Catégorie : Économie

  • Libreville lance la préparation du budget 2027 gabonais

    Libreville lance la préparation du budget 2027 gabonais

    Libreville engage les discussions pour un budget gabonais 2027 équilibré et transparent

    Le gouvernement gabonais a officiellement lancé, mardi dernier à Libreville, les conférences budgétaires annuelles destinées à affiner les prévisions de recettes et de dépenses. Cette initiative marque le début des négociations qui aboutiront au projet de loi de finances (PLF) pour l’exercice 2027, un document clé pour l’économie nationale.

    Ces assises, organisées selon la circulaire n°000245/PR/SG du 31 mars 2026, se structurent en deux temps forts. La première phase, dite ministérielle, se déroule du 14 au 17 juillet et rassemble les responsables gouvernementaux. La seconde phase, technique, se tiendra du 20 au 24 juillet au sein des ministères concernés, où les experts examineront la faisabilité des prévisions financières.

    Conférences budgétaires Gabon 2027

    une démarche budgétaire sous haute exigence

    Les travaux de cette année s’articulent autour de plusieurs objectifs majeurs. D’une part, évaluer la cohérence des prévisions de recettes dans un contexte économique complexe. D’autre part, analyser la soutenabilité des dépenses publiques proposées pour éviter tout déséquilibre budgétaire. Enfin, les participants devront identifier les besoins en financement des administrations afin d’anticiper les arbitrages nécessaires.

    Ces conférences visent à produire un budget « sincère, réaliste et soutenable », comme l’a souligné le gouvernement. Une ambition renforcée par la volonté de mobiliser davantage de ressources publiques et d’optimiser l’efficacité des dépenses, dans un cadre marqué par des contraintes économiques persistantes.

    alignement sur les priorités nationales et régionales

    Les discussions s’appuient sur plusieurs cadres de référence essentiels. Elles intègrent les orientations du Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030, ainsi que les conclusions du débat d’orientation budgétaire tenu fin juin. Les recommandations issues des échanges parlementaires et des orientations de la CEMAC – notamment celles issues de la conférence des chefs d’État de janvier 2026 à Brazzaville – y occupent également une place centrale.

    Les choix budgétaires devront refléter les priorités définies par le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema, notamment lors de son discours sur l’état de la Nation du 15 juin 2026. Ces priorités incluent le soutien aux infrastructures, le renforcement des politiques sociales et la consolidation des finances publiques, dans un contexte de transition économique et institutionnelle.

    un exercice 2026 sous tension financière

    L’exercice en cours a déjà subi des ajustements significatifs. Le budget 2026, revu à la baisse par une loi de finances rectificative, s’élève désormais à 5 495,2 milliards de francs CFA, contre 6 358,2 milliards initialement prévus. Cette réduction de 862,9 milliards de francs CFA s’explique par un ajustement des prévisions de recettes et une volonté de maîtriser les dépenses publiques.

    Malgré ces contraintes, le budget 2026 continue de mettre l’accent sur des investissements ciblés dans les infrastructures, des politiques sociales renforcées et une consolidation progressive des finances publiques. Ces choix reflètent une stratégie visant à concilier relance économique et rigueur budgétaire.

    le rôle central du ministre de l’économie

    Le ministre de l’Économie, Thierry Minko, a appelé les participants à s’assurer que les propositions issues de ces conférences garantissent la cohérence du futur budget 2027 avec le cadre macroéconomique et budgétaire 2027-2029. Il a insisté sur l’importance d’aligner l’action publique sur les priorités nationales définies par les autorités, afin de renforcer la crédibilité du PLF et sa capacité à répondre aux défis économiques du pays.

  • Rdc : vers une révolution industrielle grâce aux minerais stratégiques

    Rdc : vers une révolution industrielle grâce aux minerais stratégiques

    La République démocratique du Congo (RDC) incarne désormais un acteur clé dans l’approvisionnement mondial des minerais essentiels à la transition énergétique. Cobalt, cuivre, lithium, coltan et terres rares : son sous-sol regorge de ressources devenues indispensables aux industries high-tech et aux technologies vertes. Pour Kinshasa, l’enjeu n’est plus de constater l’attrait international pour ces richesses naturelles, mais d’en faire un levier de développement économique pérenne, en évitant le traditionnel modèle extractiviste qui a trop souvent privé le pays de ses bénéfices.

    L’environnement géopolitique actuel offre à la RDC une position stratégique inédite. La demande explosive en batteries électriques, l’essor des semi-conducteurs et la réorganisation des chaînes d’approvisionnement entre les grandes puissances économiques placent le pays au cœur d’une compétition mondiale. Pourtant, cette opportunité géologique exceptionnelle n’a jamais suffi, à elle seule, à créer des emplois durables, des revenus stables pour l’État ou une véritable diversification industrielle. Le défi majeur pour la RDC réside dans sa capacité à inverser cette tendance historique.

