Catégorie : Économie

  • Le Sénégal lance quatre licences de pêche pour sécuriser son approvisionnement en poisson

    Le Sénégal lance quatre licences de pêche pour sécuriser son approvisionnement en poisson

    Économie
    le Sénégal lance quatre licences de pêche pour sécuriser son approvisionnement en poisson
    une stratégie fondée sur des études scientifiques pour concilier production locale et préservation des ressources marines

    Le ministère sénégalais des Pêches et de l’Économie maritime a franchi une étape décisive en octroyant quatre licences de pêche démersale côtière, destinées à la capture de poissons et céphalopodes, à un armement local. Cette initiative s’inscrit dans une politique ambitieuse visant à renforcer l’autosuffisance en produits halieutiques et à garantir la sécurité alimentaire du pays.

    Un communiqué officiel, publié par le département ministériel, précise que l’attribution de ces licences résulte des délibérations de la Commission consultative d’attribution des licences de pêche (CCALP), réunie le 12 mai 2026. Cette décision s’appuie strictement sur les recommandations scientifiques du Centre de Recherches océanographiques de Dakar-Thiaroye, qui a évalué la durabilité des stocks disponibles.

    Cette mesure s’aligne sur les orientations fixées lors du Conseil des ministres du 26 novembre 2025, consacré à la disponibilité des produits de la mer sur le marché intérieur. Les autorités assurent que le processus a été conduit avec transparence et rigueur scientifique, après consultation préalable de plusieurs armements en novembre 2025 pour recueillir leurs engagements.

    Parmi les candidats sollicités, un seul armement a répondu favorablement à cette initiative de partenariat public-privé. Ce dernier s’est engagé à réserver l’intégralité de sa production au marché national et à investir dans des infrastructures de conservation et de distribution, notamment dans les zones reculées du pays. L’objectif : faciliter l’accès des populations à des produits halieutiques de qualité à des tarifs abordables.

    Les études menées par le Centre de Recherches océanographiques ont confirmé l’existence d’un potentiel exploitable de manière contrôlée pour la pêcherie démersale côtière. Dans un contexte de hausse des prix du poisson et de pression accrue sur les ressources marines, cette initiative marque une première au Sénégal. Elle instaure un cadre réglementé pour une pêche industrielle dédiée à l’approvisionnement régulier du marché domestique.

    Le ministère réaffirme sa volonté de concilier préservation des stocks, développement économique et satisfaction des besoins alimentaires. Cette stratégie s’inscrit dans une démarche de gestion durable, responsable et transparente des ressources halieutiques, tout en promouvant la consommation locale et l’autonomie alimentaire du pays.

  • Zenaba Adoum Oudah, l’entrepreneure tchadienne qui révolutionne l’innovation locale

    Zenaba Adoum Oudah, l’entrepreneure tchadienne qui révolutionne l’innovation locale

    Zenaba Adoum Oudah, l’entrepreneure tchadienne qui révolutionne l’innovation locale

    Avec une vision audacieuse, cette biologiste et entrepreneure tchadienne se distingue au PROJIACE 2026, incarnant une nouvelle génération d’acteurs économiques déterminés à valoriser les ressources du pays.

    Zenaba Adoum Oudah, entrepreneure tchadienne innovante

    À N’Djamena, une figure féminine se démarque dans le paysage entrepreneurial tchadien. Zenaba Adoum Oudah, biologiste de formation et entrepreneure visionnaire, prouve que science, créativité et ambition peuvent coexister harmonieusement.

    Fondatrice d’AgriOudah, elle vient d’être récompensée lors du PROJIACE 2026, un programme d’incubation conçu pour accélérer les projets des jeunes entreprises locales. Son parcours, loin des sentiers battus, illustre une volonté farouche de repenser l’économie du Tchad en s’appuyant sur des solutions locales innovantes.

    Une enfance baignée par les défis et les solutions locales

    Native et élevée à N’Djamena, Zenaba Adoum Oudah a grandi dans un environnement où la nature et l’effort quotidien rythmaient la vie. Cette proximité avec les réalités du terrain a forgé sa sensibilité pour les sciences biologiques, une passion qu’elle a cultivée dès le lycée.

    Après l’obtention de son baccalauréat série D, elle poursuit des études en sciences biologiques avant de se spécialiser en infographie et design. Un parcours atypique qui révèle son aptitude à marier rigueur scientifique et expression créative, deux piliers essentiels pour son projet entrepreneurial.

