Catégorie : Politique locale

  • RDC : Tshisekedi recule, la C64 maintient la pression

    RDC : Tshisekedi recule, la C64 maintient la pression

    PolitiqueRépublique démocratique du Congo

    RDC : Tshisekedi recule, la C64 maintient la pression

    Jean-Noël Ba-Mweze
    14 août 2026

    En RDC, Félix Tshisekedi renvoie au Parlement la loi référendaire pour une seconde lecture à la veille de l’ultimatum de la C64. Mais le bras de fer avec l’opposition se poursuit.

    RDC, Kinshasa 2026 | La coalition d’opposition C64 fait une déclaration

    En République démocratique du Congo, le président Félix Tshisekedi renvoie devant le Parlement pour une seconde lecture, la loi référendaire que la Cour constitutionnelle a récemment déclarée conforme à la Constitution, sous certaines réserves. Une décision survenue, alors que l’ultimatum donné par la coalition d’opposition Article 64 expire ce samedi. 

    La C64 et une soixantaine d’organisations de la société civile exigent en effet que le président abandonne, d’ici le 15 août, son projet de réforme constitutionnelle et, par conséquent, qu’il rejette la loi référendaire. Elles réclament également l’ouverture d’un dialogue national inclusif. Mais à quelques heures de l’échéance de cet ultimatum, aucune date n’est encore annoncée pour ce dialogue. 

    Un recul tactique de Tshisekedi face aux pressions

    Alors que beaucoup croyaient que la loi portant organisation du référendum était déjà en vigueur, faute de promulgation dans les quinze jours, selon l’article 140 de la Constitution congolaise, le président Félix Tshisekedi a décidé le renvoi du texte au Parlement.  

    Objectif : une nouvelle délibération suivant les observations de la Cour constitutionnelle.  

    Pour le professeur Bob Kabamba, enseignant à l’université de Liège, en Belgique, cette décision est un recul du président Félix Tshisekedi, mais qui ne signifie pas qu’il renonce à chercher un moyen de se maintenir au pouvoir après 2028, date de la fin de son second mandat. 

    Les précisions de Jean Noel Ba-Mweze

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    « Il ne faut pas oublier qu’il y a eu beaucoup de pressions venant d’abord de l’opposition, mais aussi des pays de la région. Ces pressions, ainsi que des consultations qui ont été menées, poussent alors Tshisekedi à faire marche arrière, notamment en demandant une seconde lecture de cette fameuse loi. C’est une reculade, mais qui ne va pas empêcher Tshisekedi de tenter autre chose pour espérer passer le cap de 2028« , explique t-il.

    La C64 promet de nouvelles actions après le 15 août

    Pendant ce temps, la coalition article 64 salue le renvoi de la loi référendaire au Parlement. Mais elle maintient la pression sur le président congolais. À quelques heures de l’expiration de l’ultimatum fixé au 15 août, la C64 envisage plusieurs opérations, sans définir lesquelles. 

    « Au 15 août à minuit, nous allons constater simplement que rien n’a été fait. Nous ferons l’annonce de grandes opérations chirurgicales qui seront déployées par notre laboratoire de la C64 pour faire entendre raison à ce régime qui nous a confisqué notre liberté et qui est en voie de nous confisquer notre souveraineté nationale« , martele Franklin Tshiamala, secrétaire général du Leadership pour la gouvernance et le développement, le LGD, de l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo.  

    Le bras de fer s’intensifie

    Du côté du pouvoir, le processus référendaire reste défendu comme une démarche politique et institutionnelle. Quant à l’ultimatum de la C64, il est rejeté comme une injonction qui ne saurait dicter l’agenda du chef de l’État.  

    En RDC, le référendum constitutionnel est-il opportun ?

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    « En ce qui concerne l’ultimatum de la C64, vous devez comprendre que c’est leur ultimatum. C’était pour plaire peut-être à leurs pourvoyeurs. Mais la République fonctionne normalement », rassure Adolphe Amisi Makutano, cadre de l’Union pour la démocratie et le progrès social, l’UDPS, le parti du président Félix Tshisekedi.  

    Le bras de fer reste donc entier. Le rendez-vous de ce samedi 15 août pourrait ainsi marquer le début d’une nouvelle séquence politique en RDC. 

