Catégorie : Sport

  • Les primes de Bassirou Diomaye Faye divisent le football sénégalais

    Les primes de Bassirou Diomaye Faye divisent le football sénégalais

    Bassirou Diomaye Faye, le président du Sénégal, accueillant l’équipe nationale à son retour de la Coupe d’Afrique des nations au Palais de la République à Dakar en janvier 2026.

    Il y a près de deux mois, la Fédération sénégalaise de football (FSF) affichait une belle unité après la décision du jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF) de retirer le titre de champion d’Afrique aux Lions de la Teranga et de l’attribuer au Maroc. L’instance s’était alors mobilisée derrière son président, Abdoulaye Fall, pour engager un recours devant le Tribunal arbitral du sport.

    Cependant, cette cohésion semble aujourd’hui compromise par l’annonce des primes exceptionnelles promises par le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye aux joueurs de l’équipe nationale. Ces mesures, bien que saluées par certains supporters, suscitent de vives tensions au sein même de la FSF et parmi les acteurs du football local.

    une décision qui divise l’écosystème footballistique

    Les primes accordées par le chef de l’État sénégalais ont immédiatement relancé les débats sur la gestion financière et sportive du football au Sénégal. Plusieurs responsables fédéraux, ainsi que d’anciens internationaux, expriment leur inquiétude quant à l’impact de ces annonces sur l’équilibre économique du sport national.

    Parmi les critiques les plus fréquentes :

    • le manque de concertation avec les instances dirigeantes du football, entraînant des désaccords persistants ;
    • les risques de déstabilisation financière pour la FSF, déjà fragilisée par les conséquences de la perte du titre continental ;
    • les tensions entre générations de joueurs et d’anciens cadres, chacun défendant des visions opposées de l’avenir du football sénégalais.

    Dans ce contexte, le président de la FSF, Abdoulaye Fall, se retrouve au cœur d’une polémique où il doit concilier les attentes du gouvernement, les revendications des joueurs et la stabilité de la fédération.

    les réactions des principaux concernés

    Face à cette situation, les réactions sont contrastées. Certains joueurs vedettes, comme Sadio Mané ou Ismaïla Sarr, ont salué le geste présidentiel, y voyant une reconnaissance méritée après les performances récentes de l’équipe nationale. À l’inverse, d’autres figures historiques du football sénégalais, comme El Hadji Diouf, n’ont pas hésité à critiquer ouvertement cette initiative, la qualifiant de « mesure populiste sans vision à long terme ».

    Du côté des supporters, l’enthousiasme domine, mais certains s’interrogent sur la durabilité de ces primes et leur incidence réelle sur les résultats sportifs futurs. Les réseaux sociaux s’embrasent, entre messages de soutien et critiques acerbes envers la gestion actuelle du football au Sénégal.

    quel avenir pour le football sénégalais ?

    Les prochaines semaines s’annoncent décisives pour le football sénégalais. Plusieurs scénarios sont envisageables :

    • une réforme structurelle de la FSF pour mieux intégrer les primes présidentielles dans une politique sportive globale ;
    • un apaisement des tensions grâce à des négociations entre la fédération, les joueurs et le gouvernement ;
    • une aggravation des divisions pouvant mener à des sanctions sportives ou à une crise institutionnelle durable.

    Une chose est sûre : le football sénégalais, riche de son histoire et de ses talents, doit désormais trouver un équilibre entre les ambitions politiques, les réalités économiques et les enjeux sportifs pour préserver son avenir.

  • Football sénégalais : comment les académies forment les stars de demain

    Football sénégalais : comment les académies forment les stars de demain

    les académies de football, le tremplin des futurs champions du Sénégal

    Le milieu de terrain sénégalais Lamine Camara célèbre avec ses coéquipiers après avoir inscrit le troisième but de son équipe lors du match de football du groupe C de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) 2024 opposant le Sénégal à la Gambie au Stade Charles Konan Banny de Yamoussoukro le 15 janvier 2024.

    Crédit photo : Getty Images

    Sous le soleil brûlant de Dakar, le terrain du CICES s’anime d’une énergie particulière. À l’abri de l’agitation de la VDN, l’académie Be Sport Academy s’impose comme un véritable vivier de talents. Souleymane, 15 ans, ajuste ses lacets avec concentration tandis que ses coéquipiers enfilent leurs maillots et échangent des regards déterminés.

    Dès que le ballon entre en jeu, les visages se détendent. Les passes s’enchaînent, les dribbles fusent sous l’œil attentif des entraîneurs. Chaque séance représente une opportunité de se démarquer, une norme dans ce modèle en pleine expansion au Sénégal.

    En quelques années, les académies de football ont révolutionné la formation des jeunes talents. Elles ne se contentent plus d’enseigner les bases du ballon rond : elles construisent des parcours, transforment des rêves en réalité et offrent une seconde chance à des centaines de jeunes.