    AgriOudah : une réponse aux enjeux agricoles du Tchad

    Avec sa structure, Zenaba Adoum Oudah ambitionne de moderniser le secteur agricole tchadien en proposant des solutions adaptées aux besoins locaux. Son objectif ? Réduire la dépendance aux importations tout en valorisant les ressources nationales.

    Sa distinction au PROJIACE 2026 n’est pas seulement une reconnaissance de son travail, mais aussi le symbole d’un entrepreneuriat tchadien en pleine mutation. Dans un pays où les jeunes talents peinent souvent à trouver leur place, son parcours montre qu’il est possible de transformer les contraintes en leviers de croissance.

    En combinant expertise scientifique et esprit d’innovation, Zenaba Adoum Oudah incarne l’espoir d’une économie tchadienne plus résiliente et dynamique. Son histoire rappelle que les défis d’aujourd’hui peuvent devenir les opportunités de demain.

  • Gouvernance des données personnelles : la Côte d’Ivoire à l’avant-garde du numérique africain

    Gouvernance des données personnelles : la Côte d’Ivoire à l’avant-garde du numérique africain

    Abidjan accueille du 18 au 21 mai 2026 la neuvième édition du Réseau africain des autorités de protection des données personnelles (RAPDP), un événement majeur réunissant plus de trente pays africains et européens. Vingt-quatre délégations venues du continent africain, accompagnées d’experts internationaux et de représentants du secteur privé, participent à cette conférence dédiée aux enjeux cruciaux de l’économie numérique. La séance inaugurale, présidée par Djibril Ouattara, ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, a lancé des débats centrés sur l’intelligence artificielle, les plateformes numériques et la gestion des données biométriques en Afrique.

    Une déclaration stratégique pour encadrer l’avenir numérique du continent

    Le point d’orgue de cette rencontre réside dans l’adoption de la Déclaration d’Abidjan 2026-2030, un texte fondateur visant à tracer les grandes lignes de la gouvernance des données personnelles pour les années à venir. Amadou Hiro, président du RAPDP, a plaidé pour une coopération renforcée entre les États afin de construire une souveraineté numérique africaine. De son côté, Djibril Ouattara a mis en avant le thème central de l’événement : « Réguler sans freiner l’innovation », insistant sur la nécessité d’un cadre réglementaire équilibré, adapté aux spécificités du continent, capable de concilier protection des citoyens et développement technologique.

    Des enjeux humains et sécuritaires au cœur des discussions

    Roger Félix Adom, président du Conseil de régulation de l’Autorité de régulation des télécommunications/TIC (ARTCI), a rappelé que la protection des données personnelles ne se limite pas à des aspects techniques ou juridiques. Pour lui, elle s’étend aux droits fondamentaux des individus : vie privée, dignité, liberté et confiance dans les institutions. Il a souligné que la régulation doit être perçue non comme une entrave, mais comme un levier essentiel pour stimuler l’innovation au sein de l’écosystème numérique africain.

    La Côte d’Ivoire, laboratoire de la conformité numérique en Afrique

    Les autorités ivoiriennes ont profité de l’événement pour mettre en lumière les avancées significatives réalisées dans le domaine de la protection des données. Depuis l’adoption de la loi du 19 juin 2013 relative aux données à caractère personnel, la Côte d’Ivoire a engagé une démarche progressive : campagnes de sensibilisation dès 2015, audits de conformité en 2022, et mise en place de normes simplifiées. En 2026, une nouvelle étape est franchie avec la création d’un fichier national des correspondants chargés de la protection des données. Cette initiative reflète la volonté des régulateurs africains de s’unir face aux défis technologiques mondiaux et d’harmoniser leurs pratiques.

  • Biashara afrika 2026 : l’afrique face à l’urgence d’une intégration économique concrète

    Biashara afrika 2026 : l’afrique face à l’urgence d’une intégration économique concrète

    Lomé, capitale africaine de l’économie en 2026

    Depuis le 18 mai 2026, Lomé accueille la troisième édition du forum Biashara Afrika, un événement phare dédié aux échanges commerciaux, aux investissements et aux partenariats économiques sur le continent. Cette rencontre rassemble des dirigeants africains, des ministres, des investisseurs et des représentants du secteur privé pour discuter des défis et des opportunités de l’intégration économique africaine.

    Faure Gnassingbé : « L’Afrique doit passer de la vision à l’action »

    Lors de l’ouverture des travaux, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a souligné l’urgence de transformer les ambitions politiques en résultats tangibles. Dans un discours marquant, il a insisté sur la nécessité de faire de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) un outil concret de développement économique.

