Catégorie : A la Une

  • Bénin et Togo : une alliance énergétique pour briser la dépendance électrique

    Bénin et Togo : une alliance énergétique pour briser la dépendance électrique

    Les gouvernements du Bénin et du Togo font face à une dépendance énergétique critique envers leurs fournisseurs extérieurs. Pour sécuriser leur approvisionnement et stimuler leurs zones industrielles, les deux pays renforcent leur collaboration en unissant leurs ressources et leurs stratégies. L’objectif ? Construire une autonomie électrique durable et réduire les risques liés aux coupures récurrentes.

    Un récent incident a confirmé l’urgence de cette démarche. Le 23 avril, l’incendie de la sous-station ghanéenne d’Akosombo a privé le réseau ouest-africain de 1 000 mégawatts, entraînant immédiatement l’arrêt des exportations vers le Togo et le Bénin. Ces coupures répétées illustrent une réalité implacable : en cas de crise, chaque nation privilégie d’abord ses propres besoins, laissant ses voisins dans l’incertitude.

    Les défaillances du Gazoduc ouest-africain en 2024 avaient déjà contraint le Togo à mobiliser 31 milliards de FCFA pour pallier le manque de gaz nigérian. Ces vulnérabilités partagées révèlent l’échec de la Communauté Électrique du Bénin (CEB), créée en 1968 mais limitée à un rôle de transporteur, sans capacité de production autonome.

    Adjarala : le projet phare pour une indépendance énergétique

    L’urgence n’est plus seulement technique, elle est désormais politique. La solution pourrait bien résider dans le barrage hydroélectrique d’Adjarala, situé sur le fleuve Mono. Ce projet, estimé à 266 milliards de FCFA, offrira une production stable de 147 mégawatts pendant trois décennies. En parallèle, il permettra d’irriguer 14 700 hectares de terres agricoles au Togo, renforçant ainsi la sécurité alimentaire et économique des deux pays.

    Cette initiative est vitale pour soutenir les ambitions industrielles des deux nations. La zone économique spéciale de Glo-Djigbé (Bénin), qui concentre plus d’1 milliard de dollars d’investissements dans la transformation du coton et de l’anacarde, ainsi que la plateforme d’Adétikopé (Togo), ne peuvent plus dépendre des aléas énergétiques extérieurs. Une intégration régionale renforcée leur permettrait de négocier avec plus de poids face aux investisseurs internationaux.

    Financer l’avenir avec l’épargne locale

    Face au retrait progressif des bailleurs de fonds internationaux des énergies fossiles, le Bénin et le Togo explorent des alternatives de financement. Les Caisses Nationales de Sécurité Sociale (CNSS) et les compagnies d’assurances, disposant de réserves importantes, pourraient jouer un rôle clé. L’émission d’obligations énergétiques communes, garanties par les deux États, permettrait de convertir cette épargne sociale en un moteur de développement pour les infrastructures régionales.

    Un rapprochement politique sans précédent

    La visite officielle du président béninois Romuald Wadagni à Lomé le 3 juin 2026 marque un tournant décisif. Le communiqué conjoint des deux gouvernements pose les bases d’une coopération économique et infrastructurelle renforcée. Leurs objectifs convergent : le Bénin prévoit d’injecter 100 mégawatts supplémentaires tous les deux ans, tandis que le Togo ambitionne d’atteindre l’accès universel à l’électricité d’ici 2030. Cet alignement politique offre une opportunité unique de concrétiser enfin une autonomie énergétique commune, tant attendue par les populations et les investisseurs.

  • Procès historique en rdc : le général Tshiwewe sous les projecteurs

    Procès historique en rdc : le général Tshiwewe sous les projecteurs

    Le général Christian Tshiwewe Songesa, ancien chef d'état-major des Forces armées de la RDC sous les présidences de Joseph Kabila et Félix Tshisekedi.

    Un événement judiciaire sans précédent secoue actuellement la République démocratique du Congo. Le général d’armée Christian Tshiwewe Songesa, figure majeure des Forces armées de la RDC (FARDC), se retrouve au cœur d’un procès qui marque l’histoire du pays. Ancien chef d’état-major général, son nom résonne comme un symbole des tensions politiques et militaires des deux dernières décennies.

