Catégorie : Politique locale

  • Diomaye Faye lance dix jours de concertations, Sonko s’adresse aux députés

    Diomaye Faye lance dix jours de concertations, Sonko s’adresse aux députés

    Diomaye Faye lance dix jours de concertations, Sonko s’adresse aux députés

    Portrait officiel du président Bassirou Diomaye Faye

    Le président Bassirou Diomaye Faye a choisi une approche inédite pour marquer son entrée en fonction : dix journées de discussions approfondies avec les acteurs clés du pays. Cette initiative remplace la traditionnelle journée du dialogue du 28 mai, instaurée sous l’ère Macky Sall en 2016. Parmi les interlocuteurs convoqués figurent les organisations de la société civile, les formations politiques ainsi que les autorités traditionnelles et religieuses.

    « Une volonté de montrer son engagement en faveur du dialogue », souligne Maurice Soundieck Dione, politologue à l’université Gaston Berger de Saint-Louis. Le chef de l’État fait de la concertation « son mode de gouvernance », un choix stratégique pour répondre aux critiques récurrentes de l’opposition, notamment sur la réforme controversée de la loi électorale. Plusieurs réformes constitutionnelles ont également été annoncées, alimentant les débats.

    Le Premier ministre Sonko face aux députés

    Parallèlement, le Premier ministre Ousmane Sonko a annoncé une intervention devant les élus de l’Assemblée nationale prévue le 22 mai. Cette séance de questions d’actualité, prévue dans le calendrier officiel, suscite des interrogations sur une possible coordination avec le président. « Une synchronisation entre les deux têtes de l’exécutif aurait été judicieuse », estime Assane Samb, analyste politique.

    Dans le contexte actuel où « une compétition entre associés rivaux anime la direction du pays », selon les termes de Maurice Soundieck Dione, chaque responsable cherche à « affirmer sa place ». Cette dynamique illustre les tensions internes à la nouvelle gouvernance sénégalaise.

  • Ousmane sonko veut des marchés sénégalais autonomes et modernes

    Ousmane sonko veut des marchés sénégalais autonomes et modernes

    Dakar — Face à la dégradation avancée des infrastructures commerciales et aux risques sécuritaires persistants, le Premier ministre Ousmane Sonko a proposé la création d’une structure administrative autonome dédiée à la gestion des marchés au Sénégal.

    Lors du dernier Conseil des ministres, il a mis en lumière l’état critique des équipements marchands, soulignant leur vétusté et les dangers majeurs qu’ils représentent pour les commerçants et les usagers. Entre 2013 et 2024, pas moins de 53 marchés ont été ravagés par des incendies, illustrant l’urgence d’une intervention structurelle.

    Un diagnostic alarmant des marchés sénégalais

    Le diagnostic établi par le Premier ministre révèle des défis multidimensionnels : techniques, infrastructurels, organisationnels, environnementaux et sanitaires. Face à cette situation, Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité de repenser la gestion des marchés pour garantir leur sécurité et leur efficacité.

    Le PROMOGEM comme levier de modernisation

    Le Programme de modernisation et de gestion des marchés (PROMOGEM) a déjà initié des actions concrètes. Un plan stratégique couvrant la période 2025-2029 a été élaboré, prévoyant :

    • La restructuration de 528 marchés existants ;
    • La construction de 67 nouveaux marchés modernes.

    Pour renforcer son impact, Ousmane Sonko a suggéré une mutation institutionnelle du PROMOGEM, visant à lui conférer une autonomie administrative et financière. Une dotation de 57,5 milliards de francs CFA sur quatre ans, financée par le plan d’investissement public, est envisagée pour concrétiser ce projet.

    Des objectifs ambitieux pour les années à venir

    Le Premier ministre a appelé les ministres concernés — notamment ceux de l’Industrie et du Commerce, ainsi que des Finances et du Budget — à concevoir un réseau de marchés modernes couvrant l’ensemble du territoire. Il a également insisté sur la nécessité d’une gestion rigoureuse de ces infrastructures par les collectivités locales et le secteur privé national.

