Le mercato estival s’annonce particulièrement chaud pour le PSG. Après avoir décroché un deuxième titre consécutif en Ligue des champions, le club parisien souhaite renouveler son effectif sous les ordres de Luis Enrique. Plusieurs cibles sont étudiées, notamment celle de Mateus Fernandes, milieu offensif de 21 ans. Selon Fabrizio Romano, une véritable bataille de transfert est déjà engagée autour de ce joueur.
Mateus Fernandes devrait quitter West Ham, relégué en EFL Championship, cet été. Le joueur portugais suscite l’intérêt de nombreux clubs. Fabrizio Romano, spécialiste du mercato, a dévoilé que Manchester United et Tottenham sont en pole position. « Mateus Fernandes ira là où l’offre sera la plus élevée pour West Ham. En coulisses, Tottenham et Manchester United travaillent sur ce dossier. Tottenham veut Tonali ET Mateus Fernandes. Manchester United, de son côté, a déjà recruté Ederson et souhaite désormais Mateus Fernandes. Les deux clubs sont en lice. Ils négocient avec West Ham. Tottenham accélère pour conclure l’affaire mais Manchester United reste en embuscade. C’est une grosse bataille à suivre jusqu’au bout », a-t-il confié.
Le prix fixé par West Ham pour Mateus Fernandes
Reste à savoir quel club remportera la mise. West Ham a fixé le prix de départ à 98M€. Les Hammers espèrent même obtenir une somme supérieure pour laisser partir leur jeune talent. Le PSG, qui a pour politique de ne plus surpayer ni les salaires ni les indemnités de transfert, pourrait se retirer si West Ham maintient ses exigences. L’avenir de Mateus Fernandes s’annonce donc très indécis dans les prochaines semaines.
Malgré les appels à la paix, les affrontements continuent à Minembwe, dans le Sud-Kivu. Les civils paient un lourd tribut, entre bombardements, déplacements forcés et insécurité permanente.
En République démocratique du Congo, la situation à Minembwe, dans le Sud-Kivu, reste extrêmement tendue. Kinshasa et Kigali ont pourtant réaffirmé leur volonté de paix lors d’une réunion à Londres le 24 juin. Les deux capitales se sont engagées à mettre en œuvre l’accord de paix de juin 2025, à respecter le cessez-le-feu et à réduire les tensions dans cette localité stratégique. Minembwe est un enjeu majeur, car l’armée congolaise et les rebelles de l’AFC-M23, avec leurs alliés locaux (Wazalendo et Twirwaneho), s’en disputent le contrôle.
Une guerre qui épargne même les hôpitaux
Dans le territoire de Fizi, les affrontements ne cessent pas. Chaque jour apporte son lot de morts et de destructions. Un résident de Minembwe témoigne des frappes de drones : « Le bâtiment de la pédiatrie a été touché hier. Le centre de santé d’Ilundu, près de l’aérodrome, a aussi été bombardé. La guerre et les drones sont quotidiens. Les habitants ont fui. La situation est intenable. »
Les civils pris au piège des combats
Depuis quelques semaines, l’escalade des combats autour de Minembwe pousse les civils à fuir. La société civile du Sud-Kivu réclame l’application des accords de paix, en priorité le cessez-le-feu.
Hypocrate Marume, membre du cadre de concertation de la société civile, déclare : « Les civils restent les principales victimes. Les déplacements s’accélèrent. C’est nous, la population, qui sommes tués. Nous demandons aux belligérants de déposer les armes et de dialoguer pour la paix. »
Une zone stratégique âprement disputée
Les combats à Minembwe s’inscrivent dans un cadre de tensions communautaires et de lutte pour le contrôle d’une zone à la fois militaire et symbolique. Le professeur Philippe Doudou Kaganda, du Centre de recherche sur les conflits et la paix dans la région des Grands Lacs, précise : « Minembwe est un vaste territoire qui offre à son occupant la capacité de lancer des contre-offensives, que ce soit dans les moyens plateaux ou dans la plaine de la Ruzizi. C’est un carrefour vers Mwenga. C’est aussi un lieu de conflits depuis des décennies. Sa conquête représente une victoire territoriale et ethnique. »
Pour les habitants de Minembwe, la paix demeure un lointain espoir. Ils subissent au quotidien les frappes de drones et les échanges de tirs, quasi ininterrompus.