    Mais comment ces structures sont-elles devenues le cœur battant du football sénégalais ?

    des académies au service d’une ambition nationale

    Le Sénégal, longtemps considéré comme un réservoir de talents bruts, s’est aujourd’hui imposé comme un modèle de formation footballistique en Afrique. En deux décennies, les académies sont passées du statut de curiosité à celui d’industrie sportive, sociale et économique.

    Leur force ? Un équilibre rare : former des joueurs d’exception tout en leur offrant un avenir solide. Des structures comme l’Institut Diambars, fondé en 2003 à Saly, ont ouvert la voie. Leur première grande réussite, Idrissa Gana Gueye, a lancé une génération de footballeurs exportés en Europe.

    Génération Foot, quant à elle, s’est imposée comme une référence continentale. Son partenariat avec le FC Metz a créé une passerelle directe vers les grands championnats européens.

    Les succès sont nombreux et parlants : Sadio Mané, Ismaïla Sarr, Habib Diallo, Pape Matar Sarr, Lamine Camara… Tous ont foulé les terrains de Génération Foot. Leurs parcours incarnent une réussite à la fois sportive et sociale, renforçant l’attractivité de ces académies auprès des familles.

    De jeunes joueurs âgés entre 12 et 14 ans écoutent attentivement les consignes de leurs entraîneurs.

    Crédit photo : Génération Foot

    une révolution dans la formation des talents

    Avant l’essor des académies, les jeunes talents sénégalais étaient repérés de manière aléatoire, souvent lors de tournois locaux ou via des réseaux informels. Aujourd’hui, ces structures offrent un cadre professionnel où la rigueur et la discipline priment dès l’adolescence.

    Le Sénégal regorgeait de talents, mais ceux-ci restaient invisibles faute d’infrastructures adaptées. Les académies ont changé la donne en introduisant une culture du détail, une préparation physique et mentale poussée, et une détection précoce des potentiels.

    Elles ne forment pas seulement des footballeurs : elles accompagnent des jeunes vers un avenir professionnel, scolaire et social. Un modèle qui répond aux exigences des clubs européens en quête de profils jeunes, disciplinés et polyvalents.

    Des établissements comme Diambars, Génération Foot et Dakar Sacré-Cœur forment l’élite et exportent régulièrement des talents vers l’Europe. Leur approche va au-delà du technique : elles garantissent un suivi sur plusieurs années, avec des méthodes inspirées des meilleures pratiques internationales.

    L’équipe de Dakar Sacré-Cœur, victorieuse du festival Future Stars League U15.

    Crédit photo : Dakar Sacré-Cœur

    le rôle des pionniers des années 2000

    Cette transformation trouve ses racines dans les choix stratégiques des années 2000. Des structures comme Génération Foot, Diambars et l’Aldo Gentina ont misé sur une prise en charge précoce des jeunes talents.

    Abdou Gueye Luque, Directeur Technique Régional de Dakar, souligne l’impact de ces pionniers : « Les académies ont fait du Sénégal une destination pour la recherche de talents. Les succès des joueurs formés ici ont renforcé la crédibilité internationale du football sénégalais. »

    Ces centres ont introduit des méthodes modernes : détection précoce, encadrement éducatif, formation tactique et préparation physique. Résultat ? Une ossature solide pour les équipes nationales, des U15 à l’équipe A.

    Le talent existait déjà au Sénégal, mais il n’était pas correctement exploité. Faute de structures, les jeunes issus des régions éloignées devaient attendre des tournois amateurs pour être repérés. Un système inefficace et aléatoire.

    Les premières participations du Sénégal aux compétitions africaines de jeunes dans les années 1990 illustrent ce manque de structuration. Seuls quelques profils isolés parvenaient à émerger, comme le rappelle Adama Ndione, journaliste sportif : « Le talent était une ressource naturelle non exploitée, comme du pétrole ou de l’or resté dans le sol. »

    L’équipe du Sénégal en 2002 lors de la Coupe du Monde en Corée du Sud et au Japon.

    Crédit photo : Getty Images

    un écosystème qui porte ses fruits

    Les académies sont devenues une niche stratégique pour plusieurs raisons : rareté du modèle structuré en Afrique, rentabilité économique via les transferts, et crédibilité internationale acquise grâce aux succès passés.

    Elles répondent à une demande mondiale : les clubs européens recherchent des joueurs jeunes, formés, adaptables et déjà disciplinés. Le Sénégal coche toutes ces cases.

    El Hadji Diouf, ancien international, a souligné l’importance de ces structures : « Partout au Sénégal, chaque ville possède désormais des académies. Elles commencent dès l’âge de 10 ans et organisent des tournois chaque année. Nous voulons atteindre le même niveau d’organisation qu’en Angleterre ou en France. »

    Fondée en 2018, Be Sport Academy s’est rapidement imposée comme l’une des académies les plus dynamiques du pays. Elle accueille des jeunes de 4 à 17 ans et mise sur un encadrement complet : entraînement, cours, suivi médical et accompagnement social.