    Un procès qui interroge l’histoire récente de la RDC

    L’audience, qualifiée d’exceptionnelle par les observateurs, met en lumière des questions complexes. Comment un militaire de haut rang, ayant servi sous deux présidences distinctes, se retrouve-t-il aujourd’hui devant les tribunaux ? Les débats s’articulent autour de son rôle dans la gestion des crises sécuritaires et des allégations de violations des droits humains durant son commandement.

    Les avocats de la défense soulignent les services rendus à la nation, tandis que le parquet évoque des manquements graves. Ce procès, qui s’étire sur plusieurs semaines, captive l’opinion publique congolaise et internationale, révélant les fractures d’un système où l’armée et la politique s’entremêlent.

    Les enjeux d’un procès historique

    Au-delà de la personne du général Tshiwewe, ce procès soulève des questions fondamentales sur l’indépendance de la justice en RDC et la responsabilité des hauts gradés. Les verdicts rendus pourraient redéfinir les relations entre l’État, l’armée et les citoyens.

    Les parties prenantes, qu’elles soient militaires, politiques ou civiles, attendent avec impatience les conclusions de cette affaire. Pour certains, il s’agit d’une nécessaire clarification, pour d’autres, d’une instrumentalisation politique. Une chose est sûre : ce procès entrera dans les livres d’histoire.

    Les réactions de la société congolaise

    Sur les réseaux sociaux et dans les rues de Kinshasa, les discussions vont bon train. Les jeunes générations, souvent critiques envers les figures du passé, y voient une opportunité de tourner la page. À l’inverse, les vétérans de l’armée défendent farouchement l’honneur de leur ancien supérieur, mettant en avant son engagement pour la stabilité du pays.

    Les médias locaux couvrent l’événement avec une intensité particulière, reflétant l’importance symbolique de cette audience. Les reportages se multiplient, analysant chaque détail, chaque témoignage, chaque rebondissement de cette affaire qui dépasse le cadre judiciaire.

    Les prochaines étapes

    Alors que le procès se poursuit, les observateurs s’interrogent sur les suites à donner. Une condamnation pourrait ouvrir la voie à des réformes profondes au sein des FARDC, tandis qu’un acquittement risquerait d’alimenter les tensions entre les différentes factions du pouvoir. Une chose est certaine : l’issue de ce procès laissera des traces durables dans le paysage politique et militaire congolais.

  • Bénin : un fonds d’un milliard de fcfa pour sauver des vies en urgence médicale

    Bénin : un fonds d’un milliard de fcfa pour sauver des vies en urgence médicale

    Une mesure historique pour briser les barrières financières en santé publique

    Le chef de l’État, Romuald Wadagni, a annoncé le déblocage d’un milliard de francs CFA destiné aux structures sanitaires publiques. Cette enveloppe exceptionnelle vise à instaurer une prise en charge intégrale et immédiate des urgences vitales, mettant ainsi fin à une pratique tragique : la perte de vies humaines faute de ressources financières disponibles au moment critique.

    Un engagement sans équivoque : soigner avant toute considération pécuniaire

    « La priorité absolue est de sauver des vies, les questions de paiement viendront ensuite ». Cette déclaration du président Romuald Wadagni résume l’ambition portée par cette initiative. En garantissant un financement permanent des urgences vitales – qu’il s’agisse d’accidents de la circulation, de complications obstétricales graves, de détresses respiratoires ou de crises cardiaques –, l’État béninois s’attaque à l’une des causes majeures de mortalité évitable dans le pays.

    Des chiffres qui illustrent l’ampleur du dispositif

    Bien que le nombre exact de bénéficiaires ne puisse être déterminé à l’avance – l’urgence étant par définition aléatoire –, les estimations permettent d’évaluer l’impact potentiel de cette mesure. Le coût moyen des actes d’urgence, incluant les premiers soins, les consommables médicaux et les interventions stabilisatrices, varie entre 25 000 et 100 000 francs CFA selon la gravité des cas. Ainsi, cette enveloppe d’un milliard de francs CFA devrait permettre de couvrir les besoins de 10 000 à 40 000 patients en situation de détresse vitale.