Le Gabon fait partie des rares pays mis en lumière dans le rapport 2026 de l’institut suédois Varieties of Democracy (V-Dem) pour l’évolution de sa trajectoire démocratique. Alors que de nombreux États africains sont classés parmi les démocraties en recul, le pays est cité comme un exemple d’amélioration, notamment grâce au retour à l’ordre constitutionnel après la Transition et à l’organisation des élections de 2025.
Le Gabon enregistre un signal favorable sur le front de la gouvernance démocratique. Dans son rapport 2026 publié en juin, l’institut suédois V-Dem, référence internationale pour l’évaluation des systèmes politiques, sort le pays de la liste des nations en déclin démocratique et le range parmi les évolutions positives observées à l’échelle mondiale.
Selon les données de V-Dem, le Gabon occupe la 114ᵉ place sur 179 pays évalués. Ce classement révèle encore des défis importants, mais il marque une rupture avec les tendances des dernières années, où le pays était régulièrement associé aux États connaissant une détérioration de leurs indicateurs démocratiques.
Les élections de 2025 mises en avant par V-Dem
Le rapport attribue cette progression aux changements institutionnels survenus après la Transition, en particulier l’organisation des élections générales de 2025 et le retour à un pouvoir civil. Pour V-Dem, ces évolutions placent le Gabon parmi les quelques pays identifiés comme affichant une dynamique de progrès démocratique. Le rapport cite également le Liban, l’île Maurice et la Corée du Sud parmi les améliorations notables au niveau international.
Cette appréciation intervient dans un contexte où plusieurs pays d’Afrique subsaharienne continuent, selon V-Dem, d’enregistrer une dégradation de leurs indicateurs démocratiques.
Si cette évolution constitue un signal encourageant, elle ne signifie pas que le Gabon figure désormais parmi les démocraties les mieux notées. Avec sa 114ᵉ place mondiale, le pays reste confronté à des défis majeurs en matière de gouvernance, de consolidation institutionnelle, de participation citoyenne et de renforcement de l’État de droit.
Le rapport souligne d’ailleurs que les progrès démocratiques restent réversibles et que plusieurs pays ayant connu une amélioration par le passé ont ensuite enregistré un recul. Dans ce cadre, l’amélioration constatée par V-Dem apparaît davantage comme une étape que comme un aboutissement.
Un indicateur suivi par les partenaires internationaux
Les travaux de V-Dem sont largement utilisés par les chercheurs, les organisations internationales, les bailleurs de fonds et les chancelleries pour suivre l’évolution des systèmes politiques dans le monde. Pour le Gabon, cette progression pourrait contribuer à améliorer son image auprès des partenaires internationaux, dans un contexte où les autorités affichent leur volonté de poursuivre les réformes institutionnelles engagées depuis la Transition politique entamée le 30 août 2023.
Reste désormais à transformer cette dynamique impulsée par le président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema en avancées durables, afin que les prochaines évaluations internationales confirment l’ancrage du pays sur une trajectoire de consolidation démocratique.
Réconciliation entre l’AES et la CEDEAO : urgence sécuritaire et enjeux économiques
Depuis plusieurs semaines, les initiatives diplomatiques se multiplient en Afrique de l’Ouest pour rétablir le dialogue entre les pays membres de la CEDEAO et ceux de l’Alliance des États du Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger). Au cœur de ces démarches, l’urgence sécuritaire et la nécessité de politiques communes poussent les acteurs à un retour au réalisme et au pragmatisme.
Ces dernières semaines, de nombreuses initiatives voient le jour en Afrique de l’Ouest pour rétablir des passerelles de dialogue et de concertation entre les États de la CEDEAO et ceux de l’AES. La question sécuritaire est au centre de ces efforts, avec le besoin de mettre en place des politiques communes capables d’harmoniser les actions, en attendant une mutualisation des moyens. Pour que cette diplomatie d’urgence aboutisse, les acteurs doivent respecter certaines exigences tacites : contourner le contentieux du retrait des trois pays de l’AES de la CEDEAO, mettre de côté les rancœurs issues des campagnes de communication hostiles, et dépasser les conséquences des restructurations géopolitiques dans le Sahel, qui ont instauré un climat de « guerre froide » entre les deux entités. En somme, il s’agit de taire les rancunes et de dépasser les tensions pour faire face aux enjeux communs.
