Catégorie : A la Une

  • Gennaro Gattuso nommé entraîneur de la Lazio

    Gennaro Gattuso nommé entraîneur de la Lazio

    La Lazio a officialisé l’arrivée de Gennaro Gattuso sur son banc. L’ancien milieu de terrain, qui a manqué de peu la qualification de l’Italie pour la Coupe du monde 2026, fait son retour en Serie A.

    Gattuso avait déjà dirigé Naples de 2019 à 2021. Ce nouveau défi avec le club romain marque une nouvelle étape dans la carrière de l’entraîneur italien.

  • Décès de ‘maman kamto’, figure militante du mrc au Cameroun

    Décès de ‘maman kamto’, figure militante du mrc au Cameroun

    D’après des proches, elle a succombé ce lundi 22 juin 2026 à un accident vasculaire cérébral (AVC), le troisième en quelques mois.

    Le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) est en deuil. Une de ses militantes les plus emblématiques, connue sous le surnom affectueux de « Maman Kamto », est décédée. C’est lors d’une manifestation devant le siège du parti à Grand Moulin, à Douala, qu’elle avait été révélée au grand jour en 2025. Ce jour-là, Maurice Kamto, de retour d’une tournée européenne, avait été empêché par les forces de l’ordre d’accéder à la représentation régionale de son parti.

    Les militants rassemblés avaient alors exprimé leur colère. « Maman Kamto », un rameau de paix à la main, s’était dressée face aux policiers, incarnant la résistance. Elle était également connue pour ses visites régulières aux prisonniers politiques arrêtés lors de la crise post-électorale. Un hommage lui sera rendu dans les prochains jours.

  • Cédeao : la réforme constitutionnelle du Togo jugée illégitime

    Cédeao : la réforme constitutionnelle du Togo jugée illégitime

    Les autorités togolaises subissent un revers juridique sans précédent à l’échelle régionale. La Cour de justice de la CEDEAO a rendu une décision claire : la révision constitutionnelle adoptée en mars 2024 a été menée en totale contradiction avec les principes démocratiques et les règles constitutionnelles en vigueur.

    Cette sentence représente une défaite cuisante pour le gouvernement de Lomé, qui avait jusqu’alors cherché à légitimer cette réforme en la présentant comme un processus conforme aux normes républicaines. Or, la position adoptée par les magistrats ouest-africains vient saper la crédibilité d’un texte déjà largement contesté depuis son entrée en vigueur.

    L’initiative de ce recours émane du Front « Touche Pas À Ma Constitution », soutenu par des organisations citoyennes et des forces politiques attachées aux valeurs démocratiques. Leurs représentants avaient saisi la juridiction communautaire pour dénoncer une modification constitutionnelle imposée sans consultation préalable et davantage conçue pour renforcer le contrôle des institutions que pour servir l’intérêt général.

    Selon les requérants, cette décision de justice confirme l’exclusion délibérée de la volonté populaire au profit d’une manœuvre politique visant à pérenniser l’influence d’un pouvoir en place depuis des décennies. Ils rappellent que les citoyens togolais subissent, depuis plusieurs années, un resserrement des libertés publiques et une aggravation des tensions liées aux dérives institutionnelles.

    Ce jugement relance par ailleurs une réflexion sur le devenir des institutions du pays. Plusieurs associations de la société civile exigent désormais l’arrêt immédiat de la mise en œuvre de cette réforme et réclament l’ouverture d’un dialogue politique inclusif, seul susceptible de rétablir un climat de confiance entre les gouvernants et la population.

    Cette affaire dépasse le simple cadre juridique pour révéler les tensions structurelles qui traversent le Togo. Elle souligne également les critiques récurrentes envers un système politique marqué, depuis près de six décennies, par la domination d’une même famille. Pour de nombreux analystes, seule une refonte des institutions, fondée sur le respect de l’État de droit et la primauté de la souveraineté nationale, permettra de consolider durablement la stabilité et la légitimité des pouvoirs publics.