    Transformer la rente minière en industrie locale

    La feuille de route des autorités congolaises s’articule autour d’une idée centrale : maximiser la valeur ajoutée en aval de l’extraction minière. Cette stratégie implique le raffinage local du cobalt et du cuivre, la création d’usines spécialisées dans les précurseurs de batteries, et à terme, la fabrication de composants pour les marchés africains et internationaux. Les accords signés avec la Zambie pour bâtir une filière régionale des batteries électriques, ainsi que les discussions en cours avec des investisseurs américains, européens, chinois et des Émirats, illustrent cette ambition ambitieuse.

    Pourtant, cette transformation se heurte à des défis structurels majeurs. Le déficit énergétique du pays reste criant, en dépit du potentiel hydroélectrique colossal du fleuve Congo. Les infrastructures de transport, entre les régions minières du Katanga et les ports de l’océan Indien ou de l’Atlantique, restent onéreuses et peu fiables. Enfin, le manque criant de main-d’œuvre qualifiée dans les secteurs de la métallurgie de précision et de la chimie industrielle freine considérablement ces ambitions. Chacun de ces obstacles nécessite des investissements massifs et une vision à long terme, rarement compatibles avec les cycles politiques nationaux.

    Dette et souveraineté : les risques d’une industrialisation accélérée

    Pour financer sa montée en puissance industrielle, la RDC dispose de plusieurs outils : partenariats public-privé, coentreprises avec la Gécamines, accords de troc infrastructures contre minerais, et emprunts souverains. Chacune de ces solutions présente des risques spécifiques. Le troc, popularisé par les arrangements sino-congolais, sécurise des projets d’infrastructure mais complique l’évaluation équitable des contreparties minières cédées. Quant aux emprunts internationaux, ils exposent le pays à la volatilité des cours du cobalt et du cuivre, mettant en péril la stabilité budgétaire.

    La récente renégociation de certains contrats miniers, notamment avec des partenaires chinois, reflète une volonté de rééquilibrer la répartition des richesses. Kinshasa cherche à renforcer ses recettes fiscales, à mieux contrôler les volumes exportés et à intégrer des clauses strictes de transformation locale. L’équilibre est cependant précaire : une pression excessive pourrait dissuader les investisseurs, tandis qu’un manque de fermeté perpétuerait la dépendance aux exportations brutes. La marge de manœuvre se réduit d’autant que le service de la dette pèse lourdement sur les finances publiques.

    Gouvernance, intégration régionale et défis à relever d’ici 2030

    La réussite de cette stratégie industrielle dépendra en grande partie de la qualité de la gouvernance minière. La traçabilité du cobalt artisanal, la lutte contre les circuits informels, la transparence des contrats, ainsi que le respect des normes environnementales et sociales, deviennent des impératifs pour accéder aux marchés internationaux. Des initiatives comme l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) et les certifications de chaîne d’approvisionnement s’imposent progressivement comme des références incontournables pour les investisseurs.

    L’intégration régionale jouera également un rôle clé. La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) offre un cadre prometteur pour étendre les débouchés d’une future industrie congolaise des batteries et des matériaux avancés. Les synergies avec la Zambie, l’Angola et la Tanzanie, autour du corridor de Lobito et de la ligne ferroviaire de Tazara, pourraient dessiner les contours d’un espace productif intégré. Reste à harmoniser les cadres fiscaux et douaniers entre ces États pour concrétiser cette vision.

    D’ici la fin de la décennie, la RDC se trouve à un carrefour décisif. Si le pays parvient à concilier rigueur budgétaire, diversification industrielle et partenariats stratégiques variés, il pourrait basculer d’une économie de rente vers une économie de transformation. À l’inverse, la puissance de ses ressources pourrait rester un potentiel inexploité pour ses cent millions d’habitants. L’équation congolaise se résume désormais à une seule question : comment convertir un atout géologique en souveraineté économique réelle ?

  • Offensive contre le trafic d’or au Cameroun : le gouvernement serre la vis

    Offensive contre le trafic d’or au Cameroun : le gouvernement serre la vis

    Économie

    Offensive contre le trafic d’or au Cameroun : le gouvernement serre la vis

    Une réunion stratégique s’est tenue mardi 14 juillet 2026 au Ministère du Commerce pour renforcer la lutte contre l’exploitation illégale de l’or et améliorer la traçabilité du précieux métal.

    Armand Djaleu
    ||3 min de lecture
    Suivez l’actualité économique du Cameroun
    Commenter

    Une mobilisation renforcée contre l’exploitation illégale de l’or

    Une réunion d’ampleur s’est déroulée mardi 14 juillet 2026 dans la salle de conférences du Ministère du Commerce camerounais. L’objectif : définir une stratégie commune pour restructurer la filière aurifère et renforcer la traçabilité de l’or produit localement.

    Cette séance de travail, présidée par le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (par intérim), le Pr Fuh Calistus Gentry, a rassemblé les principaux acteurs du secteur. Parmi les participants figuraient les directeurs généraux des Douanes, des Impôts, du Trésor, ainsi que les responsables de la SONAMINES et du Secrétariat permanent du SNPPK. Une collaboration interinstitutionnelle essentielle pour moderniser la gestion des ressources minières.