La Côte d’Ivoire se dit prête à reprendre la coopération
Parmi les signaux forts de ce tournant, les déclarations récentes du ministre ivoirien de la Défense, Tene Birahima Ouattara, marquent une avancée. Le 15 juin, il s’est déclaré « sincèrement prêt à une reprise de la coopération sécuritaire » avec le Mali et le Burkina Faso, estimant que « le terrorisme, tel qu’il se présente actuellement, ne peut être vaincu par un État seul. Il faut une collaboration, une mutualisation des forces ». Cette évidence rappelle que certains décideurs signalent que les conséquences de la crise sécuritaire dans le Sahel « pourraient devenir intenables à moyen terme » pour l’ensemble de la région.
Reste à savoir quelles seront les réponses du Mali et du Burkina Faso à cet appel. Rien ne permet pour l’heure de prévoir un sursaut collectif de lucidité de la part de tous les acteurs concernés. Même si les dirigeants maliens et burkinabè admettent que la rupture avec la CEDEAO « n’exclut pas des coopérations bilatérales », il leur est difficile d’opérer soudainement un changement de positionnement envers leur interlocuteur ivoirien. Régulièrement accusée d’héberger des éléments terroristes « financés » ou « sponsorisés » par l’impérialisme français, la Côte d’Ivoire est l’une des cibles privilégiées de la fabrique d’ennemis extérieurs, voire imaginaires, de l’AES. Même si ces accusations n’ont jamais été étayées par des faits, elles participent du narratif doctrinaire de ces régimes issus de coups d’État ayant entraîné leur retrait de la CEDEAO. Pourtant, malgré ces relations diplomatiques délétères, la Côte d’Ivoire conserve des canaux discrets d’échanges et de coopération avec le Mali et le Burkina Faso, dont les ressortissants jouissent par milliers du statut de réfugiés en terre ivoirienne.
Une « nouvelle ère » pour le Bénin et le Niger
Visé aussi par ces mêmes accusations, le Bénin, dont le nouveau président Romuald Wadagni a entrepris peu après son investiture le 24 mai des gestes de rapprochement avec les pays de l’AES, connaît une dynamique particulière avec le Niger. La frontière commune entre les deux pays était restée fermée depuis le coup d’État de juillet 2023 à Niamey. Alors que tout dialogue était devenu impossible, l’arrivée d’un nouveau dirigeant au Bénin a offert une opportunité pour mettre un terme à ce qui s’était transformé en une querelle personnelle entre les autorités militaires nigériennes et l’ex-président béninois Patrice Talon.
Le changement de visage à la présidence du Bénin agit depuis quelques jours comme un accélérateur de la réconciliation entre ces deux voisins. Une réunion d’experts nigériens et béninois s’est tenue à Cotonou les 20 et 21 juin pour élaborer les termes d’une nouvelle coopération, portant principalement sur la défense, la sécurité et les conditions de réouverture de la frontière commune, facteur déterminant de la reprise des activités économiques. Sur ce dernier point, la délégation nigérienne a souligné son souhait d’obtenir davantage d’informations sur la présence supposée à la frontière bénino-nigérienne « d’éléments étrangers ». Cette requête renvoie au soupçon obstinément formulé par le pouvoir militaire de Niamey selon lequel le Bénin hébergerait une « base militaire française » destinée à « déstabiliser le Niger » ou à « financer le terrorisme ». Une accusation qui ne résiste pas au bon sens, puisque le Bénin est lui-même cible et victime du terrorisme. Ces déclarations relèvent aujourd’hui de la routine narrative des régimes de l’AES, qui peinent à freiner la dégradation continue de la situation sécuritaire sur leurs territoires. Leur promesse d’unir leurs moyens militaires pour combattre le terrorisme n’a pas dépassé le stade du discours. Aujourd’hui, des pans entiers des territoires du Niger, du Mali et du Burkina Faso sont devenus des zones grises administrées par des groupes armés terroristes, dont les juntes au pouvoir ne parviennent pas à contenir l’expansion.