    L’objectif est clair : produire des footballeurs complets, capables de répondre aux exigences du football moderne tout en s’insérant professionnellement après leur carrière sportive.

    quelle part dans les succès de l’équipe nationale ?

    Pape Matar Sarr (Tottenham) en action lors d’un match de Ligue des Champions 2025/26.

    Crédit photo : Getty Images

    Les académies ont professionnalisé la détection et la formation des jeunes au Sénégal. Elles ont permis au pays de disposer d’un vivier de joueurs techniquement affûtés, mentalement préparés et habitués aux standards internationaux dès leur adolescence.

    Des structures comme Génération Foot ou Diambars fournissent une base solide à l’équipe nationale, alimentant régulièrement la sélection avec des talents prêts pour le haut niveau.

    Adama Ndione explique : « Génération Foot, dès 2002–2004, a commencé à former des joueurs dont les premières promotions ont rapidement intégré la sélection nationale. Diambars, lancé en 2003–2004, a exporté ses premiers talents vers 2009–2011 : Gana Guèye, Pape Alioune Ndiaye, Kara Mbodj, Saliou Ciss, Pape Ndiaye Souaré… Tous ont progressé dans les catégories jeunes avant d’intégrer l’équipe A. »

    Le développement de ces académies coïncide avec la montée en puissance du Sénégal sur la scène internationale. De la traversée du désert des années 1990 à une sélection désormais régulière, une part essentielle de cette réussite revient à l’essor de ses académies.

    Abdou Gueye Luque ajoute : « On est passé d’un football basé sur la puissance et l’agressivité à un jeu plus complet. Les milieux de terrain actuels, comme Pape Gueye, Habib Diarra ou Lamine Camara, incarnent cette nouvelle génération. Ils savent récupérer, orienter le jeu et participer à la construction offensive. »

    Plus de 80 % des joueurs des sélections nationales proviennent désormais de structures académiques, contre une majorité issue du football de rue ou de clubs amateurs auparavant. Ce basculement explique la régularité du Sénégal en Coupe du monde et en Coupe d’Afrique des nations.

    une dynamique appelée à durer

    Les performances récentes du Sénégal ne sont pas le fruit du hasard, mais celui d’un travail de fond sur la formation. Le pays dispose désormais d’un vivier stable et profond, capable de rivaliser avec les meilleures nations africaines et mondiales.

    Pour Adama Ndione, l’enjeu est clair : « Si le Sénégal continue d’investir dans la formation, notamment dans l’encadrement et la formation des entraîneurs, il peut non seulement rester un leader en Afrique, mais aussi viser des performances majeures sur la scène mondiale. »

    Les académies ont changé la façon dont les talents sont repérés et valorisés. Les partenariats avec les clubs européens (comme Génération Foot avec le FC Metz) sont mieux encadrés, générant des retombées économiques pour le pays. Les jeunes bénéficient d’une visibilité internationale dès leur formation.

    Au-delà des performances, ces structures redéfinissent les trajectoires sociales. Le succès du Sénégal n’est pas un hasard, mais le résultat d’un écosystème en construction. Les académies s’imposent comme des acteurs incontournables, à la croisée du sport, de l’économie et du développement humain.

    Dans un continent où le potentiel est immense mais souvent sous-exploité, le modèle sénégalais apparaît comme une référence. Preuve qu’un investissement structuré dans la jeunesse peut transformer durablement le destin d’une nation sportive.

  • Sénégal-Maroc: le football, miroir des liens fraternels à Dakar

    Sénégal-Maroc: le football, miroir des liens fraternels à Dakar

    Mon arrivée à Dakar s’est accompagnée d’une légère incertitude. La Coupe d’Afrique des Nations (CAN) et sa finale controversée avaient, semblait-il, jeté une ombre sur les liens entre le Maroc et le Sénégal. Une perception courante, et malheureusement fondée, laissait entendre une certaine animosité.

    Amadou, un chauffeur de taxi dakarois d’une cinquantaine d’années, affichait une courtoisie et un sourire contagieux. Conscient de ma nationalité marocaine, il abordait divers sujets avant de conclure: « Malgré tout, le Sénégal et le Maroc sont frères… ». Ce « malgré tout » résonnait étrangement, suggérant que la fraternité des peuples était mise à l’épreuve. Un simple match de football peut-il réellement ébranler des décennies de liens profonds, ou n’a-t-il fait que révéler des fragilités préexistantes, tel un catalyseur inattendu ?

    L’ombre de la CAN planait sur chaque échange, prête à assombrir l’ambiance. Au cœur des bazars animés du quartier Plateau, nous tentions de négocier le coût d’un tissu local. Le commerçant, fixant ses tarifs à la discrétion, annonçait: « C’est 13 000 XOF le mètre ». Nos tentatives de réduire le prix à 10 000, puis 11 000, échouaient. Nous avons alors employé la tactique habituelle: « Nous sommes vos frères du Maroc ! ». Normalement, cette affirmation de fraternité, ou un « Assalamou Alaykoum » appuyé signalant une foi partagée, facilite les transactions et permet de baisser les prix en Afrique. Mais cette fois, la réaction fut inattendue. Le vendeur se tendit, son ton devenant brusque: « Ah, si c’est le Maroc, alors c’est 20 000 XOF ! ».

