Catégorie : Économie

  • La Côte d’Ivoire face à l’impératif de l’industrialisation pour un essor économique durable

    La Côte d’Ivoire face à l’impératif de l’industrialisation pour un essor économique durable

    Les journalistes ont massivement pris part aux échanges avec  le directeur Région UEMOA, directeur général Ecobank Côte d’Ivoire, Paul-Harry Aithnard. (Photo. Dr)
    Les journalistes ont massivement pris part aux échanges avec le directeur Région UEMOA, directeur général Ecobank Côte d’Ivoire, Paul-Harry Aithnard. (Photo. Dr)

    Le développement économique de la Côte d’Ivoire passe inévitablement par une stratégie d’industrialisation ambitieuse. C’est le constat majeur qui a émergé lors d’un récent déjeuner de presse à Abidjan-Plateau, où Paul-Harry Aithnard, directeur régional UEMOA et directeur général d’Ecobank Côte d’Ivoire, a partagé sa vision éclairée sur ce sujet crucial. Pour lui, l’industrialisation est la voie royale pour que la Côte d’Ivoire atteigne le statut de pays pleinement émergent, s’inspirant de modèles de réussite comme la Malaisie.

    Monsieur Aithnard a souligné l’urgence de cette transformation structurelle. Il a mis en perspective la situation ivoirienne en la comparant à celle de la Malaisie il y a un quart de siècle. « Le PIB de la Côte d’Ivoire s’élève aujourd’hui à 100 milliards de dollars, un niveau similaire à celui de la Malaisie il y a 25 ans. Entre 2000 et 2025, la Malaisie a multiplié son PIB par quatre, passant de 100 à plus de 400 milliards de dollars », a-t-il précisé, illustrant le potentiel immense de croissance que l’industrialisation peut débloquer pour l’économie ivoirienne.

    Les piliers d’une industrialisation réussie en Côte d’Ivoire

    Afin de permettre à la Côte d’Ivoire de quadrupler son économie au cours des 25 prochaines années, Paul-Harry Aithnard a formulé des propositions concrètes, axées sur des leviers stratégiques :

    • L’inclusion financière : Il est primordial de développer l’accès aux services financiers pour l’ensemble de la population. Cela permettrait aux citoyens d’épargner, d’effectuer des paiements, de conserver leurs fonds, de se financer et d’investir leur petite épargne, stimulant ainsi l’économie par la base.
    • La digitalisation : Pour concrétiser cette inclusion financière et accroître la productivité à des coûts optimisés, la technologie et la digitalisation sont des catalyseurs essentiels. Mettre l’accent sur ces outils est indispensable pour passer à l’échelle supérieure et moderniser les processus économiques.

    Rôles des acteurs clés : secteur privé et État

    La réussite de ce projet d’industrialisation en Côte d’Ivoire repose sur une collaboration étroite entre tous les acteurs :

    • Le secteur privé et bancaire : Ces entités ont un rôle déterminant à jouer en finançant les grands projets d’infrastructures. Paul-Harry Aithnard a d’ailleurs confirmé l’engagement délibéré d’Ecobank à soutenir ces initiatives.
    • L’État : Les autorités publiques doivent concentrer leurs efforts sur le développement du secteur de l’électricité, une condition sine qua non à toute industrialisation. Parallèlement, l’amélioration du système éducatif est cruciale, avec un focus sur des disciplines clés telles que les sciences, la technologie et le management.

    Le directeur général a salué les progrès déjà réalisés par la Côte d’Ivoire, notamment l’augmentation significative de sa capacité de production énergétique ces dernières années. Il a également noté des signaux encourageants dans le domaine de l’éducation, indiquant des choix stratégiques pertinents pour l’avenir du pays. Ces avancées constituent une base solide pour l’accélération de l’industrialisation et le renforcement de la compétitivité économique de la Côte d’Ivoire sur la scène internationale.

  • La Côte d’Ivoire ambitionne de devenir un leader spatial en Afrique

    La Côte d’Ivoire ambitionne de devenir un leader spatial en Afrique

    Le secteur spatial émerge comme un pilier stratégique pour l’économie ivoirienne. La Côte d’Ivoire vise désormais à occuper une place centrale en Afrique en développant ses capacités satellitaires et géospatiales. Cette vision s’inscrit dans une volonté de renforcer la souveraineté nationale tout en dynamisant la compétitivité du pays face aux transformations économiques du continent.

    Construction d’un écosystème spatial performant

    Abidjan mise sur la création d’une filière spatiale intégrée, combinant expertise technique, infrastructures dédiées et cadre réglementaire adapté. L’objectif est de fédérer autour de cette initiative les secteurs public, académique et privé au travers d’une stratégie commune. Les domaines d’application envisagés sont multiples : télédétection agricole, surveillance environnementale, télécommunications, gestion urbaine et sécurité territoriale.

    Au-delà de la modernisation technologique, cette démarche ambitionne de générer des emplois hautement qualifiés, d’attirer des investissements étrangers et de positionner la Côte d’Ivoire comme un centre régional de services à forte valeur ajoutée. Les priorités incluent la formation d’ingénieurs spécialisés et l’émergence de startups capables de concevoir des solutions innovantes répondant aux besoins spécifiques du continent africain, notamment en matière de cartographie agricole, de gestion des ressources hydriques ou de connectivité en zones rurales.

