Auteur/autrice : nigeractu

  • Maroc : une avancée majeure au sein de l’assemblée parlementaire méditerranéenne

    Maroc : une avancée majeure au sein de l’assemblée parlementaire méditerranéenne

    Maroc : une avancée majeure au sein de l’Assemblée parlementaire méditerranéenne

    Le Parlement marocain a franchi une étape décisive lors des récentes assises de l’Assemblée parlementaire de l’Union pour la Méditerranée (AP-UpM), en obtenant un siège au Bureau et en se voyant confier la présidence d’une commission stratégique.

    Parlement marocain en séance

    Un sommet euro-méditerranéen décisif

    Une délégation parlementaire marocaine, conduite par le vice-président de la Chambre des représentants, Abdelmajid Fassi Fihri, a participé au 10e Sommet des présidents de parlements et à la 19e session plénière de l’AP-UpM. Ces rencontres, organisées au siège du Parlement égyptien dans la nouvelle capitale administrative, ont marqué un tournant pour la diplomatie parlementaire du Royaume.

    Une reconnaissance internationale pour le Maroc

    Lors de ces travaux, l’Assemblée a validé la composition du nouveau Bureau pour la période 2026-2030. Le Maroc y a été élu membre du Bureau et s’est vu attribuer la présidence de la Commission de l’intelligence artificielle. Cette nomination reflète la confiance accordée à la diplomatie parlementaire marocaine et souligne l’influence croissante du Parlement marocain au sein de cette instance euro-méditerranéenne.

    Les enjeux discutés lors des débats

    Fassi Fihri a rappelé, au nom du Parlement marocain, que l’AP-UpM constitue un cadre privilégié pour renforcer le dialogue et la coopération entre les parlements des deux rives de la Méditerranée. Les thèmes abordés lors de cette session – intelligence artificielle, participation des jeunes et diplomatie parlementaire au service de la paix – témoignent d’une prise de conscience collective face aux défis de la transition actuelle.

    Le vice-président a également mis en avant la dynamique de modernisation engagée par le Royaume sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Cette vision stratégique place l’économie du savoir au cœur du développement durable, renforçant ainsi la compétitivité nationale et la position du Maroc comme partenaire fiable en Méditerranée, en Afrique et à l’international.

    Une délégation active et engagée

    La délégation marocaine, composée de six membres dont Chaoui Belassal, Meriem Rmili et Houria Didi, a activement participé aux débats. Elle a contribué aux discussions sur des priorités méditerranéennes : intelligence artificielle, implication des jeunes dans la prise de décision, et renforcement de la sécurité et de la stabilité régionales.

    Un appel à la coordination renforcée

    Les travaux se sont conclus par un appel solennel à maintenir la coordination entre les États membres et à consolider le rôle de l’AP-UpM comme plateforme de dialogue et de confiance. L’objectif : servir la sécurité, la stabilité, le développement durable et la prospérité commune des peuples méditerranéens.

  • Gabon : un data center souverain pour une révolution numérique africaine

    Gabon : un data center souverain pour une révolution numérique africaine

    Gabon : un data center souverain pour une révolution numérique africaine

    Libreville — Le Gabon a franchi un cap historique avec l’inauguration de son premier data center souverain à nkok, dans la zone économique spéciale. Cette infrastructure marque une avancée majeure dans la quête d’autonomie numérique du pays, transformant la gestion des données en un pilier de souveraineté, de sécurité nationale et de compétitivité économique.

    L’inauguration, présidée par le président brice clotaire oligui nguema, s’est tenue au cœur de la zone économique spéciale de nkok, un pôle industriel en pleine expansion. Ce projet ambitieux dépasse le cadre technologique : il incarne une volonté politique de repositionner le Gabon sur l’échiquier économique africain, notamment dans le secteur numérique.

    La maîtrise des données, un enjeu stratégique pour l’afrique

    À l’ère du numérique, les données représentent l’une des ressources les plus précieuses du xxie siècle. Pendant des années, les pays africains ont stocké une grande partie de leurs données publiques et privées à l’étranger, s’exposant ainsi à des dépendances technologiques et à des risques en matière de cybersécurité.

    Avec ce data center certifié tier iii par st digital, le Gabon adopte une approche pionnière. Désormais, les institutions publiques, les entreprises et les acteurs économiques nationaux pourront héberger et sécuriser leurs données sur le sol gabonais, renforçant ainsi l’indépendance technologique du pays.

    Cette infrastructure moderne, conçue selon les normes internationales les plus exigeantes, offre des garanties accrues en matière de protection des informations sensibles et de continuité des services essentiels, même en cas de crise.

