La haine contre le Maroc, une arme politique en Algérie

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Quand la diplomatie algérienne bascule dans l’extrémisme

Depuis l’avènement de l’ère Tebboune, l’Algérie semble avoir choisi une voie où la confrontation remplace le dialogue. Les tensions avec le Maroc, bien que historiques, n’ont jamais atteint une telle intensité médiatique et politique. Sous la présidence précédente, les désaccords existaient, mais ils restaient contenus dans une logique de réserve diplomatique. Aujourd’hui, la haine envers le voisin de l’ouest est devenue un outil de communication à part entière, exploité sans retenue.

Une télévision d’État au service d’un discours de rupture

Le lancement d’AL24 News a marqué un tournant dans cette stratégie. Cette chaîne, officiellement dédiée à l’information, semble avoir pour mission principale de propager une image négative du Maroc. Ses présentateurs et chroniqueurs rivalisent d’ingéniosité pour déverser un flot d’insultes et de désinformations, transformant l’antenne en tribune de haine. Peu importe la véracité des propos : l’important est de marquer les esprits.

Les exemples de cette dérive sont légion. Lors des compétitions sportives internationales, comme la Coupe du Monde, la télévision algérienne évite soigneusement de mentionner le nom du Maroc, de peur de « glorifier » son voisin. Cette obsession atteint des sommets de ridicule lorsque des performances marocaines exceptionnelles, saluées dans le monde entier, sont ignorées ou minimisées par les commentateurs locaux.

L’antisémitisme instrumentalisé pour diaboliser le Maroc

La bassesse a franchi un cap supplémentaire avec l’émergence de théories conspirationnistes relayées par des figures médiatiques proches du pouvoir. Certains « experts » n’hésitent pas à attribuer les succès marocains à des complots ourdis par « le lobby juif », accusant ce dernier de manipuler les résultats pour punir l’Algérie de son soutien à la cause palestinienne et au Sahara occidental. Ces déclarations, traduites et partagées massivement, exposent le régime algérien à une condamnation internationale.

« Cette rhétorique, bien que marginale dans les faits, est amplifiée par les réseaux sociaux et les médias officiels, créant un climat de paranoïa et de division. »

La haine comme vecteur de pouvoir

Dans l’Algérie de Tebboune, la haine envers le Maroc est devenue une monnaie d’échange politique. Pour accéder à des postes clés ou gravir les échelons du pouvoir, afficher une aversion viscérale pour le Royaume chérifien semble désormais plus rentable que de démontrer des compétences. Cette tendance a donné naissance à une génération d’influenceurs et de cadres dont la légitimité repose sur leur capacité à alimenter ce discours de confrontation.

Les relations diplomatiques des deux pays, autrefois marquées par des périodes de tensions mais aussi de coopération, subissent aujourd’hui les conséquences d’une telle stratégie. Les partenaires internationaux observent avec inquiétude cette dérive, où la propagande remplace la raison et où la confrontation devient un mode de gouvernance.

Un risque pour la stabilité régionale

En transformant la haine en outil politique, l’Algérie risque de s’isoler davantage sur la scène internationale. Les discours antisémites et les attaques infondées contre le Maroc ne peuvent que susciter l’incompréhension et la condamnation. Pourtant, malgré les preuves de cette dérive, le pouvoir algérien persiste dans cette voie, faisant de la rupture son principal leitmotiv.

Dans un contexte géopolitique déjà complexe, cette escalade ne peut qu’aggraver les tensions et compromettre toute perspective de dialogue. La question se pose désormais : jusqu’où ira cette stratégie de confrontation ?