Catégorie : Actualités

  • Transport gratuit à tiassalé : une révolution sociale prévue en 2026

    Transport gratuit à tiassalé : une révolution sociale prévue en 2026

    Un geste fort pour les habitants de Tiassalé

    Antoine Assalé Tiémoko, maire de la ville de Tiassalé, située à quelque 120 kilomètres d’Abidjan, a dévoilé une initiative majeure : le transport communal sera gratuit tous les week-ends à partir de la fin de l’année 2026. Cette annonce s’accompagne d’une phase pilote pour évaluer son impact avant un déploiement complet.

    Des ressources municipales en forte croissance

    Selon les chiffres communiqués par le premier édile, les recettes propres de la commune — principalement issues des taxes municipales — ont connu une progression spectaculaire. En 2019, elles s’élevaient à 24 millions de francs CFA. En 2025, elles atteignent désormais 91 millions, avec une projection à 100 millions pour 2026. Une dynamique qui permet d’envisager des mesures sociales ambitieuses.

    Une annonce officielle et une mobilisation citoyenne

    Cette décision a été rendue publique le vendredi 22 mai 2026, lors de la 11ᵉ journée de redevabilité organisée dans la salle des mariages de Tiassalé. Un événement symbolique, où le maire a réaffirmé son engagement en faveur d’une gestion transparente et redistributive des fonds publics.

    Un profil engagé : entre politique et journalisme

    Antoine Assalé Tiémoko n’est pas un inconnu pour les Ivoiriens. Journaliste de formation, il a également marqué la vie politique locale en tant que président du mouvement « Aujourd’hui et demain, la Côte d’Ivoire » (ADCI). Son élection à la tête de la commune de Tiassalé en fait un acteur clé du développement territorial.

  • Crise politique au Sénégal : le président limoge son premier ministre sonko

    Crise politique au Sénégal : le président limoge son premier ministre sonko

    crise politique au Sénégal : le président limoge son premier ministre sonko

    Après des mois de tensions croissantes, le président Bassirou Diomaye Faye a rompu avec son Premier ministre, Ousmane Sonko, figure charismatique et influente du paysage politique sénégalais. Une décision prise ce vendredi 22 mai 2026, qui marque un tournant dans la jeune présidence de Faye.

    un duo au pouvoir contesté par des divergences profondes

    L’annonce, diffusée en direct à la télévision nationale par le secrétaire général de la présidence, a pris la forme d’un décret mettant fin aux fonctions d’Ousmane Sonko, Premier ministre, ainsi qu’à celles de l’ensemble du gouvernement. « Les membres du gouvernement sortant sont chargés d’expédier les affaires courantes », précise le communiqué officiel, sans indication sur une future nomination.

    Les relations entre les deux hommes, arrivés au pouvoir en avril 2024 sous les vivats d’une population en quête de changement, se sont progressivement dégradées. Bassirou Diomaye Faye, élu dans un contexte d’espoir populaire immense, a vu son Premier ministre et ancien mentor, Ousmane Sonko, gagner une influence telle qu’elle a fini par alimenter des tensions au sein de l’exécutif.

    de l’opposition à l’alliance : un parcours politique mouvementé

    Ousmane Sonko, opposant historique au président Macky Sall, n’avait pu se présenter à l’élection présidentielle de 2024 en raison d’une condamnation pour diffamation ayant entraîné la perte de ses droits civiques. C’est donc Bassirou Diomaye Faye, son ancien bras droit, qui avait porté les couleurs du mouvement au nom de Sonko. Leur victoire avait alors scellé une alliance politique forte, portée par l’enthousiasme d’un électorat en quête de renouveau.

    Cependant, les désaccords sont apparus au grand jour début mai. Le président a critiqué une « personnalisation excessive » de la fonction de Premier ministre par Ousmane Sonko, notamment au sein du parti au pouvoir. « Tant qu’il reste Premier ministre, c’est parce qu’il bénéficie de ma confiance. Quand ce ne sera plus le cas, il y aura un nouveau Premier ministre », avait-il déclaré lors d’une interview télévisée. Ces propos avaient alors révélé les fissures dans leur collaboration.

