Auteur/autrice : nigeractu

  • L’intelligence artificielle transforme l’accès à l’eau potable au Bénin

    L’intelligence artificielle transforme l’accès à l’eau potable au Bénin

    Un robot intelligent pour lutter contre la pénurie d’eau au Bénin

    À Cotonou, une avancée technologique pourrait bien révolutionner la gestion de l’eau dans le pays. Porté par la start-up SSaFE et son fondatrice, l’ingénieure Marielle Agbahoungbata, un robot filtreur doté d’intelligence artificielle s’apprête à offrir une solution concrète aux défis locaux. Cet outil, capable de transformer une eau polluée en ressource utilisable, promet de bouleverser les méthodes traditionnelles de traitement.

    Une technologie au service des besoins locaux

    L’innovation, baptisée Watt Air, va bien au-delà d’un simple appareil de filtration. Ce système, véritable laboratoire nomade, analyse en temps réel la qualité de l’eau et détermine son usage optimal : consommation humaine, irrigation ou encore usage domestique comme la lessive.

    « Grâce à l’intelligence artificielle, nous évitons le gaspillage en ajustant avec précision la quantité de produits chimiques nécessaires. C’est une approche sur mesure, aussi efficace qu’économe en énergie », précise Marielle Agbahoungbata, dont la vision allie pragmatisme et innovation.

    L’inclusion au cœur de l’innovation

    L’un des atouts majeurs de ce robot réside dans son assistance vocale multilingue. Fonctionnant en Fon, Bambara, Wolof ou Swahili, il s’adresse directement à ceux qui en ont le plus besoin : les populations rurales, souvent éloignées des infrastructures éducatives.

    Imaginez une mère de famille, dans un village isolé, utilisant ce filtreur pour recycler l’eau de sa lessive. « Elle n’a pas besoin de savoir lire pour en tirer parti. L’IA s’adapte à elle, et non l’inverse », souligne fièrement l’ingénieure. Cette technologie devient ainsi un levier d’autonomie pour les femmes et les communautés.

    Sèmè City, berceau d’une solution made in Bénin

    Né au sein de Sèmè City, le pôle d’innovation de Cotonou, le projet Watt Air incarne l’alliance entre chercheurs, chimistes et mathématiciens. Thierry d’Almeida, directeur de l’Institut de recherche local, met en avant cette collaboration comme un modèle pour répondre aux enjeux du pays.

    Soutenu par une subvention de 30 000 dollars de l’UNESCO, ce prototype illustre une tendance forte : les solutions africaines émergent sur place, portées par une connaissance intime des réalités du terrain.

    Un déploiement prévu pour 2027

    Bien que le robot en soit encore au stade expérimental, son avenir s’annonce prometteur. SSaFE recherche actuellement des partenaires et des financements pour concrétiser ce projet et le rendre accessible aux foyers béninois d’ici 2027.

    Au-delà de la performance technique, Marielle Agbahoungbata rappelle une évidence : une technologie n’a de sens que si elle sert l’humain. Et dans un pays où l’accès à l’eau potable reste un défi quotidien, Watt Air pourrait bien devenir un symbole d’espoir et de résilience.

  • Sénégal : quand le président diomaye faye trace sa propre voie face à ousmane sonko

    Sénégal : quand le président diomaye faye trace sa propre voie face à ousmane sonko

    Le paysage politique sénégalais traverse une phase de turbulence inédite, où les équilibres du pouvoir se redessinent avec une intensité croissante. Les déclarations récentes de Bassirou Diomaye Faye, président de la République, ont révélé une fracture ouverte avec l’influence persistante d’Ousmane Sonko, Premier ministre et figure historique du Pastef. Cette dynamique marque un tournant décisif dans la gouvernance du pays, où la question de l’autonomie de l’exécutif s’impose comme un enjeu central.

    Un week-end qui a tout changé : l’émancipation du président

    Lors d’un entretien avec les médias nationaux, Bassirou Diomaye Faye a rompu avec le récit d’un duo indissociable en affichant une fermeté sans précédent. En déclarant sans ambiguïté sa volonté de se détacher des logiques partisanes pour incarner pleinement la fonction présidentielle, il a envoyé un message clair : sa loyauté envers le peuple prime sur toute allégeance politique. La phrase choc – « prêt pour la séparation » si l’intérêt national l’exige – a résonné comme un avertissement aux ambitions d’Ousmane Sonko et à l’emprise persistante du Pastef sur les institutions.

    Cette prise de position, loin d’être anodine, symbolise une volonté de transcender les clivages pour incarner une présidence apaisée. Le président a rappelé que, bien qu’élu avec le soutien du mouvement, il n’est plus le représentant d’un parti mais celui de tous les Sénégalais. Une clarification nécessaire pour marquer une nouvelle étape dans l’histoire politique du pays.

    Ousmane Sonko : l’ombre longue d’un Premier ministre trop influent

    L’évolution des tensions entre les deux hommes ne peut être comprise sans revenir à la genèse de leur collaboration. Élu sous le slogan « voter Diomaye, c’est choisir Sonko », Bassirou Diomaye Faye a longtemps dû composer avec un Premier ministre dont la présence médiatique et politique dépassait largement son rôle institutionnel. Ousmane Sonko, leader charismatique du Pastef, a maintenu une activité militante intense, multipliant les interventions publiques et les prises de position qui ont parfois brouillé la communication officielle de la présidence.