  • Crise interne au pastef : sonko, diomaye et abass fall sous les projecteurs

    Crise interne au pastef : sonko, diomaye et abass fall sous les projecteurs

    Crise interne au Pastef : Sonko, Diomaye et Abass Fall sous les projecteurs

    Plongez au cœur des tensions qui secouent actuellement le parti Pastef à travers des échanges exclusifs avec Ousmane Sonko, Diomaye Faye et Abass Fall. Une analyse approfondie de la situation politique sénégalaise à ne pas manquer.

    Crise interne au Pastef : Sonko, Diomaye et Abass Fall sous les projecteurs

    Vous pouvez suivre l’émission « Sans Détour » en direct sur notre chaîne dédiée. Au programme, une immersion dans les coulisses des débats qui animent l’actualité politique du Sénégal. Une occasion unique de comprendre les dynamiques internes du Pastef à travers les voix de ses principaux dirigeants.

    Les dernières déclarations d’Ousmane Sonko, Diomaye Faye et Abass Fall révèlent des divergences profondes au sein du parti. Quelles en sont les causes ? Comment ces tensions pourraient-elles influencer l’avenir du mouvement ? Les réponses dans cette analyse exclusive.

  • Dialogue national au Sénégal : l’asp salue l’initiative de bassirou diomaye faye

    Dialogue national au Sénégal : l’asp salue l’initiative de bassirou diomaye faye

    Le dialogue national, clé de voûte de la stabilité sénégalaise selon l’ASP

    Seydina Oumar Touré, Directeur général de l’Agence de sécurité et de proximité (ASP) du Sénégal, a marqué son soutien à l’appel au dialogue national lancé par Bassirou Diomaye Faye. Dans un contexte où plusieurs nations voisines traversent des turbulences politiques, il insiste sur l’importance de préserver les valeurs de paix et de cohésion nationale qui caractérisent le pays.

    Dialogue national au Sénégal : Seydina Oumar Touré salue l'initiative de Bassirou Diomaye Faye

    Dans son allocution, il souligne que la stabilité du Sénégal s’enracine dans une conscience collective forgée au fil des générations. Cette stabilité, fruit des efforts passés, repose aussi sur une tradition de dialogue qui transcende les clivages ethniques, religieux ou politiques.

    Le dialogue, une tradition historique au Sénégal

    Pour Seydina Oumar Touré, ancrer le dialogue au cœur de la gouvernance sénégalaise n’est pas une innovation, mais le prolongement d’une pratique ancrée dans l’histoire politique du pays. Depuis l’indépendance en 1960, des valeurs comme la tolérance, le pardon et le débat contradictoire ont permis de surmonter les défis majeurs.

    Le responsable met en garde contre les discours de division, la violence et les logiques de ressentiment, qui menacent selon lui l’équilibre social et la stabilité nationale. Il rappelle que les transitions politiques au Sénégal ont souvent été apaisées grâce à des mécanismes de concertation et de dialogue.

    L’appel au dialogue de Bassirou Diomaye Faye salué par l’ASP

    Seydina Oumar Touré a chaleureusement accueilli l’initiative de Bassirou Diomaye Faye, qualifiant l’appel au dialogue national de démarche essentielle pour une gouvernance inclusive et consensuelle. Il insiste sur la nécessité d’un dialogue « permanent, sincère et ouvert », afin de préserver ce qu’il nomme l’« esprit sénégalais ».

  • Laurent Gbagbo se maintient en coulisses au PPA-CI malgré son retrait formel

    Laurent Gbagbo se maintient en coulisses au PPA-CI malgré son retrait formel

    Laurent Gbagbo s'exprime lors de la fête de la Renaissance à Songon, le 16 mai 2026. © PPA-CI
    PPA-CI

    Le Parti progressiste ivoirien-Côte d’Ivoire (PPA-CI) traverse une phase de transition qui n’en est pas vraiment une. Laurent Gbagbo, bien qu’ayant officiellement quitté la présidence du parti, conserve une influence déterminante sur sa direction et ses orientations stratégiques.

    Lors de l’assemblée générale organisée à Songon le 16 mai 2026, l’ancien chef de l’État a marqué les esprits en livrant un discours où il a évoqué l’avenir du mouvement. Sans quitter officiellement la scène politique, il a acté un retrait symbolique tout en maintenant un contrôle étroit sur les décisions majeures du PPA-CI.