    Des enjeux économiques majeurs au cœur des discussions

    Les échanges ont porté sur trois axes principaux : la traçabilité renforcée de l’or, la structuration de la chaîne de valeur aurifère et l’amélioration de la coordination entre les administrations. Les participants ont souligné l’importance d’une meilleure collecte des recettes fiscales et d’une lutte accrue contre les circuits informels. L’objectif ? Maximiser les revenus de l’État issus de l’exploitation de l’or et garantir une gouvernance transparente du secteur.

    Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement de la transparence dans les industries extractives au Cameroun. Face aux pertes importantes subies par l’économie nationale, les autorités ont décidé de passer à l’action.

    Un manque à gagner estimé à plus de 2 000 milliards de FCFA

    Selon les dernières révélations de l’ITIE (Initiative pour la transparence dans les industries extractives), des écarts préoccupants ont été identifiés. Alors que les registres douaniers camerounais n’enregistraient que 22 kg d’or exportés, plus de 15 tonnes d’or camerounais étaient déclarées à leur arrivée aux Émirats arabes unis. Ce trafic illicite représente une perte financière colossale pour le pays : plus de 2 000 milliards de FCFA sur cinq ans, dont 165 milliards de FCFA de recettes fiscales non perçues.

    Cette contrebande massive met en lumière la nécessité d’une action gouvernementale immédiate et coordonnée pour assainir le secteur et sécuriser les ressources aurifères du Cameroun.

    Cameroun or trafic économique

    Participez à la discussion

    Réactions des lecteurs

    Les commentaires sont en cours de chargement…
  • Chômage des jeunes au Gabon : les raisons d’un paradoxe persistant

    Chômage des jeunes au Gabon : les raisons d’un paradoxe persistant

    Le chômage des jeunes au Gabon révèle un paradoxe troublant : un jeune actif sur trois reste sans emploi, tandis que de nombreux secteurs économiques peinent à recruter des profils qualifiés. Cette situation, souvent ignorée, trouve ses racines dans trois dysfonctionnements structurels majeurs qui s’entremêlent pour fragiliser le marché de l’emploi national.

    Des formations inadaptées aux réalités du marché

    L’inadéquation entre l’offre de formation et les besoins des entreprises constitue le principal moteur du chômage des jeunes au Gabon. Les filières universitaires, encore très orientées vers les diplômes généraux, produisent des milliers de licenciés et de masters chaque année. Pourtant, les employeurs recherchent activement des techniciens spécialisés, comme des soudeurs, des électromécaniciens ou des techniciens de maintenance industrielle.

    Cette divergence crée un phénomène préoccupant : des diplômés qualifiés se retrouvent contraints de postuler à des postes ne correspondant pas à leur niveau de compétences. Le rapport souligne que cette sous-utilisation du capital humain alimente une frustration socio-économique profonde dans la jeunesse gabonaise.

    Une économie peu diversifiée et concentrée géographiquement

    L’économie gabonaise, fortement dépendante des matières premières, reste vulnérable aux aléas des marchés internationaux. Lorsque les cours s’effondrent, les investissements diminuent, les recrutements se raréfient et le chômage s’aggrave. Cette dépendance rend le pays particulièrement sensible aux crises économiques mondiales.

    Par ailleurs, l’exode rural aggrave la situation : les provinces se dépeuplent de leur main-d’œuvre active, tandis que Libreville, déjà saturée, concentre une population en quête d’emploi sans que le marché ne puisse absorber cette demande croissante. Cette concentration des activités dans l’Estuaire accentue les inégalités territoriales et limite les opportunités pour les jeunes des autres régions.

    Des politiques d’emploi inefficaces et un système d’information obsolète

    Les institutions gabonaises chargées de l’emploi souffrent de plusieurs maux : des lourdeurs administratives paralysantes, un droit du travail difficile à appliquer et un système d’information sur l’emploi jugé obsolète. Pendant des années, cette opacité a privé les décideurs d’une vision claire des besoins réels du marché.

    Les dispositifs d’accompagnement des demandeurs d’emploi manquent également de suivi. Sans un accompagnement durable, de nombreux jeunes basculent dans une précarité cyclique, alternant entre périodes d’activité précaire et retours au chômage. Pourtant, des solutions existent pour inverser cette tendance.

    Un avenir possible si les leviers sont actionnés

    Le rapport insiste sur la nécessité d’agir sur plusieurs fronts pour transformer cette crise en opportunité. La diversification économique doit être accélérée pour créer des emplois hors du secteur extractif. Les formations doivent être réorientées vers les métiers porteurs, en collaboration étroite avec les entreprises. Les politiques d’emploi doivent être territorialisées pour réduire les déséquilibres régionaux, et la planification publique doit être renforcée pour anticiper les besoins futurs.

    Le défi est de taille, mais le Gabon dispose de tous les atouts pour en faire une réussite : une jeunesse dynamique, des ressources naturelles abondantes et une volonté politique affichée de réformer. Le vrai défi désormais est de passer des constats aux actes, avant que la frustration des jeunes ne devienne ingérable.

