Catégorie : A la Une

  • Rdc : Michel Moto déclare Félix Tshisekedi meilleur chef depuis l’indépendance

    Rdc : Michel Moto déclare Félix Tshisekedi meilleur chef depuis l’indépendance

    Invité du Space live organisé samedi par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, le député national Michel Moto Muhima a réservé des louanges appuyées au président Félix Tshisekedi, tout en rattachant son soutien à la révision constitutionnelle à la nécessité de lui offrir les moyens d’aller encore plus loin.

    « Félix Antoine Tshisekedi est le meilleur chef de l’État que notre nation a connu depuis l’indépendance, et je peux le prouver. En six, sept ans, le bilan du chef de l’État dépasse tout ce qui a été fait avant. Tout est là : économique, politique, sécuritaire, social, diplomatique, infrastructures. En sept ans, ce qui s’est passé dans ce pays ne s’est pas passé durant les dix-huit dernières années, ni durant les trente-deux années avant. Il faut reconnaître à l’homme son époque », a-t-il déclaré.

    Poursuivant son intervention, l’élu a ajouté que le président Tshisekedi a donné un essor à l’économie congolaise et a dynamisé l’entrepreneuriat local. Tout en reconnaissant qu’il reste des défis, il a estimé que le chef de l’État peut faire mieux avec une Constitution améliorée. « C’est pourquoi nous disons : allons-y. Mettons ça devant la population, le souverain primaire, qu’il se prononce par un oui ou par un non, et nous prendrons acte », a-t-il conclu.

  • Jeunes commerçants du Burkina Faso : ensemble pour une économie patriotique solide

    Jeunes commerçants du Burkina Faso : ensemble pour une économie patriotique solide

    L’Association des jeunes commerçants du Burkina Faso a tenu, le samedi 20 juin 2026 à Ouagadougou, un rassemblement national sur le thème « De la parole à l’action : bâtir une économie patriotique forte au Burkina Faso ». Cette initiative visait à offrir un espace de dialogue aux acteurs du commerce afin d’identifier les obstacles du secteur et d’envisager des pistes pour accroître leur impact sur le développement économique du pays.

    Les échanges ont porté principalement sur la formalisation des entreprises, le renforcement des capacités des jeunes commerçants et la promotion d’un entrepreneuriat mieux structuré.

    Ismaël Sawadogo, président de l’association, a souligné que cette rencontre reflète la détermination des jeunes commerçants à s’unir autour de buts communs et à instaurer un lieu permanent de concertation.

    « L’objectif est de nous unir et de mettre en place un cadre d’échanges pour examiner les diverses difficultés rencontrées dans le commerce actuel et trouver des solutions adaptées », a-t-il déclaré.

    Un temps fort de la journée a été une session de formation consacrée à la formalisation des entreprises. Pour les organisateurs, cette étape est cruciale dans un contexte économique en mutation constante.

    Selon Ismaël Sawadogo, les jeunes commerçants doivent peu à peu intégrer le secteur formel pour tirer parti des opportunités liées aux marchés publics, aux dispositifs de financement et aux programmes d’appui.

    « Il est nécessaire que les acteurs quittent progressivement l’informel pour le formel en se procurant les documents requis pour l’exercice de leurs activités. C’est ainsi qu’ils pourront accéder à davantage de débouchés et participer pleinement au développement du Burkina Faso », a-t-il insisté.

    Plusieurs préoccupations ont été soulevées par les participants, notamment l’accès difficile aux espaces commerciaux et les contraintes administratives liées à l’obtention des documents de formalisation.

    Le président de l’association a plaidé pour un soutien renforcé aux jeunes entrepreneurs, afin de simplifier les démarches et de favoriser l’expansion de leurs activités.

    Roland Achille Sow, parrain de la cérémonie, a salué cette initiative et rappelé l’importance de la formalisation pour la pérennité des entreprises.

    Le président de la délégation consulaire de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso à Ouagadougou a noté qu’une entreprise bien structurée bénéficie de meilleures perspectives de croissance, d’accès aux financements et de transmission aux générations futures.

    « Les chiffres sont préoccupants : près de huit entreprises sur dix disparaissent après leur fondateur. La question est simple : faut-il accepter de disparaître après quelques années ou construire des entreprises solides capables de traverser les générations ? », a-t-il affirmé.

    Il a également réitéré l’engagement de la Chambre de commerce à soutenir toutes les initiatives favorisant la formalisation des activités économiques, un axe prioritaire de son plan d’action.

    À travers cette rencontre, les jeunes commerçants burkinabè ont réaffirmé leur volonté de mieux s’organiser, de renforcer leurs compétences et de jouer pleinement leur rôle dans l’édification d’une économie nationale plus robuste, plus compétitive et plus résiliente.

    Pour les participants, l’avenir du commerce burkinabè repose sur une meilleure structuration du secteur, un dialogue permanent entre les acteurs économiques et un appui accru des institutions publiques et consulaires.