    Les divergences stratégiques se sont cristallisées sur des dossiers majeurs. La gestion de la dette, les négociations avec les institutions internationales ou encore les nominations au sein de l’administration ont révélé des désaccords profonds. Tandis qu’Ousmane Sonko prônait une rupture radicale avec les partenaires traditionnels, Bassirou Diomaye Faye a adopté une approche plus pragmatique et diplomate. Le contraste entre les deux styles – l’impétuosité du Premier ministre et la sobriété du président – est devenu un sujet de crispation au sommet de l’État.

    Vers une séparation politique ? Les scénarios qui s’ouvrent

    Si une rupture immédiate semble prématurée, l’hypothèse d’une séparation n’est plus taboue. Bassirou Diomaye Faye a clairement signifié qu’il ne se laisserait pas dicter sa ligne par un parti ou un groupe d’influence. En affirmant sa détermination à gouverner seul si nécessaire, il envoie un signal fort à sa base et à ses alliés. Dans l’entourage de la Primature, on minimise ces propos en évoquant une simple clarification des rôles, mais le message présidentiel suggère une réalité plus complexe : l’institution doit primer sur les logiques partisanes.

    Cette situation place le Sénégal dans une période d’incertitude institutionnelle. L’histoire politique du pays a déjà connu des duos exécutifs tumultueux, et les craintes d’une paralysie de l’appareil d’État ne sont pas infondées. Une séparation forcerait Bassirou Diomaye Faye à trouver de nouveaux équilibres pour gouverner, éventuellement en s’appuyant sur des technocrates ou en recourant à des décrets présidentiels. Le défi est de taille : maintenir la stabilité tout en affirmant son autorité.

    Les enjeux d’une présidence affranchie : entre défis et opportunités

    Pour Bassirou Diomaye Faye, l’enjeu est double. D’une part, il doit rassurer les partenaires internationaux sur la solidité des institutions sénégalaises, alors que le pays traverse une phase de transition politique. D’autre part, il lui faut convaincre les citoyens que son leadership est à la hauteur des attentes, notamment auprès de la jeunesse, traditionnellement attachée à l’aura d’Ousmane Sonko. Une partie de l’opinion publique salue cette autonomisation comme un signe de maturité politique, tandis qu’une autre y voit une trahison des promesses initiales.

    Le président joue une partie d’échecs stratégique. Il doit affirmer son indépendance sans déclencher de crise sociale exploitable par ses détracteurs. La question n’est plus celle des affinités personnelles entre les deux hommes, mais bien celle de la viabilité d’un système où deux centres de pouvoir coexistent. Le Sénégal entre dans une phase où l’État doit reprendre le dessus sur les clivages partisans, et Bassirou Diomaye Faye vient d’en poser les jalons.

    En définitive, cette crise révèle une vérité fondamentale : la politique ne se construit pas sur des alliances sentimentales, mais sur la gestion pragmatique du pouvoir. Le tandem qui a permis la conquête du pouvoir devient aujourd’hui un frein à son exercice. Le pays entre dans une ère où l’institution présidentielle doit s’affirmer comme le pilier central du système politique sénégalais.

  • Mali : Assimi Goïta cumule la présidence et la défense après l’échec de Kidal

    Mali : Assimi Goïta cumule la présidence et la défense après l’échec de Kidal

    En s’attribuant officiellement le poste de ministre de la Défense en plus de celui de Chef de l’État, le Colonel Assimi Goïta achève un processus de concentration des pouvoirs sans précédent à Bamako. Cette décision, loin d’être anodine, révèle une crise structurelle : une chaîne de commandement paralysée et une stratégie militaire de plus en plus contestée. Entre la perte stratégique de Kidal face au JNIM et à la FLA, ainsi que l’efficacité discutable du partenariat avec la Russie, le Mali s’enfonce dans une situation sécuritaire critique.

    Un pouvoir centralisé à l’extrême : le pari risqué d’Assimi Goïta

    À Bamako, tous les leviers décisionnels convergent désormais vers le palais de Koulouba. En cumulant la présidence et le ministère de la Défense, le Colonel Goïta ne se limite plus à définir les orientations politiques : il devient le maître d’œuvre opérationnel de la lutte contre l’insurrection. Pour les analystes de la sous-région, ce choix reflète une méfiance croissante au sein du cercle restreint du pouvoir.

    Dans un contexte de transition politique indécise, cette hypercentralisation soulève une interrogation majeure : comment un seul dirigeant peut-il gérer simultanément la gouvernance nationale, les équilibres diplomatiques et les enjeux tactiques d’une guerre asymétrique ? Ce cumul de responsabilités ressemble à une course en avant. En supprimant les intermédiaires ministériels, Goïta s’expose directement. Chaque revers militaire ne sera plus imputé à un subalterne, mais incarnera l’échec personnel du Chef de l’État.

    Kidal, symbole d’un échec stratégique et symbolique

    Il y a peu, les autorités célébraient avec faste la « reconquête » de Kidal, présentée comme la preuve d’une souveraineté restaurée. Pourtant, la réalité a rapidement balayé ces illusions. La ville, point névralgique du Nord, est retombée sous le contrôle des groupes armés, notamment le JNIM et la CMA/FLA.