    La réaction d’Ousmane Sonko, « Alhamdoulillah. Ce soir, je dormirai le cœur léger à la cité Keur Gorgui », publiée sur son compte Facebook, témoigne d’une rupture assumée, voire d’un soulagement après des semaines de tensions palpables.

    que retenir de cette crise politique ?

    • Une fin de mandat entachée par des tensions internes : l’alliance politique qui a porté Faye au pouvoir se disloque après seulement deux ans de gouvernance.
    • Une figure emblématique écartée : Ousmane Sonko, bien que toujours influent, perd son poste clé, mais conserve une base populaire solide.
    • Un avenir politique incertain : l’absence de nomination immédiate pour un nouveau Premier ministre laisse planer des questions sur la suite des événements.

    Cette décision brutale pourrait redessiner le paysage politique sénégalais, alors que le pays traverse une période de transition politique et sociale.

  • Faye destitue sonko de son poste de premier ministre au Sénégal

    Faye destitue sonko de son poste de premier ministre au Sénégal

    Le président Faye met fin aux fonctions d’Ousmane Sonko, Premier ministre du Sénégal

    Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a annoncé, par décret rendu public vendredi soir, la fin des fonctions de son Premier ministre Ousmane Sonko ainsi que celles de l’ensemble de son gouvernement. Cette décision intervient après des mois de tensions croissantes entre les deux hommes politiques.

    Dans une allocution télévisée diffusée par le secrétaire général de la présidence, Oumar Samba Ba, le chef de l’État a officialisé cette décision en précisant que les membres du gouvernement sortant assurent désormais la gestion des affaires courantes jusqu’à la formation d’une nouvelle équipe.

    Ousmane Sonko, figure charismatique de la vie politique sénégalaise, avait été écarté de la course à la présidentielle de février 2024 en raison d’une condamnation pour diffamation ayant entraîné la perte de ses droits civiques. Ces événements avaient provoqué une vague de protestations contre le président sortant Macky Sall, suspecté de vouloir briguer un troisième mandat.

    Sonko avait alors soutenu la candidature de Bassirou Diomaye Faye, qui a finalement remporté l’élection présidentielle. Cependant, les relations entre les deux hommes se sont rapidement dégradées, malgré leur victoire commune.

    Avec un discours résolument panafricaniste, Ousmane Sonko avait su mobiliser une jeunesse sénégalaise en quête de changement, devenant ainsi une figure incontournable du paysage politique national.

    Dès l’annonce de sa destitution, Sonko a réagi avec sérénité sur son compte Facebook en déclarant : « Alhamdoulillah. Ce soir je dormirai le cœur léger à la cité Keur Gorgui », quartier dakarois où il réside.

    Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montraient rapidement des rassemblements spontanés de ses partisans devant son domicile, scandant son nom en signe de soutien immédiat.

    Les tensions entre le président Faye et son ancien mentor, qui avait largement contribué à son ascension politique, étaient devenues évidentes ces derniers mois, rendant toute réconciliation improbable.

    Il est important de noter que le parti de Sonko, Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (PASTEF), détient une majorité écrasante à l’Assemblée nationale depuis les élections législatives de novembre 2024.

  • Bassirou Diomaye Faye destitue son premier ministre Ousmane Sonko au Sénégal

    Bassirou Diomaye Faye destitue son premier ministre Ousmane Sonko au Sénégal

    Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye réunis à Dakar en janvier 2026.

    Le président Bassirou Diomaye Faye a pris une décision majeure en mettant fin aux fonctions du Premier ministre Ousmane Sonko. Cette annonce marque un tournant dans la gouvernance du pays et suscite de vives réactions parmi les observateurs politiques.

    Cette décision intervient après des semaines de tensions au sein de l’exécutif, où les relations entre les deux figures du pouvoir semblaient de plus en plus fragilisées. Ousmane Sonko, une personnalité politique influente, occupait ce poste depuis plusieurs mois déjà. Son départ laisse planer des interrogations sur l’avenir immédiat du gouvernement sénégalais.

    Quelles pourraient être les conséquences de ce remaniement ? Plusieurs scénarios sont envisagés par les analystes, allant d’une recomposition rapide de l’équipe dirigeante à une période d’incertitude prolongée. Les réactions des alliés politiques de Sonko et de Faye seront déterminantes dans les prochains jours.