  • Alioune sarr en France : la diaspora au cœur du nouveau pacte territorial

    Alioune sarr en France : la diaspora au cœur du nouveau pacte territorial

    De Paris à Massy en passant par Creil, le président de l’Alliance pour le Sénégal mobilise les Sénégalais de l’étranger autour d’une nouvelle alliance entre territoires, diaspora et souveraineté.
     
    Dans le cadre de sa tournée européenne, M. Alioune SARR, leader du Parti Alliance pour le Sénégal / Andando Ngir Senegaal (APS/ANS), a multiplié les échanges avec la communauté sénégalaise établie en France. L’objectif : partager sa vision du Sénégal futur et renforcer les liens entre les territoires et ceux qui vivent hors du pays.
     
    Le dirigeant est allé à la rencontre de ses compatriotes dans les foyers et les familles sénégalaises. Il s’est rendu au Foyer Les Mûriers, dans le 20ᵉ arrondissement de Paris, ainsi qu’à Massy dans l’Essonne. Là, il a dialogué avec de nombreux Sénégalais sur les défis du pays, leurs attentes et les opportunités de développement offertes par les différentes régions.
    Ces rencontres ont permis à Alioune SARR d’écouter directement les préoccupations des Sénégalais de France, mais aussi de recueillir leurs propositions pour contribuer davantage au développement économique, social et territorial du Sénégal.
     
    Une forte mobilisation à Creil
     
    La tournée s’est poursuivie à Creil, dans l’Oise, en région Hauts-de-France. Les Sénégalais de cette localité se sont massivement mobilisés autour de la vision portée par l’Alliance pour le Sénégal.
    La réunion était présidée par Mme Amy Faye, responsable politique du parti en France. Elle a rassemblé les Sénégalais de Creil et des environs autour des orientations du président Alioune SARR et du projet politique de l’APS.
    Dans son discours, Mme Faye a salué l’engagement du leader auprès de la diaspora et rappelé l’importance pour les Sénégalais de l’extérieur de prendre une part active à la construction du Sénégal de demain.
    L’assistance – composée de responsables associatifs, de travailleurs, d’étudiants, d’entrepreneurs et de familles sénégalaises – a manifesté un vif intérêt pour les propositions autour du développement territorial, de l’investissement productif et de la souveraineté économique.
     
    Un message fort à la classe politique
     
    À travers les échanges menés durant cette tournée, Alioune SARR a réaffirmé sa conviction que le Sénégal a besoin d’un nouveau modèle de gouvernance fondé sur le dialogue, la responsabilité et la construction collective.
    Pour le président de l’APS, les enjeux du développement national dépassent les clivages partisans et exigent une mobilisation de toutes les forces vives de la Nation. « Nous pouvons être adversaires politiques, mais nous ne devons jamais être ennemis de la République. »
    Il a ainsi invité l’ensemble des acteurs politiques à privilégier les solutions, l’intérêt national et le développement économique au-dessus des querelles de positionnement.
     
    Les limites du modèle centralisé
     
    L’un des principaux enseignements de cette tournée est la nécessité de repenser les politiques publiques à partir des réalités des territoires.
    Selon Alioune SARR, plusieurs décennies de développement excessivement centralisé ont montré leurs limites, en concentrant investissements et opportunités dans quelques grands centres urbains. « Quand tout se décide au centre, les territoires attendent. Quand les territoires décident et agissent, le pays avance. » Pour lui, le Sénégal doit désormais s’appuyer davantage sur ses collectivités territoriales afin de faire émerger une croissance mieux répartie et plus inclusive.
     
    Dakar et les territoires : une même ambition nationale
     
    Refusant toute opposition entre Dakar et le reste du pays, Alioune SARR a développé une vision fondée sur la complémentarité des territoires. « Dakar est le cœur du Sénégal, mais les territoires en sont les poumons. Aucun pays ne peut respirer pleinement avec un seul poumon. C’est ensemble, dans la complémentarité de tous nos territoires, que nous construirons un Sénégal souverain, prospère et équilibré. » Selon lui, le développement du Sénégal ne peut être durable que si chaque territoire est mis en capacité de valoriser ses ressources, de créer des emplois et d’attirer des investissements.
    « Quand Dakar bat plus fort et que les territoires respirent mieux, c’est tout le Sénégal qui grandit. »
     
    Notto Diobasse Smart City, un modèle pour les territoires
     
    S’appuyant sur l’expérience de Notto Diobasse Smart City, Alioune SARR a présenté ce programme comme une illustration concrète du potentiel de transformation des territoires.
    Selon lui, le développement du Sénégal passera par la création de pôles territoriaux de production, d’innovation, de formation, d’industrialisation et de services. « Le Sénégal ne se développera pas de Dakar vers les territoires. Il se développera des territoires vers Dakar. »
    Pour le président de l’APS, chaque territoire doit devenir un moteur de développement national et contribuer à la création de richesse collective.
     
