Mobilisation en France contre les lois homophobes du Sénégal

mobilisation en France contre les lois homophobes du Sénégal

L’association STOP homophobie apporte un soutien crucial à 68 personnes LGBT+ emprisonnées au Sénégal suite à l’adoption d’une loi répressive.

Manifestation à Dakar contre l’homosexualité

Les récentes mesures législatives adoptées au Sénégal ont plongé la communauté LGBT+ dans une situation dramatique. Depuis le vote du 11 mars, une loi condamne les relations homosexuelles à des peines de 5 à 10 ans de prison. Face à cette escalade de violence institutionnelle, les associations et élus français réagissent avec urgence.

STOP homophobie joue un rôle central dans cette mobilisation. L’organisation soutient actuellement 68 personnes détenues dans des prisons sénégalaises. Terrence Khatchadourian, secrétaire général de l’association, explique l’ampleur de la crise : « Il y a deux semaines, notre ligne dédiée avait enregistré plus de 3 000 appels. Notre standard téléphonique était saturé, incapable de répondre à une telle demande. »

Au-delà de l’assistance juridique, STOP homophobie héberge quelques réfugiés en région parisienne et facilite l’arrivée en France d’une cinquantaine de personnes menacées. Une aide humanitaire devenue indispensable face à l’augmentation des persécutions.

la France à l’épreuve de l’humanité face à la crise

Malgré ces efforts, les critiques restent vives quant à l’action des autorités françaises. Jean-Luc Romero-Michel, militant LGBT+ et ancien adjoint au maire de Paris, dénonce : « Tous les témoignages que je reçois montrent une incapacité à délivrer des visas humanitaires. L’indignation ne suffit pas : la France doit agir. »

Ian Brossat, conseiller de Paris, tente d’apporter une réponse concrète. Ce mardi, il propose au Conseil municipal de mettre à disposition des logements pour les Sénégalais fuyant les persécutions. « Se contenter de s’indigner est insuffisant. Offrir un refuge à ceux qui en ont besoin, voilà la véritable solution. »

Cette initiative marque une étape importante, mais les acteurs de terrain réclament des mesures plus ambitieuses pour sauver des vies et préserver les droits fondamentaux.