    Par ailleurs, un partenariat stratégique a été signé entre st digital et le ministère de l’économie numérique. Cet accord vise à accélérer la digitalisation de l’administration, à renforcer les infrastructures technologiques locales et à stimuler l’innovation dans l’économie gabonaise.

    nkok, cœur battant de la transformation numérique gabonaise

    Le choix de nkok pour abriter ce data center n’est pas anodin. Cette zone économique spéciale, déjà reconnue pour son dynamisme industriel, accueille désormais une infrastructure numérique d’envergure nationale. Après le bois, la métallurgie et les matériaux de construction, le Gabon mise désormais sur les technologies pour diversifier son économie et créer de la valeur.

    Étendu sur plus de 3 000 mètres carrés, le centre de données intègre des technologies de pointe et répond à des critères environnementaux stricts. Alimenté partiellement par l’énergie solaire et équipé d’un système de refroidissement innovant ne consommant pas d’eau, il illustre l’engagement du Gabon en faveur d’un développement durable et attractif pour les investisseurs internationaux.

    Cette approche, alliant performance technologique et responsabilité écologique, pourrait séduire les entreprises du numérique, les fournisseurs de services cloud, les fintechs et les acteurs de l’intelligence artificielle recherchant des infrastructures fiables et durables en afrique.

    une compétition africaine pour la souveraineté numérique

    L’inauguration de ce data center s’inscrit dans un contexte de concurrence accrue entre les États africains pour attirer les investissements liés au numérique. De plus en plus de gouvernements du continent investissent dans des infrastructures de données, conscients que l’avenir économique se jouera autant dans les serveurs que dans les mines ou les ports.

    Pour le Gabon, l’enjeu dépasse la simple technologie. Il s’agit de bâtir un écosystème propice à l’émergence d’emplois qualifiés, de retenir les talents locaux et de favoriser la naissance d’une nouvelle génération d’entrepreneurs numériques.

    Ce data center souverain ouvre également la voie à des services publics plus performants, à une administration davantage connectée et à une intégration accélérée des technologies dans les secteurs clés de l’économie.

    En lançant cette infrastructure, le Gabon ne se contente pas d’acquérir un outil technologique : il affirme une vision. Celle d’un pays déterminé à contrôler ses données, à sécuriser son avenir numérique et à s’imposer comme un acteur clé de l’économie digitale en afrique centrale.

    Dans un monde où les données deviennent une source de puissance aussi stratégique que les ressources naturelles, le Gabon a engagé une bataille silencieuse, mais décisive. Une bataille dont les retombées pourraient redéfinir durablement son développement économique et son influence régionale.

  • Mouvements séparatistes touaregs et arabes : qui sont-ils et quel est leur but au Mali ?

    Mouvements séparatistes touaregs et arabes : qui sont-ils et quel est leur but au Mali ?

    Qui sont les Touaregs et les Arabes maliens derrière la quête d’indépendance dans le nord du Mali ?

    Combattants touaregs et arabes dans une position stratégique dans le désert malien

    Depuis des décennies, le nord du Mali est le théâtre d’une lutte entre Bamako et des groupes armés revendiquant l’autonomie, voire l’indépendance de la région. Parmi eux, les Forces de Libération de l’Azawad (FLA), une coalition récente de mouvements touaregs et arabes, s’est imposée comme un acteur majeur. Leur alliance avec le Jamaat Nusrat al-Islam wal Muslimin (JNIM), groupe djihadiste lié à Al-Qaïda, a relancé les tensions dans tout le pays.

    Les offensives menées depuis avril 2026 ont marqué un tournant, avec des attaques ciblant des zones stratégiques comme Kati, près de la capitale, et Kidal, bastion des forces gouvernementales et des mercenaires russes. Ces événements ont plongé le Mali dans une crise sécuritaire sans précédent, mettant en lumière les revendications de ces mouvements et leurs liens complexes.

    Les Forces de Libération de l’Azawad (FLA) : une alliance de groupes historiques

    Créées officiellement le 30 novembre 2024 à Tinzaouatene, à la frontière algérienne, les FLA rassemblent plusieurs factions séparatistes issues de la fusion du Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA), du Haut Conseil pour l’Unité de l’Azawad (HCUA), de factions du Mouvement Arabe de l’Azawad (MAA) et du Groupe d’Autodéfense Touareg Imghad (Gatia).

