Catégorie : Politique locale

  • Programme d’action du Bénin 2026-2033 : une feuille de route ambitieuse pour l’avenir

    Programme d’action du Bénin 2026-2033 : une feuille de route ambitieuse pour l’avenir

    Programme d’action du Bénin 2026-2033 : une feuille de route ambitieuse pour l’avenir

    Le Bénin s’apprête à franchir une nouvelle étape dans sa gouvernance avec la finalisation prochaine du Programme d’Action du Gouvernement (PAG) pour le septennat 2026-2033. Cette stratégie, dont la présentation est prévue pour la rentrée politique de septembre, incarne une vision audacieuse pour façonner le développement du pays sur le long terme.

    Romuald Wadagni, lors de sa visite à Niamey le 03 juin 2026

    Des orientations stratégiques pour transformer le Bénin

    Selon les explications fournies par le porte-parole du gouvernement, Léandre Wilfried Houngbédji, ce nouveau PAG s’articule autour de trois axes majeurs. L’objectif premier est de réduire drastiquement l’extrême pauvreté à travers des politiques sociales ciblées. Parallèlement, le plan vise à corriger les disparités entre les différentes régions du pays, en garantissant un développement plus équilibré sur l’ensemble du territoire. Enfin, le renforcement de la sécurité nationale constitue un pilier essentiel pour assurer un environnement stable propice aux investissements et au bien-être des populations.

    Une gouvernance réinventée pour une efficacité accrue

    Pour concrétiser ces ambitions, l’organisation du travail gouvernemental est repensée en profondeur. Le Conseil des ministres se réunira désormais chaque mois afin d’évaluer les progrès et d’ajuster les orientations si nécessaire. Des comités interministériels se tiendront tous les quinze jours pour coordonner les actions entre les différents secteurs, tandis que des conseils de cabinet thématiques permettront d’approfondir l’analyse des enjeux spécifiques. Cette réforme structurelle ambitionne d’optimiser la réactivité et l’efficacité des politiques publiques mises en œuvre.

    Une démarche inclusive pour un développement participatif

    Dans la continuité de l’engagement du Bénin au sein du Partenariat pour un Gouvernement Ouvert, l’élaboration finale du PAG 2026-2033 s’appuiera sur un processus de consultations citoyennes inédit. Ces rencontres, organisées dans chacun des douze départements du pays, permettront de recueillir les attentes et les besoins exprimés par les populations locales. Les retours ainsi collectés serviront de base pour ajuster les priorités d’investissement de l’État et garantir que les politiques mises en place répondent aux réalités territoriales, favorisant ainsi un développement plus inclusif et harmonieux.

  • Contestation politique au Gabon : les leaders appellent au respect de la dignité présidentielle

    Contestation politique au Gabon : les leaders appellent au respect de la dignité présidentielle

    Des figures majeures de l’échiquier politique gabonais se sont réunies à Libreville pour condamner avec fermeté les attaques personnelles lancées par certains activistes de la diaspora contre le Président Brice Clotaire Oligui Nguema et sa famille. Une réaction collective qui marque un tournant dans le ton du débat public au Gabon.

    Une déclaration unanime contre les outrances verbales

    Mercredi 12 août, plusieurs responsables politiques gabonais ont présenté une tribune commune pour dénoncer les propos jugés indignes visant le chef de l’État et ses proches. Parmi eux, David Mbadinga, président de l’Union des patriotes gabonais loyalistes (UPGL), a vivement réagi : « Il est tout à fait possible de critiquer un Président sans sombrer dans l’insulte ou la diffamation envers sa mère ».

    Autour de lui, Florentin Moussavou (Conscience et action citoyenne – CAC) et Paskhal Nkoulou (Bloc démocratique populaire – BDP) ont apporté leur soutien à cette prise de position, soulignant l’importance de préserver l’image du pays.

    Des critiques jugées excessives et préjudiciables

    Les leaders politiques ont pointé du doigt des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, où un activiste basé en Suisse, Landry Mbeng (surnommé « Lanlaire »), a multiplié les attaques contre le Président, sa mère et la Première Dame, Zita Oligui Nguema. Pour ces responsables, de tels comportements nuisent gravement à la réputation du Gabon et sapent le débat démocratique.

    David Mbadinga a insisté : « Quand le débat politique se transforme en règlement de comptes personnel, c’est l’ensemble du pays qui en paie le prix en termes d’image et de crédibilité internationale ». Une analyse partagée par ses collègues, qui rappellent que la contestation doit rester constructive et respectueuse.

    Un appel à l’unité nationale en août

    À l’approche du mois d’août, traditionnellement dédié à la célébration de la Nation, les signataires de la déclaration ont lancé un appel solennel à l’apaisement. Ils ont appelé chaque Gabonais à « réaffirmer son attachement à la République, à la paix et à la cohésion sociale », au-delà des clivages politiques.

    Pour ces acteurs du paysage politique, l’enjeu est double : maintenir une opposition ferme mais responsable, tout en garantissant que le débat public ne dérive pas vers l’injure ou la désinformation. Une ligne de conduite qui, selon eux, doit primer pour l’intérêt supérieur du Gabon.

