Catégorie : Actualités

  • Le Sénégal mise sur le dialogue pour relever ses défis politiques et économiques

    Le Sénégal mise sur le dialogue pour relever ses défis politiques et économiques

    le Sénégal mise sur le dialogue pour relever ses défis politiques et économiques

    Président Bassirou Diomaye Faye et amadou Ba

    L’ancien Premier ministre Amadou Ba a plaidé, lors d’un entretien au palais présidentiel, pour un renforcement urgent du dialogue politique et une restauration de la confiance financière du Sénégal. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du Dialogue national initié par le président Bassirou Diomaye Faye, qui a consulté plusieurs figures de l’ancienne gouvernance.

    Lors de cet échange, Amadou Ba a salué l’importance de cette initiative, soulignant que des discussions approfondies s’imposent pour aborder les enjeux majeurs du pays. Il a insisté sur la nécessité de trouver des terrains d’entente durables, notamment sur les réformes institutionnelles et les défis sécuritaires qui pèsent sur le Sénégal.

    des réformes électorales et politiques au cœur des débats

    L’ancien chef du gouvernement a évoqué les réformes électorales en cours, estimant que davantage de temps aurait été nécessaire pour bâtir des consensus solides. Il a ainsi proposé au président de prolonger les débats de « dix à quinze jours supplémentaires » afin d’éviter toute précipitation et de garantir des solutions pérennes.

    « Le pays a besoin de consensus, le pays a besoin de dialogue », a-t-il martelé, précisant que cette démarche ne relevait pas d’une stratégie partisane, mais bien de l’intérêt général.

    une économie sénégalaise sous pression

    Sur le plan économique, Amadou Ba a exprimé ses craintes quant à l’impact de la conjoncture internationale sur l’économie locale. Les difficultés actuelles, aggravées par les tensions géopolitiques, touchent directement les citoyens et limitent les marges de manœuvre de l’État.

    Il a également rappelé que le Sénégal n’a pas bénéficié de financement du Fonds monétaire international (FMI) pendant douze ans sous son ministère des Finances. « Moi-même, en tant que ministre, je n’ai pas reçu un seul franc du FMI pendant six ans », a-t-il confié, tout en soulignant que le pays avait su maintenir sa crédibilité malgré cette absence de programme.

    Cependant, l’ancien Premier ministre a averti que les dégradations successives des notations financières du Sénégal augmentent aujourd’hui le coût des emprunts et réduisent la capacité d’investissement de l’État.

    sécurité et partenariats internationaux : des enjeux cruciaux

    Les discussions ont également porté sur les questions de sécurité, dans un contexte sous-régional marqué par des tensions persistantes. Amadou Ba a appelé à un dialogue élargi pour renforcer les forces de défense et de sécurité, tout en maintenant des relations stables avec les partenaires économiques internationaux.

    Enfin, il a réaffirmé son appartenance à l’opposition tout en prônant une approche constructive sur les questions nationales. « Je reste dans l’opposition, mais certaines priorités dépassent les clivages politiques. Il est essentiel d’agir avec sérénité pour le bien du pays », a-t-il conclu.

  • Lomé, le champ de bataille secret entre la France et la Russie

    Lomé, le champ de bataille secret entre la France et la Russie

    Un petit État ouest-africain au cœur d’un duel géopolitique

    Lomé n’est plus seulement la capitale du Togo, mais désormais le théâtre d’une guerre d’influence discrète et intense entre deux géants : la France et la Russie. Dans cette partie d’échecs africaine, chaque coup compte, et chaque allié stratégique peut basculer du jour au lendemain. Le Togo, longtemps perçu comme un partenaire discret de Paris en Afrique de l’Ouest, est devenu l’épicentre d’une rivalité qui redessine les équilibres régionaux.

    Un partenaire historique en quête de modernité

    Longtemps considéré comme un bastion de stabilité dans le Golfe de Guinée, le Togo a vu son statut évoluer. Alors que la France, autrefois incontournable en Afrique, peine à maintenir son influence au Sahel après les ruptures avec le Mali, le Burkina Faso et le Niger, elle tente de consolider ses positions sur le littoral. Une stratégie de dernier recours pour éviter un déclin irrémédiable dans la région.