    Cette union s’inscrit dans la continuité d’une histoire de rébellions commencée dès 1962, marquée par des soulèvements en 1990-1996 et en 2012. L’Azawad, région couvrant les zones de Gao, Tombouctou, Kidal et Ménaka, est au cœur de leurs revendications. En 2012, le MNLA avait proclamé son indépendance, mais l’accord d’Alger de 2015 avait mis fin à cette tentative, avant que Bamako ne se retire de cet accord en janvier 2024.

    Le leadership des FLA repose sur des figures emblématiques :

    • Bilal Ag Acherif, président du mouvement, né à Kidal en 1977, incarne la direction politique des FLA.
    • Alghabass Ag Intalla, chef militaire, fils d’Intallah Ag Attaher, chef traditionnel des Ifoghas décédé en 2014, supervise les opérations et les relations avec le JNIM.
    • Mohamed Ramadane, porte-parole des FLA, est chargé de la communication et de la mobilisation.

    Les objectifs des FLA : indépendance et lutte contre la marginalisation

    Les FLA réclament la création d’une « République de l’Azawad », une entité autonome pour les communautés touarègues et arabes, dispersées à travers le Sahel. Leur argumentaire s’appuie sur des décennies de marginalisation politique, économique et culturelle par le gouvernement malien.

    Malgré les richesses naturelles de la région – or, uranium, sel et phosphates – les investissements publics restent quasi inexistants. Les infrastructures de base, comme les écoles, les hôpitaux ou les routes, sont défaillantes, alimentant un sentiment d’abandon. Bilal Ag Acherif résume cette frustration : « L’Azawad a été annexé au Mali sans tenir compte de son histoire millénaire de civilisation indépendante. »

    Les FLA accusent Bamako de privilégier le sud du pays au détriment du nord, une politique qui, selon eux, justifie leur combat pour l’autodétermination. Leur influence s’étend de la frontière mauritanienne à celle de l’Algérie, avec des bases stratégiques à Kidal et Tinzaouatene.

    Carte des régions du Mali avec les principales villes et zones de conflit

    L’alliance controversée avec le JNIM : une convergence d’intérêts ou une stratégie risquée ?

    L’union entre les FLA et le JNIM a surpris par son ampleur, mais elle s’explique par des années de collaborations ponctuelles. Le JNIM, dirigé par Iyad Ag Ghali, ancien chef rebelle touareg reconverti dans le djihadisme, partage avec les FLA une opposition farouche au gouvernement malien. Leur partenariat s’est formalisé après des mois de négociations, avec un accord tacite de non-agression en mai 2024, suivi d’une alliance militaire en mars 2025.

    Cette collaboration a permis aux deux groupes de mener des offensives conjointes, comme celle de Tinzaouatene en juillet 2024, où des dizaines de soldats maliens et de mercenaires russes ont été tués. Cependant, des divergences persistent : le JNIM revendique l’instauration de la charia, tandis que les FLA défendent un projet laïc d’autonomie.

    Bilal Ag Acherif a tempéré ces différences en déclarant : « Il y a des désaccords idéologiques, mais nous cherchons des solutions locales pour répondre à un ennemi commun. » Malgré cette alliance tactique, l’avenir de cette coopération reste incertain, tant les objectifs de chaque groupe restent distincts.

    Réactions et enjeux sécuritaires

    Face à cette menace, Bamako a réagi avec fermeté. Une prime de 12,4 millions de dollars a été offerte pour la capture ou l’élimination des dirigeants du JNIM et des FLA. L’armée malienne, soutenue par les Corps africains, multiplie les opérations dans le nord, tandis que des investissements massifs sont réalisés pour renforcer les capacités militaires.

    Les récents combats ont montré la vulnérabilité des positions gouvernementales, mais aussi la détermination des rebelles. Alors que le Mali tente de maintenir son unité, la question de l’Azawad reste un défi majeur, avec des conséquences potentielles pour toute la région du Sahel.

  • L’opposition, la rue et l’Eglise pour barrer Tshisekedi

    L’opposition, la rue et l’Eglise pour barrer Tshisekedi

    L’opposition en République démocratique du Congo (RDC) appelle à réclamer, dans la rue, la démission du président Félix Tshisekedi. Elle accuse celui-ci de vouloir modifier la Constitution pour se maintenir au-delà de la limite de deux mandats. Système « Fatshi » L’opposition, qui avait initialement appelé à manifester mercredi notamment dans la capitale Kinsahsa, a repoussé vendredi […]

  • Sébastien lecornu en visite officielle au Maroc début juillet

    Sébastien lecornu en visite officielle au Maroc début juillet

    Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, effectuera une visite de travail à Rabat en ce début du mois de juillet. Ce déplacement, marqué par son caractère officiel, s’inscrit dans la continuité des échanges diplomatiques entre la France et le Maroc. Il donnera lieu à une rencontre de haut niveau avec son homologue marocain, Aziz Akhannouch, lors de la session de la Haute Commission mixte.