  • Action du cnsA en RDC : un pas vers l’apaisement avant le dialogue national ?

    Action du cnsA en RDC : un pas vers l’apaisement avant le dialogue national ?

    Action du CNSA en RDC : un pas vers l’apaisement avant le dialogue national ?

    En République démocratique du Congo, le Conseil national de suivi de l’Accord et du processus électoral (CNSA) a lancé une opération cruciale : le recensement des prisonniers politiques et d’opinion. Une démarche engagée alors que Kinshasa s’apprête à organiser un dialogue inclusif d’envergure nationale. Une initiative qui pourrait, notamment, bénéficier à plusieurs figures proches de l’ex-président Joseph Kabila.

    Prison de Makala à Kinshasa, RDC

    Un recensement pour rétablir l’équilibre juridique en RDC

    Une semaine après le lancement de cette opération, le CNSA insiste sur le caractère universel de cette démarche : « le droit est valable pour tous ». L’objectif ? Alimenter les mesures de décrispation considérées comme essentielles avant l’ouverture d’un dialogue inclusif en RDC. Une liste des prisonniers politiques et d’opinion sera transmise au président Félix Tshisekedi, qui pourra alors prendre des décisions avant le début des discussions entre les acteurs congolais.

    « Le droit n’a pas de couleur » : l’engagement du CNSA

    Le CNSA a établi des critères précis pour examiner les dossiers des personnes potentiellement concernées par une amnistie. Parmi les noms évoqués, Aubin Minaku et Emmanuel Ramazani Shadary, respectivement vice-président et secrétaire permanent du PPRD (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie), parti de l’ancien président Joseph Kabila, pourraient figurer sur cette liste.

    Joseph Olenghankoy, président du CNSA, rappelle avec fermeté les principes fondamentaux : « Je crois que quand on arrête les gens, dans les 48 heures, ils doivent être déférés devant leurs juges naturels. D’après ce que nous savons, certains ont déjà passé près de six mois en prison sans jugement. » Il souligne également l’importance de vérifier la légitimité des poursuites : « Il y a là une entorse au droit. Le droit n’a pas de couleur. Quand on a droit, on a droit. Notre devoir est d’amener toutes ces préoccupations auprès de l’autorité compétente pour faciliter la libération de ces personnes et ainsi créer un climat propice au dialogue national. »

    Le PPRD salue l’initiative mais réclame davantage

    La réaction du PPRD ne s’est pas fait attendre. Lucain Kasongo, cadre du parti, a exprimé sa satisfaction : « Si cette initiative permet la libération de nos camarades, nous ne pouvons qu’y souscrire. Peu importe l’origine de cette démarche, tant qu’elle vise à obtenir la libération d’Aubin Minaku, Emmanuel Ramazani Shadary, Dunia Kilanga, Parole Kamizelo et tant d’autres, nous l’appuyons sans réserve. »

    Récemment, l’ONG Justicia ASBL a également interpellé le ministre de la Justice en lui transmettant une liste de près d’une centaine de personnes identifiées comme prisonniers politiques et d’opinion.

    Des condamnations à mort à lever pour instaurer la confiance

    Parmi les cas les plus sensibles figurent les condamnations à mort prononcées contre l’ancien président Joseph Kabila et Corneille Nangaa, coordonnateur de la rébellion de l’AFC/M23. Timothée Mbuya, coordonnateur de Justicia ASBL, estime que ces condamnations devraient être annulées pour contribuer à un climat de confiance politique. « Une mesure politique visant à annuler ces condamnations, notamment celles de l’ancien président Joseph Kabila et de Corneille Nangaa, est indispensable. Tout cela participe à l’effort global pour instaurer une confiance politique nécessaire à la tenue d’un dialogue inclusif. »

    Reste à savoir si cette initiative du CNSA aboutira à des mesures concrètes de décrispation, alors que les appels à un dialogue inclusif se multiplient dans tout le pays.

    Joseph Olenghankoy, président du CNSA, Kinshasa 2026
  • Recensement des prisonniers politiques en RDC : le CNSA ouvre la voie au dialogue

    Recensement des prisonniers politiques en RDC : le CNSA ouvre la voie au dialogue

    recensement des prisonniers politiques en RDC : le CNSA ouvre la voie au dialogue

    Joseph Olenghankoy
    Bâtiment institutionnel en République démocratique du Congo

    Une semaine après le lancement du recensement des prisonniers politiques et d’opinion en République démocratique du Congo, le Conseil national de suivi de l’Accord et du processus électoral (CNSA) rappelle que ce dispositif s’applique à tous les citoyens éligibles. L’objectif ? Garantir l’accès à la justice pour chacun, sans distinction.

    Ce recensement s’inscrit dans une démarche de détente politique, considérée par le CNSA comme une étape incontournable avant l’organisation d’un dialogue national inclusif. Une liste sera transmise au président Félix Tshisekedi afin qu’il puisse engager des actions en amont des discussions entre les différentes forces congolaises.

    Une liste exhaustive pour rétablir l’équité

    Le CNSA a établi des critères stricts pour examiner les dossiers des détenus dont les noms pourraient figurer sur la liste finale. Parmi les mesures envisagées : l’amnistie pour certains cas, notamment ceux ayant dépassé les délais légaux de détention préventive.