  • RDC : bras de fer politique autour de la loi référendaire

    RDC : bras de fer politique autour de la loi référendaire

    La République démocratique du Congo est le théâtre d’une intense confrontation politique. Le président Félix Tshisekedi a récemment décidé de renvoyer la loi référendaire au Parlement pour une seconde délibération, un geste survenu juste avant l’expiration de l’ultimatum fixé par la coalition d’opposition Article 64 (C64). Cette manœuvre, bien que perçue comme un recul, ne met pas fin à la pression exercée par l’opposition.

    La C64, soutenue par une soixantaine d’organisations de la société civile, exigeait du chef de l’État l’abandon de son projet de révision constitutionnelle et, par conséquent, le rejet pur et simple de la loi référendaire. Leur demande incluait également l’initiation d’un dialogue national réellement inclusif. Cependant, à l’approche de la date butoir du 15 août, aucune annonce concrète concernant un tel dialogue n’avait été faite.

    RDC, Kinshasa 2026 | La coalition d’opposition C64 fait une déclaration

    Une décision présidentielle sous pression

    Alors que beaucoup s’attendaient à ce que la loi organisant le référendum soit déjà en vigueur, faute de promulgation dans les délais constitutionnels, le président Félix Tshisekedi a choisi de la retourner au Parlement. Cette démarche vise une nouvelle délibération, prenant en compte les réserves formulées par la Cour constitutionnelle, qui avait jugé le texte conforme sous certaines conditions.

    Pour le professeur Bob Kabamba, expert de l’université de Liège en Belgique, cette décision représente un recul significatif pour le président congolais. Cependant, il nuance cette analyse en soulignant que cela ne signifie pas un abandon de ses ambitions de se maintenir au pouvoir au-delà de 2028, date de la fin de son second mandat.

    « Il ne faut pas oublier qu’il y a eu beaucoup de pressions venant d’abord de l’opposition, mais aussi des pays de la région. Ces pressions, ainsi que des consultations qui ont été menées, poussent alors Tshisekedi à faire marche arrière, notamment en demandant une seconde lecture de cette fameuse loi. C’est une reculade, mais qui ne va pas empêcher Tshisekedi de tenter autre chose pour espérer passer le cap de 2028 », précise l’analyste.

    La C64 maintient la pression et annonce de nouvelles actions

    Malgré le renvoi de la loi référendaire au Parlement, la coalition Article 64, tout en saluant cette évolution, ne relâche pas la pression sur le président congolais. À quelques heures de l’échéance de leur ultimatum du 15 août, la C64 envisage déjà de nouvelles opérations, dont la nature exacte reste à définir.

    « Au 15 août à minuit, nous allons constater simplement que rien n’a été fait. Nous ferons l’annonce de grandes opérations chirurgicales qui seront déployées par notre laboratoire de la C64 pour faire entendre raison à ce régime qui nous a confisqué notre liberté et qui est en voie de nous confisquer notre souveraineté nationale », a déclaré Franklin Tshiamala, secrétaire général du Leadership pour la gouvernance et le développement (LGD), le parti de l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo.

    Le pouvoir défend sa position face à l’opposition

    De son côté, le pouvoir en place continue de défendre le processus référendaire comme une démarche légitime, tant sur le plan politique qu’institutionnel. L’ultimatum de la C64 est catégoriquement rejeté, considéré comme une injonction inacceptable qui ne saurait dicter l’agenda du chef de l’État.

    « En ce qui concerne l’ultimatum de la C64, vous devez comprendre que c’est leur ultimatum. C’était pour plaire peut-être à leurs pourvoyeurs. Mais la République fonctionne normalement », a affirmé Adolphe Amisi Makutano, un cadre influent de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti présidentiel de Félix Tshisekedi.

    Le bras de fer politique en République démocratique du Congo demeure donc entier. L’échéance de ce samedi 15 août pourrait bien marquer le début d’une nouvelle phase de tensions et d’actions dans le paysage politique congolais.

  • Portrait de Martial Yavo : le général de choc de Charles Blé Goudé en Côte d’Ivoire

    Portrait de Martial Yavo : le général de choc de Charles Blé Goudé en Côte d’Ivoire

    Portrait officiel de Martial Yavo, nouveau général de Charles Blé Goudé.

