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  • Les nouveaux dirigeants à la tête de General Bank of Cameroon

    Les nouveaux dirigeants à la tête de General Bank of Cameroon

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    Les nouveaux dirigeants à la tête de General Bank of Cameroon

    Le banquier Ezékiel Passam prend la tête du conseil d’administration de cet établissement bancaire, anciennement Société générale Cameroun, dont l’État camerounais est désormais l’actionnaire majoritaire. […]

    Armand Djaleu
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    Le banquier Ezékiel Passam prend la tête du conseil d’administration de cet établissement bancaire, anciennement Société générale Cameroun, dont l’État camerounais est désormais l’actionnaire majoritaire. Jusqu’ici directeur général adjoint, Victor Noumoue a été nommé directeur général.

    La nomination de cette équipe marque la prise de contrôle définitive de l’établissement bancaire par l’État du Cameroun. Le président du conseil d’administration, le directeur général ainsi que les deux directeurs généraux adjoints de General Bank of Cameroon ont été désignés à l’issue d’un conseil d’administration tenu ce  mercredi 15 juillet 2026 à Yaoundé.

    Le nouvel attelage dirigeant de la General Bank of Cameroon (GBC), ex-filiale de Société Générale Cameroun, est composé des personnalités suivantes nommées lors du conseil d’administration, Ezékiel Passam,  Président du Conseil d’Administration (PCA). Le banquier de profession, remplace à ce poste Alain Malong.

    La banque, qui opère désormais sous le nom de General Bank of Cameroon (GBC)

    Victor Noumoué, Directeur Général (DG), précédemment Directeur Général Adjoint (DGA). Diplômé de HEC Paris, il a fait l’essentiel de sa carrière au sein du groupe Société Générale. Il était directeur général depuis le retrait de la gouvernance française, en remplacement du Sénégalais Yeri Seck.

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    Jean-Michel Ondo, Directeur Général Adjoint (DGA). Roland Firmin Same Dikongue,  Directeur Général Adjoint (DGA). Pour rappel, l’État du Cameroun a officiellement finalisé le rachat des 58,08 % de parts détenues par le groupe français Société Générale dans sa filiale camerounaise le 12 mai 2026. Cette opération, évaluée à 129 milliards de FCFA, a porté la participation de l’État à 83,68 % du capital. La banque, qui opère désormais sous le nom de General Bank of Cameroon (GBC).

     

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  • Côte d’Ivoire : le fimec, moteur des compétences pour l’emploi et la croissance

    Côte d’Ivoire : le fimec, moteur des compétences pour l’emploi et la croissance

    Côte d’Ivoire : le fimec, moteur des compétences pour l’emploi et la croissance

    Abidjan — la deuxième édition du forum international des métiers et des compétences (fimec), tenue à Abidjan, s’est imposée comme un levier stratégique pour concrétiser les ambitions du plan national de développement (pnd) 2026-2030. lors de l’inauguration de l’événement, le premier ministre robert beugré mambé a souligné l’importance de rapprocher les besoins économiques des compétences issues des structures de formation.

    le thème central de cette édition, « compétences, emploi et transformation économique en afrique : le rôle stratégique de la formation professionnelle », a servi de cadre aux échanges entre acteurs publics, privés et académiques. cet espace de dialogue vise à renforcer la compétitivité des entreprises ivoiriennes tout en favorisant l’insertion professionnelle des jeunes.

    le fimec, un outil au service du plan national de développement

    le pnd 2026-2030 s’articule autour de plusieurs priorités : accélérer l’industrialisation, renforcer la compétitivité économique, soutenir les champions nationaux et stimuler les investissements privés. parmi ses objectifs phares, la création de plus de 3 millions d’emplois d’ici 2030 occupe une place centrale. dans cette perspective, le développement des compétences devient un pilier essentiel de la stratégie économique.

    robert beugré mambé a rappelé que « chaque investissement dans la formation professionnelle se traduit par un gain de productivité pour les entreprises, une attractivité accrue de l’économie nationale et une consolidation de notre souveraineté économique ». le gouvernement s’engage ainsi à faire de la formation un levier d’inclusion sociale, de compétitivité et de création de richesse durable.

    un écosystème où formation et emploi s’alignent

    l’ambition affichée est claire : bâtir un écosystème où la formation professionnelle devient un accompagnateur privilégié des priorités nationales. cet écosystème doit soutenir la compétitivité des entreprises, encourager l’innovation et accélérer l’industrialisation du pays. le fimec offre une plateforme unique pour coordonner ces efforts et répondre aux défis de l’emploi et de la qualification.

