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  • Agression à l’aéroport de Douala : le professeur Jean Gatsi dénonce une intimidation liée à son soutien à Paul Biya

    Agression à l’aéroport de Douala : le professeur Jean Gatsi dénonce une intimidation liée à son soutien à Paul Biya

    Déclaration du professeur Jean Gatsi après son agression à l’aéroport de Douala

    Le professeur Jean Gatsi, enseignant et intellectuel camerounais, a été pris pour cible lors d’une agression survenue à l’aéroport international de Douala. Dans une déclaration rendue publique, il revient sur cet incident qu’il qualifie de lâche et d’orchestré. Il affirme que l’auteur de l’agression est Jacques Bertrang Mang, un ancien étudiant devenu activiste politique. Selon lui, cette attaque a été filmée et diffusée sur les réseaux sociaux dans le but de le discréditer et de le faire taire.

    Le Pr Gatsi explique que cette agression est directement liée à son soutien indéfectible au président Paul Biya. Il rappelle qu’il a été l’un des premiers intellectuels à appeler à la candidature de Paul Biya pour l’élection présidentielle d’octobre 2025 et qu’il a activement combattu les oppositions qu’il juge séditieuses, notamment celles de Maurice Kamto et d’Issa Tchiroma Bakary. Il a également publié un ouvrage de 600 pages intitulé « Paul Biya, le sanctuaire de la paix », qu’il considère comme une contribution majeure à la défense de la stabilité du Cameroun.

    Le professeur dénonce une tentative d’intimidation et de terrorisme intellectuel visant à empêcher la diffusion de ses idées. Il indique avoir saisi la justice et exprime sa confiance dans les institutions de la République pour faire respecter son droit. Malgré les menaces, il réaffirme sa détermination à poursuivre son combat et à organiser des cérémonies de dédicace de son livre sur l’ensemble du territoire national.

    « Ma loyauté reste un bloc d’acier face aux intimidations », déclare-t-il. Il affirme que son soutien à Paul Biya n’est pas seulement politique mais relève d’une conviction profonde, voire d’une onction divine. Il appelle les Camerounais à rester unis derrière le chef de l’État et à rejeter les forces du chaos.

    Le Pr Gatsi conclut en rendant hommage à Paul Biya, qu’il qualifie de boussole éternelle pour le Cameroun, et en réaffirmant son engagement pour un Cameroun un et indivisible. Fait à Kribi, le 20 juin 2026.

  • Pénurie de bière à Ouagadougou : une crise qui secoue le secteur informel

    Pénurie de bière à Ouagadougou : une crise qui secoue le secteur informel

    Une quête devenue difficile pour les consommateurs

    À Ouagadougou, partager une bière entre amis après le travail est devenu un véritable défi. Depuis plusieurs mois, les étals se vident rapidement, les réserves s’amenuisent et les tarifs grimpent sans cesse. Cette situation exaspère les consommateurs et fragilise tout un écosystème économique.

    Dans un maquis de la capitale burkinabè, Emmanuel Somda se retrouve avec ses connaissances pour se détendre. Mais l’atmosphère a changé. Sa boisson favorite, la Brakina, est de plus en plus introuvable. « Lorsque la Brakina fait défaut, je me rabats sur la Sobbra. Mais aujourd’hui, même la Sobbra vient à manquer. Auparavant, une bière coûtait entre 600 et 650 francs CFA. Désormais, certaines bouteilles s’élèvent à 750 francs CFA », regrette-t-il.

    Ce témoignage illustre une réalité constatée dans divers quartiers de la ville. La rareté de la bière affecte aussi bien les particuliers que les détaillants. Pour de nombreux Burkinabè, cette inflation s’ajoute à un contexte déjà marqué par la hausse du coût de la vie, la pression sur le pouvoir d’achat et les difficultés économiques découlant de l’insécurité persistante dans plusieurs zones du pays.

    Des maquis en difficulté

    Les premiers à souffrir de cette situation sont les gérants de maquis et de débits de boissons. Les ventes chutent, les clients se plaignent et certains établissements voient leur clientèle diminuer.