  • Niger : l’insécurité persiste malgré l’alliance avec la Russie

    Niger : l’insécurité persiste malgré l’alliance avec la Russie

    Trois ans après avoir opéré un virage stratégique en se rapprochant militairement de la Russie, le Niger peine toujours à contenir l’escalade des violences jihadistes. Initialement présentée comme une solution pour restaurer la sécurité nationale, cette alliance n’a pas permis de freiner l’intensification des attaques ciblant les forces de défense et de sécurité.

    Les récentes offensives coordonnées contre plusieurs positions militaires ont révélé l’ampleur des défis sécuritaires auxquels le pays est confronté. Des sources internes confirment qu’au moins 265 soldats nigériens ont péri en seulement trois jours, un bilan parmi les plus lourds jamais enregistrés dans l’histoire récente du pays.

    L’entrée en scène d’instructeurs russes et le retrait progressif des partenaires occidentaux n’ont pas suffi à inverser la tendance. Au contraire, les observateurs notent une aggravation significative de la situation sécuritaire depuis 2023. Les données compilées par le projet ACLED révèlent une année 2023 marquée par 225 attaques, un chiffre comparable à celui de 2022, mais accompagné d’une hausse alarmante de 27 % du nombre de victimes.

    Les perspectives se sont encore assombries ces derniers mois. Selon le rapport 2026 d’ACAPS, les violences contre les populations civiles ont atteint un pic historique en 2025, avec plus de 700 décès enregistrés, soit un doublement des pertes humaines par rapport à 2023.

    Les régions de Tillabéri, Tahoua ainsi que les zones frontalières partagées avec le Mali et le Burkina Faso restent sous la menace constante d’insurrections perpétrées par des factions liées à l’État islamique et au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM). Plusieurs opérations d’envergure ont marqué cette période sombre : plus de 60 militaires tués à Tabatol en octobre 2023, 23 soldats tombés dans une embuscade à Tillabéri en mars 2024, ainsi que des attaques répétées contre des convois, des localités et des infrastructures militaires.

    Ces événements soulèvent des interrogations légitimes quant à l’efficacité réelle du nouveau partenariat sécuritaire adopté par le Niger. Malgré les engagements des autorités militaires à « reconquérir le territoire », la menace jihadiste persiste avec une intensité accrue, mettant à l’épreuve les capacités opérationnelles des forces nigériennes.

  • Après dix ans d’absence, Shell scelle son retour au Gabon

    Après dix ans d’absence, Shell scelle son retour au Gabon

    Dix ans après avoir cédé ses actifs terrestres et quitté le pays, la major britannique Shell s’apprête à revenir au Gabon. Un accord stratégique vient d’être signé avec les autorités, ouvrant une nouvelle page pour le secteur pétrolier national.

    Ce protocole d’accord (MoU) a été paraphé par Thomas Praeger, responsable de l’exploration et des nouvelles opportunités chez Shell, et Clotaire Kondja, ministre du Pétrole. L’objectif est de relancer la prospection dans un bassin sédimentaire riche mais encore mal connu.

    Un vaste potentiel offshore à explorer

    L’accord ne prévoit pas une reprise immédiate de la production. Il met en place une phase d’évaluation approfondie du potentiel en hydrocarbures de plusieurs blocs offshore. Les eaux gabonaises renferment des ressources considérables, notamment dans les zones maritimes profondes.

    Pour Shell, ce retour s’inscrit dans une stratégie de renouvellement de ses réserves à court et moyen terme avec des actifs de grande qualité. De son côté, Libreville mise sur l’expertise technique et la puissance financière de la major pour redynamiser un secteur extractif qui reste le poumon de l’économie, malgré les efforts de diversification.