    Ce revers dépasse le simple symbole : il est stratégiquement désastreux. La reprise de Kidal par les insurgés démontre que l’armée malienne, malgré ses discours de professionnalisation, peine à maintenir ses positions. L’absence d’administration civile et le désert sécuritaire ont permis aux groupes djihadistes et indépendantistes de réoccuper rapidement la zone. Le JNIM, en particulier, a perfectionné ses tactiques, isolant les postes militaires et coupant les axes logistiques, transformant les victoires éphémères de Bamako en succès de courte durée.

    L’alliance russe entre promesses et désillusions

    Le second pilier de la stratégie sécuritaire malienne repose sur le partenariat avec la Russie, matérialisé par les mercenaires du groupe Wagner (aujourd’hui rebaptisé Africa Corps). Si ce choix a été présenté comme une alternative souveraine à l’influence française, les résultats concrets peinent à se matérialiser.

    Les instructeurs russes, bien que déployés sur les fronts les plus exposés, privilégient une stratégie de répression brutale qui, loin de pacifier, alimente la radicalisation des populations locales. Les violations des droits humains se multiplient, offrant un terreau fertile au recrutement terroriste. Pire encore, les lacunes techniques des forces russes sont mises en lumière par la facilité avec laquelle les colonnes maliennes tombent dans des embuscades meurtrières. Dans un contexte où Moscou est lui-même engagé dans un conflit en Europe, peut-il vraiment fournir au Mali l’appui aérien et technologique nécessaire pour contrer la mobilité du JNIM ? Rien n’est moins certain.

    Une diplomatie régionale en crise : l’isolement du Mali

    Cette crise sécuritaire s’inscrit dans un contexte d’isolement diplomatique croissant. En quittant la CEDEAO pour former l’Alliance des États du Sahel (AES), le Mali a opté pour une politique d’autosuffisance sécuritaire. Pourtant, les frontières restent poresses, et le terrorisme ne connaît ni limites ni frontières.

    En se coupant des mécanismes de coopération régionale, Bamako se prive d’un renseignement précieux et d’un soutien logistique essentiel. Le cumul des postes par Goïta est interprété par les capitales voisines comme une volonté de contrôle autoritaire, rendant tout dialogue encore plus ardu. Le Mali se retrouve aujourd’hui dans une position paradoxale : il revendique sa souveraineté par la force, tout en dépendant de partenaires extérieurs opaques et d’un commandement militaire concentré entre les mains d’un seul homme.

    Un avenir incertain : entre enlisement et explosion sociale

    Le bilan est accablant pour les populations du Centre et du Nord du pays. Malgré les changements de leadership et les réalignements géopolitiques, l’insécurité ne cesse de progresser. Les attaques contre les convois civils et militaires sont désormais quasi quotidiennes.

    Le nouveau « Président-Ministre de la Défense » mise tout sur une issue rapide. Si la situation ne s’améliore pas, le mécontentement populaire, actuellement étouffé par une répression sécuritaire implacable, pourrait éclater au grand jour. L’histoire africaine regorge d’exemples où la concentration excessive du pouvoir a précédé de graves crises politiques.

    Pour sortir de cette impasse, le Mali ne pourra éviter une réévaluation en profondeur de sa stratégie. La force brute et les partenariats mercenaires ont montré leurs limites. Sans un retour à une gouvernance inclusive et une reconstruction sociale des territoires occupés, la détermination d’Assimi Goïta risque de s’effriter face à la résilience des groupes armés.

    Le moment n’est plus à la rhétorique guerrière, mais à un réalisme politique urgent. Derrière les uniformes et les discours, c’est l’existence même de l’État malien qui vacille sur les sables mouvants du Sahel.

  • Santé mentale des adolescents séropositifs au Burkina Faso : le rôle clé de l’AFRAVIH

    Santé mentale des adolescents séropositifs au Burkina Faso : le rôle clé de l’AFRAVIH

    Le conseil santé

    santé mentale des adolescents séropositifs au Burkina Faso : le rôle clé de l’AFRAVIH

    À l’occasion de la 13e édition du congrès AFRAVIH, qui se tient à Lausanne, en Suisse, découvrez comment la santé mentale des adolescents vivant avec le VIH est prise en charge au Burkina Faso.

    Une consultation en santé mentale pour les personnes vivant avec le VIH.

    Avec la participation de :

    • Christine Kafando, militante burkinabè reconnue pour son engagement contre le VIH. Première femme au Burkina Faso à avoir révélé publiquement sa séropositivité, elle intervient lors de ce congrès sur la prise en charge des adolescents séropositifs en matière de santé mentale via son association.

  • Protéger les défenseur.es des droits humains pendant les crises

    Protéger les défenseur.es des droits humains pendant les crises

    comment renforcer la protection des défenseur.es des droits humains en période difficile

    Avec le soutien des coalitions locales de défenseurs des droits au Mali, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Sierra Leone et Niger, un guide pratique a été élaboré pour sécuriser l’action des militant.es et préserver leur capacité d’intervention face aux crises.