    Un hommage à Issoufou Mahamadou et une critique des obstacles persistants

    Le dirigeant togolais a rendu hommage à Issoufou Mahamadou, figure emblématique de la promotion de la ZLECAf, pour son engagement en faveur de l’intégration économique africaine. Cependant, il a également pointé du doigt les barrières non tarifaires, les lenteurs aux frontières et les coûts logistiques élevés qui freinent encore le commerce intra-africain.

    Pour lui, les accords et les textes ne suffisent plus. L’Afrique doit désormais se doter d’infrastructures performantes, de corridors logistiques efficaces et de systèmes de paiement modernes pour faciliter les échanges entre les entreprises du continent.

    Biashara Afrika 2026 : une plateforme de solutions, pas seulement de débats

    Faure Gnassingbé a clairement défini le rôle du forum Biashara Afrika : il ne doit pas être un simple cadre de discussions, mais une plateforme de solutions et de partenariats concrets. Son objectif ? Accélérer l’opérationnalisation de l’intégration africaine et créer des opportunités réelles pour les acteurs économiques du continent.

    La ZLECAf, un levier de souveraineté économique

    Dans un contexte mondial marqué par les tensions géopolitiques et le protectionnisme croissant, le Président togolais a souligné le rôle stratégique de la ZLECAf. Selon lui, cette zone de libre-échange représente bien plus qu’un simple accord commercial : elle est un instrument de souveraineté économique continentale.

    L’objectif ? Permettre à l’Afrique de produire davantage localement, de renforcer ses capacités industrielles et d’améliorer son pouvoir de négociation sur la scène internationale. « Aucune économie africaine ne peut aujourd’hui défendre seule ses intérêts dans un monde de plus en plus fragmenté », a-t-il déclaré.

    Vers des chaînes de valeur africaines compétitives

    Malgré ses ressources naturelles et humaines, l’Afrique reste dépendante des exportations de matières premières brutes et des importations de produits transformés. Faure Gnassingbé a appelé à un changement de paradigme : développer des chaînes de valeur régionales et faire émerger un secteur privé africain puissant, capable d’opérer à l’échelle continentale.

    Il a notamment plaidé pour l’émergence d’entreprises africaines à capitaux africains, capables de rivaliser avec les géants internationaux. La ZLECAf doit permettre de dépasser les limites des marchés nationaux fragmentés et de bâtir des industries africaines compétitives.

    Jeunesse, femmes entrepreneures et PME : les acteurs clés de l’intégration africaine

    Dans la dernière partie de son allocution, Faure Gnassingbé a mis l’accent sur trois acteurs essentiels : la jeunesse, les femmes entrepreneures et les PME. Pour lui, l’intégration africaine ne pourra être durable que si elle profite concrètement aux populations.

    « L’intégration africaine ne réussira que si elle profite à tous, pas seulement aux grandes entreprises ou aux institutions », a-t-il affirmé. Il a souligné l’importance de l’emploi, de l’entrepreneuriat et de l’accès aux marchés régionaux pour les jeunes et les femmes entrepreneures.

    Le Togo, acteur clé de l’intégration économique africaine

    En conclusion, Faure Essozimna Gnassingbé a réaffirmé l’engagement du Togo en faveur de l’intégration africaine. Grâce à sa position géographique stratégique, ses infrastructures logistiques et sa vocation de connectivité régionale, le pays entend jouer un rôle actif dans la construction du futur marché africain.

    Il a exprimé le souhait que cette édition de Biashara Afrika permette de faire émerger de nouveaux partenariats et une nouvelle dynamique économique pour le continent africain, au bénéfice de tous ses citoyens.

  • Faure gnassingbé pousse à l’action pour la zone de libre-échange africaine

    Faure gnassingbé pousse à l’action pour la zone de libre-échange africaine

    Lors du lancement de la troisième édition du forum Biashara Afrika, dédié aux échanges commerciaux et aux investissements intra-africains, Faure Gnassingbé, président du Conseil, a martelé un message clair : passer des discours aux actes pour donner vie à la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Cette rencontre majeure, organisée à Lomé, a réuni des décideurs, des entrepreneurs et des partenaires économiques venus de toute l’Afrique.