    Un secteur africain en pleine expansion

    L’aspiration ivoirienne s’inscrit dans un contexte continental marqué par l’émergence de plusieurs nations spatiales. Des pays comme l’Égypte, l’Afrique du Sud, le Nigeria, le Maroc, l’Algérie ou encore le Kenya ont déjà développé des agences nationales, des programmes satellitaires opérationnels et, pour certains, des capacités de lancement ou des partenariats industriels structurants. La localisation du siège de l’Agence spatiale africaine au Caire témoigne de cette dynamique.

    Dans ce paysage concurrentiel, la Côte d’Ivoire compte capitaliser sur ses atouts distinctifs : stabilité politique, dynamisme économique, position géographique stratégique en Afrique de l’Ouest et rôle de carrefour régional. Le pays, qui héberge déjà le siège de la Banque africaine de développement, mise sur son pouvoir d’attraction pour attirer capitaux, partenaires technologiques et talents. La diplomatie économique pourrait jouer un rôle clé dans l’établissement de collaborations avec des agences spatiales internationales.

    Potentiels économiques et enjeux stratégiques

    Avec un marché spatial mondial estimé à plusieurs centaines de milliards de dollars et une croissance annuelle soutenue, l’Afrique ne représente encore qu’une infime part de cette valeur malgré des besoins colossaux en connectivité, observation terrestre et services géolocalisés. En s’imposant précocement dans ce domaine, la Côte d’Ivoire anticipe une demande continentale appelée à connaître une croissance exponentielle dans les années à venir.

    Les bénéfices escomptés couvrent des secteurs variés : agriculture de précision (stratégique pour un pays premier producteur de cacao), lutte contre la déforestation, planification urbaine ou encore prévention des risques climatiques. Les données satellitaires deviennent un outil de gouvernance incontournable, capable d’optimiser l’efficacité des politiques publiques dans les domaines agricole, foncier et environnemental. La concrétisation de ces ambitions nécessite cependant des financements durables, un cadre juridique solide et une coordination efficace entre les différents ministères.

    La réussite d’un hub spatial ouest-africain dépendra également de la capacité d’Abidjan à fédérer ses voisins au sein de la CEDEAO. Des projets collaboratifs pourraient émerger, tels que des satellites partagés, des centres de données régionaux ou des programmes de formation communs, afin de mutualiser les ressources et les expertises.

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  • La Côte d’Ivoire mise sur l’économie spatiale avec africa space expo 2026

    La Côte d’Ivoire mise sur l’économie spatiale avec africa space expo 2026

    L’Afrique spatiale s’invite à Abidjan avec un événement historique

    Du 24 au 26 septembre 2026, Abidjan accueillera au Parc des Expositions la toute première édition d’Africa Space Expo (ASPEX), un salon continental dédié à l’économie spatiale et aux technologies satellitaires. Porté par Tidiane Ouattara, commissaire général et expert en sciences spatiales à la Commission de l’Union africaine, cet événement vise à faire de la Côte d’Ivoire un hub spatial africain, en fédérant industriels, chercheurs et investisseurs autour d’opportunités concrètes.

    « L’espace n’est plus un luxe, c’est une nécessité », a souligné Tidiane Ouattara, rappelant l’importance stratégique des technologies spatiales dans des secteurs clés comme la sécurité, la gestion des ressources naturelles, les télécommunications, l’agriculture ou encore la prévention des catastrophes.

    Un salon inspiré des grands événements internationaux

    Inspiré par des salons majeurs comme le Salon international de l’aéronautique et de l’espace de Paris-Le Bourget ou les forums technologiques de Dubai, ASPEX souhaite devenir un carrefour incontournable pour l’innovation spatiale en Afrique. L’objectif ? Créer des partenariats structurants et des opportunités d’affaires pour le continent, en réunissant chercheurs, startups, industriels et décideurs politiques.

    « Il ne s’agit pas seulement de présenter des technologies, mais de bâtir des alliances stratégiques et de générer des opportunités de business concrètes », a précisé le commissaire général.

    Un marché spatial africain sous-exploité et prometteur

    Selon les organisateurs, le marché spatial africain représente aujourd’hui près de 30 milliards de dollars (16 683 milliards de FCFA), un potentiel encore largement inexploité. À travers ASPEX, la Côte d’Ivoire ambitionne de se positionner comme un acteur clé de cette économie en pleine expansion, tout en renforçant sa crédibilité sur la scène internationale.

    Le spatial, déjà ancré dans le quotidien ivoirien

    Djibril Ouattara, ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, a rappelé que les technologies spatiales sont déjà omniprésentes : « Chaque usage quotidien, comme le GPS, les transferts mobiles ou l’Internet, repose en partie sur des infrastructures satellitaires. Le spatial est déjà dans nos vies. »

    Il a également mis en avant son rôle dans la transformation numérique de la Côte d’Ivoire, notamment pour améliorer la connectivité des zones rurales, développer l’agriculture de précision et optimiser la gestion des risques. Les startups et entreprises africaines sont invitées à exploiter les données satellitaires pour créer des services innovants adaptés aux besoins locaux.