    Les restrictions sanitaires imposées pour limiter la propagation du COVID-19 ont profondément bouleversé la manière dont les défenseur.es des droits humains exercent leur mission. Au-delà des obstacles habituels, les stratégies adoptées par plusieurs gouvernements africains ont contribué à réduire encore davantage un espace civique et démocratique déjà fragile. Face à ces défis, il devient crucial de préserver les droits et les moyens d’action des acteur.s activistes pour qu’ils puissent poursuivre leur travail essentiel.

    Cette étude examine précisément les conséquences des mesures restrictives liées au COVID-19 sur les droits et libertés des militant.es au Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Niger et Sierra Leone. Elle met en lumière les solutions innovantes mises en œuvre par les organisations de la société civile pour contourner les contraintes tout en maintenant leur engagement. Le document souligne également les initiatives encourageantes portées par les autorités et autres parties prenantes pour faciliter leur action. Enfin, il propose une série de recommandations concrètes afin d’améliorer la sécurité des défenseur.es et de maintenir l’espace civique même en contexte de crise.

    Ce rapport se veut un levier d’influence auprès des instances nationales, régionales et internationales chargées des droits humains, afin de prévenir l’abus des mesures coercitives et d’assurer une protection constante des militant.es, quelles que soient les circonstances.

  • L’échec de la Russie au Sahel : une crise plus profonde que les défaites militaires

    L’échec de la Russie au Sahel : une crise plus profonde que les défaites militaires

    L’échec de la Russie au Sahel : une crise plus profonde que les défaites militaires

    Le Mali traverse une période de turbulence majeure, et ses partenaires semblent adopter une posture d’attente. Ni l’Alliance des États du Sahel (AES) – qui devait symboliser une défense collective entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger – ni la CEDEAO, dont Bamako s’est retiré, ne parviennent à jouer un rôle décisif. Entre déclarations symboliques, divisions politiques et stratégies à court terme, l’Afrique de l’Ouest donne l’impression d’un vide stratégique inquiétant. Bakary Sambe, directeur du Timbuktu Institute et enseignant-chercheur à l’université Gaston-Berger de Saint-Louis, analyse cette situation qui redessine les équilibres sécuritaires régionaux.

    Le Mali sous haute tension : entre résilience et fractures internes

    Quelle est la situation réelle au Mali après les attaques du 25 avril ?

    L’assaut coordonné, particulièrement meurtrier à Kati, a coûté la vie au ministre malien de la Défense, Sadio Camara, remplacé par le général Assimi Goïta. Pourtant, malgré l’ampleur des violences, évoquer un basculement du régime ou une chute de Bamako relève de la spéculation. La population malienne, habituée aux crises, fait preuve d’une résilience remarquable. Les tensions persistent entre les autorités militaires, le Front de libération de l’Azawad (FLA) et le Jama’at Nusrat al-Islam wal Muslimin (JNIM), mais la vie quotidienne continue, malgré tout.

    L’Alliance des États du Sahel : une alliance stratégique en quête de cohésion

    Quel rôle jouent aujourd’hui le Burkina Faso et le Niger, membres clés de l’AES, face à la crise malienne ?

    Le capitaine Ibrahim Traoré, dirigeant du Burkina Faso, a évoqué un « complot monstrueux » pour qualifier les attaques au Mali. Si cette réaction peut sembler mesurée, elle s’explique par l’urgence intérieure : le Burkina Faso reste accaparé par sa propre crise sécuritaire. Récemment, plusieurs attaques ont fait des dizaines de victimes parmi les forces armées burkinabè. Lors du blocus pétrolier imposé au Mali fin 2025, Ouagadougou avait apporté un soutien logistique avant de se retirer, incapable d’assumer un front supplémentaire.

    Sur le plan juridique, les articles 5 et 6 de la Charte du Liptako-Gourma, qui encadre l’AES, s’inspirent du principe d’assistance mutuelle de l’OTAN. Pourtant, les deux pays peinent à traduire ces engagements en actions concrètes. L’AES, bien que présentée comme une confédération, manque encore de maturité stratégique, notamment en matière de mutualisation des forces. Cette semaine, le Niger a même instauré une journée nationale de jeûne et de prières en réponse à la menace terroriste.

    La crise malienne met en lumière l’impuissance des alliances régionales face aux défis sécuritaires.

    La CEDEAO face à l’isolement du Mali : vers une nouvelle approche diplomatique ?

    Pourquoi la CEDEAO évoque-t-elle une « mobilisation régionale » alors que le Mali a quitté l’organisation en janvier 2025 ?

    Cette déclaration s’inscrit dans un contexte diplomatique récent, marqué par une réunion historique à Lomé, au Togo. Pour la première fois depuis des années, des représentants de l’AES, de la CEDEAO, de l’Union africaine, de la France, de l’Union européenne et de la Russie se sont retrouvés autour d’une même table. Un effort visant à contrer la fragmentation régionale et l’aggravation des tensions sécuritaires.

    Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères, a réaffirmé la disponibilité de Bamako pour un dialogue strictement respectueux de la souveraineté des États sahéliens. Une ouverture qui pourrait permettre à la CEDEAO de réintégrer progressivement le jeu régional, après son échec à imposer une intervention militaire au Niger.

    L’Union africaine et les mécanismes continentaux : une réponse à la déstabilisation du Sahel

    Que recouvre exactement la notion de « mécanismes continentaux » évoquée par l’Union africaine pour stabiliser le Sahel central ?