    La terre comme capital de développement
     
    Au cours des échanges, Alioune SARR a également insisté sur la nécessité de changer de regard sur le foncier.
    Pour lui, la terre constitue un capital stratégique qui doit être valorisé au profit des générations présentes et futures. « Un hectare n’a pas de valeur parce qu’il est vendu. Il a de la valeur parce qu’il est développé. » Comparant la vente de terres non valorisées à l’exportation de matières premières brutes, il a plaidé pour une logique de transformation créatrice d’emplois et de richesse.
    « Les nations riches ne vendent pas leurs ressources. Elles les transforment. » « Vendre la terre, c’est consommer l’avenir. Développer la terre, c’est construire l’avenir. »
     
    La diaspora, partenaire stratégique du développement
     
    Tout au long de sa tournée, Alioune SARR a insisté sur le rôle central que doit jouer la diaspora dans le développement du Sénégal. Il a appelé les Sénégalais de l’extérieur à devenir davantage des investisseurs, des bâtisseurs et des partenaires du développement territorial.
    « La diaspora n’est pas un guichet automatique. La diaspora est un ministère du développement à ciel ouvert. » Pour lui, l’avenir du Sénégal repose sur une alliance forte entre les territoires, la diaspora, les jeunes, les femmes, les entrepreneurs et les collectivités territoriales.
     
    Un nouveau pacte national
     
    Au terme de cette tournée, le président de l’Alliance pour le Sénégal a lancé un appel à la construction d’un nouveau pacte national fondé sur trois piliers :
    • Des territoires forts ;
    • Une diaspora mobilisée ;
    • Une souveraineté économique assumée.
     
    La mobilisation observée à Paris, Massy et Creil confirme l’intérêt croissant des Sénégalais de l’extérieur pour les questions de développement territorial et leur volonté de participer activement à la transformation du Sénégal. Le président Alioune SARR conclut sa tournée par ces mots : « Nous ne sommes pas venus gérer l’avenir. Nous sommes venus le construire. »
  • Mali : le Jnim révèle les failles de la junte et l’impasse sécuritaire

    Mali : le Jnim révèle les failles de la junte et l’impasse sécuritaire

    Les événements du printemps 2026 dépassent largement un simple revers militaire : ils marquent un désaveu profond du projet politique porté par la junte depuis 2021. Sans le soutien des mercenaires russes d’Africa Corps, le régime aurait sans doute déjà été balayé de Bamako.

    En faisant de la « souveraineté sécuritaire » le pilier de sa légitimité, le pouvoir militaire a bâti un récit simple : une fois libéré des tutelles étrangères, l’État malien reprendrait le contrôle de son territoire. Trois ans plus tard, cette promesse est largement démentie par les faits.

    L’offensive coordonnée du JNIM fin avril, menée avec les indépendantistes touaregs du Front de libération de l’Azawad, a frappé simultanément des villes clés comme Kidal, Gao, Mopti et même les abords de Bamako. Ce camouflet stratégique est majeur.

    La mort du ministre de la Défense, Sadio Camara, figure centrale de l’appareil sécuritaire, dépasse le simple symbole : elle révèle la vulnérabilité d’un dispositif que la junte présentait pourtant comme renforcé et modernisé. Loin de contenir la menace, le pouvoir militaire semble aujourd’hui dépassé par une organisation capable de frapper au cœur de l’État. Si le plan sécuritaire est exécrable, la situation économique est pire.

    Plus inquiétant encore, cette séquence confirme une transformation structurelle du JNIM. L’organisation n’est plus une force périphérique confinée aux zones rurales ; elle planifie des opérations complexes, coordonnées et politiquement ciblées. Cette montée en puissance s’est produite malgré — ou peut-être à cause — des choix stratégiques de la junte, notamment la rupture avec les partenaires occidentaux et une dépendance accrue aux acteurs sécuritaires russes dont l’efficacité réelle reste douteuse.

    Le discours officiel, qui insiste sur la résilience de l’État et la force des FAMAs, relève désormais de la communication politique plutôt que d’une lecture lucide. Peu de Maliens y croient encore. Les institutions tiennent, mais la question centrale n’est plus leur survie immédiate ; elle est celle de leur crédibilité. En échouant à sécuriser durablement le territoire et en laissant les attaques s’approcher des centres urbains, le régime sape lui-même le fondement de sa légitimité.

    La situation est d’autant plus critique que les dynamiques locales échappent au contrôle de Bamako. Les convergences tactiques entre le JNIM et certains groupes armés touaregs illustrent l’échec d’une approche strictement militaire. En réduisant la crise à une question sécuritaire, la junte a négligé ses dimensions politiques, sociales et territoriales, contribuant ainsi à renforcer un front hétérogène uni par un rejet commun de l’État central.