    Cette décision s’inscrit dans un contexte où le Sénégal cherche à renforcer sa stabilité institutionnelle. Les observateurs soulignent l’importance de cette transition pour l’équilibre politique du pays, alors que des défis majeurs persistent sur les plans économique et social.

  • Solidarité féminine face aux menaces de Boko Haram dans la province du Lac

    Solidarité féminine face aux menaces de Boko Haram dans la province du Lac

    Dans un contexte marqué par la montée des tensions dans la province du Lac, les femmes ont choisi de s’unir derrière les forces de sécurité. Sous l’impulsion du Réseau provincial des femmes, elles ont organisé une rencontre symbolique à Baga-Sola pour exprimer leur soutien inconditionnel aux défenseurs du territoire, tout en réaffirmant leur détermination collective face à la menace terroriste.

    Menée par la présidente du Réseau provincial des femmes, Achta Adoum Abdoulaye, une délégation féminine a été accueillie par le Délégué général du Gouvernement auprès de la province du Lac, le Général Saleh Haggar Tidjani. L’objectif affiché était sans ambiguïté : apporter un appui moral, logistique et financier aux troupes engagées dans la lutte contre Boko Haram.

    Lors de cette rencontre, Achta Adoum Abdoulaye a tenu à souligner l’importance des efforts déployés par les autorités administratives et militaires pour garantir la sécurité des populations locales. Elle a également dénoncé avec véhémence les attaques perpétrées par les groupes armés, qui ont déjà coûté la vie à de nombreux soldats, avant de présenter ses sincères condoléances aux familles des victimes et à l’ensemble de la Nation tchadienne.

    Pour concrétiser leur engagement, les femmes de la province du Lac ont offert un important don de vivres aux forces en première ligne. Une initiative qui reflète leur détermination à contribuer, à leur échelle, à la lutte contre l’insécurité dans leur région.

    Réagissant à cette démonstration de solidarité, le Général Saleh Haggar Tidjani a salué « un élan de patriotisme sans précédent » et rappelé le rôle essentiel des femmes dans la résilience des communautés, la cohésion sociale et la prévention de l’extrémisme violent.

  • Tchad-ONU : le comité de pilotage achève son cycle 2024 avec des perspectives ambitieuses

    Tchad-ONU : le comité de pilotage achève son cycle 2024 avec des perspectives ambitieuses

    Le ministre d’État chargé des Finances, du Budget, de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Tahir Hamid Nguilin, a présidé hier dans un hôtel de N’Djamena la séance de clôture du Comité national conjoint de pilotage du Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable (UNSDCF) pour la période 2024-2026.

    Cette assemblée, présidée en présence du Coordonnateur résident du système onusien au Tchad, Dr François Batalingaya, a regroupé des membres du gouvernement, des représentants des agences des Nations Unies, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des acteurs issus de la société civile et du secteur privé.

    Un bilan et une transition vers de nouveaux défis

    Cette réunion d’envergure a servi à la fois de point d’étape sur les réalisations du cycle 2024-2026 et de lancement des réflexions préparatoires pour le prochain cadre de coopération 2027-2030.

    Lors de son allocution, Tahir Hamid Nguilin a souligné la robustesse des relations entre le Tchad et le système des Nations Unies. Il a également mis en avant l’importance stratégique de cette rencontre, rappelant que le gouvernement tchadien, à travers le Plan National de Développement « Tchad Connexion 2030 », vise à bâtir un pays plus résilient, inclusif et prospère. Les axes prioritaires incluent le renforcement du capital humain, l’adaptation climatique, la gouvernance transparente, l’intégration des jeunes dans le marché du travail et l’autonomisation des femmes.

    « Cette session du Comité de pilotage illustre notre détermination commune à assurer une parfaite coordination entre les initiatives onusiennes et les priorités nationales du Tchad. En validant les plans opérationnels pour 2026 et en posant les jalons du cycle 2027-2030, nous réaffirmons notre engagement en faveur d’une croissance partagée qui ne laisse aucun citoyen de côté », a-t-il affirmé.

