Catégorie : A la Une

  • Visite officielle des forces armées marocaines en Mauritanie

    Visite officielle des forces armées marocaines en Mauritanie

    Rencontre historique entre les dirigeants militaires marocains et mauritaniens

    Le général Mohammed Berrid, inspecteur général des Forces armées royales (FAR) et commandant de la zone Sud, a été reçu en audience officielle, mardi à Nouakchott, par le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghezouani. Cette rencontre s’est tenue en présence de l’ambassadeur du Maroc à Nouakchott, Hamid Chabar, marquant un moment fort des relations bilatérales entre les deux pays.

    Quelques heures plus tard, le haut responsable militaire marocain s’est rendu au ministère mauritanien de la Défense pour un échange approfondi avec le ministre Hanana Ould Sidi. À l’issue de cet entretien, ce dernier a décerné, au nom du chef de l’État mauritanien, la médaille de l’Ordre national du mérite de grade de Commandeur au général Berrid.

    Renforcement des liens stratégiques entre le Maroc et la Mauritanie

    La journée s’est poursuivie avec la présidence conjointe, par le général Berrid et le chef d’État-major mauritanien, des travaux de la 6ème Commission militaire mixte. Cet événement a permis aux deux parties de dresser un bilan positif des collaborations militaires en cours entre les deux nations.

    Les échanges ont mis en lumière les résultats concrets issus de cette coopération, salués par les responsables présents. Ce partenariat est désormais considéré comme un modèle d’alliance stratégique dans la région, renforçant la stabilité et la sécurité mutuelles.

  • Une délégation conduite par l’inspecteur général des FAR effectue une visite de travail en Mauritanie

    Une délégation conduite par l’inspecteur général des FAR effectue une visite de travail en Mauritanie

    À cette occasion, le général de corps d’armée Mohammed Berrid, inspecteur général des Forces armées royales et commandant la zone Sud, a été reçu, mardi à Nouakchott, par le président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghezouani, en présence de l’ambassadeur du Royaume du Maroc à Nouakchott, Hamid Chabar, indique un communiqué de l’État-major général des Forces armées royales (FAR).

    Dans la même journée, le général de corps d’armée, inspecteur général des FAR s’est rendu au siège du ministère de la Défense où il a eu des entretiens avec le ministre de la Défense Hanana Ould Sidi qui lui a remis au nom du président de la République la médaille de l’Ordre national du mérite de grade de Commandeur.

    Par la suite, l’inspecteur général des FAR et commandant la Zone Sud et le chef d’État major des armées mauritanien ont co-présidé les travaux de la 6ème Commission militaire mixte.

    Les responsables militaires ont exprimé leur satisfaction quant au bilan positif de coopération caractérisant les relations militaires entre le Maroc et la Mauritanie, précise la même source, ajoutant qu’ils ont salué les résultats concrets issus de cette coopération fructueuse, qui représente un modèle de partenariat stratégique.

    Par Le360 (avec MAP)
    Le 08/04/2026 à 15h00
  • Visite officielle d’une délégation marocaine en Mauritanie pour renforcer les liens militaires

    Visite officielle d’une délégation marocaine en Mauritanie pour renforcer les liens militaires

    Rencontre au sommet entre les plus hautes autorités militaires marocaines et mauritaniennes

    Lors de cette visite officielle d’envergure, le général de corps d’armée Mohammed Berrid, inspecteur général des Forces armées royales (FAR) et commandant de la zone Sud du Maroc, a été chaleureusement accueilli, mardi à Nouakchott, par le président de la République islamique de Mauritanie, Mohamed Ould Cheikh El Ghezouani. Cette audience s’est déroulée en présence de l’ambassadeur du Royaume du Maroc en Mauritanie, Hamid Chabar.

    Cérémonie de remise d’une distinction honorifique

    Dans la foulée de cette rencontre, le général Mohammed Berrid s’est rendu au ministère de la Défense mauritanien, où il a été reçu par le ministre de la Défense, Hanana Ould Sidi. À cette occasion, ce dernier a remis, au nom du chef de l’État mauritanien, la médaille de l’Ordre national du mérite au grade de Commandeur au haut gradé marocain.

    Renforcement de la coopération militaire bilatérale

    L’après-midi, le général Mohammed Berrid, toujours accompagné de ses homologues mauritaniens, a présidé conjointement avec le chef d’État-major des armées de Mauritanie les travaux de la sixième session de la Commission militaire mixte. Les échanges ont porté sur l’évaluation des avancées enregistrées dans le cadre de la collaboration militaire entre les deux pays.