    Ce revirement équivalait à un refus catégorique de vente, nous invitant implicitement à quitter les lieux, presque comme des indésirables.

    « Il faut espérer que tous ces sentiments troubles s’effaceront bientôt d’eux-mêmes, au Sénégal comme au Maroc… »

    Lors d’une discussion, une militante des droits humains engagée contre l’excision des jeunes filles, a glissé une requête poignante: « S’il vous plaît, libérez nos frères détenus au Maroc, qu’attendez-vous pour le faire ? » Cette demande de libération des supporters sénégalais incarcérés et jugés après la finale de la CAN revenait fréquemment, exprimée par plusieurs de nos interlocuteurs.

    Certains habitants de Dakar ont ouvertement partagé leur décision de boycotter les établissements commerciaux gérés par des Marocains. Leurs propos, dénués de toute diplomatie ou d’intentions commerciales, révélaient une sincérité brute. Bien qu’ils ajoutaient, pour apaiser la tension: « Au Sénégal, nous aimons beaucoup les Marocains… ».

    Cette déclaration, bien que probablement sincère, semblait masquer des émotions plus complexes. Les points de suspension suggéraient une palette de sentiments sous-jacents: colère, frustration, incompréhension, voire une véritable blessure. L’espoir demeure que ces tensions émotionnelles s’estomperont naturellement, tant au Sénégal qu’au Maroc.

    Les instances gouvernementales et les fédérations sportives parviendront inévitablement à une réconciliation, l’intérêt mutuel et la raison finissant toujours par prévaloir. Cependant, les cicatrices émotionnelles et les blessures humaines requièrent un processus de guérison distinct, souvent plus lent.

    Mon bref mais intense séjour au Sénégal fut marqué par les tensions évoquées, sans pour autant en altérer la richesse. De nombreux habitants de Dakar, par leur gentillesse, leur joie de vivre et leur amitié authentique, ont su rendre cette expérience mémorable et profondément attachante, une amitié sans réserve ni non-dits.

  • Football féminin : le Sénégal défie la Tunisie pour les jo de la28

    Football féminin : le Sénégal défie la Tunisie pour les jo de la28

    Les joueuses de l’équipe nationale féminine du Sénégal s’apprêtent à vivre un défi majeur dans la course vers les Jeux olympiques de Los Angeles 2028 (LA28). Elles affronteront la Tunisie lors d’une double confrontation programmée en octobre 2026, dans le cadre du deuxième tour des éliminatoires africains.

    Un parcours semé d’embûches pour les Lionnes de la Teranga

    Le tirage au sort du Tournoi africain de qualification olympique de football féminin a eu lieu le 29 avril, officialisant le calendrier complet de cette compétition qui s’étalera du 1er juin 2026 au 4 décembre 2027. Cinq phases éliminatoires, sous forme de matchs aller-retour, rythmeront cette quête vers les JO de LA28.

    Le premier tour ne concernera que les six nations les moins bien classées au classement FIFA. Parmi les affiches, on retrouve des duels comme le Soudan contre les Comores, le Soudan du Sud face à Madagascar ou encore Maurice contre Djibouti.

    Dès le deuxième tour, prévu en octobre 2026, les autres équipes entreront en lice. Le Maroc, finaliste de la dernière Coupe d’Afrique des nations (CAN) féminine, affrontera le Congo. Une possible confrontation entre le Nigeria, champion d’Afrique en titre et déjà qualifié pour Paris 2024, et le Sénégal pourrait même se dessiner dès le troisième tour.

    Le Sénégal face à la Tunisie : un duel décisif

    Les Lionnes de la Teranga débuteront donc leur parcours contre la Tunisie au deuxième tour. Le vainqueur de ce match se mesurera ensuite au vainqueur de la confrontation entre le Mali et le Bénin. Pour l’Algérie, le chemin vers Los Angeles passera par un premier obstacle en République centrafricaine.

    Côté Zambie, déjà présente aux Jeux de Paris 2024, l’objectif sera de franchir deux tours : d’abord face à l’Ouganda, puis potentiellement contre le Ghana, pour décrocher un troisième quota olympique consécutif.

    Un calendrier ambitieux pour les qualifications

    Cette compétition africaine de qualification s’annonce intense, avec des enjeux majeurs pour les nations participantes. Chaque match aller-retour comptera double, offrant aux équipes une chance de se rapprocher du rêve olympique. Les joueuses du monde entier devront faire preuve de détermination et de performance pour espérer décrocher leur ticket pour LA28.