    Un proche allié de Charles Blé Goudé prend du galon

    Martial Yavo, figure montante du mouvement pro-Gbagbo, vient d’être propulsé à la tête d’une division stratégique sous la direction de Charles Blé Goudé. Ce choix marque un tournant dans la stratégie politique et militaire de l’ancien ministre de la Jeunesse, consolidant ainsi son influence en Côte d’Ivoire.

    Qui est Martial Yavo, ce nouveau général ?

    Issu des rangs des fidèles de l’ex-président Laurent Gbagbo, Martial Yavo s’impose comme une personnalité clé du mouvement. Ancien cadre du Front populaire ivoirien (FPI), il a gravi les échelons grâce à son engagement sans faille et sa proximité avec Charles Blé Goudé, dont il est considéré comme un bras droit.

    Un parcours marqué par l’engagement politique

    Né dans une famille engagée, Martial Yavo a consacré sa carrière à la défense des idées du FPI. Après des études en sciences politiques, il a rapidement rejoint les cercles proches de Laurent Gbagbo, puis de Charles Blé Goudé. Son ascension au sein du mouvement a été fulgurante, culminant avec cette nomination symbolique.

    Un rôle clé dans la stratégie de Charles Blé Goudé

    Martial Yavo n’est pas seulement un fidèle : il incarne une nouvelle génération de militants prêts à relancer la dynamique du mouvement. Son intégration à la tête d’une division importante reflète la volonté de Charles Blé Goudé de moderniser son approche tout en maintenant une ligne dure.

    Les répercussions de cette nomination

    Cette décision pourrait redéfinir les équilibres politiques en Côte d’Ivoire. Les observateurs s’interrogent déjà sur les conséquences pour le paysage partisan, alors que les tensions persistent entre les différents camps. Martial Yavo, par son profil, pourrait devenir un acteur incontournable dans les mois à venir.

    Ce qu’il faut retenir sur Martial Yavo

    • Origines politiques : Ancien membre du FPI, proche de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé.
    • Parcours : Ascension rapide grâce à son engagement militant et sa fidélité.
    • Nouveau rôle : Chef d’une division stratégique sous Charles Blé Goudé, renforçant son influence.
    • Impact : Une nomination qui pourrait modifier les dynamiques politiques en Côte d’Ivoire.
  • Tshisekedi cède partiellement face aux pressions de l’opposition en RDC

    Tshisekedi cède partiellement face aux pressions de l’opposition en RDC

    Tshisekedi recule partiellement sous la pression de l’opposition en RDC

    Portrait officiel du président Félix Tshisekedi en RDC

    Face à l’ultimatum lancé par la Coalition Article 64 (C64), une alliance regroupant les principales forces d’opposition en RDC, le président Félix Tshisekedi a ordonné, ce jeudi 13 août, une nouvelle lecture parlementaire du texte encadrant l’organisation d’un référendum constitutionnel. Cette annonce intervient dans un contexte où la coalition accuse le pouvoir de vouloir instrumentaliser ce projet pour contourner l’interdiction d’un troisième mandat présidentiel, prévue par la Constitution de 2006.

    Mardi 12 août à Kinshasa, Dieudonné Bolengetenge, secrétaire général du parti Ensemble pour la République de Moïse Katumbi et porte-parole de la C64, avait mis en garde : « la coalition ne tolérera plus aucun compromis et appuiera des mobilisations citoyennes si aucune mesure concrète n’est prise pour engager un dialogue national authentique ».

    La C64 avait fixé au 15 août une échéance symbolique pour évaluer les progrès du dialogue avec l’exécutif. En cas d’échec, la coalition appelait la population à « se mobiliser et résister » si la proposition de loi référendaire n’était pas retirée des débats parlementaires.

    Une concession saluée, mais jugée insuffisante

    Bien que la décision de Tshisekedi ne comble pas entièrement les exigences de la C64, Prince Epenge, cofondateur de la coalition, a salué « un pas encourageant dans la bonne direction ». Initialement prévue le 22 juillet, une marche pacifique organisée par la C64 à Kinshasa avait été reportée à la demande des Églises catholique et protestante de RDC, qui avaient plaidé en faveur d’un apaisement des tensions politiques.

    Parallèlement, 65 organisations de la société civile congolaise ont adressé, le 10 août, un mémorandum au chef de l’État et aux institutions nationales. Elles y mettent en garde contre les risques d’une réforme constitutionnelle par référendum, estimant qu’elle pourrait « envenimer les tensions politiques, fragiliser la cohésion sociale et détourner l’attention des priorités nationales urgentes ».