    Former les compétences de demain pour une industrie spatiale africaine

    Adama Diawara, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a souligné l’importance stratégique du spatial pour l’avenir du continent : « Nous ne parlons pas d’une technologie parmi d’autres, mais d’un pilier du développement scientifique, économique et sécuritaire du XXIe siècle. »

    Il a insisté sur la nécessité de former une masse critique de compétences locales en renforçant les programmes universitaires et la recherche scientifique dans les domaines spatiaux. L’Agence Spatiale de Côte d’Ivoire joue un rôle clé dans la structuration de l’écosystème ivoirien et la coordination des initiatives nationales.

    Un événement international pour structurer l’économie spatiale africaine

    Cette première édition d’ASPEX réunira des agences spatiales, gouvernements, partenaires techniques et financiers, ainsi que des acteurs de l’innovation venus d’Afrique et d’ailleurs. Les États-Unis et le Maroc ont été désignés comme pays invités d’honneur.

    Pour Tidiane Ouattara, cet événement marque une étape décisive : « L’Afrique se dote enfin d’une plateforme capable de structurer son marché spatial, de mobiliser les investissements et de favoriser les alliances industrielles. »

  • Ecobank Côte d’Ivoire : la nouvelle vision pour une croissance économique durable

    Ecobank Côte d’Ivoire : la nouvelle vision pour une croissance économique durable

    Ecobank Côte d’Ivoire, autrefois perçue principalement comme un simple fournisseur de fonds, se positionne désormais comme un acteur essentiel et engagé dans le soutien au développement économique ivoirien. Lors d’une récente rencontre avec la presse économique, les dirigeants de la filiale ivoirienne du groupe bancaire panafricain ont exposé leur stratégie ambitieuse : évaluer précisément leur impact et accompagner durablement les secteurs clés de l’économie.

    Secteurs stratégiques : piliers de la croissance ivoirienne

    « Au-delà des chiffres et de la simple communication, notre mission est d’analyser les économies où nous sommes présents et de prendre des positions claires », a souligné Paul-Harry Aithnard, directeur général d’Ecobank Côte d’Ivoire. La banque mise fortement sur les infrastructures, qu’elle considère comme fondamentales pour l’émergence économique de la Côte d’Ivoire. L’agriculture, un autre pilier de l’économie représentant 16 % du PIB ivoirien et allant bien au-delà de la seule production de cacao, bénéficie d’un pôle spécialisé depuis 2025. Par ailleurs, les secteurs minier et pétrolier sont également identifiés comme des moteurs de croissance majeurs pour les années à venir. « Nous sommes la première institution bancaire locale à doter d’un département dédié aux filières minière et pétrolière. Cette démarche nous permet d’approfondir notre compréhension de ces domaines afin d’aligner notre stratégie sur le Plan National de Développement (PND) du gouvernement », a précisé Oumar Sangaré, directeur du pôle banque d’investissement.

    L’industrialisation et la digitalisation : catalyseurs du développement

    La conviction profonde d’Ecobank Côte d’Ivoire réside cependant dans l’industrialisation. L’exemple de la Malaisie, dont le PIB est passé de 100 à 400 milliards de dollars en un quart de siècle, est cité comme un modèle réalisable pour la Côte d’Ivoire, à condition d’une collaboration collective. « Notre rôle est de fournir les financements nécessaires et de tisser des liens entre l’État, les opérateurs locaux et les investisseurs internationaux », a insisté Paul-Harry Aithnard, mettant l’accent sur une croissance vertueuse, stable et durable.

    Pour concrétiser cette vision, la digitalisation est présentée comme un levier incontournable. « Actuellement, 80 % des transactions bancaires s’effectuent via les canaux digitaux », a rappelé Korede Odjo-Bella, directrice de la banque des particuliers. L’objectif est d’étendre l’inclusion financière aux populations sous-bancarisées, y compris en milieu rural, grâce à des processus toujours plus dématérialisés, tels que l’ouverture de comptes en ligne.

    La banque s’engage également à jouer un rôle actif dans la mobilisation de la diaspora, en facilitant l’ouverture de comptes à distance et en accompagnant les projets d’investissement. Sur le marché financier régional, Ecobank Côte d’Ivoire se positionne comme un investisseur institutionnel de premier plan et un facilitateur d’accès pour les investisseurs européens et asiatiques.

    Défis et solutions : vers une banque de proximité innovante

    Si les ambitions d’Ecobank Côte d’Ivoire sont clairement définies, la mise en œuvre de sa feuille de route fait face à plusieurs défis structurels. Le financement de l’industrialisation, bien que réalisable, exige l’émergence de champions nationaux et la mise en place d’infrastructures robustes. L’inclusion des populations éloignées du système bancaire se heurte, quant à elle, à un taux d’alphabétisation encore bas, limitant l’accès à la formation professionnelle adaptée aux besoins des entreprises. Face à ces indicateurs, la digitalisation s’impose comme la solution la plus pertinente. Ecobank propose des parcours 100 % digitaux (ouverture de compte à distance, paiement par alias, retrait sans carte), tout en transformant ses agences en véritables espaces de conseil. « Grâce au numérique, nos équipes évoluent de la simple transaction vers un rôle d’accompagnement personnalisé », a détaillé Korede Odjo-Bella.