    Le pari sécuritaire n’est pas seulement fragilisé ; il est structurellement erroné. L’augmentation des moyens militaires et le recours à des partenaires extérieurs n’ont pas inversé la dynamique du conflit. Au contraire, les groupes jihadistes ont fait preuve d’une capacité d’adaptation supérieure, exploitant les failles de gouvernance, les tensions communautaires et l’absence persistante de services publics.

    À l’échelle régionale, cette impasse malienne met en lumière les limites de l’Alliance des États du Sahel. Présentée comme une réponse souveraine à l’insécurité, elle peine à produire des résultats tangibles face à des groupes armés transnationaux de plus en plus agiles. Loin d’être une solution, elle risque de devenir un cadre supplémentaire d’impuissance collective.

    En définitive, la crise actuelle révèle une contradiction fondamentale : la junte a fondé sa légitimité sur la restauration de la sécurité, mais c’est précisément sur ce terrain qu’elle échoue le plus visiblement. Le JNIM n’est plus seulement un symptôme de la fragilité de l’État malien ; il en est devenu le révélateur le plus brutal. En persistant dans une lecture exclusivement militaire du conflit, le pouvoir de Bamako semble incapable de répondre à la nature profondément politique de la crise qu’il prétend résoudre.

  • Minembwe, carrefour stratégique dans la guerre du Sud-Kivu

    Minembwe, carrefour stratégique dans la guerre du Sud-Kivu

    Le combat autour de Minembwe dépasse désormais un simple affrontement local. Cette localité des hauts plateaux du Sud-Kivu symbolise la lutte d’influence qui oppose l’armée congolaise, secondée par le Burundi et les milices Wazalendo, aux rebelles Twirwaneho et AFC/M23, que Kinshasa accuse d’être épaulés par le Rwanda.

    Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), soutenues par les Forces de défense nationale du Burundi (FDNB) et les Wazalendo, assurent garder le contrôle de Minembwe-centre, de son aérodrome et des villages alentour. Kinshasa qualifie de « désinformation » les rumeurs diffusées sur les réseaux sociaux évoquant une reprise de la zone par les insurgés.

    Au-delà de la guerre des communiqués, l’importance stratégique de Minembwe est capitale. Nichée dans les montagnes du Sud-Kivu, elle commande les axes reliant Fizi, Uvira et les zones escarpées qui servent de refuges et de corridors logistiques aux groupes armés de la région.

    Une victoire symbolique pour Kinshasa

    Si les FARDC réussissent à consolider leur emprise sur Minembwe, ce serait l’un des succès militaires les plus notables du gouvernement congolais ces derniers mois dans le Sud-Kivu. Kinshasa essuie régulièrement des critiques pour son impuissance à rétablir l’autorité de l’État sur les hauts plateaux. Une stabilisation de Minembwe permettrait au président Félix Tshisekedi de montrer que l’alliance avec les Wazalendo et la coopération militaire avec le Burundi portent leurs fruits.

    Dans un climat où l’opinion publique congolaise exige des progrès concrets contre les groupes armés, une telle avancée renforcerait la crédibilité du pouvoir.

    Le Burundi, grand bénéficiaire régional

    Sur le plan régional, la présence des troupes burundaises aux côtés des FARDC illustre l’évolution des équilibres sécuritaires dans la région des Grands Lacs. Bujumbura s’est imposée comme un partenaire militaire clé de Kinshasa. Une consolidation des positions gouvernementales à Minembwe accentuerait encore le poids diplomatique du Burundi dans les discussions sécuritaires régionales.

    Cette évolution pourrait aussi attiser la rivalité stratégique entre le Burundi et le Rwanda, dont les intérêts sécuritaires divergent de plus en plus dans l’est congolais.

    Un revers pour le récit de l’AFC/M23/RDF et Twirwaneho

    Pour les mouvements rebelles, la bataille de Minembwe a aussi une portée symbolique forte. Depuis plusieurs mois, l’AFC/M23/RDF tente de montrer qu’il peut étendre son influence au-delà de ses bastions du Nord-Kivu. La perte durable d’une zone aussi médiatisée que Minembwe fragiliserait ce récit de progression continue. Elle pourrait aussi affecter le moral des combattants et celui des réseaux de soutien qui suivent le conflit sur les réseaux sociaux.

    L’intensité de la guerre de l’information ces derniers jours montre l’importance que chaque camp accorde à la perception publique. Dans les conflits modernes, la conquête d’un territoire ne se joue plus seulement sur le champ de bataille, mais aussi dans l’espace médiatique.

    Une bataille qui dépasse Minembwe

    Les spécialistes des conflits dans les Grands Lacs appellent toutefois à la prudence. L’histoire militaire de l’est de la RDC montre qu’une localité peut changer plusieurs fois de mains en quelques semaines. Même si les FARDC tiennent actuellement Minembwe et son aérodrome, la question centrale reste la capacité de l’État congolais à maintenir durablement son autorité dans cette région montagneuse et difficile d’accès.