    Les orientations pour le futur cadre de coopération

    Pour Dr François Batalingaya, l’évaluation du cycle 2024-2026 confirme la pertinence de l’action conjointe. « Alors que nous clôturons cette phase, nos efforts se tournent déjà vers l’avenir. Le futur UNSDCF 2027-2030 incarnera une ambition renouvelée pour répondre avec efficacité aux besoins financiers et aux attentes des populations tchadiennes », a-t-il souligné.

    Les discussions ont permis de tirer les enseignements du cycle en cours et d’identifier les priorités à renforcer pour la période 2027-2030, notamment le financement du développement, l’inclusion sociale et la résilience. Ce nouveau cadre sera entièrement aligné sur les orientations du PND « Tchad Connexion 2030 ».

  • La junte malienne piégée par son alliance avec les mercenaires russes

    La junte malienne piégée par son alliance avec les mercenaires russes

    La stratégie sécuritaire de Bamako s’effondre face aux revers militaires

    Lorsque les partenaires extérieurs renoncent aux combats, l’échec d’une politique se mesure à la rapidité de leur départ. Au Mali, les récents revers face à une coalition de groupes armés — dont le Front de Libération de l’Azawad (FLA) et le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM) — ont révélé l’incapacité de la junte à garantir la stabilité du pays. En misant sur des forces paramilitaires étrangères pour assurer sa sécurité, Bamako a scellé son propre affaiblissement.

    Kidal, symbole d’un retrait négocié et non d’une victoire militaire

    Le mois d’avril 2026 restera comme celui d’un tournant historique. Kidal, reprise en 2023 par l’armée malienne et ses alliés russes d’Africa Corps, est retombée aux mains des rebelles. L’évacuation des mercenaires n’a pas été le fruit d’une résistance héroïque, mais d’une négociation en sous-main. Ces derniers ont même abandonné une partie de leur arsenal pour obtenir un passage en sécurité, laissant derrière eux une armée malienne désemparée.

    Un officier malien, sous couvert d’anonymat, a résumé l’amertume ambiante : « Les Russes ont choisi de nous laisser tomber à Kidal ». Cette trahison symbolique illustre une réalité géopolitique implacable : une milice mercenaire agit avant tout dans son intérêt, pas pour défendre une nation étrangère.

    L’onde de choc de l’offensive s’étend jusqu’à Bamako

    La crise ne se limite plus aux régions septentrionales. En avril, les combats ont atteint Kati et la capitale, où le général Sadio Camara, ministre de la Défense et principal artisan de l’alliance avec Moscou, a trouvé la mort. Sans ce pilier stratégique, la junte se retrouve affaiblie, au moment même où le GSIM étend son emprise autour de Bamako.

    Le blocus imposé par les groupes armés asphyxie le pays : carburant, vivres et médicaments manquent cruellement. Les écoles ferment, l’électricité devient un luxe, et l’économie s’effondre. Malgré les drones russes censés compenser le retrait des missions internationales (MINUSMA, Barkhane), la situation reste hors de contrôle. Les frappes, souvent imprecises, ont davantage alimenté les tensions locales qu’elles n’ont sécurisé les territoires.

    Un repli stratégique vers la protection du régime

    Alors que Moscou tente de justifier son retrait en évoquant un « complot déjoué », la réalité est tout autre. Les mercenaires d’Africa Corps recentrent leurs efforts sur la seule sauvegarde du pouvoir en place à Bamako, abandonnant toute ambition de reconquête nationale. Les analystes s’accordent à dire que le retrait des forces russes est désormais inévitable, avec pour seul objectif de limiter les pertes.

    L’impuissance de l’Alliance des États du Sahel

    Présentée comme un rempart contre l’instabilité, l’Alliance des États du Sahel (AES) reste silencieuse face à la crise malienne. Moscou, cherchant une issue honorable, se désengage progressivement. La Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et d’autres acteurs régionaux n’ont pas réussi à endiguer la dégradation sécuritaire et humanitaire.

    La junte, après avoir sacrifié diplomatie et alliances locales au profit d’un contrat militaire privé, se retrouve isolée. À Bamako, la question n’est plus de savoir si le régime tombera, mais quand. Le vide sécuritaire qu’il a lui-même engendré pourrait bien sceller son destin en quelques semaines ou mois.