    Un filet de sécurité pour des milliers de ménages

    Au Bénin, une hospitalisation d’urgence peut plonger une famille entière dans une précarité durable. En supprimant l’obstacle financier au moment crucial, cette mesure protège non seulement les patients, mais aussi leurs proches. On estime que 50 000 à 200 000 personnes, indirectement concernées par ces urgences, bénéficieront d’une sécurité économique accrue. Finis les choix déchirants entre soins vitaux et survie financière : cette dotation agit comme un rempart contre l’endettement, la vente de biens essentiels ou, pire encore, le deuil.

    Libérer les soignants de leurs dilemmes éthiques

    Pour les professionnels de santé, cette réforme représente bien plus qu’un simple soulagement budgétaire. Elle leur rend leur mission première : soigner sans entrave. Trop souvent, médecins et infirmiers des hôpitaux publics se retrouvent contraints de retarder ou de refuser des soins par manque de moyens immédiats. Désormais, ils pourront se concentrer pleinement sur leur devoir humanitaire, sans être entravés par des considérations administratives.

    Cette avancée s’accompagne d’une vision claire : aucune vie ne doit être perdue en raison d’un manque de ressources au moment où chaque seconde compte. C’est cette conviction qui guide l’action du président Romuald Wadagni, déterminé à bâtir un système de santé à la fois performant et profondément humain.

    Un plan ambitieux pour une santé accessible à tous

    Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large, visant à transformer durablement le paysage sanitaire béninois. En complément de la dotation d’urgence, une enveloppe de 10 milliards de francs CFA a été allouée pour généraliser l’accès à l’eau potable et à l’électricité dans l’ensemble des centres de santé publics encore dépourvus de ces infrastructures essentielles.

    Ces deux mesures, combinées, marquent une étape décisive vers la réalisation de l’objectif national d’accès universel aux soins d’ici 2030. Elles illustrent une approche holistique, où l’efficacité médicale et la justice sociale ne sont plus dissociables. Le ministère de la Santé a désormais pour mission de déployer ces dispositifs avec rigueur, afin que chaque franc CFA investi se traduise, sur le terrain, par des vies sauvées et des familles préservées.

  • Réforme parlementaire africaine : Sonko plaide pour une UPA plus influente

    Réforme parlementaire africaine : Sonko plaide pour une UPA plus influente

    Lors de la 85ᵉ session du Comité exécutif de l’Union Parlementaire Africaine (UPA), le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Ousmane Sonko, a rencontré le président du Comité exécutif de l’institution, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge. Cette audience, organisée ce jeudi, a été l’occasion d’aborder les enjeux cruciaux auxquels l’Afrique est confrontée, notamment sur les plans politique, économique et sécuritaire.

    Les échanges ont porté sur les missions de l’UPA et les pistes pour renforcer son efficacité. Ousmane Sonko a souligné l’urgence de moderniser le fonctionnement de l’organisation afin d’accroître son influence dans les décisions politiques et institutionnelles du continent. Selon lui, une refonte structurelle est indispensable pour répondre aux attentes des populations africaines.

    Le président sénégalais a également insisté sur la nécessité d’une meilleure synergie entre les recommandations de l’UPA et les actions de l’Union africaine. Une coordination renforcée, a-t-il expliqué, permettrait d’harmoniser les politiques africaines et d’amplifier l’impact des initiatives en faveur du développement continental. Cette vision s’inscrit dans une démarche plus large visant à optimiser la gouvernance parlementaire pour un continent plus résilient.

    Cette rencontre s’inscrit dans un mouvement plus large, porté par les dirigeants africains, pour renforcer la coopération interparlementaire et promouvoir une gestion publique plus performante, au bénéfice des citoyens du continent.