    Les participants ont souligné, avec satisfaction, les progrès significatifs réalisés dans ce domaine. Ils ont également salué la qualité des résultats obtenus, qualifiant cette coopération de modèle de partenariat stratégique dans la région.

  • La disparition de l’imam Mahmoud Barro : un silence préoccupant à Bobo-Dioulasso

    La disparition de l’imam Mahmoud Barro : un silence préoccupant à Bobo-Dioulasso

    Depuis une semaine, une profonde incertitude entoure le sort de l’imam Mahmoud Barro, figure religieuse marquante de Bobo-Dioulasso, la deuxième agglomération du Burkina Faso. Son absence, signalée depuis le 31 mars dernier, génère une vive émotion au sein de la communauté musulmane et de la société civile burkinabè, alimentée par des rumeurs d’enlèvement et l’absence de communication officielle. Cette situation délicate soulève de nombreuses interrogations dans le pays.

    Un calme inhabituel règne dans le quartier de l’imam Barro à Bobo-Dioulasso. Ses proches n’ont eu aucune nouvelle de lui depuis sept jours. Des témoignages concordants émanant de son cercle familial indiquent que le dignitaire religieux aurait été « enlevé » par des individus non identifiés. L’absence de revendication, combinée au calendrier de cette disparition, renforce l’opacité de l’affaire.

    Une vidéo critique comme catalyseur ?

    Jusqu’à récemment, Mahmoud Barro était considéré comme un soutien important des autorités de la Transition. Ses prises de position antérieures en faveur de la junte militaire au pouvoir à Ouagadougou en faisaient un allié stratégique au sein du paysage religieux national.

    Toutefois, cette période de collaboration semble avoir pris fin abruptement suite à la diffusion récente d’une vidéo sur les plateformes numériques. Dans ce document, l’imam s’exprimait avec une fermeté inattendue contre l’avant-projet de loi gouvernemental visant à réguler les pratiques religieuses au Burkina Faso.

    « Il a formulé des inquiétudes légitimes concernant la liberté de culte, mais son discours était particulièrement direct, » a confié une source locale anonyme. « Pour beaucoup, cette intervention a été perçue comme un dépassement des limites par ceux qui ne tolèrent aucune forme de désaccord. »

    Un climat de tension pour les voix critiques au Burkina Faso

    Cette mystérieuse disparition s’inscrit dans un contexte politique et sécuritaire tendu, marqué par une multiplication des signalements d’interpellations arbitraires ou de disparitions forcées à travers le territoire. Le cas de l’imam Barro est d’autant plus frappant qu’il concerne une personnalité qui, jusqu’alors, affichait une certaine conformité avec la ligne officielle.

    Pour le moment, les forces de sécurité n’ont émis aucune déclaration officielle concernant cette affaire. À Bobo-Dioulasso, l’attente se transforme progressivement en une frustration palpable. Les fidèles et diverses organisations de défense des droits humains réclament instamment la transparence et la libération immédiate du religieux, si son éventuelle détention par des services de l’État venait à être confirmée.

    Le Burkina Faso, engagé dans une lutte complexe contre le terrorisme, voit ses équilibres internes fragilisés par ces frictions entre le pouvoir central et certaines figures morales, dès lors que la critique s’invite dans l’espace public. L’affaire Mahmoud Barro pourrait ainsi constituer un enjeu majeur pour la stabilité sociale dans la région des Hauts-Bassins.

  • Pacte de sécurité transfrontalier : le bénin et le nigeria s’engagent contre le terrorisme

    Pacte de sécurité transfrontalier : le bénin et le nigeria s’engagent contre le terrorisme

    Une annonce capitale a marqué ce dimanche 5 avril 2026 : les états-majors du Bénin et du Nigeria ont, depuis Cotonou, officialisé la mise en place d’un mécanisme de coopération militaire renforcée. Ce partenariat stratégique représente un tournant décisif pour la stabilité régionale, visant à neutraliser les groupes armés terroristes actifs le long de leur frontière commune.

    Cette initiative est accueillie comme un véritable espoir par les populations du Septentrion. Les autorités militaires des deux nations, réunies pour élaborer une riposte plus efficace face à l’insécurité transfrontalière, ont franchi une étape majeure : celle du passage d’une simple surveillance à une stratégie d’offensive conjointe.