    « Le droit n’a pas de couleur », déclare Joseph Olenghankoy, président du CNSA. Il rappelle que toute personne arrêtée doit être présentée à un juge dans les 48 heures. « D’après les informations recueillies, certains détenus croupissent en prison depuis près de six mois sans jugement. Cela constitue une violation flagrante des droits fondamentaux. Notre mission est de signaler ces irrégularités aux autorités compétentes pour qu’elles prennent les mesures nécessaires et libèrent ces personnes, favorisant ainsi un climat propice au dialogue. »

    Le PPRD salue l’initiative du CNSA

    L’annonce a été bien accueillie par le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), dont plusieurs cadres figurent parmi les détenus évoqués. Lucain Kasongo, membre influent du parti, a exprimé sa satisfaction : « Si cette initiative aboutit à la libération de nos compagnons d’armes comme Aubin Minaku, Emmanuel Ramazani Shadary, Dunia Kilanga ou encore Parole Kamizelo, nous ne pouvons que nous en réjouir. Toute démarche favorisant leur libération, quelle qu’en soit l’origine, mérite notre soutien. »

    Des condamnations à mort à réexaminer ?

    Le recensement inclut également des personnalités condamnées à mort, comme l’ancien président Joseph Kabila et Corneille Nangaa, coordonnateur de la rébellion AFC/M23. Timothée Mbuya, coordonnateur de l’ONG Justicia ASBL, insiste sur la nécessité d’annuler ces condamnations pour renforcer la confiance politique : « Une mesure d’envergure s’impose pour lever ces peines. Cela contribuerait à instaurer un climat de confiance essentiel à l’organisation d’un dialogue véritablement inclusif. »

    L’efficacité de cette initiative du CNSA dépendra désormais de la rapidité avec laquelle les autorités réagiront. Les appels en faveur d’un dialogue national se multiplient en République démocratique du Congo, et ce recensement pourrait en être le premier pas concret.

  • Sénégal : près de la moitié des hauts fonctionnaires n’ont pas déclaré leur patrimoine

    Sénégal : près de la moitié des hauts fonctionnaires n’ont pas déclaré leur patrimoine

    © Damien Glez

    Publié aujourd’hui à 17h39 Lecture : 2 minutes.

  • Libreville, vitrine diplomatique de l’afrique à l’approche des célébrations

    Libreville, vitrine diplomatique de l’afrique à l’approche des célébrations

    Politique

    Libreville, vitrine diplomatique de l’Afrique à l’approche des célébrations

    Libreville, le 12 août 2026 — Alors que le Gabon s’apprête à célébrer les 66 ans de son indépendance, la capitale Libreville s’impose comme un carrefour diplomatique majeur du continent. Deux chefs d’État africains ont été annoncés pour assister aux festivités du 17 août, marquant ainsi une volonté claire de renforcer les liens africains.

    Le président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi, et son homologue de la Guinée-Bissau, Horta Inta-A Na Man, feront le déplacement à Libreville. Cette initiative, dévoilée par le porte-parole de la présidence gabonaise, Théophane Nzame Nze Biyoghe, illustre l’ambition du Gabon de faire de sa fête nationale un moment de rassemblement continental.

    Félix Tshisekedi atterrira le 15 août à l’aéroport international Léon-Mba, où il sera accueilli par le président Brice Clotaire Oligui Nguema. Cette visite, précédée d’un passage privé en juillet, s’annonce officielle et s’inscrit dans une logique de renforcement des échanges politiques et économiques entre les deux nations. Pour Libreville comme pour Kinshasa, cette rencontre représente une opportunité unique de consolider leur coopération.

    Trois jours plus tard, le 18 août, Horta Inta-A Na Man sera également présent à Libreville. Sa venue s’inscrit dans une démarche de maintien d’un dialogue permanent entre le Gabon et ses partenaires africains, notamment dans un contexte politique complexe pour la Guinée-Bissau, suite aux événements de novembre 2025.

    Libreville, symbole d’une Afrique unie et stratégique

    Cette séquence diplomatique confère au Gabon une place centrale dans le calendrier des relations africaines. Après deux années de transition, les autorités gabonaises souhaitent démontrer la capacité du pays à restaurer ses institutions et à jouer un rôle actif sur la scène continentale. L’accueil de dirigeants étrangers lors des célébrations nationales permet ainsi de transformer un événement historique en une plateforme politique et économique.

    Le président Oligui Nguema a d’ailleurs souligné que cette édition du 17 août ne se limitera pas à une simple commémoration. Selon son porte-parole, elle sera l’occasion de rendre hommage à l’histoire, d’affirmer l’identité nationale, de rassembler la population et d’évaluer les progrès réalisés pour le bien-être des Gabonais.

    Cette synergie entre célébration nationale et diplomatie offre au Gabon une image d’ouverture et de dynamisme. Pour les dirigeants congolais et bissau-guinéen, Libreville sera également un lieu d’échanges sur les enjeux politiques africains et les modèles de coopération envisageables entre États.