L’heure est donc à la réconciliation entre le Niger et le Bénin. Si l’on en croit le ministre nigérien de l’Intérieur et de la Sécurité, Mohamed Toumba, « une nouvelle ère s’ouvre » pour les deux pays. Selon lui, « en choisissant le dialogue plutôt que la confrontation, nous avons créé de la valeur pour nos économies et de la sécurité pour nos populations ». Les acteurs nigériens et béninois ne perdent pas de vue que derrière l’enjeu sécuritaire se niche celui, tout aussi crucial, de l’économie, dans un espace où les populations ont des destins liés. À l’heure où l’on assiste au retour à une diplomatie du réalisme et du pragmatisme, ce qui se produit entre le Bénin et le Niger prend les allures d’un cas d’école ou d’un événement-pilote, dans la perspective d’une gestion réévaluée et intelligente des vulnérabilités partagées dans l’espace commun ouest-africain.
Réponses endogènes à la crise sécuritaire
Les initiatives visant à la normalisation des relations entre les pays de la CEDEAO et ceux de l’AES devraient encore se préciser au cours des prochains mois. En plus de réactiver les logiques de voisinage qui ont prévalu dans cette région depuis des décennies, elles soulignent l’urgence de réponses endogènes à l’équation sécuritaire. Cela fait écho aux recommandations formulées l’année dernière par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, pour « une reprise du dialogue entre tous les pays d’Afrique de l’Ouest ». En décembre 2025, la Russie, partenaire privilégié des pays de l’AES, avait émis les premiers signaux d’un recadrage diplomatique en appelant à « la poursuite d’un dialogue pragmatique et mutuellement bénéfique entre la CEDEAO et l’AES, afin de trouver des solutions communes pour contrer les défis et les menaces communs, y compris la lutte contre le terrorisme régional ». Ces propos indicatifs d’un changement de paradigme en matière de coopération internationale rappellent aux Africains qu’il leur revient, à eux seuls, de fabriquer les solutions les plus efficientes à leurs défis du moment.
Déjà, des protocoles relationnels bilatéraux sont observés entre l’AES et certains pays comme le Ghana, la Guinée, le Togo ou encore le Sénégal. Malgré leur retrait de la CEDEAO, les régimes militaires du Sahel ont maintenu leur présence au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), et leurs ressortissants continuent de bénéficier du principe de libre circulation dans l’espace CEDEAO. Au bout du compte, on sera amené à s’interroger sur le bien-fondé du retrait des promoteurs de l’AES de la communauté régionale. L’unique réponse disponible renverra au contentieux initial : la condamnation par la CEDEAO des coups d’État intervenus dans les pays de l’AES, et surtout le refus des dirigeants de cette entité d’œuvrer à un rétablissement de l’ordre constitutionnel. À bien des égards, la rupture entre l’AES et la CEDEAO ressemble à un divorce artificieux ou inachevé.
Cent soixante-deux ressortissants tchadiens sont arrivés à N’Djamena après avoir quitté Benghazi, dans l’est de la Libye, dans le cadre d’une opération de retour volontaire soutenue par le gouvernement tchadien et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Cette initiative a également donné lieu à des séances de sensibilisation auprès de la communauté tchadienne sur les règles de séjour en Libye et les dangers de la migration irrégulière.
Ce groupe de 162 Tchadiens a regagné la capitale tchadienne grâce à un programme coordonné par le consulat général du Tchad à Benghazi, avec l’appui logistique et financier de l’OIM. L’opération vise à offrir une assistance aux citoyens confrontés à des difficultés à l’étranger, dans le cadre des actions de protection menées par les autorités nationales.
Une campagne d’information pour la communauté tchadienne en Libye
Parallèlement au rapatriement, les services consulaires ont organisé des séances d’information destinées aux Tchadiens installés à Benghazi. Ces échanges ont porté sur la réglementation du séjour des étrangers en Libye et les risques liés aux parcours migratoires non réguliers. L’objectif est de réduire les situations de vulnérabilité et d’encourager les démarches conformes à la législation en vigueur.
Les autorités tchadiennes présentent ce retour comme une étape importante dans la protection de leurs ressortissants à l’étranger. Elles précisent que d’autres opérations similaires pourraient être menées avec le soutien de partenaires internationaux, afin de répondre aux besoins des Tchadiens vivant hors du pays.