    Un retrait stratégique, pas une abdication

    L’annonce de son départ de la présidence du parti a été perçue comme un tournant. Pourtant, Laurent Gbagbo n’a pas quitté le navire : il a simplement passé le relais à un successeur désignétout en gardant une mainmise sur les orientations politiques. Cette transition a minima interroge sur les véritables rapports de force au sein du PPA-CI.

    Les observateurs soulignent que cette manœuvre permet à l’ancien président de conserver une influence prépondérante sans endosser la responsabilité directe des choix futurs du parti. Une stratégie qui rappelle les mécanismes de succession observés dans d’autres formations politiques africaines.

    Qui succédera vraiment à Gbagbo ?

    Le nom du nouveau président du PPA-CI a été officialisé lors de cette assemblée. Cependant, les spéculations persistent quant à la capacité de ce dernier à s’affranchir de l’héritage politique de Gbagbo. Plusieurs figures du parti, bien que discrètes, jouent un rôle clé dans cette transition.

    Parmi elles, Assoa Adou, souvent cité comme un possible relais entre les générations, incarne cette nouvelle garde. Pourtant, son ascension reste conditionnée par l’approbation de l’ancien président, dont le poids symbolique et historique pèse encore lourd dans les décisions internes.

    Les enjeux d’une transition sous contrôle

    Le PPA-CI doit aujourd’hui faire face à des défis majeurs : rassembler une base militante divisée, affronter la concurrence d’autres formations politiques et répondre aux attentes d’une jeunesse en quête de renouvellement. La gestion de cette transition sera cruciale pour déterminer si le parti peut survivre à l’ère post-Gbagbo sans perdre son identité.

    Les prochains mois seront déterminants. Le parti devra prouver qu’il est capable de se réinventer tout en honorant l’héritage de son fondateur. Une équation complexe qui pourrait redéfinir l’avenir de la Côte d’Ivoire sur la scène politique.

  • Crise au pastef : sonko face à l’urgence de résoudre le conflit entre fall et thiam

    Crise au pastef : sonko face à l’urgence de résoudre le conflit entre fall et thiam

    Crise au Pastef : Sonko doit apaiser rapidement les tensions entre Abass Fall et Khouraïchi Thiam

    Avec l’échéance des élections territoriales qui approche à grands pas, les divisions internes au sein du Pastef prennent une tournure préoccupante. La rivalité croissante entre Abass Fall et Khouraïchi Thiam menace directement l’unité du parti et, par ricochet, les ambitions politiques d’Ousmane Sonko à Dakar. Une intervention rapide du leader s’impose pour éviter une fracture aux conséquences potentiellement lourdes.

    Durcissement de l’article 319 : Comment Ousmane Sonko a décidé de faire face aux partenaires occidentaux

    Les tensions entre ces deux figures clés du mouvement ne sont plus un simple désaccord passager. Elles reflètent des stratégies divergentes et des aspirations concurrentes qui pourraient, si elles ne sont pas maîtrisées, conduire à une scission du parti. Dans un contexte où chaque voix compte, une telle division affaiblirait considérablement la capacité du Pastef à peser sur la scène politique sénégalaise.

    Ousmane Sonko, en tant que figure centrale du parti, se retrouve donc dans une position délicate. Son leadership est désormais testé par cette crise interne, qui pourrait, si elle s’aggrave, remettre en cause sa crédibilité auprès de l’électorat et de ses partenaires. Résoudre ce conflit devient ainsi une priorité absolue pour préserver l’avenir du mouvement et ses ambitions nationales.

    Les prochains mois seront déterminants pour le Pastef. Entre gestion des rivalités et préparation des élections territoriales, Ousmane Sonko devra faire preuve de diplomatie et de fermeté pour maintenir la cohésion de son parti. Le moindre faux pas pourrait avoir des répercussions durables sur son influence et celle du Pastef dans le paysage politique sénégalais.

