Centrafrique : des exploitants forestiers imitent les pratiques de Wagner et défient le fisc

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Centrafrique : des exploitants forestiers imitent les pratiques de Wagner et défient le fisc

Les acteurs du secteur forestier en Centrafrique adoptent des méthodes controversées, inspirées par les groupes armés comme Wagner, tout en ignorant délibérément leurs obligations fiscales. Face à cette situation, le ministère de l’Économie forestière a lancé un avertissement solennel à ces exploitants, exigeant le paiement immédiat des taxes d’abattage sous peine de sanctions.

Des pratiques douteuses qui minent l’économie locale

Depuis plusieurs mois, des rapports confirment l’utilisation de techniques d’exploitation forestière non réglementées, similaires à celles employées par des groupes armés dans la région. Ces méthodes, souvent associées à des exactions et à un manque de transparence, permettent aux exploitants d’échapper aux contrôles traditionnels et de réduire leurs coûts au détriment de l’État et des communautés locales.

Parmi les pratiques signalées :

  • L’exploitation illégale des ressources forestières, sans autorisation préalable ni respect des quotas ;
  • Le non-paiement des taxes d’abattage, privant le trésor public de recettes essentielles ;
  • L’utilisation de main-d’œuvre non déclarée, souvent dans des conditions précaires.

Un rappel à l’ordre ferme du ministère

Dans un communiqué officiel, les autorités forestières ont mis en garde les exploitants contre les conséquences de leurs agissements. Le ministère rappelle que le refus de s’acquitter des taxes d’abattage constitue une fraude fiscale passible de poursuites judiciaires. Des équipes de contrôle ont été déployées sur le terrain pour identifier les contrevenants et appliquer les sanctions prévues par la loi.

« Ces pratiques sapent les efforts de reconstruction et de développement durable du pays », a déclaré un haut responsable du ministère. « Nous ne tolérerons plus ces comportements qui nuisent à l’économie et à la souveraineté nationale. »

Des répercussions économiques et sociales

Les conséquences de ces agissements sont multiples. Sur le plan économique, le manque à gagner pour l’État est significatif, alors que le pays cherche à relancer son secteur forestier dans un contexte de crise. Socialement, ces pratiques alimentent les tensions locales et aggravent les inégalités, tandis que les populations riveraines subissent les effets dévastateurs de l’exploitation non durable.

Les autorités appellent désormais les exploitants à se conformer strictement aux réglementations en vigueur. Des campagnes de sensibilisation seront organisées pour rappeler les obligations légales et les sanctions encourues en cas de non-respect.