    À quelques jours des festivités, le Gabon ne se contente pas de préparer une fête. Il construit un événement diplomatique où l’histoire nationale sert de fondement à une ambition plus large : celle de faire du pays un acteur incontournable du dialogue africain. La présence de Tshisekedi et de Horta Inta-A Na Man donnera à ces célébrations une dimension continentale, avec un enjeu majeur : concrétiser les gestes protocolaires en partenariats durables, tant sur le plan politique qu’économique.

  • Laurent gbagbo restructure la direction du ppa-ci en Côte d’Ivoire

    Laurent gbagbo restructure la direction du ppa-ci en Côte d’Ivoire

    Une nouvelle gouvernance pour le PPA-CI

    Le Président historique du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), Laurent Gbagbo, a annoncé une réorganisation majeure de la direction de son parti. Dans un communiqué officiel rendu public, il a officialisé la nomination de cinq nouveaux responsables, chargés de piloter différentes composantes stratégiques de l’organisation politique.

    Les cinq piliers de la nouvelle direction

    Cette restructuration s’articule autour de cinq postes clés, chacun doté de responsabilités précises pour assurer une gestion dynamique et collective du parti.

    • Assoa Adou, Premier vice-président, se charge de la ligne politique du parti. Il veille à l’application stricte des statuts, du règlement intérieur et à l’alignement des actions du PPA-CI sur les orientations définies par sa direction.
    • Oulaye Hubert, Deuxième vice-président, supervise la vie interne du parti. Il préside les sessions du Comité Central selon les modalités prévues par les textes fondateurs du mouvement.
    • Ackan Emmanuel, Troisième vice-président, a pour mission d’animer et de dynamiser l’activité politique du parti. Il renforce son rayonnement et gère les relations avec les institutions nationales, en respectant les directives du Président.
    • Justin Koné Katinan, Quatrième vice-président, pilote la politique générale du parti. Il coordonne et suit la mise en œuvre des orientations stratégiques, tout en supervisant l’élaboration du programme gouvernemental.
    • Sébastien Dano Djedje, Président du Conseil Stratégique et Politique (CSP), assure la direction générale du parti. Il supervise l’ensemble des actions et garantit la cohérence des décisions prises.

    Une vision collective pour renforcer le parti

    Laurent Gbagbo a souligné que cette répartition des responsabilités reflète une volonté de moderniser la gouvernance du PPA-CI. « La force de notre formation politique ne repose pas sur un seul homme, mais sur la synergie entre ses responsables et ses militants », a-t-il déclaré.

    Cette réforme s’inscrit dans la continuité de la volonté affichée par l’ancien Président de la République lors de la célébration de la Fête de la Renaissance du PPA-CI, à Songon M’Bratté. L’objectif ? Optimiser le fonctionnement du parti, accroître son efficacité et renforcer sa capacité d’action pour répondre aux défis actuels.

  • Alain-claude bilie-by-nzé : le mgg exige sa libération immédiate

    Alain-claude bilie-by-nzé : le mgg exige sa libération immédiate

    Dans un élan de soutien au président de la République Brice Clotaire Oligui Nguéma et au nom de la défense des valeurs démocratiques, le Mouvement pour la Grandeur du Gabon (MGG), dirigé par Christian Mermance N’nang Nsome, a réclamé ce jour la libération sans condition d’Alain-Claude Bilie-By-Nzé, président du parti Ensemble Pour le Gabon (EPG) et figure de l’opposition, actuellement détenu à la Prison centrale de Libreville.

    Gabonactu.com / Alain Claude Bilie By Nze

    Cette demande s’appuie sur la nécessité de préserver l’intégrité de la justice gabonaise et de protéger les acquis démocratiques arrachés au prix de luttes acharnées par les 102 formations politiques du pays, certaines aujourd’hui menacées de dissolution en raison de l’application de la nouvelle loi sur les partis politiques.

    Un engagement au-delà des clivages politiques

    Christian Mermance N’nang Nsome, président du MGG, précise que son intervention ne vise pas à défendre une personne en particulier, mais à exiger ce que la classe politique, la société civile et les médias gabonais auraient dû réclamer pour lui-même après ses sept mois d’emprisonnement illégal à la Prison centrale de Libreville. « Ma démarche ne consiste pas à prendre la défense d’un individu, mais à agir comme j’aurais souhaité que l’on agisse pour moi lorsque j’ai été retenu captif sans raison valable », déclare-t-il.

    Malgré son soutien affiché au chef de l’État, il refuse de se soumettre à une logique de soumission aveugle, souvent qualifiée de ‘kounabélisme’ dans le paysage politique gabonais. Son appel à la justice s’inscrit dans une quête de vérité et de respect des droits fondamentaux.

    Un appel à la responsabilité des magistrats

    Fort de son expérience personnelle, Christian Mermance N’nang Nsome exhorte les magistrats gabonais à faire preuve de courage et d’indépendance dans l’affaire impliquant Alain-Claude Bilie-By-Nzé. « Je crois en la justice gabonaise. Les juges doivent appliquer la loi avec rigueur, comme ils l’ont fait à mon égard lors de ma détention », insiste-t-il.