    Un rempart commun dans l’alibori et le borgou

    L’axe central de cet accord repose sur le déploiement immédiat de patrouilles coordonnées dans les départements de l’Alibori et du Borgou. Ces zones sont particulièrement exposées aux incursions de groupes armés, et jusqu’à présent, les forces de défense se heurtaient à la complexité des limites territoriales, un avantage exploité par les assaillants pour se replier d’un pays à l’autre.

    Désormais, ce qui était perçu comme une « zone grise » devient un espace d’intervention partagé. Des unités d’élite des deux armées mèneront des opérations synchronisées, permettant d’exercer une pression constante sur les réseaux logistiques des insurgés.

    Le renseignement : pilier essentiel de la collaboration

    Au-delà de la présence physique sur le terrain, cette alliance intègre une dimension technologique et humaine sans précédent :

    • L’échange de renseignements en temps réel : Création d’une cellule de liaison directe pour anticiper les mouvements suspects.
    • L’harmonisation des systèmes de communication : Assurer une interopérabilité complète pour une meilleure réactivité opérationnelle lors des engagements.
    • La surveillance aérienne partagée : Déploiement de dispositifs de reconnaissance pour quadriller les vastes étendues forestières et broussailleuses de la frontière.

    Un impact crucial pour les populations rurales

    Pour les observateurs locaux, l’impact de cette décision dépasse le cadre purement militaire. Depuis plusieurs mois, la pression terroriste a lourdement pesé sur l’économie rurale, entravant les activités agricoles et le commerce transfrontalier.

    « Cette alliance est le signal que l’État ne recule pas », confie un spécialiste des questions sécuritaires. « En sécurisant ces corridors, les deux nations ne font pas que réaffirmer l’autorité de l’État ; elles permettent également le retour de la sérénité nécessaire au développement local. »

    Vers une pacification régionale durable

    Alors que le Bénin s’apprête à vivre des échéances électorales cruciales, cette consolidation du verrou sécuritaire dans le nord témoigne d’une volonté de fer à protéger l’intégrité du territoire. En s’alliant au géant nigérian, le Bénin renforce son architecture de défense et adresse un message clair : la lutte contre l’obscurantisme se gagnera par la solidarité et l’action commune.

    Cette avancée majeure pourrait bien servir de modèle de coopération bilatérale pour d’autres pays de la sous-région, confrontés à des défis asymétriques similaires.

  • Chef junte Burkina Faso rejette démocratie et prolonge pouvoir

    Chef junte Burkina Faso rejette démocratie et prolonge pouvoir

    chef junte Burkina Faso rejette démocratie et prolonge pouvoir

    BFM I.H avec AFP
    Le chef de la junte au Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, à Ouagadougou le 15 octobre 2022
    La junte militaire au pouvoir au Burkina Faso a adopté une charte autorisant le capitaine Ibrahim Traoré, arrivé au pouvoir en septembre 2022 via un coup d’État, à se présenter aux élections présidentielle, législatives et municipales.

    Le capitaine Ibrahim Traoré, chef de la junte au Burkina Faso, a clairement indiqué le 2 avril lors d’un entretien télévisé que la démocratie n’était pas adaptée à son pays. « Il faut que les gens oublient la question de la démocratie, la démocratie c’est pas pour nous« , a-t-il affirmé sans détour. Il a ainsi confirmé sa volonté de maintenir le régime militaire en place.

    Ibrahim Traoré a accédé au pouvoir en septembre 2022 par un coup d’État, le deuxième en seulement huit mois pour le pays. cette prise de pouvoir a marqué le début d’une transition politique initialement prévue pour s’achever en juillet 2024 avec des élections nationales.

    plus d’élections en vue pour le moment

    Cependant, la junte a adopté une charte lui permettant de rester au pouvoir cinq années supplémentaires à partir de juillet 2024. cette nouvelle charte autorise également Ibrahim Traoré à se présenter aux prochaines élections présidentielle, législatives et municipales, prévues après cette période prolongée.

    En octobre 2025, le régime militaire a dissous la Commission électorale nationale indépendante (Céni). en février 2026, il a également suspendu l’activité de tous les partis politiques du pays, dont certains avaient déjà été interdits.