    En avril 2026, le ministre français des Affaires étrangères a effectué une visite officielle à Lomé, une première depuis plus de vingt ans. Un geste symbolique fort, mais aussi une tentative pour réaffirmer une présence française qui se veut désormais tournée vers des projets concrets. Paris mise sur des investissements ciblés pour séduire une jeunesse togolaise de plus en plus méfiante envers les anciennes puissances coloniales. Parmi les réalisations phares : un hôpital universitaire flambant neuf et un centre d’intelligence artificielle, censés incarner une nouvelle ère de partenariat.

    L’ombre de Moscou plane sur la sécurité togolaise

    Sur le front militaire, la Russie a déjà pris une longueur d’avance. Face à la montée des menaces jihadistes dans le nord du pays, notamment dans la région des Savanes, le Togo cherche des solutions rapides et efficaces. Un accord de coopération militaire, signé en 2025 avec Moscou, a ouvert la voie au déploiement de l’Africa Corps, la structure officielle russe qui succède aux groupes paramilitaires comme Wagner. Pour Lomé, l’enjeu est clair : obtenir un soutien opérationnel et du matériel militaire sans les contraintes politiques souvent associées aux partenariats occidentaux.

    Le port de Lomé, un enjeu économique majeur

    Au-delà des questions sécuritaires, la bataille se joue aussi sur le terrain économique. Le port en eaux profondes de Lomé, seul du genre en Afrique de l’Ouest, est une cible de choix pour les deux puissances. La Russie ambitionne d’en faire un hub logistique incontournable pour relier le Golfe de Guinée à l’hinterland sahélien. Des projets d’infrastructures transfrontalières, comme une ligne de chemin de fer et un pipeline vers le Burkina Faso, sont déjà à l’étude. Une stratégie qui, si elle aboutit, permettrait à Moscou de renforcer son influence jusqu’au cœur du Sahel.

    Le soft power russe, une arme redoutable

    Pour séduire l’opinion publique et la société civile togolaise, la Russie déploie une panoplie d’outils de soft power. Des bourses universitaires en masse pour étudier en Russie, des centres de langue et des événements culturels, ainsi qu’une campagne d’influence médiatique promouvant des narratifs souverainistes et anti-occidentaux. Une stratégie qui trouve un écho favorable auprès d’une partie de la population, en quête d’alternatives aux modèles traditionnels.

    Faure Gnassingbé, l’artisan d’un équilibre fragile

    Au milieu de cette tourmente, le président togolais Faure Gnassingbé joue un rôle clé. Pragmatique et opportuniste, il instrumentalise cette rivalité pour tirer le meilleur parti pour son pays. Tout en maintenant des relations cordiales avec la France – notamment en participant aux sommets France-Afrique –, il prépare activement sa participation au prochain sommet Russie-Afrique prévu en octobre. Une diplomatie du ni-ni qui lui permet de maximiser les gains, mais qui comporte des risques à long terme.

    « Ce jeu d’équilibriste expose le Togo à une dépendance accrue envers les puissances étrangères, au détriment de ses propres intérêts nationaux », analyse un observateur politique basé en Afrique de l’Ouest. Une stratégie qui, si elle est payante à court terme, pourrait s’avérer coûteuse pour la souveraineté du pays.

    Lomé, laboratoire des nouvelles dynamiques africaines

    Le Togo incarne aujourd’hui une nouvelle forme de diplomatie africaine, où le pragmatisme prime sur les alliances idéologiques. Entre le modèle sécuritaire et décolonial de Moscou et l’héritage historique et développementaliste de Paris, Lomé est devenue un terrain d’expérimentation des rapports de force sur le continent. Une position inconfortable, mais qui place le pays au cœur des enjeux géopolitiques futurs.