    La création de l’AES, via la Charte du Liptako-Gourma, a perturbé l’architecture sécuritaire régionale. Longtemps, les organisations régionales ont été écartées des enjeux sécuritaires, au profit du G5 Sahel, dissous en 2023. Malgré leur retrait historique du terrain, l’Union africaine et la CEDEAO maintiennent l’ambition de déployer des forces d’intervention, voire une brigade antiterroriste de 1 650 hommes d’ici fin 2026. Cependant, une mission de maintien de la paix à grande échelle reste encore incertaine.

    Une prise de conscience s’impose : isoler le Sahel central de l’Afrique de l’Ouest dans la lutte contre les groupes armés relève d’une erreur stratégique. La solution passe nécessairement par une coopération renforcée, un partage des renseignements et une mutualisation des moyens. Les attaques du 25 avril ont rappelé l’urgence d’une action collective, même minimale.

    La Russie subit un revers stratégique sans précédent au Sahel.

    L’influence américaine au Sahel : un retour en force face à l’affaiblissement russe

    Comment les États-Unis pourraient-ils réagir à la crise malienne, alors que Washington semble réinvestir la région ?

    Malgré le désengagement relatif de Donald Trump envers l’Afrique, la diplomatie américaine marque un regain d’intérêt pour le Sahel. Des hauts responsables américains multiplient les visites, y compris au Niger, où les forces américaines avaient été expulsées. Les enjeux ont évolué, et Washington cherche à contrer l’influence russe, dont l’échec au Mali est patent.

    La mort de Sadio Camara, ministre malien de la Défense et figure pro-russe, ainsi que le retrait des paramilitaires de l’Africa Corps de Kidal, illustrent cette déroute symbolique. La Russie perd son image de protectrice des régimes sahéliens, et son fonds de commerce diplomatique et sécuritaire s’effrite. Les États-Unis pourraient saisir cette opportunité pour renforcer leur présence, notamment au Mali, où les ressources naturelles jouent un rôle clé.

    Un risque d’effet domino pour les pays côtiers ? Le cas du Burkina Faso sous surveillance

    La crise malienne menace-t-elle les États du golfe de Guinée ?

    Pour les pays côtiers comme le Togo, le Bénin, le Ghana ou la Côte d’Ivoire, c’est surtout la situation au Burkina Faso qui suscite des inquiétudes. Une détérioration sécuritaire au Burkina Faso pourrait avoir des répercussions directes sur le Sénégal ou la Mauritanie. Tous observent avec attention l’évolution de Ouagadougou, craignant un effet domino au sein du Sahel. La viabilité de l’AES est également questionnée, tandis que les populations réclament des solutions concrètes plutôt que des discours.

    Dans cette optique, le Togo tente de jouer un rôle de « pont » avec le Sahel, selon les termes du ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey. L’efficacité de cette initiative reste à démontrer.

    Le Sahel ne peut être dissocié de l’Afrique de l’Ouest.

    Un scénario d’effet domino au Burkina Faso est-il envisageable ?

    Faut-il redouter une contagion des attaques maliennes au Burkina Faso ?

    Le contexte malien est unique : une attaque d’une telle envergure ne se transplanterait pas mécaniquement ailleurs. Le Front de libération de l’Azawad (FLA) n’opère pas au Burkina Faso, et les crises au Mali combinent à la fois des défis sécuritaires au Nord et des tensions politiques à Bamako. Paradoxalement, la gravité de ces événements pourrait renforcer la légitimité des autorités en place. Chaque fois que la crise nordiste resurgit, la population malienne se soude autour de son armée, unissant le pays autour de l’intégrité territoriale. Les manifestations de patriotisme se multiplient à Bamako, réduisant au silence les voix dissidentes, perçues comme anti-nationales.

    Concernant le Burkina Faso, malgré l’ampleur des zones hors contrôle, aucun mouvement protestataire d’envergure ne soutient les djihadistes du JNIM suffisamment pour déstabiliser le pays.

  • Composition can u17 Maroc 2026 : les 23 lionceaux du Sénégal dévoilés par lamine sané

    Composition can u17 Maroc 2026 : les 23 lionceaux du Sénégal dévoilés par lamine sané

    Composition de l’équipe du Sénégal U17 pour la CAN 2026 au Maroc : les choix de Lamine Sané

    Le sélectionneur de l’équipe nationale sénégalaise des moins de 17 ans, Lamine Sané, a officiellement annoncé la liste des 23 joueurs retenus pour participer à la CAN U17 2026, qui se déroulera au Maroc du 13 mai au 2 juin 2026. Une sélection marquée par l’expérience et la volonté de performer sur la scène continentale.

    Les gardiens de but : des valeurs expérimentées

    Dans les cages, Assane Sarr (Ndangane FC), déjà présent lors de l’édition précédente, occupera la position de titulaire. Il sera secondé par Daouda Alassane Ba (Génération Foot) et Mamadou D. Gueye (Diambars FC), deux gardiens ayant déjà démontré leur talent lors des compétitions régionales.