    Il évoque les conséquences dévastatrices de son propre emprisonnement, tant sur le plan matériel que sur sa santé, désormais fragilisée. « Mon incarcération a causé des dommages irréparables dans ma vie et celle de mes proches. Pourtant, certains semblent penser qu’ils peuvent disposer des vies d’autrui sans remords ni conséquences », déplore-t-il.

    Un combat pour la liberté d’expression

    Dans un contexte politique marqué par une montée des restrictions, où l’expression d’une opinion divergente est souvent assimilée à une atteinte à l’ordre public, le président du MGG refuse de se taire. « Hier, c’était moi. Aujourd’hui, c’est Bilie-By-Nzé. Qui sera la prochaine cible ? », s’interroge-t-il, mettant en garde contre les dérives autoritaires.

    Malgré les risques d’ostracisme et les pressions potentielles, il assume pleinement sa position, convaincu que le silence ferait de lui un complice passif face à l’histoire. Son message est clair : la justice doit triompher, et les libertés fondamentales doivent être préservées.

  • Les fonds politiques au Sénégal, une vieille pratique sous le feu des débats

    Les fonds politiques au Sénégal, une vieille pratique sous le feu des débats

    Un débat explosif sur les fonds réservés à la Primature

    Le sujet des fonds politiques agite actuellement la scène politique sénégalaise. Entre plateaux télévisés et réseaux sociaux, élus, anciens ministres et parlementaires s’affrontent sur une question cruciale : qui, avant Ousmane Sonko, a réellement utilisé ces enveloppes discrétionnaires attribuées à la Primature, et dans quel but ? Ce débat survient alors que l’Assemblée nationale, sous la présidence de Sonko, examine en session extraordinaire depuis le 10 août une proposition de loi visant à encadrer ces crédits spéciaux, en parallèle d’autres textes sur la déclaration des biens, le Code du travail et la création de six commissions d’enquête.

    L’intervention d’Aly Ngouille Ndiaye, ancien ministre de l’Intérieur, a mis le feu aux poudres. Invité sur SenTV, il a affirmé qu’Ousmane Sonko serait le premier Premier ministre à bénéficier de ces fonds : « En réalité, il a été le premier à y avoir droit. Moi, je n’ai pas été Premier ministre, mais il y a des anciens Premiers ministres qui m’écoutent. Boun Abdallah Dionne n’en a pas bénéficié de son vivant, et Amadou Ba non plus. »

    L’ancien ministre a également soulevé des interrogations sur le montant de 1,7 milliard de francs CFA évoqué par Sonko, sans préciser si cette somme était allouée par trimestre ou par an. « Si c’était annuel, Sonko aurait disposé de 8 milliards. Pourtant, les premiers 1,7 milliard ont été épuisés rapidement. Son successeur n’a rien trouvé à la Primature », a-t-il déclaré. Ces déclarations ont relancé les tensions, d’autant plus qu’Aly Ngouille Ndiaye a suggéré qu’Ousmane Sonko inclue son propre cas dans les futures commissions d’enquête pour plus de transparence.

    Des anciens Premiers ministres contredisent la version d’Aly Ngouille Ndiaye

    Les réseaux sociaux et les archives télévisuelles ont rapidement réagi aux propos de l’ancien ministre. Souleymane Ndéné Ndiaye, dernier Premier ministre d’Abdoulaye Wade, a révélé sur le plateau de « Faram Facce » en avril 2025 : « Même en tant que Directeur de cabinet, j’avais déjà accès à des fonds politiques. Chaque fin de mois, on me remettait une enveloppe. » Une déclaration qui remonte bien avant son passage à la Primature, invalidant ainsi la thèse selon laquelle Ousmane Sonko serait le premier bénéficiaire de ce système.

    D’autres témoignages, attribués à Macky Sall et Idrissa Seck, anciens Premiers ministres sous Wade, ainsi que des archives révélant qu’Abdoulaye Wade aurait parfois puisé dans ses propres fonds politiques pour soutenir son chef du gouvernement, ont alimenté le débat. Ces éléments montrent que la pratique des fonds politiques n’est pas une nouveauté récente au Sénégal.

    La réponse du camp gouvernemental face aux polémiques

    Face aux critiques, Elimane Pouye, directeur général de la SOGEPA SN, a qualifié les affirmations sur les fonds politiques de « gratuites ». Il a appelé à comparer les budgets de la Primature pour les années 2023, 2024 et 2025, soulignant que les variations s’expliquaient par les changements institutionnels. Pour lui, le vrai débat ne porte pas sur l’existence de ces fonds, mais sur leur utilisation et leur contrôle dans un cadre démocratique. « L’important est de savoir comment l’argent public est géré, pas de polémiquer sur des montants », a-t-il insisté.

    Plusieurs voix proches du parti Pastef ont rappelé que ce dernier dénonçait depuis 2014 l’absence de contrôle sur ces fonds et que leur réforme figurait dans son programme électoral dès 2019. Une façon de rappeler que la pratique était déjà documentée bien avant l’arrivée d’Ousmane Sonko à la tête du gouvernement en 2024.