    Un partenariat renforcé dans les secteurs clés

    Cette réunion bilatérale, prévue le lendemain de son arrivée, constituera un moment clé pour consolider les relations entre les deux pays. Plusieurs dossiers stratégiques seront abordés, notamment l’énergie, la défense et la coopération économique. Ces échanges s’inscrivent dans un contexte où les deux nations cherchent à approfondir leur collaboration mutuelle.

    La présence de Sébastien Lecornu s’ajoute à celle du nouvel ambassadeur de France au Maroc, Philippe Lalliot, dont l’arrivée a marqué un nouveau chapitre dans les relations franco-marocaines. Cette visite s’annonce donc comme un jalon important pour l’avenir de la coopération entre Paris et Rabat.

  • Bilan contrasté de l’AES après deux ans : entre discours ambitieux et réalité sécuritaire alarmante

    Bilan contrasté de l’AES après deux ans : entre discours ambitieux et réalité sécuritaire alarmante

    Deux ans d’AES : un bilan en demi-teinte entre promesses et défis persistants

    À l’occasion du deuxième anniversaire de la Confédération des États du Sahel (AES), célébré le 6 juillet 2026, le capitaine Ibrahim Traoré, président en exercice de l’organisation, a prononcé un discours volontariste. Le chef de l’État burkinabè a dressé un bilan qu’il qualifie de positif, tout en affichant des ambitions fortes pour l’avenir de la Confédération regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Pourtant, derrière ce ton optimiste, des questions subsistent sur la capacité réelle de l’AES à concrétiser ses engagements.

    Des avancées revendiquées, mais des preuves manquantes

    Le président de l’AES met en avant une coopération renforcée entre les trois pays, notamment dans les domaines politique, diplomatique et militaire. Il souligne une meilleure coordination dans la lutte antiterroriste, le développement d’institutions communes et une intégration économique progressive. Cependant, aucun chiffre ni indicateur précis n’est fourni pour étayer ces affirmations.

    Une réalité quotidienne marquée par l’insécurité et les difficultés économiques

    Malgré les discours, les populations sahéliennes continuent de subir des défis majeurs : insécurité récurrente dans plusieurs zones, inflation galopante, accès limité aux services de base et ralentissement économique. Ces problèmes persistent, malgré les promesses d’amélioration.

    L’AES affiche également son ambition de construire une souveraineté économique à travers l’industrialisation, la transformation locale des ressources, la sécurité alimentaire et énergétique, ainsi que la libre circulation. Des objectifs louables, mais dont la réalisation exigera des investissements massifs et une stabilité politique durable, deux conditions difficiles à réunir dans un contexte de contraintes budgétaires et de fragilité sécuritaire.

    Les obstacles internes et externes pointés du doigt

    Le capitaine Ibrahim Traoré a attribué une partie des difficultés de l’AES à une « guerre économique et médiatique », des campagnes de désinformation et des pressions extérieures qu’il qualifie d’impérialistes et de néocoloniales. Cette analyse reflète la position officielle des autorités de l’AES depuis leur rupture avec plusieurs partenaires occidentaux.

    Cependant, cette vision ne fait pas l’unanimité parmi les observateurs, qui pointent aussi des faiblesses internes : défis de gouvernance, contraintes économiques et persistance des attaques terroristes. Ces facteurs contribuent tout autant aux difficultés rencontrées par la Confédération.

    Un discours rassurant, mais des tensions persistantes

    Le président de l’AES a réaffirmé que l’organisation n’est dirigée contre aucun peuple ni aucune entité, tout en confirmant la poursuite des négociations avec la CEDEAO pour redéfinir les relations futures. Cette volonté de dialogue contraste avec les tensions passées entre les deux blocs, laissant entrevoir la préservation de certains acquis régionaux, comme la libre circulation.

    Un message politique avant tout

    Le discours du capitaine Ibrahim Traoré semble davantage destiné à renforcer la cohésion autour du projet de l’AES qu’à dresser un bilan détaillé de ses performances. Deux ans après sa création, l’organisation affiche une vision claire et un discours mobilisateur autour de la souveraineté et de l’intégration. Pourtant, le véritable défi reste la transformation de ces promesses en résultats concrets : amélioration de la sécurité, création d’emplois, développement économique et amélioration des conditions de vie des populations.

