Catégorie : Politique locale

  • Assemblée nationale : ousmane sonko somme abdou mbow de respecter le thème

    Assemblée nationale : ousmane sonko somme abdou mbow de respecter le thème

    Assemblée nationale : des débats houleux entre Abdou Mbow et Ousmane Sonko

    Les débats à l’Assemblée nationale ont pris une tournure particulièrement vive lors de l’intervention du député Abdou Mbow. Prenant la parole devant l’hémicycle, il a dressé un constat alarmant sur la gestion des institutions publiques, évoquant sans détour un « pays en danger ».

    Des accusations qui font réagir

    Abdou Mbow a pointé du doigt certaines pratiques administratives, notamment au niveau de la Douane et de la Direction des Affaires Financières (DAF). Il a dénoncé des dérives qu’il juge dangereuses pour les finances publiques, sans pour autant fournir de preuves concrètes. Parmi ses allégations, il a cité un cas où des fonds initialement destinés à la Casamance auraient été détournés pour des raisons politiques, une affirmation qui a immédiatement interpellé l’assistance.

    Ousmane Sonko impose un cadre strict

    Face à cette sortie, le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, est intervenu à plusieurs reprises pour rappeler à Abdou Mbow l’importance de respecter le thème abordé. Malgré ses multiples rappels, le député a persisté dans ses propos, évoquant même un précédent impliquant le député Guy Marius Sagna, accusé d’avoir lui aussi dépassé le cadre de son intervention.

    « Guy Marius Sagna est un député. Il a parlé, attaqué le président », a-t-il rétorqué, sous-entendant que les limites imposées par Ousmane Sonko étaient sélectives. Le ton est alors monté d’un cran, chaque partie campant sur ses positions.

    Un avertissement sans équivoque

    Conscient de la tension palpable, Ousmane Sonko a fini par lancer un avertissement ferme à Abdou Mbow : soit il se pliait aux règles de l’hémicycle, soit il quittait la tribune. Une menace qui a de nouveau été rappelée avec insistance : « Je ne souhaite pas que vous le quittiez de la même manière que la dernière fois », a-t-il déclaré, faisant référence à un incident antérieur impliquant le parlementaire.

    Malgré cela, Abdou Mbow n’a pas cédé, réaffirmant avec force ses accusations sur la gestion des deniers publics. « On ne peut pas détourner nos fonds publics, venir à l’Assemblée nationale se réfugier. Les gens le diront », a-t-il conclu, sous-entendant que la transparence finirait par éclater au grand jour.

  • Ousmane sonko préside le nouveau comité d’évaluation des politiques publiques au Sénégal

    Ousmane sonko préside le nouveau comité d’évaluation des politiques publiques au Sénégal

    Ousmane Sonko hérite d’un rôle clé au CEPP, un pas majeur pour l’évaluation des politiques publiques au Sénégal

    Ousmane Sonko préside le nouveau comité d'évaluation des politiques publiques au Sénégal

    Le Comité d’Évaluation des Politiques publiques (CEPP) vient d’être officiellement lancé. Son objectif ? Structurer et superviser les audits parlementaires des actions gouvernementales pour en garantir la rigueur et l’efficacité. Une avancée majeure pour le contrôle démocratique au Sénégal.

    L’Assemblée nationale du Sénégal franchit une étape décisive dans le renforcement de son rôle de supervision. Le CEPP, dont la création avait été actée lors de la révision constitutionnelle de 2016, tient sa première séance ce 21 août 2026. Au programme : installation du comité et élection de son Bureau. Une démarche qui concrétise enfin l’évaluation parlementaire des politiques publiques, outil essentiel pour mesurer l’impact des décisions gouvernementales.

    Cette initiative s’inscrit dans une volonté claire : renforcer la transparence et l’efficacité de l’action publique. Le CEPP aura pour mission de piloter les évaluations des politiques menées par l’exécutif, en s’appuyant sur des critères objectifs et des méthodologies rigoureuses. Son rôle ? Éclairer les parlementaires et, in fine, les citoyens sur la performance des mesures engagées.