    Le bassin gabonais attire de nouveau les géants pétroliers

    En revenant au Gabon, Shell rejoint un cercle dynamique d’acteurs de premier plan. Le pays d’Afrique centrale réussit à séduire à nouveau les supermajors mondiaux, à l’image d’ExxonMobil et de BP, également attirés par le potentiel sous-marin gabonais. Cette convergence d’intérêts montre que, malgré les évolutions du marché et la transition énergétique, le sous-sol gabonais conserve une compétitivité indéniable.

    Pour le gouvernement, l’enjeu est de transformer ces accords d’évaluation en contrats de partage de production fermes. Si les données sismiques s’avèrent positives, le Gabon pourrait connaître un second souffle pétrolier indispensable pour renforcer sa position dans le golfe de Guinée.

  • Le Maroc renforce son poids à l’Union africaine avec neuf postes stratégiques

    Le Maroc renforce son poids à l’Union africaine avec neuf postes stratégiques

    Le Maroc a décroché neuf postes de responsabilité au sein des institutions de l’Union africaine, se positionnant comme le premier bénéficiaire du groupe régional nord-africain. Cette attribution marque une nouvelle avancée dans l’influence croissante du royaume au sein de l’organisation panafricaine.

    Depuis son retour dans l’UA en 2017, Rabat multiplie les initiatives pour accroître son rôle sur le continent. Ces nominations sont le fruit d’une stratégie diplomatique soutenue qui a convaincu les États membres de la fiabilité de l’engagement marocain.

    Le Maroc hérite de responsabilités dans des organes clés : gouvernance, réforme institutionnelle, migrations, affaires juridiques, développement économique et politique environnementale. Parmi ces postes, le royaume occupe la vice-présidence du comité ministériel chargé de coordonner les candidatures africaines aux organisations internationales, lui donnant un poids accru dans la représentation du continent sur la scène mondiale.

    Rabat obtient également la vice-présidence du bureau supervisant les contributions des États membres et le calcul des quotes-parts, le plaçant au cœur des discussions financières de l’Union. Sur le plan technique, le Maroc intègre les comités de la justice et des affaires juridiques, ainsi que celui du développement économique, du tourisme, du commerce, de l’industrie et des ressources minérales.

    Au sein du Comité des représentants permanents (COREP), le royaume est nommé vice-président de la sous-commission des réformes institutionnelles et prend la présidence de celle des affaires environnementales. Il siège aussi à la sous-commission des droits de l’homme, de la démocratie et de la gouvernance. Le Maroc est également choisi pour siéger au conseil d’administration du Centre continental des migrations, avec des experts marocains participant directement aux travaux.

    La migration devient ainsi un axe majeur de l’engagement marocain. Les dirigeants africains saluent la vision du roi Mohammed VI, qui promeut une stratégie basée sur la solidarité, la responsabilité partagée et des solutions de développement plutôt que sécuritaires.

    Ces nominations interviennent alors que le Maroc intensifie sa participation aux grandes initiatives continentales, notamment la Zone de libre-échange continentale africaine, les projets de connectivité régionale et les programmes d’intégration économique. Les observateurs soulignent que ces résultats reflètent des années d’efforts diplomatiques, avec des partenariats économiques et politiques élargis dans des domaines comme l’investissement, les infrastructures, la sécurité alimentaire, la coopération énergétique et la diplomatie religieuse.

    Pour le Maroc, ces neuf postes ne sont pas une simple présence symbolique. Ils placent le royaume dans plusieurs des instances décisionnelles les plus influentes de l’UA, lui permettant de participer directement à la définition des priorités et de l’orientation future de l’organisation. Ce succès confirme que le retour du Maroc au sein de l’Union africaine s’est transformé en une stratégie d’influence institutionnelle, Rabat s’imposant comme un acteur diplomatique et économique majeur et un pont entre l’Afrique et ses partenaires internationaux.

  • Gabon : le vrai test de la lutte anticorruption

    Gabon : le vrai test de la lutte anticorruption

    Quel est le niveau réel de corruption au Gabon ?