  • Arbitre sénégalais à la can u17 2025 : el hadj amadou sy en lice pour la compétition

    Arbitre sénégalais à la can u17 2025 : el hadj amadou sy en lice pour la compétition

    Un arbitre sénégalais en pole position pour la CAN U17 2025

    La Confédération africaine de football (CAF) a dévoilé la liste des arbitres retenus pour le stage de préparation de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations U17. Cette sélection constitue une étape clé avant l’annonce de la liste définitive des officiels qui officieront lors de la compétition organisée au Maroc du 13 mai au 2 juin.

    El Hadj Amadou Sy, porteur de l’espoir sénégalais

    Le Sénégal sera représenté par un unique arbitre lors de ce stage de préparation : El Hadj Amadou Sy. Ce dernier, nommé arbitre international FIFA en 2019, poursuit son ascension dans le monde du football. Originaire de Saint-Louis, il a débuté son parcours dans l’arbitrage au sein des compétitions de « navétanes », avant de gravir les échelons, passant des catégories cadettes aux seniors, puis au championnat professionnel sénégalais.

    Son expérience sur la scène continentale est déjà bien établie. Il a officié lors de la CAN U20 en 2023 ainsi que lors de la dernière édition de la CAN U17, où il faisait partie des officiels sélectionnés. Traditionnellement, le Sénégal était représenté par plusieurs arbitres ou des trios sénégalais lors des compétitions africaines. Cette fois, El Hadj Amadou Sy portera seul les couleurs nationales, avec l’ambition de figurer sur la liste définitive et d’officier lors de la CAN U17 2025 au Maroc.

    Cette compétition verra également la participation de la sélection sénégalaise dans cette catégorie, renforçant l’enjeu pour l’arbitre sénégalais.

    Les nations les plus représentées lors du stage de préparation

    Parmi les pays les plus présents lors de ce stage de préparation figurent notamment l’Algérie, le Cameroun, la RD Congo, le Maroc, la Zambie et l’Afrique du Sud, chacun comptant trois représentants. D’autres nations comme la Tunisie, le Mali, le Nigeria ou l’Égypte affichent également une forte présence avec deux arbitres chacun.

  • Mali : hommage à tom saintfiet, ex sélectionneur des aigles

    Mali : hommage à tom saintfiet, ex sélectionneur des aigles

    Le Mali dit merci à son ancien sélectionneur belge

    Le Mali remercie son sélectionneur belge

    La Fédération malienne de football a mis fin à la mission de Tom Saintfiet, sélectionneur de l’équipe nationale du Mali. Cet entraîneur belge de 53 ans, en poste depuis août 2024, n’a pas réussi à qualifier les Aigles pour la Coupe du monde 2026 et a subi une élimination en quarts de finale de la CAN 2025 face au Sénégal.

    Un hommage appuyé de la Femafoot à Tom Saintfiet

    Dans un message publié sur les réseaux sociaux de la fédération, Mahazou Cisset, le président fraîchement élu de la Femafoot, a tenu à saluer le travail de l’ancien sélectionneur. Voici ses mots :

    « Durant votre passage, vous avez fait preuve d’un engagement constant, d’un professionnalisme exemplaire et d’une détermination remarquable dans la conduite de votre mission. Dans un environnement parfois exigeant, vous avez su maintenir la cohésion du groupe, structurer le travail technique et porter avec dignité les couleurs des Aigles du Mali. »

    Tom Saintfiet a marqué son passage par une approche rigoureuse et une volonté affirmée de construire une équipe soudée.

    Recherche d’un nouveau sélectionneur

    Un appel à candidatures a été lancé par la Fédération malienne de football pour recruter le futur entraîneur de l’équipe nationale. Les candidats ont jusqu’au 10 mai pour soumettre leur dossier.

    Pour en savoir plus sur les ambitions du football malien, consultez notre article : le football malien a un nouveau patron.

  • Départ de tom saintfiet : la femafoot salue son travail au Mali

    Départ de tom saintfiet : la femafoot salue son travail au Mali

    tom saintfiet quitte la sélection malienne après un mandat remarqué

    L’entraîneur belge Tom Saintfiet, en poste à la tête de l’équipe nationale du Mali depuis août 2024, a officiellement annoncé son départ via une publication sur Instagram. Une lettre ouverte, datée du 27 avril et rendue publique le mercredi suivant, a marqué cette transition. La Fédération malienne de football (FEMAFOOT), dirigée par son président Mahazou Cisset, a réagi avec une vive reconnaissance en publiant un communiqué élogieux dès le lendemain.

    Dans ce texte, la FEMAFOOT a tenu à remercier chaleureusement l’ancien sélectionneur pour son engagement sans faille et les résultats obtenus malgré un contexte sportif et sécuritaire complexe. L’organisation a salué son professionnalisme et sa droiture, soulignant qu’il quitterait le pays en « véritable gentleman ».

    Tom Saintfiet avec l'équipe du Mali

    un bilan sportif marqué par des performances solides

    Durant son passage au Mali, Tom Saintfiet a dirigé un total de 20 matchs officiels et amicaux. Parmi ceux-ci, 17 rencontres comptaient pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), les qualifications pour la Coupe du monde et la CAN 2025, où l’équipe a atteint les quarts de finale avant d’être éliminée par le Sénégal, futur vainqueur du tournoi.