  • Forum africain de l’eau 2026 : n’Djamena au cœur des enjeux hydriques du continent

    Forum africain de l’eau 2026 : n’Djamena au cœur des enjeux hydriques du continent

    Le Tchad s’apprête à accueillir un événement d’envergure continentale dédié à l’eau. Le ministre d’État en charge des Finances, Tahir Hamid Nguilin, et Farouk Mollah Banna, représentant de la Banque mondiale au Tchad, ont présenté ce projet ambitieux lors d’un point presse. Le Forum africain de l’eau « De la Vision à l’Action » se tiendra les 15 et 16 juillet 2026 dans la capitale, N’Djamena.

    Un forum continental pour une cause nationale

    L’annonce a été accueillie avec enthousiasme par les autorités tchadiennes. Le ministre Tahir Hamid Nguilin a souligné l’importance symbolique et stratégique de cet événement : « Organiser ce forum chez nous est une fierté pour le gouvernement tchadien. C’est une reconnaissance de notre engagement à faire de la sécurité hydrique une priorité absolue. »

    Le Tchad, un géant des ressources hydriques en Afrique

    Le pays mise sur ses atouts naturels pour peser dans les débats. Le ministre a rappelé les richesses du Tchad en matière d’eau : le lac Tchad, les fleuves Chari et Logone, les lacs Fitri, Léré et Iro, ainsi que les systèmes fluviaux comme le Barh Aouk et le Batha. Il a également évoqué les bassins partagés, comme celui de Nubie, qui structurent l’hydrologie de toute la sous-région.

    Des défis majeurs à relever

    Malgré ces ressources, le Tchad fait face à des obstacles persistants. Les effets du changement climatique, la pression démographique et des infrastructures hydrauliques fragiles menacent la disponibilité de l’eau. Pour Tahir Hamid Nguilin, ces défis rendent indispensable la tenue de ce forum : « Ces enjeux justifient notre implication active dans les discussions continentales. »

    Un soutien financier décisif de la Banque mondiale

    Farouk Mollah Banna a confirmé l’engagement de l’institution en faveur du secteur. Un projet d’envergure, estimé à 160 millions de dollars, est en préparation pour renforcer les capacités hydriques du pays. « Ce financement sera soumis au conseil d’administration deux semaines avant le forum », a-t-il précisé.

    Un rassemblement d’experts pour des solutions concrètes

    Ce forum réunira des acteurs clés : décideurs politiques, partenaires techniques et financiers, ainsi que des spécialistes du continent. L’objectif ? Trouver des réponses adaptées pour une meilleure gestion des ressources en eau en Afrique. Une étape cruciale pour transformer les ambitions en actions tangibles.

  • Parking zongo Cotonou : un pas vers la révolution logistique au Bénin

    Parking zongo Cotonou : un pas vers la révolution logistique au Bénin

    Parking Zongo à Cotonou : une infrastructure clé pour booster la logistique béninoise

    Un nouveau chapitre s’ouvre aujourd’hui pour le transport routier et la gestion portuaire au Bénin. Le Parking Zongo, joyau de modernité situé aux abords du Port Autonome de Cotonou (PAC), vient d’accueillir ses premiers camions. Cette réalisation ambitieuse marque un tournant majeur dans l’organisation des flux logistiques, tant pour le pays que pour ses voisins sahéliens.

    Un terminal de 700 places pour révolutionner le stationnement des poids lourds

    Implanté à proximité immédiate des terminaux portuaires, ce parking géant s’étend sur 13 hectares et offre une capacité d’accueil exceptionnelle de 700 places. Désormais, les routiers n’auront plus à s’entasser le long du boulevard de la Marina, où le stationnement anarchique engendrait des blocages quotidiens. Les aires de manœuvre spacieuses et les giratoires optimisés permettent aux conducteurs de manœuvrer en toute sérénité, réduisant drastiquement les risques d’accidents et les tensions liées à l’espace.

    Ce terminal tampon joue un rôle crucial dans l’écosystème logistique ouest-africain. Il absorbe le flux massif de camions en provenance et à destination du Niger, du Burkina Faso et du Mali, consolidant ainsi la position stratégique du Port Autonome de Cotonou comme hub incontournable de la sous-région.