  • Participation politique des femmes au Sénégal : un défi persistant malgré les avancées

    Participation politique des femmes au Sénégal : un défi persistant malgré les avancées

    Un séminaire pour briser les barrières du leadership féminin

    Malgré une réputation d’excellence démocratique en Afrique, le Sénégal doit encore surmonter des défis majeurs concernant la place des femmes dans les instances dirigeantes. Aujourd’hui, seulement 18 femmes dirigent des communes sur les 558 que compte le pays. À l’échelle des conseils départementaux, seules 3 femmes occupent la présidence des 43 entités territoriales existantes. Ces chiffres, bien que révélateurs d’un problème structurel, ne reflètent qu’une partie des inégalités persistantes.

    Des avancées légales en contradiction avec les réalités

    Le Sénégal a pourtant marqué l’histoire avec des réformes majeures. La loi sur la parité de 2010 et la Constitution de 2001 ont ancré l’égalité entre les sexes dans le droit. Le pays a également ratifié plusieurs conventions internationales en faveur des droits humains et des droits des femmes. Pourtant, les élections législatives anticipées de novembre 2024 ont révélé un recul alarmant : la représentation féminine à l’Assemblée nationale est passée de 44,2 % à 41 %, tandis que seulement 13 % des têtes de listes étaient des femmes. Ces statistiques ne sont pas anodines : elles illustrent des obstacles persistants, tant culturels que structurels.

    Des obstacles multiples et persistants

    Les freins à l’émergence des femmes dans la sphère politique sont multiples. Bator Seck, point focal du Réseau des femmes leaders pour le développement (RFLD), explique que ces obstacles se manifestent par des inégalités d’accès au financement politique, une visibilité médiatique limitée et des résistances culturelles profondes. « Les femmes sénégalaises sont des actrices essentielles du développement local. Elles dirigent des communautés, soutiennent l’économie, portent des combats sociaux et innovent. Pourtant, les systèmes politiques continuent de restreindre leur accès au leadership. La vraie question n’est plus de savoir si elles en sont capables, mais pourquoi ces systèmes persistent à les en exclure », souligne-t-elle.

    Un programme afroféministe pour une transformation durable

    Pour répondre à cette urgence, le RFLD a lancé un séminaire régional dédié à la participation politique des femmes en Afrique de l’Ouest francophone. Soutenu par le programme SEA-T du BMZ et l’appui de la GIZ, ce projet s’inscrit dans l’Initiative afroféministe pour le développement des droits humains en Afrique de l’Ouest francophone. Trente femmes leaders, issues de milieux variés — parlementaires, élues locales, activistes ou dirigeantes d’organisations de la société civile — participent à cette cohorte. Leur objectif commun ? Transformer durablement la participation politique des femmes au Sénégal.

    Ce séminaire vise à partager des expériences, analyser les défis et construire des stratégies collectives. « La démocratie ne peut être complète si les femmes restent sous-représentées dans les sphères de décision. L’avenir politique du Sénégal doit se construire avec elles, et non pour elles », insiste Bator Seck. Le RFLD, réseau panafricain engagé pour la justice sociale et politique, combine plaidoyer législatif, renforcement des capacités locales et défense des droits humains. Son action s’appuie sur une reconnaissance continentale et internationale, notamment son statut d’observateur auprès de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples.

    Renforcer la confiance et les compétences des femmes

    Maman Diouf Fall, représentante du ministre de la Famille et des Solidarités, met en lumière un autre enjeu crucial : le développement personnel et la confiance en soi des femmes engagées. « Beaucoup de femmes disposent des compétences nécessaires, mais hésitent à occuper des postes de leadership en raison des stéréotypes et du manque d’accompagnement », explique-t-elle. La formation devient alors un pilier essentiel pour leur permettre d’accéder à des postes décisionnels exigeants.

    Les compétences techniques — analyse des politiques publiques, gestion de projets, outils numériques ou mobilisation communautaire — sont désormais indispensables pour exercer un leadership crédible. Pourtant, l’accès à ces formations reste inégal, notamment pour les femmes des zones rurales ou vulnérables. « Les dispositifs de formation sont souvent concentrés dans les grandes villes, excluant ainsi des femmes pourtant actives dans leurs communautés. Nous devons également mettre en place des mécanismes de mentorat et d’accompagnement intergénérationnel », précise-t-elle.