    « On ne parle même pas d’élections pour l’instant (…) il faut que les gens oublient la démocratie« , a réitéré Ibrahim Traoré lors de cette intervention télévisée. « Nous ne sommes pas dans une démocratie« , avait-il déjà déclaré en 2025. Le capitaine a accordé une longue interview de plus de deux heures à des journalistes locaux et internationaux, dont des représentants de la télévision publique italienne Rai et de la chaîne britannique Sky News, ce qui reste exceptionnel.

    restrictions accrues des médias internationaux

    Depuis son arrivée au pouvoir, le régime militaire, connu pour son hostilité envers les pays occidentaux et notamment la France, a multiplié les interdictions et suspensions à l’encontre de plusieurs médias internationaux. certains journalistes ont également été expulsés du territoire.

    Lors de cette conférence de presse, Ibrahim Traoré a également évoqué le cas de son prédécesseur, l’ex-lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba. cet officier, arrivé au pouvoir lors du premier coup d’État de janvier 2022, est actuellement poursuivi pour corruption et est suspecté d’avoir orchestré plusieurs tentatives de putsch. il a été récemment extradé vers Ouagadougou par le Togo à la demande des autorités burkinabè.

    « Un juge l’a déjà rencontré (…) il est désormais entre les mains de la justice« , a indiqué Ibrahim Traoré. Le Burkina Faso fait face depuis près d’une décennie à une insurrection jihadiste responsable de milliers de victimes.

    Ibrahim Traoré a également nié les accusations portées contre l’armée burkinabè et ses alliés, les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), selon lesquelles ils seraient responsables de la mort de civils. « Il n’y a pas de preuves« , a-t-il déclaré. il a précisé que la Russie, principal allié du régime, fournissait du matériel militaire mais que « personne ne forme l’armée burkinabè ». « Sur le terrain, ce sont les soldats burkinabè qui se battent« , a-t-il ajouté.

  • Ibrahim Traoré : pourquoi le Burkina Faso doit tourner le dos à la démocratie

    Ibrahim Traoré : pourquoi le Burkina Faso doit tourner le dos à la démocratie

    Le chef de l’État burkinabé, le capitaine Ibrahim Traoré, a déclaré lors d’une intervention télévisée que la démocratie était « mortelle » et que le peuple du Burkina Faso devait « l’oublier ». Selon lui, ce système politique ne serait pas adapté aux réalités africaines.

    Arrivé au pouvoir par un coup d’État il y a trois ans, le dirigeant avait initialement promis un retour à un régime démocratique pour juillet 2024. Cependant, à l’approche de cette date, la junte a annoncé une prolongation de son mandat pour une durée de cinq ans. Cette décision a été précédée en janvier par l’interdiction de tous les partis politiques, une mesure présentée comme nécessaire pour « reconstruire l’État ».

    On voit Ibrahim Traoré en gros plan, vêtu d'une tenue militaire beige et d'un béret rouge.

    « Les gens doivent oublier la question de la démocratie. La démocratie n’est pas pour nous », a insisté le capitaine Traoré. Pour illustrer son propos, il a cité l’exemple de la Libye, un pays voisin qui, après quatre décennies de régime autocratique sous Mouammar Kadhafi, a sombré dans le chaos suite à une intervention militaire occidentale. Il a soutenu que partout où les puissances occidentales tentent d’imposer la démocratie, le résultat est un « bain de sang ».

    Concernant la dissolution des partis, Ibrahim Traoré les a décrits comme des sources de division et incompatibles avec son projet révolutionnaire. « La vérité, c’est qu’en Afrique – ou du moins d’après ce que nous avons connu au Burkina –, un vrai homme politique est quelqu’un qui incarne tous les vices : un menteur, un flagorneur, un beau parleur », a-t-il déclaré.

    Sans proposer un modèle de gouvernance précis, le chef de la junte a affirmé vouloir développer une approche unique pour le pays. « Nous avons notre propre approche. Nous n’essayons même pas de copier qui que ce soit », a-t-il expliqué. Il a mis en avant la construction d’un nouveau système centré sur la souveraineté, le patriotisme et une mobilisation révolutionnaire, où les chefs traditionnels et les structures locales joueraient un rôle clé. Il a également insisté sur l’autonomie économique et militaire et la nécessité de travailler davantage pour rattraper le retard de développement.

    Sous sa direction, le gouvernement a réprimé la dissidence, ciblant l’opposition, les médias et la société civile. Certains critiques auraient même été enrôlés de force pour combattre les groupes islamistes. Malgré cela, sa vision panafricaniste et ses critiques de l’influence occidentale lui ont valu un soutien notable sur le continent.