    Les attaques récentes au Mali : un signal d’alarme pour l’AES

    Le discours volontariste du président de la Confédération contraste avec une réalité sécuritaire toujours préoccupante. Si des progrès sont revendiqués dans la lutte antiterroriste, les récents événements au Mali rappellent que la menace reste bien présente. Le 4 juillet 2026, plusieurs camps et positions des Forces armées maliennes ont été la cible d’attaques coordonnées dans des localités comme Gao, Aguelhok, Anéfis, Sévaré et Kéniéroba. Ces attaques simultanées illustrent la capacité des groupes armés à frapper malgré les dispositifs sécuritaires déployés.

    Ces événements soulignent les limites des mesures actuelles de l’AES. Malgré une coopération militaire renforcée et des opérations conjointes souvent mises en avant, l’organisation peine à inverser durablement la dynamique de l’insécurité dans l’espace sahélien. Au-delà des slogans sur la souveraineté et l’unité, les populations attendent des résultats tangibles : un recul significatif des attaques, le retour de la stabilité et une amélioration concrète de leur sécurité au quotidien.

  • Mercato footballistique : un transfert record de 108 millions d’euros en Premier League

    Mercato footballistique : un transfert record de 108 millions d’euros en Premier League

    Un coup d’éclat sur le mercato anglais : Tottenham s’offre Sandro Tonali pour un montant historique

    Le marché des transferts en Premier League vient de vivre un séisme avec l’officialisation d’un accord colossal impliquant l’Italie. Tottenham Hotspur frappe un grand coup en recrutant le milieu de terrain Sandro Tonali, en provenance de Newcastle United. Ce transfert, évalué à un total de 108 millions d’euros, marque un tournant dans l’histoire du football italien et anglais.

    Avec cette somme initiale de 92,5 millions de livres sterling (environ 108 millions d’euros), assortie de 7,5 millions supplémentaires en bonus potentiels, les Spurs s’offrent le joueur italien qui devient ainsi le footballeur italien le plus cher de tous les temps, dépassant le précédent record de Matteo Retegui (61,8 millions d’euros).

    Les détails de l’opération et les enjeux pour Tottenham

    Ce transfert record s’inscrit dans une stratégie offensive du club londonien, dirigé par Roberto De Zerbi, qui voit en Tonali le maestro capable de dynamiser le milieu de terrain des Spurs. Le joueur de 24 ans, connu pour sa vision du jeu et sa qualité de passe, devrait apporter une dimension supplémentaire à l’équipe en vue de la prochaine saison.

    L’accord inclut également une clause de performance, permettant à Tottenham de compléter la somme en fonction des objectifs atteints par le joueur. Une opération financière et sportive qui confirme l’ambition du club de revenir parmi les grands d’Angleterre.

    Sandro Tonali : un profil convoité et une carrière en pleine ascension

    Sandro Tonali, formé à Brescia, a rapidement confirmé son talent en Serie A avant de rejoindre l’Angleterre. Son profil polyvalent, capable de jouer en milieu défensif comme relayeur, en fait une pièce maîtresse pour toute équipe ambitionnant de briller en Europe. Ce transfert à Tottenham représente une consécration pour le joueur et une opportunité unique de prouver sa valeur au plus haut niveau.

    Avec ce record, Tonali rejoint un cercle très restreint de footballeurs italiens ayant marqué l’histoire du football européen, aux côtés de légendes comme Gianluigi Buffon ou Andrea Pirlo.

    Les réactions et les perspectives pour les prochains jours

    L’annonce a immédiatement suscité des réactions enthousiastes parmi les supporters des Spurs, qui voient en Tonali une recrue capable de redonner un souffle nouveau au club. Les observateurs s’interrogent désormais sur les prochains mouvements du mercato anglais, avec des noms comme Erling Haaland ou Real Madrid encore dans les discussions.

    Ce transfert pourrait également relancer les débats sur la gestion financière des clubs anglais, alors que la Premier League reste un championnat ultra-compétitif où les budgets atteignent des sommets. Une chose est sûre : l’été 2026 s’annonce déjà comme l’un des plus intenses de la dernière décennie.

  • Côte d’Ivoire : le gouvernement durcit le ton contre l’excision à bongouanou

    Bongouanou, Côte d’Ivoire — Le gouvernement ivoirien a réaffirmé sa détermination à éradiquer les mutilations génitales féminines en appliquant une politique de « tolérance zéro », après l’agression récente de cinq fillettes à Bongouanou. Cette annonce intervient dans un communiqué officiel, soulignant la gravité des faits et leur impact sur les victimes.