  • L’or clandestin du Cameroun : un trésor perdu pour l’État

    L’or clandestin du Cameroun : un trésor perdu pour l’État

    Dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua au Cameroun, une ruée vers l’or a transformé les paysages en véritables chantiers à ciel ouvert. Malgré la présence de gisements prometteurs, l’État camerounais peine à récupérer les revenus générés par cette manne aurifère. Les milliards de dollars issus de l’exploitation minière s’évaporent vers des destinations étrangères, notamment Dubaï, sous l’œil complice de réseaux organisés et de complicités locales.

    Des sites miniers incontrôlés et des milliards volatilisés

    Les provinces de l’Est et de l’Adamaoua regorgent de sites d’extraction d’or, souvent illégaux. Les méthodes employées par les mineurs artisanaux et les exploitants informels échappent totalement à la régulation gouvernementale. Résultat : une partie colossale des revenus générés par ces activités échappe aux caisses de l’État, privant le pays de ressources essentielles pour son développement.

    Les réseaux criminels, qui orchestrent une partie de ce trafic, bénéficient de protections locales et de rentes bien placées. Leur influence leur permet de contourner les contrôles et de faciliter l’exportation illicite de l’or vers des marchés internationaux, où la traçabilité devient quasi impossible.

    Dubaï, plaque tournante des exportations illégales

    Les enquêtes menées sur place révèlent que Dubaï constitue la destination privilégiée pour l’or camerounais. La ville offre des infrastructures financières et logistiques adaptées aux transactions opaques, permettant aux acteurs de blanchir les revenus issus de l’exploitation minière illégale. Les transferts s’effectuent via des circuits complexes, impliquant des intermédiaires et des sociétés-écrans, rendant toute répression extrêmement difficile.

    Les autorités camerounaises, malgré leurs tentatives, peinent à endiguer ce phénomène. Les moyens alloués au contrôle des flux financiers et à la traçabilité de l’or restent insuffisants face à la sophistication des réseaux criminels.

    Les conséquences pour le Cameroun

    La fuite des milliards issus de l’or camerounais prive le pays de ressources indispensables pour financer des infrastructures, l’éducation ou la santé. Cette perte de revenus aggrave les inégalités sociales et limite la capacité de l’État à investir dans des projets de développement durable. Par ailleurs, les conditions de travail dans les mines artisanales restent précaires, avec des risques sanitaires et environnementaux élevés pour les populations locales.

    Face à cette situation, des voix s’élèvent pour réclamer une réforme du secteur minier. L’objectif ? Instaurer une gouvernance plus stricte, renforcer les contrôles et lutter contre la corruption qui gangrène cette filière. Sans une intervention décisive, le Cameroun continuera de voir s’envoler une partie de sa richesse sous forme d’or clandestin.

  • Forum Maroc-golfe : des solutions concrètes pour booster l’innovation des jeunes

    Forum Maroc-golfe : des solutions concrètes pour booster l’innovation des jeunes

    forum Maroc-golfe : des solutions concrètes pour booster l’innovation des jeunes

    Des mécanismes financiers innovants pour les jeunes entrepreneurs

    Le Forum Maroc-Golfe, dédié à l’autonomisation économique et sociale des jeunes, s’est clos à Casablanca avec un appel pressant à la mise en place de dispositifs financiers adaptés. L’accent a été mis sur le soutien aux initiatives innovantes dans les secteurs vert, bleu et numérique, jugés stratégiques pour l’avenir des économies régionales.

    Organisé sur trois jours par le ministère marocain de la Jeunesse, en collaboration avec le Secrétariat général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), l’événement a rassemblé plus d’une centaine de participants : jeunes porteurs de projets, experts, responsables institutionnels et acteurs du monde entrepreneurial issus du Maroc et des pays du Golfe.

    un levier clé pour un développement durable et inclusif

    Lors de la présentation des conclusions, Ahmed Aboukrim, président du comité scientifique du Forum, a insisté sur l’importance cruciale de l’autonomisation des jeunes. « Cette autonomisation s’impose désormais comme un pilier incontournable pour répondre aux défis économiques, sociaux et technologiques actuels, tout en accélérant la réalisation des objectifs de développement durable », a-t-il déclaré.

    Les échanges ont mis en lumière la nécessité d’une approche globale, combinant éducation, formation professionnelle, création d’emplois, entrepreneuriat, innovation et accès au financement. L’investissement dans le capital humain a été présenté comme un facteur déterminant pour renforcer la compétitivité des économies locales.

    quatre secteurs porteurs pour l’avenir des jeunes

    Les ateliers thématiques ont permis d’identifier quatre domaines stratégiques à fort potentiel pour l’autonomisation économique des jeunes :

    • L’économie verte et ses solutions durables ;
    • L’intelligence artificielle et la transformation numérique ;
    • Les énergies renouvelables, incluant l’hydrogène vert ;
    • L’économie bleue et la gestion des ressources en eau.

    des recommandations concrètes pour accélérer l’impact

    Les participants ont formulé plusieurs pistes d’action prioritaires, dont :

    • La création de fonds dédiés pour financer les projets innovants des jeunes dans les secteurs identifiés ;
    • Le renforcement des programmes de recherche et de formation en partenariat ;
    • Le développement d’incubateurs spécialisés pour accompagner les jeunes entrepreneurs ;
    • L’élaboration d’indicateurs communs pour évaluer l’impact sur l’emploi des jeunes, l’innovation et le développement durable.