    Un autre enjeu majeur est la couverture des zones les plus reculées. Plutôt que d’accroître le nombre d’agences physiques, la banque s’appuie sur des partenaires locaux à travers son service phare, Point Xpress, et envisage des partenariats stratégiques pour atteindre les communautés les plus isolées.

    Enfin, la sécurisation des données représente une préoccupation centrale pour Ecobank. Des tests de pénétration réguliers, une gouvernance renforcée et une protection rigoureuse des données personnelles sont mis en avant comme des garanties essentielles. Une question, soulevée par plusieurs journalistes, concernait le risque de suppression d’emplois lié à cette stratégie numérique. « Le digital est un outil de requalification des compétences, non de destruction de postes. Les conseillers deviennent des experts financiers, et un meilleur financement des PME génère à son tour de nouvelles opportunités d’emploi », a rassuré Korede Odjo-Bella.

    Entre ambitions audacieuses et défis à relever, Ecobank Côte d’Ivoire s’affirme aujourd’hui comme un acteur majeur sur les marchés ivoirien et régional. Avec cette feuille de route stratégique, la filiale ivoirienne aspire à passer du statut de simple participant à celui de véritable architecte du progrès économique en Côte d’Ivoire.

  • Projet clé de la Banque mondiale pour la santé et l’éducation au Mali

    Projet clé de la Banque mondiale pour la santé et l’éducation au Mali

    Un soutien majeur de la Banque mondiale pour préserver l’éducation et la santé au Mali

    Le Mali bénéficie d’un appui financier exceptionnel de la Banque mondiale pour maintenir l’accès aux services de santé et d’éducation, essentiels au développement du pays. Une enveloppe de 150 millions de dollars, octroyée par l’Association Internationale de Développement (IDA), a été spécialement conçue pour surmonter les défis actuels liés au climat, à la sécurité et à l’économie.

    Un financement dédié à la continuité des services essentiels

    Le Projet d’accès d’urgence aux services essentiels au Mali se concentre sur deux secteurs prioritaires : la santé et l’éducation. Son objectif ? Garantir le fonctionnement ininterrompu des infrastructures sanitaires et éducatives à travers le pays.

    Renforcer le système de santé malien

    Dans le domaine médical, ce projet finance les coûts opérationnels des centres de santé, l’approvisionnement en vaccins et médicaments, ainsi que la prise en charge gratuite des soins pour les femmes en âge de procréer et les enfants de moins de cinq ans. Par ailleurs, il améliore les compétences des professionnels de santé pour mieux répondre aux risques sanitaires liés au changement climatique.

    Soutenir l’éducation et la scolarisation

    Côté éducation, le projet couvre l’ensemble du parcours scolaire. Il permet l’achat de matériels pédagogiques, l’attribution de bourses scolaires aux élèves les plus démunis et l’organisation des examens nationaux dans des conditions optimales. Ces mesures visent à maintenir la continuité éducative et à favoriser l’épanouissement des jeunes Maliens.

    Un impact humain et économique significatif

    Ce financement ciblé touche directement 2,3 millions de personnes, dont 1,4 million de femmes et 391 395 enfants de moins de cinq ans. Dans le secteur éducatif, 1,1 million d’élèves bénéficieront d’un accompagnement adapté pour assurer leur réussite scolaire.

    Clara de Sousa, directrice de division du Groupe Banque mondiale pour le Mali, souligne l’importance de cette initiative : « Préserver l’accès aux services de santé et d’éducation dans un contexte de contraintes budgétaires renforce le capital humain et la productivité future. Des enfants en bonne santé et des mères éduquées forment la base d’une main-d’œuvre durable et compétitive. »

    Une collaboration renforcée pour des résultats durables

    Ce projet s’inscrit dans la stratégie globale du Groupe de la Banque mondiale pour l’emploi et le développement du capital humain. Il complète les efforts des partenaires internationaux et s’appuie sur des consultations approfondies et des mécanismes de coordination pour une mise en œuvre fluide et efficace.

  • Financement endogène santé sexuelle Burkina Faso : enjeux et solutions locales

    Financement endogène santé sexuelle Burkina Faso : enjeux et solutions locales

    Financer la santé sexuelle au Burkina Faso par des solutions locales : un impératif face aux défis actuels

    La santé sexuelle et reproductive au Burkina Faso traverse une période critique, marquée par une réduction drastique des financements internationaux et une crise sécuritaire persistante. Dans ce contexte, les acteurs locaux et les communautés doivent désormais prendre les devants pour préserver les droits fondamentaux en matière de planification familiale et de santé reproductive.

    Selon les dernières données du ministère de la Santé, jusqu’à 81 % des fonds alloués à ce secteur provenaient de partenaires extérieurs. Avec leur retrait progressif, le pays se trouve face à un déficit financier majeur, menaçant la continuité des services essentiels. Face à cette situation, des alternatives endogènes et durables s’imposent comme une nécessité absolue.

