Catégorie : Économie

  • Partenariat stratégique marocain pour l’emploi féminin et la croissance économique

    Partenariat stratégique marocain pour l’emploi féminin et la croissance économique

    Un partenariat ambitieux entre le Maroc et la Banque mondiale pour stimuler l’emploi féminin

    Le Maroc et la Banque mondiale viennent de concrétiser un accord historique visant à dynamiser l’économie nationale tout en plaçant l’inclusion professionnelle au cœur de leur collaboration. Ce partenariat, salué par les autorités marocaines, cible en priorité l’insertion des jeunes et des femmes, aussi bien dans les zones urbaines que rurales.

    «Cette collaboration inédite représente une avancée majeure pour le développement du Maroc. Son originalité réside dans l’articulation entre financements publics, initiatives privées, transferts de savoirs et réformes structurelles, le tout aligné sur une vision commune de progrès social et économique», a souligné la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah.

    Ce partenariat s’inscrit pleinement dans le cadre du Nouveau Modèle de Développement du Maroc, un plan stratégique visant à moderniser l’économie, à réduire les inégalités et à renforcer la résilience du pays face aux défis contemporains. L’emploi des femmes, en particulier, constitue un levier essentiel pour atteindre ces objectifs.

    Trois priorités majeures ont été identifiées pour concrétiser cette vision :

    • Renforcer la compétitivité des entreprises : simplifier les procédures administratives, encourager la concurrence loyale et faciliter l’accès au crédit pour les petites et moyennes entreprises.
    • Créer des territoires plus inclusifs : réduire les écarts entre zones urbaines et rurales en améliorant l’accès aux infrastructures, aux services publics et aux opportunités économiques.
    • Investir dans le capital humain : moderniser le système éducatif, généraliser la couverture santé et étendre les dispositifs de protection sociale pour soutenir durablement l’emploi et la productivité.

    Pour concrétiser ces ambitions, la Banque mondiale mobilisera une palette d’outils variés : prêts avantageux, accompagnement technique de haut niveau et partenariats avec le secteur privé. Cette approche intégrée vise à créer un écosystème économique plus dynamique, plus équitable et plus résilient.

  • Gabon : budget 2027, les choix stratégiques qui façonneront le pays

    Gabon : budget 2027, les choix stratégiques qui façonneront le pays

    Économie

    Gabon : budget 2027, les choix stratégiques qui façonneront le pays

    Libreville, mardi 14 juillet 2026 – Le Gabon s’engage dans une phase décisive de son avenir économique. Les arbitrages budgétaires pour 2027 ne se limitent pas à des chiffres : ils dessinent les contours du Gabon de demain.

    Les conférences budgétaires lancées par l’exécutif gabonais marquent le début d’un processus politique et économique clé. Ces réunions, présidées par le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, réunissent les principaux acteurs économiques du pays. Leur mission ? Définir la répartition des ressources publiques dans un contexte mondial incertain, marqué par des tensions inflationnistes et des attentes croissantes des citoyens en matière de services publics et de pouvoir d’achat.

    Thierry Minko, ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, et également chargé de la lutte contre la vie chère, a dévoilé le calendrier des travaux. Dès aujourd’hui, les membres du gouvernement entament une réflexion approfondie pour concevoir un budget aligné sur les priorités nationales.

    Au-delà des aspects techniques, cette démarche envoie un signal politique fort : le futur budget devra être à la fois efficace, équilibré et tourné vers l’impact social.

    Un budget axé sur le pouvoir d’achat et le bien-être des Gabonais

    Le gouvernement gabonais a clairement indiqué la couleur. La priorité absolue sera donnée au maintien du pouvoir d’achat des ménages et à l’amélioration du quotidien des citoyens. Face à un environnement économique mondial encore fragile, marqué par des fluctuations des prix des matières premières et une hausse généralisée du coût de la vie, cette orientation reflète une volonté politique affirmée.

    Les ressources publiques seront donc orientées vers des secteurs à fort impact social : santé, éducation, infrastructures, soutien aux investissements productifs, sécurité alimentaire et politiques sociales. Thierry Minko a précisé que les conférences budgétaires se dérouleront en deux phases. D’abord, chaque ministère présentera ses priorités et besoins financiers. Ensuite, une analyse technique évaluera la faisabilité des projets et leur adéquation avec les capacités budgétaires de l’État.

    L’objectif ? Garantir une dépense publique de qualité, éviter les déséquilibres observés par le passé et maximiser l’efficacité des fonds alloués.

    Le Plan national de croissance et de développement au cœur du budget

    Autre élément marquant de cette phase préparatoire : le renforcement du rôle central du Plan national de croissance et de développement (PNCD). Ce document stratégique, déjà validé par les autorités, devient la pierre angulaire de l’action publique.

    « Le budget 2027 sera entièrement aligné sur le PNCD », a déclaré Thierry Minko. Cette affirmation marque une rupture avec les pratiques passées, où certains budgets étaient parfois perçus comme déconnectés des stratégies nationales de long terme.