    Une équipe diversifiée et représentative pour piloter le CEPP

    La composition du comité reflète la diversité politique de l’Assemblée. Y siègent notamment le président de l’Assemblée nationale, les présidents des groupes parlementaires, un représentant des députés non-inscrits, ainsi que les présidents des quatorze commissions permanentes. Neuf autres députés, désignés proportionnellement à la taille des groupes, complètent cette assemblée. Leur mission : apporter une expertise pluraliste aux travaux d’évaluation.

    Lors de cette première réunion, le Bureau du CEPP a été officiellement constitué. Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale, en assure la présidence. Il est secondé par Mohamed Sall, premier vice-président, et Djimo Souaré, deuxième vice-président. Béatrice Germaine Faye occupe le poste de première secrétaire, tandis qu’Adama Diallo est nommé deuxième secrétaire.

    Un outil stratégique pour le contrôle parlementaire

    Avec la mise en place du CEPP, l’Assemblée nationale sénégalaise se dote d’un instrument clé pour exercer pleinement sa fonction de contrôle. Ce comité permettra d’analyser en profondeur les politiques publiques, d’en identifier les forces et les faiblesses, et de proposer des améliorations concrètes. Une avancée qui renforce la démocratie participative et la redevabilité des institutions.

    Cette nouvelle dynamique vise à instaurer une culture de l’évaluation continue, essentielle pour adapter les politiques aux besoins réels de la population. Le CEPP incarne ainsi une étape supplémentaire dans la modernisation des institutions parlementaires sénégalaises.

  • La rupture Ousmane Sonko et Aminata Touré, une alliance politique en lambeaux

    La rupture Ousmane Sonko et Aminata Touré, une alliance politique en lambeaux

    La rupture Ousmane Sonko et Aminata Touré, une alliance politique en lambeaux

    Ousmane Sonko et Aminata Touré, la vérité derrière une relation qui s’est totalement dégradée

    Le peuple sénégalais assiste, impuissant, aux revirements constants de ses dirigeants, dont les alliances se brisent aussi vite qu’elles se forment.

    Du compagnonnage politique aux affrontements publics

    Les trajectoires d’Ousmane Sonko et d’Aminata Touré, deux figures majeures de la scène politique sénégalaise, illustrent parfaitement l’instabilité des relations entre acteurs au pouvoir. Leur parcours, jadis marqué par une collaboration étroite, s’est transformé en une opposition frontale, reflétant les tensions d’un pays tiraillé entre ambitions personnelles et intérêts collectifs.

    Les moments clés qui ont creusé le fossé

    L’affaire Adji Sarr, survenue en 2021, a été le premier signe d’une dégradation irréversible. Depuis, les escarmouches se sont multipliées : clashs publics, accusations croisées lors des élections locales et législatives de 2022, et une succession de prises de position contradictoires. Ces épisodes ont révélé des leaders prêts à instrumentaliser l’opinion publique plutôt qu’à servir l’intérêt général.

    Les élections, terrain de toutes les rivalités

    Les scrutins de 2022 ont servi de catalyseur à leur rupture définitive. Entre alliances de circonstance et trahisons assumées, Sonko et Touré ont chacun cherché à mobiliser leur base au détriment de l’unité nationale. Leurs discours, tantôt conciliants, tantôt agressifs, ont semé la confusion parmi les électeurs, ébranlant la confiance dans les institutions.

    Des alliances qui se font et se défont au gré des intérêts

    Leur relation, autrefois présentée comme un modèle de coopération, est devenue le symbole d’une politique sénégalaise où la loyauté fluctue au rythme des calculs partisans. Aujourd’hui, leur opposition n’est plus un secret : elle alimente les débats et divise une population en quête de stabilité.