    L’autonomisation économique et financière des femmes est également un levier essentiel pour une participation politique durable. Une gouvernance inclusive ne peut se concevoir sans une autonomie professionnelle et une capacité à concilier responsabilités publiques et privées.

    La Direction de la Famille, en collaboration avec ses partenaires, déploie plusieurs initiatives pour renforcer les capacités des femmes et des adolescentes. Ces actions incluent des programmes de sensibilisation, de formation au leadership, d’éducation à la citoyenneté et de promotion des droits humains. Elles s’accompagnent également de dynamiques communautaires pour lutter contre les mariages précoces, les violences faites aux femmes et favoriser le maintien des filles à l’école.

    Maman Diouf Fall conclut : « Au-delà des textes, notre responsabilité collective est de créer les conditions d’une participation pleine et effective des femmes à la vie publique. Cela passe par une transformation sociale continue, une sensibilisation accrue et un accompagnement renforcé des jeunes filles vers les espaces de décision ».

  • Sénégal : tensions sociales et jeu politique en pleine effervescence

    Sénégal : tensions sociales et jeu politique en pleine effervescence

    Sénégal : tensions sociales et jeu politique en pleine effervescence

    Dans l’ensemble du Sénégal, la société civile et les acteurs politiques naviguent aujourd’hui dans un climat marqué par une dualité préoccupante. D’un côté, les citoyens subissent de plein fouet les conséquences d’une dégradation des conditions de vie, de l’autre, les arènes politiques s’agitent autour de stratégies de pouvoir. Cette dichotomie crée une atmosphère où les frustrations s’accumulent, tandis que les débats publics peinent à converger vers des solutions concrètes.

    Les foyers sénégalais, en particulier dans les grandes métropoles comme Dakar, font face à des défis économiques grandissants. L’inflation persistante érode le pouvoir d’achat, tandis que l’accès aux services publics de base — éducation, santé, transports — se complexifie. Les jeunes, en quête d’opportunités stables, expriment un sentiment d’abandon face à un marché du travail peu dynamique. Selon plusieurs témoignages recueillis sur le terrain, cette précarité nourrit un malaise profond, où l’incertitude du lendemain domine le quotidien.

    des attentes sociales qui pèsent sur les autorités

    Les revendications des citoyens s’articulent autour de trois axes majeurs : la stabilisation des prix, l’amélioration des infrastructures et la création d’emplois. Les ménages, confrontés à la hausse des loyers et des denrées alimentaires, réclament des mesures urgentes pour alléger leur quotidien. Dans certaines communes, des mouvements spontanés de protestation ont émergé, reflétant une impatience croissante envers les lenteurs administratives et les promesses non tenues.

    Parallèlement, les enjeux environnementaux s’invitent dans les discussions. La gestion des espaces verts comme le Parc de Hann illustre les tensions entre urbanisation galopante et préservation des ressources naturelles. De plus en plus de Sénégalais s’interrogent sur la capacité des pouvoirs publics à concilier développement économique et qualité de vie, dans un contexte où la pression démographique s’intensifie.

    une scène politique sous le feu des projecteurs

    Sur le plan institutionnel, le duo présidentiel formé par Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko focalise l’attention. Leur leadership est scruté à la loupe, tant pour leur gestion des réformes que pour leur capacité à incarner une nouvelle gouvernance. Les observateurs soulignent que les dynamiques internes à la majorité présidentielle, ainsi que les alliances en cours de consolidation, occupent une place disproportionnée dans l’espace médiatique. Cette focalisation sur les stratégies politiques risque, selon certains analystes, de reléguer au second plan les urgences sociales qui préoccupent la population.

    Les prochaines échéances électorales alimentent également les spéculations. Les discussions autour des prochaines consultations électorales dominent souvent les débats, au détriment des sujets liés au pouvoir d’achat ou à l’accès aux soins. Cette priorisation des enjeux politiques pourrait, à terme, accentuer le fossé entre les citoyens et leurs représentants, si les résultats concrets tardent à se matérialiser.

    vers une réconciliation des priorités ?