    Face à une assemblée attentive, le dirigeant togolais a souligné l’urgence de convertir les ambitions politiques en résultats tangibles pour les populations africaines. Dans son allocution axée sur l’action économique et l’intégration régionale, il a lancé un appel solennel : « Le moment est venu de passer de la vision à l’exécution ». Son intervention a mis en lumière la nécessité de renforcer les chaînes de valeur régionales et de faciliter les échanges commerciaux sur le continent.

    L’événement, co-organisé par les autorités togolaises et le secrétariat de la Zlecaf, se positionne comme une plateforme stratégique pour accélérer la coopération économique africaine. Selon Faure Gnassingbé, l’Afrique dispose désormais de tous les atouts pour réussir cette transformation : un marché continental dynamique, des ressources stratégiques abondantes, une population jeune et ambitieuse, ainsi qu’un cadre juridique unifié grâce à la Zlecaf.

    Le président du Conseil a également mis en avant le Togo comme un modèle en matière d’intégration économique. Il a salué les infrastructures logistiques du pays, notamment le port en eau profonde de Lomé, ainsi que les réformes engagées pour améliorer l’attractivité économique et simplifier les procédures d’investissement.

    Cependant, des obstacles persistent. Les barrières non tarifaires, les lacunes en infrastructures, les difficultés d’accès au financement et la faible implication des petites et moyennes entreprises (PME) dans le commerce transfrontalier freinent encore l’intégration économique du continent. Ces défis, bien identifiés, doivent être surmontés pour libérer le plein potentiel de la Zlecaf.

    L’édition 2026 de Biashara Afrika a pour ambition de catalyser les partenariats, de stimuler les investissements et de proposer des solutions pragmatiques pour convertir le potentiel économique africain en une croissance inclusive et pérenne. Les participants s’engagent à travailler main dans la main pour bâtir un avenir où chaque État africain profite pleinement de cette zone de libre-échange historique.

  • Biashara Afrika 3 : l’Afrique doit passer des discours aux actes économiques

    Biashara Afrika 3 : l’Afrique doit passer des discours aux actes économiques

    Un appel sans ambiguïté a résonné à Lomé lors de l’inauguration de la troisième édition du forum Biashara Afrika. Le président Faure Gnassingbé a exhorté l’Afrique à abandonner les promesses politiques pour se concentrer sur des résultats économiques concrets, soulignant la nécessité de transformer les ambitions continentales en actions mesurables afin de dynamiser durablement la croissance et renforcer l’intégration africaine.

    La capitale togolaise s’est imposée comme le cœur battant du pragmatisme commercial africain. Ce rassemblement de décideurs du continent marque l’ouverture de la troisième édition de Biashara Afrika, un forum d’envergure dédié aux échanges et aux investissements intra-africains. Organisé en collaboration avec le Secrétariat de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et les autorités togolaises, cet événement de haut niveau s’est ouvert sous le signe d’une mobilisation sans précédent.

    Le président du Conseil, Faure Gnassingbé, a saisi cette tribune pour délivrer un message fort, presque solennel :
    « L’heure est venue de passer de la vision aux actions concrètes. »

    Pour le dirigeant togolais, l’Afrique se trouve à un tournant décisif de son histoire économique. Il a insisté sur « la capacité du continent à convertir une ambition politique en une réalité économique tangible », affirmant sans détour que l’ère des hésitations était désormais révolue.


    Le Togo, un modèle concret pour l’intégration économique africaine

    Contrairement aux discours théoriques, le chef de l’État a illustré son propos par la feuille de route du Togo, présenté comme un exemple à suivre. Le pays mise sur ses atouts stratégiques pour s’affirmer comme un acteur clé de la ZLECAf :

    • Un renforcement de la connectivité régionale pour faciliter les flux commerciaux.
    • Un pôle logistique de premier ordre, soutenu par un port en eau profonde, le seul de sa catégorie en Afrique de l’Ouest.
    • Des réformes structurelles audacieuses, saluées sur le continent pour leur impact positif sur l’environnement des affaires.

    À travers ce modèle, Lomé démontre qu’une intégration économique africaine peut générer des bénéfices immédiats et durables, à condition que la volonté politique s’aligne sur les besoins des entreprises.


    La ZLECAf, un géant aux pieds d’argile ?

    Le projet phare de la ZLECAf représente l’un des défis économiques les plus ambitieux au monde. Ce marché unique ambitionne de regrouper :

    Les chiffres clés de la ZLECAf

    • 55 pays membres signataires.
    • Un marché de 1,4 milliard de consommateurs.
    • Un PIB cumulé estimé à 3 400 milliards de dollars.