    Le Burkina Faso, à l’instar de ses voisins le Mali et le Niger également dirigés par des régimes militaires, a rompu sa coopération avec les partenaires occidentaux, notamment la France, dans la lutte contre l’insurrection djihadiste qui sévit dans la région depuis une décennie. Ces trois pays se sont tournés vers la Russie pour un soutien militaire, mais la violence persiste.

    Un récent rapport de Human Rights Watch (HRW) a d’ailleurs révélé que plus de 1 800 civils ont été tués au Burkina Faso depuis l’arrivée au pouvoir d’Ibrahim Traoré en 2023. L’organisation attribue les deux tiers de ces décès à l’armée et à ses milices alliées, le reste étant le fait des groupes islamistes.

  • Le capitaine ibrahim traoré rejette la démocratie au Burkina Faso

    Le capitaine ibrahim traoré rejette la démocratie au Burkina Faso

    Portrait du capitaine Ibrahim Traoré en tenue militaire beige avec béret rouge, lors d'une interview télévisée.

    le dirigeant burkinabè remet en cause le modèle démocratique

    Lors d’une interview diffusée sur une chaîne nationale, le capitaine Ibrahim Traoré, à la tête du Burkina Faso depuis un coup d’État survenu en 2022, a tenu des propos sans équivoque : « La démocratie tue. Le peuple burkinabè doit l’oublier. » Ces déclarations, tenues lors d’un entretien en soirée, marquent un tournant dans sa politique intérieure.

    Affirmant que ce système politique n’était « pas fait pour l’Afrique », il a ajouté : « Regardez la Libye, c’est un exemple proche de nous. » Il fait référence à l’instabilité chronique qui a suivi la chute de Mouammar Kadhafi, dont le régime autoritaire avait pourtant garanti des services sociaux pendant des décennies avant son renversement lors d’une intervention occidentale.

    une promesse de retour à la démocratie abandonnée

    Initialement, Traoré s’était engagé à organiser un retour à l’ordre constitutionnel d’ici juillet 2024. Pourtant, deux mois avant cette échéance, la junte militaire a annoncé le prolongement de son mandat de cinq années supplémentaires. Une décision qui a suscité de vives critiques au sein de la communauté internationale.

    En janvier 2026, les autorités ont franchi une étape supplémentaire en interdisant tous les partis politiques, les qualifiant de « sources de division ». Cette mesure s’inscrit dans un vaste plan de « reconstruction de l’État », selon les termes officiels.

    une vision alternative critiquée

    Dans son discours, le chef de l’État a détaillé sa conception d’un nouveau système politique, fondé sur la souveraineté, le patriotisme et la mobilisation révolutionnaire. Il a insisté sur le rôle central des chefs traditionnels et des structures locales, excluant toute forme de copiage des modèles étrangers.

    « Un vrai homme politique en Afrique, surtout au Burkina Faso, n’est qu’un menteur, un flagorneur, un beau parleur », a-t-il lancé, rejetant ainsi toute légitimité aux formations partisanes traditionnelles. Il a également évoqué la nécessité d’une autonomie économique et militaire, estimant que des journées de travail standards ne suffiraient pas à relever les défis du pays.

    répression et soutien populaire

    Depuis son accession au pouvoir, Traoré a durci sa politique envers l’opposition, les médias et la société civile. Des rapports accusent son régime d’utiliser des détracteurs comme chair à canon dans le conflit contre les groupes armés islamistes. Pourtant, cette répression n’a pas entamé son image sur la scène panafricaine, où il est perçu comme un opposant farouche à l’influence occidentale.

    Son discours a trouvé un écho particulier auprès des juntes voisines, notamment au Mali et au Niger, qui ont rompu leurs partenariats militaires avec la France pour se tourner vers la Russie. Cependant, malgré ce changement d’alliance, l’insurrection jihadiste persiste dans la région.

    un bilan humain dramatique

    Un rapport de Human Rights Watch publié récemment révèle que plus de 1 800 civils ont perdu la vie au Burkina Faso depuis le coup d’État de 2023. L’organisation attribue les deux tiers de ces victimes aux forces armées et aux milices pro-gouvernementales, le reste étant imputé aux groupes armés.

    Ces chiffres illustrent l’ampleur des violences qui secouent le pays, malgré les promesses de stabilisation affichées par le régime. La situation reste donc sous haute tension, entre répression interne et défis sécuritaires persistants.

