes (FAMa) viennent de déclarer avoir regagné l’ascendant sur les groupes armés hostiles dans plusieurs régions du pays. Selon leur dernier bilan, l’ensemble des zones ciblées par les offensives du Front de libération de l’Azawad au nord et du JNIM au centre et au sud ont été sécurisées par les troupes gouvernementales.

    Combats intenses dans le nord-est malien

    Un communiqué officiel des FAMa précise que les affrontements se sont intensifiés dimanche à Anifif, une localité située à 110 kilomètres au sud-est de Kidal. Cette recrudescence de la violence fait suite à l’arrivée de renforts militaires et logistiques en direction du Front de libération de l’Azawad, visiblement déterminé à maintenir la pression sur les positions gouvernementales.

    Les autorités militaires maliennes ont souligné dans leur rapport : « Face à cette nouvelle tentative d’intimidation, nos unités ont fait preuve d’une détermination sans faille. Les combats, menés avec rigueur et professionnalisme, se sont poursuivis sans interruption tout au long de la journée. »

    Une détermination affichée pour la souveraineté nationale

    Le communiqué réaffirme sans ambiguïté la capacité des Forces armées maliennes à préserver l’intégrité du territoire ainsi que la sécurité des populations civiles. L’armée malienne exprime une confiance absolue dans sa capacité à neutraliser les menaces terroristes et à rétablir durablement la paix dans l’ensemble du pays.

    Le porte-parole du Front de libération de l’Azawad, Mohamed Mouloud Ramadan, avait auparavant affirmé contrôler la situation à Anfif après la reprise des hostilités. Il a également catégoriquement démenti les rumeurs concernant la mort de Mbarek Ag Akli, leader historique du mouvement, précisant que ce dernier supervisait toujours les opérations militaires au nord du Mali.

  • Armée malienne reprend le dessus face aux groupes armés dans le pays

    Armée malienne reprend le dessus face aux groupes armés dans le pays

    L’armée malienne maintient sa supériorité stratégique face aux groupes jihadistes et séparatistes

    Les Forces armées maliennes (FAMa) ont confirmé avoir repris l’avantage militaire dans les zones sous tension, neutralisant les offensives du Front de libération de l’Azawad (FLA) au nord ainsi que celles du groupe « Soutien de l’islam et des musulmans » (JNIM), affilié à Al-Qaïda, au centre et au sud du Mali. Cette annonce marque un tournant dans la gestion des menaces sécuritaires qui pèsent sur le territoire national.

    Affrontements intenses dans le nord-est : les FAMA renforcent leur position

    Un communiqué officiel des FAMA révèle que les combats se sont intensifiés dimanche à Anifif, une localité située à quelque 110 kilomètres au sud de Kidal. L’arrivée de renforts logistiques et humains en direction du FLA a poussé les unités maliennes à engager une riposte ferme et méthodique. Les militaires ont mené des opérations tout au long de la journée, démontrant une discipline et une fermeté remarquables face à l’adversité.

    Une détermination sans faille pour préserver l’intégrité du Mali

    Dans leur déclaration, les FAMA ont réitéré leur engagement indéfectible à sécuriser l’ensemble du pays. « Nous restons pleinement convaincus de la capacité des Forces armées maliennes à défendre l’unité nationale, à protéger les populations civiles et à écraser les groupes hostiles », ont-ils affirmé avec conviction. Ce message souligne la volonté inébranlable de l’institution militaire de rétablir une paix durable sur l’ensemble du territoire.

    Le FLA dément les rumeurs sur la perte de son leader

    Mohamed Mouloud Ramadan, porte-parole du Front de libération de l’Azawad, a tenu à clarifier la situation lors d’une prise de parole. Il a catégoriquement rejeté les informations selon lesquelles Mbarek Ag Akli, chef du mouvement, aurait péri au combat. Il a précisé que ce dernier continuait d’assurer la direction des opérations militaires dans le nord du Mali, confirmant ainsi la persistance des tensions dans la région.

  • Armée malienne en action : regain de contrôle face aux groupes armés au Mali

    Armée malienne en action : regain de contrôle face aux groupes armés au Mali

    Les Forces armées maliennes (FAMa) viennent de confirmer avoir repris l’avantage dans les zones sous tension, après des attaques simultanées menées par le Front de libération de l’Azawad (FLA) dans le nord et par le groupe « Soutien de l’islam et des musulmans » (JNIM), affilié à Al-Qaïda, dans le centre et le sud du territoire.