    Pourtant, malgré ce potentiel, des obstacles persistent. Le forum Biashara Afrika s’est fixé pour objectif de lever les freins majeurs au commerce intra-africain. Parmi les priorités identifiées : la suppression des barrières non tarifaires, l’amélioration des infrastructures défaillantes et l’accès facilité aux financements. Les participants ont également souligné l’urgence de restructurer les chaînes de valeur, aujourd’hui trop fragmentées, et d’intégrer pleinement les petites et moyennes entreprises (PME), souvent exclues des échanges transfrontaliers.


    Biashara Afrika : un tournant pour la crédibilité de la ZLECAf

    « Il est temps de passer des promesses aux réalisations », a déclaré un entrepreneur kenyan lors du forum, reprenant l’appel lancé par Faure Gnassingbé. Un économiste nigérian a renchéri : « La ZLECAf ne gagnera en légitimité que si les PME y trouvent leur place. » Ces témoignages reflètent l’impatience des acteurs économiques pour une mise en œuvre rapide et inclusive de ce marché unique.

    Au-delà des discussions techniques, Biashara Afrika s’inscrit dans une vision géopolitique plus large : celle d’une Afrique déterminée à renforcer sa position dans les échanges mondiaux. La ZLECAf est perçue comme une réponse stratégique aux défis de la mondialisation et aux tensions commerciales internationales.

    Le message lancé à Lomé est sans appel : l’Afrique dispose désormais des outils juridiques, des ressources naturelles et du capital humain nécessaires. Pour la ZLECAf, l’enjeu n’est plus de concevoir l’avenir, mais de le construire sans délai.

  • Nouveau master en Côte d’Ivoire : vers une afrique plus verte et résiliente

    Nouveau master en Côte d’Ivoire : vers une afrique plus verte et résiliente

    Côte d’Ivoire : un master pionnier pour accélérer la transition écologique africaine

    L’INP-HB, à travers son CEA VALOPRO, a lancé le Master Économie Circulaire, Transition Écologique et Développement Durable (ECOTEDD) lors d’un séminaire inaugural organisé à Angré. Cet événement, qui s’est tenu le 16 mai 2026, a rassemblé des experts nationaux et internationaux, des décideurs publics, des chefs d’entreprise et des partenaires techniques pour échanger sur les défis majeurs de la transition écologique en Afrique.

    Un master conçu pour répondre aux enjeux environnementaux africains

    Le séminaire, placé sous le thème « Afrique durable, Côte d’Ivoire résiliente : RSE et économie circulaire comme leviers d’un nouveau modèle de développement », a mis en lumière les priorités du continent : gestion des déchets, lutte contre la déforestation, transition énergétique et mobilisation des financements climatiques. Pour le professeur Benjamin Yao, coordonnateur du CEA VALOPRO, ces défis nécessitent des solutions made in Africa.

    L’économie circulaire, une révolution nécessaire

    « L’économie circulaire n’est pas qu’un concept, c’est une économie de la préservation de la valeur », a expliqué le professeur Benjamin Yao. Il a illustré son propos avec des exemples concrets de valorisation des déchets agricoles, notamment dans les filières anacarde et cacao. Selon lui, ce modèle permet de transformer des « déchets » en richesses, tout en répondant aux réalités locales.

    La RSE et les financements climatiques au cœur des débats

    Les intervenants ont pointé du doigt les limites actuelles de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Trop souvent cantonnée à une communication superficielle, elle doit désormais s’intégrer pleinement dans les stratégies des organisations. « La RSE devient un critère d’accès aux marchés publics », ont rappelé plusieurs participants, soulignant la nécessité d’une approche concrète et engagée.

    Autre obstacle majeur : l’accès aux financements climatiques. Malgré l’existence de fonds dédiés, leur mobilisation reste complexe en raison de procédures administratives lourdes. Les experts ont insisté sur la formation de compétences locales capables de monter des dossiers conformes aux exigences internationales.

    Une génération d’étudiants déterminée à agir

    Abraham Bosson, délégué de la première promotion du Master ECOTEDD, a partagé la vision de sa génération : « Nous croyons en une Afrique capable d’innover en valorisant ses ressources locales pour un développement durable adapté à ses réalités. » Il a souligné la responsabilité historique des jeunes à porter des projets innovants et durables.

    « Notre objectif n’est pas seulement d’apprendre, mais d’impacter concrètement nos entreprises, nos institutions et nos communautés », a-t-il ajouté. Le programme, accessible en ligne et très sélectif, vise à former des experts en valorisation des déchets, RSE, finance climatique et montage de projets environnementaux, avec une forte orientation pratique.