    Nathalie Zongo, qui tient un débit de boissons, observe une baisse notable de son chiffre d’affaires : « Obtenir de la bière est aujourd’hui un casse-tête. La Castel que nous vendions à 900 francs CFA passe maintenant à 1 000 francs. La Sobbra est passée de 600 à parfois 750 francs CFA. Les clients râlent, certains repartent sans rien consommer. »

    Cette pénurie a un impact direct sur les revenus des petits commerçants. Dans un pays où les maquis représentent une source majeure d’emplois et d’activités informelles, la baisse des ventes entraîne une diminution des profits et fragilise les acteurs du secteur.

    Une distribution sous tension

    La situation génère également des tensions entre les exploitants de maquis et les distributeurs. Les quantités livrées sont bien inférieures aux besoins habituels. D’après plusieurs professionnels du secteur, certains établissements qui recevaient auparavant une quinzaine de caisses par jour parviennent difficilement à en obtenir quatre ou cinq. Les caves et dépôts rationnent les stocks pour servir le plus de clients possible.

    « Chaque matin, nous attribuons une ou deux caisses par établissement. Les gérants reviennent le lendemain espérant en obtenir davantage. Les échanges sont souvent tendus et les malentendus se multiplient », explique le responsable d’une grande cave de la capitale.

    Ce déséquilibre classique entre une offre insuffisante et une demande croissante pousse mécaniquement les prix à la hausse, même lorsque les producteurs affirment ne pas avoir officiellement modifié leurs tarifs.

    La Brakina dément toute baisse de production

    Face aux nombreuses interrogations, la Brakina a finalement communiqué. Dans un communiqué publié le 23 juin, le principal brasseur du Burkina Faso a nié toute diminution de sa production. L’entreprise explique que les difficultés sur le marché seraient principalement liées à une forte augmentation de la demande depuis le début de l’année. Elle précise n’avoir procédé à aucune hausse officielle de ses prix.

    Cette explication ne convainc pas entièrement les consommateurs. Quelle que soit la cause, la réalité sur le terrain reste la même : les stocks sont insuffisants et les prix dans les points de vente ont nettement augmenté. Plusieurs observateurs notent que lorsque la demande progresse plus vite que les capacités de production et de distribution, les pénuries deviennent inévitables, surtout lorsqu’un acteur dominant comme la Brakina concentre une grande partie de la consommation nationale.

    Des perspectives d’amélioration lointaines

    La société a annoncé des investissements pour accroître ses capacités de production, mais précise que les effets ne se feront sentir que dans les années à venir. En attendant, les consommateurs devront composer avec des rayons irrégulièrement approvisionnés et des prix qui continuent de grimper. Cette pénurie met en lumière les limites de l’appareil productif face à une demande en hausse, ainsi que la vulnérabilité d’un secteur dont dépendent des milliers de commerçants et de travailleurs.

    Pour l’heure, à Ouagadougou, trouver sa marque de bière préférée est devenu un luxe. Tant que l’équilibre entre l’offre et la demande ne sera pas rétabli, la pression sur les prix devrait perdurer, au détriment du consommateur final.

  • Patrimoine de l’État au Gabon : un huissier de justice prône un inventaire national

    Patrimoine de l’État au Gabon : un huissier de justice prône un inventaire national

    Face aux récentes révélations sur des immeubles publics dont les loyers seraient détournés, Maître Axel Foumane Dounga, huissier de justice à Libreville, propose une solution radicale : un inventaire national des biens de l’État réalisé par des huissiers. Selon lui, cette démarche est essentielle pour restaurer la transparence et la bonne gouvernance.

    Question : Des informations récentes sur des propriétés publiques détournées animent le débat. Quel est votre point de vue ?

    Maître Axel Foumane Dounga : Ces révélations, qu’elles soient confirmées ou en cours de vérification, soulèvent un enjeu fondamental : la connaissance exacte du patrimoine public. On ne peut ni protéger ni valoriser ce que l’on ignore. Nous devons transformer cette crise en opportunité pour réformer la gestion des biens de l’État.

    Question : Pourquoi un inventaire national vous semble-t-il indispensable aujourd’hui ?