    Une défense solide et expérimentée

    Le secteur défensif s’appuie sur des joueurs aguerris, avec Cheikh Thior (Oslo FA), qui découvre la CAN U17 mais a brillé lors du tournoi UFOA U17 à Bamako. Il sera accompagné par Cheikh Dieng (Diambars FC), vainqueur du tournoi UFOA au Mali et déjà présent lors de la dernière édition. Le groupe est complété par Amadou Bamba Kane (Diambars FC), Thierno Sow et Cheikh Tidiane Diallo (United Académie), ainsi que Lamine Mbengue (Génération Foot) et Abdourahmane Dieye (Keur Madior FC).

    Un milieu de terrain équilibré et technique

    Au cœur du jeu, Mahamet Ba (Diambars FC) et Souleymane C. Faye (Be Sport), tous deux vainqueurs du tournoi UFOA U17 au Mali, apporteront leur expérience et leur savoir-faire. Ils évolueront aux côtés de Maurice Biaye (AF Darou Salam), Emile Niaga Sadio (Essamaye FC), El Hadji Ibrahima Sow (Dakar Sacré-Cœur) et Sébastien Nogueira (Génération Foot).

    Une attaque redoutable et variée

    En pointe, Mouhamed Wagne (Diambars FC), déjà présent lors de la dernière CAN, sera le fer de lance de l’attaque. Il sera épaulé par Séga Fall Mbodji, Daouda Fofana (Génération Foot), Magueye Niang (Guelwaars FC), Abdoulaye Diop (AC Mawade Wade), Ibrahima Dione (HLM Dakar) et Cheikh Omar Sy (Castor FC).

    Une absence notable : Bara Gueye, forfait pour blessure

    Cette sélection est marquée par l’absence de Bara Gueye (Oslo FC), considéré comme l’un des meilleurs talents du dernier Championnat scolaire africain U15 remporté par le Sénégal au Zimbabwe. Initialement présélectionné, il a dû déclarer forfait en raison d’une blessure survenue lors du stage de préparation.

    Une préparation optimisée avant le départ

    Avant de s’envoler pour le Maroc, les Lionceaux effectueront un stage en Tunisie. Ils y affronteront la sélection tunisienne dans un match amical afin d’affiner leur préparation et de tester leurs dernières combinaisons tactiques.

  • As far contre jean-jacques ndala : le Maroc monte au créneau avant la finale caf

    As far contre jean-jacques ndala : le Maroc monte au créneau avant la finale caf

    as far contre jean-jacques ndala : le Maroc monte au créneau avant la finale caf

    Finale Ligue des champions CAF : l’AS FAR rejette l’arbitre Jean-Jacques Ndala et exige son remplacement immédiat

    À quelques jours de la finale aller de la Ligue des champions de la CAF, programmée le 17 mai à Pretoria en Afrique du Sud, l’AS FAR affiche une opposition ferme face à la désignation de l’arbitre Jean-Jacques Ndala. Le club marocain exige son remplacement immédiat, invoquant des précédents controversés liés à sa gestion de matchs majeurs.

    Le club de Rabat, qui participe à sa première finale en 41 ans, a transmis ses réserves officielles à la Confédération Africaine de Football (CAF). Ces inquiétudes s’appuient sur des décisions contestées prises par l’arbitre congolais lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, opposant le Maroc au Sénégal. Des choix jugés injustes par les supporters marocains, notamment après le retrait des Sénégalais du terrain et l’absence de sanctions disciplinaires envers les joueurs fautifs à leur retour.

    une nomination controversée qui alimente les tensions

    L’AS FAR s’appuie sur un rapport accablant concernant Jean-Jacques Ndala, écarté par la FIFA pour la Coupe du monde 2026 en raison de son rôle dans la finale de la CAN 2025. Le club dénonce une inconséquence de la CAF, qui maintient sa confiance en l’arbitre malgré les critiques et les sanctions internationales.

    Les dirigeants de l’AS FAR réclament un changement urgent de l’officiel, soulignant que sa présence pourrait compromettre l’équité de la rencontre. La situation enflamme l’opinion publique marocaine, où les supporters et les observateurs s’interrogent sur les critères de sélection de la CAF.

    les arguments de l’as far contre l’arbitrage de jean-jacques ndala

    • Décisions controversées lors de la finale CAN 2025 (Maroc vs Sénégal), avec des non-arrêts de jeu et des omissions de sanctions.
    • Exclusion par la FIFA pour la Coupe du monde 2026, reflétant un manque de crédibilité.
    • Inquiétudes légitimes quant à l’impartialité et à la gestion des incidents en match.
    • Exigence d’un arbitre neutre pour garantir l’intégrité de la finale aller.

    La CAF n’a pas encore réagi officiellement à la demande de l’AS FAR, mais la pression monte, tant sur les réseaux sociaux que dans les médias sportifs africains. La finale s’annonce sous haute tension, avec en jeu non seulement le trophée, mais aussi la réputation de l’arbitrage africain.

  • Omar Daf en lice pour entraîner les Aigles du Mali

    Omar Daf en lice pour entraîner les Aigles du Mali

    Omar Daf, le candidat inattendu au poste de sélectionneur du Mali

    Omar Daf, entraîneur de football

    Le technicien sénégalais Omar Daf a déposé sa candidature pour diriger l’équipe nationale du Mali, selon les dernières informations relayées par plusieurs médias. Après son départ du club d’Amiens en France, il se positionne comme une option sérieuse pour devenir le nouveau sélectionneur des Aigles, en pleine reconstruction après une élimination précoce en Coupe d’Afrique des Nations.