  • 245 projets d’infrastructures en suspens au Sénégal, annonce Ousmane Sonko

    245 projets d’infrastructures en suspens au Sénégal, annonce Ousmane Sonko

    Dakar — Deux cent quarante-cinq chantiers d’infrastructures publics, représentant un investissement total de 279 milliards de francs CFA, restent paralysés dans tout le pays. C’est ce qu’a révélé le Premier ministre Ousmane Sonko lors d’une réunion interministérielle dédiée aux infrastructures, tenue à Dakar.

    Le diagnostic technique mené par les différents ministères, à la suite d’une directive du Conseil des ministres du 15 avril dernier, a permis d’identifier ces projets bloqués. Selon Sonko, ces arrêts prolongés transforment ces investissements en « actifs dormants », entraînant des pertes financières majeures.

    Parmi ces projets figurent aussi bien des infrastructures achevées mais jamais mises en service que des chantiers à différents stades d’avancement. Ousmane Sonko a souligné que le manque de financements constitue la principale cause de ces blocages. Certains projets sont également interrompus pour des raisons techniques, a-t-il précisé.

    Des mesures pour relancer les projets

    Pour remédier à cette situation, le Premier ministre a annoncé la mise en place d’un comité spécialisé au sein de la Primature. Ce comité aura pour mission de finaliser et d’approfondir l’inventaire des projets bloqués, jugé encore incomplet par Sonko.

    Il a également insisté sur la nécessité d’anticiper les problèmes de raccordement des réseaux hydrauliques et électriques pour éviter de nouveaux blocages. « Construire une infrastructure sans prévoir son exploitation est inconcevable », a-t-il déclaré, dénonçant les conséquences financières désastreuses de ces retards.

    Le Premier ministre a pointé du doigt les pratiques néfastes telles que la négligence, le laxisme et les retards de livraison, qualifiant ces comportements de « roublardise ». Il a appelé à une tolérance zéro face à ces défaillances, afin d’accélérer la livraison des projets et de limiter les pertes.

  • Trafic interrompu entre Dakar et Bamako : ce qui bloque l’axe routier sénégalo-malien

    Trafic interrompu entre Dakar et Bamako : ce qui bloque l’axe routier sénégalo-malien

    Sur le parking à la sortie de Kidira, au Sénégal, près de la frontière avec le Mali, le 16 octobre 2025.

    Sur l’axe routier reliant Dakar à Bamako, le trafic est actuellement paralysé près de la frontière entre le Sénégal et le Mali. Les transporteurs et les commerçants subissent de plein fouet cette interruption qui perturbe les échanges entre les deux pays.

    Une situation qui s’aggrave à la frontière

    Depuis plusieurs jours, les véhicules en provenance du Mali ou à destination de ce pays restent bloqués aux abords de Kidira, ville sénégalaise située à quelques kilomètres de la frontière. Les conducteurs de camions de marchandises et les voyageurs peinent à traverser la zone, où les contrôles se sont intensifiés.

    Les raisons de ce blocage ne sont pas encore clairement établies. Certains évoquent des tensions locales, tandis que d’autres pointent des difficultés logistiques ou administratives. Une chose est sûre : cette situation perturbe sérieusement les échanges commerciaux entre le Sénégal et le Mali.

    Des répercussions économiques immédiates

    Le secteur du transport routier est en première ligne. Les entreprises spécialisées dans le fret entre les deux pays voient leurs activités ralentir, avec des retards importants dans la livraison des marchandises. Les commerçants, quant à eux, craignent pour l’approvisionnement de leurs stocks, notamment en produits agricoles et manufacturés.

    « Nous attendons depuis plus de 48 heures, nos camions sont bloqués sans explication », confie un responsable de transport joint sur place. Les appels aux autorités locales n’ont pas encore donné de solutions concrètes.

    Les autorités en alerte

    Face à cette crise, les autorités sénégalaises et maliennes tentent de trouver une issue. Des réunions d’urgence ont été organisées pour évaluer la situation et identifier les causes de ce blocage. Les forces de l’ordre présentes sur place ont renforcé leur présence afin de sécuriser la zone et faciliter la reprise des échanges.