    Une intervention immédiate pour sauver les victimes

    Les événements se sont produits dans la nuit du 30 juin 2026, dans le quartier Dioulakro, situé dans le village de Kangandi, à proximité de Bongouanou. Cinq enfants, âgés entre trois et neuf ans, ont subi une excision marquée par une violence extrême. Selon les informations transmises, les mineures ont subi des hémorragies sévères, des rétentions urinaires et des traumatismes psychologiques profonds.

    Alertées par un signalement anonyme, les équipes régionales du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, le service de protection judiciaire de l’enfance et de la jeunesse (SPJEJ), ainsi que les forces de police locales, sont intervenues sans délai pour porter secours aux fillettes.

    Prise en charge et protection des victimes

    Transportées d’urgence à l’Établissement public hospitalier départemental (EPHD) de Bongouanou, les cinq victimes ont bénéficié de soins médicaux immédiats. Elles sont désormais protégées dans un centre spécialisé, placé sous la supervision du ministère. Un suivi médical, psychologique et social complet leur est dispensé pour favoriser leur rétablissement.

    Poursuites judiciaires engagées

    Deux individus ont été arrêtés dès l’intervention des autorités. L’enquête se poursuit pour identifier et traduire devant la justice tous les responsables et complices de cette pratique illégale. Le gouvernement rappelle que l’excision est un délit pénal sévèrement sanctionné par la loi ivoirienne.

    Renforcement des engagements contre les violences basées sur le genre

    Cette ferme condamnation s’inscrit dans le cadre des engagements nationaux pris en juin 2026 par les plus hautes autorités, dont la Première dame, en vue d’éliminer les violences faites aux femmes et aux filles. Les autorités appellent la population à une vigilance accrue et à signaler sans délai toute tentative ou acte de mutilation génitale.

    Un appel à la mobilisation collective

    Face à la persistance de ce fléau, le gouvernement invite les communautés à s’impliquer activement dans la lutte contre les mutilations génitales féminines. La dénonciation systématique de ces pratiques reste un levier essentiel pour protéger les futures victimes.

  • Ouragahio mise sur l’autonomisation des femmes pour un avenir florissant

    À Ouragahio, la Côte d’Ivoire célèbre les femmes et renforce leur place dans la société grâce à une politique municipale ambitieuse. Le maire de la commune, Dr Pierre Dacoury-Tabley, a présenté les avancées de son action dédiée à l’autonomisation féminine lors d’une cérémonie spéciale dédiée aux mamans, le 4 juillet 2026. Cet événement, présidé par la sous-préfète Tié-Bi Assi Apo Josiane, a réuni des centaines de femmes venues des quartiers et villages environnants.

    Des formations et soins pour une autonomisation durable

    L’équipe municipale a axé ses efforts sur plusieurs axes prioritaires. D’abord, l’alphabétisation et la maîtrise des bases de la comptabilité pour les commerçantes de la commune. Ces ateliers visent à leur offrir des outils concrets pour gérer leurs activités avec confiance. Parallèlement, des soins de santé mère-enfant sont renforcés, avec une couverture étendue des maternités et centres de santé sur l’ensemble du territoire communal. Ces mesures garantissent un environnement sain pour les familles, condition essentielle à l’épanouissement des femmes.

    Un espace gastronomique pour valoriser le talent des femmes

    Pour dynamiser l’économie locale, la mairie a lancé la construction d’un espace gastronomique composé de plusieurs boutiques. Ce projet permettra de mettre en lumière les compétences culinaires des femmes de la commune, tout en leur offrant une source de revenus stable. « Chaque femme mérite de vivre décemment de son travail », a souligné le maire, convaincu que cette initiative boostera leur autonomie financière.

    L’agriculture et l’éducation au service des mamans

    L’autonomisation passe aussi par le secteur agricole. Des femmes bénéficiaires de projets soutenus par la mairie cultivent des parcelles et reçoivent l’assistance d’ouvriers agricoles pour maximiser leurs récoltes. Leurs productions alimentent les cantines scolaires installées dans chaque école de la commune. Ces cantines, approvisionnées par le travail collaboratif des habitantes, assurent des repas équilibrés aux élèves. Une boucle vertueuse où l’agriculture locale et l’éducation se renforcent mutuellement.

    Des avantages fiscaux pour stimuler l’entrepreneuriat féminin

    Pour encourager la création d’entreprises par les femmes, la mairie a mis en place des mesures fiscales avantageuses. En allégeant la taxation pour les commerces tenus par des femmes, elle leur offre un cadre plus propice à l’épanouissement professionnel. Ces politiques incitatives s’ajoutent aux formations et aux projets agricoles pour former un écosystème complet favorable à leur indépendance.