    L’INP-HB ambitionne ainsi de contribuer à la formation d’un capital humain qualifié, capable de relever les défis du développement durable en Côte d’Ivoire et au-delà.

    Les organisateurs préparent déjà le prochain appel à candidatures, avec l’ambition de renforcer cette dynamique pour une économie plus circulaire, inclusive et résiliente en Afrique.

  • Le Sénégal à la recherche de nouvelles stratégies pour sa dette

    Le Sénégal à la recherche de nouvelles stratégies pour sa dette

    Le FMI prêt à accompagner le Sénégal

    La question de la dette sénégalaise est de nouveau au cœur des discussions économiques. À Dakar, des experts, des économistes et des représentants du secteur public ont récemment analysé diverses pistes pour le financement et la restructuration de cette dette. L’objectif est clair : trouver des solutions qui dépassent le cadre traditionnel d’un appel au Fonds Monétaire International (FMI), dans un contexte marqué par de fortes contraintes budgétaires et un impératif de relance économique.

    Cette démarche stratégique vise à préserver l’autonomie financière du Sénégal, tout en consolidant la confiance des marchés internationaux, des partenaires régionaux et des investisseurs. En tant que membre de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), le Sénégal est soumis à une surveillance rigoureuse de la soutenabilité de sa dette et de sa gestion budgétaire. Ces principes sont également en ligne avec les orientations de la CEDEAO, de l’Union Africaine et de la Banque Africaine de Développement, soulignant l’importance d’une approche responsable à l’échelle sous-régionale.

    Optimiser la gestion de la dette sénégalaise : quelles solutions ?

    Les échanges se sont concentrés sur la diversification des sources de financement. Plusieurs alternatives ont été mises en avant pour alléger le fardeau de la dette publique et stimuler l’économie. Parmi elles, on retrouve un recours plus systématique au marché financier régional de l’UEMOA, une meilleure mobilisation de l’épargne nationale, le développement d’obligations thématiques et une utilisation plus efficiente des financements concessionnels, qui offrent des conditions de prêt avantageuses. Ces mesures visent à réduire le coût du service de la dette, libérant ainsi des marges pour les dépenses publiques essentielles, sans imposer un ajustement économique trop brutal aux ménages et aux entreprises.

    Les spécialistes ont également souligné l’importance d’accroître les recettes fiscales de manière non restrictive pour l’activité économique, d’améliorer la transparence des comptes de l’État et de définir des priorités claires pour les investissements. Dans de nombreux pays africains, l’augmentation des remboursements de la dette a gravement limité la capacité des gouvernements à investir dans des secteurs cruciaux comme les infrastructures, l’éducation et la santé. Le cas du Sénégal est donc observé avec attention au-delà de ses frontières, car il illustre la quête plus large des économies africaines pour retrouver une liquidité suffisante sans dépendre exclusivement des programmes d’aide multilatéraux.

  • L’essor des entreprises chinoises face au recul des groupes français au Sénégal

    L’essor des entreprises chinoises face au recul des groupes français au Sénégal

    Au Sénégal, le paysage des grands travaux publics connaît une transformation radicale. Autrefois dominants, les acteurs économiques français voient leur influence s’étioler au profit de nouveaux partenaires internationaux, la Chine en tête.

    Le constat est frappant : la part des entreprises françaises dans les marchés publics nationaux est tombée à environ 5 %. En comparaison, les sociétés chinoises captent désormais plus de 30 % des projets d’envergure, s’imposant comme les nouveaux maîtres d’œuvre des infrastructures structurantes du pays.

    Le port de Ndayane : un symbole du basculement économique

    Au sud de Dakar, le chantier titanesque du port en eau profonde de Ndayane illustre cette tendance. Ce projet de plus de 2 milliards de dollars vise à transformer la logistique régionale en accueillant des navires de très grande capacité. Bien que piloté par l’opérateur émirati DP World, la réalisation effective a été confiée à un groupement dominé par des intérêts chinois.

    Le facteur prix a été déterminant dans cette attribution. Les offres françaises, notamment celle menée par le groupe Eiffage, se sont révélées environ 20 % plus coûteuses que la proposition retenue, disqualifiant de fait les acteurs historiques de l’Hexagone sur ce dossier stratégique.