    Un communiqué officiel des FAMA précise que les combats se sont intensifiés dimanche à Anifif, une localité située dans le nord-est du Mali, à 110 kilomètres au sud de Kidal. Ces affrontements ont suivi l’arrivée de renforts logistiques et humains en soutien au Front de libération de l’Azawad.

    Les militaires maliens ont souligné leur détermination : « Malgré les tentatives de déstabilisation, les unités des FAMA ont poursuivi les opérations avec rigueur et professionnalisme tout au long de la journée, faisant preuve d’un engagement sans faille. » Ils ont réitéré leur certitude quant à leur capacité à préserver l’intégrité du Mali, à sécuriser sa population et à neutraliser les groupes ennemis.

    De son côté, un représentant du Front de libération de l’Azawad, Mohamed Mouloud Ramadan, a affirmé que ses forces maintenaient leur emprise sur Anifif à l’issue des récents affrontements. Il a catégoriquement nié les rumeurs concernant la mort de Mbarek Ag Akli, commandant des opérations dans le nord, précisant qu’il dirigeait toujours les actions militaires sur le terrain.

  • Armée malienne reprend l’avantage face aux groupes armés dans le nord et le centre

    Armée malienne reprend l’avantage face aux groupes armés dans le nord et le centre

    L’armée malienne consolide sa position face aux menaces armées

    Les Forces armées maliennes (FAMA) ont confirmé avoir repris l’ascendant sur les zones ciblées par les attaques du Front de libération de l’Azawad (FLA) dans le nord du Mali, ainsi que celles visées par le groupe « Soutien de l’islam et des musulmans » (JNIM), affilié à Al-Qaïda, dans les régions centrales et méridionales du pays.

    Renforts et résistance dans le nord-est

    Un communiqué officiel des FAMA précise que les combats se sont intensifiés dimanche à Anifif, une localité située à près de 110 kilomètres au sud-est de Kidal, après l’arrivée de renforts logistiques et humains en direction du Front de libération de l’Azawad. Les militaires maliens ont maintenu leur position malgré cette pression accrue, soulignant leur engagement sans faille tout au long de la journée.

    « Face à ces tentatives de déstabilisation, nos unités ont fait preuve d’une détermination sans faille, en menant des opérations avec rigueur et professionnalisme », peut-on lire dans le document publié par l’institution militaire.

    Une confiance inébranlable dans la capacité défensive

    Les Forces armées maliennes ont réitéré leur détermination à préserver l’intégrité du territoire national, à sécuriser les populations et à neutraliser les forces hostiles. Leur communication insiste sur la solidité de leur stratégie et leur aptitude à contrer toute menace pesant sur la stabilité du Mali.

    Réactions des groupes armés

    Le porte-parole du Front de libération de l’Azawad, Mohamed Mouloud Ramadan, avait précédemment affirmé que ses forces maintenaient le contrôle sur Anifif à la suite de la reprise des hostilités. Il a également réfuté les rumeurs concernant la mort de Mbarek Ag Akli, leader du mouvement, insistant sur le fait que ce dernier poursuivait personnellement la direction des opérations militaires au nord du pays.

  • Armée malienne reprend l’avantage face au JNIM et au FLA au Mali

    Armée malienne reprend l’avantage face au JNIM et au FLA au Mali

    Les Forces armées maliennes (FAMa) ont récemment confirmé avoir repris l’ascendant sur les groupes armés hostiles dans plusieurs régions du Mali. Selon un communiqué officiel, l’armée a consolidé son emprise sur les zones ciblées par les assauts du Front de libération de l’Azawad (FLA) dans le nord, ainsi que par le groupe « Soutien de l’islam et des musulmans » (JNIM), affilié à Al-Qaïda, dans les parties centrale et méridionale du pays.

    Renforts et résistance face aux offensives

    Les combats se sont intensifiés dimanche dans la localité d’Anifif, située à une centaine de kilomètres au sud-est de Kidal. Cette reprise des affrontements fait suite à l’arrivée de renforts logistiques et humains en faveur du Front de libération de l’Azawad. Face à cette pression accrue, les unités des FAMA ont fait preuve d’une combativité et d’une rigueur remarquables throughout la journée, malgré les tentatives adverses de déstabilisation.