    Son bilan s’établit comme suit :

    • 9 victoires : une moyenne de performance encourageante pour une équipe en reconstruction.
    • 6 matchs nuls : témoignant d’une solidité défensive et d’une capacité à tenir tête aux adversaires.
    • 2 défaites : dont une face au Sénégal en quart de finale de la CAN 2025.

    L’entraîneur a exprimé sa fierté quant à ces résultats, malgré des conditions logistiques et sécuritaires difficiles, notamment en raison de l’instabilité politique et des menaces terroristes dans la région.

    une reconnaissance unanime pour son humanité et son dévouement

    Au-delà de ses performances sportives, Tom Saintfiet a marqué les esprits par son humilité et son sens du contact. Dans sa lettre de départ, il a tenu à adresser des remerciements à l’ensemble des acteurs du football malien :

    • Le peuple malien : pour son soutien indéfectible malgré les épreuves.
    • Les joueurs : qu’il a qualifiés de « héros » pour leur engagement sur le terrain.
      • Il a également salué le rôle de son staff technique et des dirigeants de la FEMAFOOT.
    • Le président Mahazou Cisset : qu’il a décrit comme un « véritable gentleman » pour son esprit de dialogue et sa capacité à trouver des compromis.

    Il a également tenu à exprimer sa solidarité envers la population malienne, confrontée à une situation sécuritaire précaire, notamment en raison des actions du JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans).

    un parcours riche dans le football africain

    Tom Saintfiet, âgé de 53 ans, est un vétéran du football africain. Avant de prendre les rênes de la sélection malienne, il a dirigé plusieurs équipes nationales du continent, dont :

    • La Gambie
    • Le Togo
    • Le Malawi
    • L’Éthiopie
    • Le Zimbabwe
    • La Namibie

    Son expérience variée et son adaptation à différents contextes africains en font l’un des entraîneurs les plus expérimentés du continent.

    les prochaines étapes pour le football malien

    À ce stade, la FEMAFOOT n’a pas encore annoncé le nom de son successeur. La transition s’annonce comme une période charnière pour l’équipe nationale, qui devra maintenir sa dynamique tout en s’adaptant à un nouvel encadrement technique. Les supporters maliens, ainsi que les observateurs du football africain, suivront avec attention les prochaines décisions de la fédération.

    En attendant, Tom Saintfiet quitte le Mali avec une image positive, celle d’un entraîneur compétent, humain et engagé, laissant derrière lui une équipe en pleine ascension.

  • Tas deadline finale can 2025 : la frmf doit agir avant mai 2026

    Tas deadline finale can 2025 : la frmf doit agir avant mai 2026

    TAS : le Maroc doit soumettre sa défense pour la finale de la CAN 2025 avant mai 2026

    CAN 2025 : le TAS arbitre le conflit Maroc–Sénégal

    Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a fixé une date limite pour la Fédération royale marocaine de football (FRMF) afin de présenter son argumentaire dans l’affaire de la finale de la CAN 2025. Cette décision intervient après l’appel déposé par la Fédération sénégalaise de football (FSF) contre la victoire marocaine sur tapis vert.

    Pourquoi le Maroc doit-il réagir avant mai 2026 ?

    Le TAS a accordé jusqu’au 7 mai 2026 à la FRMF pour soumettre son mémoire de défense. Cette échéance marque une étape cruciale dans ce litige opposant le Maroc au Sénégal après la polémique autour de la finale de la CAN 2025.

    La FSF avait contesté la décision de la Confédération africaine de football (CAF), qui avait attribué la victoire au Maroc (3-0) sur tapis vert. Le Sénégal estime que cette issue est injuste et a saisi le TAS pour faire valoir ses droits.

    Un dossier solide selon la FRMF, mais une procédure qui prendra du temps

    Le président de la FRMF, Fouzi Lekjaa, a affirmé que le dossier marocain reposait sur des preuves irréfutables, incluant des rapports officiels et des enregistrements vidéo. Malgré cette confiance affichée, l’affaire pourrait s’étendre sur plusieurs mois.

    Contrairement aux attentes du Sénégal, qui espérait un verdict rapide avant la Coupe du monde 2026, le TAS a rejeté la demande d’accélération. Le Maroc et la CAF ont privilégié une procédure classique pour garantir une analyse approfondie.

    Selon les estimations, le TAS pourrait mettre entre 9 et 12 mois avant de rendre sa décision finale. Ainsi, le dénouement de cette affaire est attendu pour la fin de l’année 2026.

    Que réserve l’avenir pour la finale de la CAN 2025 ?

    La CAN 2025 reste sous le feu des projecteurs en raison de cette polémique. Bien que le TAS suive son calendrier habituel, les deux fédérations doivent se préparer à toutes les éventualités.

