Nice face au tout dernier match de la saison contre saint-Étienne

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Nice face au tout dernier match de la saison contre saint-Étienne : un barrage décisif sous haute tension

Entre une interdiction préfectorale d’accueillir ses supporters et l’absence imprévue d’Ali Abdi en sélection, l’OGC Nice aborde le barrage retour contre saint-Étienne dans un contexte plus agité que jamais. Le match, programmé ce vendredi à 20h45, s’annonce comme le plus crucial de la saison pour les Aiglons.

De l’espoir d’une qualification en Ligue des champions lors de l’ouverture de la saison à la crainte d’une relégation en Ligue 2 après un exercice chaotique, l’OGC Nice écrit la dernière page d’une saison à suspense. En cas de contre-performance vendredi soir, le club, quadruple champion de France, basculerait dans l’antichambre du football hexagonal – une première depuis 24 ans. Le match retour face à saint-Étienne (0-0 à l’aller) cristallise toutes les attentions, d’autant plus que les conditions d’accueil sont exceptionnelles.

Privé de son public pour la première fois de la saison à domicile, le Gym évoluera à huis clos dans une Allianz Riviera transformée en arène silencieuse. Une mesure rare, prise après les incidents survenus lors de Nice-Metz (0-0) où l’invasion du terrain avait causé des dégâts estimés à 600 000 euros. La préfecture des Alpes-Maritimes craint des débordements en cas de défaite, renforçant la pression sur une équipe déjà fragilisée.

Un contexte explosif avant le coup d’envoi

Le club a poussé le paradoxe jusqu’à son paroxysme en interdisant l’accès de l’enceinte et des commerces alentour aux supporters niçois, une décision plus fréquente à l’extérieur qu’à domicile. Une mesure qui, bien que controversée, pourrait paradoxalement soulager l’équipe en la protégeant des critiques virulentes des tribunes. Mais les menaces proférées sur les réseaux sociaux contre le latéral tunisien Ali Abdi rendent la situation encore plus explosive.

Tiraillé entre les exigences de son club, qui souhaitait le conserver pour ces deux ultimes rencontres, et celles de la Fédération tunisienne, qui a multiplié les pressions pour son retour en sélection (trois réservations de vol depuis samedi), Abdi a finalement quitté Nice. Son objectif ? Finaliser les démarches administratives pour un visa américain, une absence qui prive l’équipe d’un élément clé. Le club, qui envisage des sanctions, avait pourtant proposé des solutions pour concilier ses obligations et sa présence au barrage. Mais dans son entourage, on estime que ce choix mettait en péril sa participation à la Coupe du monde (11 juin-19 juillet). Dans la soirée, le club a rassuré : Abdi serait « déterminé à revenir soutenir l’équipe » vendredi.

Wahi, dernier rempart avant la chute ?

Dans ce tourbillon, Elye Wahi incarne l’espoir. Suspendu mardi et resté sur place pour récupérer, l’attaquant ivoirien revient frais et dispose même d’un avantage tactique : il a analysé en détail le jeu défensif stéphanois avec son staff personnel. Une préparation qui prend tout son sens après les mots d’un leader des ultras, adressés à l’attaquant après la défaite en Coupe de France contre Lens : « Sauve-nous, on compte sur toi. » Dans ces circonstances, le facteur X niçois pourrait bien faire la différence.

Mais l’équipe devra aussi composer sans Hicham Boudaoui, absent pour protocole commotion. Si Wahi et les autres joueurs parviennent à transformer l’essai, Nice pourrait encore écrire une fin de saison mémorable. Sinon, le club s’apprête à vivre un crépuscule douloureux, loin de l’élite qu’il a dominée par le passé.