    Du 29 juin au 1er juillet 2026, Libreville accueillera une mission d’experts internationaux envoyés par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Leur objectif : évaluer les dispositifs que le Gabon a mis en place pour prévenir la corruption et récupérer les avoirs illicites, dans le cadre du deuxième cycle d’examen de la Convention des Nations Unies contre la corruption (CNUCC).

    Cet événement pourrait passer inaperçu dans l’actualité, ce qui serait une grave erreur. La lutte contre la corruption est un cheval de bataille essentiel, et cette évaluation représente une opportunité pour les citoyens de se pencher sur cette question cruciale.

    Ce qu’est réellement le 2e cycle CNUCC

    Ratifiée par le Gabon en 2007, la CNUCC impose des engagements concrets en matière de transparence, de contrôle des institutions, de protection des lanceurs d’alerte et de recouvrement des avoirs détournés. Le mécanisme d’examen par les pairs, mené avec le Tchad et la Libye, évalue la mise en œuvre de ces obligations et formule des recommandations.

    Après un premier cycle (2010-2015) axé sur l’incrimination et la coopération judiciaire, le deuxième cycle porte sur deux enjeux majeurs : la prévention de la corruption et la récupération des biens mal acquis.

    Quelles actions concrètes ont été mises en œuvre dans ce domaine ?

    Moins d’un an après le Coup de la libération du 30 août 2023, l’organe censé lutter contre la corruption semblait quasiment inutile. Aujourd’hui encore, les Gabonais questionnent sa raison d’être. Quels avoirs ont été recouvrés ? Quelles personnes ont été poursuivies ? Beaucoup se demandent si la Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (CNLCEI) n’est pas un organe inutile.

    Le 11 juillet 2025, un atelier de vulgarisation du code éthique s’est tenu à Libreville, réunissant institutions et partenaires pour renforcer l’intégrité publique. Où en est ce code ? Est-il effectif dans les administrations ?

    Le 27 février 2026, deux nouveaux rapporteurs de la CNLCEI ont prêté serment devant la Cour de cassation de Libreville, conformément aux exigences de la loi. Preuve que l’institution fonctionne et se renouvelle, mais leurs actions restent invisibles et les résultats se font attendre.

    Enfin, le 13 mai 2026, la CNLCEI, avec l’appui de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), a tenu des assises sur la « bonne gouvernance, le partage de bonnes pratiques et le renforcement institutionnel ». Une initiative qui témoigne d’une volonté de formation et d’ancrage dans les standards internationaux. Cependant, la bonne gouvernance ne se mesure pas au nombre d’ateliers, mais à la réduction effective de la corruption, à la sanction des abus et à la confiance des citoyens.

    Soyons justes, mais lucides.

    Depuis la transition, la CNLCEI a vu ses pouvoirs élargis, des dispositions constitutionnelles consacrent la transparence, et les mécanismes de déclaration de patrimoine ont été étendus. À Vienne, lors de la 17e session du Groupe d’examen de la CNUCC, la délégation gabonaise a présenté les avancées : meilleure convergence interadministrative, appropriation des instruments de l’ONUDC et posture de coopération multilatérale.

    Il est lucide de constater que ces évolutions restent éparses, sans architecture d’ensemble. Le Gabon ne dispose toujours pas d’un plan national de lutte contre la corruption structuré, avec une stratégie intégrée, une feuille de route chiffrée ou un mécanisme de suivi-évaluation indépendant. Des instruments existent mais fonctionnent en silos.

    La mission d’évaluation qui débute envoie un signal positif, dans un contexte régional où plusieurs États refusent de soumettre leurs dispositifs à un regard extérieur. Mais une posture d’ouverture ne suffit pas.

    Ce que nous devons reconnaître avec lucidité

    Coopérer avec les évaluateurs est un minimum. On attend désormais une coopération franche et transparente, qui mette à nu les pratiques gangrénant l’administration. Les indicateurs internationaux restent préoccupants et la culture administrative gabonaise, héritée de décennies de tolérance envers les conflits d’intérêts et les marchés de gré à gré (93,25 % des marchés publics passés sans appel d’offres), demeure ancrée.