    Désormais, chaque projet, chaque investissement devra démontrer sa contribution directe aux objectifs du PNCD. Cette approche vise à renforcer la cohérence des politiques publiques et à optimiser l’impact économique et social des dépenses engagées.

    Un équilibre délicat avec le Fonds monétaire international

    Les prochains mois seront également rythmés par les discussions avec le Fonds monétaire international. Sur ce dossier sensible, le gouvernement gabonais affiche une position ferme : le futur accord avec l’institution ne devra ni compromettre les avancées sociales récentes ni freiner les investissements prioritaires pour le développement du pays.

    Cette position illustre la volonté des autorités de concilier rigueur budgétaire et justice sociale. L’enjeu ? Préserver la crédibilité financière du Gabon tout en maintenant les moyens nécessaires à sa transformation économique.

    Plusieurs étapes constitutionnelles jalonneront le parcours avant l’adoption définitive de la Loi de finances 2027. Le projet devra recueillir l’avis du Conseil économique, social et environnemental, de la Cour des comptes ainsi que du Conseil d’État avant d’être soumis à l’Assemblée nationale.

    Pour Hermann Immongault, cette préparation rigoureuse est essentielle pour éviter les erreurs du passé et permettre à chaque membre du gouvernement de défendre un budget réaliste, cohérent et fidèle aux priorités nationales. Car un budget n’est pas qu’un simple document financier : il incarne les choix de société d’un État et son projet pour l’avenir de sa population.

    Les conférences budgétaires lancées aujourd’hui ouvrent donc bien plus qu’un exercice administratif. Elles lancent la construction du Gabon de 2027.

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  • Gabon et fmi : des discussions techniques en cours pour renforcer la coopération économique

    Gabon et fmi : des discussions techniques en cours pour renforcer la coopération économique

    Depuis plusieurs mois, le Gabon et le Fonds monétaire international (FMI) poursuivent des échanges constants pour concrétiser un nouvel accord de partenariat économique. Ces discussions, menées dans un esprit de transparence et de responsabilité, visent à établir des bases solides pour une collaboration durable.

    Les équipes gabonaises et celles du FMI organisent des points réguliers, notamment via des visioconférences planifiées selon un calendrier défini ensemble. Ces réunions se concentrent principalement sur les aspects techniques, comme l’a confirmé la rencontre du 2 juillet 2026 à Washington, où le ministre gabonais de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la vie chère, Thierry Minko, s’est entretenu avec le directeur Afrique du FMI et son équipe, incluant la responsable de la mission pour le Gabon, Aliona Cebotari.

    Une feuille de route partagée structure actuellement ces échanges. Elle inclut l’élaboration de la loi de finances rectificative 2026, l’ajustement du cadre macroéconomique et budgétaire pour la période 2027-2029, ainsi que la consolidation progressive des données économiques, financières et budgétaires. Ces étapes préparatoires permettront d’aborder sereinement les prochaines phases du dialogue avec le Fonds.

  • Kimba connect : quand le Gabon mise sur l’innovation ouverte pour booster son économie

    Kimba connect : quand le Gabon mise sur l’innovation ouverte pour booster son économie

    Économie numérique

    Kimba Connect : le Gabon mise sur l’innovation ouverte pour transformer son économie

    Libreville — Le Gabon franchit une étape décisive dans sa stratégie de diversification économique en lançant Kimba Connect, le premier défi national d’Open Innovation du pays. Porté par le ministère de l’Économie numérique et la Fédération des Entreprises du Gabon, ce projet ambitieux vise à combler le fossé entre les startups locales et les besoins concrets des entreprises du territoire.

    Contrairement aux initiatives classiques qui se contentent de soutenir les jeunes pousses technologiques, Kimba Connect mise sur une approche collaborative. Les entreprises gabonaises sont appelées à soumettre des défis opérationnels réels — gestion logistique, optimisation industrielle, cybersécurité, agriculture connectée ou encore transformation digitale — tandis que les startups proposent des solutions innovantes pour y répondre. Une dynamique inspirée des modèles éprouvés dans les économies les plus avancées, où l’innovation ouverte est devenue un pilier de la croissance.

    Une réponse aux défis des startups gabonaises

    Pour les entrepreneurs technologiques gabonais, souvent freinés par des obstacles financiers et un accès limité aux marchés, ce programme représente une opportunité historique. En effet, obtenir un premier contrat avec une grande entreprise locale constitue l’une des étapes les plus redoutées pour une startup. Kimba Connect leur offre une plateforme concrète pour valider leurs solutions et décrocher des partenariats stratégiques. Une avancée qui pourrait accélérer leur développement et renforcer leur résilience face aux défis du marché.