  • La loi sur le référendum en RDC renvoyée au parlement : Félix Tshisekedi dicte le tempo politique

    La loi sur le référendum en RDC renvoyée au parlement : Félix Tshisekedi dicte le tempo politique

    Félix Tshisekedi, le président de la RDC.

    La scène politique de la République démocratique du Congo (RDC) connaît un développement majeur avec le renvoi de la loi portant sur le référendum devant les instances parlementaires. Cette décision stratégique souligne la mainmise du président Félix Tshisekedi sur le calendrier politique national, le positionnant fermement comme l’arbitre des grandes orientations institutionnelles du pays.

    Ce mouvement législatif, attendu par de nombreux observateurs, confère au chef de l’État un rôle prépondérant dans la gestion des réformes à venir. En réorientant ce texte crucial vers le Parlement, Félix Tshisekedi démontre sa capacité à orchestrer les débats et à influencer le rythme des processus démocratiques en RDC. L’initiative renforce son autorité et sa vision pour l’avenir constitutionnel et politique de la nation.

    Le retour de cette proposition de loi au sein de l’hémicycle offre une nouvelle opportunité d’examen et d’ajustement, sous l’égide d’un président qui semble déterminé à imprimer sa marque sur les évolutions fondamentales de la RDC. La maîtrise des horloges politiques par Félix Tshisekedi est désormais manifeste, façonnant les contours des discussions parlementaires et des décisions qui impacteront durablement la République démocratique du Congo.

  • Nouveau conflit autour du patrimoine de Bassirou Diomaye Faye au Sénégal

    Nouveau conflit autour du patrimoine de Bassirou Diomaye Faye au Sénégal

    Le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye (à droite), et Ousmane Sonko, son Premier ministre, lors d'une rencontre officielle le 14 octobre 2024.

    La gestion du patrimoine du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye s’invite au cœur d’une tension inédite avec son Premier ministre, Ousmane Sonko. Une affaire qui dépasse le cadre administratif pour s’imposer comme un enjeu politique majeur.

    Au centre de ce bras de fer, les biens personnels du chef de l’État, dont la valorisation et l’usage suscitent des désaccords profonds. Ces désaccords révèlent des divergences de vision entre les deux figures centrales du pouvoir exécutif sénégalais.

    Des désaccords sur la gestion des biens présidentiels

    Les tensions entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko trouvent leur origine dans une divergence de perception quant à la gestion du patrimoine présidentiel. Le Premier ministre défend une approche stricte, tandis que le président privilégie une vision plus flexible, voire innovante.

    Cette opposition ne se limite pas à une simple question de protocole. Elle touche à l’image même de l’État et à la manière dont les institutions doivent être représentées. Les biens en question, qu’il s’agisse de résidences ou de fonds financiers, deviennent ainsi le symbole d’un clivage plus large au sein du gouvernement.

    Un conflit qui interroge la gouvernance sénégalaise

    Cette situation inédite soulève des questions sur la gouvernance au plus haut sommet de l’État. Comment concilier les ambitions de modernisation avec les exigences de transparence et de rigueur administrative ?

    Le patrimoine présidentiel n’est plus un sujet anodin : il incarne désormais les défis auxquels doit faire face le Sénégal pour concilier innovation et tradition dans sa gestion publique. Une bataille qui pourrait redéfinir les équilibres politiques du pays dans les mois à venir.

    Quelles conséquences pour la politique intérieure ?

    Les répercussions de ce conflit dépassent le cadre institutionnel. Elles risquent d’impacter la cohésion gouvernementale et, par ricochet, la stabilité politique du pays. Les observateurs s’interrogent : cette crise va-t-elle affaiblir l’autorité présidentielle ou, au contraire, renforcer les mécanismes de contrôle interne ?

    Une chose est sûre : l’issue de cette confrontation pourrait bien façonner l’avenir de la politique sénégalaise pour les années à venir.

    Ousmane Sonko Bassirou Diomaye Faye
  • Espagne et Maroc : le pp exige une réponse ferme après les déclarations sur sebta et melilla

    Espagne et Maroc : le pp exige une réponse ferme après les déclarations sur sebta et melilla

    Espagne et Maroc : le PP exige une réponse ferme après les déclarations sur Sebta et Melilla

    La tension diplomatique entre Madrid et Rabat s’intensifie après les propos tenus par le ministre marocain de la Justice sur le statut des enclaves de Sebta et Melilla. Une polémique qui secoue désormais les bancs du Parlement espagnol.