    Un profil expérimenté en quête d’un nouveau défi

    Ancien international et entraîneur chevronné en club, Omar Daf a officié sur les bancs de Sochaux, Dijon et Amiens. Bien qu’il n’ait jamais dirigé une sélection nationale jusqu’à présent, son expérience en Ligue 1 et sa connaissance du football africain en font un candidat crédible. La Fédération malienne de football (FMF) examine actuellement plusieurs candidatures pour remplacer Tom Saintfiet, limogé après l’échec des Aigles en huitièmes de finale de la CAN.

    Une candidature sous haute surveillance

    La concurrence est féroce pour ce poste prestigieux. Plusieurs profils, dont certains issus de l’élite du football africain, sont en compétition pour prendre les rênes des Aigles. Omar Daf, grâce à sa notoriété et son expertise, se distingue parmi les prétendants. Cependant, la décision finale de la FMF pourrait intervenir dans un délai de quelques semaines seulement, selon les dernières estimations.

    Les Aigles du Mali en quête d’un nouveau départ

    Le Mali traverse une période charnière. Après une CAN décevante et un changement à la tête de la sélection, les attentes sont élevées. Un sélectionneur capable de fédérer et de redonner confiance à l’équipe sera déterminant. Omar Daf, avec son expérience et sa vision tactique, pourrait apporter cette dynamique nécessaire pour relancer les ambitions des Aigles sur la scène internationale.

  • Ligue des champions africaine : l’AS far dénonce la nomination de l’arbitre Ndala pour Maroc-Sénégal

    Ligue des champions africaine : l’AS far dénonce la nomination de l’arbitre Ndala pour Maroc-Sénégal

    ligue des champions africaine : la CAF sous le feu des critiques pour le choix de Ndala

    La Confédération africaine de football (CAF) a récemment désigné l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala pour diriger la finale aller de la Ligue des champions africaine opposant l’AS FAR (Maroc) à Mamelodi Sundowns (Afrique du Sud). Cette décision, prévue le 17 mai à Pretoria, suscite de vives réactions, notamment de la part du club marocain.

    Jean-Jacques Ndala, déjà en charge de la tumultueuse finale de la CAN 2025, est pointé du doigt depuis le match du 18 janvier à Rabat. Son arbitrage avait été jugé dépassé par les événements, déclenchant une polémique sur les réseaux sociaux et au-delà. Aujourd’hui, l’AS FAR conteste officiellement sa désignation.

    un déséquilibre dans la composition des arbitres ?

    Dans une correspondance officielle adressée à la CAF, l’AS FAR a exprimé son mécontentement. Le club marocain dénonce notamment un déséquilibre flagrant dans la composition des trios arbitraux entre les deux manches. Pour l’aller, les arbitres sont majoritairement de même nationalité que Jean-Jacques Ndala, tandis que pour le retour, prévu le 24 mai à Rabat, le staff est bien plus diversifié.

    Cette situation interroge sur la neutralité et l’équité du processus de désignation. Mamelodi Sundowns pourrait également partager ces réserves, selon les informations de Sport News Africa.

    le passif de Ndala au cœur des tensions

    L’AS FAR met surtout en avant le passif récent de Jean-Jacques Ndala, notamment sa gestion controversée de la finale de la CAN 2025. Le club marocain accuse l’arbitre d’avoir non seulement ignoré le règlement ce jour-là, mais aussi d’avoir contribué à une décision contestée. Rappelons que le Jury d’appel avait alors déclaré le Maroc vainqueur par forfait, en vertu des articles 82 et 84 du règlement de l’épreuve.

    Saisi par le Sénégal, le Tribunal arbitral du sport (TAS) doit maintenant trancher cette affaire. En attendant, la CAF se retrouve une nouvelle fois sous le feu des projecteurs, avec une décision qui divise l’opinion publique et les acteurs du football africain.

  • Théodore Holo salue le nouveau président béninois et ses promesses

    Théodore Holo salue le nouveau président béninois et ses promesses

    Un ancien président de la Cour constitutionnelle sous le charme de Romuald Wadagni

    Dans un entretien diffusé sur Bip Radio, Théodore Holo, figure emblématique du droit public au Bénin, a partagé son analyse enthousiaste à propos de la récente élection de Romuald Wadagni à la tête de l’État. Pour ce juriste reconnu, cette transition générationnelle représente une dynamique positive pour l’avenir du pays. Il met en avant l’équilibre recherché entre progrès infrastructurel et respect des libertés, deux éléments qu’il juge indispensables au développement national.

    Une vision gouvernementale prometteuse en matière de gouvernance

    Le professeur Théodore Holo souligne que le programme présidentiel de Romuald Wadagni s’articule autour de priorités stratégiques : gouvernance renforcée, dialogue politique constructif et renforcement de la sécurité. Selon lui, ces orientations sont de nature à consolider la stabilité institutionnelle et sociale du Bénin. Cependant, il rappelle que l’efficacité d’un mandat ne se mesure pas uniquement à l’aune des réalisations visibles.