L’Association des étudiants nigériens en Russie (AENR) a confirmé le décès d’Adamou Abdoulaye Ismaël, dont la disparition était signalée depuis plusieurs mois. En juin 2025, l’organisation avait diffusé un avis de recherche pour deux de ses membres, sans nouvelles depuis un certain temps. Le premier, Abdoulaye Issiaka Ismaël, avait déjà été déclaré mort sur le front ukrainien. Le second, Adamou Abdoulaye Ismaël, vient lui aussi de perdre la vie, même si les circonstances exactes de sa mort n’ont pas encore été divulguées.
Cette annonce plonge à nouveau des familles nigériennes dans une profonde douleur et soulève une interrogation lancinante : comment de jeunes ressortissants du Niger se retrouvent-ils impliqués dans un conflit qui se déroule à des milliers de kilomètres de leur pays, sans lien apparent avec leurs intérêts nationaux ?
Le Niger perd ainsi un deuxième de ses fils dans une guerre qui n’est pas la sienne. Alors que Moscou cherche à renforcer son influence en Afrique et multiplie les discours sur le partenariat et la coopération, ces décès révèlent une réalité plus sombre. Derrière les promesses de bourses et d’opportunités académiques, certains jeunes Africains se retrouvent pris dans l’engrenage d’un conflit dont ils ne sont ni les décideurs ni les bénéficiaires.
Depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, diverses enquêtes ont documenté le recrutement de ressortissants étrangers, notamment africains, dans l’effort de guerre russe, souvent dans des conditions opaques. Cette situation pose un problème éthique majeur : celui de voir des étudiants venus chercher un avenir meilleur exposés aux dangers d’un conflit armé particulièrement meurtrier.
La mort successive de ces deux étudiants nigériens constitue un signal d’alarme. Elle interroge sur la protection des ressortissants africains présents en Russie et sur les conséquences humaines réelles du rapprochement entre Moscou et plusieurs États du continent. Derrière les discours diplomatiques et les intérêts géopolitiques, ce sont des vies africaines qui se perdent sur les champs de bataille ukrainiens.
Aujourd’hui, deux familles nigériennes pleurent leurs enfants. Deux jeunes hommes partis poursuivre leurs études à l’étranger, et qui ne reviendront jamais. Un drame qui rappelle que dans les grandes rivalités internationales, les plus lourds sacrifices sont souvent supportés par ceux qui n’ont jamais choisi la guerre.
C’est le dernier rebondissement financier à Lomé : le Groupe de la Banque mondiale vient d’approuver une enveloppe colossale de 200 millions de dollars pour moderniser les infrastructures de transport et redonner vie à un réseau ferroviaire en piteux état. Dans les discours officiels, on loue une vision ambitieuse, on promet un Togo transformé en « hub logistique incontournable » pour le Sahel. Mais derrière ce vernis technocratique et les poignées de main protocolaires, une interrogation s’impose : comment une institution financière sérieuse peut-elle confier un portefeuille aussi stratégique à un régime dont la gestion économique est surtout marquée par son manque de transparence ? En octroyant des centaines de millions à un État qui peine à prouver sa rigueur budgétaire, la Banque mondiale prend le risque de financer une énième illusion logistique.
Le mirage du rail et la réalité de la gabegie
Au cœur du projet, une promesse audacieuse : réhabiliter la ligne de chemin de fer qui relie le Port autonome de Lomé à la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA). Sur le papier, l’idée de transférer le fret de la route vers le rail pour désengorger la capitale paraît séduisante. Dans la réalité togolaise, le secteur ferroviaire est un cimetière d’infrastructures abandonnées, plombé depuis des décennies par un manque chronique d’entretien et des choix politiques à courte vue. Confier la gestion de chantiers si complexes à l’appareil bureaucratique togolais relève d’un pari risqué. Le pays est régulièrement critiqué pour la lenteur de ses réformes structurelles et l’inefficacité de ses investissements publics. Donner 200 millions de dollars pour des rails sans avoir préalablement vérifié que l’administration possède les compétences, la transparence et la rigueur nécessaires pour les gérer, c’est mettre la charrue avant les bœufs. Au mieux, c’est de l’amateurisme ; au pire, une prime à la mauvaise gouvernance.