  • Renforcement des liens ivoiro-béninois pour une afrique de l’ouest unie

    Renforcement des liens ivoiro-béninois pour une afrique de l’ouest unie

    Renforcement des liens ivoiro-béninois pour une afrique de l’ouest unie

    Les présidents Wadagni et Ouattara

    Ce jeudi 4 juin 2026, Abidjan a accueilli une visite officielle majeure. Le président Alassane Ouattara a reçu son homologue béninois, Romuald Wadagni, pour un sommet bilatéral axé sur le renforcement des alliances stratégiques entre la Côte d’Ivoire et le Bénin. Cette rencontre s’inscrit dans une volonté commune de consolider les relations diplomatiques et économiques entre les deux nations, tout en renforçant leur intégration au sein de l’espace ouest-africain.

    Des échanges centrés sur la coopération économique et régionale

    Lors de cet entretien, les deux chefs d’État ont passé en revue plusieurs axes prioritaires pour leurs pays respectifs. Parmi les thèmes abordés, l’intensification des échanges commerciaux occupe une place centrale. Les deux dirigeants ont souligné l’importance de lever les barrières douanières et d’harmoniser les politiques économiques pour faciliter les flux de marchandises et d’investissements entre Abidjan et Cotonou.

    Les discussions ont également porté sur des projets structurants dans les secteurs clés comme les infrastructures, l’énergie et les transports. La Côte d’Ivoire et le Bénin ont exprimé leur volonté de collaborer étroitement pour développer des corridors logistiques efficaces, notamment dans le domaine portuaire et ferroviaire. Ces initiatives visent à renforcer la compétitivité économique des deux pays et à positionner l’Afrique de l’Ouest comme un acteur majeur sur la scène internationale.

    Une vision commune pour la stabilité et la sécurité en Afrique de l’Ouest

    Au-delà des enjeux économiques, la rencontre a mis l’accent sur la nécessité d’une coopération renforcée face aux défis sécuritaires qui secouent la région. Les présidents Ouattara et Wadagni ont réaffirmé leur engagement en faveur de la stabilité politique et sociale en Afrique de l’Ouest. Ils ont insisté sur l’importance de mutualiser les efforts pour contrer les menaces transfrontalières, notamment le terrorisme et les tentatives de déstabilisation institutionnelle.

    Les deux dirigeants ont rappelé le rôle essentiel des mécanismes régionaux de solidarité, comme la CEDEAO, pour préserver la paix et la sécurité dans la sous-région. Ils ont salué les initiatives conjointes menées par les États africains pour renforcer les dispositifs de prévention et de réponse aux crises, tout en respectant la souveraineté des pays concernés.

    Une nouvelle dynamique dans les relations bilatérales

    Cette visite intervient dans un contexte de renouvellement politique au Bénin, marqué par l’élection de Romuald Wadagni. Elle marque le début d’une nouvelle phase dans les relations entre Abidjan et Cotonou, avec l’ambition de construire une feuille de route commune pour approfondir les partenariats stratégiques. Les deux parties ont exprimé leur détermination à promouvoir une croissance inclusive et partagée, au bénéfice des populations des deux pays.

    Les deux hommes d’Etat

    Les échanges ont également permis d’aborder les grands enjeux internationaux, où la Côte d’Ivoire et le Bénin partagent une vision commune pour une Afrique de l’Ouest plus intégrée, stable et prospère. Les deux dirigeants ont réitéré leur soutien aux initiatives panafricaines visant à renforcer la coopération continentale et à porter la voix de l’Afrique sur la scène mondiale.

    En conclusion, cette visite d’amitié et de travail confirme la volonté des deux pays de renforcer leur collaboration dans tous les domaines. Elle marque une étape importante dans la construction d’un partenariat solide et durable, essentiel pour relever les défis économiques et sécuritaires de la région.

  • États-Unis : suppression des visas depuis le Gabon à partir de 2026

    États-Unis : suppression des visas depuis le Gabon à partir de 2026

    Une décision majeure vient d’être annoncée par l’administration américaine : les demandes de visas pour les États-Unis ne seront plus acceptées au Gabon à compter de juin 2026. Cette mesure s’inscrit dans une volonté de restreindre l’accès aux visas pour les ressortissants de plusieurs pays africains.