    Un pays en quête de repères

    Le Sénégal, souvent cité en exemple de démocratie en Afrique, se retrouve aujourd’hui confronté à une crise de confiance. Les Sénégalais, lassés par ces jeux de pouvoir, attendent des réponses claires. Pourtant, entre promesses non tenues et rivalités stériles, l’essentiel – l’avenir du pays – semble être relégué au second plan.

  • Sonko demande des éclaircissements sur les opérations de lotissement au Sénégal

    Sonko demande des éclaircissements sur les opérations de lotissement au Sénégal

    Sonko exige des précisions sur les procédures judiciaires liées aux lotissements

    Sonko exige des précisions sur les procédures judiciaires liées aux lotissements

    Lors de la séance plénière dédiée à la validation de six projets de résolution portant création de commissions d’enquête, jeudi dernier, le président de l’Assemblée nationale a révélé avoir obtenu deux réponses distinctes du ministre de la Justice concernant les opérations de lotissement actuellement sous enquête.

    Ousmane Sonko réclame des informations complémentaires sur l’étendue des investigations judiciaires évoquées par le garde des Sceaux au sujet des lotissements ciblés par une proposition de commission d’enquête parlementaire. Sans éléments prouvant que cette procédure englobe l’ensemble des faits concernés, l’institution législative se réserve le droit de poursuivre ses recherches.

    Lors de cette même séance, le président de l’Assemblée a confirmé avoir reçu deux réponses du ministre de la Justice. « Sans informations plus détaillées sur une éventuelle procédure judiciaire concernant ces affaires, l’Assemblée nationale devra nécessairement poursuivre ses travaux via les commissions d’enquête », a-t-il souligné, avant d’ajouter : « Je lui ai expressément demandé des précisions supplémentaires dans la lettre que je lui ai adressée ».

    La première réponse du ministre mentionnait une instruction judiciaire en cours autour de l’aéroport, plus précisément concernant le hangar des pèlerins. Estimant ces éléments insuffisants, Ousmane Sonko a sollicité des éclaircissements supplémentaires. Une seconde réponse a ensuite évoqué une enquête menée par la Section de recherches de la Gendarmerie nationale, à la demande du procureur financier. Le rapport final de cette enquête aurait déjà été finalisé.

    Pour le président de l’Assemblée, cette procédure judiciaire ne semble toutefois pas englober l’intégralité des opérations de lotissement visées par la proposition de résolution, notamment celles situées en zone littorale. Or, l’existence d’une procédure judiciaire couvrant les mêmes faits bloque la création ou la poursuite d’une commission d’enquête parlementaire. Le débat porte désormais sur la délimitation exacte des investigations en cours. « Sans réponse plus complète », a prévenu Ousmane Sonko, « l’Assemblée nationale continuera son travail ». La commission d’enquête pourrait ainsi approfondir les dossiers non couverts par la procédure judiciaire.

  • Paul biya de retour à Yaoundé après deux mois d’absence

    Paul biya de retour à Yaoundé après deux mois d’absence

    Le président camerounais Paul Biya, en poste depuis 1982, est revenu à Yaoundé ce jeudi, mettant fin à une absence de plus de deux mois qui a alimenté de nombreuses interrogations sur son état de santé et sa capacité à diriger le pays. À 93 ans, le doyen des chefs d’État africains avait quitté la capitale camerounaise le 7 juin pour un séjour en Europe, officiellement présenté comme un « court séjour privé ».

    Selon les informations disponibles, le chef de l’État et son épouse, Chantal Biya, se seraient rendus à Genève, en Suisse, où ils auraient séjourné en compagnie de proches collaborateurs et de membres de leur famille. Son retour, après 73 jours d’absence, a été salué par des partisans du régime, rassemblés en nombre à l’aéroport de Yaoundé pour l’accueillir dans une ambiance festive et sous haute surveillance.