    Diamniadio et la diversification des partenaires

    La ville nouvelle de Diamniadio, conçue pour décongestionner la capitale, confirme cette redistribution des cartes. Les entreprises turques y ont raflé la mise pour la construction du stade, de la gare et des infrastructures hôtelières. Dans les zones industrielles destinées aux investisseurs étrangers, la présence française est devenue marginale, laissant la place à des acteurs tunisiens et chinois.

    Cette réussite chinoise repose sur une grande capacité d’adaptation aux besoins locaux. Dans le secteur manufacturier, comme la production d’emballages, les techniciens venus d’Asie assurent le transfert de compétences en formant la main-d’œuvre sénégalaise, une flexibilité particulièrement appréciée par les autorités locales qui y voient un modèle industriel innovant.

    Une stratégie chinoise axée sur les infrastructures

    Depuis deux décennies, la Chine a fait du continent africain un pilier de sa diplomatie économique. Au Sénégal, cette présence se traduit par des réalisations concrètes et visibles. Les responsables du développement industriel soulignent une approche pragmatique et un partenariat jugé efficace, répondant directement au besoin urgent d’infrastructures du pays.

    Alors que les secteurs de l’énergie, de la banque et du BTP étaient jadis des chasses gardées françaises, le Sénégal multiplie désormais les alliances avec la Turquie, les Émirats arabes unis ou encore la Tunisie, actant la fin d’un monopole historique.

    La résilience française par l’ancrage local

    Pour espérer regagner du terrain, certaines firmes françaises optent pour un changement de paradigme. C’est le cas du groupe Ragni, qui déploie un vaste réseau de 36 000 lampadaires solaires. Leur stratégie repose sur une implantation durable via une filiale locale dirigée par des cadres sénégalais et un accent mis sur la technologie de pointe et la création d’emplois sur place.

    L’avenir des entreprises françaises au Sénégal semble désormais lié à leur capacité à être plus agiles sur le plan tarifaire tout en répondant à des exigences techniques croissantes. Le potentiel de croissance reste important, mais il impose une compétitivité renouvelée face à une concurrence internationale désormais solidement établie sur le sol sénégalais.

  • L’économie du Tchad gagne en solidité selon les dernières analyses de S&P

    L’économie du Tchad gagne en solidité selon les dernières analyses de S&P

    Vue de la ville de N’Djamena. © JAMG – PHOTOS DR

    En confirmant la note souveraine du pays à « B- » assortie d’une perspective stable le 16 mars, l’agence S&P vient valider les orientations stratégiques du « Plan national de développement Tchad Connexion 2030 ». Pour les autorités financières nationales, cette décision reflète une confiance renouvelée dans la trajectoire économique du Tchad, marquée par une croissance dynamique, un endettement maîtrisé et le soutien indéfectible des institutions internationales.

    Ferme agricole communautaire intégrée (Faci) de Milé à Guereda. © JAMG – PHOTOS DR

    Une croissance économique revue à la hausse

    La reprise amorcée en 2023 s’est intensifiée tout au long de l’année 2025 au Tchad. Portée par la hausse des cours du pétrole et un secteur des services en plein essor, l’activité affiche une santé robuste. S&P anticipe désormais une progression du PIB réel de 5 % pour l’année en cours, dépassant largement les prévisions initiales de 3,6 % émises fin 2024.

    De son côté, le Fonds monétaire international (FMI) se montre encore plus optimiste avec une estimation de croissance à 5,2 %. Cette vitalité s’explique par la performance du secteur agricole et le redressement des activités non pétrolières. Bien que les hydrocarbures restent un pilier central pour les exportations, la diversification vers l’agriculture et les services soutient efficacement la consommation locale.

    Les puits forés fournissent de l'eau potable à des centaines de milliers de personnes. © Photo de Sinan Balcikoca / AGENCE ANADOLU / Anadolu via AFP

    Une dette publique sous contrôle

    Le Tchad a réalisé des avancées notables dans la gestion de ses finances publiques. Le taux d’endettement se stabilise autour de 36 % du PIB, un niveau raisonnable au regard des standards régionaux. Précurseur, le pays a été le premier à solliciter le cadre commun du G20 en 2022 pour restructurer ses engagements extérieurs.

    Aujourd’hui, la dette extérieure ne constitue plus que la moitié du passif total, avec des conditions de remboursement majoritairement concessionnelles. Cette situation offre une nouvelle marge de manœuvre financière indispensable pour déployer les grands chantiers du plan « Tchad Connexion 2030 ». Les autorités maintiennent une gestion budgétaire rigoureuse afin de garantir la pérennité de cette stabilité tout en finançant les priorités sociales.