    Le Gabon se maintient dans la partie inférieure des classements de perception de la corruption, bien qu’il ait gagné deux points depuis 2024. Les institutions de contrôle souffrent de moyens insuffisants et d’une indépendance théorique. La justice tarde sur des dossiers emblématiques, et les actifs transférés à l’étranger ne font l’objet d’aucun mécanisme de recouvrement effectif.

    Doit-on conclure que le Gabon est encore à la traîne en matière de lutte contre la corruption ? L’évaluation à venir nous le dira.

    Nous ouvrons cette semaine une mini-campagne de sensibilisation sur la corruption à l’endroit de nos concitoyens.

  • Rapatriement des réfugiés rwandais en RDC : 8 394 déjà rentrés, cap sur 10 000 retours volontaires en 2026

    Rapatriement des réfugiés rwandais en RDC : 8 394 déjà rentrés, cap sur 10 000 retours volontaires en 2026

    La République démocratique du Congo (RDC), le Rwanda et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) ont fait le point, lundi 22 juin 2026 à Addis-Abeba, sur le processus de rapatriement volontaire. Les trois partenaires se félicitent des avancées enregistrées depuis 2025 et entendent accélérer les retours dans les mois à venir.

    Selon le communiqué conjoint publié à l’issue de cette réunion ministérielle tripartite de haut niveau, 8 394 réfugiés rwandais vivant en RDC ont été rapatriés vers leur pays d’origine depuis janvier 2025. Sur ce total, 2 347 sont rentrés au Rwanda depuis le début de l’année 2026. Les parties saluent ces chiffres et fixent un objectif ambitieux : 10 000 rapatriements volontaires d’ici la fin de l’année 2026.

    Le volet concernant le retour des réfugiés congolais installés au Rwanda reste à concrétiser. Pour y parvenir, les participants ont convenu qu’à compter d’octobre 2026, la RDC définira des zones de retour prioritaires, sur la base des enquêtes d’intention de retour et des informations fournies par le Rwanda.

    Kinshasa, Kigali et le HCR ont également décidé d’organiser des réunions transfrontalières trimestrielles formelles, en présentiel ou en visioconférence, la première étant prévue en septembre 2026. L’objectif est de renforcer la coordination et le suivi de la mise en œuvre du rapatriement volontaire.

    D’autre part, les trois parties ont choisi d’utiliser le point de passage frontalier de Kamanyola (Sud-Kivu, RDC) – Bugarama (Rwanda) pour faciliter le retour volontaire, sûr et digne de plus de 3 600 réfugiés rwandais dispersés dans le sud de la province du Sud-Kivu. La RDC s’engage à aménager des voies de transit pour permettre aux candidats au retour de rejoindre ce point de passage depuis différentes localités.

    Le Rwanda, de son côté, poursuivra le rapatriement volontaire des réfugiés rwandais en RDC, en tenant compte du contexte sanitaire régional, notamment les directives relatives à la maladie à virus Ebola. Les parties réaffirment leur confiance dans le rôle du HCR en tant qu’acteur neutre, impartial et humanitaire mandaté pour rechercher des solutions durables aux déplacements forcés.

    Cette réunion s’inscrit dans le cadre des accords tripartites signés le 17 février 2010 sur le rapatriement volontaire des réfugiés congolais et rwandais, ainsi que dans le respect des conventions internationales (Convention de 1951, Protocole de 1967, Convention de l’OUA de 1969). La question des réfugiés reste au cœur des discussions entre Kinshasa et Kigali, et figure dans les processus de paix de Washington et de Doha, sans que leur mise en œuvre n’ait encore produit de résultats concrets sur le terrain.

    Les trois partenaires ont convenu de poursuivre ce cadre de concertation et de tenir une nouvelle réunion ministérielle tripartite en juin 2027, dont la date et le lieu seront communiqués ultérieurement par voie diplomatique.