    Désiré Thiombiano, directeur de AMS Synergie Burkina Faso

    Des solutions locales pour une santé sexuelle autonome

    Désiré Thiombiano, directeur de AMS Synergie Burkina Faso, insiste sur l’urgence d’agir localement. Pour lui, « il est temps de cesser de dépendre des partenaires étrangers. Les Burkinabè doivent s’investir activement dans la santé sexuelle pour lutter contre les grossesses précoces, les mariages forcés et la mortalité maternelle ».

    Plusieurs axes stratégiques émergent pour mobiliser les ressources internes :

    • Sensibilisation des populations : informer les citoyens sur l’importance de contribuer financièrement à ces services vitaux.
    • Implication des leaders communautaires : associer les figures religieuses et traditionnelles pour renforcer l’adhésion aux campagnes de santé reproductive.
    • Collecte communautaire transparente : instaurer des mécanismes de financement local via les collectivités territoriales pour une gestion rigoureuse des fonds.

    L’engagement de l’État et des partenaires nationaux

    Malgré les difficultés, le gouvernement burkinabè a déjà engagé des actions concrètes. Entre 2020 et 2025, près de 3,9 milliards de francs CFA ont été investis dans l’achat de produits contraceptifs. Ces efforts, bien que notables, restent insuffisants face à l’ampleur des besoins. « La mobilisation des ressources endogènes est une priorité stratégique », souligne la représentante de la Direction de la santé de la famille.

    Les zones rurales et les régions en proie à l’insécurité bénéficient d’une attention particulière, où l’accès aux soins est le plus limité. L’État mise sur des solutions durables pour garantir l’autonomie sanitaire du pays.

    Boureima Sanga, coordinateur du REMAPSEN Burkina Faso

    Le rôle clé des médias dans la promotion des financements locaux

    Boureima Sanga, coordinateur du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN), rappelle l’importance de l’information. « Dans un contexte de crises multiples, les médias doivent maîtriser les mécanismes de financement endogène. Leur rôle est crucial pour sensibiliser les populations et soutenir la souveraineté sanitaire du Burkina Faso ».

    Le REMAPSEN, créé en 2020, organise régulièrement des rencontres de plaidoyer avec l’appui du Partenariat de Ouagadougou. Ces initiatives visent à renforcer les capacités des journalistes et à promouvoir des solutions locales et pérennes en matière de santé sexuelle et reproductive.

    Pourquoi ces alternatives endogènes sont-elles indispensables ?

    Les avantages des solutions locales sont multiples :

    • Durabilité : une gestion autonome des fonds assure une continuité des services, même en cas de retrait des bailleurs.
    • Appropriation citoyenne : l’implication des communautés renforce l’adhésion aux programmes de santé reproductive.
    • Résilience : les mécanismes locaux s’adaptent mieux aux réalités du terrain, notamment dans les zones reculées.

    En conclusion, le Burkina Faso doit accélérer sa transition vers des modèles de financement endogènes pour garantir les droits en santé sexuelle et reproductive. Cette démarche, bien que complexe, est la clé pour assurer un avenir plus sain et plus autonome à sa population.

  • Côte d’Ivoire : le secteur agricole, pilier économique et défis sociaux

    Côte d’Ivoire : le secteur agricole, pilier économique et défis sociaux

    Avec une croissance économique parmi les plus fortes d’Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire a bâti son développement sur un secteur agricole historiquement dominant. À son indépendance, l’agriculture représentait près de 50 % du PIB national. Malgré une diversification progressive de l’économie, elle conserve une place centrale : en 2024, elle ne contribuait plus qu’à 15,9 % du PIB, mais employait encore 46 % de la population active et générait plus de la moitié des exportations du pays (51,5 % en 2025).

    Les disparités entre zones urbaines et rurales restent marquées. Le taux de pauvreté atteint 54,4 % en milieu rural, contre 37,5 % en moyenne nationale. L’emploi dans ces territoires repose massivement sur l’agriculture, où près de 90 % des agriculteurs font partie du premier décile des revenus les plus faibles. Dans le secteur du cacao, considéré comme le moteur agricole ivoirien, 60 % des producteurs vivent sous le seuil de pauvreté national.

    Les cultures de rente et industrielles (1er producteur mondial de cacao et de noix de cajou, 3ème producteur mondial de caoutchouc naturel) tirent l’économie agricole. Pourtant, le pays dépend fortement des importations pour ses besoins en céréales et en poissons, essentiels à l’alimentation des populations urbaines. La production vivrière, quant à elle, repose majoritairement sur un modèle informel, limitant l’accès des petits producteurs aux marchés et aux circuits de distribution structurés.

  • L’accélérateur HEC Paris dynamise l’écosystème startup en Côte d’Ivoire

    L’accélérateur HEC Paris dynamise l’écosystème startup en Côte d’Ivoire

    Les estimations gouvernementales révèlent la présence d’environ 300 startups en activité en Côte d’Ivoire. Pour propulser leurs entreprises, de nombreux entrepreneurs privilégient des programmes de formation reconnus. Parmi eux, Challenge + Afrique, une initiative de la prestigieuse école de commerce française HEC Paris, attire particulièrement l’attention.

    En cinq ans, Challenge + Afrique, un programme de la célèbre école de commerce HEC Paris, a accompagné ​​​​​​​près de 120 start-up, à Abidjan et Dakar.