Hub logistique ou passoire financière ?
Le Togo aime se rêver en porte d’entrée de l’hinterland sahélien. Mais la réalité du corridor Lomé-Ouagadougou-Niamey est tout autre : lourdeurs administratives, tracasseries douanières et, surtout, un niveau de corruption systémique qui décourage les opérateurs économiques. Le Port de Lomé, malgré ses performances techniques, reste au cœur de scandales de corruption et de passe-droits qui rappellent à quel point les circuits financiers y sont poreux. Injecter de l’argent frais dans les infrastructures sans assainir l’environnement des affaires ne résoudra rien. Tant que le népotisme et l’absence d’alternance politique figeront les institutions, les millions des bailleurs de fonds serviront d’abord à alimenter les réseaux de clientèle du pouvoir avant de bénéficier à l’économie réelle. En refusant de conditionner ses subventions à une lutte implacable contre les détournements de fonds publics, la communauté internationale se rend complice du surplace économique du pays.
L’aveuglement coupable des institutions internationales
Cette générosité soudaine de la Banque mondiale interroge sur ses propres critères d’évaluation. Comment justifier un tel chèque en blanc alors que le pays fait face à des urgences sociales criardes : santé, éducation, accès à l’eau, totalement délaissées par le budget national ? Le régime de Faure Gnassingbé excelle dans l’art de concevoir des projets « vitrines » pour séduire les partenaires au développement, tout en maintenant le pays dans une fragilité structurelle interne. Ce programme de 200 millions ne fera qu’alourdir la dette morale et financière du pays, sans garantie d’un retour sur investissement pour la population. Si le Togo veut être pris au sérieux sur la scène internationale, il doit d’abord prouver qu’il sait gérer ses ressources avec transparence. En attendant, ce financement ressemble fort à un chèque en blanc signé à un régime qui a fait de la captation des ressources une méthode de gouvernement.
À la fin du mois de juin 2026, un vaste projet de transformation urbaine s’engage dans le troisième arrondissement de Libreville. La zone de la baie des cochons, longtemps source d’embouteillages et d’inondations, va connaître ses premières démolitions. Ce chantier, voulu par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, ambitionne de redessiner la circulation, l’assainissement et les liaisons entre plusieurs quartiers clés de la capitale gabonaise.
Les opérations concernent notamment le secteur de Sipagel, le carrefour Léon Mba, le corridor longeant les installations de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) jusqu’au rond-point de Petit-Paris. L’objectif est de créer un nouvel axe routier principal, accompagné de voies secondaires, pour fluidifier les déplacements et améliorer les connexions vers le Centre hospitalier universitaire de Libreville, Petit-Paris et le carrefour Léon Mba.
Le ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, Mays Mouissi, s’est rendu sur place le 23 juin pour expliquer le projet aux habitants. Selon les autorités, la libération des emprises publiques est une étape préalable indispensable avant le début des travaux confiés à l’entreprise adjudicataire. Au-delà de la voirie, le programme prévoit aussi le curage des caniveaux, la réfection des ouvrages hydrauliques et l’installation de nouveaux systèmes d’évacuation des eaux pluviales, afin de lutter contre les inondations qui touchent chaque année des milliers de riverains.
Le gouvernement veut traiter deux urgences urbaines majeures: la mobilité et l’assainissement. Mais comme dans tout grand projet d’aménagement, les bénéfices à long terme s’accompagnent de conséquences immédiates pour les populations. Certaines familles occupent les lieux depuis des décennies, d’autres y ont développé des activités économiques vitales. Les démolitions suscitent naturellement des interrogations sur les indemnisations, les relogements et la protection des commerces locaux.
Le ministère assure avoir privilégié le dialogue en amont. Reste à voir si cet équilibre entre intérêt général et protection sociale sera maintenu lors des prochaines semaines. La baie des cochons devient ainsi le symbole de la modernisation urbaine de Libreville, une ville confrontée à une croissance démographique rapide, à des embouteillages chroniques et à des défis environnementaux. Ce chantier est aussi un test politique pour l’État: démontrer sa capacité à mener des réformes ambitieuses tout en préservant la cohésion sociale.
Les premiers coups de pelleteuse ne sont que le début. Le véritable succès se mesurera à l’impact concret sur la vie quotidienne des habitants.