    « notre responsabilité est de garantir que chaque jeune ivoirien puisse acquérir les compétences nécessaires pour réussir, entreprendre et contribuer activement au développement du pays », a déclaré le premier ministre. cette vision guide les réformes en cours et rassemble tous les acteurs autour d’un objectif commun.

    anticiper les mutations économiques par l’innovation

    la tenue de cette deuxième édition du fimec reflète la détermination de la Côte d’Ivoire à faire du capital humain un pilier de sa transformation économique et sociale. face aux mutations rapides des économies mondiales, le pays mise sur l’anticipation, l’innovation et l’investissement dans les compétences pour façonner une afrique compétitive et souveraine.

    « les métiers évoluent, les économies se transforment. nous devons investir dans ce qui nous rend les plus forts : les femmes et les hommes qui construiront demain », a-t-il ajouté. l’objectif ? faire des compétences le premier moteur de la compétitivité, de la souveraineté économique et de la prospérité partagée.

    un programme riche en échanges et formations

    cette édition de deux jours a proposé aux participants un programme varié : expositions interactives, tables rondes avec des experts internationaux, ateliers pratiques et rencontres entre acteurs clés. ces activités visaient à créer des synergies entre les différents secteurs et à identifier des solutions concrètes pour répondre aux enjeux de l’emploi et de la formation.

  • Caisse des dépôts et consignations : levier clé pour financer les infrastructures au Cameroun

    Caisse des dépôts et consignations : levier clé pour financer les infrastructures au Cameroun

    Économie

    Caisse des Dépôts et Consignations : levier clé pour financer les infrastructures au Cameroun

    Pour pallier la baisse des financements extérieurs, le Cameroun mise sur l’épargne nationale. La Caisse des Dépôts et Consignations (CDEC), institution publique opérationnelle depuis janvier 2023, incarne cette stratégie. Quinze ans après sa création juridique, elle se positionne comme un acteur incontournable pour financer les grands projets d’infrastructures du pays.

    Armand Djaleu
    ||6 min de lecture
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    Pourquoi la CDEC est-elle devenue indispensable ?

    Depuis plusieurs années, l’accès aux financements internationaux traditionnels se réduit pour les économies africaines comme le Cameroun. Les prêts concessionnels, l’aide publique et les marchés obligataires deviennent moins accessibles et plus coûteux. Dans ce contexte, la Caisse des Dépôts et Consignations (CDEC), lancée officiellement le 20 janvier 2023, s’impose comme une solution stratégique. Créée en 2008 par la loi, elle a été opérationnalisée quinze ans plus tard pour mobiliser et sécuriser l’épargne intérieure, publique et privée.

    « Le Cameroun, confronté à une contraction des financements extérieurs, doit se tourner vers ses propres ressources. La CDEC incarne cette transition en transformant l’épargne dormante en levier de développement. »

    Patrick Duprix Anicet Mani

    Un modèle inspiré de la France, adapté aux réalités camerounaises

    La CDEC s’inspire directement de la Caisse des Dépôts française, un modèle éprouvé depuis des décennies. Trois mécanismes clés permettent de transformer l’épargne en investissements durables :

    • Centralisation des ressources réglementées : Livrets d’épargne spécifiques, fonds notariaux et comptes inactifs sont regroupés au sein d’une institution publique sécurisée.
    • Transformation des dépôts court terme en prêts long terme : Grâce à la garantie de l’État, l’épargne collectée finance des projets d’envergure sur plusieurs décennies.
    • Effet de levier : Chaque franc cfa mobilisé permet de financer des infrastructures essentielles comme les logements sociaux, la rénovation urbaine ou les réseaux de transport.

    La CDEC camerounaise reprend cette architecture pour accompagner les politiques publiques nationales.

    La CDEC en chiffres : des résultats encourageants, mais un potentiel encore inexploité

    Trois ans après son lancement, la CDEC a déjà permis de centraliser plus de 151 milliards de FCFA (environ 260 millions de dollars). Pourtant, ce montant reste bien en deçà des attentes. Des estimations antérieures évoquaient un potentiel de plus de 1 000 milliards de FCFA en fonds dormants dans le système bancaire camerounais.

    Les ressources mobilisables par la CDEC

    • Dépôts réglementés (fonds de notaires, comptes bancaires inactifs)
    • Consignations administratives (cautionnements sur marchés publics)
    • Consignations judiciaires (libérations sous caution, règlements de litiges)
    • Autres ressources assimilées

    Un décret du Premier ministre, daté du 1er décembre 2023, a renforcé le cadre juridique en imposant aux banques, assurances, notaires et greffes de transférer les fonds consignés sous peine de sanctions financières.