    Ces mesures visent à exploiter la complémentarité entre le Maroc et les pays du Golfe, dont les ressources, expertises et capacités d’investissement pourraient permettre de bâtir un modèle régional de coopération axé sur l’innovation et le développement durable.

    les Émirats arabes unis saluent l’hospitalité marocaine

    Salma Khalifa Al Ghafli, cheffe de la délégation émiratie, a chaleureusement salué l’organisation du Forum et l’accueil réservé par le Maroc. Elle a souligné les liens fraternels unissant le Royaume aux pays du CCG, qualifiant cette rencontre d’espace privilégié pour échanger des bonnes pratiques et renforcer les partenariats au service de l’autonomisation des jeunes.

    « Investir dans la jeunesse, c’est investir dans l’avenir de nos nations », a-t-elle affirmé.

    un hommage aux acteurs de la coopération régionale

    La cérémonie de clôture a été l’occasion de rendre hommage aux délégations des pays du CCG et aux représentants diplomatiques pour leur engagement en faveur d’une coopération renforcée entre le Maroc et les pays du Golfe, notamment dans les domaines de la jeunesse et du développement.

  • Ahmed Cissé prend le contrôle de la BICICI en Côte d’Ivoire

    Ahmed Cissé prend le contrôle de la BICICI en Côte d’Ivoire

    La Banque internationale pour le commerce et l’industrie de Côte d’Ivoire (BICICI) voit son actionnariat se transformer une nouvelle fois. Après le départ de BNP Paribas il y a trois ans et la prise de contrôle par des investisseurs locaux, la Banque nationale d’investissement (BNI) a finalisé une transaction majeure le 13 juillet. Cette opération concerne le transfert de l’intégralité de ses parts dans l’établissement bancaire à Brandon & Mcain Capital, une société gérée par Ahmed Cissé.

    Ce dernier, également à la tête du patronat ivoirien, récupère ainsi les 21,09 % du capital et des droits de vote que détenait la BNI. Une fois validée par la Commission bancaire de l’UMOA, cette acquisition portera sa participation à 40,2 % au sein de la BICICI, contre un niveau actuel de 19,11 %. Une étape clé pour renforcer son influence dans un secteur bancaire stratégique.

  • Fimec 2026 : la formation professionnelle au cœur de la croissance ivoirienne

    Abidjan, juillet 2026 – Les 15 et 16 juillet prochains, la deuxième édition du Forum international des métiers et des compétences (FIMEC) se tiendra à Abidjan sous l’égide du Premier ministre, Robert Beugré Mambé. L’événement, organisé par l’Agence nationale de la formation professionnelle (AGEFOP), a pour objectif de positionner la formation professionnelle comme un pilier essentiel de l’emploi, de la compétitivité et du développement durable en Côte d’Ivoire.

    Un forum au service d’une vision stratégique

    Placé sous le thème « Compétences, emploi et transformation économique en Afrique : le rôle stratégique de la formation professionnelle », le FIMEC 2026 s’inscrit dans une dynamique de réforme profonde. La formation professionnelle, désormais rattachée au ministère de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle, devient un levier central d’une politique publique intégrée. Cette approche vise à créer un écosystème où formation, accès à l’emploi décent et protection sociale se renforcent mutuellement pour servir le développement du capital humain.

    L’ambition portée par les plus hautes autorités

    Cette initiative s’inscrit dans la droite ligne des priorités fixées par le président Alassane Ouattara et mise en œuvre par le ministre Adama Kamara. Elle s’aligne sur le Plan national de développement (PND) 2026-2030, qui érige le capital humain en colonne vertébrale de la transformation structurelle de l’économie ivoirienne. Avec plus de 80 milliards de dollars américains mobilisés par les partenaires techniques et financiers, le développement des compétences s’impose comme un impératif pour convertir ces investissements en croissance inclusive, en emplois durables et en prospérité partagée.

    Un programme riche et diversifié

    Pendant deux jours, le FIMEC réunira une diversité d’acteurs : membres du gouvernement, ambassadeurs, responsables d’organisations internationales, partenaires techniques et financiers, chefs d’entreprise, chercheurs, experts et acteurs de la formation professionnelle. Les échanges prendront la forme de panels de haut niveau, de masterclasses, d’ateliers techniques, de démonstrations de métiers et d’espaces dédiés au dialogue entre entreprises et apprenants.

    Les enjeux au cœur des débats

    Les participants aborderont des thèmes cruciaux pour l’avenir : l’impact de l’intelligence artificielle, la transition numérique, les compétences vertes, les soft skills, ainsi que l’évolution des métiers. L’objectif ? Anticiper les mutations du marché du travail pour mieux préparer les jeunes, les travailleurs et les entreprises aux défis de demain.