    Le cortège présidentiel, composé notamment de militants du parti au pouvoir arborant des pagnes à l’effigie du président, a escorté le véhicule officiel jusqu’au palais d’Etoudi, résidence du chef de l’État. À travers la vitre entrouverte, Paul Biya a adressé un signe de la main à la foule, marquant ainsi la fin d’une période marquée par des spéculations sur son état de santé.

    Des rumeurs persistantes sur la santé du président

    Les allers-retours réguliers de Paul Biya entre Yaoundé et Genève ont toujours alimenté les rumeurs concernant son état de santé. En juin dernier, alors que des articles de presse évoquaient une possible hospitalisation du chef de l’État dans une clinique genevoise, le gouvernement camerounais avait démenti fermement ces informations via le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi.

    Cette absence prolongée, inédite par sa durée, a relancé le débat sur la stabilité institutionnelle du Cameroun. L’opposition, qui dénonce depuis des mois un « vide institutionnel » et un pays en « pilotage automatique », attend toujours la nomination d’un vice-président ainsi que la formation d’un nouveau gouvernement, promises depuis plusieurs mois.

    Le pouvoir camerounais en question

    Face aux critiques, des soutiens du régime ont tenté de minimiser l’impact de cette absence. Un enseignant de 30 ans, présent à l’aéroport pour accueillir le président, a déclaré : « Pour une démocratie comme la nôtre, l’absence prolongée d’un président peut susciter des questions. Cependant, cela n’a en rien perturbé le fonctionnement du pays, qui a continué à tourner normalement. »

    De son côté, James Fame Ndongo, ministre de l’Enseignement supérieur et cadre du parti présidentiel, a affirmé fin juillet que le chef de l’État suivait « méticuleusement les dossiers » malgré sa localisation, grâce à ses collaborateurs. Pourtant, ces absences répétées, qui s’inscrivent dans une habitude de plus de vingt ans, alimentent un sentiment de frustration croissant parmi une partie de la population camerounaise.

    Un opposant, Prosper Nkou Mvondo, leader du parti Univers, a critiqué ouvertement ce qu’il qualifie de « spectacle » : « Peu importe qu’il soit présent ou absent, il ne fait rien. C’est pourquoi je ne vois pas l’utilité de participer à ces démonstrations. »

    Un climat politique tendu

    Le retour de Paul Biya intervient dans un contexte politique particulièrement sensible. Sa réélection pour un huitième mandat en octobre 2025 avait été marquée par des manifestations violemment réprimées, avec des « plusieurs dizaines » de morts reconnues par les autorités, sans qu’un bilan précis ne soit jamais communiqué. Ces élections, contestées par l’opposition, avaient également suscité des réserves de la part de plusieurs chancelleries occidentales.

    Cette longue absence du président a également ravivé les spéculations sur l’après-Biya, bien que l’incertitude persiste quant à l’identité de son successeur. En l’absence d’un vice-président nommé et en cas de vacance du pouvoir, c’est le président du Sénat, Aboubakary Abdoulaye, qui devrait assurer l’intérim jusqu’à l’organisation d’une nouvelle élection présidentielle.

  • Retour historique de Paul Biya au Cameroun après deux mois d’absence

    Retour historique de Paul Biya au Cameroun après deux mois d’absence

    Le président Paul Biya, figure emblématique de la politique camerounaise, a foulé le sol camerounais ce jeudi 20 août 2026. Son avion a atterri en fin de journée à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen, mettant un terme à une absence record de 74 jours passés en Europe.

    Un retour sous haute tension médiatique

    Âgé de 93 ans, le chef de l’État a quitté le Cameroun le 7 juin 2026 pour un séjour initialement présenté comme une escapade privée depuis Genève, en Suisse. Ce départ marquait le début de la plus longue absence continue à l’étranger de son mandat présidentiel.

    Une mobilisation populaire sans précédent

    Dès l’annonce de son retour, des militants du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) se sont massés le long des axes routiers menant au palais présidentiel d’Etoudi. L’atmosphère était électrique lorsque le président a brièvement salué la foule depuis son véhicule à sa descente du pavillon présidentiel de l’aéroport.

