Lors d’une séance du Conseil de sécurité des Nations Unies présidée par la République démocratique du Congo, l’ambassadeur chinois Fu Cong a souligné l’urgence d’agir contre l’escalade des violences sexuelles dans les zones de conflit. Selon lui, ces exactions, souvent utilisées comme arme de guerre, violent les résolutions onusiennes et le droit international, infligeant des traumatismes profonds aux victimes et à leurs communautés.
Fu Cong a rappelé que les violences sexuelles liées aux conflits ont doublé en un an, atteignant des niveaux alarmants, notamment dans des pays comme la République démocratique du Congo. Le diplomate a dénoncé l’utilisation de ces crimes comme stratégie de terreur et de déstabilisation, aggravée par l’activisme des groupes armés et les tensions régionales.
Une responsabilité partagée pour protéger les victimes
Le représentant chinois a insisté sur le principe de souveraineté nationale, rappelant que la lutte contre ces violences incombe en premier lieu aux États concernés. Il a appelé la communauté internationale à respecter leur autorité tout en les soutenant dans le renforcement de leurs capacités sécuritaires et judiciaires. « Les pays doivent être maîtres de leur propre destin », a-t-il déclaré.
Il a salué les efforts de la République démocratique du Congo et de la Colombie, qui ont mis en place des mécanismes d’enquêtes, de réparations et d’assistance aux survivants. « Ces initiatives montrent qu’une approche adaptée aux réalités locales peut porter ses fruits », a-t-il ajouté.
La paix, condition sine qua non pour éradiquer ces crimes
Pour Fu Cong, la stabilité est la clé pour mettre fin à ces violences. « Les conflits armés, l’affaiblissement de l’État de droit et les tensions géopolitiques créent un terrain propice à ces exactions », a-t-il expliqué. Il a plaidé pour un concept de sécurité global, fondé sur la diplomatie préventive, le respect du droit international et une tolérance zéro envers le terrorisme.
Le diplomate a également souligné l’importance d’un soutien financier durable pour les programmes d’assistance aux victimes, souvent confrontés à des pénuries de moyens. « Les donateurs doivent honorer leurs engagements afin que les survivants puissent accéder à des soins médicaux, un soutien psychologique et une réinsertion économique », a-t-il insisté.
Un appel à l’action collective
Cette intervention s’inscrit dans un contexte où les femmes de l’est de la République démocratique du Congo restent particulièrement vulnérables, prises en étau entre les groupes armés locaux et étrangers. L’agression présumée du Rwanda, via le groupe M23, aggrave encore la situation selon les autorités congolaises.
Alors que les initiatives diplomatiques peinent à aboutir, Fu Cong a rappelé que « la paix et la justice ne peuvent être réalisées sans une coopération internationale renforcée ». Son plaidoyer vise à mobiliser les États membres pour qu’ils agissent de concert contre ces crimes odieux.