    Le communiqué des Forces armées maliennes souligne : « Les soldats ont fait preuve d’un courage et d’une discipline exemplaires, repoussant chaque offensive avec détermination. Nous réaffirmons notre entière confiance en leur capacité à préserver l’intégrité territoriale, à sécuriser les populations et à anéantir les groupes ennemis. »

    Démenti et confirmation des dirigeants du FLA

    De son côté, Mohamed Mouloud Ramadan, porte-parole du Front de libération de l’Azawad, avait précédemment affirmé, lors d’une déclaration relayée par des médias locaux, que ses troupes maintenaient le contrôle sur Anfif après la reprise des hostilités. Il a catégoriquement rejeté les rumeurs évoquant la mort de Mbarek Ag Akli, chef militaire du mouvement, insistant sur le fait que ce dernier continuait de superviser les opérations sur le terrain dans le nord du Mali.

  • Armée malienne reprend l’initiative face aux groupes armés dans tout le Mali

    Armée malienne reprend l’initiative face aux groupes armés dans tout le Mali

    Les Forces armées maliennes (FAMa) ont officiellement confirmé avoir repris l’avantage dans les zones ciblées par les assauts du Front de libération de l’Azawad (FLA) au nord, ainsi que ceux perpétrés par le groupe « Soutien de l’islam et des musulmans » (JNIM), affilié à Al-Qaïda, dans les régions centrales et méridionales du pays.

    Un communiqué des FAMa précise que les opérations militaires se sont intensifiées ce dimanche à Anifif, une localité située à près de 110 kilomètres au sud-est de Kidal, après l’arrivée de renforts en effectifs et en équipements en direction du FLA. Les soldats maliens ont mené des combats soutenus tout au long de la journée, démontrant une grande résilience et une discipline exemplaire pour contrer les offensives adverses.

    Le document militaire souligne avec force : « Face à ces tentatives de déstabilisation, les unités des Forces armées maliennes ont engagé le combat avec une détermination sans faille. Leur engagement constant a permis de maintenir la pression sur les groupes armés, malgré leur volonté de saper la stabilité nationale. »

    Les FAMa ont réitéré leur « confiance totale dans leur capacité à préserver l’intégrité territoriale du Mali, à protéger les populations civiles et à neutraliser définitivement les forces hostiles ».

    De son côté, le porte-parole du Front de libération de l’Azawad, Mohamed Mouloud Ramadan, avait précédemment déclaré que ses combattants dominaient la situation à Anifif après la reprise des hostilités. Il a également catégoriquement réfuté les informations concernant la mort de Mbarek Ag Akli, affirmant que ce dernier continuait de superviser les opérations militaires dans le nord du Mali.

  • Armée malienne reprend l’avantage face aux groupes armés dans le centre et le nord

    Armée malienne reprend l’avantage face aux groupes armés dans le centre et le nord

    L’armée malienne renforce sa position face au JNIM et au FLA

    Les Forces armées maliennes (FAMA) ont confirmé avoir repris l’initiative sur l’ensemble des zones ciblées par les attaques du Front de libération de l’Azawad (FLA) au nord, ainsi que celles menées par le groupe « Soutien de l’islam et des musulmans » (JNIM), affilié à Al-Qaïda, dans les régions centrales et méridionales du Mali. Une avancée stratégique qui marque un tournant dans la gestion des conflits armés.

    Affrontements persistants à Anifif : une résistance militaire déterminée

    Un communiqué officiel des FAMA a révélé la poursuite des combats dimanche à Anifif, localisée à quelque 110 kilomètres au sud-est de Kidal, dans le nord-est du pays. L’arrivée de renforts logistiques et humains en faveur du FLA n’a pas entamé la fermeté des unités militaires maliennes. Selon le document, les soldats ont fait preuve d’une résilience exemplaire tout au long de la journée, menant des opérations avec rigueur et professionnalisme.