    L’importance cruciale des droits citoyens et de la transparence

    L’ancien président de la Cour constitutionnelle insiste sur un aspect souvent négligé : la nécessité pour le pouvoir en place de placer les droits fondamentaux des citoyens au cœur de ses actions. Il rappelle que la confiance des populations ne s’obtient pas par des annonces, mais par des actes concrets et une écoute attentive des différents acteurs politiques. Cette approche, selon lui, est particulièrement cruciale après une période où certaines décisions ont suscité des contestations.

    Romuald Wadagni face à l’épreuve du quotidien

    Malgré les louanges adressées au nouveau président, Théodore Holo adopte une posture mesurée. Pour lui, c’est l’exercice effectif du pouvoir qui déterminera la véritable portée de ce mandat. Il confie ainsi : « Pour moi, c’est un bon président. Sera-t-il fidèle à ses engagements ? Je ne sais pas encore ».

    Le professeur Holo reconnaît que Romuald Wadagni, fort de son expérience passée au sein des hautes sphères de l’État, maîtrise parfaitement les mécanismes institutionnels. Toutefois, il l’exhorte à faire preuve de lucidité, à tirer les enseignements des erreurs antérieures et à opérer les réformes nécessaires. Sa capacité à instaurer un dialogue apaisé et à faire preuve d’humilité politique sera, selon lui, déterminante pour garantir une gouvernance sereine et durable.

    Des débuts prometteurs, mais à concrétiser sans délai

    En conclusion, Théodore Holo estime que les premières orientations du président Romuald Wadagni sont encourageantes. Il espère désormais leur mise en œuvre effective sur le terrain, dans un souci constant d’équilibre entre résultats tangibles et respect des principes démocratiques. Une attente qui reflète les défis majeurs qui attendent le nouveau locataire du palais présidentiel.

  • Côte d’Ivoire : une baisse des taxes pour stimuler le transport aérien

    Côte d’Ivoire : une baisse des taxes pour stimuler le transport aérien

    Une initiative gouvernementale audacieuse pour promouvoir l’aviation ivoirienne

    Le gouvernement ivoirien a adopté une mesure phare visant à dynamiser le secteur du transport aérien. Une réduction de 25 % sur les redevances applicables aux passagers a été officiellement instaurée, dans le but de renforcer la compétitivité d’Air Côte d’Ivoire et d’accroître l’accessibilité des voyages par voie aérienne.

    Cette décision s’inscrit dans une démarche volontariste, bien au-delà d’un simple ajustement fiscal. En allégeant significativement le fardeau des taxes aéroportuaires, les autorités ivoiriennes posent les bases d’une transformation structurelle du paysage aérien national.

    Les enjeux d’une telle mesure

    Le coût final d’un billet d’avion résulte souvent de l’addition de plusieurs composantes, dont une part substantielle correspond aux taxes et redevances. Contrairement aux idées reçues, ces fonds ne profitent pas directement aux compagnies aériennes, mais sont reversés à l’État et aux gestionnaires des aéroports.

    La réduction de ces frais ouvre ainsi deux perspectives majeures :

    • Un avantage pour les voyageurs : la baisse des taxes se répercute directement sur le prix des billets, rendant les voyages en avion plus abordables et favorisant leur démocratisation.
    • Un atout stratégique pour Air Côte d’Ivoire : en disposant d’une politique tarifaire plus avantageuse, la compagnie nationale peut mieux rivaliser avec les grands acteurs du secteur et augmenter son taux de remplissage.

    Abidjan, vers une nouvelle destination aérienne majeure

    Cette réforme s’inscrit dans une ambition plus large : positionner l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan comme un pôle central du transport aérien en Afrique de l’Ouest.

    Le gouvernement ivoirien a souligné l’importance de cette mesure : « La fiscalité aérienne, jusqu’alors jugée excessive, limitait considérablement la mobilité des citoyens ainsi que le développement de notre compagnie nationale. Grâce à cette réduction de 25 %, un frein majeur à la croissance est levé. »

    En rendant la destination Abidjan plus attractive pour les compagnies aériennes et les passagers, la Côte d’Ivoire ambitionne de capter une part accrue du trafic aérien régional et international.

    Les bénéfices attendus de cette réforme

    Cette initiative devrait avoir des répercussions positives sur plusieurs fronts :

    • Pour les voyageurs : des billets plus accessibles, favorisant ainsi les déplacements nationaux et internationaux.
    • Pour l’économie ivoirienne : un secteur aérien plus dynamique, générateur d’emplois et de croissance.
    • Pour l’ensemble de la région : une meilleure connectivité, renforçant le rayonnement d’Abidjan comme hub aérien ouest-africain.

    Synthèse des actions et objectifs

    Les mesures clés de cette réforme sont les suivantes :

    • Une diminution de 25 % des taxes aéroportuaires.
    • Un soutien direct à Air Côte d’Ivoire.
    • Une ambition affirmée de faire d’Abidjan un carrefour aérien régional.

    Les objectifs visés incluent :

    • Une réduction des coûts des billets d’avion.
    • Un renforcement de la compétitivité de la compagnie nationale.
    • Une transformation d’Abidjan en un hub stratégique pour le trafic aérien.

    Les principaux bénéficiaires de cette réforme sont :

    • Les passagers, ivoiriens et étrangers.
    • L’économie nationale.
    • Le rayonnement de la Côte d’Ivoire en Afrique de l’Ouest.