  • Nayala : le ministre Sana évalue la sécurité et soutient les forces combattantes

    Nayala : le ministre Sana évalue la sécurité et soutient les forces combattantes

    Sur ordre du président Ibrahim Traoré, le ministre de la Sécurité Mahamadou Sana s’est rendu ce dimanche dans la province du Nayala pour une mission d’évaluation. L’objectif était d’analyser la situation sécuritaire, d’encourager les troupes déployées sur le terrain et d’écouter les préoccupations des habitants.

    Cette visite visait à mesurer l’évolution du contexte sécuritaire, à motiver les forces engagées et à recueillir les doléances des populations locales.

    Accompagné du gouverneur de la région des Bankui et des autorités administratives, le ministre a d’abord rencontré les chefs coutumiers de Toma, puis les responsables administratifs et les chefs de service de la province.

    Les échanges ont mis en évidence plusieurs défis persistants, notamment dans la santé et l’éducation, ainsi que des difficultés de mobilité pour les agents publics dans certaines localités.

    Lors de sa tournée, Mahamadou Sana a également rencontré les Forces de défense et de sécurité (FDS), les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), les Dozos et les forces vives. Il leur a transmis les félicitations du président et du gouvernement pour les résultats obtenus en matière de sécurisation et le retour progressif des populations dans des villages auparavant affectés par l’insécurité.

    Le ministre a salué le courage, l’engagement et le professionnalisme des forces combattantes, les exhortant à maintenir leur vigilance, leur discipline et leur cohésion. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération entre les populations et les forces de sécurité pour consolider les acquis de la lutte antiterroriste.

    Dans les communes de Kougny et de Gassan, les habitants ont exprimé leur satisfaction face aux efforts des autorités pour rétablir la sécurité et favoriser la réinstallation des villages.

    Au terme de sa visite, Mahamadou Sana s’est déclaré satisfait de l’amélioration de la situation sécuritaire dans le Nayala et de la qualité de la collaboration entre les populations et les forces combattantes. Il a réaffirmé la détermination du gouvernement à poursuivre les actions pour un retour durable de la paix et de la stabilité dans la province et sur l’ensemble du territoire national.

  • Maroc : neuf postes clés à l’Union africaine pour Rabat

    Maroc : neuf postes clés à l’Union africaine pour Rabat

    Rabat assoit davantage son influence au sein de l’Union africaine en décrochant neuf postes de responsabilité dans plusieurs instances stratégiques. Réformes, financement, migration, environnement : le Royaume s’impose comme un acteur incontournable de la gouvernance continentale.

    Le Maroc renforce son empreinte à l’Union africaine (UA) et démontre une nouvelle fois sa capacité à peser sur les équilibres institutionnels du continent. À l’issue des consultations régionales en Afrique du Nord, Rabat a obtenu neuf postes à responsabilité dans des organes et structures clés de l’organisation panafricaine. Cette progression traduit à la fois la confiance accordée par les partenaires africains et la montée en puissance de sa diplomatie sur les grands dossiers continentaux.

    Cette séquence institutionnelle place le Maroc en tête des pays nord-africains dans la répartition des responsabilités négociées au niveau régional. Elle intervient alors que l’UA mène plusieurs chantiers majeurs : réforme de ses organes, consolidation de sa gouvernance, financement, intégration économique, gestion des migrations et défis environnementaux.

    Une présence renforcée dans les instances décisionnelles

    Parmi les postes obtenus, le Maroc occupera la vice-présidence du Comité ministériel chargé des candidatures africaines dans le système international. Cette instance joue un rôle crucial dans la coordination des positions africaines et la promotion des candidatures du continent dans les organisations multilatérales. Pour Rabat, ce poste constitue un levier supplémentaire pour améliorer la représentation de l’Afrique dans les espaces de décision mondiaux.