    Une histoire révélée par les archives et les rapports

    L’histoire de ces fonds remonte à plusieurs décennies. Sous Abdou Diouf, leur montant s’élevait à environ 650 millions de francs CFA, tandis qu’il aurait atteint près de 8 milliards sous Abdoulaye Wade. Un rapport des Inspecteurs généraux d’État (IGE) pour la période 2008-2012 a révélé que 108 milliards de francs CFA de fonds politiques avaient été consommés, dont 48 milliards sans aucune régularisation comptable. Ces chiffres, longtemps restés dans l’ombre, illustrent l’ampleur des pratiques opaques liées à ces enveloppes.

    Un exemple marquant est celui du Programme national de développement local (PNDL), un fonds de 100 milliards de francs CFA confié à la Primature. Une enquête avait visé Idrissa Seck après son départ du gouvernement Wade en 2004, l’accusant de gestion opaque et d’enrichissement illicite, notamment autour de deux biens immobiliers à Saly et Atlanta.

    Les députés réclament un encadrement légal des fonds politiques

    Plusieurs députés ont pris position pour un encadrement strict de ces fonds. Guy Marius Sagna, député de la majorité, a révélé avoir soumis dès septembre 2025 une proposition de loi pour créer une « Commission de vérification des crédits fonds politiques ». Il a indiqué qu’Ousmane Sonko avait préféré attendre une initiative gouvernementale plutôt que de porter lui-même la réforme. « Le président Sonko a demandé à ce que cela soit discuté avec les autorités compétentes », a-t-il précisé.

    Thierno Alassane Sall, ancien ministre de l’Énergie et député, a qualifié ces fonds de « vol », dénonçant leur absence de base légale. « Ce n’est pas au Premier ministre d’en parler, c’est au Parlement de légiférer », a-t-il lancé à l’Assemblée nationale. Cependant, il a nuancé en distinguant ces fonds des crédits votés pour le renseignement présidentiel, qui ne doivent pas être confondus avec les fonds actuellement contestés.

    El Hadj Momar Samb, secrétaire général de la RTA-S, a critiqué un « opportunisme » de la part de la majorité, rappelant que plusieurs de ses membres ont occupé des postes clés sans agir plus tôt pour encadrer ces fonds. Il a plaidé pour un contrôle parlementaire élargi, incluant la gestion de l’ONAS, la traçabilité des revenus pétroliers et les indemnités des victimes de crises politiques.

    Transparence ou maintien des fonds ? La position des autorités

    Interrogé en mai dernier, le président Bassirou Diomaye Faye a justifié le maintien de ces fonds, évoquant leur rôle dans le renseignement et la solidarité sociale. « Une suppression pure et simple créerait un vide face à des besoins urgents », a-t-il argumenté. Ousmane Sonko, quant à lui, a exclu leur suppression tout en se disant favorable à leur encadrement. En mai 2026, il avait cité devant l’Assemblée nationale le montant de 1,77 milliard de francs CFA alloué à la Primature.

    La session extraordinaire ouverte le 10 août 2026 examine en urgence une proposition de loi pour encadrer les crédits spéciaux et fonds secrets, ainsi qu’un texte modifiant l’article 37 de la Constitution sur la déclaration de patrimoine du président de la République. Ce débat illustre la tension entre une pratique institutionnelle ancienne, pratiquée sous plusieurs régimes depuis Abdou Diouf, et les exigences de transparence portées par les nouvelles autorités depuis leur arrivée au pouvoir en 2024.

  • Neuf hauts responsables sénégalais épinglés par l’ofnac pour non-déclaration de patrimoine

    Neuf hauts responsables sénégalais épinglés par l’ofnac pour non-déclaration de patrimoine

    Neuf hauts responsables sénégalais épinglés par l’Ofnac pour non-déclaration de patrimoine

    Neuf hauts responsables sénégalais épinglés par l'Ofnac pour non-déclaration de patrimoine

    Dans son dernier rapport provisoire, l’Ofnac révèle que la majorité des manquements concerne le pouvoir exécutif, avec sept postes concernés au sein du Palais présidentiel et de ses structures associées.

    L’Office national de lutte contre la corruption (Ofnac) vient de publier son répertoire provisoire en date du 31 juillet 2026, mettant en lumière des lacunes significatives dans le respect de l’obligation de déclaration de patrimoine par les plus hautes autorités de l’État. Neuf personnalités occupant des fonctions stratégiques, directement liées à la Présidence ou à l’Assemblée nationale, figurent parmi les contrevenants.

    L’analyse détaillée montre que l’Exécutif concentre la grande majorité de ces manquements, avec sept cas recensés. Parmi les postes concernés au sein de l’entourage présidentiel ou de ses organismes affiliés, on retrouve notamment le représentant personnel du Chef de l’État à l’Organisation internationale de la Francophonie, l’Envoyé spécial du Président, ainsi que le directeur du Service du protocole présidentiel. S’ajoutent à cette liste des responsables administratifs et financiers de plusieurs institutions clés : la Commission de protection des données personnelles (Cdp), le Comité national de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Cn-Itie), l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp), ainsi que l’Agence de promotion des investissements et des grands travaux (Apix-Sa), relevant du secteur parapublic.