    Vers une filiale bancaire dédiée aux infrastructures : une révolution en marche

    Le projet le plus ambitieux de la CDEC est sans doute la création d’une filiale bancaire entièrement dédiée au financement des infrastructures. Étudiée depuis février 2025, cette structure aura pour mission de :

    • Soutenir l’État, les collectivités locales et les entreprises dans le financement de grands projets
    • Accompagner les PME souhaitant participer aux appels d’offres publics
    • Faciliter les introductions en bourse et l’évaluation de projets économiques
    • Proposer des produits financiers adaptés aux besoins locaux (prêts long terme, garanties, crédit-bail)

    Cette filiale marquera un tournant majeur, passant d’une logique de collecte à une logique d’investissement direct dans l’économie réelle.

    Quels secteurs pourraient bénéficier du financement de la CDEC ?

    Les domaines d’intervention de la CDEC sont vastes et pourraient transformer durablement l’économie camerounaise :

    • Logement social : Financement du programme des 10 000 logements et accessibilité au logement pour les ménages modestes.
    • Infrastructures urbaines : Modernisation des voiries, assainissement des grandes villes comme Yaoundé et Douala.
    • Numérique : Extension de la couverture haut débit dans les zones rurales et semi-urbaines.
    • Collectivités territoriales : Soutien financier aux communes et régions dans le cadre de la décentralisation.
    • Transport : Développement des corridors routiers, modernisation du port de Kribi et des infrastructures ferroviaires.

    Les défis à relever pour garantir le succès de la CDEC

    Malgré ses avancées, la CDEC fait face à plusieurs défis majeurs :

    • Effectivité de la collecte : Certaines institutions financières résistent encore au transfert des fonds consignés, comme en témoigne le cas d’Allianz Cameroun, seul acteur à avoir effectué un transfert dès fin 2023.
    • Gouvernance et transparence : La crédibilité de l’institution auprès des épargnants et des consignataires est essentielle pour attirer davantage de fonds.
    • Compétences techniques : Le financement d’infrastructures exige une expertise pointue en montage de projets, évaluation des risques et structuration financière.
    • Coordination avec les autres acteurs : Une collaboration étroite avec les bailleurs de fonds internationaux et les institutions publiques est nécessaire pour éviter les chevauchements et maximiser l’impact.

    En conclusion, la CDEC dispose des fondations nécessaires pour devenir un acteur clé du développement infrastructurel au Cameroun. Sa capacité à mobiliser l’épargne intérieure et à la transformer en investissements durables représente une réponse concrète aux défis posés par la rareté des financements extérieurs. Le lancement imminent de sa filiale bancaire dédiée marquera un pas décisif vers une économie plus autonome et résiliente.

    Caisse des Dépôts et Consignations
  • En Côte d’Ivoire, le pari d’une économie souveraine par les champions nationaux

    En Côte d’Ivoire, le pari d’une économie souveraine par les champions nationaux

    Mines :  en Tanzanie, 88% des achats ont été effectués auprès des fournisseurs locauxLe pays impose depuis peu des co-entreprises aux fournisseurs étrangers afin d’ancrer cette manne au-delà de la part captée par l’impôt sur le bénéfice et d’autres redevances minières. Il s’agit d’une révolution silencieuse dans le partage de la rente en Afrique, mais qui devra se confirmer et se renforcer.La Tribune Afrique
  • Réconciliation Mali Algérie : quels impacts pour le transport aérien en Afrique de l’ouest ?

    Réconciliation Mali Algérie : quels impacts pour le transport aérien en Afrique de l’ouest ?

    Décollage d’un avion d’Air Algérie à l’aéroport international, symbolisant l’ouverture des liaisons aériennes

    La reprise des relations diplomatiques entre le Mali et l’Algérie marque un tournant pour le secteur aérien ouest-africain. Depuis plusieurs mois, les compagnies comme Air France, Brussels Airlines ou encore Air Algérie subissaient les conséquences des tensions politiques entre les deux pays. Désormais, les perspectives de reprise des vols directs et la levée des restrictions pourraient redynamiser un marché en quête de stabilité.

    des liaisons aériennes au ralenti depuis des années

    Les restrictions imposées par Alger à l’encontre de Bamako avaient fragilisé les connexions aériennes entre l’Algérie et le Mali. Les voyageurs comme les professionnels du tourisme et des affaires devaient souvent emprunter des escales longues et coûteuses, passant par des hubs européens ou maghrébins. Cette situation avait poussé de nombreuses compagnies à réduire leurs fréquences ou à suspendre temporairement leurs liaisons.

    Parmi les acteurs fortement impactés, Air Algérie, qui jouait un rôle clé dans les échanges entre les deux pays, avait dû adapter sa stratégie. Les passagers se retrouvaient confrontés à des tarifs élevés et à des horaires peu pratiques, freinant ainsi les déplacements professionnels et touristiques.

    une réouverture des espaces aériens bénéfique pour les économies régionales

    La normalisation des relations entre le Mali et l’Algérie ouvre la voie à un regain d’activité pour le transport aérien en Afrique de l’Ouest. Les experts du secteur estiment que la reprise des vols directs entre Bamako et Alger pourrait générer plusieurs milliers de passagers supplémentaires chaque mois. Cette dynamique profiterait non seulement aux compagnies aériennes, mais aussi aux économies locales.