    Des interrogations sur son absence prolongée

    Cette absence prolongée, sans aucune apparition publique, avait alimenté de vives spéculations concernant son état de santé. L’opposition avait à plusieurs reprises évoqué la question d’une éventuelle vacance du pouvoir, alimentant les débats nationaux. Pour couper court aux rumeurs, les médias d’État ont diffusé en léger différé les images de son cortège en mouvement.

    Un retour qui rassure la nation

    Le retour de Paul Biya s’accompagne d’un soulagement palpable dans le pays. Les Camerounais attendent désormais avec impatience les premières déclarations officielles du président pour éclaircir les circonstances de cette longue absence.

    Paul Biya Cameroun Politique Yaoundé
  • Paul biya de retour au Cameroun après 74 jours d’absence

    Paul biya de retour au Cameroun après 74 jours d’absence

    paul biya de retour au Cameroun après une absence record

    Un vol en provenance de Genève a décollé en milieu de journée ce jeudi 20 août, à bord d’un avion privé Boeing immatriculé P4 – CLA. À son bord, le président Paul Biya, son épouse Chantal et leur délégation. L’atterrissage à Yaoundé est prévu en fin d’après-midi, marquant ainsi le retour officiel du chef de l’État camerounais après une absence prolongée.

    Les partisans du RDPC, parti au pouvoir, se mobilisent pour organiser un accueil chaleureux en l’honneur du président. Les autorités camerounaises ont également orchestré une mise en scène particulière pour cet événement, transformant ce retour en un moment symbolique fort.

    Avion présidentiel à l'atterrissage à Yaoundé

    Une absence de 74 jours qui a nourri les spéculations

    Ce retour intervient après un record d’absence de 74 jours pour le président camerounais. Une période durant laquelle les rumeurs les plus diverses ont circulé : certains évoquaient une santé fragile, d’autres une hospitalisation après une opération du genou, tandis que d’autres encore parlaient de consultations médicales de routine.

    Les Camerounais attendent désormais des réponses concrètes. Parmi les sujets qui suscitent l’intérêt, la formation d’un nouveau gouvernement, annoncée il y a huit mois mais toujours en suspens, ainsi que la nomination d’un vice-président, un poste créé en avril dernier.

    Une couverture médiatique exceptionnelle

    La CRTV, média public, a mobilisé près de 200 de ses journalistes pour couvrir en direct l’événement. L’atterrissage de l’appareil et le trajet de 22 kilomètres entre l’aéroport et le palais présidentiel seront retransmis et commentés en direct à la radio et à la télévision. Une attention particulière qui reflète l’importance symbolique de ce retour.

    Les attentes sont grandes : que ce séjour à l’étranger ait permis au président de concrétiser certaines promesses, notamment celle d’un remaniement gouvernemental, et d’apporter des réponses aux questions des Camerounais.

  • Amadou Ba de Pastef éclaire les échanges entre Sonko et Aminata Touré

    Amadou Ba de Pastef éclaire les échanges entre Sonko et Aminata Touré

    Amadou Ba de Pastef éclaire les échanges entre Sonko et Aminata Touré

    Amadou Ba lors d'une conférence de presse

    Le député de Pastef-Les Patriotes révèle des propos tenus par l’ancienne Première ministre lors d’un échange téléphonique avec Ousmane Sonko, alors incarcéré.

    Lors d’une conférence de presse organisée par Pastef-Les Patriotes, le député Amadou Ba a dévoilé des éléments inédits concernant les communications téléphoniques entre Ousmane Sonko et Aminata Touré, survenues durant la détention du leader de l’opposition. Ces révélations s’inscrivent dans le cadre d’une défense musclée du Premier ministre Bassirou Diomaye Faye, actuellement au cœur d’une polémique sur la gestion des deniers publics.