Deuxièmes et troisièmes du groupe D, l’Australie et le Paraguay se rencontrent jeudi soir à Santa Clara, près de San Francisco. Un résultat nul pourrait leur permettre de décrocher leur ticket pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026.
Quel dénouement pour la poule D ? Avant la dernière journée, deux choses sont certaines : avec deux succès en deux matchs, les États-Unis sont déjà qualifiés et assurés de terminer premiers. La Turquie, leur adversaire cette nuit à Los Angeles, est quant à elle éliminée. Il est peu probable que cette affiche soit la plus palpitante du Mondial. Elle n’aura en tout cas aucun enjeu sportif pour les deux sélections.
Attaquer ou gérer le chronomètre ?
Mais voir beaucoup de buts et de rebondissements est loin d’être garanti non plus pour l’autre match du groupe D entre le Paraguay et l’Australie. Cette rencontre, qui se déroule en même temps à Santa Clara, a un enjeu de taille : la deuxième place. Cependant, les deux équipes sont à égalité avec trois points. Les Socceroos, deuxièmes, devancent les Paraguayens grâce à une meilleure différence de buts (0 contre -2). En cas de match nul, ils seraient presque certains d’atteindre les huitièmes de finale, car avec quatre points dans cette nouvelle formule à 48 équipes, ils devraient figurer parmi les huit meilleurs troisièmes.
Ces deux formations voudront-elles aller chercher la deuxième place en donnant tout pour gagner, ou se contenteront-elles d’un match nul qui pourrait servir leurs intérêts ? Tout est envisageable, mais par le passé, la Coupe du monde a déjà proposé des troisièmes matches de poule soporifiques où les deux adversaires se contentaient de faire passer le temps. Quoi qu’il en soit, Australiens et Paraguayens y verront plus clair après les résultats définitifs des groupes E et F, qui joueront avant eux. Si les résultats leur sont favorables, on ne vous conseille pas forcément de veiller jusqu’à 4h du matin.
Le président béninois Romuald Wadagni s’est rendu à Bruxelles ce mercredi 24 juin pour une visite de travail au siège des institutions européennes. L’objectif : poser les bases d’un partenariat modernisé entre le Bénin et l’Union européenne, adapté aux enjeux contemporains du développement.
Il a été reçu tour à tour par les principaux responsables de l’UE, notamment le président du Conseil européen António Costa et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.
Les discussions avec António Costa ont porté sur les axes majeurs de la coopération bilatérale. Les deux parties souhaitent donner un nouvel élan à une relation bâtie sur la confiance, la stabilité et des objectifs communs, selon un communiqué de la présidence béninoise.
Les entretiens entre Wadagni et von der Leyen ont mis l’accent sur les perspectives d’approfondissement du partenariat. Ils ont réaffirmé leur détermination à accélérer la collaboration dans plusieurs secteurs stratégiques.
Trois priorités ont été identifiées. La première concerne la transformation économique et l’innovation, avec un focus sur l’industrialisation, la création d’emplois, le développement des corridors économiques autour du port de Cotonou, la transformation locale des produits agricoles et la formation professionnelle des jeunes.
La deuxième priorité est le développement territorial et la sécurité dans le nord du Bénin. Elle prévoit un accompagnement accru des communautés locales pour contrer l’extrémisme violent, via le renforcement des infrastructures de base et l’accès aux opportunités économiques.
La troisième priorité, la finance durable, est liée à l’Initiative Global Green Bond. Ce mécanisme vise à faciliter le financement d’infrastructures durables dans les énergies renouvelables, les transports et l’agriculture.
Ursula von der Leyen a déclaré : « Le Bénin est un partenaire clé de l’Union européenne en Afrique de l’Ouest. Cette relation repose sur une confiance mutuelle et la volonté d’améliorer la qualité de vie pour tous. »
Pour la présidence béninoise, ce renforcement du partenariat vise également à positionner le Bénin comme un pôle régional de croissance, de connectivité et d’investissement en Afrique de l’Ouest.
Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a annoncé, ce jeudi 25 juin 2026, un renforcement significatif de son dispositif de lutte contre la maladie à virus Ebola. Cette décision fait suite à la confirmation d’un cas chez un médecin humanitaire en France, qui avait séjourné dans une zone épidémique en RDC.