    Les échanges commerciaux, déjà en hausse ces dernières années, devraient encore s’intensifier. Les entreprises maliennes et algériennes pourront enfin renouer avec des contacts directs, accélérant ainsi les transactions et les partenariats. Le tourisme, un secteur en plein essor dans les deux pays, devrait également en tirer profit grâce à une accessibilité accrue.

    quels acteurs aériens pourraient en profiter ?

    Plusieurs compagnies sont positionnées pour tirer avantage de cette réconciliation. Air Algérie, en premier lieu, avec son expertise dans les liaisons transsahariennes, pourrait retrouver une place centrale sur le marché. Air France et Brussels Airlines, qui desservent déjà la région, pourraient également augmenter leurs fréquences ou lancer de nouvelles routes.

    D’autres transporteurs, comme les compagnies low-cost ou les opérateurs régionaux, pourraient aussi saisir cette opportunité pour étendre leur réseau. La baisse des coûts opérationnels due à la fin des restrictions devrait permettre une flexibilité accrue dans la tarification des billets.

    un signal fort pour la stabilité régionale

    Cette réconciliation dépasse le cadre strict du transport aérien. Elle envoie un message clair : la coopération entre les pays d’Afrique de l’Ouest et du Maghreb est possible malgré les divergences politiques. Pour les voyageurs et les investisseurs, c’est une preuve de la résilience du secteur aérien africain face aux crises.

    À moyen terme, d’autres pays de la région pourraient s’inspirer de cette dynamique pour relancer leurs propres liaisons aériennes. Le Mali et l’Algérie, en surmontant leurs différences, montrent la voie à suivre pour une intégration économique renforcée en Afrique.

  • Gabon : le secteur aurifère face à un audit historique des permis miniers

    Gabon : le secteur aurifère face à un audit historique des permis miniers

    Le secteur de l’or au Gabon s’apprête à vivre une opération sans précédent. Dès juillet 2026, le ministère des Mines gabonais lance une campagne de vérification exhaustive des titres miniers attribués aux sociétés exploitant l’or sur le territoire national. Tous les détenteurs de permis, qu’ils soient en phase de recherche ou d’exploitation, devront soumettre leurs dossiers administratifs, techniques et financiers à une commission spécialisée. Cette initiative s’inscrit dans une volonté de renforcer la transparence et de corriger les dysfonctionnements d’un secteur longtemps marqué par des pratiques opaques.

    Une vérification obligatoire pour tous les acteurs du secteur aurifère

    Les entreprises titulaires de permis miniers dans le domaine de l’or recevront une convocation officielle pour se présenter devant les autorités compétentes. L’audit portera sur trois aspects essentiels : la conformité administrative des titres, la rigueur des méthodes d’exploitation mises en œuvre sur le terrain et la solidité financière des opérateurs. L’objectif est de s’assurer que les engagements pris lors de l’attribution des permis sont effectivement respectés. Cette démarche vise à identifier les acteurs réellement actifs, contrairement à ceux qui conservent des titres sans les exploiter, un phénomène connu sous le nom de « titres dormants ». Ces derniers bloquent des zones à fort potentiel géologique sans générer de revenus fiscaux pour l’État.

    Cette approche s’aligne sur une tendance observée dans plusieurs pays d’Afrique centrale et de l’Ouest, où les règles encadrant le maintien des permis miniers ont été récemment renforcées. Le Gabon emboîte ainsi le pas à ses voisins pour moderniser son secteur extractif.

    Un levier pour dynamiser les recettes publiques et structurer l’industrie

    L’exploitation aurifère représente un axe majeur de la diversification économique du Gabon, traditionnellement dépendant des revenus pétroliers et du manganèse. Le pays ambitionne de formaliser une filière encore largement informelle, où l’orpaillage artisanal échappe en partie au contrôle fiscal. En encourageant la structuration des acteurs industriels et semi-industriels, les autorités visent à capter une part plus importante de la production nationale, actuellement exportée via des circuits peu traçables. Cette formalisation permettrait également de renforcer les recettes de l’État.

    Au-delà de l’aspect fiscal, cette campagne s’inscrit dans une logique plus large de souveraineté économique. Les nouvelles autorités, issues d’un cadre politique récent, ont placé la maîtrise des ressources naturelles au cœur de leur stratégie. La régularisation des permis aurifères constitue un test concret de leur capacité à faire respecter la réglementation, notamment face à des opérateurs parfois liés à des groupes étrangers ou à des réseaux d’orpaillage transfrontaliers.