    D’après les propos rapportés par Amadou Ba, Aminata Touré aurait exprimé des critiques acerbes envers Bassirou Diomaye Faye lors de cet appel. « Bassirou Diomaye Faye est incapable de diriger ce pays. Si tu le laisses à ce poste, il ne tiendra pas deux ans », aurait-elle confié à Ousmane Sonko. Une déclaration que le parlementaire qualifie aujourd’hui de profondément contradictoire avec les prises de position actuelles d’Aminata Touré, qu’il accuse de vouloir « réécrire l’histoire » pour s’adapter aux évolutions du paysage politique sénégalais.

    Face à l’intensité des tensions entre les deux camps, Amadou Ba a appelé à la modération, rejetant toute velléité de confrontation violente. « Certains tentent de nous pousser vers l’affrontement direct, mais nous refuserons cette voie », a-t-il affirmé, réitérant l’engagement de Pastef à privilégier le dialogue politique plutôt que l’escalade.

  • Gabriel veut recentrer les bourses d’études sur l’afrique

    Gabriel veut recentrer les bourses d’études sur l’afrique

    Le président gabonais Brice Oligui Nguema a récemment annoncé une refonte des critères d’attribution des bourses d’études publiques. Cette mesure vise spécifiquement les étudiants souhaitant poursuivre leur formation dans certains pays européens, une décision motivée par la hausse continue des frais de scolarité et la réduction des aides financières disponibles.

    Une décision motivée par l’évolution des coûts et des opportunités

    Cette annonce a été faite lors d’un discours à la nation, la veille des commémorations du 66e anniversaire de l’indépendance du Gabon. Bien que les pays concernés n’aient pas été précisés, des rumeurs évoquent une possible limitation des bourses pour des destinations comme la France. En effet, ce pays accueille traditionnellement une part importante des étudiants gabonais bénéficiant de ces aides.

    Une priorité donnée à l’enseignement supérieur africain

    Parallèlement à cette mesure, Brice Oligui Nguema a encouragé les jeunes Gabonais à se tourner davantage vers les universités et centres de formation africains de premier plan. Selon lui, le continent dispose désormais d’opportunités majeures en matière d’innovation, d’enseignement supérieur et de formation professionnelle, répondant ainsi aux besoins croissants du marché du travail local.

    Cette réorientation stratégique s’inscrit dans une volonté de rationaliser les dépenses liées aux études à l’étranger, tout en renforçant les capacités nationales de formation. Le chef de l’État a également souligné l’importance d’adapter les programmes éducatifs aux priorités économiques du Gabon, afin de répondre aux exigences du développement national.

    Un engagement pour un développement durable

    Les autorités gabonaises souhaitent ainsi aligner leur politique de formation sur les ambitions économiques du pays. Cette démarche s’avère d’autant plus pertinente que les coûts de l’enseignement supérieur à l’étranger ne cessent de progresser, rendant les alternatives locales encore plus attractives.

    Les festivités marquant l’indépendance du Gabon, célébrées le 17 août à Libreville, ont été l’occasion de mettre en lumière cette nouvelle orientation. Un défilé militaire a notamment réuni des invités de marque, dont le président congolais Félix Tshisekedi et le général Horta Ntam, représentant la Guinée-Bissau.

  • Crise des fonds politiques au Sénégal : les véhicules de luxe au cœur des tensions

    Crise des fonds politiques au Sénégal : les véhicules de luxe au cœur des tensions

    Dans un contexte de tensions politiques croissantes, le ministre Abdourahmane Diouf a récemment apporté un éclairage inédit sur la gestion des fonds alloués à la Primature. Ses déclarations, qui s’inscrivent dans une polémique plus large, révèlent des contradictions troublantes autour de l’acquisition de véhicules de luxe.