    Par
    14 août 2026 | 2 min de lecture

    Jaime de los Santos

    Jaime de los Santos

    Les déclarations du ministre marocain de la Justice, Abdellatif Ouahbi, sur le statut de Sebta et Melilla ont déclenché une vive réaction en Espagne. Lors d’un entretien diffusé mardi, il a réitéré la position de Rabat selon laquelle ces deux villes sont marocaines et a évoqué des négociations en cours avec Madrid pour résoudre ce dossier, tout en insistant sur une approche basée sur le dialogue et la patience.
    Il a également pointé du doigt la gestion de la crise migratoire de fin juillet, notamment le retour des mineurs marocains non accompagnés, et rappelé que le Maroc ne pouvait assumer seul le rôle de gendarme migratoire pour l’Europe.
    Face à cette situation, le Parti populaire (PP) a décidé de passer à l’action. Jeudi 13 août, les députés conservateurs ont demandé au gouvernement de Pedro Sánchez de convoquer sans délai l’ambassadrice du Maroc pour des consultations officielles. Une demande motivée par les prises de position marocaines sur les deux enclaves, mais aussi par l’afflux migratoire massif enregistré à Sebta.
    Lors d’une visite à Barcelone, le député Jaime de los Santos a rappelé que Madrid n’avait pas hésité à convoquer l’ambassadeur d’Italie après la suspension de l’accord de Schengen par Rome. Il s’est interrogé sur l’absence de réaction similaire envers le Maroc, alors que le passage de migrants à Sebta et les déclarations d’Abdellatif Ouahbi sur la souveraineté espagnole sur ces villes justifieraient, selon lui, une telle démarche.
    Le PP ne s’en tient pas à cette seule exigence. Le parti a également déposé des questions écrites au Congrès des députés, exigeant du ministre de la Présidence et de la Justice, Félix Bolaños, des explications rapides sur les échanges entretenus avec son homologue marocain depuis la crise migratoire, ainsi que sur les suites réservées aux propos du ministre marocain concernant le statut des deux enclaves.
    Autre point de friction : la menace, selon le PP, d’une suspension de l’accord d’extradition entre Rabat et Madrid. Un instrument jugé essentiel par les conservateurs pour organiser le retour des personnes ayant franchi la frontière.
    Le dossier reste donc explosif, avec une opposition espagnole déterminée à en faire un argument politique contre l’exécutif, tandis que le gouvernement Sánchez, pour l’instant, ne cède pas aux pressions de la droite pour adopter une posture plus ferme.

  • Grâce présidentielle au Tchad : le RNDT-Le Réveil félicite le président Mahamat Idriss Deby Itno

    Grâce présidentielle au Tchad : le RNDT-Le Réveil félicite le président Mahamat Idriss Deby Itno

    Tchad

    Grâce présidentielle au Tchad : le RNDT-Le Réveil félicite le président Mahamat Idriss Deby Itno

    Le parti RNDT-Le Réveil salue la publication du décret de grâce présidentielle du 14 août 2026, un pas majeur vers la réconciliation nationale et l’apaisement politique au Tchad.

    Grâce présidentielle au Tchad : le RNDT-Le Réveil félicite le président Mahamat Idriss Deby Itno

    Le RNDT-Le Réveil a chaleureusement accueilli l’annonce du décret de grâce présidentielle publié le 14 août 2026, qui libère plusieurs détenus, dont des figures politiques. Cette mesure concrétise l’engagement pris trois jours plus tôt par le président Mahamat Idriss Deby Itno et répond à l’appel lancé le 8 août par Pahimi Padacké Albert, président du parti.

    Dans un communiqué officiel, le mouvement politique souligne que cette initiative « donnera un nouvel élan à la démocratie tchadienne » et marque une étape clé pour la stabilité politique du pays. Le RNDT-Le Réveil insiste également sur la nécessité d’approfondir ce mouvement en organisant rapidement des consultations inclusives avec toutes les composantes de la société tchadienne.

    Le parti réaffirme sa volonté de participer activement à l’édification d’un Tchad unifié, où la diversité des opinions est perçue comme un atout majeur pour le développement national.

