Le Bénin s’apprête à marquer l’histoire de sa diplomatie africaine en prenant la présidence du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) pour l’intégralité du mois de septembre 2026. Une responsabilité qui s’inscrit dans le cadre d’un mandat de deux ans, attribué récemment au pays lors de l’élection des 15 membres du CPS en février 2026.
Un mandat continental sous haute visibilité
Cette présidence mensuelle, bien qu’elle ne confère pas de pouvoir décisionnel indépendant, offre au Bénin une plateforme stratégique pour influencer les priorités africaines en matière de sécurité. Les préparatifs se sont intensifiés à Addis-Abeba, où la ministre béninoise des Affaires étrangères, Corinne Amori Brunet, a échangé avec le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, en marge de la 49ᵉ session du Conseil exécutif de l’organisation. L’objectif ? Finaliser les contours de cette prise de fonction et définir les axes majeurs de travail pour ce mandat.
Un agenda sur mesure et une influence diplomatique renforcée
En tant que pays président, le Bénin disposera d’un levier essentiel : la définition de l’ordre du jour des sessions du CPS. Une opportunité pour mettre en lumière les crises les plus pressantes du continent, qu’il s’agisse des tensions au Sahel, du conflit au Soudan ou des défis sécuritaires dans la Corne de l’Afrique. Voici les principaux enjeux qui façonneront cette présidence :
- Priorisation des dossiers urgents : Le Bénin pourra orienter les débats vers les zones de crise nécessitant une attention immédiate, en collaboration avec les autres instances de l’UA.
- Coordination institutionnelle renforcée : Une collaboration étroite avec le Groupe des sages et la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples sera mise en place pour harmoniser les actions.
- Représentation des positions africaines : Une tribune unique pour défendre les intérêts du continent sur la scène internationale.
Une fenêtre ouverte sur la scène mondiale
Le timing de cette présidence est particulièrement avantageux, car elle coïncide avec la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York. Une occasion en or pour le Bénin de porter la voix de l’Afrique devant les dirigeants du monde entier, en mettant en avant les enjeux de sécurité collective et de gouvernance. Une démarche qui pourrait renforcer la crédibilité et l’influence du pays sur la scène diplomatique internationale.