    Réponse : Tout État moderne doit connaître ses actifs – mobiliers et immobiliers. Un inventaire permettrait d’identifier chaque bien, de vérifier son statut juridique, son occupation et les recettes générées. C’est un outil de gouvernance. Sans état des lieux, difficile de repérer les occupations illicites, les détournements ou les pertes financières.

    Question : Pourquoi les huissiers de justice devraient-ils être impliqués ?

    Réponse : Les huissiers sont des officiers publics chargés de constater les faits avec impartialité et de leur donner une valeur juridique. Pour un inventaire national, leur intervention garantit neutralité, description précise des biens, localisation exacte, identification des occupants, et établissement de procès-verbaux opposables devant les tribunaux. Ce ne serait pas un simple recensement administratif, mais un inventaire sécurisé et juridiquement solide.

    Question : Quels seraient concrètement les objectifs ?

    Réponse : Les objectifs sont multiples : identifier tous les biens de l’État, vérifier leur situation juridique et leur exploitation, détecter les occupations sans titre ou les appropriations indues. Cela renforcerait la transparence, améliorerait la gouvernance et protégerait les ressources publiques au profit de tous les Gabonais.

    Question : Cette initiative peut-elle aider à lutter contre la corruption ?

    Réponse : Absolument. Maîtriser le patrimoine public est un levier majeur pour prévenir les détournements et les conflits d’intérêts. Quand un bien est clairement identifié, localisé et documenté, les risques d’appropriation illégale diminuent fortement. C’est aussi un outil d’aide à la décision pour optimiser l’exploitation et l’affectation des biens.

    Question : Quel message adressez-vous aux autorités ?

    Réponse : J’appelle respectueusement le Président de la République à faire de cet inventaire une priorité nationale. La période actuelle exige transparence, bonne gouvernance et responsabilité. Le Gabon doit se doter d’une cartographie exhaustive de son patrimoine public. On ne protège bien que ce que l’on connaît. Cet inventaire sera un héritage pour les générations futures et un signal fort pour une gestion moderne des biens de la Nation.

  • Souverainisme au Niger : un coût sur le panier de la ménagère

    Souverainisme au Niger : un coût sur le panier de la ménagère

    Les indicateurs officiels de la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) font état d’une inflation moyenne de 0,0 % dans la zone. Pourtant, cette donnée relève d’une illusion pour les habitants du Sahel. Au Niger, au Mali et au Burkina Faso, l’accalmie vantée dans les bureaux climatisés de Dakar ne s’est pas matérialisée de l’autre côté des frontières de l’Alliance des États du Sahel (AES).

    Si la baisse des cours mondiaux et des conditions météorologiques favorables ont soulagé la bande côtière, le Sahel central reste englué dans une hausse chronique des prix. Les récits officiels de Niamey, Bamako et Ouagadougou attribuent systématiquement cette situation à des facteurs extérieurs ou à des « complots » étrangers, occultant les conséquences directes de leurs propres décisions politiques et économiques.

    L’impasse du tout-militaire et la désorganisation des marchés

    Le principal moteur de l’inflation au Sahel demeure l’insécurité, mais sa persistance interroge directement l’efficacité des stratégies des régimes en transition. Malgré la promesse d’une reconquête rapide des territoires, la paralysie des grands axes routiers se poursuit. Les blocus imposés par les groupes armés ne sont pas seulement des défis tactiques ; ils révèlent l’incapacité des autorités à sécuriser les flux économiques essentiels.

    En consacrant l’essentiel des ressources budgétaires à l’effort de guerre et à l’acquisition d’équipements militaires, les dirigeants ont sacrifié les investissements dans les infrastructures de stockage et l’aide directe aux campagnes agricoles. Les restrictions d’accès aux terres s’étendent de plus en plus, étouffant la production locale. En fin de compte, la militarisation excessive de l’économie n’a pas apporté la sécurité, mais elle a réussi à réduire l’offre alimentaire.