    La question centrale qui se pose aujourd’hui est celle de la crédibilité des institutions. Pour éviter une crise de défiance durable, les autorités sont appelées à démontrer leur capacité à répondre aux besoins immédiats de la population. Plusieurs pistes sont avancées pour y parvenir : renforcement des services publics, stimulation de l’économie locale et mise en place de politiques sociales ciblées.

    Dans ce contexte, le rôle des médias et de la société civile devient crucial. Les espaces de dialogue doivent être élargis pour permettre aux citoyens de faire entendre leur voix et d’influencer les décisions. L’enjeu est de taille : concilier les ambitions politiques avec les réalités sociales, afin de tracer une voie vers une stabilité durable.

    Entre attentes légitimes et recompositions institutionnelles, le Sénégal se trouve à un carrefour. La capacité de ses dirigeants à écouter et à agir déterminera, dans les mois à venir, la trajectoire du pays.

  • Tchad : ouverture de la session parlementaire sous tension sécuritaire et politique

    Tchad : ouverture de la session parlementaire sous tension sécuritaire et politique

    Tchad : ouverture de la session parlementaire sous tension sécuritaire et politique

    Tchad : ouverture de la session parlementaire sous tension sécuritaire et politique

    Le Tchad entame une nouvelle étape politique avec l’ouverture de la session ordinaire du Congrès du Parlement à N’Djamena. Sous la présidence d’Ali Kolotou Tchaïmi, cette séance s’inscrit dans un contexte marqué par des enjeux sécuritaires persistants et des réformes institutionnelles ambitieuses. Le président du Congrès a lancé un appel solennel à l’unité nationale et à la consolidation de l’État de droit.

    Lors de son discours inaugural, Ali Kolotou Tchaïmi a rendu un vibrant hommage aux militaires tchadiens tombés lors des récents affrontements contre Boko Haram dans la province du Lac. Ces attaques, toujours aussi meurtrières, rappellent la nécessité de renforcer la vigilance et la cohésion nationale. « Un moment difficile pour notre pays », a-t-il souligné, saluant le courage des Forces de défense et de sécurité dans leur mission de protection des frontières.

    La cérémonie a également été marquée par une minute de silence en mémoire de Haoua Outman Djame, députée décédée en mars dernier. Son engagement au service de la République et sa rigueur parlementaire ont été salués par l’ensemble de l’assemblée. Cette reconnaissance a renforcé l’émotion du moment, rappelant l’importance des valeurs républicaines dans le paysage politique tchadien.

    des défis institutionnels majeurs à relever

    Les travaux de cette session se concentreront sur deux dossiers prioritaires. D’abord, la révision du règlement intérieur du Congrès pour l’harmoniser avec la Constitution révisée en décembre 2023. Ensuite, l’examen de la demande de prorogation de l’état d’urgence dans la province du Lac. Instauré pour trois semaines en mai 2026, cet état d’urgence pourrait être prolongé de 45 jours supplémentaires, selon la demande du gouvernement. Cette mesure vise à renforcer les opérations de sécurisation et à protéger les populations locales face à la menace terroriste persistante.

    Sur le plan diplomatique, le Parlement tchadien continue de gagner en influence sur la scène africaine. Mariam Mahamat Nour, sénatrice tchadienne, occupe désormais le poste de vice-présidente de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Par ailleurs, Djidda Mamar Mahamat a été élu troisième vice-président du Parlement panafricain, une reconnaissance de l’engagement du Tchad dans les instances régionales.

    Le président du Congrès n’a pas manqué de répondre aux critiques formulées par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme concernant des incidents impliquant des pêcheurs dans la province du Lac. Qualifiant ces allégations de « déformées et infondées », il a réaffirmé son soutien au président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno, ainsi qu’aux forces armées engagées dans la lutte antiterroriste. La stabilité du pays reste une priorité absolue.

    appel à la réconciliation et à la stabilité

    Les tensions intercommunautaires dans le département du Dar Tama, situé dans la province du Wadi Fira, ont également retenu l’attention du président du Congrès. Face à cette situation, il a plaidé pour le dialogue et la réconciliation, insistant sur l’importance du vivre-ensemble pour éviter toute résurgence des conflits.