    Des incohérences dénoncées dans l’achat de véhicules officiels

    Abdourahmane Diouf, ancien ministre de l’Enseignement supérieur, a partagé son expérience personnelle pour illustrer les dysfonctionnements observés. Il a révélé que son véhicule de fonction était en si mauvais état qu’il a failli tomber en panne alors qu’il se rendait à un match de l’équipe nationale du Sénégal, à quelques jours d’un remaniement ministériel. « Toutes les voitures étaient brinquebalantes », a-t-il confié, soulignant ainsi le manque criant de moyens des services publics.

    Des commandes de véhicules de luxe malgré un moratoire

    L’ancien Premier ministre Ousmane Sonko avait, à l’époque, ordonné un gel complet des achats de véhicules pour l’État. Pourtant, selon Abdourahmane Diouf, des commandes massives de voitures de luxe auraient été passées dans le même temps, avec un budget dépassant les 900 millions de FCFA. « Ce sont des Maybach, des voitures de luxe », a-t-il précisé, mettant en doute la légitimité de ces dépenses réalisées avec des fonds politiques.

    Des questions sur la légalité et la transparence des acquisitions

    Le ministre s’interroge sur la conformité de ces achats avec la réglementation en vigueur. Il souligne que l’État ne devrait pas, selon lui, se procurer des véhicules d’occasion, et que les véhicules en question pourraient provenir de récupérations administratives. Ces révélations alimentent un débat déjà vif sur l’utilisation des crédits spéciaux et des fonds politiques au Sénégal.

    À ce jour, les affirmations d’Abdourahmane Diouf restent à vérifier. Les montants évoqués, la nature exacte des véhicules et les modalités de leur acquisition nécessitent une analyse approfondie des documents financiers et administratifs pour confirmer ou infirmer ces allégations.

  • Budget record 2026 pour kloto 1 : près d’un milliard FCFA investis

    Budget record 2026 pour kloto 1 : près d’un milliard FCFA investis

    Kpalimé, août 2026 — Kloto 1 franchit une étape décisive dans sa dynamique de développement. Lors de sa troisième séance plénière ordinaire de l’année, le conseil municipal a adopté une enveloppe budgétaire exceptionnelle de 456,3 millions de FCFA, portant le budget global de la commune à 987,5 millions de FCFA contre 531,2 millions initialement prévus.

     

    Un bond historique de 46,2 % pour les infrastructures

    Cette hausse sans précédent, représentant près de la moitié du budget initial, s’inscrit dans une stratégie ambitieuse de transformation urbaine. L’exécutif local a fait le choix audacieux de consacrer l’écrasante majorité des fonds supplémentaires — soit 80,34 % — aux investissements productifs, réservant seulement 19,66 % aux dépenses de fonctionnement.

    Cette orientation s’inscrit dans une logique claire : convertir chaque franc investi en retombées concrètes pour les habitants.

    Kpalimé se dote d’un marché de gros et d’un plan de modernisation urbaine

    Parmi les projets phares financés, la construction d’un marché de gros dédié au bétail occupe une place centrale. Cet équipement stratégique vise à dynamiser les échanges commerciaux locaux, attirer une clientèle régionale et renforcer les recettes fiscales de la commune.

    Parallèlement, un ambitieux plan d’aménagement urbain est lancé pour moderniser les axes routiers, embellir l’espace public et valoriser l’attractivité touristique de Kpalimé.

    Les citoyens au cœur des décisions locales

    Pour assurer une mise en œuvre efficace et transparente de ces projets, le conseil municipal a acté le renouvellement complet des Comités de développement de quartier (CDQ) dans l’ensemble des 33 quartiers de Kloto 1. Ces instances de proximité joueront un rôle clé dans la concertation autour des priorités d’investissement et le suivi rigoureux des chantiers.

    En associant étroitement les populations à chaque étape, la commune pose les bases d’une gouvernance collaborative et performante, essentielle pour bâtir Kpalimé de demain.

  • Déclaration de patrimoine au Sénégal : un référendum pour clore le débat ?

    Déclaration de patrimoine au Sénégal : un référendum pour clore le débat ?