    Cependant, les solutions tardent à se concrétiser. Les transporteurs, impatients, réclament une intervention rapide pour éviter une aggravation de la situation.

    Un impact sur les populations

    Au-delà des professionnels du transport, cette interruption touche directement les populations des deux côtés de la frontière. Les habitants de Kidira et des zones environnantes dépendent en grande partie des échanges avec le Mali pour leur approvisionnement en denrées de base.

    Les prix de certains produits pourraient ainsi augmenter en cas de prolongation du blocage, affectant le pouvoir d’achat des ménages. Les autorités locales appellent à la patience, tout en travaillant activement pour rétablir la fluidité de l’axe routier.

  • Houngbédji lance un appel solennel pour l’honneur du Bénin en fin de mandat

    Houngbédji lance un appel solennel pour l’honneur du Bénin en fin de mandat

    Un appel à la hauteur des enjeux nationaux

    À l’aube d’une transition politique majeure au Bénin, Wilfried Léandre Houngbédji, Secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement, a marqué les esprits par un discours chargé de symboles. Face à l’imminence de la fin du second mandat du président Patrice Talon, il a formulé un appel sans ambiguïté à son successeur : préserver « l’honneur du Bénin » comme boussole ultime de son action.

    Un héritage de rigueur et de transformation

    Depuis son entrée en fonction, Wilfried Léandre Houngbédji a été le visage d’une administration où la discipline et les réformes ont redessiné le paysage institutionnel. Son rôle, bien au-delà de la simple gestion de l’information, s’est articulé autour d’une mission exigeante : incarner la souveraineté et la dignité d’un État en pleine mutation.

    Lors d’échanges avec des journalistes et des observateurs, il a souligné que cette fonction dépasse le cadre traditionnel pour devenir un pilier de la crédibilité nationale. « Le prochain responsable qui portera la voix de l’exécutif devra saisir que le Bénin a basculé dans une nouvelle ère. Ce qui est en jeu, ce n’est rien de moins que l’honneur de notre pays, sa réputation internationale et la dignité retrouvée de ses citizens », a-t-il déclaré, selon des proches du gouvernement.

    Les défis d’une continuité républicaine

    Cet appel intervient dans une période où les projecteurs sont braqués sur les préparatifs des élections de 2026. En posant ces repères moraux, Wilfried Léandre Houngbédji esquisse le profil idéal pour assurer la pérennité de l’État :

    • Une rigueur républicaine intransigeante : poursuivre la dynamique de la Rupture sans relâchement.
    • Une résilience face aux critiques : défendre la parole publique avec fermeté, tant sur le plan local qu’international.
    • Un patriotisme sans faille : placer systématiquement l’intérêt national et l’image du Bénin au-dessus de tout.

    Un testament politique qui dépasse les clivages

    Pour les analystes réunis à Cotonou, cette déclaration résonne comme un avertissement adressé à la future classe dirigeante. Sous la présidence de Patrice Talon, la communication gouvernementale a été profondément restructurée, abandonnant les pratiques passées au profit d’une approche plus directe, parfois controversée, mais résolument tournée vers les résultats.

    En insistant sur « l’honneur du Bénin », Wilfried Léandre Houngbédji rappelle une vérité fondamentale : la communication de l’État n’est pas un simple outil de persuasion, mais un levier stratégique au service du développement. La question reste entière : qui, parmi les futurs acteurs politiques, saura endosser ce rôle exigeant et incarner cette vision ?

  • Tabaski à N’Djamena : une capitale tchadienne en pleine effervescence

    Tabaski à N’Djamena : une capitale tchadienne en pleine effervescence

    La capitale tchadienne, N’Djamena, vibre d’une énergie particulière à l’approche de la Tabaski. Entre tradition religieuse et dynamisme commercial, la ville se pare de couleurs et d’une animation inédite, malgré les défis économiques qui persistent.

    des marchés animés et des rues saturées

    Dès les premières heures du jour, l’activité bat son plein dans les principaux marchés de N’Djamena. Les étals regorgent de moutons aux robes variées, tandis que les commerçants déploient leurs meilleures offres pour séduire les acheteurs. Les prix, bien que plus élevés qu’à l’accoutumée, n’entament pas l’enthousiasme des familles tchadiennes déterminées à honorer cette fête sacrée.