    Pour Kinshasa, l’enjeu dépasse le sort d’une seule localité. Il s’agit de prouver que l’État peut reprendre progressivement le contrôle des zones longtemps dominées par les groupes armés. Pour les rebelles, il s’agit au contraire d’empêcher l’émergence d’une dynamique qui modifierait durablement le rapport de force dans les hauts plateaux du Sud-Kivu.

    À Minembwe comme ailleurs dans l’est congolais, la bataille militaire se double désormais d’une bataille politique. Dans cette guerre où chaque camp revendique la victoire, le contrôle du récit est devenu presque aussi important que le contrôle du territoire lui-même.

  • Frontière bénino-nigérienne : les discussions avancent vers une réouverture imminente

    Frontière bénino-nigérienne : les discussions avancent vers une réouverture imminente

    Réouverture frontière Bénin Niger

    Le Bénin et le Niger accélèrent le processus de normalisation de leurs relations, tendues depuis l’arrivée de la junte au pouvoir à Niamey en juillet 2023. La visite du nouveau président béninois Romuald Wadagni dans la capitale nigérienne le 2 juin a relancé la dynamique de décrispation. Réunis samedi 20 juin à Cotonou, les comités d’experts conjoints mis en place au lendemain du 2 juin poursuivent les échanges en vue d’une réouverture de la frontière commune et d’un dégel total. La première journée de travaux s’est achevée en fin d’après-midi au ministère des Affaires étrangères.

    Le ministre d’État nigérien de la Sécurité, le général Mohamed Toumba, et son homologue béninois chargé de l’Intégration africaine, Adjadi Bakari, ont présidé la réunion de ce 20 juin, entre les comités d’experts béninois et nigériens, au ministère des Affaires étrangères à Cotonou. Dans la salle, figuraient également des hauts gradés de l’armée et de la police, ainsi que des responsables des services de renseignement.

    Les experts ont été répartis en trois groupes de travail : sécurité et défense, diplomatie et juridique, et enfin économie. Tous les sujets de discorde et de méfiance ont été mis sur la table. Au terme de leurs travaux, chaque groupe devra faire une restitution en séance plénière.

    En ouverture, le général Mohamed Toumba et Oloushegun Adjadi Bakari ont livré quelques mots. La rencontre du 2 juin dernier entre Romuald Wadagni et Abdourahamane Tiani à Niamey a ouvert « une nouvelle voie, celle de la réconciliation et du dialogue fraternel », a ainsi déclaré le ministre nigérien de la Sécurité. « La délégation béninoise est entièrement engagée pour que les efforts constatés au cours des dernières semaines et les avancées notables dans les réflexions se concrétisent », a pour sa part affirmé le ministre béninois en charge de l’Intégration africaine.

    Une réouverture de la frontière attendue

    Un participant souligne « une ouverture d’esprit et une volonté des deux côtés ». Un haut fonctionnaire affirme pour sa part que « les accusations de déstabilisation sont derrière nous », dans une allusion aux reproches longtemps formulés par Niamey à l’encontre de Cotonou selon lesquels le Bénin abritait des bases militaires françaises et servait de relais à des groupes terroristes responsables d’attaques sur le territoire nigérien.

    La réouverture de la frontière, très attendue ? Elle « est actée », assure un membre de la commission économique. Un diplomate ajoute toutefois qu’il reste encore quelques « mesures de confiance » à prendre, sans en préciser la nature. « C’est pour bientôt », lance un membre de la délégation nigérienne.

    La réunion, qui se déroule à huis clos, se poursuit ce dimanche 21 juin. « Le travail n’est pas encore terminé », rappelle un délégué. Selon une indiscrétion, l’objectif serait d’aboutir à des accords relatifs à la défense, à la sécurité, et aux échanges douaniers entre les deux pays.

  • La Mannschaft domine les Éléphants et file en 16es

    La Mannschaft domine les Éléphants et file en 16es

    Un duel intense s’est déroulé samedi à Toronto entre l’Allemagne et la Côte d’Ivoire pour le compte de la deuxième journée de la phase de groupes de la Coupe du monde 2026. Au terme d’un combat acharné, la Mannschaft a arraché la victoire dans le temps additionnel (2-1) et validé son billet pour les huitièmes de finale.

    Les deux équipes se sont rendu coup pour coup dans une ambiance électrique. Ce sont les Ivoiriens qui ont ouvert le score à la 30e minute grâce à leur capitaine Frank Kessié, bien servi par Yan Diomandé et Amad Diallo. Les hommes d’Emerse Faé ont ensuite bien géré leur avance, mais l’Allemagne a égalisé à la 68e minute par l’intermédiaire de Deniz Undav, entré en jeu, sur une offrande de Nadiem Amiri. Alors que la Côte d’Ivoire s’offrait une occasion en or par Simon Adingra (88e), le même Undav a frappé une seconde fois au bout du temps additionnel (90e+4), offrant la victoire à son équipe.