    Ali Kolotou Tchaïmi a conclu son allocution en rappelant la responsabilité historique des parlementaires. Il les a exhortés à œuvrer ensemble pour bâtir un Tchad stable, sécurisé et prospère. La session ordinaire du Congrès a ainsi été officiellement lancée, avec l’espoir d’avancées concrètes pour le pays.

  • Sénégal : les femmes, piliers incontournables de la démocratie selon le RFLD

    Sénégal : les femmes, piliers incontournables de la démocratie selon le RFLD

    Le RFLD exige une égalité politique effective pour les femmes sénégalaises

    Lors d’un séminaire organisé à Dakar autour de la participation politique des femmes au Sénégal, le Réseau des femmes leaders pour le développement (RFLD) a réaffirmé avec force que l’avenir du pays ne saurait être construit sans une implication pleine et entière des femmes dans les instances décisionnelles. À l’occasion de cette rencontre, Bator Seck, présidente du RFLD au Sénégal, a lancé un appel solennel : « La démocratie sénégalaise ne peut prétendre à l’excellence tant que les femmes y sont sous-représentées. Il est temps de passer d’un discours sur l’égalité à une action concrète, où les femmes ne sont plus seulement consultées, mais dirigeantes. »

    Ce réseau, actif également au Ghana, en Gambie et au Bénin, milite pour l’avancement des droits des femmes à travers des actions de plaidoyer législatif, d’accompagnement communautaire et de financement de projets locaux. Ses champs d’intervention couvrent la santé reproductive, la défense des droits fondamentaux, la protection de l’espace civique ainsi que la lutte contre les inégalités climatiques.

    Un recul alarmant malgré les avancées législatives

    Si le Sénégal se distingue en Afrique de l’Ouest pour son cadre juridique progressiste — avec la loi sur la parité de 2010, une Constitution garantissant l’égalité des sexes depuis 2001 et la ratification de conventions internationales — les réalités sur le terrain trahissent ces principes. Bator Seck a souligné l’érosion récente de la représentation féminine à l’Assemblée nationale, passée de 44,2 % à 41 % après les élections législatives anticipées de novembre 2024. Pire encore : seulement 13 % des têtes de liste étaient des femmes, révélant un déséquilibre structurel dans l’accès aux responsabilités politiques.

    Les chiffres sont tout aussi révélateurs au niveau territorial : sur les 558 communes du pays, seules 18 sont dirigées par des femmes, et seulement trois des 43 conseils départementaux sont présidés par des femmes. Pour la présidente du RFLD, ces données illustrent des obstacles persistants, qu’ils soient culturels, financiers ou médiatiques, qui freinent l’émergence des femmes dans l’arène politique.

    Les femmes sénégalaises, actrices majeures du progrès social

    Malgré ce constat, Bator Seck a tenu à mettre en lumière le rôle indispensable des femmes sénégalaises dans le développement économique, éducatif et social du pays. Leur engagement dans les combats pour la justice, la paix et l’éducation est salué comme un moteur de transformation durable. Une vision partagée par Mama Diouf Fall, représentante du ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, pour qui la participation politique des femmes est un levier de bonne gouvernance et de stabilité.

    De son côté, Fatoumata Guèye Ndiaye, présidente d’honneur de l’Association des juristes sénégalaises, a appelé à une réforme urgente de la loi sur la parité afin d’étendre les quotas de représentation féminine et d’ouvrir davantage l’accès des femmes aux postes exécutifs et aux directions de partis politiques. « L’égalité ne se décrète pas, elle se construit par des mesures concrètes et contraignantes », a-t-elle insisté.

    Face à ces défis, le RFLD et ses partenaires réaffirment leur détermination à faire du Sénégal un modèle d’inclusion politique où chaque voix compte, où chaque talent peut s’exprimer, et où l’avenir se bâtit avec les femmes, et non pour elles.

  • Affaire ndiaga seck : le forum du justiciable défend ousmane sonko face aux rumeurs

    Affaire ndiaga seck : le forum du justiciable défend ousmane sonko face aux rumeurs

    affaire ndiaga seck : le forum du justiciable défend ousmane sonko face aux rumeurs

    Babacar Ba, président du Forum du Justiciable, rejette avec fermeté toute association entre l’arrestation de Ndiaga Seck et la figure du Premier ministre Ousmane Sonko. Selon lui, ces allégations malveillantes visent à ternir l’image d’une institution gouvernementale majeure au Sénégal.