    Le gouvernement gabonais ne cache pas ses ambitions : faire du numérique un levier de transformation économique. « Une innovation sans impact réel n’a pas de valeur durable », souligne le ministre de l’Économie numérique, Mark-Alexandre Doumba. Cette philosophie résume l’esprit du projet : transformer les idées en solutions tangibles, capables de booster la productivité des entreprises ou d’ouvrir de nouvelles perspectives commerciales.

    Vers une souveraineté numérique gabonaise

    Au-delà des startups, c’est toute l’économie du pays qui pourrait bénéficier de cette dynamique. Le Gabon mise sur la création d’emplois qualifiés, la rétention des talents et l’attractivité des investissements étrangers. L’objectif ? Diversifier une économie encore trop dépendante des hydrocarbures et des matières premières. Avec Kimba Connect, le pays s’engage dans une voie où l’innovation devient un moteur silencieux de compétitivité, à l’image des nations les plus avancées.

    Le pari est audacieux, mais les enjeux sont à la hauteur des ambitions. Si le programme parvient à générer des partenariats pérennes, des investissements durables et des contrats concrets entre entreprises et startups, il pourrait bien marquer un tournant dans l’histoire économique du Gabon. Une chose est sûre : Kimba Connect n’est pas une simple initiative ponctuelle. Il pourrait s’imposer comme le socle d’un nouveau modèle où l’innovation n’est plus un secteur à part, mais le cœur même de la transformation du pays.

  • Gabon : le numérique face à l’heure des choix stratégiques

    Gabon : le numérique face à l’heure des choix stratégiques

    Économie

    Gabon : le numérique face à l’heure des choix stratégiques

    Libreville a envoyé un signal fort aux géants du numérique lors d’un sommet international. Le Gabon affirme sa volonté de concilier innovation technologique et protection de ses citoyens à travers une régulation numérique ambitieuse.

    L’évolution du secteur numérique a conduit les États à revoir leur approche face aux plateformes mondiales. Lors du sommet « AI for Good » à Genève, le Gabon, représenté par son ministre de l’Économie numérique Mark-Alexandre Doumba, a rappelé aux dirigeants de TikTok l’importance d’un cadre responsable pour l’Afrique.

    Un nouveau chapitre dans les relations entre l’État et les plateformes

    Quelques mois après des tensions liées à la suspension temporaire de plusieurs réseaux sociaux, Libreville et TikTok ont choisi de renouer le dialogue. L’objectif ? Créer un environnement en ligne plus sûr, notamment pour les jeunes générations. La désinformation, le cyberharcèlement et l’exposition des mineurs à des contenus inappropriés sont désormais des priorités pour le gouvernement gabonais.

    Mark-Alexandre Doumba a insisté sur la nécessité d’une protection renforcée des utilisateurs gabonais, soulignant que la santé mentale des jeunes et la cohésion sociale dépendent d’une régulation numérique efficace. Cette position s’inscrit dans la stratégie nationale de souveraineté numérique du Gabon.

    TikTok révèle l’efficacité de ses outils de modération au Gabon

    Pour répondre aux inquiétudes des autorités, TikTok a partagé des données précises sur ses actions de modération. Au premier trimestre 2026, la plateforme a supprimé 23 504 contenus jugés contraires à ses règles communautaires sur le territoire gabonais.

    Les chiffres révèlent l’efficacité des algorithmes de détection automatique : près de 99,8 % des contenus illicites ont été identifiés avant tout signalement, et 92,9 % ont été retirés avant d’être visionnés par les utilisateurs. Ces résultats illustrent l’importance croissante de l’intelligence artificielle dans la modération des contenus en ligne.

    Un cadre juridique renforcé pour encadrer les géants du numérique

    La rencontre de Genève intervient alors que le Gabon a adopté une ordonnance stricte sur la gouvernance des espaces numériques. Les plateformes internationales disposent désormais d’un an pour se conformer aux exigences locales en matière de sécurité, de protection des données et de modération des contenus.

    Le message de Libreville est clair : l’innovation technologique doit aller de pair avec une responsabilité sociale. Les plateformes ne peuvent plus se limiter à être de simples hébergeurs ; elles doivent devenir des acteurs engagés dans la stabilité et la sécurité des populations.

    Cette approche s’inscrit dans une tendance mondiale. Plusieurs pays, en Afrique comme ailleurs, cherchent à imposer de nouvelles règles aux géants technologiques américains et chinois. Le Gabon mise sur une stratégie de co-régulation, privilégiant le dialogue et la responsabilité partagée plutôt que les restrictions systématiques.

    L’Afrique face à un enjeu générationnel

    Avec plus de 70 % de sa population âgée de moins de trente ans, l’Afrique est au cœur d’une bataille pour la souveraineté numérique. Le Gabon, à travers sa nouvelle doctrine, montre la voie en cherchant à équilibrer liberté numérique, sécurité collective et souveraineté nationale.

    La réunion de Genève pourrait marquer un tournant dans la construction de cette nouvelle gouvernance. Une approche qui ne vise pas à freiner l’innovation, mais à l’encadrer, et qui pourrait inspirer d’autres pays confrontés aux mêmes défis.