    La digitalisation au service d’une logistique sans friction

    L’innovation technologique est au cœur de ce projet. Le Parking Zongo est entièrement connecté au Guichet unique du commerce extérieur (GUCE), permettant une gestion optimisée des flux. Les transporteurs bénéficient désormais de services sans couture :

    • Réservation online des emplacements pour une planification précise des tournées.
    • Paiement dématérialisé des droits de stationnement via des solutions sécurisées, éliminant les files d’attente aux guichets physiques.
    • Suivi en temps réel des mouvements de véhicules grâce à un système de vidéosurveillance avancé et à un guidage automatisé.

    Un espace dédié au bien-être des routiers

    Le projet ne se limite pas à une simple infrastructure de stockage. Sous l’impulsion du programme « Rangazongo », ce parking devient un vrai lieu de vie pour les chauffeurs. Après des heures de route éprouvantes, ils disposent désormais de :

    • Blocs sanitaires et douches modernes pour une hygiène irréprochable.
    • Zones de repos et espaces de détente pour se ressourcer avant de reprendre la route.
    • Points de restauration pour des pauses conviviales et gourmandes.

    La sécurité, quant à elle, est assurée en permanence grâce à un contrôle d’accès rigoureux et un éclairage performant, protégeant aussi bien les conducteurs que leurs marchandises précieuses.

    Un investissement stratégique pour le Bénin et l’Afrique de l’Ouest

    Ce projet, fruit d’un investissement de près de 25 milliards de FCFA dans le cadre du plan de modernisation du Port Autonome de Cotonou, symbolise l’ambition du Bénin de devenir la plateforme logistique par excellence en Afrique de l’Ouest. En centralisant l’accès aux terminaux portuaires via un point unique, le Parking Zongo accélère les opérations et renforce la compétitivité économique du pays.

    Pour les opérateurs logistiques, l’ère des attentes interminables sur les routes cotonoises est révolue. Place à l’efficacité, au confort et à la performance, trois piliers qui redéfinissent les standards du transport routier au Bénin.

  • Togo : une exemption de visa en apparence libérale mais sous haute surveillance numérique

    Togo : une exemption de visa en apparence libérale mais sous haute surveillance numérique

    Une initiative diplomatique présentée comme une révolution panafricaine

    Dans un élan de communication politique, le Togo a officiellement levé l’obligation de visa pour les ressortissants africains. Sous les applaudissements des médias internationaux, cette mesure a été saluée comme un pas décisif vers la libre circulation continentale. Pourtant, derrière cette façade se dissimule une réalité bien plus restrictive, où la modernité technologique sert d’outil de contrôle plutôt que de levier d’ouverture.

    Une mesure universelle… sur le papier

    L’annonce, relayée avec empressement, promettait une accessibilité simplifiée pour tous les voyageurs africains. Les critères annoncés semblaient sans ambiguïté :

    • Bénéficiaires : Tous les détenteurs d’un passeport africain valide.
    • Durée du séjour : Un maximum de trente jours.
    • Points d’entrée : Ouverture théorique de l’ensemble des frontières, terrestres, aériennes et maritimes.

    Cette présentation a rapidement suscité l’enthousiasme, rapprochant le Togo des rares pays africains ayant adopté une politique d’ouverture totale, comme le Rwanda ou le Bénin. Cependant, une analyse plus fine des modalités révèle une toute autre dynamique.

    Le subterfuge numérique : quand le visa devient un filtre invisible

    L’adage populaire selon lequel « le diable se niche dans les détails » prend tout son sens face à cette réforme. Sous couvert d’abolition du visa, le gouvernement a en réalité instauré un système de filtrage préalable, transformant une mesure d’ouverture en mécanisme de surveillance.

    Pour accéder au territoire togolais, chaque visiteur doit désormais accomplir une série de démarches électroniques strictes, et ce, avant même d’embarquer :

    • Une inscription obligatoire sur la plateforme officielle voyage.gouv.tg au moins vingt-quatre heures avant le départ.
    • Le remplissage intégral d’un formulaire de déclaration de voyage en ligne.

    Cette procédure, officiellement destinée à faciliter l’accueil des touristes et des professionnels, s’apparente en réalité à une autorisation électronique. Des dispositifs comparables existent déjà dans d’autres pays, comme l’ESTA américain ou l’ETA britannique, mais leur objectif affichée est avant tout sécuritaire. Au Togo, cette plateforme centralise les données des visiteurs, offrant à l’État un contrôle sans précédent sur les flux migratoires.