    Portrait de Ndiaga Seck et Ousmane Sonko

    une réaction musclée contre les tentatives de discrédit

    Dans une déclaration officielle, Babacar Ba a clarifié sans ambiguïté la position de son organisation. Pour le président du Forum du Justiciable, Ousmane Sonko, en tant que chef du gouvernement, représente l’institution qu’il dirige. Toute manœuvre visant à associer son nom à l’affaire Ndiaga Seck, accusé d’actes contraires à la morale, constitue selon lui une atteinte inacceptable à son intégrité et à celle de l’État de droit au Sénégal.

    l’éthique judiciaire au cœur des débats

    Le président du Forum du Justiciable a souligné que ces pratiques, qu’il juge malveillantes, vont à l’encontre des principes fondamentaux qui régissent l’État de droit. Pour Babacar Ba, il est impératif de respecter la présomption d’innocence et d’éviter toute instrumentalisation des affaires judiciaires à des fins politiques ou personnelles. Cette prise de position intervient alors que l’affaire Ndiaga Seck continue de faire couler beaucoup d’encre dans l’espace médiatique et politique sénégalais.

    un contexte marqué par des tensions persistantes

    L’arrestation de Ndiaga Seck, figure controversée, a relancé des discussions sur les limites entre vie privée et responsabilité publique. Babacar Ba rappelle que le Premier ministre doit être protégé des attaques infondées, surtout lorsqu’elles s’appuient sur des faits encore en cours d’instruction. Son intervention s’inscrit dans une volonté de préserver la sérénité des institutions et de garantir le bon fonctionnement de la justice au Sénégal.

  • Ousmane Sonko à l’assemblée : un discours sous haute tension politique

    Ousmane Sonko à l’assemblée : un discours sous haute tension politique

    Ousmane Sonko à l’assemblée : un discours sous haute tension politique

    Ce vendredi, l’Assemblée nationale sénégalaise s’apprête à vivre une séance des plus attendues. Ousmane Sonko, chef du gouvernement, interviendra lors des Questions d’actualité pour un exposé qui promet d’être électrisant. Les récentes modifications du Code électoral, adoptées dans un climat houleux, font déjà l’objet de vives contestations au sein de l’opposition.

    Ousmane Sonko lors d'une prise de parole publique

    La séance s’ouvre dans un contexte où les tensions politiques restent à leur paroxysme. Les débats autour des articles L.29 et L.30 du Code électoral, récemment modifiés, occupent le devant de la scène. Ces ajustements législatifs, dénoncés par l’opposition, soulèvent des interrogations majeures sur l’équité des prochaines consultations électorales et la place des acteurs politiques dans le jeu démocratique.

    Ousmane Sonko, attendu au tournant, devra expliquer la position de l’Exécutif face à ces critiques. Les échanges s’annoncent serrés, l’opposition promettant de mettre en lumière les éventuelles failles des nouvelles dispositions. Entre légitimité juridique et contestations politiques, les arguments échangés risquent de marquer durablement le paysage institutionnel.

    Si l’ordre du jour officiel prévoit des discussions sur l’économie, la sécurité et les enjeux sociaux, les réformes électorales s’imposeront sans aucun doute comme le sujet phare de cette intervention. Les Sénégalais et les observateurs attentifs attendent des réponses claires sur l’impact de ces changements pour l’avenir du pays.

    Un contexte économique et social sous pression

    Au-delà des clivages politiques, cette séance intervient dans une période économique complexe. Les tensions liées aux réformes électorales s’ajoutent aux défis structurels que connaît le pays. La stabilité institutionnelle et la confiance des investisseurs sont plus que jamais au cœur des préoccupations.

    Le gouvernement devra démontrer que ces modifications législatives ne menacent pas la cohérence des politiques publiques ni la crédibilité du Sénégal sur la scène internationale. Dans un environnement global marqué par des incertitudes, notamment au Moyen-Orient, la capacité à rassurer devient un impératif pour éviter tout frein à la croissance économique.