    Les Ivoiriens peuvent nourrir des regrets, notamment sur la gestion de leurs contres. Le banc allemand a fait la différence dans cette rencontre très disputée. Les deux formations ont montré de belles ressources physiques et mentales, mais l’Allemagne s’impose et prend la tête de son groupe. La Côte d’Ivoire devra attendre son prochain match pour espérer se qualifier.

  • Gabon à la tête du Cames : l’employabilité des diplômés comme priorité

    Gabon à la tête du Cames : l’employabilité des diplômés comme priorité

    Le Gabon vient d’accéder à la présidence du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames), une organisation intergouvernementale qui regroupe dix-neuf pays d’Afrique francophone et de l’océan Indien. Cette nouvelle position place Libreville au cœur d’une structure qui harmonise les diplômes, évalue les enseignants-chercheurs et garantit la qualité académique dans l’espace francophone africain. Dès leur prise de fonction, les autorités gabonaises ont fixé un objectif clair : faire de l’insertion professionnelle des jeunes diplômés un axe central de leur mandat.

    Une présidence gabonaise axée sur l’employabilité

    Cette annonce intervient alors que les systèmes d’enseignement supérieur africains font face à une crise majeure. Le nombre d’étudiants explose, les filières traditionnelles sont saturées, et le marché du travail peine à absorber les diplômés. En faisant de l’employabilité une priorité absolue, le Gabon souhaite orienter les travaux du Cames vers une réforme plus affirmée des programmes d’études, en lien direct avec les besoins des économies nationales.

    Cette approche répond à des préoccupations partagées par de nombreux ministres de l’enseignement supérieur de la région. La question de l’adéquation entre formation et emploi traverse l’ensemble des États membres, des grandes universités sénégalaises et ivoiriennes aux établissements plus modestes du Sahel. Le défi est de transformer une institution longtemps perçue comme un simple organe de validation académique en un véritable levier de politique économique.

    Le Cames, un instrument méconnu d’intégration académique

    Créé en 1968, le Cames assume plusieurs missions essentielles pour ses États membres. Il organise les concours d’agrégation, gère la reconnaissance mutuelle des diplômes et pilote des programmes thématiques de recherche. Son influence dépasse le cadre universitaire : en validant les carrières des enseignants-chercheurs, l’institution conditionne en grande partie le rayonnement scientifique de toute une génération d’académiciens francophones.

    Le Gabon hérite ainsi d’une présidence avec des leviers réels, mais aussi des contraintes importantes. Depuis plusieurs années, le Cames souffre de difficultés budgétaires liées à l’irrégularité des contributions de certains États membres. Ces arriérés freinent la mise en œuvre des programmes, retardent les sessions et fragilisent la planification pluriannuelle. Libreville devra composer avec cet héritage financier tout en imposant sa vision réformatrice.

    Un mandat qui engage la crédibilité régionale du Gabon

    Pour les autorités de la transition gabonaise, cette présidence représente une opportunité diplomatique de taille. Depuis le changement de régime d’août 2023, Libreville s’efforce de retrouver sa place dans les enceintes multilatérales africaines. Prendre la tête du Cames offre une tribune institutionnelle pour démontrer sa capacité à piloter un dossier régional sensible.

    Les attentes sont toutefois élevées. Les universités africaines francophones subissent une concurrence croissante des offres anglophones et asiatiques, qui attirent une part grandissante des étudiants les plus mobiles. Le débat sur la souveraineté éducative prend de l’ampleur dans les capitales de la sous-région, alors que les diasporas qualifiées s’installent durablement hors du continent. Mettre l’employabilité au sommet de l’agenda, c’est affronter cette fuite des compétences par le haut.

    Concrètement, la feuille de route gabonaise devra préciser plusieurs chantiers : moderniser les nomenclatures de diplômes, intégrer les compétences numériques dans les cursus, promouvoir les sciences de l’ingénieur, et renforcer les liens avec les fédérations patronales nationales. Les premières décisions de la présidence donneront la mesure de l’ambition réelle de Libreville pour cette institution discrète mais stratégique.

  • Togo : des partenariats d’investissement renforcés avec l’Arabie saoudite au FII Europe 2026

    Togo : des partenariats d’investissement renforcés avec l’Arabie saoudite au FII Europe 2026

    Une rencontre au sommet pour dynamiser les échanges

    En marge de l’édition 2026 du sommet Future Investment Initiative (FII) Europe, le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, s’est entretenu jeudi 18 juin avec Yasir ben Othman Al-Rumayyan, gouverneur du Fonds public d’investissement saoudien (PIF) et président du conseil d’administration du FII Institute. Cette discussion s’inscrit dans la volonté commune d’approfondir les liens économiques entre le Togo et le Royaume d’Arabie saoudite.