    Une détermination sans faille pour la souveraineté nationale

    Les Forces armées maliennes ont réitéré leur engagement indéfectible à défendre l’intégrité territoriale, à protéger les populations civiles et à neutraliser les groupes hostiles. Leur communiqué souligne une confiance absolue dans leur capacité à surmonter ces défis et à rétablir la stabilité dans les zones affectées.

    Réactions du Front de libération de l’Azawad : une communication contradictoire

    Le porte-parole du FLA, Mohamed Mouloud Ramadan, avait précédemment affirmé, via des canaux médiatiques, que ses troupes maîtrisaient la situation à Anifif après la reprise des hostilités. Il a également démenti les rumeurs concernant la perte de leur leader, Mbarek Ag Akli, précisant que celui-ci maintenait son commandement sur le terrain dans le nord du Mali.

  • L’armée malienne reprend l’initiative contre le JNIM et le FLA

    L’armée malienne reprend l’initiative contre le JNIM et le FLA

    Rencontre de forces dans le nord du Mali

    L’armée malienne a repris l’initiative et le contrôle de la situation dans toutes les zones visées par les attaques menées par le Front de libération de l’Azawad (FLA) et le groupe « Soutien de l’islam et des musulmans », lié à Al-Qaïda, dans le nord et le centre du pays.

    Les affrontements s’étaient poursuivis dimanche à Anifif, dans le nord-est du Mali, après l’arrivée de renforts humains et matériels destinés au FLA. Les forces maliennes ont mené les combats avec « courage et discipline », selon un communiqué officiel.

    Le porte-parole du FLA, Mohamed Mouloud Ramadan, avait annoncé hier qu’ils contrôlaient la situation à Anfif après la reprise des affrontements. Il a également démenti la mort du dirigeant du groupe, Mbarek Ag Akli.

    La situation reste précaire

    Malgré cette victoire pour les forces maliennes, la situation dans le nord du pays reste précaire. Le groupe « Soutien de l’islam et des musulmans » a réaffirmé son engagement à continuer les attaques contre les autorités maliennes.

    Une réponse diplomatique

    La communauté internationale a exprimé sa solidarité avec le Mali dans cette affaire. Les États-Unis ont déclaré qu’ils soutiendraient les efforts des forces maliennes pour combattre les groupes terroristes.

  • Mali : l’africa corps en difficulté face aux échecs militaires et aux exactions

    Mali : l’africa corps en difficulté face aux échecs militaires et aux exactions

    Mali : l’Africa Corps en difficulté face aux échecs militaires et aux exactions

    Alors que Bamako a misé sur un partenariat militaire renforcé avec la Russie pour reprendre le contrôle de son territoire, les résultats s’avèrent de plus en plus décevants. Après l’échec du groupe Wagner, son successeur, l’Africa Corps, est désormais contraint de revoir sa stratégie après une série de défaites cuisantes. Parallèlement, les signalements d’exactions d’une brutalité croissante se multiplient, remettant en cause l’efficacité opérationnelle de cette alliance et interrogeant sur son impact humain.

    Forces armées maliennes en patrouille

    L’Africa Corps recentre ses efforts sur Bamako après des revers répétés

    Un an après avoir officiellement remplacé le groupe Wagner au Mali, l’Africa Corps, structure placée sous l’égide du ministère russe de la Défense, est contraint de modifier profondément sa stratégie. Selon des analyses spécialisées, les forces russes se retirent progressivement des zones les plus exposées du nord pour privilégier la sécurisation de Bamako, des infrastructures stratégiques et du pouvoir en place. Cette réorganisation reflète les difficultés rencontrées sur le terrain.

    Les offensives coordonnées menées au printemps 2026 par les groupes djihadistes affiliés au GSIM et les combattants du Front de libération de l’Azawad ont entraîné la perte de positions clés, comme celle de Kidal. Ces revers symbolisent l’échec de la stratégie de reconquête territoriale initialement déployée par Bamako, qui avait choisi de rompre avec ses partenaires occidentaux pour s’appuyer sur les mercenaires russes.

    Les contrats passés entre le Mali et la Russie restent entourés de confidentialité, mais plusieurs estimations internationales évoquent des dépenses annuelles comprises entre plusieurs dizaines de millions de dollars pour les prestations sécuritaires. À ces montants s’ajoutent des concessions minières et d’autres avantages économiques accordés aux Russes, révélant l’ampleur de l’investissement malien dans cette alliance.