  • Conférence économique africaine à Abidjan : un nouveau réseau pour booster l’autonomie du continent

    Conférence économique africaine à Abidjan : un nouveau réseau pour booster l’autonomie du continent

    L’essentiel en bref

    • Dates clés : Trois jours d’échanges du 10 au 12 juillet 2026 à Abidjan
    • Acteurs majeurs : Banque africaine de développement, PNUD et OCDE unissent leurs forces
    • Innovation majeure : Lancement officiel du Réseau africain des économistes en chef (ACE-Network)
    • Fréquentation : Plus de 4 000 experts connectés virtuellement sur toute la durée

    La capitale économique ivoirienne a servi de cadre à un événement d’envergure continentale : la Conférence économique africaine (AEC) 2026. Organisée conjointement par la Banque africaine de développement, le Programme des Nations unies pour le développement et l’Organisation de coopération et de développement économiques, cette édition s’est concentrée sur la manière dont l’Afrique peut renforcer sa position géopolitique et sa résilience commerciale dans un contexte mondial marqué par des dynamiques multipolaires. L’inauguration des travaux a été présidée par Souleymane Diarrassouba, ministre ivoirien du Plan et du Développement.

    Naissance du Réseau africain des économistes en chef

    La dernière journée de la conférence a marqué un tournant décisif avec l’annonce officielle du Réseau africain des économistes en chef (ACE-Network). Cette initiative vise à fédérer l’expertise économique du continent pour élaborer des réponses concertées face aux défis globaux, notamment la fragmentation géopolitique croissante. Kevin Urama, vice-président de la Banque africaine de développement, a insisté sur l’impérieuse nécessité pour l’Afrique de consolider ses systèmes de savoir pour influencer l’ordre financier international.

    Vers une économie africaine souveraine et transformée

    Les discussions ont mis en lumière une priorité : réduire la dépendance aux exportations de matières premières brutes en développant des industries locales. Ahunna Eziakonwa, directrice du Bureau régional pour l’Afrique du PNUD, a souligné que la puissance économique intrinsèque du continent représente son atout géopolitique le plus solide. Raymond Gilpin, économiste en chef du PNUD pour l’Afrique, a alerté sur les défis persistants liés aux incertitudes mondiales, appelant à renforcer la résilience des institutions africaines. Marie-Laure Akin-Olugbade, vice-présidente principale du Groupe de la BAD, a plaidé pour une concrétisation rapide des recommandations issues de la conférence.

    Abidjan, capitale africaine des débats économiques

    Depuis 2014, Abidjan abrite le siège de la Banque africaine de développement, marquant le retour de l’institution après son installation temporaire à Tunis pendant la crise ivoirienne. Cette ville, poumon économique de la Côte d’Ivoire, s’affirme désormais comme un carrefour stratégique des échanges diplomatiques et financiers en Afrique de l’Ouest. L’accueil de cette conférence confirme son rôle central dans les discussions sur l’avenir économique du continent. Avec une économie en pleine expansion au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, la Côte d’Ivoire mise sur l’innovation infrastructurelle et la valorisation locale de ses ressources naturelles, dont le cacao occupe une place prépondérante.

    Commerce intra-africain : briser les barrières pour une souveraineté économique

    Un des axes majeurs des échanges a porté sur l’accélération du commerce intra-africain, actuellement entravé par des obstacles tarifaires et des infrastructures défaillantes. Les participants ont rejeté toute forme de soumission à des blocs géopolitiques externes, prônant une autonomie décisionnelle totale. Les conclusions rendues publiques les 12 et 13 juillet appellent à la construction d’une Afrique résiliente et prospère, apte à peser dans les négociations commerciales mondiales. Le Réseau africain des économistes en chef est présenté comme le levier permettant de transformer cette vision en politiques concrètes et coordonnées à l’échelle du continent.

  • Félix tshisekedi impose un cadre fiscal modéré pour les mines en rdc

    Félix tshisekedi impose un cadre fiscal modéré pour les mines en rdc

    Félix Tshisekedi impose un cadre fiscal modéré pour les mines en RDC

    Le président de la République démocratique du Congo a donné des directives claires aux services fiscaux : mettre fin aux méthodes coercitives envers les entreprises minières. Félix Tshisekedi considère que ces pratiques menacent l’attractivité économique du secteur, essentiel pour le pays. L’annonce fait suite à une réunion du gouvernement à Kinshasa, où ces mesures ont été actées.

    Premier exportateur mondial de cobalt et deuxième producteur africain de cuivre, la RDC dépend largement de ces ressources pour ses revenus. Le chef de l’État dénonce les saisies bancaires, les blocages de fonds et des règles fiscales jugées trop aléatoires. Selon lui, ces actions augmentent les coûts pour les exploitants, nuisent à leur compétitivité et pourraient freiner les investissements étrangers.