    Le Maroc exercera également la vice-présidence du Bureau des barèmes des contributions et de l’évaluation des quotes-parts des États membres. Derrière son aspect technique, ce dossier touche à un enjeu sensible : le financement de l’UA. La question des contributions nationales est essentielle pour renforcer l’autonomie financière de l’organisation, améliorer la prévisibilité de ses ressources et soutenir ses programmes. Ces deux responsabilités placent Rabat au cœur de sujets structurants pour l’avenir de l’UA.

    Réformes, droit et économie au programme

    Le Maroc siégera également dans deux Comités techniques spécialisés, espaces importants d’élaboration des politiques publiques africaines. Le premier porte sur la justice et les affaires juridiques ; le second sur le développement économique, le tourisme, le commerce, l’industrie et les ressources minières. Cette double présence reflète l’intérêt du Royaume pour des chantiers au cœur de l’agenda continental.

    Sur le plan juridique, l’UA cherche à renforcer ses cadres normatifs, harmoniser les approches et accompagner les États dans la consolidation de leurs institutions. Sur le terrain économique, les enjeux sont tout aussi décisifs : intégration commerciale, industrialisation, valorisation des ressources naturelles, développement du tourisme et diversification des économies africaines sont des leviers essentiels pour la transformation du continent.

    Pour le Maroc, cette participation s’inscrit dans la continuité d’une diplomatie africaine axée sur la coopération concrète, les partenariats sectoriels et la construction de passerelles économiques entre les pays. Engagé dans plusieurs initiatives régionales et continentales, Rabat entend continuer à contribuer aux débats sur les modèles de développement, la compétitivité africaine et la création de chaînes de valeur régionales.

    Le COREP, un espace stratégique pour l’action marocaine

    La présence marocaine sera également renforcée au sein des sous-comités du Comité des représentants permanents (COREP). Ce dernier joue un rôle déterminant dans le fonctionnement quotidien de l’UA : préparation des décisions, suivi des dossiers techniques et coordination permanente entre les États membres et les organes de l’organisation.

    Dans ce cadre, Rabat assumera la vice-présidence du Bureau du Sous-comité chargé des réformes institutionnelles. Ce dossier est crucial pour l’UA, engagée depuis plusieurs années dans un processus de rationalisation de ses structures, d’amélioration de son efficacité et de clarification de ses priorités. Le Royaume présidera également le Sous-comité chargé des questions environnementales.

    Cette responsabilité intervient dans un contexte marqué par l’intensification des effets du changement climatique en Afrique, continent particulièrement exposé aux sécheresses, inondations, dégradation des sols et pression sur les ressources en eau. Le Maroc siégera aussi comme membre du Sous-comité des droits de l’Homme, de la démocratie et de la gouvernance, lui permettant de participer aux discussions sur le renforcement institutionnel, l’État de droit et les mécanismes africains de gouvernance.

    La migration, un domaine où le Maroc capitalise sur son expérience

    Autre responsabilité significative : le Royaume a été désigné membre du Conseil d’administration du Centre continental sur la migration. Des experts marocains seront également mis à disposition pour contribuer aux travaux de cette structure. Cette nomination consacre le rôle reconnu du Maroc dans la gouvernance migratoire africaine et prolonge un engagement porté au plus haut niveau de l’État.

    Depuis plusieurs années, Rabat défend une approche africaine de la migration fondée sur la solidarité, l’humanisme et la responsabilité partagée. Cette vision met l’accent sur la dignité des migrants, la coopération entre pays d’origine, de transit et de destination, ainsi que sur le lien entre mobilité humaine, développement et stabilité. La présence du Maroc au sein du Centre continental sur la migration permettra de renforcer cette contribution et de partager une expérience nationale souvent citée dans les débats africains. Elle confirme que la question migratoire reste l’un des domaines où le Royaume dispose d’une légitimité particulière au sein de l’UA.