    Des parcours inspirants à l’honneur

    Le forum mettra en avant des histoires de réussite de femmes et d’hommes ayant bénéficié de la formation professionnelle. Ces exemples concrets illustreront son rôle clé dans l’amélioration de l’employabilité, la promotion de l’entrepreneuriat et l’adéquation entre les compétences acquises et les besoins réels des entreprises.

  • Kimba connect 2026 : un défi national pour booster l’innovation gabonaise

    Kimba connect 2026 : un défi national pour booster l’innovation gabonaise

    Le ministère de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, en partenariat avec la Fédération des entreprises du Gabon, a officiellement lancé, ce lundi, au siège de la Banque des États de l’Afrique centrale à Libreville, l’événement phare « Kimba Connect 2026 ». Cette rencontre marque le lancement du tout premier défi national d’open innovation du pays, conçu pour rapprocher les entreprises en pleine mutation et les startups gabonaises porteuses de solutions numériques.

    L’initiative s’articule autour d’un appel à défis destiné aux entreprises locales, invitant les startups à proposer des projets innovants en réponse à leurs besoins spécifiques. Les projets les plus prometteurs bénéficieront d’un accompagnement sur mesure, incluant un soutien au développement et une aide à la mise en œuvre concrète.

    Les candidats ont jusqu’à minuit, ce mardi 14 juillet pour soumettre leurs dossiers. Une première phase de présélection est prévue pour le 24 juillet, tandis que la grande finale se tiendra le 4 août 2026.

    Mark Alexandre Doumba, ministre de l’Économie numérique, a insisté sur l’importance de cette démarche : « L’innovation n’a de sens que lorsqu’elle répond à des attentes concrètes. Kimba Connect 2026 permettra de convertir les défis des entreprises en véritables leviers de croissance, tout en offrant aux startups un accès privilégié au marché et une visibilité renforcée. »

    Au-delà de cet objectif, l’événement ambitionne de promouvoir l’innovation ouverte, de renforcer les synergies entre le monde entrepreneurial et les jeunes pousses, et d’accélérer la transformation numérique du Gabon. Il vise également à mettre en avant le savoir-faire local et à dynamiser la compétitivité économique du pays.

    Cette initiative s’inscrit pleinement dans la stratégie gouvernementale visant à moderniser l’économie gabonaise et à stimuler l’innovation locale. Face aux enjeux de modernisation des entreprises, « Kimba Connect 2026 » se positionne comme un catalyseur essentiel pour créer des passerelles entre le secteur privé et les startups, favorisant ainsi l’émergence de solutions numériques 100 % gabonaises.

    En consolidant ces collaborations, les organisateurs visent à renforcer la compétitivité des entreprises, encourager l’entrepreneuriat innovant et contribuer à la diversification de l’économie nationale.

  • Gabon : l’ANAC face aux défis de transparence et de modernisation

    Gabon : l’ANAC face aux défis de transparence et de modernisation

    Économie

    Gabon : l’ANAC face aux défis de transparence et de modernisation

    Libreville — Alors que les débats font rage autour de l’Agence nationale de l’Aviation civile (ANAC), une question s’impose : les polémiques actuelles servent-elles réellement l’intérêt public ou risquent-elles de fragiliser une institution clé pour le Gabon ?

    Depuis plusieurs mois, le Directeur général de l’ANAC est au cœur d’une tempête médiatique et numérique. Des accusations répétées, souvent relayées sans vérification préalable, ont pris une telle ampleur qu’elles menacent d’éclipser les réformes structurelles engagées par l’institution. Pourtant, dans un secteur aussi sensible que l’aviation civile, où chaque détail compte, la frontière entre vigilance citoyenne et procès d’intention devient cruciale.

    L’aviation civile n’est pas un domaine comme les autres. Elle incarne à la fois la souveraineté d’un État, la sécurité de milliers de passagers chaque jour, et l’attractivité économique d’un pays sur la scène internationale. Au-delà des polémiques individuelles, c’est donc la crédibilité même du Gabon dans ce domaine qui est en jeu.

    L’équilibre entre vigilance et préservation institutionnelle

    Dans une démocratie, la critique est un droit, et la transparence une exigence. Cependant, cette transparence doit s’appuyer sur des faits avérés et des procédures légales. Les réseaux sociaux, amplificateurs puissants mais souvent incontrôlables, ne sauraient se substituer aux mécanismes de contrôle traditionnels : enquêtes administratives, audits indépendants ou procédures judiciaires.

    Il est essentiel de distinguer la critique constructive, fondée sur des éléments tangibles, des allégations non étayées qui, en se propageant à grande vitesse, risquent de nuire à la réputation d’une institution et, par ricochet, à l’ensemble du pays. La présomption d’innocence, pilier de l’État de droit, doit rester la règle jusqu’à preuve du contraire.

    Modernisation en marche malgré les tumultes

    Face à cette situation, l’ANAC poursuit un ambitieux programme de modernisation. Réforme de la gouvernance interne, optimisation des procédures administratives, renforcement des compétences des équipes, participation active aux instances africaines et internationales spécialisées dans l’aviation : ces chantiers, bien que moins médiatisés, sont indispensables pour aligner le Gabon sur les standards internationaux.