    Privilégier le dialogue et la légalité

    Pour corriger cette situation, Félix Tshisekedi a exigé des ministères concernés, notamment ceux de l’Économie, des Finances et des Mines, de s’assurer que toute mesure de recouvrement soit strictement encadrée par la loi et appliquée uniquement en dernier recours. Il a insisté sur l’importance d’utiliser en priorité les voies de négociation, de notification préalable et de médiation prévues par la réglementation congolaise.

    Lors de cette allocution gouvernementale, il a exposé sa vision d’un secteur minier « performant et transparent », fondé sur une réglementation stable, des décisions prévisibles et une collaboration constante entre l’État et les entreprises.

    Tensions récurrentes avec les géants du secteur

    Ces nouvelles directives interviennent dans un contexte de friction entre Kinshasa et plusieurs multinationales minières. En 2025, l’Inspection générale des finances avait pointé du doigt des groupes comme le chinois CMOC et le suisse Glencore, les accusant d’avoir minoré leurs déclarations de revenus de plusieurs milliards de dollars, réduisant ainsi leurs contributions aux fonds publics. Ces entreprises avaient réfuté ces allégations.

    Quelques jours avant cette décision présidentielle, les autorités fiscales avaient fermé les bureaux congolais de Glencore dans le cadre d’un litige fiscal. Le groupe helvétique a réaffirmé son engagement à dialoguer avec les autorités tout en contestant toute irrégularité. Aucune confirmation n’a été apportée quant à un lien direct entre cette affaire et les instructions de Félix Tshisekedi, la présidence n’ayant pas réagi aux questions posées.

    Retrait des forces de sécurité des sites miniers

    Dans un second temps, le président a ordonné le départ immédiat des militaires et policiers stationnés illégalement sur les sites d’exploitation. Il estime que leur présence favorise la fraude, la contrebande et l’insécurité, tout en ternissant l’image du pays auprès des investisseurs internationaux.

  • Le quartz de spruce pine, un atout stratégique méconnu pour l’industrie mondiale

    Un minéral discret aux enjeux colossaux

    Saviez-vous que chaque clic sur votre smartphone ou chaque calcul effectué par votre ordinateur repose sur un minéral souvent ignoré : le quartz ? Abondant dans la croûte terrestre, ce composé est pourtant devenu un pilier de l’économie numérique mondiale. Sa rareté sous forme ultra-pure en fait une ressource aussi convoitée que les métaux rares, notamment dans la fabrication des puces électroniques et des semi-conducteurs.

    Contrairement aux idées reçues, le sable, composé en grande partie de quartz, ne suffit pas à répondre aux exigences des géants de la tech. Il faut se tourner vers des gisements exceptionnels, comme celui de Spruce Pine, niché dans les montagnes des Appalaches, aux États-Unis. Là, le quartz se négocie à plus de 20 000 euros la tonne, un prix justifié par sa pureté inégalée.

    L’eldorado du quartz : une pureté exceptionnelle

    La mine de Spruce Pine produit l’un des quartz les plus purs au monde, avec une teneur de 99,999 %. Cette qualité rare s’explique par un phénomène géologique unique : il y a 380 millions d’années, des mouvements tectoniques ont comprimé la roche sans infiltration d’eau, empêchant toute contamination métallique. Résultat ? Un matériau capable de résister à des températures extrêmes, essentielles dans la production des wafers, ces fines plaquettes de silicium où s’incarnent les composants électroniques.

    Comme l’explique Laurent Carroué, directeur de recherche en géopolitique à l’Institut français de géopolitique Paris VIII : « L’industrie des composants exige des matériaux d’une pureté absolue. Sans quartz de Spruce Pine, la fabrication des puces serait bien plus complexe, voire impossible. » Sans ces récipients en quartz, capables de supporter des chaleurs proches de 1 400 °C, le polysilicium fondu ne pourrait être transformé en wafers.

    Un monopole contesté et une géopolitique tendue

    Bien que stratégique pour les États-Unis, la mine de Spruce Pine n’est pas nationalisée. Deux entreprises étrangères se partagent son exploitation : Sibelco, un groupe belge, et The Quartz Corp, une joint-venture franco-norvégienne. Leur contrôle sur ce gisement en fait une situation de quasi-monopole, comparable à celle des mines d’uranium du Niger, surveillées de près par les grandes puissances.

    Cependant, cette hégémonie est menacée. La Chine, dépendante à 100 % des importations de quartz américain, a découvert des gisements équivalents au Tibet et au Xinjiang. Pékin investit massivement pour réduire cette dépendance, tout comme Washington a relancé l’exploitation de mines abandonnées dans l’Ouest américain, après que Pékin ait dominé à 90 % le marché des minerais rares.