    Un geste symbolique pour marquer les esprits

    Lors de la cérémonie, le maire a offert des dons à 600 mamans représentant les différents quartiers et villages de la commune. Ces présents, bien que modestes, symbolisent l’engagement de la mairie à soutenir les femmes au quotidien. « Quand les femmes se rassemblent, elles partagent des idées, travaillent en harmonie et accomplissent plus efficacement leurs objectifs », a déclaré Dr Dacoury-Tabley, soulignant l’importance de la solidarité féminine.

  • Côte d’Ivoire : deux événements majeurs pour former les futurs talents du secteur bancaire

    Côte d’Ivoire : deux événements majeurs pour former les futurs talents du secteur bancaire

    Côte d’Ivoire : deux événements majeurs pour former les futurs talents du secteur bancaire

    La deuxième édition de la journée de l’étudiant banquier (JEB) et la toute première édition du mentoring day ont été organisées conjointement par l’association des alumni et étudiants banquiers de l’université Félix Houphouët-Boigny (AEB-UFHB), en collaboration avec afrique femme, le ministère de la promotion de la jeunesse, de l’insertion professionnelle et du service civique et l’agence emploi jeunes. Ces deux événements d’envergure se sont déroulés sur le campus de Cocody, à l’université Félix Houphouët-Boigny.

    M. Anderson Assui, conseiller spécial du ministre de la promotion de la jeunesse, de l’insertion professionnelle et du service civique, a représenté officiellement le gouvernement lors de cette cérémonie.

    Le mentoring day, organisé pour la première fois, a introduit une innovation de taille avec des TED Talks axés sur les compétences transversales, le leadership, le développement personnel et le mentorat. L’objectif principal était de rapprocher les étudiants de dirigeants expérimentés et de professionnels du secteur, afin de les préparer au mieux à leur future insertion professionnelle.

    Deux interventions marquantes ont animé ces TED Talks. La première, menée par M. Assolé Dabiré, directeur des ressources humaines de Zenith Bank Côte d’Ivoire, a mis l’accent sur les compétences comportementales les plus prisées par les recruteurs. La seconde, présentée par Mme Fanta Traoré, directrice générale du cabinet Empower, a souligné l’importance d’un réseau professionnel solide pour accéder à des opportunités de carrière et développer son activité.

    Deux conférences thématiques ont également rythmé cette journée. La première, consacrée à la digitalisation et à l’interopérabilité bancaire dans l’espace UEMOA, a réuni des experts de la BCEAO, de Wave, de Djamo et de Visa. Les débats ont porté sur les enjeux des systèmes de paiement innovants, l’inclusion financière et les défis de l’intégration régionale.

    Le second débat a exploré le thème de l’assurance vie, des fonds de pension et du financement de l’économie. M. Jean Kacou Diagou, président-fondateur du Groupe NSIA, a partagé son parcours entrepreneurial à travers un récit inspirant. Il a mis en avant les valeurs essentielles pour réussir dans le secteur : persévérance, intégrité et vision stratégique.

    Tout au long de l’événement, les étudiants ont pu bénéficier de sessions de mentorat, de conseils personnalisés pour leur orientation professionnelle et de rencontres informelles avec les intervenants. Ces échanges ont permis de renforcer leurs compétences et d’élargir leur réseau professionnel.

    À travers cette initiative conjointe, l’AEB-UFHB, afrique femme et leurs partenaires réaffirment leur engagement à favoriser l’insertion professionnelle des jeunes. En combinant mentorat, réseautage et développement des compétences, ces événements visent à préparer les futurs talents aux exigences d’un secteur bancaire en pleine mutation et à créer des ponts durables entre l’université et les professionnels du domaine.

  • Le Togo réduit les frais d’installation des compagnies aériennes de 200 à 3,5 millions FCFA

    Le Togo réduit les frais d’installation des compagnies aériennes de 200 à 3,5 millions FCFA

    Une compagnie aérienne qui souhaite s’implanter au Togo ne déboursera plus que 3,5 millions FCFA, soit environ 6 100 dollars, contre près de 200 millions FCFA auparavant. Cette baisse d’environ 98 % des frais administratifs d’installation a été annoncée par le colonel Idrissou Ahabou Abdou, directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC), en marge de la première réunion du Comité de supervision économique du transport aérien de la CEDEAO (ECATEOC), organisée à Lomé les 2 et 3 juillet.