    Le transport aérien est un secteur où la moindre défaillance peut avoir des conséquences dramatiques, tant sur le plan sécuritaire que sur celui de la réputation. C’est pourquoi ces réformes, bien qu’elles ne fassent pas toujours la une des journaux, représentent un enjeu majeur pour l’avenir du secteur au Gabon.

    Pourtant, les débats publics semblent se concentrer presque exclusivement sur des questions de recrutement ou sur certaines décisions administratives. Ces sujets, légitimes lorsqu’ils sont soulevés, ne doivent pas occulter l’essentiel : la mission première de l’ANAC reste la sécurité aérienne et le respect scrupuleux des normes internationales.

    Critique légitime vs. désinformation : où placer le curseur ?

    Une partie des critiques provient de publications émanant de l’étranger, portées par des compatriotes vivant hors des frontières nationales. Leur droit à exprimer leur avis est indiscutable. Cependant, lorsque ces critiques reposent davantage sur des répétitions d’allégations que sur des preuves tangibles, leur impact sur l’opinion publique mérite d’être questionné.

    Une démocratie saine repose sur un débat informé, où les faits priment sur les rumeurs. Or, dans l’ère numérique, les informations non vérifiées peuvent se propager à une vitesse vertigineuse, érodant la confiance dans les institutions et semant le doute chez les partenaires internationaux.

    Le Gabon a besoin d’institutions solides, capables de résister aux pressions et de garantir la sécurité de ses concitoyens. Il a également besoin d’institutions transparentes, soumises à un contrôle rigoureux mais équitable. L’ANAC incarne cette dualité : elle doit être à la fois un rempart contre les dérives et un acteur central de la modernisation du pays.

    L’avenir de la gouvernance publique gabonaise en question

    Au-delà des individus et des responsabilités personnelles, c’est une réflexion plus large qui s’impose. Comment concilier l’exigence démocratique d’une reddition des comptes avec la nécessité de préserver la stabilité et la crédibilité des institutions stratégiques ?

    L’enjeu dépasse largement le cas de l’ANAC. Il touche à la capacité du Gabon à construire une gouvernance publique où la transparence rime avec efficacité, et où la critique sert l’intérêt général plutôt que des intérêts particuliers.

    C’est dans cet équilibre délicat que se joue désormais l’avenir de l’aviation civile gabonaise — et, plus largement, celui de la confiance des Gabonais et de leurs partenaires dans les institutions du pays.

  • Quatre pays africains s’unissent pour booster le cacao local

    Quatre pays africains s’unissent pour booster le cacao local

    Les points clés

    • Nouvelle alliance régionale : Quatre géants africains du cacao, représentant plus de 60 % de la production mondiale, officialisent leur partenariat à Abuja
    • Stratégie majeure : Passer de l’exportation de fèves brutes à la production locale de chocolat et dérivés
    • Défis européens : Coordination pour se conformer au règlement EUDR qui entre en vigueur fin 2026
    • Projet phare : Construction d’une usine de transformation de 70 000 tonnes prévue pour 2027 au Nigeria

    La ville d’Abuja a abrité un sommet historique ce 14 juillet 2026. Les gouvernements du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Ghana et du Nigeria ont signé la Déclaration d’Abuja, marquant la naissance de l’Alliance pour la valorisation du cacao. Ces quatre nations concentrent à elles seules plus de 60 % de la production mondiale de fèves, un poids considérable sur le marché international.

    Une alliance stratégique face aux géants du commerce

    Le sommet « From Bean to Brand » a été organisé sous l’égide du ministère nigérian de l’Industrie, du Commerce et de l’Investissement. Le ministre d’État John Owan Enoh a piloté les discussions. L’objectif affiché : harmoniser les standards de qualité, mutualiser les politiques agricoles et négocier collectivement avec les multinationales du chocolat.

    Les représentants du Ghana Cocoa Board et du Conseil du Café-Cacao ivoirien ont joué un rôle central dans ces négociations. Ces deux organismes, qui dominent la production africaine, ont confirmé leur engagement concret pour une filière mieux organisée et plus compétitive.

    Réponse unifiée aux exigences européennes

    L’Alliance d’Abuja prévoit de coordonner une riposte commune au Règlement européen sur la déforestation (EUDR), applicable à partir du 30 décembre 2026. Ce dispositif impose aux importateurs de prouver l’absence de lien entre leurs approvisionnements et la destruction des forêts tropicales.

    Les pays membres entendent faire reconnaître leurs propres systèmes de traçabilité et éviter que les coûts de conformité ne pèsent sur les producteurs modestes. En unissant leurs forces, ils espèrent obtenir des aménagements ou des périodes de transition pour préserver leur accès au marché européen.

    Vers une filière ivoirienne et ghanéenne plus autonome

    La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial avec près de 40 % de l’offre globale, dispose déjà d’une certaine capacité de transformation. Pourtant, l’essentiel des fèves est encore expédié vers l’Europe et l’Asie pour y être transformé.