    Des conséquences lourdes pour les entreprises non conformes

    Les sociétés qui ne se soumettront pas à cette vérification ou qui ne pourront prouver la validité de leurs titres s’exposent à des sanctions pouvant aller jusqu’au retrait pur et simple de leur permis. Cette mesure n’est pas anodine : dans d’autres pays africains, des campagnes similaires ont conduit à l’annulation de nombreux titres, permettant ensuite leur redistribution via des appels d’offres plus stricts. Pour Libreville, cette opération pourrait ainsi ouvrir la voie à une réattribution des permis selon des critères renforcés, intégrant notamment des exigences accrues en matière de contenu local et de solidité financière.

    Les investisseurs étrangers surveilleront de près la manière dont cette campagne sera menée. Dans l’industrie minière, la prévisibilité des règles est un facteur clé pour attirer les capitaux, dont les cycles d’investissement s’étendent sur plusieurs décennies. Une opération menée avec transparence, rigueur et communication claire pourrait renforcer l’attractivité du Gabon. À l’inverse, une approche perçue comme arbitraire risquerait de décourager les partenariats industriels, alors que le pays cherche précisément à diversifier ses sources de revenus.

    Les entreprises concernées disposent de quelques semaines pour préparer leurs dossiers et anticiper les questions de la commission. Les prochains mois révéleront si cette initiative débouche sur une refonte profonde de la carte minière aurifère gabonaise ou si elle se limite à un simple exercice de conformité administrative.

  • Niamey : abdoulaye seydou évalue les forces de l’industrie locale

    Niamey : abdoulaye seydou évalue les forces de l’industrie locale

    Niamey — La souveraineté économique se construit chaque jour dans les ateliers et les usines. Au Niger, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Abdoulaye Seydou, a choisi de placer son action au cœur des réalités industrielles. Une immersion concrète dans le tissu productif national pour évaluer les avancées et identifier les leviers d’une transformation économique durable.

    Lors de sa tournée ce mardi 14 juillet, le membre du gouvernement a visité trois sites stratégiques : Sahel Agro Ingénierie, spécialisée dans la transformation d’huiles alimentaires locales (arachide, sésame, souchet), puis les unités de production d’eau minérale Benie et Belvie. Bien au-delà d’un simple déplacement protocolaire, cette démarche vise à mesurer l’état de santé d’un secteur industriel en pleine mutation et à cerner les freins persistants à son développement.

    Des unités industrielles au service de l’autonomie alimentaire et économique

    À Sahel Agro Ingénierie, les discussions ont porté sur les capacités de production actuelles et les perspectives d’expansion. L’entreprise, qui transforme quotidiennement près de 1 000 litres d’huile, incarne l’ambition du Niger de réduire sa dépendance aux importations d’huiles alimentaires. Une production locale renforcée permettrait non seulement de stabiliser les prix, mais aussi de sécuriser l’approvisionnement des ménages et des secteurs agroalimentaires.

    Les visites suivantes ont conduit la délégation ministérielle vers les usines de production d’eau minérale Benie et Belvie. Le ministre a suivi avec attention les différentes étapes de fabrication, de la purification de l’eau jusqu’à l’embouteillage final. Une attention particulière a été accordée aux normes sanitaires, aux standards de qualité industrielle et aux dispositifs de contrôle en place pour garantir des produits irréprochables.

    Énergie, logistique et investissements : les défis persistants

    Cette tournée a offert un espace d’échange privilégié avec les responsables d’entreprises. Les échanges ont révélé des obstacles récurrents : accès limité à l’énergie, complexités logistiques et besoins criants en investissements pour moderniser les infrastructures et augmenter les capacités de production. Face à ces enjeux, Abdoulaye Seydou a réaffirmé avec force les priorités du gouvernement : produire local, produire mieux et produire plus.

    Les objectifs sont clairs : hisser la qualité des produits nigériens au niveau des standards internationaux, assurer une transparence totale sur les prix pour protéger le consommateur, et accélérer le développement d’un écosystème industriel capable de faire du Niger un acteur clé de son propre développement économique.

    Vers une industrie nigérienne plus résiliente et compétitive

    Cette mission s’inscrit dans la continuité d’une stratégie gouvernementale axée sur le suivi rapproché des acteurs industriels. Moins d’une semaine après une autre tournée dans des unités de production réparties sur l’ensemble du territoire, cette nouvelle étape confirme la volonté des autorités de placer l’industrie locale au centre des politiques de développement.

    En misant sur la production nationale, le Niger cherche à créer de la valeur ajoutée, à réduire sa dépendance aux importations et à consolider sa souveraineté économique. Une vision ambitieuse qui place l’industrie locale comme levier incontournable de croissance, mais aussi comme fondement d’une indépendance économique durable.