  • Succès Masra libéré : la grâce présidentielle du président Déby au Tchad

    Succès Masra libéré : la grâce présidentielle du président Déby au Tchad

    Succès Masra libéré grâce à une grâce présidentielle historique au Tchad

    L’opposant tchadien Succès Masra, ancien Premier ministre et figure incontournable de l’opposition, a recouvré sa liberté ce vendredi. Le président Mahamat Idriss Déby a signé un décret accordant sa grâce totale, mettant un terme à plus d’un an d’emprisonnement. Condamné à vingt ans de prison ferme, Masra était incarcéré depuis plusieurs mois, une situation qui avait suscité de vives réactions tant au niveau national qu’international.

    Succès Masra gracié par le président Mahamat Idriss Déby au Tchad

    Une grâce présidentielle totale et sans condition

    Le décret présidentiel, publié officiellement par la présidence tchadienne, stipule une remise totale des peines privatives de liberté pour Succès Masra. Cette décision intervient après plus de douze mois de détention, une période marquée par des contestations et des mobilisations en sa faveur. Le texte précise que cette mesure s’inscrit dans le cadre d’une application large de la clémence présidentielle, touchant également d’autres responsables politiques.

    Une figure de l’opposition tchadienne sous les projecteurs

    Économiste de formation, Succès Masra s’est imposé comme l’un des principaux leaders de l’opposition au Tchad. Nommé Premier ministre en janvier 2024, il avait rapidement pris ses distances avec le pouvoir en place, notamment après avoir dénoncé des irrégularités lors de l’élection présidentielle remportée par Mahamat Idriss Déby. Son parti, Les Transformateurs, avait alors joué un rôle central dans les contestations post-électorales, renforçant son influence auprès de la jeunesse tchadienne.

    Un geste politique aux enjeux majeurs

    La libération de Succès Masra s’inscrit dans un contexte politique complexe au Tchad. Arrivé au pouvoir en 2021 à la suite du décès de son père, Idriss Déby Itno, le président actuel cherche à consolider son autorité. Cette grâce présidentielle pourrait être interprétée comme une tentative de désamorcer les tensions avec l’opposition, tout en maintenant un équilibre fragile dans un pays où les libertés politiques restent sous haute surveillance. Reste à savoir si cette décision ouvrira la voie à un dialogue plus large ou si elle restera un geste ponctuel sans lendemain.

  • Crise politique au Sénégal : sonko contre-attaque face aux amendements de diomaye faye

    Crise politique au Sénégal : sonko contre-attaque face aux amendements de diomaye faye

    crise politique au Sénégal : sonko contre-attaque face aux amendements de diomaye faye

    Les tensions entre l’exécutif et le législatif au Sénégal atteignent leur paroxysme. Après les déclarations de patrimoine, c’est désormais l’examen des crédits spéciaux qui cristallise les divergences.

    Le bras de fer entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko s’intensifie. Hier, la commission des Finances a examiné une proposition de loi sur les crédits spéciaux, mais l’intervention du ministre de la Justice, Moussa Sarr, a déclenché une crise. Six amendements ont été proposés, tous rejetés par les députés de Pastef. Une nouvelle bataille qui pourrait conduire à l’utilisation de l’article 82 lors de la plénière de la semaine prochaine.

    Un changement de stratégie inattendu de Diomaye Faye

    Au lieu d’envoyer Cheikh Diba, ministre de l’Économie, les députés ont été surpris par l’arrivée de Moussa Sarr, garde des Sceaux. Ce dernier a soulevé des incohérences dans la rédaction de la proposition de loi avant de déposer six amendements. Une décision qui a immédiatement provoqué une suspension des travaux, prolongée par des discussions houleuses.

    Le décret d’intérim, signé le 7 août, confirme la volonté de l’exécutif de marquer sa différence. Une manœuvre qui n’a pas échappé aux observateurs politiques.

    Tous les amendements rejetés par les députés de Pastef

    Contrairement à une précédente réunion où un amendement avait été accepté, cette fois-ci, les députés ont opposé une fin de non-recevoir à l’ensemble des propositions de Moussa Sarr. Seul l’amendement d’Alphonse Mané Sambou a été adopté, précisant que le contrôle des crédits spéciaux reviendrait à la Commission des Finances.