    La question légitime se pose : cette technologie pourrait-elle être détournée pour exclure certains profils, comme des journalistes indépendants, des militants des droits humains ou des opposants politiques ? L’absence de garanties transparentes laisse planer un doute quant à l’utilisation future de ces informations.

    Les motivations réelles : un équilibre fragile entre image et pouvoir

    Cette initiative, bien que présentée comme un acte de générosité panafricaine, s’inscrit dans une stratégie plus large, à la fois intérieure et extérieure, orchestrée par le chef de l’État.

    Sur le plan international, le président Faure Gnassingbé cherche à redorer son blason après des réformes constitutionnelles controversées ayant prolongé son mandat. S’afficher comme un champion de l’intégration africaine permet de détourner l’attention des critiques internes et de renforcer son image sur la scène continentale.

    Sur le plan national, cette mesure sert un objectif moins avouable : le renforcement du contrôle migratoire. En regroupant toutes les données des visiteurs sur une seule plateforme gouvernementale, le régime dispose désormais d’un outil de surveillance moderne. Les profils des entrepreneurs, des journalistes et des influenceurs sont ainsi traçables dès leur arrivée, offrant une mainmise accrue sur les acteurs susceptibles de contester l’autorité en place.

    Une ouverture économique limitée par la bureaucratie

    Si les acteurs économiques espéraient une libéralisation des échanges grâce à cette exemption, ils se heurtent à une réalité bien différente. Certes, les frais de visa traditionnels ont disparu, mais la complexité administrative reste intacte.

    Les entrepreneurs et les professionnels du tourisme, loin de bénéficier d’une liberté de mouvement, doivent désormais naviguer dans un labyrinthe de procédures numériques. La promesse d’une Afrique sans frontières se heurte à la réalité d’un système où l’ouverture ne s’exerce que sous surveillance étroite.

    Conclusion : une réforme en trompe-l’œil

    L’exemption de visa togolaise ne constitue pas, comme certains l’ont présenté, un acte de foi envers le panafricanisme. Elle représente plutôt un outil de soft power, combiné à un mécanisme de contrôle numérique sophistiqué. En donnant d’une main tout en gardant le contrôle de l’autre, le régime de Faure Gnassingbé rappelle une fois de plus que, sous son gouvernorat, l’ouverture ne s’exerce que dans les limites imposées par le pouvoir.

  • Sénégal : l’État passe à l’offensive contre les infrastructures livrées mais inutilisées

    Sénégal : l’État passe à l’offensive contre les infrastructures livrées mais inutilisées

    Le gouvernement sénégalais lance une opération de grande envergure pour exploiter pleinement son patrimoine public. Vingt-cinq infrastructures déjà construites mais jamais mises en service représentent un coût colossal : 279 milliards de francs CFA immobilisés sans retour économique ou social. Ce bilan révèle une faille majeure dans la gestion des projets publics, où la livraison d’un ouvrage ne garantit pas son utilisation effective.

    Des actifs dormants, un gaspillage de ressources

    L’État a identifié des bâtiments administratifs, des équipements sectoriels et des structures économiques achevés mais inutilisés. Ces actifs, non exploités, entraînent des pertes financières continues : coûts d’entretien, de gardiennage, et risques de dégradation accélérée. La démarche vise à réintégrer ces infrastructures dans le circuit productif ou administratif par redéploiement, mutualisation ou partenariats. Chaque site fait l’objet d’une analyse approfondie pour comprendre les raisons de sa non-utilisation.

    Plusieurs causes reviennent systématiquement : absence de budget de fonctionnement, affectation tardive ou inadéquate, ou encore manque de préparation logistique pour la mise en service. Ces lacunes illustrent les faiblesses du pilotage post-livraison, un point régulièrement souligné par les instances de contrôle financier.

    Un levier contre la pression budgétaire

    Cette opération s’inscrit dans une stratégie plus large de maîtrise des dépenses publiques. Avec un service de la dette élevé et une volonté de réduire la dépendance aux financements extérieurs, l’État mise sur la valorisation de l’existant. Mobiliser des actifs déjà payés permet de dégager des marges sans recourir à de nouveaux emprunts, tout en évitant d’alourdir la pression fiscale.