  • Le capitaine Ibrahim Traoré rejette la démocratie pour le Burkina Faso

    Le capitaine Ibrahim Traoré rejette la démocratie pour le Burkina Faso

    le capitaine Ibrahim Traoré rejette la démocratie pour le Burkina Faso

    Portrait du capitaine Ibrahim Traoré en uniforme militaire avec béret rouge

    Le capitaine Ibrahim Traoré, chef de l’État du Burkina Faso depuis trois ans, a clairement indiqué lors d’une interview télévisée que la démocratie n’avait pas sa place dans son pays. Dans un discours sans ambiguïté, il a affirmé que les Burkinabè devaient abandonner toute velléité démocratique, qualifiant ce système de « mortifère » pour la nation africaine.

    Lors de cette intervention, le jeune dirigeant de 38 ans a déclaré : « Les populations doivent tourner définitivement la page de la démocratie. Ce système ne nous convient pas. » Il a également ajouté que la plupart des Africains ne souhaitaient pas ce modèle imposé par l’Occident, tout en précisant que le Burkina Faso développerait une alternative propre à ses réalités.

    Cette prise de position intervient trois ans après le coup d’État qui a porté Traoré au pouvoir. À l’origine, la junte s’était engagée à rétablir l’ordre constitutionnel d’ici juillet 2024. Pourtant, deux mois avant cette échéance, les autorités militaires ont annoncé une prolongation de cinq ans de leur mandat, repoussant ainsi toute perspective de retour à la normale institutionnelle.

    En janvier dernier, le gouvernement a franchi une étape supplémentaire en interdisant tous les partis politiques, justifiant cette décision par la nécessité de « reconstruire l’État ». Les organisations dissoutes ont vu leurs biens transférés à l’administration publique, marquant une rupture radicale avec le paysage politique traditionnel.

    un rejet explicite des modèles occidentaux

    Traoré a développé sa vision dans une analyse comparative avec la Libye, citée comme exemple proche. Il a rappelé que le colonel Kadhafi, malgré son régime autoritaire, avait instauré des politiques sociales avant son renversement. « Regardez ce qui est arrivé à la Libye après l’intervention occidentale, a-t-il argumenté. Ce pays est aujourd’hui plongé dans le chaos, sans élections possibles et déchiré par des factions rivales. »

    Le capitaine burkinabè a systématiquement critiqué l’ingérence occidentale en Afrique, affirmant que chaque tentative de démocratisation s’accompagnait de violences et de déstabilisation. « Partout où l’Occident impose sa démocratie, le sang coule, a-t-il martelé. Nous refusons ce schéma préjudiciable. »

    Il a par ailleurs dressé un portrait sévère des politiciens africains, les décrivant comme des menteurs et des opportunistes incapables de servir les intérêts nationaux. « Un vrai homme politique au Burkina Faso, c’est un individu qui incarne tous les vices : un manipulateur, un flatteur, un parleur sans fond. »

    une nouvelle vision politique centrée sur la souveraineté

    Face au rejet de la démocratie, Traoré a esquissé les contours d’un système alternatif fondé sur trois piliers : la souveraineté nationale, le patriotisme et la mobilisation révolutionnaire. Il a insisté sur l’importance des chefs traditionnels et des structures locales comme fondements de ce nouveau modèle.

    L’autonomie économique et militaire constitue un autre axe central de sa stratégie. Le dirigeant a souligné la nécessité d’une main-d’œuvre plus engagée, rejetant les horaires de travail réduits (6 à 8 heures) jugés incompatibles avec les ambitions de développement du pays. « Nous devons travailler plus, travailler mieux, a-t-il déclaré. Le Burkina Faso ne rattrapera jamais les nations riches avec des journées de six heures. »

    Cette approche s’inscrit dans une dynamique plus large observée au Sahel. Les juntes du Mali, du Niger et du Burkina Faso, toutes dirigées par des militaires, ont rompu avec les partenaires occidentaux pour se tourner vers la Russie dans leur lutte contre les groupes jihadistes. Pourtant, malgré ce changement d’alliance, la violence persiste dans la région.

    des conséquences dramatiques sur la population

    Les mesures répressives mises en place par Traoré n’ont pas épargné les opposants, les médias critiques ou la société civile. Des détracteurs du régime auraient même été envoyés sur les lignes de front de la guerre contre les groupes islamistes, une pratique dénoncée par plusieurs organisations de défense des droits humains.

    Un récent rapport de Human Rights Watch révèle que plus de 1 800 civils ont péri au Burkina Faso depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Traoré en 2023. L’organisation attribue les deux tiers de ces décès aux forces de sécurité et aux milices pro-gouvernementales, le reste étant imputé aux groupes armés jihadistes.