  • Partenariat Maroc-Chine : le royaume mise sur la diplomatie économique pour séduire les industriels

    Partenariat Maroc-Chine : le royaume mise sur la diplomatie économique pour séduire les industriels

    Pékin a été, durant une semaine, le théâtre d’une accélération majeure du partenariat stratégique sino-marocain. Portés par une ambition commune de réindustrialisation, le ministre délégué à l’Investissement, Karim Zidane, et l’ambassadeur du Maroc en Chine, Abdelkader El Ansari, ont multiplié les sollicitations auprès des géants chinois lors de la 4e Exposition internationale des chaînes d’approvisionnement (CISCE).

    Le message est limpide, coordonné et résolument ambitieux : le Royaume entend désormais s’imposer comme le hub industriel incontournable entre l’Europe, l’Afrique et l’espace atlantique. Fort d’une dynamique d’investissement historique, avec 381 projets approuvés pour un montant global de 580 milliards de dirhams et une progression des flux financiers chinois — les investissements directs étrangers ayant atteint 2 milliards de dirhams en 2025 —, l’ambassadeur a réaffirmé que le Maroc est prêt pour une nouvelle étape. S’adressant aux opérateurs économiques, il a rappelé que le partenariat scellé en 2016 par le Roi Mohammed VI et le président Xi Jinping n’est pas une simple déclaration d’intention, mais un véritable moteur de croissance tangible.

    Une offre industrielle globale et des infrastructures de classe mondiale

    La force du plaidoyer marocain ne repose plus seulement sur la main-d’œuvre ou les avantages fiscaux, mais sur une proposition de valeur complète. Le Royaume propose un écosystème où la connectivité exceptionnelle, portée par des infrastructures de premier plan comme Tanger Med ou les ports de Nador et Dakhla, transforme le Maroc en une porte d’entrée logistique idéale. À cela s’ajoute un accès privilégié aux marchés internationaux grâce à plus de 56 accords de libre-échange et un rôle central dans la ZLECAf, permettant aux entreprises chinoises de franchir les barrières douanières pour atteindre plus d’un milliard de consommateurs. Ce socle est renforcé par un ancrage sectoriel solide dans l’automobile, l’aéronautique, la mobilité électrique et les énergies renouvelables, autant de domaines où la complémentarité sino-marocaine s’impose comme une évidence industrielle.

    Dans cette dynamique, le ministre Karim Zidane a mis l’accent sur le concept de « partenariat triangulaire ». Pour lui, le Maroc ne se résume pas à une destination pour l’exportation ; il est un partenaire clé pour l’industrialisation de l’Afrique. Le modèle est clair : la Chine apporte la technologie et les capitaux, tandis que le Maroc offre son expertise, sa stabilité politique et son influence continentale pour transformer durablement le tissu industriel africain. Cette vision s’inscrit pleinement dans les préparatifs du Mondial 2030, où les chantiers d’infrastructures et de mobilité durable ouvrent des perspectives inédites aux groupes chinois.

    Pour Abdelkader El Ansari, l’enjeu est désormais de transformer cette confiance grandissante, déjà illustrée par la présence d’une centaine d’entreprises chinoises sur le sol marocain, en un ancrage industriel durable et profond. À Pékin, le Maroc ne se contente plus de vanter ses mérites ; il pose les jalons d’un avenir où le « Made in Morocco » devient un prolongement naturel des chaînes de valeur mondiales, confirmant que le Royaume est, plus que jamais, le trait d’union stratégique d’un monde en reconfiguration.

  • Tensions politiques à Kinshasa : l’Angola en première ligne face à tshisekedi

    Tensions politiques à Kinshasa : l’Angola en première ligne face à tshisekedi

    Le président angolais João Lourenço (à droite) en entretien avec son homologue congolais Félix Tshisekedi lors d’un sommet diplomatique à Luanda en janvier 2026
    • et
      Stanis Bujakera Tshiamala

    Résumé
    • AFC
    • M23
    • João Lourenço
    • Joseph Kabila
    • Félix Tshisekedi