    • Article 1er : Le ministre souhaitait étendre les crédits spéciaux à la Primature et à l’Assemblée nationale. Rejeté.
    • Article 5 : L’exécutif voulait modifier la définition des crédits spéciaux, une proposition également rejetée.
    • Contrôle des crédits : Moussa Sarr proposait un contrôle selon les lois en vigueur, contre l’avis des députés qui prônent un contrôle parlementaire.

    Des divergences profondes sur la définition des crédits spéciaux

    La proposition initiale de Guy Marius Sagna et ses collègues limitait les crédits spéciaux aux dépenses de défense, sécurité et renseignement. Diomaye Faye, lui, élargit le champ à la préservation de l’ordre social, des valeurs africaines et de la stabilité nationale. Une divergence majeure qui illustre l’affrontement entre les deux institutions.

    Si la proposition de loi a finalement été adoptée en commission, la plénière de la semaine prochaine promet d’être explosive. L’exécutif devrait réitérer ses amendements, qui seront à nouveau rejetés. Une situation qui pourrait mener à une saisine du Conseil constitutionnel, comme lors du précédent conflit.

    Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale, a déjà prévenu : il s’opposera au vote bloqué, sauf pour les projets de loi. Une position qui pourrait prolonger cette crise institutionnelle.

  • Le Cameroun va-t-il retrouver son système fédéral ?

    Le Cameroun va-t-il retrouver son système fédéral ?

    Le Premier ministre camerounais Joseph Dion Ngute lors de l’ouverture du Dialogue national à Yaoundé en 2019

    Le Cameroun, pays aux multiples cultures et à l’histoire complexe, se trouve aujourd’hui face à un défi majeur : celui de son organisation territoriale. Depuis des décennies, la question du fédéralisme resurgit régulièrement dans le débat public, portée par des revendications portées par les régions anglophones. Mais ce système, qui a structuré le pays sous la présidence d’Ahmadou Ahidjo, peut-il faire son retour ?

    Un système fédéral déjà expérimenté au Cameroun

    Dans les années 1960, le Cameroun a adopté une structure fédérale, combinant deux entités distinctes : la République du Cameroun (francophone) et le Cameroun méridional (anglophone). Cette organisation visait à préserver les spécificités culturelles et linguistiques de chaque région. Cependant, en 1972, le président Ahmadou Ahidjo a transformé le pays en un État unitaire, mettant fin à cette expérience.

    Plus de quarante ans plus tard, les tensions persistent, notamment dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, où des mouvements séparatistes réclament le rétablissement du fédéralisme. Ces revendications s’inscrivent dans un contexte de marginalisation perçue et de lutte pour l’autonomie.

    Les défis d’un retour au fédéralisme

    Le rétablissement d’un système fédéral au Cameroun soulève plusieurs questions. D’abord, celle de la répartition des pouvoirs entre l’État central et les régions. Comment garantir une équité dans la gestion des ressources et des compétences ? Ensuite, se pose la question de la viabilité économique d’un tel système. Les régions anglophones, souvent moins développées, pourraient-elles supporter une autonomie accrue ?

    En 2019, le président Paul Biya a lancé un Dialogue national pour tenter de résoudre la crise anglophone. Cependant, les espoirs d’une avancée significative ont été rapidement douchés par le refus de participation de certains leaders séparatistes. Cette absence a révélé la profondeur des divisions et la difficulté à trouver un terrain d’entente.

    Les positions des acteurs clés

    Les partisans du fédéralisme, notamment au sein des communautés anglophones, estiment que ce système est la seule solution pour mettre fin aux conflits. Ils soulignent que le Cameroun, avec ses deux systèmes juridiques (common law et droit civil), pourrait tirer profit d’une organisation plus décentralisée. À l’inverse, les opposants au fédéralisme craignent une fragmentation du pays et une perte de cohésion nationale.

    L’avenir politique du Cameroun en question

    Le Cameroun, dirigé depuis des décennies par Paul Biya, reste un pays marqué par des tensions internes. La question du fédéralisme n’est pas seulement une affaire de gouvernance, mais aussi de survie nationale. Peut-on imaginer un Cameroun où chaque région dispose d’une autonomie réelle, tout en conservant son unité ?