    Désormais, seuls une quarantaine de pays du continent africain resteront habilités à traiter les dossiers de visa pour les États-Unis, contre une cinquantaine auparavant. Cette réduction drastique vise principalement à endiguer les flux migratoires irréguliers en provenance d’Afrique.

    Pour les Gabonais souhaitant se rendre aux États-Unis, cette nouvelle règle implique un déplacement obligatoire vers l’un des pays voisins encore autorisés. Le Cameroun (Yaoundé), le Togo (Lomé) ou la République démocratique du Congo (Kinshasa) deviendront les seules destinations possibles pour déposer leur demande.

    Cette mesure entraînera une hausse significative des coûts pour les candidats, entre les frais de transport, l’hébergement sur place et les éventuels frais administratifs supplémentaires.

  • Le Maroc et la colombie renforcent leur collaboration à l ONU pour la paix mondiale

    Le Maroc et la colombie renforcent leur collaboration à l ONU pour la paix mondiale

    Une alliance diplomatique au service de la stabilité internationale

    Le Maroc et la Colombie ont réaffirmé leur volonté commune de renforcer leur partenariat stratégique au sein des instances onusiennes dédiées à la préservation de la paix. Cette collaboration s’inscrit dans une dynamique visant à placer la consolidation de la sécurité mondiale au cœur des priorités des Nations unies.

    Un échange diplomatique à New York

    Dans la capitale américaine, le représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU, Omar Hilale, qui occupe également la présidence de la Commission de consolidation de la paix, a accueilli en visite officielle l’ambassadrice colombienne Leonor Zalabata Torres. Cette dernière assure actuellement la présidence du Conseil de sécurité pour le mois de juin 2026.

    Lors de cet entretien, les deux diplomates ont échangé sur les moyens de renforcer la synergie entre leurs institutions respectives. L’objectif ? Optimiser les mécanismes de prévention des conflits et favoriser une approche coordonnée pour résoudre les crises à l’échelle internationale.

  • Renforcer les liens entre Ouagadougou et belgrade : la serbie mise sur l’afrique

    Renforcer les liens entre Ouagadougou et belgrade : la serbie mise sur l’afrique

    Ouagadougou et Belgrade scellent une nouvelle phase de coopération renforcée

    Les relations entre le Burkina Faso et la Serbie prennent une nouvelle dimension avec une rencontre diplomatique majeure à Ouagadougou. Une délégation serbe conduite par Slavenko Ristic, président-directeur général de l’entreprise Tehnicki Remont Bratunac spécialisée en technologies de défense, a été reçue par les plus hautes autorités burkinabè. Parmi eux, Karamoko Jean Marie Traoré, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, et Bêbgnasgnan Stella Eldine Kabré/Kaboré, ministre délégué, ont échangé sur les perspectives de collaboration bilatérale.

    Cette visite officielle, centrée sur les secteurs stratégiques comme la défense, la sécurité et la formation professionnelle, s’inscrit dans une dynamique d’approfondissement des partenariats internationaux du Burkina Faso. La délégation serbe, venue explorer des opportunités de coopération, a été accueillie dans un climat d’ouverture et d’ambition partagée.

    une délégation de parlementaires serbes conduite par Slavenko Ristic, président de la Commission Défense et sécurité du parlement serbe

    La Serbie voit l’Afrique comme un partenaire incontournable du futur

    Slavenko Ristic a exprimé avec emphase l’intérêt stratégique de son pays pour le continent africain. « La vision du Président du Faso est claire et inspire notre engagement. L’Afrique représente l’avenir, et la Serbie souhaite activement y prendre part », a-t-il déclaré lors de cette audience. Le parlementaire serbe a également salué le leadership du Président Ibrahim Traoré, dont les orientations politiques suscitent une forte admiration en Serbie.