    L’audit s’ajoute aux revues critiques menées sur les contrats publics et les comptes des entités parapubliques. L’objectif est clair : avant d’envisager de nouveaux investissements ou d’augmenter les recettes, il faut optimiser les ressources déjà disponibles. Cette approche rejoint les recommandations de la Cour des comptes, qui met en garde depuis des années contre les faiblesses de la gestion post-livraison.

    Réformer la gouvernance des projets publics

    Au-delà des chiffres, cette initiative interroge la gouvernance des infrastructures. La livraison d’un ouvrage ne doit pas marquer la fin du processus, mais le début de son utilité. Pourtant, le découpage entre conception, financement, réalisation et exploitation reste souvent flou, fragmenté entre plusieurs ministères et agences. Cette fragmentation génère des angles morts et des responsabilités diluées.

    Pour les vingt-cinq sites concernés, plusieurs solutions sont envisagées. Certains pourraient être attribués à des administrations actuellement locataires de bureaux privés, générant des économies immédiates. D’autres pourraient faire l’objet de concessions ou de cessions à des opérateurs privés, sous conditions strictes. Une troisième option consisterait à combler les lacunes (recrutements, équipements, raccordements) pour activer le service prévu initialement. Le choix dépendra des évaluations au cas par cas et des arbitrages budgétaires futurs.

    Cette opération constitue un test de crédibilité pour l’administration sénégalaise. Sa réussite dépendra de la mise en place d’un suivi rigoureux et de la publication régulière des progrès réalisés. Le Sénégal pourrait ainsi servir d’exemple aux autres pays de la région, où les infrastructures fantômes pèsent lourdement sur la rentabilité des investissements publics.

  • Ousmane sonko met en garde contre une flambée des prix à la pompe au Sénégal

    Ousmane sonko met en garde contre une flambée des prix à la pompe au Sénégal

    ousmane sonko met en garde contre une flambée des prix à la pompe au Sénégal

    Le Premier ministre Ousmane Sonko a tiré la sonnette d’alarme aujourd’hui devant l’Assemblée nationale : le Sénégal pourrait bientôt connaître une hausse significative des tarifs des carburants. Cette annonce intervient dans un contexte international marqué par une instabilité géopolitique et une volatilité accrue des cours du pétrole.

    ousmane sonko en conférence

    Lors de son intervention, Ousmane Sonko a expliqué que les prévisionnels budgétaires du pays reposaient sur un prix du baril bien inférieur à la réalité actuelle. Cette divergence exerce une pression budgétaire sans précédent sur les finances de l’État, avec des répercussions directes sur le pouvoir d’achat des ménages sénégalais.

    des répercussions économiques et sociales majeures

    Le chef du gouvernement a souligné que la situation actuelle n’affecte pas uniquement les prix à la pompe. En effet, la hausse des coûts énergétiques perturbe également la logistique des importations de carburant, notamment en raison des difficultés accrues pour les assureurs couvrant les navires en provenance du Golfe.

    Selon ses estimations, le coût des subventions énergétiques pourrait atteindre plus de 1 000 milliards de FCFA, représentant une part colossale du budget national. Une telle mesure pèserait lourdement sur les finances publiques, tout en menaçant la stabilité économique du pays.

    un équilibre délicat entre contraintes économiques et protection sociale

    Ousmane Sonko a réitéré l’engagement du gouvernement à préserver le pouvoir d’achat des Sénégalais, tout en reconnaissant les limites budgétaires face à cette crise externe. « Nous ferons tout notre possible pour atténuer l’impact, mais il ne faut pas se voiler la face : les marges de manœuvre sont réduites », a-t-il déclaré.

    Face à cette situation, le Premier ministre a également évoqué une réforme des subventions agricoles, actuellement estimées à près de 130 milliards de FCFA. Il a pointé du doigt des déficiences dans le ciblage et la gestion de ces aides. L’objectif affiché est de réorienter progressivement ces fonds vers des investissements plus productifs, comme la mécanisation et les équipements hydrauliques, afin de booster la productivité agricole tout au long de l’année.