  • Ue et Cameroun unis pour booster les pme via un fonds dédié

    Ue et Cameroun unis pour booster les pme via un fonds dédié

    Un fonds européen pour renforcer l’accès au crédit des PME camerounaises

    L’Union européenne et le Cameroun ont dévoilé un mécanisme financier innovant visant à faciliter l’obtention de prêts bancaires pour les petites et moyennes entreprises locales. Ce dispositif, intégré au Projet d’appui au développement économique par la promotion des chaînes de valeur et de l’initiative privée (PAD-CV), s’appuie sur une enveloppe totale de près de 30 milliards de FCFA.

    Comment fonctionne ce soutien financier ?

    Une partie centrale de ce programme repose sur une garantie de 6 milliards de FCFA, destinée à sécuriser les prêts accordés par les banques locales aux entrepreneurs. Le solde, soit 9,8 milliards de FCFA, servira à renforcer l’accompagnement technique des porteurs de projets. L’objectif ? Rendre leurs dossiers plus attractifs aux yeux des établissements financiers en optimisant leur structure et leur viabilité.

    Un appel à projets ouvert aux entrepreneurs

    Dès le 15 juillet 2026, un appel à candidatures a été lancé pour sélectionner les projets éligibles. Les entrepreneurs intéressés disposent d’un délai de trois mois pour soumettre leur dossier via la plateforme dédiée www.padcv-cm.net. Une fois les candidatures retenues, les projets feront l’objet d’un diagnostic approfondi et bénéficieront d’un accompagnement personnalisé pour peaufiner leur modèle économique et leur plan d’affaires.

    Qui peut en profiter ?

    Ce dispositif s’adresse à une large gamme de structures, notamment :

    • Les très petites entreprises (TPE) et les PME
    • Les start-up et les coopératives
    • Les groupes d’initiative commune (GIC) et les organisations de producteurs
    • Les clusters et incubateurs spécialisés dans le numérique

    Une priorité sera accordée aux initiatives portées par les femmes et les jeunes, reflétant ainsi une volonté d’inclusion et de dynamisation de l’entrepreneuriat local.

    Un levier pour l’économie camerounaise

    En facilitant l’accès au financement bancaire, ce programme vise à stimuler la croissance des PME, piliers de l’économie camerounaise. Grâce à cette initiative, les entrepreneurs pourront mieux structurer leurs projets et convaincre les banques de la solidité de leurs plans, tout en renforçant leur compétitivité sur le marché.

  • Félix Tshisekedi vise la troisième place économique africaine d’ici 2035

    Félix Tshisekedi vise la troisième place économique africaine d’ici 2035

    Adolphe Muzito, Vice-Premier Ministre et Ministre du Budget de la RDC, lors d'un entretien à Kinshasa en février 2026

    Lors d’un entretien exclusif à Kinshasa, Adolphe Muzito, Vice-Premier Ministre et Ministre du Budget de la République Démocratique du Congo, a partagé une vision ambitieuse pour l’économie congolaise. Selon ses déclarations, Félix Tshisekedi, le Président de la RDC, s’est fixé un objectif clair : propulser le pays au rang de troisième puissance économique d’Afrique subsaharienne d’ici 2035.

    Une stratégie économique en marche

    Adolphe Muzito a détaillé les grandes lignes de ce plan qui s’articule autour de plusieurs leviers stratégiques. Parmi eux, l’industrialisation accélérée, la diversification des secteurs clés et l’attractivité des investissements étrangers occupent une place centrale. Ces mesures visent à transformer profondément la structure économique du pays pour en faire un acteur majeur sur le continent.

    Le Vice-Premier Ministre a également souligné l’importance de la formation des jeunes talents et du renforcement des infrastructures pour soutenir cette croissance. Selon lui, ces investissements dans le capital humain et matériel sont indispensables pour soutenir une croissance durable et inclusive.

    Des défis majeurs à relever

    Malgré l’optimisme affiché, Adolphe Muzito reconnaît que ce projet ambitieux n’est pas sans obstacles. Les défis sont nombreux : la stabilité politique, la lutte contre la corruption, l’amélioration du climat des affaires et l’accès aux financements figurent parmi les priorités à adresser rapidement.

    Le Ministre a également insisté sur la nécessité de renforcer la gouvernance et d’assurer une transparence totale dans la gestion des ressources publiques. Ces efforts sont cruciaux pour restaurer la confiance des investisseurs et des partenaires internationaux.

    Un horizon prometteur pour la RDC

    Si ces ambitions se concrétisent, la RDC pourrait connaître une transformation économique sans précédent. En devenant la troisième puissance d’Afrique subsaharienne, le pays renforcerait non seulement sa position régionale, mais aussi son influence sur la scène internationale. Cette perspective offre un espoir renouvelé pour des millions de Congolais en quête de développement et de prospérité.

    Adolphe Muzito a conclu en réaffirmant la détermination du gouvernement à poursuivre ces réformes avec rigueur et discipline. Pour lui, l’avenir de la RDC dépend de la capacité de ses dirigeants à concilier ambition et pragmatisme.