    Cette position reflète une volonté politique marquée de Belgrade de renforcer sa présence en Afrique, notamment dans les domaines de la sécurité et de la défense. La Serbie mise sur des partenariats gagnants-gagnants pour concrétiser cette ambition, tout en cherchant à mieux comprendre les réalités africaines au sein des institutions européennes.

    Slavenko Ristic, président-directeur général de Tehnicki Remont Bratunac

    Le Burkina Faso mise sur une diplomatie de diversification

    De son côté, le ministre burkinabè Karamoko Jean Marie Traoré a mis en avant la politique de diversification des alliances internationales du pays. « Nous recherchons des partenaires fiables pour bâtir des collaborations mutuellement avantageuses », a-t-il expliqué. Cette approche s’accompagne d’une attention particulière portée aux pays d’Europe de l’Est, considérés comme des acteurs clés dans cette stratégie.

    Le chef de la diplomatie burkinabè a présenté à ses interlocuteurs serbes la nouvelle vision portée par les autorités, insistant sur la nécessité de mieux faire connaître les enjeux africains au sein des instances européennes. Slavenko Ristic s’est engagé à relayer cette demande, promettant de porter la voix du Burkina Faso et du continent africain auprès des décideurs européens.

    Une étape clé dans le rapprochement Ouagadougou-Belgrade

    Cette rencontre s’inscrit dans un contexte où le Burkina Faso multiplie les initiatives pour élargir son réseau de partenaires stratégiques. La visite de la délégation serbe marque une avancée concrète dans le renforcement des liens entre les deux capitales, avec des discussions axées sur des projets concrets dans les secteurs de la sécurité et de la formation.

    Les échanges ont permis de souligner l’importance d’une coopération équilibrée et bénéfique pour les deux parties, tout en ouvrant la voie à de futures collaborations dans d’autres domaines d’intérêt commun.

  • Sénégal : les tensions économiques entre Sonko et Faye dévoilées

    Sénégal : les tensions économiques entre Sonko et Faye dévoilées

    Sénégal : les tensions économiques entre Sonko et Faye dévoilées

    Chérif Salif Sy
    Portrait officiel de Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko

    La révocation d’Ousmane Sonko de son poste de Premier ministre par Bassirou Diomaye Faye, actée le 23 mai 2026, ne relève pas d’un simple désaccord personnel. Elle reflète avant tout l’incompatibilité entre deux visions économiques radicalement opposées, pourtant portées par une même majorité politique. Deux ans après l’arrivée au pouvoir de Faye, suite à l’élection d’avril 2024, le gouvernement se fissure sur trois enjeux majeurs : la gestion de la dette publique, l’exploitation des ressources pétrolières et gazières, et la question cruciale du contrôle des capitaux engagés dans les projets nationaux.

    La dette, épicentre des désaccords

    Le clivage le plus marqué concerne la dette souveraine. En septembre 2024, Ousmane Sonko avait révélé l’existence d’un endettement dissimulé sous le précédent mandat, qualifié d’illégal. Les chiffres avancés par une mission du Fonds monétaire international en mars 2025 confirment l’ampleur du problème : près de 7 milliards d’euros de dettes non comptabilisées, portant l’encours total à plus de 100 % du PIB. Chaque année, le service de cette dette engloutit 5 500 milliards de francs CFA (soit 8,4 milliards d’euros), tandis que les besoins annuels de refinancement atteignent 6 000 milliards de francs CFA (9,1 milliards d’euros). La note du Sénégal a été abaissée à trois reprises en moins d’un an.

    Face à cette situation, deux approches radicalement différentes ont été défendues. Sonko a choisi de rendre public ce fardeau financier, en en faisant un argument central de sa communication. Il s’adressait directement aux citoyens, à la diaspora et à son électorat militant, refusant catégoriquement toute négociation avec les institutions internationales qui aurait pu être perçue comme une légitimation des erreurs passées. Faye, lui, a privilégié une stratégie inverse : ouverture de négociations avec le FMI dès novembre 2025, organisation d’un dialogue national en mai 2026, et recherche active de solutions concertées pour éviter un effondrement économique.