    Des secteurs clés identifiés pour des projets d’envergure

    Les deux personnalités ont passé en revue les opportunités de co-investissement et les projets structurants dans des domaines porteurs. L’agriculture, l’agro-industrie, l’industrie manufacturière et les activités portuaires ont été jugées prioritaires pour accélérer la transformation économique du Togo. Les partenaires ont réaffirmé leur détermination à consolider leur coopération afin de stimuler la croissance et la création de valeur.

    Le PIF saoudien, un acteur majeur pour le continent

    Le Public Investment Fund, l’un des plus importants fonds souverains de la planète, détient des participations dans plusieurs entreprises africaines, dont certaines déjà présentes au Togo. Cette implantation renforce le rôle du Royaume saoudien comme partenaire stratégique pour le financement du développement et des investissements en Afrique.

    Le secteur cotonnier togolais au cœur des échanges

    Les discussions ont également porté sur les projets en cours et les mécanismes visant à redynamiser la filière cotonnière togolaise. L’objectif est d’accroître la contribution de ce secteur au développement économique national et à la création de richesses pour les populations.

    Un signal fort pour l’attractivité du Togo

    Cette rencontre de haut niveau témoigne de l’intérêt croissant des investisseurs saoudiens pour le marché togolais. En diversifiant ses partenariats économiques et financiers, le Togo entend renforcer sa position de destination privilégiée des investissements en Afrique de l’Ouest et accélérer la mise en œuvre de projets structurants. La participation du président du Conseil au sommet FII Europe 2026 s’inscrit dans cette stratégie de promotion du pays auprès des grands acteurs économiques mondiaux.

  • Faure Gnassingbé au sommet FII PRIORITY Europe : plaidoyer pour un partenariat renouvelé

    Faure Gnassingbé au sommet FII PRIORITY Europe : plaidoyer pour un partenariat renouvelé

    Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, participe depuis le 18 juin 2026 au sommet FII PRIORITY Europe, une rencontre de haut niveau dédiée au financement de la réindustrialisation, à la résilience des chaînes d’approvisionnement et aux transformations du travail à l’ère de l’intelligence artificielle.

    Lors de cette tribune internationale, le dirigeant togolais a appelé à refonder les relations entre l’Europe et l’Afrique autour d’intérêts stratégiques partagés, d’investissements productifs et d’une meilleure maîtrise des interdépendances économiques.

    Faure Gnassingbé prône un dépassement des modèles traditionnels de coopération

    Dans son discours, le Président du Conseil a souligné que l’Europe et l’Afrique affrontent désormais des défis similaires dans un contexte mondial marqué par les tensions géopolitiques et la compétition économique. Selon lui, les schémas classiques basés sur l’aide ou la coopération traditionnelle ne répondent plus aux réalités contemporaines.

    « Il ne s’agit plus de parler d’aide ou de coopération classique, mais de construire une relation stratégique plus équilibrée entre l’Europe et l’Afrique », a-t-il déclaré.

    Pour le dirigeant togolais, les deux continents doivent élaborer des partenariats capables de répondre aux nouveaux enjeux liés à la souveraineté économique, énergétique et technologique.

    Une autonomie stratégique fondée sur des interdépendances maîtrisées

    Faure Gnassingbé a également exposé sa vision de l’autonomie stratégique, qu’il conçoit non comme un repli, mais comme une meilleure organisation des relations économiques entre les États. Selon lui, les crises récentes ont montré l’importance des interdépendances, à condition qu’elles soient plus sûres, équilibrées et prévisibles.

    Le Président du Conseil estime que l’Europe et l’Afrique possèdent des complémentarités naturelles pouvant favoriser l’émergence d’un nouveau modèle de coopération.

    Europe-Afrique : vers un partenariat gagnant-gagnant

    Le chef du gouvernement togolais a rappelé que l’Europe recherche des partenaires fiables pour sécuriser ses approvisionnements et renforcer sa compétitivité, tandis que l’Afrique a besoin de capitaux, de technologies et d’infrastructures pour accélérer sa transformation économique.

    « Ces besoins ne s’opposent pas. Ils peuvent se renforcer mutuellement », a-t-il affirmé.

    Pour Faure Gnassingbé, le partenariat euro-africain doit désormais être conçu comme une convergence d’intérêts stratégiques au bénéfice des deux continents.

    Le Togo veut consolider son statut de hub logistique en Afrique de l’Ouest

    Abordant la stratégie nationale, le Président du Conseil a réaffirmé l’ambition du Togo de devenir une plateforme logistique, industrielle et commerciale de référence en Afrique de l’Ouest. Cette vision repose notamment sur :

    • la modernisation du port de Lomé ;
    • le développement des corridors régionaux ;
    • la facilitation du commerce ;
    • la digitalisation des procédures.

    Selon lui, ces infrastructures ne profitent pas seulement au Togo, mais contribuent aussi à la résilience économique de toute la sous-région.