  • Coopération économique Cameroun-Algérie : des accords concrets pour booster les échanges

    Coopération économique Cameroun-Algérie : des accords concrets pour booster les échanges

    coopération économique Cameroun-Algérie : des accords concrets pour booster les échanges

    Le Cameroun et l’Algérie scellent des partenariats ambitieux dans l’agroalimentaire et au-delà, avec des investissements majeurs dans la banane, le café et d’autres filières stratégiques.

    Partenariat économique Cameroun-Algérie : signature d'accords pour renforcer les échanges

    Une étape décisive dans le rapprochement économique entre le Cameroun et l’Algérie a été franchie lors d’une rencontre entre le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, et l’ambassadeur algérien Abdallah Boukemmache, accompagné d’Abdel Khemane, PDG de la Holding MADAR. Cette Holding, pilier de l’économie algérienne avec plus de 6 000 employés et une présence dans onze filières, mise sur des investissements stratégiques dans les secteurs camerounais les plus prometteurs.

    Des investissements ciblés pour dynamiser l’économie camerounaise

    Le géant algérien, premier importateur de banane et de café en Algérie, voit dans le Cameroun un partenaire incontournable pour ses approvisionnements. Abdel Khemane a réaffirmé sa volonté d’importer massivement ces produits phares, tout en envisageant des investissements directs dans leur production et transformation. « Notre objectif est de concrétiser des partenariats gagnant-gagnant, en soutenant les filières camerounaises tout en répondant aux besoins du marché algérien », a-t-il déclaré.

    Les échanges entre les deux pays connaissent déjà une progression spectaculaire : le trafic aérien entre Alger et Douala est passé à quatre vols hebdomadaires, tandis que les visas accordés par l’ambassade d’Algérie au Cameroun ont augmenté de plus de 150 %. Les exportations camerounaises vers l’Algérie ont, quant à elles, enregistré une hausse de 107 % entre 2023 et 2024, preuve d’un essor commercial sans précédent.

    La 5e Commission mixte Cameroun-Algérie : un nouveau cap

    L’imminence de la 5e session de la Commission mixte de coopération économique à Yaoundé marque une étape clé. Abdallah Boukemmache a souligné l’avancement des négociations, avec plus de quinze accords en cours de finalisation. « Nous ne nous contentons pas de signer des textes : nous venons avec des engagements concrets, notamment via des investissements dans des filières comme le cacao et le coton, en plus de la banane et du café », a-t-il précisé.

    Les discussions en cours visent à faciliter les exportations camerounaises vers l’Algérie et à soutenir la transformation locale avant exportation. Deux réunions d’envergure sont déjà programmées à Douala le 9 juillet avec l’Office National du Cacao et du Café (ONCC) et la Société des Plantations du Haut Penja (PHP), afin d’accélérer les opérations dès que possible.

    Un forum d’affaires pour sceller les partenariats

    Pour donner une nouvelle impulsion à cette dynamique, un forum économique réunissant des entrepreneurs algériens et camerounais sera organisé prochainement. Placé sous l’égide du patronat algérien, cet événement permettra de concrétiser les projets en cours et d’ouvrir de nouvelles perspectives pour les opérateurs des deux pays. Une occasion unique de renforcer les liens commerciaux et de concrétiser la vision d’une coopération Sud-Sud renforcée.

  • Économie bleue : le Sénégal et la Guinée-Bissau unissent leurs forces pour le transport maritime

    Un engagement commun pour dynamiser le transport maritime en Afrique de l’Ouest

    À l’occasion du Forum international dédié au développement des transports maritimes et de la logistique dans l’économie bleue, les autorités du Sénégal et de la Guinée-Bissau ont réaffirmé leur volonté de renforcer leur collaboration. Cette rencontre, organisée à Dakar, a rassemblé des décideurs politiques, des experts maritimes et des partenaires techniques pour discuter des défis et opportunités liés à la gouvernance des mers, à la logistique portuaire et à l’intégration régionale.

    Le ministre bissau-guinéen en charge des Transports, des Télécommunications et de l’Économie numérique, Florentino Mendes Pereira, a dirigé une délégation de haut niveau lors de cet événement stratégique. Les échanges ont permis de mettre en lumière les enjeux cruciaux du secteur, notamment la modernisation des infrastructures, la sécurité des routes maritimes dans le golfe de Guinée et l’approfondissement des alliances régionales.

    L’économie bleue au cœur des priorités régionales

    Lors de la cérémonie d’ouverture, le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a salué la présence de la Guinée-Bissau, qualifiée de « nation sœur ». Il a insisté sur la nécessité d’une coopération renforcée pour faire de l’économie bleue un levier de croissance durable en Afrique de l’Ouest.