    Pour Laurent Carroué, cette course aux ressources illustre une réalité géopolitique : « Les territoires stratégiques ne sont pas figés. Une ressource non épuisée peut voir ses fonctions économiques migrer en fonction des choix politiques et technologiques. »

    Des risques climatiques aux alternatives futures

    Les Appalaches, où se trouve Spruce Pine, ne sont pas épargnées par les bouleversements climatiques. En octobre 2024, l’ouragan Hélène a paralysé la région pendant des semaines, coupant les axes routiers et stoppant la production. Bloomberg n’a pas hésité à qualifier ces quatre kilomètres carrés de « zone la plus critique pour la chaîne d’approvisionnement mondiale ». Un blocage prolongé aurait pu faire flamber les prix des puces, déjà sous tension.

    Face à ces vulnérabilités, les acteurs industriels réagissent. Sibelco a injecté plus de 200 millions de dollars en 2025 pour moderniser Spruce Pine, tandis que The Quartz Corp a fermé une usine en réponse à la baisse de demande dans les panneaux solaires. En Europe, la Norvège possède des gisements exploitables, mais leur exploitation nécessiterait des infrastructures de raffinage lourdes et coûteuses, selon Laurent Carroué.

    Une solution pourrait émerger à moyen terme : le quartz de synthèse. Développé en laboratoire, il pourrait libérer les industries de leur dépendance aux gisements naturels. Mais cette transition, bien que technique, dépendra avant tout de décisions politiques et financières d’envergure.

  • Retraite au Togo : les assurés bénéficient enfin d’une carrière unique

    Retraite au Togo : les assurés bénéficient enfin d’une carrière unique

    Une réforme attendue par des milliers de travailleurs togolais va enfin simplifier leur départ à la retraite. La Caisse de Retraites du Togo (CRT) et la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) viennent de lancer un système de liquidation coordonnée des pensions, mettant fin à des années de complexité administrative pour les assurés ayant exercé dans les deux régimes.

    Une carrière complète reconnue sans exception

    Jusqu’alors, les Togolais dont le parcours professionnel avait oscillé entre le secteur public et privé se heurtaient à un obstacle de taille : l’impossibilité de cumuler leurs années de cotisation. Que ce soit après un passage de la fonction publique au privé ou l’inverse, les démarches pour faire valoir l’intégralité de leur carrière étaient longues, coûteuses et souvent infructueuses. Désormais, cette situation appartient au passé grâce à l’harmonisation des deux régimes.

    Des droits enfin sécurisés sans transfert ni rachat

    La principale innovation réside dans la totalisation automatique des périodes cotisées. Les assurés n’auront plus à engager des procédures de transfert ou de rachat de leurs droits d’un régime à l’autre. Toutes les années validées, qu’elles l’aient été auprès de la CRT ou de la CNSS, seront désormais additionnées pour déterminer précisément le montant de leur future pension. Cette mesure supprime les risques de pertes de droits et garantit une équité totale entre les travailleurs.

    Une retraite accessible plus rapidement pour plus de sérénité

    Autre avancée majeure : les Togolais pourront désormais percevoir leur pension dès qu’ils remplissent les conditions exigées par l’un des deux régimes, sans attendre la validation de l’autre. Cette flexibilité évite les situations de précarité où certains retraités devaient patienter des mois, voire des années, avant de bénéficier de leurs droits. Une fois les critères du second régime remplis, les droits complémentaires seront liquidés sans délai supplémentaire.

    Modernisation du système de retraite : une réponse aux parcours professionnels variés

    Cette réforme s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation de la protection sociale au Togo. En 2025, la CRT a distribué plus de 52,5 milliards de FCFA en prestations sociales, tandis que la CNSS étend progressivement sa couverture aux indépendants et aux acteurs de l’économie informelle. En facilitant la coordination entre les deux caisses, les autorités togolaises adaptent le système de retraite aux réalités d’un marché du travail de plus en plus diversifié.

    Les 5 bénéfices concrets de cette réforme historique

    • Toutes les années cotisées, quel que soit le régime, sont désormais prises en compte pour le calcul de la pension.
    • Plus besoin de transférer ou de racheter ses cotisations d’un régime à l’autre.
    • Les démarches administratives sont simplifiées, réduisant les délais et les coûts.
    • Les travailleurs ayant changé de statut voient la valeur de leur carrière entière préservée.
    • Possibilité de percevoir sa pension dès qu’un régime est validé, sans attendre l’autre.

    Cette avancée majeure pour la protection sociale togolaise marque une étape clé vers un système de retraite plus juste, transparent et adapté aux évolutions du marché du travail. En reconnaissant pleinement les parcours professionnels variés, elle offre enfin aux assurés la sécurité financière et la dignité qu’ils méritent après des années de labeur.

  • Mon petit pronostic, l’appli qui a séduit 3 millions de fans pendant la coupe du monde

    Mon petit pronostic, l’appli qui a séduit 3 millions de fans pendant la coupe du monde

    Mon Petit Prono, l’application qui a conquis les supporters pendant le Mondial

    Pendant que les yeux du monde étaient rivés sur le terrain, une autre compétition battait son plein dans les salons, les bars et les open spaces. Depuis le coup d’envoi de la Coupe du monde, Mon Petit Prono, une application française, a connu un essor fulgurant. Avec plus de trois millions d’utilisateurs, elle est devenue le phénomène inattendu de cette édition.