    Cette divergence n’était pas seulement théorique. Le programme d’aide initialement suspendu à hauteur de 1,55 milliard d’euros, la fermeture des marchés financiers internationaux et la menace d’un défaut de paiement en 2028 ont rendu la position de Sonko intenable sur le plan économique. Pourtant, elle restait un outil politique redoutable pour fédérer autour de son parti, le Pastef, et maintenir sa popularité.

  • Le Bénin, modèle africain de transparence budgétaire qui séduit le monde entier

    Le Bénin, modèle africain de transparence budgétaire qui séduit le monde entier

    Le Bénin, champion africain et mondial de la gouvernance budgétaire transparente

    Une performance historique vient d’être enregistrée en Afrique de l’Ouest : le Bénin s’impose désormais comme le leader continental et le deuxième pays mondial en matière de gouvernance budgétaire citoyenne. Cette distinction, décernée par l’Open Budget Survey, consacre plus d’une décennie de réformes ambitieuses et confirme l’émergence d’un modèle innovant pour le continent et au-delà.

    Cette reconnaissance internationale ne se limite pas à un simple classement : elle symbolise une révolution dans la gestion des finances publiques. En plaçant le citoyen au cœur du processus budgétaire, le Bénin redéfinit les standards de la transparence en Afrique. Mais comment un pays ayant démarré avec un score modeste de 39/100 en 2017 a-t-il pu atteindre près de 80/100 en 2023 ?

    Une ascension fulgurante portée par une volonté politique inébranlable

    L’ascension du Bénin sur l’échiquier mondial de la transparence n’a rien d’un hasard. Elle est le résultat d’une stratégie méthodique et d’une discipline budgétaire sans faille. Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

    • 2017 : 39/100 – un score modeste qui reflétait une gestion encore opaque des finances publiques.
      Une période de prise de conscience et d’amorce des changements structurels.
    • 2019 : 49/100 – le début d’une transformation tangible, avec les premiers signes d’une ouverture accrue.
      Les fondations d’une nouvelle culture administrative sont posées.
    • 2021 : 65/100 – l’entrée dans une nouvelle ère, où la transparence devient un réflexe institutionnel.
      Le
  • Nigériens : l’activiste nassirou bodo emprisonné pour ses prises de position contre la junte militaire

    Nigériens : l’activiste nassirou bodo emprisonné pour ses prises de position contre la junte militaire

    nigériens : l’activiste nassirou bodo emprisonné pour ses prises de position contre la junte militaire

    Un militant nigérien connu pour ses critiques acerbes envers la junte au pouvoir a été incarcéré à la prison de Niamey. Nassirou Bodo a été placé sous mandat de dépôt après avoir été présenté au parquet, selon les informations recueillies auprès des médias locaux. Cette décision survient dans un contexte de durcissement des mesures répressives à l’encontre des opposants au régime militaire en place depuis juillet 2023.

    Niger. L'activiste Nassirou Bodo écroué après des critiques contre la junte

    D’après les informations relayées par plusieurs sources locales, Nassirou Bodo est poursuivi pour « diffusion de données de nature à troubler l’ordre public ». Son arrestation fait suite à des publications sur les réseaux sociaux où il avait vivement dénoncé les actions de l’État, qualifiant de « violences sociales » les mesures prises par les autorités.

    un appel à la mobilisation citoyenne

    Dans une vidéo diffusée en début de semaine sur Facebook, l’activiste avait appelé les Nigériens à organiser des « actions de protestation et de désapprobation » contre ce qu’il considère comme des « violences étatiques ». Il a notamment évoqué « l’insécurité persistante dans plusieurs régions du pays », ainsi que « les déguerpissements forcés » des populations vivant à proximité de l’aéroport de Niamey. Ces opérations, justifiées par les autorités par la nécessité de lutter contre le risque terroriste, ont donné lieu à des destructions de logements jugées « injustes » par de nombreux observateurs.