    Une vingtaine de participants, hommes et femmes, assistent à leur session inaugurale. Leur objectif principal est de comprendre comment accroître la valeur de leur jeune entreprise. Mariama Kaba, originaire du Sénégal, est une experte en validation des acquis de l’expérience qui se lance dans l’entrepreneuriat. Son projet vise à certifier les compétences des travailleurs du secteur informel. Elle témoigne avec enthousiasme : « J’ai déjà participé à des projets d’entreprise, mais je suis toujours restée en retrait. C’est l’opportunité de me concentrer sur ma propre initiative, d’acquérir de nouvelles compétences… car la finance était un ‘gros mot’ pour moi. Ce matin, le cours sur les fondamentaux de la startup était très instructif ; je note tous les mots-clés pour créer une fiche récapitulative. Ce que j’attends ? Le réseau est également essentiel ; toutes les personnes présentes sont une source d’inspiration. Après seulement deux jours, je parle de mes collègues à mes amis et à ma famille. Je suis exactement là où je dois être pour sortir de ma zone de confort. »

    Les projets de cette promotion, incluant celui de Mariama, couvrent des domaines variés, allant de l’accès au logement à des solutions techniques pour l’économie d’énergie.

    Développer une vision stratégique pour une croissance exponentielle

    Les participants investissent 5 000 euros (environ 3 millions de francs CFA) pour bénéficier des conseils d’experts comme Etienne Krieger. Ce spécialiste de la finance entrepreneuriale partage ses « bonnes recettes » pour le succès : « Nous sommes ici pour leur faire prendre conscience des éléments qui crédibiliseront leurs projets, pour identifier des besoins réels, mal ou non satisfaits par les offres existantes, pour les aider à vendre, et pour qu’ils soient suffisamment crédibles afin d’attirer des investisseurs qui les aideront à passer d’une activité artisanale à une dimension ‘industrielle’. »

    Parmi les réussites notables du programme, on compte Leya, une startup basée à Abidjan. Cette entreprise facilite l’approvisionnement en liquidités des guichets de mobile money. Thibaut Cathenoz, cofondateur de Leya, souligne l’impact de la formation : « Nous avons pu prendre un recul considérable, affiner notre pitch, perfectionner notre proposition de valeur et comprendre les mécanismes d’une levée de fonds. Cela nous a été extrêmement utile par la suite, puisque nous avons effectivement levé des fonds. Franchement, ce fut une aide précieuse. »

    En l’espace de cinq ans, le programme Challenge + Afrique a soutenu près de 120 startups, opérant principalement à Abidjan et Dakar.

  • Budget santé 2026 : le Burkina Faso alloue 11% de ses dépenses publiques

    Budget santé 2026 : le Burkina Faso alloue 11% de ses dépenses publiques

    UEMOA : Le Burkina Faso en tête des budgets santé avec 11% de ses dépenses publiques en 2026

    Le Burkina Faso, leader régional en matière de financement de la santé

    En 2026, le Burkina Faso se distingue dans l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) en consacrant 11% de son budget national à la santé. Ce choix stratégique représente un investissement de 388 milliards FCFA sur un budget global de 3 432 milliards FCFA. Une performance remarquable qui dépasse largement les efforts consentis par les autres États membres de l’UEMOA.

    Cette allocation budgétaire place Ouagadougou en position de leader sur le continent africain, même si la cible internationale de 15% reste encore à atteindre. Cette décision s’inscrit dans une volonté affirmée de renforcer les infrastructures sanitaires et d’améliorer l’accès aux soins pour la population.

    Pourquoi un tel engagement ? Les autorités burkinabè misent sur la santé comme levier de développement économique et social. En allouant une part aussi significative de ses ressources, le pays vise à réduire les inégalités d’accès aux services médicaux et à préparer son système de santé aux défis futurs.

    Comparaison régionale

    • Côte d’Ivoire : environ 8% de son budget dédié à la santé
    • Sénégal : autour de 7%
    • Bénin : proche de 6%
    • Niger : en dessous de 5%
    • Mali : légèrement supérieur à 5%
    • Togo : environ 6%

    Ces chiffres illustrent clairement l’effort budgétaire exceptionnel consenti par le Burkina Faso pour son secteur sanitaire.

    Le gouvernement burkinabè a également souligné que cette augmentation des dépenses publiques en santé s’accompagne de réformes structurelles visant à optimiser la gestion des ressources et à lutter contre la corruption dans le secteur.

    Un investissement aux retombées multiples

    Au-delà de l’aspect purement financier, cet investissement dans la santé devrait générer des bénéfices à long terme pour l’économie du pays. Une population en meilleure santé est synonyme de productivité accrue, d’attractivité pour les investisseurs étrangers et d’amélioration des indicateurs sociaux.

    Les experts s’accordent à dire que cette stratégie pourrait servir d’exemple pour d’autres pays de la région souhaitant renforcer leur système de santé. Cependant, des défis subsistent, notamment en matière de formation du personnel médical, d’approvisionnement en médicaments et d’infrastructures hospitalières.