    Une application simple, mais addictive

    Créée à l’origine pour les ligues de pronostics entre amis, MPP permet de prédire les résultats des matchs et le vainqueur final du tournoi. Chaque participant rejoint une ligue privée, accessible via un simple lien. Le classement est mis à jour en temps réel, offrant une immersion totale dans l’ambiance du Mondial.

    Les utilisateurs peuvent créer des ligues thématiques : entre collègues, entre membres d’une même famille ou entre amis. L’application se distingue par sa simplicité et son accessibilité, même pour les novices en football.

    Qui utilise Mon Petit Prono ?

    Selon les retours d’expérience, les profils sont variés mais certains groupes se démarquent :

    • Les étudiants en écoles de commerce, habitués à la compétitivité et aux défis collectifs.
    • Les salariés des grandes entreprises, qui y voient une occasion de renforcer la cohésion d’équipe.
    • Les familles et les groupes d’amis, pour qui cette application est devenue une tradition lors des grands événements sportifs.

    Pourquoi un tel succès ?

    L’application mise sur l’interactivité et le partage. Les utilisateurs consultent plusieurs fois par jour les résultats et les classements. Certains, comme Marie, avouent même s’être réveillés en pleine nuit pour vérifier les scores : « Pendant les matchs nocturnes, je me réveillais à 4h du matin pour consulter Mon Petit Prono. Si mon pronostic était erroné, impossible de me rendormir. »

    Matia, leader dans sa ligue, explique que « même sans être expert en football, il est possible de gagner. L’application récompense l’intuition autant que la connaissance. » Camille, elle, apprécie l’interface intuitive : « Elle est si bien conçue que même les non-initiés peuvent y participer sans difficulté. »

    Les dérives à surveiller

    Malgré son succès, Mon Petit Prono n’échappe pas aux écueils des jeux compétitifs. Certains utilisateurs avouent ressentir un stress excessif face aux résultats. Marie confie : « Ça peut causer des tensions, surtout dans les ligues professionnelles où certains ne connaissent rien au football. »

    Pour éviter les conflits, elle propose des alternatives : « Dans ma ligue entre amis, le gagnant offre un barbecue avec un pack de bières. L’important, c’est de garder l’ambiance sans tomber dans la compétition malsaine. »

    Une success story née d’une passion

    L’histoire de Mon Petit Prono commence en 2011 sous le nom Mon Petit Gazon. Trois collègues, Martin Jaglin, Benjamin Fouquet et Grégory Rota, passionnés de football, décident de créer leur propre plateforme après la disparition de leur site de pronostics habituel. Sans budget ni stratégie marketing, ils lancent le projet sur un coup de tête.

    En 2013, ils se heurtent à un obstacle : l’utilisation des notes de l’Équipe pour générer les scores leur est interdite. Malgré cela, ils persistent et tentent une expansion internationale en 2016 avec My Little Nuts au Royaume-Uni et Mi Gran Delantera en Espagne.

    En 2018, une levée de fonds de 1 million d’euros leur permet de concrétiser leur rêve. Parmi les investisseurs figurent des personnalités comme Sébastien Bazin, Martin Solveig et Jean-Étienne Amaury. Les fondateurs quittent alors leurs emplois pour se consacrer pleinement à leur projet.

    En 2022, Mon Petit Gazon est racheté par LFP MEDIA pour un montant estimé entre 20 et 30 millions d’euros. Depuis le 11 juin, l’application connaît une croissance exponentielle avec une hausse de 340 % de téléchargements en huit jours.

    L'actuel leader de Mon Petit Prono partage son expérience L’actuel leader de Mon Petit Prono partage son expérience.

    Un phénomène qui dépasse les frontières

    Avec plus de trois millions de participants, Mon Petit Prono est devenu bien plus qu’une simple application. Elle incarne l’esprit de compétition amicale et le partage autour d’un événement sportif. Alors que la Coupe du monde touche à sa fin, l’application reste un symbole de cette édition mémorable.

  • Hausse des prix des matériaux de construction à N’Djamena

    Hausse des prix des matériaux de construction à N’Djamena

    La capitale du Tchad, N’Djamena, voit les prix des matériaux de construction s’envoler, rendant les projets immobiliers des particuliers et des professionnels plus difficiles à financer.

    Plusieurs produits indispensables à la construction ont vu leurs tarifs exploser ces dernières semaines. Le lambour, autrefois accessible à 3 000 FCFA, affiche désormais des prix oscillant entre 4 500 et 5 000 FCFA. Le chevron a connu une hausse similaire, passant de 6 000 à 9 000 FCFA, tandis que la planche blanche coûte désormais 14 000 FCFA contre 9 000 FCFA auparavant. Même le sac de ciment Dangote, référence dans le secteur, est désormais proposé à 11 000 FCFA.