    Pour les responsables bissau-guinéens, cette participation s’inscrit dans une démarche visant à moderniser les infrastructures portuaires et maritimes, à sécuriser les voies navigables et à consolider les partenariats économiques au sein de la sous-région. Plusieurs axes ont été identifiés pour atteindre ces objectifs :

    • Optimisation des services de cabotage pour fluidifier les échanges commerciaux ;
    • Développement des infrastructures portuaires afin d’accroître la compétitivité des pays ;
    • Renforcement de l’industrie navale pour stimuler l’emploi et l’innovation ;
    • Transition écologique des activités maritimes pour réduire l’empreinte carbone ;
    • Digitalisation des processus logistiques pour améliorer l’efficacité opérationnelle.

    Les discussions ont également porté sur la formation des professionnels du secteur, la recherche appliquée et la mobilisation de financements, notamment via des collaborations public-privé.

    Un forum propice aux échanges et aux partenariats

    En marge des sessions officielles, une exposition internationale et des rencontres B2B ont permis aux acteurs publics et privés d’explorer de nouvelles pistes de coopération et d’investissement dans les domaines maritime et logistique. Ces initiatives visent à concrétiser les ambitions partagées par les deux pays.

    La délégation bissau-guinéenne, invitée par l’Organisation maritime de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (OMAOC), était composée de figures clés du secteur : Gualdino Afonso Té, président de l’Institut maritime et portuaire de Guinée-Bissau, et Félix Nandungue, directeur général de l’administration des ports bissau-guinéens.

    Une vision alignée avec les stratégies nationales

    Ce forum s’inscrit pleinement dans les ambitions du Sénégal. Les orientations fixées par la Vision Sénégal 2050 et la Stratégie nationale de développement 2025-2029 visent à positionner le pays comme un pôle logistique et maritime incontournable en Afrique de l’Ouest. Une approche qui s’appuie sur une coopération régionale renforcée autour des enjeux de l’économie bleue.

  • Iboga Gabon : le pays mise sur sa plante sacrée pour révolutionner la médecine mondiale

    Iboga Gabon : le pays mise sur sa plante sacrée pour révolutionner la médecine mondiale

    Plante emblématique des traditions gabonaises, l’iboga s’apprête à connaître une métamorphose industrielle sans précédent. Alors que la dépendance aux opiacés frappe durement les États-Unis, cet arbuste sacré attire désormais l’attention des scientifiques et des investisseurs du monde entier. Face à cette demande mondiale croissante, le gouvernement gabonais entend reprendre le contrôle de son patrimoine naturel pour en faire un levier économique et thérapeutique.

    Des racines ancestrales aux laboratoires modernes : une filière en plein essor

    Longtemps exploitée de manière désordonnée par des acteurs étrangers, l’iboga a trop souvent échappé aux retombées locales. Pourtant, sur les terres gabonaises, une dynamique de reconquête s’amorce. Près de Cap Esterias, des initiatives locales comme celle de l’ONG IDRC Africa intègrent désormais la plante dans des projets agricoles durables. Ulysse Bekale, aménagiste sur place, alerte : « C’est notre héritage, nous devons le préserver », tout en appelant à la création de solutions médicales gabonaises pour contrer les circuits illégaux.

    Valorisation locale : l’iboga transformée en remèdes et produits innovants

    Des acteurs pionniers, tels que le docteur Yoan Mboussou, ont déjà franchi une étape décisive en développant des dérivés de l’iboga : gélules, infusions et même chocolats thérapeutiques. L’enjeu ? Structurer une filière médicale gabonaise unifiée, capable de rivaliser avec les standards internationaux. Pour y parvenir, le pays doit investir dans des infrastructures techniques de pointe, dédiées à l’extraction sécurisée des principes actifs de la plante.

    Les ambitions sont claires : établir des centres spécialisés où les patients pourront bénéficier de traitements à base d’iboga, encadrés par des professionnels de santé. Une véritable révolution pour la médecine gabonaise, qui pourrait positionner le pays comme leader africain dans ce domaine.

    Une législation renforcée pour protéger et promouvoir l’iboga

    Le gouvernement gabonais a pris les devants en adoptant un décret strict régissant l’accès, l’exploitation et la commercialisation de l’iboga et des savoirs traditionnels associés. Une avancée saluée, mais insuffisante selon les professionnels du secteur. Ceux-ci réclament un soutien financier accru pour les cultivateurs locaux et une stratégie ambitieuse de diplomatie culturelle.

    La pression internationale s’intensifie, notamment aux États-Unis, où les autorités encouragent activement la recherche sur l’iboga pour traiter les troubles post-traumatiques. Bien que certains pays européens classent toujours cette substance comme stupéfiant, le Gabon voit dans ce contexte une opportunité unique de transformer son trésor ancestral en un pilier de la médecine contemporaine.