    Malgré ces moyens financiers et humains, les résultats militaires peinent à se concrétiser. Les échecs s’enchaînent depuis l’époque Wagner, et la situation ne s’est pas améliorée avec l’Africa Corps. Les forces russes semblent désormais davantage occupées à protéger le régime malien qu’à mener des opérations offensives de grande envergure contre les groupes armés, selon des sources spécialisées.

    Des exactions croissantes sans impact sur la stabilité

    Face aux difficultés opérationnelles, les signalements de violences contre les populations civiles se multiplient. Le 24 juin 2026, des sources locales ont rapporté un incident particulièrement choquant près de Tombouctou : des soldats maliens accompagnés de membres de l’Africa Corps auraient exécuté plusieurs civils, dont un dont le corps aurait été disposé en forme de croix gammée. Deux autres civils circulant à moto auraient également été tués lors d’une frappe de drone dans le même contexte.

    Quelques jours plus tôt, des témoignages recueillis localement faisaient état d’au moins douze civils tués lors d’une opération conjointe des Forces armées maliennes et de l’Africa Corps dans la région de Tombouctou. Les récits évoquent des exécutions sommaires ainsi que des pillages de marchés locaux, sans confrontation préalable avec des groupes armés.

    Ces accusations s’ajoutent à une longue liste d’exactions attribuées à Wagner puis à l’Africa Corps par des organisations de défense des droits humains et des enquêtes journalistiques. Elles soulignent une approche reposant davantage sur la terreur que sur une véritable stratégie de contre-insurrection.

    Pourtant, cette brutalité ne semble pas produire les résultats escomptés. Les groupes armés continuent de lancer des attaques coordonnées contre plusieurs villes, perturbant les lignes logistiques et contraignant les forces russo-maliennes à redéployer leurs effectifs. Le retrait de plusieurs positions dans le nord du pays illustre d’ailleurs les difficultés persistantes sur le terrain.

    En recentrant ses troupes sur la défense de Bamako et en privilégiant un soutien aérien plutôt qu’une présence permanente dans les zones les plus contestées, l’Africa Corps reconnaît indirectement l’échec de sa stratégie initiale. Pour les autorités maliennes, qui ont fait le choix politique et économique de miser sur la Russie après avoir rompu avec leurs partenaires internationaux, cette évolution soulève une question centrale : après des années de coopération et des investissements colossaux, les promesses d’une sécurité durable restent largement inabouties, tandis que les accusations d’exactions continuent de ternir l’image de cette alliance militaire.

  • Maroc : la dgst déjoue un complot terroriste inspiré par daech

    Maroc : la dgst déjoue un complot terroriste inspiré par daech

    L’aube se lève à peine sur la petite localité côtière d’Aourir, nichée au nord d’Agadir. Alors que les premières lueurs du jour percent l’horizon, un déploiement discret mais impressionnant de forces spéciales de la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST) encercle discrètement les ruelles endormies de la ville.

    L’objectif ? Neutraliser sans délai un individu radicalisé, déjà passé à l’acte en prêtant serment à l’organisation État islamique (Daech). Armés de renseignements ultra-précis, les hommes d’élite investissent les lieux et maîtrisent le suspect en quelques instants.

    La perquisition menée par le Bureau Central des Investigations Judiciaires (BCIJ), bras judiciaire de la DGST, révèle l’étendue de la menace. Le suspect n’était plus un simple idéologue : il détenait déjà armes blanches, équipements tactiques et préparait activement un attentat. Au réveil, les habitants d’Aourir découvrent avec stupeur le dispositif sécuritaire déployé, oscillant entre soulagement et inquiétude face à la proximité d’un terroriste.

    Un laboratoire de la terreur à Inezgane

    Quelques kilomètres plus loin, dans la zone industrielle d’Inezgane, l’opération prend une tournure encore plus critique. Sous les yeux des enquêteurs, un hangar clandestin abrite un véritable arsenal logistique.

    Au centre de l’entrepôt, un 4×4 modifié retient toute l’attention. Son réservoir d’essence a été remplacé par un système clandestin fonctionnant au gaz butane. L’objectif ? Amplifier la puissance destructrice d’un éventuel attentat-suicide ou d’une attaque à la voiture-bélier contre des infrastructures stratégiques du pays.