    Le 29 janvier dernier, l’aéroport de Niamey avait été la cible d’une attaque revendiquée par l’État islamique au Sahel (EIS), renforçant les mesures de sécurité dans la capitale. Pourtant, les démolitions se poursuivent, suscitant de vives critiques au sein de la société civile.

    un climat répressif qui s’intensifie

    Depuis le coup d’État de juillet 2023, le Niger traverse une période de tensions accrues. Les autorités militaires, qui se sont emparées du pouvoir, ont durci leur politique envers les voix dissidentes. Plusieurs journalistes et militants ont été arrêtés, emprisonnés ou condamnés pour des motifs variés, allant de la diffamation à l’atteinte à la sécurité nationale.

    Selon les données disponibles, 13 journalistes ont été arrêtés en 2025 au Niger. Parmi eux, trois ont été libérés après plusieurs mois de détention, dont le correspondant de Deutsche Welle. Cependant, cinq autres professionnels des médias restent encore derrière les barreaux, selon les associations de défense de la presse.

    Parmi les figures emprisonnées figure également Moussa Tchangari, une personnalité de la société civile emprisonnée depuis décembre 2024. Il est poursuivi pour des chefs d’accusation incluant « apologie du terrorisme » et « atteinte à la sûreté de l’État ».

    Cette répression croissante contre les opposants et les médias indépendants alimente les craintes d’une restriction accrue des libertés fondamentales dans le pays.

  • Bénin et Togo : une nouvelle dynamique de partenariat sous le signe de la coopération renforcée

    Bénin et Togo : une nouvelle dynamique de partenariat sous le signe de la coopération renforcée

    Une visite historique pour relancer les relations bilatérales

    Une page importante vient d’être tournée entre le Bénin et le Togo. Romuald Wadagni, nouveau Président béninois, a effectué ce 3 juin une visite d’amitié et de travail à Lomé. Une rencontre qualifiée de « première tournée régionale » par la Présidence béninoise, mais présentée comme une invitation officielle par son homologue togolais, Faure Gnassingbé. Une chose est sûre : les deux États affichent une volonté commune de réinventer leur collaboration.

    Des liens historiques à renforcer pour un avenir commun

    Cette visite s’inscrit dans un contexte de « relations séculaires marquées par l’amitié, la fraternité et la solidarité ». Un communiqué conjoint publié à l’issue de l’entretien souligne la volonté des deux dirigeants de « consolider leur partenariat stratégique au service du développement et du bien-être de leurs populations ». Une ambition partagée, selon les termes mêmes des deux chefs d’État.

    « Les peuples béninois et togolais entretiennent des liens de voisinage et de coexistence harmonieuse depuis des générations », ont-ils rappelé. Une proximité qu’ils s’engagent à préserver et à renforcer, notamment à travers un dialogue politique permanent. Un outil jugé indispensable pour prévenir les tensions, favoriser la paix et renforcer la confiance mutuelle entre les deux nations.

    Économie et sécurité : les piliers d’une coopération ambitieuse

    Sur le plan économique, les échanges commerciaux entre les deux pays n’ont cessé de progresser. Une dynamique que les dirigeants entendent amplifier. Objectif : renforcer les infrastructures de connectivité, fluidifier les échanges transfrontaliers et attirer davantage d’investissements privés. Une stratégie visant à créer des complémentarités économiques durables.

    Côté sécurité, la menace terroriste et la criminalité transfrontalière restent des sujets de préoccupation majeurs. Face à ces défis, le Bénin et le Togo ont réaffirmé leur détermination à intensifier leur coopération sécuritaire. Cela passera notamment par un échange renforcé de renseignements et une meilleure sécurisation de leurs frontières communes.

    Vers une visite officielle au Bénin ?

    À l’issue de ce déplacement éclair, Romuald Wadagni a invité Faure Gnassingbé à effectuer une visite officielle au Bénin. Les modalités et la date de ce déplacement seront déterminées d’un commun accord par la voie diplomatique. Une première depuis dix ans, Faure Gnassingbé n’ayant jamais foulé le sol béninois sous la présidence de Patrice Talon.

    Cette rencontre marque ainsi un tournant dans les relations entre les deux pays. Une volonté claire de tourner la page et d’écrire ensemble un nouveau chapitre, plus ambitieux et plus solidaire.