Dans un communiqué officiel, l’exécutif congolais qualifie la situation de « signal d’alerte sanitaire sérieux » et affirme vouloir anticiper toute chaîne de transmission susceptible de franchir les frontières nationales. Les autorités estiment que cette mesure s’inscrit dans une logique de prévention maximale, conformément aux recommandations internationales en matière de sécurité sanitaire.
Une quarantaine stricte de 21 jours pour les voyageurs des zones à risque
La principale mesure annoncée concerne désormais la mobilité des personnes en provenance des zones touchées par Ebola. Toute personne ayant séjourné dans un foyer épidémique devra observer une période obligatoire d’isolement de 21 jours, correspondant à la durée maximale d’incubation du virus.
Cette quarantaine s’applique aussi bien aux déplacements internes qu’aux voyages internationaux. Selon les autorités sanitaires, cette disposition vise à « couper toute possibilité de propagation silencieuse » et à renforcer le suivi des cas suspects, notamment ceux ne présentant pas immédiatement de symptômes.
Le ministère de la Santé insiste sur le fait que cette stratégie repose sur une approche de précaution renforcée, dans un contexte où la mobilité internationale peut accélérer la diffusion de maladies hautement infectieuses.
Le cas du médecin en France au centre des préoccupations
La décision intervient après la confirmation, par les autorités sanitaires françaises, d’un cas d’Ebola chez un médecin ayant récemment travaillé dans une zone touchée en RDC. Le patient a été placé en isolement dès la détection du virus et une enquête épidémiologique a été immédiatement ouverte.
Selon les premières informations, le médecin ne présentait aucun symptôme apparent durant son trajet depuis la province de l’Ituri jusqu’à Kinshasa, avant de quitter le pays. Cette situation soulève des interrogations sur la difficulté de détecter certains cas en phase pré-symptomatique, malgré les dispositifs de contrôle aux points d’entrée.
Les autorités françaises ont, de leur côté, activé les protocoles d’urgence et engagé un traçage des contacts, tout en évaluant le niveau de risque pour la population générale, jugé pour l’instant « faible mais sous surveillance ».
Coopération RDC–France et traçage des contacts
Dans une démarche de transparence et de coordination internationale, Kinshasa affirme avoir officiellement saisi les autorités françaises afin de partager les données de voyage et les informations médicales relatives au patient.
Cette collaboration vise à retracer l’ensemble des contacts possibles sur le sol congolais et à renforcer la chaîne de suivi épidémiologique. Elle s’inscrit dans le cadre du Règlement sanitaire international (RSI), qui oblige les États à coopérer en cas de menace sanitaire transfrontalière.
Le gouvernement congolais insiste sur la nécessité d’un échange rapide et structuré des informations afin de limiter tout risque de propagation secondaire.
Une riposte nationale renforcée et multisectorielle
Au niveau national, les autorités sanitaires indiquent que la riposte est intensifiée dans les zones affectées, notamment en Ituri. Les équipes médicales sont mobilisées pour renforcer la surveillance communautaire, la prise en charge des cas suspects et la sensibilisation des populations locales.
Des dispositifs de contrôle sanitaire renforcé sont également envisagés dans les points de transit stratégiques, notamment les aéroports et les grands axes de transport, afin de limiter les déplacements non encadrés.
Le gouvernement appelle par ailleurs les leaders communautaires, les médias et la société civile à jouer un rôle actif dans la sensibilisation, en particulier sur les symptômes de la maladie et les mesures de prévention.
Appel à la vigilance et coordination internationale
Les autorités congolaises rappellent que la lutte contre Ebola repose également sur la confiance de la population et la rapidité de signalement des cas suspects. Elles exhortent les citoyens à éviter toute stigmatisation des malades et à collaborer avec les équipes de santé.
Alors que l’Organisation mondiale de la Santé continue de suivre de près l’évolution de la situation, la RDC affirme rester en alerte maximale et déterminée à contenir toute extension de l’épidémie.
Dans ce contexte, Kinshasa mise sur une combinaison de mesures strictes, de coopération internationale et de mobilisation communautaire pour endiguer durablement la menace et éviter toute dissémination au-delà des frontières nationales.