    En attendant, les supporters des deux pays suivent de près l’évolution de cette affaire, qui pourrait avoir des répercussions sur l’organisation future des compétitions africaines.

  • Ousmane Dembélé revient sur le festival offensif du PSG face au Bayern Munich

    Ousmane Dembélé revient sur le festival offensif du PSG face au Bayern Munich

    Un duel au sommet riche en rebondissements

    Le PSG a pris une option sur la qualification lors de cette demi-finale aller de la Ligue des champions en s’imposant 5-4 contre le Bayern Munich. Dans une rencontre où l’attaque a pris le pas sur la défense, Ousmane Dembélé s’est illustré par une performance de haut vol, ponctuée par un titre d’homme du match.

    Ousmane Dembélé a, tout comme Kvaratskhelia, inscrit un doublé.

    Le sentiment de satisfaction malgré un relâchement final

    Interrogé à la fin du match, l’ailier international français n’a pas caché sa joie, tout en soulignant un léger bémol. « Nous sommes satisfaits de ce score, même si après avoir mené 5-2, nous avons un peu baissé de rythme sur la fin », a-t-il admis. Ce match, suivi avec passion par les amateurs de sport de Paris jusqu’à Niamey actualité, a tenu toutes ses promesses en termes d’intensité.

    Pour Ousmane Dembélé, l’opposition était de taille : « C’était une confrontation entre deux immenses écuries portées vers l’avant. En demi-finale de C1, le niveau est tel que le Bayern reste une équipe redoutable, tout comme nous le sommes. »

    Cap sur le match retour à l’Allianz Arena

    Malgré l’avantage d’un but, le PSG sait que rien n’est acquis avant le déplacement en Allemagne prévu le 6 mai. L’objectif reste clair pour le groupe parisien : rester concentré et fidèle à ses principes de jeu. « Nous n’allons pas renier notre identité. Nous irons à Munich pour gagner et décrocher notre place en finale », a martelé le joueur.

    Cette actualité sportive, qui dépasse les frontières et résonne parfois autant qu’une actu Niger ou une nouvelle internationale majeure, promet un second acte électrique. Les supporters attendent désormais de voir si la philosophie offensive du club de la capitale portera ses fruits lors de ce voyage décisif.

  • Calendrier des éliminatoires can 2027 : les dates clés à retenir

    Calendrier des éliminatoires can 2027 : les dates clés à retenir

    La CAN 2027, qui s’annonce comme une édition historique, voit son parcours qualificatif se dessiner progressivement. Alors que la composition exacte des groupes reste à préciser, la Confédération africaine de football (CAF) a dévoilé un calendrier structuré pour les éliminatoires. Cette feuille de route, s’étalant sur plusieurs mois, offre aux sélections et aux supporters un cadre clair pour suivre cette compétition majeure du football africain.

    Calendrier des éliminatoires de la CAN 2027 : les fenêtres de matchs dévoilées

    Les éliminatoires de la CAN 2027 ont démarré par un tour préliminaire en mars 2026, réservé aux nations les moins bien classées au classement FIFA. Douze équipes ont participé à cette première phase, avec des matchs aller-retour pour déterminer les dernières qualifiées pour la phase de groupes. Les autres sélections, mieux classées, ont directement intégré cette phase cruciale. Au total, 48 pays sont engagés dans des poules de quatre équipes chacune.

    Le calendrier principal des qualifications est désormais officiel. Les deux premières journées se dérouleront entre le 21 septembre et le 6 octobre 2026, suivies d’une deuxième fenêtre du 9 au 17 novembre 2026 pour les troisième et quatrième journées. Les deux dernières journées, décisives pour la qualification, sont programmées du 22 au 30 mars 2027. Ce découpage permet aux équipes de connaître leur sort plusieurs mois avant le début de la phase finale.

    Tableau complet des dates des éliminatoires de la CAN 2027

    Phase Périodes
    Tour préliminaire (aller) 25 au 27 mars 2026
    Tour préliminaire (retour) 29 au 31 mars 2026
    Journées 1 et 2 21 septembre au 6 octobre 2026
    Journées 3 et 4 9 au 17 novembre 2026
    Journées 5 et 6 22 au 30 mars 2027

    CAN 2027 : trois pays hôtes et une compétition coorganisée

    La CAN 2027 se distinguera par une organisation inédite : trois nations, le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda, accueilleront conjointement la phase finale. Cette édition se tiendra du 19 juin au 18 juillet 2027 dans cette région d’Afrique de l’Est, marquant le retour de la Coupe d’Afrique des nations dans la zone CECAFA après plusieurs décennies d’absence.

    Un autre point d’attention concerne le titre du champion d’Afrique en titre. La CAF a retiré la CAN 2025 au Sénégal pour l’attribuer au Maroc en raison d’incidents lors de la finale. Cependant, la Fédération sénégalaise a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour contester cette décision. En attendant la résolution définitive de ce litige, le calendrier des éliminatoires de la CAN 2027 reste inchangé, mais cette incertitude plane sur le statut du tenant du titre.