    Malgré ce bilan humain lourd et une répression accrue, Traoré bénéficie d’un soutien significatif sur le continent. Son discours panafricaniste et son opposition frontale à l’influence occidentale lui valent une popularité croissante auprès de populations lassées des interventions étrangères.

  • Les conséquences coûteuses de la nouvelle orientation diplomatique du niger

    Les conséquences coûteuses de la nouvelle orientation diplomatique du niger

    L’avènement du CNSP au pouvoir a marqué un tournant radical dans la politique étrangère du Niger. Cette réorientation diplomatique, censée offrir une nouvelle liberté, est perçue par de nombreux observateurs comme une impasse. En choisissant de rompre avec ses partenaires historiques et de se désengager de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la junte militaire a fragilisé la solidarité et l’entraide régionales. Une situation d’autant plus préoccupante que la menace terroriste persiste et ne connaît pas de frontières, exigeant une coopération internationale renforcée.

    Ce repositionnement stratégique a conduit à l’établissement de nouvelles alliances, souvent jugées opaques et peu définies, en lieu et place des collaborations antérieures. En adoptant une posture d’isolement et en déclinant la participation à des forums régionaux cruciaux, le Niger se trouve désormais confronté à un isolement financier et à une diminution de son influence politique au sein de l’espace ouest-africain. Ce qui était initialement présenté comme un élan de souveraineté nationale se traduit, en réalité, par une gestion incertaine des affaires étrangères, dont le coût économique retombe lourdement sur le portefeuille des citoyens nigériens.

  • Crimes contre l’humanité au Burkina Faso : une crise humanitaire sous les projecteurs

    Crimes contre l’humanité au Burkina Faso : une crise humanitaire sous les projecteurs

    Crimes contre l’humanité au Burkina Faso : une crise humanitaire sous les projecteurs

    • L’armée burkinabè, ses milices alliées et un groupe armé affilié à Al-Qaïda ont causé la mort de plus de 1 800 civils et déplacé de force des dizaines de milliers de personnes depuis 2023.
    • La junte militaire au pouvoir est responsable de graves exactions, refuse d’engager des poursuites contre les auteurs des violences et restreint la diffusion d’informations pour masquer l’ampleur des souffrances civiles.
    • Les organisations régionales et les partenaires internationaux sont invités à collaborer avec les autorités du Burkina Faso pour mettre fin aux violations des droits humains et établir les responsabilités.

    Depuis 2023, l’armée du Burkina Faso, épaulée par des milices locales et un groupe armé lié à Al-Qaïda, a perpétré des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Ces actes, incluant des massacres massifs et des déplacements forcés, ont coûté la vie à plus de 1 800 civils et forcé des dizaines de milliers de personnes à quitter leurs foyers. Dans un rapport détaillé de 341 pages, intitulé « Personne ne pourra s’échapper » : crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Burkina Faso, l’organisation Human Rights Watch documente l’impact dévastateur de ce conflit sur les populations civiles, souvent ignoré à l’échelle mondiale.

    Les chercheurs ont analysé 57 incidents impliquant les forces armées, les milices des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) depuis le coup d’État de septembre 2022 ayant porté Ibrahim Traoré au pouvoir. Grâce à des entretiens avec plus de 450 personnes au Burkina Faso, au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Ghana et au Mali, ainsi qu’à l’examen de sources ouvertes, d’images satellites et de documents officiels, l’organisation a reconstitué les événements et identifié les commandants impliqués.

    Une junte militaire accusée de répression et de violations massives

    Sous la direction du président Ibrahim Traoré, la junte a instauré un climat de terreur en réprimant l’opposition politique, les mouvements de contestation pacifique et les médias indépendants. Ces mesures ont entravé la diffusion d’informations sur le conflit et ses conséquences, tout en favorisant l’impunité des responsables des exactions.

    L’insurrection lancée en 2016 par le GSIM et d’autres groupes armés islamistes a déclenché une série de violences dans la région du Sahel. Ces groupes ont tué des civils, pillé des biens et assiégé des villes, poussant l’armée burkinabè à mener des opérations de contre-insurrection brutales. Les deux camps, qu’il s’agisse des forces gouvernementales ou des groupes armés, ont systématiquement ciblé les civils, souvent accusés de soutenir l’ennemi, transformant les meurtres et les déplacements forcés en tactiques de guerre.