    Perspectives pour l’avenir

    Avec cette allocation budgétaire ambitieuse, le Burkina Faso confirme sa volonté de devenir un acteur clé en matière de santé publique en Afrique de l’Ouest. Les prochaines années seront déterminantes pour évaluer l’impact réel de ces investissements sur la qualité des soins et l’état de santé général de la population.

    Les autorités ont d’ores et déjà annoncé des mesures complémentaires pour renforcer la couverture sanitaire, notamment dans les zones rurales où l’accès aux soins reste limité.

  • Crise économique au Niger : une génération en proie à la faim

    Crise économique au Niger : une génération en proie à la faim

    Le Niger confronté à sa pire crise économique depuis des décennies : l’urgence humanitaire

    Dans les rues poussiéreuses de Zinder, au sud-est du Niger, le quotidien de Rabiatou, 29 ans, illustre l’effondrement économique qui frappe le pays. Cette mère de famille, commerçante d’articles d’occasion, peine à écouler son stock. Après une journée entière d’efforts, elle ne parvient à vendre qu’un seul vêtement pour 1 000 F CFA – une somme dont la moitié est engloutie par les frais de transport. De retour chez elle, son bébé déjà endormi, elle incarne le désespoir d’une population en proie à une crise sans précédent.

    Cette situation dramatique n’est malheureusement pas isolée. Le Niger, déjà fragilisé par des années d’instabilité politique et la menace persistante des groupes armés, traverse aujourd’hui la pire crise économique de son histoire récente. Entre l’isolement diplomatique imposé par la junte militaire dirigée par le général Abdourahamane Tiani et l’avancée des groupes jihadistes, le pays se trouve dans une impasse sans précédent.

    Une économie exsangue et une population en détresse

    Les indicateurs économiques du Niger affichent des signes alarmants. L’inflation galopante, la dépréciation du franc CFA, et la chute des revenus liés aux exportations, notamment des ressources naturelles, ont plongé des millions de ménages dans une précarité extrême. Selon les dernières estimations, plus de 40 % de la population nigérienne vit désormais sous le seuil de pauvreté, un chiffre en hausse constante depuis 2020.

    Les secteurs clés de l’économie sont particulièrement touchés :

    • L’agriculture, qui emploie plus de 80 % de la population active, subit de plein fouet les effets des changements climatiques et des violences dans les zones rurales. Les récoltes sont en baisse, et les prix des denrées alimentaires flambent.
    • Le commerce transfrontalier, autrefois dynamique avec les pays voisins comme le Bénin et le Nigeria, est paralysé par les restrictions imposées par la junte et les barrières sécuritaires.
    • Les hydrocarbures, secteur historique du pays, voient leur production chuter en raison des sanctions internationales et du manque d’investissements étrangers.

    Un isolement diplomatique et sécuritaire aux conséquences dévastatrices

    La prise de pouvoir par la junte militaire en juillet 2023 a entraîné une rupture des relations avec les partenaires internationaux, notamment les anciennes puissances coloniales et les organisations régionales comme la CEDEAO. Ces tensions ont accéléré l’isolement du pays sur la scène internationale, aggravant les difficultés économiques.

    Parallèlement, la montée en puissance des groupes armés dans les régions de Tillabéri, Diffa et Tahoua a forcé des milliers de personnes à fuir leurs foyers. Les déplacements massifs de populations, combinés à la destruction des infrastructures agricoles et commerciales, aggravent la crise alimentaire et humanitaire.

    Dans ce contexte, le gouvernement de transition dirigé par le général Abdourahamane Tiani tente de maintenir une stabilité relative, mais les défis restent immenses. Les négociations avec les partenaires internationaux pour lever les sanctions et relancer l’économie piétinent, tandis que la population endure les conséquences de cette crise multidimensionnelle.

    Des solutions urgentes pour éviter l’effondrement

    Face à l’urgence, plusieurs pistes sont évoquées pour tenter de stabiliser la situation :

    • Relancer le dialogue diplomatique : La levée des sanctions internationales et la normalisation des relations avec les partenaires régionaux et internationaux pourraient permettre un accès accru aux aides humanitaires et aux financements.
    • Renforcer la sécurité alimentaire : Des programmes ciblés pour soutenir les agriculteurs, améliorer les infrastructures de stockage et faciliter l’accès aux marchés sont indispensables pour éviter une famine généralisée.
    • Diversifier l’économie : Réduire la dépendance aux hydrocarbures et aux exportations agricoles en développant des secteurs comme les énergies renouvelables ou le numérique pourrait offrir de nouvelles perspectives économiques.
    • Soutenir les initiatives locales : Les associations et coopératives locales, souvent plus proches des réalités du terrain, jouent un rôle clé dans l’aide aux populations vulnérables. Leur renforcement doit être une priorité.

    Pour Rabiatou et des millions d’autres Nigériens, chaque jour est une lutte pour survivre. La crise actuelle n’est pas seulement économique : elle menace l’avenir même d’une génération entière. Sans une réponse rapide et coordonnée, le Niger risque de sombrer dans un chaos dont les répercussions se feront sentir bien au-delà de ses frontières.