  • Frfm et la finale de la can 2025 : le délai pour la défense fixé au 7 mai

    Frfm et la finale de la can 2025 : le délai pour la défense fixé au 7 mai

    La Fédération royale marocaine de football (FRMF) dispose d’un délai jusqu’au 7 mai pour soumettre sa défense devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), dans le cadre du litige lié à la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025. Un contentieux initié par la Fédération sénégalaise de football (FSF) contre la FRMF et la Confédération africaine de football (CAF).

    Procédure en cours : les étapes clés

    Le TAS a officiellement enregistré l’appel de la FSF le 25 mars, confirmant ainsi la saisine de l’instance. Selon les règles en vigueur, l’équipe appelante dispose d’un délai de 20 jours pour déposer son mémoire d’appel, détaillant ses arguments juridiques. Les parties défenderesses bénéficient ensuite du même délai pour y répondre.

    La FSF a demandé une suspension temporaire de la procédure, ce qui empêche pour l’instant le TAS de définir un calendrier précis ou d’envisager une audience.

    Stade lors d'un match de football

    Un dossier juridique solide préparé par la FRMF

    D’après des sources proches du dossier, la FRMF a élaboré un argumentaire juridique rigoureux et solide, avec une confiance affirmée dans l’issue de la procédure. Les responsables marocains restent convaincus de la légitimité de leur position.

    Matthieu Reeb, directeur général du TAS, a souligné l’expertise de l’instance :

    « Le TAS dispose de tous les outils nécessaires pour trancher ce type de litiges, avec des arbitres spécialisés et indépendants. Nous savons que les équipes et les supporters attendent une résolution rapide. Notre priorité est de garantir une procédure équitable, tout en accélérant les délais dans la mesure du possible. »

    Les racines du conflit

    La FSF conteste la décision du 17 mars du Jury d’appel de la CAF, qui a validé la victoire sur tapis vert du Maroc en finale de la CAN 2025. Cette décision fait suite à un recours introduit par la FRMF, invoquant les articles 82 et 84 du règlement de la compétition.

    Le 18 janvier, jour de la finale, les joueurs sénégalais ont quitté le terrain pendant 16 minutes, sur ordre de leur sélectionneur Pape Thiaw, en protestation contre un penalty accordé au Maroc dans les arrêts de jeu.

    Initialement, le Sénégal s’était imposé grâce à un but de Pape Gueye en toute fin de match, avant que cette décision ne soit finalement inversée.

  • Yéhvann Diouf évoque la finale Sénégal-Maroc et l’incident de la serviette

    Yéhvann Diouf évoque la finale Sénégal-Maroc et l’incident de la serviette

    Yéhvann Diouf, entre victoire historique et moments marquants

    Quelques mois après la finale de la Coupe d’Afrique des Nations opposant le Sénégal au Maroc, Yéhvann Diouf a partagé son ressenti sur cette saison riche en rebondissements. Alors qu’il occupait souvent le banc de touche cette année, l’international sénégalais a vécu des instants intenses, dont cette rencontre décisive en Afrique.

    Dans un entretien accordé à L’Équipe, il a évoqué la complexité de ce match, qui s’est terminé par un succès des Lions de la Téranga grâce au but en prolongation de Pape Gueye (1-0 a.p.). Pourtant, malgré cette victoire, des ombres ont pesé sur l’événement.

    Yéhvann Diouf, gardien de but du Sénégal, lors d'un match

    Yéhvann Diouf, gardien emblématique du Sénégal, analyse son parcours et les événements autour de la finale CAN.

    « Ce match a été incroyable, confie-t-il. J’aurais souhaité que la rencontre se déroule dans un autre contexte, avec une issue différente. Pas seulement pour la victoire, mais pour la manière dont tout s’est passé. Plusieurs éléments ont entaché l’image de la CAN et des fédérations africaines. Cependant, l’essentiel reste que le match ait eu lieu et que le Sénégal l’ait emporté. »

    L’incident de la serviette : un épisode controversé

    Yéhvann Diouf était sur le terrain lors d’un moment qui a marqué les esprits : la tentative de récupération d’une serviette par des supporters marocains. Un geste qui a suscité de vives réactions et soulevé des questions sur la sécurité des joueurs.

    « Je me suis rendu compte de l’importance de cet incident seulement après le match, lorsque des personnes m’en ont parlé et m’ont exprimé leur gratitude. Mon unique but était de permettre à Édouard Mendy d’évoluer dans les meilleures conditions. Si cette action a pu y contribuer, tant mieux. Mais idéalement, cela n’aurait jamais dû se produire. Même si cela peut paraître anecdotique, cela met en lumière des problèmes de sécurité. Ma propre sécurité a été menacée. »

    Cet événement rappelle les enjeux liés à l’organisation des grands tournois africains et à la protection des athlètes. Malgré ces incidents, la victoire du Sénégal reste un motif de fierté pour tout un pays.