    Les prochaines années seront déterminantes. Les Camerounais devront se prononcer sur la meilleure voie à suivre : un État unitaire renforcé, une décentralisation poussée, ou un retour au fédéralisme. Une chose est sûre, le débat est loin d’être clos.

  • Daisy akinikoussou dénonce les attaques contre la famille du président gabonais

    Daisy akinikoussou dénonce les attaques contre la famille du président gabonais

    Les propos acerbes d’un militant activiste envers le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema et les membres de sa famille, notamment sa mère, ont déclenché une vive réaction de la part de la députée Daisy Léance Akinikoussou. Dans un communiqué intitulé « Il est temps de dire : ça suffit ! », l’élue du département des Plateaux met en garde contre une dérive qui, selon elle, franchit une ligne rouge en s’attaquant à la dignité des femmes et des familles des responsables publics.

    Pour Daisy Léance Akinikoussou, la liberté d’expression ne doit pas servir de prétexte pour cibler l’intimité des proches d’un dirigeant. Elle rappelle que critiquer un gouvernement ou ses politiques relève du débat démocratique, mais que s’en prendre à sa famille relève de l’irrespect et de l’inacceptable. La députée, également secrétaire générale du Réseau national des femmes députés (RENAFED), insiste sur la nécessité de préserver une frontière claire entre contestation politique et attaques personnelles.

    Ces déclarations font suite à des déclarations attribuées à Landry Mbeng, plus connu sous le pseudonyme « Lanlaire » sur les réseaux sociaux. Pour Daisy Léance Akinikoussou, les attaques envers la mère du chef de l’État constituent une violation des principes fondamentaux de respect et de décence.

    Une mère n’a pas à payer pour les choix de son enfant

    « Une mère reste une mère, qu’importe la fonction de son enfant », déclare sans détour la députée. Elle rappelle que la dignité d’une personne ne peut être remise en cause en raison de ses liens familiaux avec une personnalité publique. Son argument dépasse la simple défense de la famille du président : il s’agit de défendre un principe universel.

    « Défendre la mère du président, ce n’est pas soutenir son régime, c’est défendre le droit de chacun à ne pas être exposé à des attaques gratuites », souligne-t-elle. Pour elle, cette polémique illustre un problème plus large : la banalisation des insultes et des attaques personnelles dans l’espace public.

    Protéger les femmes contre toutes les formes d’humiliation

    En tant que secrétaire générale du RENAFED, Daisy Léance Akinikoussou aborde cette controverse sous l’angle de la protection des droits des femmes. Elle rappelle que le combat pour l’égalité et la dignité féminine ne doit pas être sélectif. « On ne peut exiger le respect pour soi-même tout en participant à l’humiliation des autres », déclare-t-elle.

    Son plaidoyer s’étend à toutes les femmes, sans distinction d’opinions ou d’allégeances : « Défendre les femmes, c’est les défendre toutes, y compris celles dont les choix politiques ou personnels nous opposent ». Elle appelle ainsi à une réflexion collective sur les limites de la violence verbale dans le débat public.

    Un précédent dangereux pour la société gabonaise

    Pour Daisy Léance Akinikoussou, tolérer ces attaques contre les familles des dirigeants ouvre la porte à des dérives bien plus larges. « Si la mère du Président peut être prise pour cible aujourd’hui, demain, ce sera peut-être celle d’un opposant, d’un militant ou d’un simple citoyen », met-elle en garde. Son message est clair : ces pratiques menacent les fondements mêmes du respect et de la coexistence pacifique dans le pays.

    Elle réaffirme que la critique politique est légitime et nécessaire, mais qu’elle doit se limiter aux actes, aux décisions et aux politiques publiques. En aucun cas, elle ne doit devenir un terrain de chasse pour les attaques personnelles.

    Retrouver le sens du débat démocratique

    Cette prise de position s’inscrit dans un contexte où de nombreuses voix dénoncent la dégradation du ton des échanges en ligne au Gabon. La question des limites acceptables dans la confrontation publique est désormais au cœur des préoccupations.

    Daisy Léance Akinikoussou résume sa position en une phrase : « On peut être un adversaire politique déterminé sans pour autant devenir un ennemi de la dignité humaine ». Pour elle, une démocratie saine repose sur la capacité à combattre les idées adverses sans tomber dans l’injure ou la diffamation gratuite.

    Son appel à mettre fin à ces dérives est sans ambiguïté : « Ça suffit ! »