    Côté législatif, l’Ofnac a identifié deux manquements au sein du Bureau de l’Assemblée nationale : la huitième vice-présidente de l’institution, ainsi qu’un ancien troisième vice-président, dont le mandat a pris fin sans déclaration préalable. L’organisme souligne cependant que tous les ministres en fonction ont respecté leurs obligations dans les délais impartis.

    L’Ofnac tient à préciser que cette situation ne remet pas en cause la conformité globale des membres du gouvernement, tous ayant rempli leur devoir de transparence patrimoniale. La mention « Néant » a été systématiquement enregistrée pour cette catégorie dans le rapport.

  • Ousmane Sonko clarifie l’ordre du jour de la session parlementaire extraordinaire au Sénégal

    Ousmane Sonko clarifie l’ordre du jour de la session parlementaire extraordinaire au Sénégal

    Ousmane Sonko clarifie l’ordre du jour de la session parlementaire extraordinaire au Sénégal

    Lors d’une plénière marquée par des tensions, le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a pris la parole pour lever les ambiguïtés autour de la session parlementaire extraordinaire convoquée cette semaine. Face aux critiques et aux accusations de dérive institutionnelle, il a rappelé le fondement juridique des travaux à venir et précisé les contours d’un ordre du jour ambitieux, incluant cinq textes législatifs majeurs et six commissions d’enquête.

    Cinq textes législatifs au cœur des débats

    Ousmane Sonko a ouvertement défendu la légitimité de cette session, insistant sur la nécessité de faire avancer des réformes structurelles. Les députés devront examiner trois projets de loi gouvernementaux et deux propositions parlementaires. Parmi les textes les plus attendus figurent :

    • Le projet de loi n°15-2026, relatif au Code du travail, visant à moderniser le cadre réglementaire des relations professionnelles ;
    • Le projet de loi n°16-2026, portant sur le Code de la sécurité sociale, pour renforcer la protection sociale des citoyens ;
    • Le projet de loi n°25-2026, dédié à la protection des infrastructures critiques et à la sécurité numérique, une priorité dans un contexte de cybermenaces croissantes.

    Deux propositions de loi, portées par des députés, retiennent particulièrement l’attention : la proposition n°33-2026, qui propose une modification de l’article 37 de la Constitution, et la proposition n°34-2026, centrée sur le régime juridique des crédits spéciaux. Ces textes, jugés urgents par leurs auteurs, bénéficieront d’une procédure accélérée, tandis que la Conférence des présidents déterminera le calendrier précis des débats.

    Six commissions d’enquête pour éclairer des dossiers sensibles

    En parallèle des réformes législatives, l’Assemblée nationale a acté la création de six commissions d’enquête parlementaire. Ces structures auront pour mission d’éclairer des sujets controversés, parmi lesquels :

    • Les irrégularités dans la gestion du foncier et les cessions d’immeubles publics ;
    • L’utilisation des mécanismes financiers de type TRS, souvent pointés du doigt pour leur manque de transparence ;
    • Les dysfonctionnements du programme « Un étudiant, un ordinateur » ;
    • Les abandons de recettes fiscales et les exonérations non justifiées ;
    • Les conditions d’attribution et de renouvellement des licences de pêche.

    Ousmane Sonko a tenu à préciser que ces commissions disposeront d’un délai de six mois pour mener leurs investigations, conformément au règlement intérieur. Une fois désignées, elles seront composées de onze députés maximum, répartis proportionnellement entre les groupes politiques. Les travaux pourront se poursuivre en dehors des sessions parlementaires, comme le prévoit l’article 58 du règlement.

    Une durée de six mois pour des enquêtes approfondies

    Le président de l’Assemblée a catégoriquement rejeté les rumeurs selon lesquelles ces commissions travailleraient dans l’urgence. « Il n’a jamais été question de finaliser ces enquêtes en quinze jours », a-t-il martelé. Chaque commission devra élire son bureau — composé d’un président, de deux vice-présidents et d’un rapporteur — après ratification de sa création en plénière à la majorité absolue. Une fois leur rapport déposé, il sera transmis au Bureau de l’Assemblée nationale pour suite à donner.

    Ousmane Sonko a rappelé que la convocation d’une session extraordinaire repose sur des bases juridiques solides, encadrées par l’article 7 du règlement intérieur. Selon lui, cette initiative peut émaner du Bureau de l’Assemblée, d’une demande écrite de la majorité des députés ou d’une initiative présidentielle. Une clarification nécessaire pour contrer les critiques sur la légitimité de cette session.

    L’opposition maintient la pression sur la gestion des élections locales

    Malgré les explications d’Ousmane Sonko, l’opposition n’a pas désarmé. Thierno Alassane Sall, figure de l’opposition, a profité de la session pour réitérer ses revendications concernant l’organisation des élections locales. Il a vivement critiqué les propos tenus par Ousmane Sonko, accusant ce dernier d’évoquer un éventuel report des scrutins, alors que l’opposition réclame un respect strict du calendrier électoral.