    Face au risque d’explosion immédiate, le BCIJ active un protocole d’urgence : évacuation des riverains, intervention des unités de déminage de la Sûreté nationale (DGSN) et utilisation de robots équipés de capteurs high-tech pour inspecter le véhicule sans risque.

    L’inventaire du local donne le vertige : bonbonnes de gaz, cocottes-minute transformées en bombes artisanales remplies de clous (shrapnels), fils électriques, détonateurs, matériel de soudure, ainsi que des quantités importantes de produits chimiques solides et liquides.

    Un démantèlement synchronisé sur tout le territoire

    Si le cœur opérationnel de la cellule se situait dans la région du Souss, ses ramifications s’étendaient à travers tout le Maroc. Pour éviter toute alerte prématurée, la DGST a lancé une opération simultanée dans sept villes : Agadir, Taroudant, Casablanca, El Hajeb, Tétouan, Fquih Ben Salah et Safi.

    Cette rafle a permis l’interpellation de dix suspects, dont un mineur de 17 ans, illustrant la stratégie cynique de Daech pour recruter des jeunes. Parmi eux figurait également un ancien détenu condamné pour terrorisme, soulignant le défi de la récidive et de la radicalisation en milieu carcéral.

    Dans les domiciles des interpellés, les chiens renifleurs et les équipes cynophiles ont permis la saisie d’un arsenal inquiétant : uniformes militaires, manuels détaillant la fabrication d’engins explosifs artisanaux, ainsi que deux vidéos compromettantes. L’une montrait l’allégeance officielle des membres à Daech, l’autre contenait des menaces explicites de saboter des cibles nationales.

    Des liens directs avec le Sahel

    Les premières investigations révèlent une connexion alarmante avec la branche sahélienne de Daech. Les ordres et un soutien logistique provenaient directement de cette région, avec une consigne claire : ne pas rejoindre les zones de combat en Afrique subsaharienne, mais rester au Maroc pour y perpétrer des attaques sur le sol national.

    Le chef de la cellule avait structuré son groupe selon un modèle militaire compartimenté : une équipe de reconnaissance chargée d’identifier et de surveiller des cibles sensibles, une équipe logistique dédiée à l’acquisition discrète de produits chimiques et de matériel, et une équipe technique basée à Inezgane, spécialisée dans la modification de véhicules et l’assemblage d’explosifs.

    Grâce à la réactivité et à la vigilance de la DGST et du BCIJ, une véritable catastrophe a été évitée. Les neuf suspects majeurs ont été placés en détention provisoire, tandis que le mineur fait l’objet d’une surveillance renforcée sous la supervision du parquet antiterroriste.

    Alors que le calme revient à Aourir et Inezgane, les experts du BCIJ s’attellent désormais au décryptage des appareils électroniques saisis. Leur mission : traquer les communications cryptées avec le Sahel et s’assurer qu’aucune cellule dormante ne subsiste.

  • Interdiction des tenues militaires pour les agents des eaux et forêts au Tchad

    Interdiction des tenues militaires pour les agents des eaux et forêts au Tchad

    Une circulaire ministérielle met fin aux tenues militaires chez les agents des eaux et forêts

    Le ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable du Tchad a édicté une nouvelle règle pour ses agents : l’interdiction formelle du port de tenues, insignes ou attributs militaires. Cette décision, officialisée par une circulaire récente, vise à clarifier la distinction entre les missions environnementales et les fonctions militaires.

    Signée par le secrétaire général du ministère, Koularambaye Koundja Julien, cette mesure répond à une observation préoccupante : certains agents, qu’ils soient militaires détachés, reversés dans le civil ou civils, arboraient des équipements propres à l’Armée nationale tchadienne (ANT). Une pratique jugée incompatible avec les missions de protection des ressources naturelles.

    Des sanctions en cas de non-respect

    Les contrevenants à cette interdiction s’exposent à des sanctions disciplinaires. La circulaire précise que les responsables des services centraux et déconcentrés doivent appliquer strictement cette règle, entrée en vigueur dès sa publication. L’objectif est d’assurer une cohérence dans l’uniforme et les attributs des agents, en phase avec leurs véritables missions.