    Une Afrique tournée vers la production et la création de valeur

    Faure Gnassingbé a insisté sur la volonté de l’Afrique de dépasser son rôle traditionnel de fournisseur de matières premières. Le continent, a-t-il souligné, aspire à devenir un espace de production, de transformation et d’innovation capable de créer davantage de valeur localement.

    Il a également estimé qu’une Afrique plus industrialisée et mieux intégrée représenterait une opportunité pour l’Europe et les investisseurs internationaux.

    Le Togo renforce sa visibilité auprès des investisseurs internationaux

    Au-delà des débats stratégiques, la participation du Togo au sommet FII PRIORITY Europe constitue une occasion de promouvoir les atouts logistiques, industriels et financiers du pays auprès des décideurs économiques mondiaux. Pour Lomé, cette présence internationale s’inscrit dans la volonté d’attirer davantage d’investissements, de nouer des partenariats structurants et de consolider son positionnement comme hub économique régional.

    Le sommet a réuni plusieurs personnalités de premier plan, dont Yasir ben Othman Al-Rumayyan, président du Conseil d’administration du Future Investment Initiative Institute, ainsi que Richard Attias, fondateur et président du Comité exécutif de l’institution, aux côtés de dirigeants politiques, investisseurs et responsables d’institutions financières internationales.

  • Un accord académique renforce les liens entre le Maroc et l’Espagne

    Un accord académique renforce les liens entre le Maroc et l’Espagne

    Deux grandes associations du Maroc et d’Espagne ont scellé un partenariat académique prometteur, axé sur les sciences de gestion.

    La signature a eu lieu samedi à Santander, en Espagne, entre l’Association marocaine de gestion (AMG), dont le siège est à Rabat, et l’Association scientifique d’économie et de direction d’entreprise d’Espagne (ACEDE).

    Selon les deux parties, ce protocole d’accord instaure un cadre de coopération visant à « promouvoir les échanges scientifiques, le développement de projets de recherche collaboratifs, la participation conjointe à des manifestations académiques et le rapprochement entre chercheurs, enseignants-chercheurs et doctorants des deux pays« , précise un communiqué de l’AMG, organisation liée à l’Université Mohammed V de Rabat.

    Toutes deux membres de l’International Federation of Scholarly Associations of Management (IFSAM), ces associations entendent ainsi renforcer la coopération académique et scientifique entre les communautés de recherche espagnole et marocaine dans le domaine des sciences de gestion.

    Les partenaires souhaitent également améliorer les compétences des doctorants et des jeunes enseignants-chercheurs, tout en favorisant « leur intégration dans les réseaux scientifiques internationaux« .

    L’Asociación Científica de Economía y Dirección de la Empresa (ACEDE) est la principale académie espagnole de gestion et de management. Fondée en 1990, elle rassemble plus de 700 professeurs et chercheurs universitaires. Sa mission est de stimuler la recherche rigoureuse et d’améliorer l’enseignement dans les sciences de l’administration des entreprises.

    Avec ce partenariat, l’AMG et l’ACEDE entendent donner un nouvel élan aux échanges scientifiques entre le Maroc et l’Espagne, tout en ouvrant davantage les jeunes chercheurs des deux pays aux réseaux académiques internationaux.

  • Bamako : le festival du documentaire met en lumière des héros pour éveiller les consciences

    Bamako : le festival du documentaire met en lumière des héros pour éveiller les consciences

    La capitale malienne a accueilli le 16 juin une édition du Festival international du cinéma documentaire de nos héros, centrée sur deux œuvres abordant la crise sécuritaire que traverse le Mali.

    Le premier documentaire, intitulé « Au revoir la France », traite du conflit malien et de la coopération militaire entre Paris et Bamako. Il revient sur les difficultés rencontrées dans ce partenariat et la rupture intervenue entre les deux pays. Pour le cinéphile et membre du Conseil national de transition (CNT) Aboubacar Sidki Fomba, ce titre symbolise la fin d’une ère : « C’est pour dire bonjour la souveraineté du Mali, bonjour l’honneur et la dignité du Mali qui n’est plus un pays soumis. Ce film encourage et motive le peuple malien à continuer la lutte pour l’autodétermination et à s’affranchir de la colonisation », a-t-il expliqué.

    La seconde projection était consacrée à la coopération actuelle entre le Mali et la Russie. Le réalisateur malien Boubacar Sidibé a souligné que « ce film retrace le Mali vu du partenariat avec la Fédération de Russie et met en exergue tous les enjeux de cette collaboration ». De son côté, le réalisateur russe Alexandre Kharchenko a précisé que les deux pays partagent des intérêts communs, justifiant la projection en public plutôt que sur les réseaux sociaux comme YouTube, Facebook ou Instagram.

    Nathalie Dembélé, vice-présidente de l’Association Perspective Sahélienne, a indiqué que « cette projection a été organisée pour faire comprendre aux Maliens que les Français ne sont pas mauvais, mais pour que les Maliens se réveillent enfin et se félicitent de leur résilience ».