    L’Alliance d’Abuja offre à Abidjan un levier de négociation renforcé face aux grands groupes chocolatiers. Cette dynamique pourrait inciter les industriels étrangers à investir davantage dans des unités de production locales, transformant ainsi les conditions d’approvisionnement sur le long terme.

    Le Nigeria accélère sa mutation

    Le Nigeria, quatrième producteur africain, souhaite combler son retard face à la Côte d’Ivoire et au Ghana, qui disposent déjà d’infrastructures de broyage développées. Un accord national prévoit des objectifs mesurables pour booster la transformation locale sur son sol.

    Parmi les projets concrets : la construction d’une usine de transformation de 70 000 tonnes à Sagamu, dans l’État d’Ogun. Porté par Sunbeth Global Concepts, ce site devrait être opérationnel dès 2027, marquant une étape décisive pour l’industrie nigériane du cacao.

    Prochaines étapes : concrétiser l’ambition commune

    La phase opérationnelle débutera dans les mois à venir avec la création d’une structure de coordination permanente entre les quatre pays. Le premier défi concret sera de négocier ensemble face aux exigences du règlement européen, dont l’entrée en vigueur est imminente.

  • Guichet unique à Libreville : la baie des rois mise sur l’efficacité行政

    Guichet unique à Libreville : la baie des rois mise sur l’efficacité行政

    économie

    Guichet unique à Libreville : la Baie des Rois accélère son processus administratif

    Libreville mise sur une réforme administrative majeure pour attirer les investisseurs internationaux. La Zone d’investissement spéciale de la Baie des Rois s’apprête à déployer un guichet unique visant à simplifier et accélérer les démarches pour les entreprises implantées ou souhaitant s’installer dans la zone.

    Depuis des années, la complexité des procédures administratives en Afrique freinait l’attractivité des territoires. À Libreville, l’Agence nationale de promotion des investissements du Gabon, en tant qu’autorité administrative de la ZIS Baie des Rois, a organisé une rencontre stratégique avec les opérateurs économiques déjà présents ou en cours d’implantation. L’objectif ? Finaliser les préparatifs avant le lancement imminent du nouveau dispositif.

    Cette initiative s’inscrit dans une volonté claire : transformer le climat des affaires au Gabon et positionner la Baie des Rois comme un pôle économique compétitif en Afrique centrale. Le projet dépasse le simple cadre administratif pour incarner une nouvelle relation entre l’État et les investisseurs.

    Un guichet unique pour une administration simplifiée

    Le futur guichet unique de la Baie des Rois promet de révolutionner les démarches administratives. Plus besoin de multiplier les allers-retours entre différentes institutions : fiscalité, douanes, immigration, droit du travail, environnement et accompagnement des PME seront centralisés dans un seul espace intégré. Cette coordination sous l’autorité directe de l’administrateur général de la zone vise à réduire les délais et offrir une visibilité accrue aux entreprises.

    L’enjeu est de taille. Dans un contexte de compétition mondiale pour attirer les capitaux, l’efficacité administrative devient un critère aussi déterminant que la fiscalité ou les infrastructures. Chaque jour gagné dans le traitement d’un dossier peut faire la différence dans la décision finale d’un investisseur.

    Une délégation de signature pour gagner du temps

    L’atout clé du nouveau dispositif réside dans la délégation permanente de signature accordée aux représentants des administrations présentes au sein du guichet. Ce mécanisme permet de valider rapidement les dossiers et d’éviter les blocages administratifs qui ralentissent traditionnellement les projets.

    Pour les investisseurs internationaux, cette prévisibilité et cette sécurité juridique figurent parmi les premiers critères avant toute implantation. Les responsables de la ZIS ont également détaillé les modalités d’intégration des entreprises déjà installées, garantissant une transition fluide vers le nouveau système sans rupture administrative.

    Baie des Rois, futur hub économique d’Afrique centrale

    La Baie des Rois n’est pas qu’une zone économique parmi d’autres. Le Gabon y voit la naissance d’un hub éco-responsable, conçu pour devenir une référence régionale en matière d’investissement durable et d’innovation. Cette ambition s’inscrit dans une stratégie nationale de diversification économique, visant à réduire la dépendance aux hydrocarbures.

    Le guichet unique incarne cette vision en s’appuyant sur trois piliers : sécurité juridique, transparence et simplification administrative. Dans l’espace de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, où la concurrence pour attirer les investissements s’intensifie, la capacité à offrir un environnement administratif performant devient un avantage décisif.

    La réussite de ce projet pourrait marquer un tournant dans la modernisation de l’administration économique gabonaise. Au-delà des frontières nationales, le Gabon cherche ainsi à prouver qu’il peut devenir l’une des principales portes d’entrée des investissements en Afrique centrale.

    Avec le lancement du guichet unique dans les prochaines semaines, Libreville envoie un signal fort : le pays se dote d’un outil capable de répondre aux attentes des investisseurs les plus exigeants, tout en consolidant sa position comme acteur clé du développement régional.