    Déclaration de patrimoine au Sénégal : vers un référendum pour renforcer la transparence

    Le vote des députés sur la déclaration de patrimoine n’a pas suffi à éteindre les discussions. Le président du Sénégal a choisi de soumettre cette réforme majeure à un référendum, relançant ainsi les débats sur la gestion publique et la lutte contre la corruption.

    Le Premier ministre Ousmane Sonko s'exprime devant l'Assemblée nationale sénégalaise sur la transparence des avoirs

    Une avancée historique en matière de transparence vient d’être actée au Sénégal. Le 17 août 2026, les députés ont adopté, par 133 voix contre 32, une loi renforçant les obligations de déclaration de patrimoine pour les plus hauts responsables de l’État. Désormais, le Président de la République, le Premier ministre et le Président de l’Assemblée nationale devront, au début et à la fin de leur mandat, transmettre leur patrimoine au Conseil constitutionnel dans un délai de trois mois.

    Cette mesure, déjà prévue dans la Constitution depuis 2001, n’avait jamais été appliquée avec une telle rigueur. Les autorités concernées devront désormais rendre des comptes de manière transparente, une première pour le pays.

    Le Pastef salue une réforme historique

    Le parti au pouvoir, le Pastef, mené par Ousmane Sonko, se réjouit de cette adoption. Ansoumana Sambou, membre du Secrétariat national à la communication du parti, souligne l’importance de cette mesure pour la lutte contre l’enrichissement illicite et le gaspillage des fonds publics.

    « Voter une telle loi ne peut que renforcer la transparence dans la gestion publique, conformément aux convictions du Pastef. Que les Sénégalais aient un regard sur les avoirs de leurs dirigeants pour freiner l’enrichissement illicite et le gaspillage des ressources publiques. »

    Cette réforme s’inscrit dans une volonté affichée de moralisation de la vie publique, un engagement central du Pastef depuis son accession au pouvoir.

    Un référendum pour valider la réforme

    Malgré l’adoption du texte par l’Assemblée nationale, le débat reste vif. Le Président de la République a décidé, conformément à l’article 103 de la Constitution, de soumettre cette réforme à un référendum. Moussa Sarr, ministre de la Justice, justifie cette démarche par la nécessité d’inscrire cette mesure dans une réflexion constitutionnelle plus large.

    Pour les partisans de la réforme, le référendum est une étape logique pour légitimer une mesure aussi importante. Cependant, certains observateurs s’interrogent sur la pertinence d’un tel scrutin dans un contexte économique difficile.

    Les critiques face au coût et à l’opportunité du référendum

    Moussa Diaw, analyste politique, questionne cette décision :

    « Pourquoi soumettre une loi que tout le monde soutient à un référendum coûteux alors que le Sénégal traverse une période économique délicate ? Cette réforme ne devrait-elle pas être appliquée directement, sans consultation populaire ? »

    Ansoumana Sambou du Pastef rejette toute idée de controverse autour de cette réforme. Pour lui, la déclaration de patrimoine, à l’entrée comme à la sortie d’un mandat, est une évidence pour les citoyens.

    « Le sujet n’a jamais fait l’objet de polémiques. Au contraire, les Sénégalais y sont très favorables. Déclarer son patrimoine, quel que soit le poste occupé, est une pratique normale. »

    Cette réforme, initialement technique, devient ainsi un enjeu politique majeur. Le Pastef d’Ousmane Sonko et la mouvance présidentielle de Bassirou Diomaye Faye s’affrontent désormais sur le terrain de la transparence et de la gestion publique.

    Les prochains jours seront marqués par de nouveaux débats, notamment sur l’examen des crédits spéciaux, ces fonds souvent qualifiés d’opaque gérés par la présidence et la primature.

    Une chose est sûre : la déclaration de patrimoine au Sénégal s’impose désormais comme un symbole de la lutte pour une gouvernance plus responsable.