    « Les élections doivent se tenir à bonne date, avec transparence et concertation avec les acteurs politiques. Il ne s’agit pas de s’enfermer dans un bureau pour organiser des manœuvres à l’insu de tous », a-t-il déclaré, tout en dénonçant l’opacité autour des avis du Conseil constitutionnel. Il a notamment pointé du doigt le refus de publier les décisions relatives à la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024, appelant à plus de clarté dans la gestion des institutions.

    Thierno Alassane Sall a également interpellé l’Assemblée sur les fonds politiques, exigeant une meilleure transparence dans leur gestion. Pour lui, Ousmane Sonko devrait incarner l’exemplarité avant de critiquer les autres.

    Accusations de « gestion messianique » et absentéisme record

    Sur le front politique, Aldiouma Sow, ministre conseiller du président de la République, a vivement critiqué la majorité parlementaire à travers un message publié sur les réseaux sociaux. Il a pointé un absentéisme record lors de l’ouverture de la session, qualifiant ce phénomène de « signal d’un malaise profond » au sein de la majorité.

    « Les 34 % d’absents ne sont pas un hasard, mais le reflet d’un désaveu irréversible envers une gestion que certains qualifient de messianique », a-t-il écrit. Il a dénoncé une stratégie visant à marginaliser les députés patriotes au profit de « carriéristes recyclés en conseillers techniques », prêts à prendre les places laissées vacantes en cas de nouvelle législature.

  • Sénégal : les élections locales de 2027 menacées par une crise politique ?

    Sénégal : les élections locales de 2027 menacées par une crise politique ?

    Vos réactions – Sénégal : les élections locales de 2027 pourraient-elles être reportées ?

    parlement de Dakar

    Alors que Bassirou Diomaye Faye et son ancien allié politique semblent désormais en rupture, l’entourage d’Ousmane Sonko accuse le Président de la République, qui vient de fonder son propre parti, de vouloir reporter les élections locales prévues pour janvier 2027. Mais ces allégations sont-elles justifiées ? Et surtout, quels pourraient être les motivations du chef de l’État pour modifier le calendrier électoral ? Vos avis nous intéressent.

    Le climat politique au Sénégal traverse une période de tensions accrues depuis plusieurs semaines. La création d’un nouveau parti par le Président Faye, après sa séparation avec son ancien partenaire, a encore complexifié le paysage politique. Dans ce contexte, les spéculations sur un éventuel report des scrutins locaux se multiplient, alimentées par des déclarations ambiguës et des manœuvres perçues comme suspectes par l’opposition.

    Pourquoi ces rumeurs de report des élections locales ?

    Plusieurs éléments alimentent les craintes d’un report des élections locales prévues en janvier 2027. D’abord, la crise politique entre le camp présidentiel et l’opposition, notamment le parti de Ousmane Sonko, s’est intensifiée. Ensuite, la récente création d’un parti indépendant par le Président Faye pourrait être interprétée comme une stratégie pour consolider son pouvoir avant les prochains scrutins.

    Certains observateurs s’interrogent : un report des élections permettrait-il au Président de mieux préparer sa nouvelle formation politique ? Ou s’agit-il simplement d’une réaction face à une opposition de plus en plus critique ? Les motivations réelles restent floues, mais les tensions sont palpables.

    Les enjeux d’un éventuel report

    Un report des élections locales aurait des conséquences majeures sur le paysage politique sénégalais. D’un côté, cela pourrait permettre au gouvernement de renforcer sa position et de mieux organiser le scrutin. De l’autre, cela risquerait d’aggraver les tensions avec l’opposition, déjà en proie à des accusations de manipulation politique.

    Les élections locales sont un baromètre crucial de la santé démocratique d’un pays. Leur report, même temporaire, pourrait être perçu comme une atteinte à la légitimité des institutions et un signe de fragilité du système politique.

    Que dit la constitution sénégalaise ?

    Selon la Constitution du Sénégal, les élections locales doivent se tenir à intervalles réguliers pour garantir la représentation des citoyens. Un report ne peut être justifié que par des raisons exceptionnelles, comme une crise sanitaire majeure ou un danger pour la sécurité nationale. Rien ne laisse penser, à ce stade, que de telles conditions soient réunies.

    Pour l’opposition, un report des élections serait une manœuvre politique pour éviter une défaite électorale. Pour le camp présidentiel, il s’agirait plutôt d’une mesure de prudence face à un contexte politique instable.

    Les réactions de la société civile

    La société civile sénégalaise reste vigilante face à cette situation. Plusieurs associations et figures publiques ont appelé à la transparence et au respect du calendrier électoral. Elles rappellent que tout report doit être justifié par des motifs sérieux et non par des calculs politiques.

    Pour elles, la stabilité politique du pays passe avant tout par le respect des institutions et des règles démocratiques. Un report des élections sans raison valable pourrait affaiblir la confiance des citoyens dans leurs dirigeants.

    Comment réagir à cette actualité ?

    Cette situation soulève de nombreuses questions : Faut-il craindre un report des élections locales ? Quels seraient les impacts sur la démocratie sénégalaise ? Et surtout, que pensent les citoyens de cette possible manœuvre politique ?

    Votre avis compte. Partagez vos réflexions, vos craintes ou vos espoirs concernant l’avenir politique du Sénégal. Nous sommes à l’écoute de vos réactions et de vos témoignages.