    En abaissant aussi radicalement le ticket d’entrée sur son marché, Lomé espère attirer de nouveaux transporteurs, intensifier la concurrence et, à terme, faire baisser le prix des billets pour les voyageurs. Le pays affiche ouvertement son ambition de devenir la destination la plus accessible d’Afrique de l’Ouest pour l’installation de nouvelles compagnies aériennes.

    Voir aussi- Togo : L’aéroport de Lomé franchit le cap de 1,5 million de passagers dès 2024

    La mesure togolaise dépasse largement les engagements pris au niveau communautaire. L’acte additionnel adopté par la CEDEAO en décembre 2024 prévoit la suppression de plusieurs taxes sans lien direct avec le transport aérien ainsi qu’une baisse d’au moins 25 % des redevances passagers et de sécurité. Devant la presse, le patron de l’ANAC a d’ailleurs fait remarquer que son pays était allé bien au-delà des 25 % recommandés par l’organisation régionale sur les redevances passagères.

    Des observateurs du secteur invitent toutefois à la prudence. Réduire les frais d’entrée constitue un signal fort, mais ne suffira pas à lui seul à convaincre les grandes compagnies d’inscrire Lomé à leur programme de vols. Des redevances aéroportuaires compétitives, un carburant à prix raisonnable, des procédures douanières fluides et surtout une demande solide, portée par les voyageurs d’affaires, les touristes et la diaspora, restent des conditions indispensables. Dans le transport aérien, rappellent-ils, ce sont avant tout les sièges remplis qui font venir les avions.

    Fanuelle YAO

    La Rédaction

  • Maroc et États-Unis : une alliance historique et stratégique toujours d’actualité

    Maroc et États-Unis : une alliance historique et stratégique toujours d’actualité

    Un partenariat né il y a deux siècles et demi

    Les relations entre le Maroc et les États-Unis s’enracinent dans une histoire commune, marquée par un engagement précoce et une fidélité à toute épreuve. Dès 1786, un traité d’amitié scellait cette alliance, faisant du Royaume chérifien le premier État à reconnaître la souveraineté américaine. Deux siècles et demi plus tard, cette coopération, à la fois politique et stratégique, reste un pilier des échanges internationaux, notamment en ce qui concerne la question du Sahara marocain.

    Le message royal célébrant deux siècles et demi d’amitié

    À l’occasion du 250ᵉ anniversaire de l’indépendance des États-Unis, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a adressé un message chaleureux au président Donald Trump. Dans ce courrier, le Souverain a souligné la profondeur des liens bilatéraux, qualifiés de « riches et fructueux », tout en rappelant avec fierté le rôle déterminant du Maroc dans la reconnaissance des États-Unis comme nation souveraine. Il a également salué, avec une gratitude sincère, la reconnaissance américaine de la souveraineté marocaine sur le Sahara, un acte qualifié d’« indélébile dans la mémoire collective des Marocains ». Pour le Monarque, cette alliance n’a atteint une telle maturité que grâce aux deux mandats de l’ancien président américain.

    Une coopération sécuritaire et commerciale en pleine expansion

    Sur le plan militaire et sécuritaire, le Maroc et les États-Unis ont forgé un modèle de partenariat exemplaire. Le Souverain a mis en avant l’exercice « African Lion », symbole de cette collaboration d’exception. Par ailleurs, les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint des niveaux historiques, reflétant la solidité et la durabilité de cette relation. Cette alliance ne doit rien au hasard : elle repose sur des fondations solides, posées dès l’indépendance américaine.

    Un soutien marocain inconditionnel

    Le Maroc a été le premier pays à reconnaître les États-Unis après leur indépendance, mettant fin à six années de conflit avec la Grande-Bretagne. De plus, le Royaume a apporté un soutien indéfectible aux États-Unis lors de leur guerre civile, refusant catégoriquement toute tentative de sécession. Les autorités marocaines avaient alors collaboré avec Washington pour traquer les séparatistes ayant accosté à Tanger, tout en leur interdisant l’accès aux ports marocains.

    Un héritage diplomatique à valoriser

    Cette constance dans l’alliance avec une puissance étrangère lointaine constitue un héritage politique et diplomatique unique. Elle mérite d’être célébrée, promue et exploitée à l’échelle mondiale, notamment pour défendre les causes justes de la Nation. Ce legs historique représente également une dette morale que les Américains doivent honorer, en veillant à ne jamais porter atteinte aux intérêts du Maroc, à sa souveraineté ou à son intégrité territoriale.