    Les professionnels du secteur imputent cette escalade des prix à la révision des taxes douanières sur les importations. Ces nouvelles mesures douanières ont mécaniquement alourdi les coûts d’approvisionnement, rendant les matériaux moins accessibles pour les consommateurs.

    « Depuis l’application des nouveaux tarifs douaniers, les prix ont littéralement doublé », confie Mahamat, gérant d’une quincaillerie locale. Cette situation met en difficulté les ménages souhaitant construire ou rénover leur logement, ainsi que les entreprises du BTP.

  • Abidjan mise sur une afrique plus souveraine et résiliente lors de la conférence économique 2026

    Abidjan mise sur une afrique plus souveraine et résiliente lors de la conférence économique 2026

    Trois jours de débats intenses à Abidjan ont permis d’esquisser une nouvelle vision pour l’Afrique : celle d’un continent capable de transformer les défis géopolitiques en opportunités, en misant sur une intégration économique renforcée, des financements innovants et une action collective audacieuse.

    À l’issue de la Conférence économique africaine 2026, organisée conjointement par la Banque africaine de développement (BAD), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les participants ont clairement exprimé une conviction : l’Afrique doit désormais imposer sa propre trajectoire économique, plutôt que de simplement s’adapter aux bouleversements mondiaux. Cette édition a marqué un tournant dans la manière de concevoir le développement du continent, en insistant sur la nécessité de passer de la réflexion à l’action concrète.

    Les crises, un tremplin vers l’autonomie stratégique

    Pour Raymond Gilpin, économiste en chef du PNUD pour l’Afrique, les turbulences économiques mondiales ne doivent plus être perçues comme une fatalité. Il souligne que « les chocs externes ne pourront jamais éroder la richesse fondamentale et la résilience des populations africaines ». Son message est clair : il est temps d’accélérer les réformes, de renforcer les partenariats et d’agir avec détermination pour bâtir une Afrique résiliente et prospère. L’enjeu n’est plus seulement de résister aux chocs, mais de les convertir en leviers de puissance économique.

    Repenser les politiques publiques pour un monde en mutation

    Les échanges ont également révélé une autre nécessité : celle de repenser les grilles d’analyse du développement. Ida McDonnell, conseillère principale à l’OCDE, a mis en lumière l’interdépendance croissante des enjeux politiques. Commerce, dette, climat, investissements et politiques budgétaires sont désormais indissociables. Elle a insisté sur l’importance d’une approche intégrée, où les données et les connaissances circulent librement entre les institutions pour éclairer les décisions publiques. Cette approche reflète l’évolution rapide de l’environnement international, où chaque crise produit des répercussions en cascade sur les économies africaines.

    De la théorie à la pratique : l’urgence de l’action

    Marie-Laure Akin Olugbade, vice-présidente principale du Groupe de la Banque africaine de développement, a rappelé que les recommandations issues de la conférence doivent désormais se traduire en politiques publiques et en partenariats concrets. Elle a souligné que les échanges tenus à Abidjan fournissent des bases essentielles pour renforcer les capacités d’action géopolitique et la résilience commerciale de l’Afrique. Le défi reste de taille : concrétiser ces ambitions dans un contexte où les marges budgétaires sont limitées et où la compétition économique mondiale s’intensifie.

    L’Afrique, acteur clé de l’économie mondiale

    Ahunna Eziakonwa, sous-Secrétaire générale des Nations unies et directrice du Bureau régional du PNUD pour l’Afrique, a rappelé que cette conférence n’est qu’une étape. Le véritable test réside dans la capacité à lever les obstacles au commerce intra-africain, à investir dans l’innovation, à accélérer le développement des chaînes de valeur régionales et à préparer une jeunesse nombreuse à évoluer dans une économie mondiale en pleine transformation. Son message est sans ambiguïté : « dans un monde multipolaire, l’Afrique doit renforcer sa propre puissance économique, et non choisir de s’aligner sur une grande puissance ». La souveraineté africaine se construira par la création de valeur, le financement autonome du développement et la défense de ses intérêts stratégiques.

    Abidjan, un laboratoire pour une ambition africaine renouvelée

    Cette édition 2026 a également été marquée par la création du Réseau africain des économistes en chef (ACE Network) et la réunion annuelle du Réseau mondial des économistes en chef. Ces initiatives symbolisent une évolution majeure : les débats ne portent plus uniquement sur les besoins du continent, mais sur sa capacité à influencer les règles de l’économie mondiale. Dans un contexte où les équilibres internationaux sont profondément bouleversés, les organisateurs estiment que l’Afrique dispose d’une fenêtre d’opportunité historique. Le défi est désormais de transformer cette ambition collective en politiques publiques, en investissements et en résultats tangibles pour faire émerger une Afrique plus souveraine, résiliente et influente.