    Les artères de la ville, notamment autour des grands axes, sont le théâtre d’embouteillages monstres. Entre les charrettes chargées de marchandises, les motos filantes et les voitures qui progressent au ralenti, la circulation devient un véritable casse-tête. Les négociations entre vendeurs et clients ajoutent une touche de folklore à cette scène quotidienne, transformant chaque marché en un véritable théâtre à ciel ouvert.

    une économie boostée par la tradition

    Pour les commerçants, la période précédant la Tabaski représente une aubaine. Les tailleurs, souvent débordés, peinent à répondre à la demande croissante de tenues neuves. Les vendeuses de henné et de parfums, quant à elles, voient affluer une clientèle féminine impatiente de se parer pour l’occasion. Les épices, les ustensiles de cuisine et les produits de beauté s’arrachent à prix d’or, reflétant l’engouement général.

    Cependant, cette frénésie commerciale a un revers : la hausse des prix sur certains produits alimentaires de base. Les autorités appellent à la modération et rappellent l’importance de respecter les règles de sécurité routière pour éviter les incidents, surtout dans ce contexte de circulation chaotique.

    un moment de partage et de solidarité

    Au-delà de son aspect religieux, la Tabaski incarne avant tout un temps fort de cohésion sociale. Les familles se réunissent, les voisins échangent des plats préparés avec soin, et les rues se parent de décorations festives. Les enfants, excités, courent entre les maisons tandis que les adultes préparent avec ferveur le repas traditionnel.

    Marché animé de N'Djamena avant la Tabaski
  • Justice sénégalaise : les griefs contre l’ancien ministre Pape Malick Ndour

    Justice sénégalaise : les griefs contre l’ancien ministre Pape Malick Ndour

    l’ancien ministre sénégalais Pape Malick Ndour, membre de l’Alliance pour la République (APR), face aux accusations de la justice. © Pape Malick Ndour Officiel

    Affaire Pape Malick Ndour : les chefs d’accusation révélés par la justice sénégalaise

    L’ancien ministre de la Jeunesse et membre éminent de l’Alliance pour la République (APR) se retrouve sous le feu des projecteurs judiciaires. Les autorités sénégalaises ont dressé une liste de reproches précis à son encontre, mettant en lumière des pratiques contestées durant son passage au gouvernement.

    Les principaux griefs retenus contre Pape Malick Ndour

    Les investigations menées par la justice sénégalaise ont mis en évidence plusieurs irrégularités présumées. Voici les axes principaux des accusations :

    • Gestion opaque de fonds publics : Des détournements présumés de budgets alloués à des programmes jeunesse, avec des irrégularités dans les justificatifs de dépenses.
    • Népotisme et favoritisme : Des soupçons de nominations discutables au sein de structures publiques, en faveur de proches ou d’alliés politiques.
    • Violation des règles de passation de marchés : Des manquements flagrants dans l’attribution de marchés publics, sans respect des procédures légales.
    • Abus de position dominante : L’utilisation présumée de son influence pour influencer des décisions administratives ou économiques en sa faveur.

    Contexte politique et réactions

    Cette affaire survient dans un climat politique sénégalais déjà tendu. Pape Malick Ndour, figure historique de l’APR, a occupé des postes clés sous l’administration de Macky Sall. Son implication dans ces controverses relance les débats sur la transparence dans la gestion des affaires publiques au Sénégal.

    Les observateurs soulignent que cette procédure judiciaire pourrait avoir des répercussions sur l’image du gouvernement sortant et des ses proches collaborateurs. Les défenseurs de l’ancien ministre, quant à eux, dénoncent une instrumentalisation politique de la justice.