    Le Président de la République, Chef de l’Etat, Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno en visite au marché central de N'Djamena. © JAMG – PHOTOS DR

    Amélioration de la collecte des recettes fiscales

    Un autre pilier des réformes concerne la mobilisation des ressources internes. Selon l’OCDE, le ratio des recettes fiscales par rapport au PIB est passé de 9,8 % en 2022 à 13,1 % en 2023. Cette progression témoigne des efforts pour élargir l’assiette fiscale et moderniser l’administration des impôts.

    En 2025, les recettes non pétrolières ont dépassé les attentes, portées par une économie diversifiée et les engagements pris dans le cadre d’un accord avec le FMI de 625,3 millions de dollars. La digitalisation des procédures et le renforcement de la gouvernance financière participent activement à cette efficacité accrue.

    Pêche sur le lac Tchad. © JAMG – PHOTOS DR

    Perspectives d’avenir avec Tchad Connexion 2030

    Malgré ces succès, le Tchad doit poursuivre la consolidation de ses acquis, notamment en matière de diversification économique et d’infrastructures de base. Ces défis sont au cœur du plan « Tchad Connexion 2030 », adopté en mai 2025 après une transition politique stabilisée par l’élection de Mahamat Idriss Deby Itno.

    Pour financer cette vision, le pays a mobilisé 20,5 milliards de dollars à Abu Dhabi en novembre 2025. Le programme s’appuie sur 268 projets concrets visant une croissance de 8 % d’ici 2030 et une réduction significative de la pauvreté. Les quatre piliers majeurs sont :

    • Le développement d’infrastructures stratégiques (énergie, eau, transports, télécoms).
    • Le renforcement des services sociaux (santé, éducation, emploi des jeunes).
    • La diversification via les filières porteuses (élevage, pêche, mines, tourisme).
    • L’optimisation du climat des affaires par la simplification administrative.
    Centrale de Farcha. © JAMG – PHOTOS DR
  • Coopération énergétique : la mission de Sonelgaz au Tchad touche à sa fin

    Coopération énergétique : la mission de Sonelgaz au Tchad touche à sa fin

    Après un séjour de travail fructueux à N’Djamena, les représentants de la société Sonelgaz International s’apprêtent à quitter le sol tchadien. Cette mission, axée sur le développement d’infrastructures énergétiques, a été clôturée ce lundi par une réception officielle organisée par le ministre de l’Eau et de l’Énergie dans un établissement de la capitale.

    Un partenariat stratégique pour l’électricité au Tchad

    La soirée a été marquée par une ambiance festive, mêlant danses traditionnelles et moments de convivialité, soulignant ainsi la proximité entre le Tchad et l’Algérie. Durant trois jours, les experts techniques ont multiplié les échanges et les inspections sur le terrain, notamment sur le site prévu pour accueillir une future unité de production.

    L’objectif principal de cette collaboration est la réalisation d’une centrale électrique au Tchad d’une capacité de 50 MW. Pour les autorités locales, ce projet représente un levier essentiel pour accroître les capacités énergétiques nationales et faciliter l’accès à l’électricité pour les citoyens. Sonelgaz International a réaffirmé son engagement à soutenir le pays dans ce défi technique et industriel.

    Cette rencontre diplomatique et technique s’est achevée par une remise de présents symboliques, scellant une nouvelle étape dans la coopération fraternelle entre les deux nations.

  • Présence économique française au Sénégal : entre géants et PME innovantes

    Présence économique française au Sénégal : entre géants et PME innovantes

    Du littoral de Dakar aux charmantes ruelles de l’île de Gorée, et de l’axe autoroutier desservant l’aéroport aux localités plus reculées, des dizaines de milliers de lampadaires solaires transforment l’éclairage public au Sénégal. Ce marché spécifique voit la prédominance de deux entreprises françaises majeures : Ragni, une société familiale basée dans les Alpes-Maritimes, et Fonroche, une PME dynamique d’Agen. Elles font partie intégrante des 340 sociétés françaises opérant sur le territoire sénégalais.

    Moins médiatisées que les grands groupes tricolores bien établis en Afrique de l’Ouest, tels qu’Orange, TotalEnergies, Auchan ou Eiffage, ces petites et moyennes entreprises françaises identifient au Sénégal d’importantes opportunités de croissance. Leur déploiement renforce la vitalité de la présence économique française dans le pays.