    Des massacres ciblant les communautés peules

    L’armée et les milices ont particulièrement visé les communautés peules, accusées de soutenir les groupes armés islamistes. Ces attaques ont conduit à des nettoyages ethniques dans plusieurs régions, comme en témoignent les événements suivants :

    • Décembre 2023 : Plus de 400 civils ont été tués lors d’une opération militaire près de la ville de Djibo, dans le nord du pays. Une survivante de 35 ans a raconté : « Mes deux filles sont mortes sur le coup. Mon fils de 9 mois et moi avons été grièvement blessés par les balles. Un milicien a ordonné : « Assurez-vous que personne ne respire avant de sortir. » »
    • Novembre 2023 : Treize civils peuls, dont six femmes et quatre enfants, ont été exécutés dans le village de Bassé. Un survivant de 41 ans a décrit les corps : « Tous les cadavres, sauf celui de mon fils, étaient regroupés dans la cour, les yeux bandés, les vêtements déchirés et les mains liées derrière le dos… criblés de balles. Mon fils était allongé sur le ventre, tué d’une balle dans la nuque. »

    Le GSIM : terreur et contrôle territorial

    Le GSIM, dirigé par Iyad Ag Ghaly (recherché par la Cour pénale internationale pour des crimes présumés au Mali entre 2012 et 2013), a également commis des atrocités. Le groupe a assiégé des dizaines de villes et de villages, bloquant l’accès aux biens et aux personnes, ce qui a provoqué des famines et des maladies. En août 2024, une attaque à Barsalogho a causé la mort d’au moins 133 civils, dont des dizaines d’enfants, accusés de soutenir les VDP. Un survivant de 39 ans a témoigné : « Les combattants ont tiré en continu, comme s’ils avaient des quantités illimitées de munitions. Les gens tombaient comme des mouches. Ils sont venus nous exterminer. Ils n’ont épargné personne. »

    Une impunité généralisée et des responsabilités à établir

    Les deux camps ont commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, notamment des homicides intentionnels, des attaques contre des civils, des pillages, des déplacements forcés et des violences sexuelles. Selon Human Rights Watch, le président Ibrahim Traoré, commandant suprême des forces armées, ainsi que six hauts commandants militaires, pourraient être tenus pour responsables de ces exactions au titre de la responsabilité de commandement. De même, quatre commandants du GSIM, dont Iyad Ag Ghaly, devraient faire l’objet d’enquêtes.

    Les victimes et leurs familles dénoncent un système judiciaire défaillant, où les institutions nationales ne garantissent ni justice ni accès à des recours. Les autorités minimisent ou nient les allégations d’abus, en particulier ceux commis par les forces gouvernementales et les milices, et refusent de mener des enquêtes crédibles.

    Appel à la justice internationale et à l’action des partenaires

    Les gouvernements internationaux, y compris les Nations Unies, l’Union africaine, l’Union européenne et les États-Unis, sont appelés à agir pour mettre fin aux cycles de violence et d’impunité. Human Rights Watch recommande d’imposer des sanctions ciblées contre les commandants responsables et d’ouvrir un examen préliminaire devant la Cour pénale internationale pour examiner les crimes présumés perpétrés par toutes les parties depuis septembre 2022.

    Philippe Bolopion, directeur exécutif de Human Rights Watch, a déclaré : « L’ampleur des atrocités commises au Burkina Faso est stupéfiante, tout comme le manque d’attention mondiale portée à cette crise. Le monde doit reconnaître l’ampleur de ces violences afin qu’il y soit mis un terme. Les organismes régionaux et les gouvernements partenaires devraient coopérer avec les autorités du Burkina Faso pour s’attaquer aux graves violations commises par toutes les parties et établir les responsabilités. »

  • Attaque djihadiste au Niger : seize civils tués dans la région de Tillabéri

    Attaque djihadiste au Niger : seize civils tués dans la région de Tillabéri

    Une attaque djihadiste a endeuillé le département de Banibangou, situé dans la région de Tillabéri au Niger, vendredi dernier. Seize civils ont été abattus par des hommes armés, mettant fin à plusieurs mois de calme relatif dans cette zone frontalière avec le Mali.

    Cette région de l’ouest du Niger, réputée pour sa proximité avec des zones sous influence djihadiste, a été le théâtre d’une violence meurtrière. Les groupes armés actifs dans cette zone incluent l’État islamique au Sahel ainsi que le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, affilié à Al-Qaïda.