    Un appel à l’action internationale

    La communauté internationale ne peut ignorer la détresse du Niger. Les organisations humanitaires, les États voisins et les partenaires multilatéraux doivent unir leurs efforts pour apporter une aide concrète et durable. Chaque contribution, qu’elle soit financière, logistique ou politique, peut faire la différence entre la survie et l’effondrement d’un pays déjà en première ligne face aux défis du XXIe siècle.

  • Premières cargaisons de gaz pour le projet Mauritanie-Sénégal grand tortue ahmeyim

    Premières cargaisons de gaz pour le projet Mauritanie-Sénégal grand tortue ahmeyim

    Le Sénégal et la Mauritanie franchissent une étape majeure dans l’exploitation gazière

    Le projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA), mené conjointement par la Mauritanie et le Sénégal, a franchi une étape historique avec la première production de gaz naturel liquéfié (GNL). Selon Kosmos Energy, cette réalisation positionne désormais le Sénégal et la Mauritanie parmi les nations productrices d’hydrocarbures, marquant un tournant décisif pour leur économie.

    Les gouvernements des deux pays avaient confirmé, fin décembre, que le gaz avait commencé à être extrait des puits vers le navire flottant de production, situé en mer à la frontière maritime entre la Mauritanie et le Sénégal. Cette infrastructure, dédiée à la production, au stockage et au déchargement, est au cœur du projet GTA, un partenariat stratégique entre plusieurs acteurs clés.

    Un projet gazier d’envergure internationale

    Le consortium derrière GTA inclut BP (actionnaire principal), Kosmos Energy, la Société des pétroles du Sénégal (Petrosen) et la Société mauritanienne des hydrocarbures et du patrimoine minier. L’exploitation est assurée par British Petroleum, leader mondial du secteur.

    D’après les estimations officielles, la capacité initiale de production s’élève à 2,5 millions de tonnes de GNL par an. Mohamed Ould Khaled, ministre mauritanien de l’Énergie et du Pétrole, a précisé que cette production pourrait atteindre 10 millions de tonnes annuellement d’ici quelques années, selon les projections de l’Agence mauritanienne d’information.

    Le Sénégal renforce sa position dans le secteur énergétique

    Quelques mois avant cette avancée, le champ pétrolier de Sangomar, situé à environ 100 km au sud de Dakar, avait également franchi une étape clé avec la production de ses premiers barils de pétrole. Exploité par Woodside Energy, ce projet renforce davantage la présence du Sénégal sur la scène énergétique africaine. Le pays dispose également d’un autre gisement prometteur, Yakaar-Teranga, dédié à l’exploitation gazière.

    Ces développements s’inscrivent dans une dynamique régionale où la Mauritanie et le Sénégal misent sur leurs ressources naturelles pour stimuler leur croissance économique et réduire leur dépendance aux importations d’énergie.

  • SOS NDD : un contrat majeur pour la gestion des déchets à Nouakchott

    SOS NDD : un contrat majeur pour la gestion des déchets à Nouakchott

    Le groupe marocain SOS NDD, propriété de la famille Said, a obtenu un accord stratégique pour la collecte et le transport des ordures ménagères au cœur de la capitale mauritanienne, Nouakchott.

    Ce marché d’envergure a été concédé par la Commission des marchés publics, relevant du ministère mauritanien de l’Intérieur, dont la mission inclut la dynamisation de la décentralisation et du développement local.

    L’attribution de ce contrat fait suite à un appel d’offres international lancé en 2024, ayant attiré la participation de six entreprises.

    SOS NDD a su se démarquer face à une concurrence relevée, incluant une société sous la direction de Mohamed Zine El Abidine Cheikh Ahmed, une personnalité influente des affaires en Mauritanie, ainsi que l’entreprise française Pizzorno, qui assurait auparavant la gestion des déchets à Nouakchott.

    L’accord initial couvre une période d’un an, avec une possibilité de renouvellement pouvant s’étendre jusqu’à une décennie.

    Sous l’impulsion d’Abdelwafi Said, la firme a décroché ce projet après une évaluation approfondie des différentes propositions.

    Le montant annuel de cette prestation s’élève à 7,5 milliards d’ouguiyas, équivalant à environ 1,9 milliard de dirhams, marquant un investissement considérable pour optimiser la gestion des déchets urbains dans la capitale mauritanienne.

    Établie à Casablanca depuis 1977, SOS NDD, présidée par Abdelkader Said El-Figuigui, est une entité familiale dotée d’un capital social de 20 millions de dirhams.

    Grâce à ses multiples filiales, l’entreprise réalise un chiffre d’affaires annuel avoisinant les 500 millions de dirhams.

    Initialement axée sur le nettoyage industriel, SOS NDD a progressivement diversifié ses compétences pour englober la collecte des ordures, l’assainissement liquide et la gestion des sites d’enfouissement publics.

    On notera qu’elle est en charge de la gestion de la décharge de Médiouna depuis 2018, suite au départ d’Ecomed.

    Au cours des dernières années, SOS NDD a consolidé sa présence au Maroc en remportant plusieurs marchés importants dans des villes comme Mohammédia, Oujda, Marrakech, Skhirat, Tifelt, Nador, M’diq et Berkane.

    Ce nouveau contrat en Mauritanie marque une étape décisive pour l’entreprise, concrétisant ainsi son tout premier marché à l’échelle internationale.