    Prochaines étapes : ce que prévoit la procédure

    La justice sénégalaise a engagé des démarches pour faire la lumière sur ces accusations. Plusieurs étapes sont désormais attendues :

    • L’audition des témoins clés, notamment des anciens collaborateurs et des responsables administratifs impliqués dans les dossiers litigieux.
    • L’expertise comptable des documents financiers pour établir d’éventuelles malversations.
    • La comparution de Pape Malick Ndour devant le tribunal compétent pour répondre des griefs retenus.

    Cette affaire s’annonce comme l’un des dossiers judiciaires les plus scrutés de ces dernières années au Sénégal, avec des enjeux à la fois politiques et juridiques majeurs.

  • Procès de succès masra : sécurité renforcée à N’Djamena pour l’audience en cassation

    Procès de succès masra : sécurité renforcée à N’Djamena pour l’audience en cassation

    À N’Djamena, la Cour suprême est aujourd’hui sous haute surveillance. Des militaires de la Garde nationale, des gendarmes et des policiers assurent un dispositif sécuritaire renforcé autour du palais de justice.

    L’entrée dans l’enceinte judiciaire est strictement contrôlée. Plusieurs reporters et équipes audiovisuelles se voient refuser l’accès à la salle d’audience, où se déroule une audience réduite.

    une audience restreinte et tendue

    Le procès se tient dans une salle exiguë de la Cour suprême, inaccessible au grand public. Il met aux prises le président de cette haute juridiction avec une dizaine d’avocats, qui défendent les intérêts du président du parti Les Transformateurs, Dr Succès Masra.

    le fond du litige

    Cette séance est entièrement consacrée au pourvoi en cassation déposé par la défense de Dr Succès Masra. Ce recours vise à contester l’arrêt rendu le 9 août 2025 par la chambre criminelle de la Cour d’appel, qui l’a condamné à vingt ans de prison.

  • Modernisation des marchés au Sénégal : Ousmane Sonko dévoile un plan ambitieux de restructuration

    Modernisation des marchés au Sénégal : Ousmane Sonko dévoile un plan ambitieux de restructuration

    Le Premier ministre Ousmane Sonko lance un plan historique pour les marchés sénégalais

    Les infrastructures commerciales du Sénégal, souvent héritées des années 1970, affichent une vétusté préoccupante. Le Premier ministre Ousmane Sonko a tiré la sonnette d’alarme lors d’une communication officielle, mettant en lumière les risques sécuritaires croissants dans ces espaces marchands. Entre 2013 et 2024, pas moins de cinquante-trois marchés ont été ravagés par des incendies à travers le pays, soulignant l’urgence d’une modernisation.

    Un programme phare : le PROMOGEM 2025-2029

    Face à cette situation, Ousmane Sonko a présenté le Programme de Modernisation et de Gestion des Marchés (PROMOGEM), dont le plan stratégique 2025-2029 prévoit des mesures ambitieuses. Ce projet inclut la restructuration de 528 marchés existants et la construction de 67 nouveaux espaces modernes, conçus pour répondre aux besoins actuels des commerçants et des consommateurs.

    Le chef du gouvernement a également insisté sur la nécessité de réformer le PROMOGEM pour lui donner une plus grande autonomie administrative et financière. Cette réforme s’accompagne d’un investissement public de 57,5 milliards de francs CFA sur quatre ans, intégré au Plan d’investissement national.

    Une vision nationale pour des marchés plus sûrs et plus performants

    L’objectif affiché est clair : créer un réseau de marchés modernes et sécurisés couvrant l’ensemble du territoire. Pour y parvenir, une gestion rigoureuse sera mise en place, associant étroitement les collectivités locales et le secteur privé national. Ce modèle collaboratif vise à garantir la durabilité des infrastructures et à améliorer les conditions de travail des acteurs économiques.

    Avec ce programme, le gouvernement sénégalais entend non seulement moderniser les espaces commerciaux, mais aussi renforcer la résilience des marchés face aux aléas, tout en stimulant l’économie locale.

  • Succès Masra : ouverture du procès à la Cour suprême du Tchad

    Succès Masra : ouverture du procès à la Cour suprême du Tchad

    Succès Masra : ouverture du procès à la Cour suprême du Tchad

    Une atmosphère sous haute tension a entouré l’ouverture du procès de Succès Masra devant la Cour suprême du Tchad. Le leader politique, absent, a été représenté par ses avocats dans une salle strictement sécurisée.

    ouverture du procès de Succès Masra à la Cour suprême du Tchad

    Un dispositif de sécurité exceptionnel

    Dès l’aube, les autorités tchadiennes ont renforcé la protection autour du siège de la Cour suprême. Des unités policières, des gendarmes et des gardes nomades ont quadrillé les abords du bâtiment ainsi que les axes stratégiques menant à la cour. L’objectif ? Éviter toute perturbation et garantir le bon déroulement des débats.

    Les journalistes locaux et étrangers présents sur les lieux ont été priés de quitter la zone. Un incident a d’ailleurs été signalé : le chef d’antenne de la Commission nationale des droits de l’homme a été empêché d’accéder aux locaux par les forces de l’ordre.

    Un procès en l’absence du principal intéressé

    Bien que Succès Masra n’ait pas assisté à l’audience, son équipe juridique a entamé les échanges avec le président de la Cour suprême. Le leader du parti Les Transformateurs, toujours en exil ou en détention selon les rumeurs, a été représenté par ses avocats. La procédure judiciaire suit désormais son cours, malgré l’absence physique du prévenu.

    Les prochaines audiences permettront de préciser les charges retenues contre lui et d’éventuellement statuer sur son sort. Une situation qui continue de faire réagir la classe politique et la société civile tchadienne.

  • Tabaski au Mali : l’armée sécurise les convois de moutons vers Bamako

    Tabaski au Mali : l’armée sécurise les convois de moutons vers Bamako

    tabaski au Mali : l’armée sécurise les convois de moutons vers Bamako

    Avec l’arrivée de la Tabaski, la capitale malienne, Bamako, bénéficie enfin d’un approvisionnement en moutons, essentiel pour cette fête religieuse. Ces animaux, autrefois rares dans les rues de la ville, occupent désormais les abords des grands axes routiers et les espaces publics comme les terrains de football. Une situation qui contraste avec les semaines précédentes, marquées par des blocages répétés sur les routes menant à la ville.

    moutons sur un marché de Bamako avant la tabaski

    un blocus djihadiste qui pèse sur les livraisons

    Jusqu’à présent, les livraisons de moutons vers Bamako étaient fortement perturbées par les actions du Jnim, un groupe armé affilié à Al-Qaïda. Ces derniers ont instauré un véritable blocus sur les routes, notamment sur la nationale 6, qui relie Ségou à la capitale. Cette route, longue de plus de 200 kilomètres, est devenue un axe particulièrement dangereux pour les transporteurs.

    Les djihadistes ciblent aussi bien les camions de marchandises que les véhicules personnels, brûlant systématiquement ceux qui osent emprunter cette voie. Résultat : les moutons peinent à atteindre les marchés de Bamako, et les prix s’envolent.

    l’armée malienne en première ligne contre les attaques

    Face à cette situation, l’armée malienne a renforcé ses dispositifs pour briser ce blocus. Depuis plusieurs jours, des frappes aériennes sont menées régulièrement sur les positions des groupes armés. Parallèlement, des patrouilles et des escortes militaires sont organisées pour sécuriser les convois de moutons en direction de Bamako.

    Malgré ces mesures, les attaques persistent. Un éleveur de Ségou raconte son périple mouvementé :

    « Vers Zambougou, des assaillants ont lancé des projectiles sur notre camion transportant des moutons. Le chauffeur, pris de panique, a immobilisé le véhicule pour protéger passagers et animaux. Peu après, les djihadistes ont incendié le camion, emportant avec lui nos bagages. Nous avons dû parcourir à pied les kilomètres séparant Zambougou de Konobougou, avant de prendre un car jusqu’à Bamako. Heureusement, entre Konobougou et Zantiguila, nous avons bénéficié d’une escorte militaire. »

    moutons prêts pour la tabaski après avoir été égorgés et écorchés

    des prix en forte hausse pour les consommateurs

    Les attaques répétées ont un impact direct sur les prix. Le coût du transport des moutons a triplé, passant de 2 000 francs CFA en zone rurale à 5 000 ou 6 000 francs CFA à Bamako. Cette inflation se répercute sur le prix d’achat des animaux, qui atteint désormais des sommets inégalés.

    Un chef de famille interrogé dans le quartier Sans Fil de Bamako témoigne :

    « L’an dernier, ce mouton coûtait 125 000 francs CFA. Cette année, il faut débourser 175 000 francs CFA pour l’obtenir ici. À Bamako, certains moutons se vendent même à 200 000 ou 250 000 francs CFA. Le blocus a clairement contribué à cette flambée des prix. Nous espérons une stabilisation rapide. »

    vente promotionnelle organisée par les autorités

    Pour atténuer l’impact de la hausse des prix, les autorités maliennes organiseront demain une vente promotionnelle de moutons dans plusieurs sites de Bamako. Les terrains municipaux de Sogoniko, de l’hippodrome, de Torokorobougou, le terrain Sahaba de Lafiabougou, ainsi que l’ancien terrain de l’AS Real au Badialan I, seront ouverts à cette opération.

    L’objectif est de rendre les moutons plus accessibles aux familles maliennes en cette période de Tabaski.

  • La Côte d’Ivoire place la nutrition au cœur de ses priorités sanitaires

    La Côte d’Ivoire place la nutrition au cœur de ses priorités sanitaires

    la Côte d’Ivoire place la nutrition au cœur de ses priorités sanitaires

    Abidjan, en mai 2026 – Pierre N’Gou Dimba, ministre ivoirien de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, a réitéré l’engagement fort de la Côte d’Ivoire à ériger la nutrition en axe majeur de sa stratégie nationale de développement sanitaire et social. Cette déclaration a été faite le 19 mai 2026 à Genève, lors d’un entretien bilatéral avec Shawn Baker, vice-président exécutif des programmes et partenariats de Helen Keller International, organisé en marge de la 79e Assemblée mondiale de la Santé.

    Cette rencontre a permis d’approfondir les discussions sur les défis majeurs liés à la nutrition, à la santé des mères et des nourrissons, ainsi qu’à la conception de programmes ciblés pour les populations les plus exposées aux risques.

    Plusieurs initiatives phares ont été évoquées, comme les programmes de supplémentation nutritionnelle, l’enrichissement des aliments de base, ou encore les actions déployées pour lutter contre l’anémie et les carences en micronutriments chez les femmes enceintes et les jeunes enfants.

    Le ministre a mis en lumière le Plan National Multisectoriel de Nutrition, document stratégique qui structure les interventions gouvernementales contre la malnutrition sous toutes ses formes. Il a également souligné l’importance croissante des financements mobilisés, avec l’appui des partenaires techniques et financiers, pour renforcer les actions en faveur de la santé nutritionnelle.


    De son côté, Shawn Baker, représentant de Helen Keller International, a salué l’adoption en 2026 d’un nouveau programme de supplémentation en micronutriments multiples destiné aux femmes enceintes. Intégré au paquet de soins prénatals, ce dispositif vise à combler les besoins nutritionnels pendant la grossesse, limiter les risques d’anémie et prévenir les naissances de faible poids.

    Il a également reconnu les avancées significatives réalisées par la Côte d’Ivoire, ainsi que la qualité des collaborations engagées avec Helen Keller International. Ces partenariats se traduisent notamment par des programmes de supplémentation en vitamine A pour les enfants de moins de cinq ans et des initiatives de nutrition communautaire.

    La Côte d’Ivoire, consciente de l’urgence sanitaire, poursuit une politique ambitieuse pour consolider ses alliances stratégiques. L’objectif ? Accélérer les progrès dans les domaines de la nutrition, de la santé maternelle et infantile, et du développement humain durable.