    Souverainisme de façade et réalités logistiques

    Le discours souverainiste et de rupture économique affiché par l’AES se heurte à la dure réalité des prix. La volonté de court-circuiter les réseaux commerciaux traditionnels au profit de nouveaux axes jugés « politiquement corrects » se traduit par un surcoût direct pour le consommateur. Contourner les ports naturels de la sous-région pour des raisons diplomatiques impose des trajets plus longs, plus complexes et inévitablement plus coûteux. Ce sont les ménages sahéliens qui paient, au marché, le prix de ces ruptures idéologiques.

    De plus, la gestion centralisée et parfois autoritaire des circuits de distribution par les régimes militaires crée des effets secondaires. Les tentatives de contrôle bureaucratique des prix ou les pressions exercées sur les opérateurs économiques traditionnels découragent le secteur privé, entraînant des pénuries artificielles et alimentant un marché noir où les prix s’envolent.

    Les limites du déni économique face à la réalité monétaire

    Face à cette inflation structurelle, la politique de resserrement du crédit de la BCEAO montre ses limites. On ne peut pas combattre des pénuries réelles et des routes coupées en augmentant les taux d’intérêt. Mais au-delà de l’action de la banque centrale, c’est l’asphyxie budgétaire interne de ces États qui inquiète.

    En s’isolant d’une partie des bailleurs de fonds et des mécanismes de solidarité régionale, le Niger, le Mali et le Burkina Faso ont considérablement réduit leur marge de manœuvre financière. Les caisses de l’État étant siphonnées par les dépenses de sécurité et le maintien des appareils de transition, les gouvernements sont incapables de mettre en place de véritables filets sociaux ou des subventions massives pour amortir le choc de la vie chère.

    Tant que les dirigeants de l’AES privilégieront la rhétorique de la victimisation et de la rupture politique au détriment d’une gouvernance économique pragmatique et de la sécurisation réelle des acteurs économiques, le contrecoup de la vie chère continuera de fragiliser les populations, rendant les statistiques d’inflation de l’UEMOA totalement déconnectées du quotidien des Sahéliens.

  • Candidature de la RDC à l’OIF : un émissaire reçu par Bourita

    Candidature de la RDC à l’OIF : un émissaire reçu par Bourita

    Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, s’est entretenu mercredi à Rabat avec Crispin Mbadu Phanzu, ministre délégué chargé de la Francophonie et des Congolais de l’étranger en RDC. Ce dernier était porteur d’un message du président Félix Tshisekedi destiné au roi Mohammed VI.

    À l’issue de l’entretien, Crispin Mbadu Phanzu a souligné la qualité des relations bilatérales unissant le Maroc et la République démocratique du Congo, marquées par une longue histoire commune. Il a précisé que sa visite au Maroc visait à promouvoir la candidature de son pays au poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

  • Elliot Anderson signe à Manchester City pour un montant record en Premier League

    Elliot Anderson signe à Manchester City pour un montant record en Premier League

    Manchester City a accepté de verser 120 millions de livres à Nottingham Forest pour s’attacher les services d’Elliot Anderson. Le milieu de terrain, âgé de 22 ans, a officiellement demandé à son club actuel de le libérer, et la visite médicale se déroulera aux États-Unis. L’accord entre les deux formations est désormais finalisé, et le joueur devrait parapher son nouveau contrat après la Coupe du Monde.

    Un transfert qui pulvérise les records

    Si cette transaction se concrétise, Elliot Anderson deviendra le joueur le plus cher de l’histoire de la Premier League, dépassant Alexander Isak, transféré de Newcastle à Liverpool pour 125 millions de livres (environ 145 millions d’euros). Il sera également le footballeur britannique le plus onéreux jamais vendu, devant Declan Rice, pour lequel Arsenal avait déboursé 105 millions de livres (environ 122 millions d’euros) à West Ham en 2023.

    Anderson, déjà un cadre de l’Angleterre

    Formé à Newcastle, Anderson avait rejoint Nottingham Forest en 2024 pour 40 millions de livres. Ses prestations au City Ground l’ont imposé comme un milieu de terrain incontournable, tant en club qu’en sélection anglaise. Actuellement en lice pour la Coupe du Monde, il a été titulaire lors des deux premiers matchs de l’Angleterre et a délivré une passe décisive lors de la victoire 4-2 contre la Croatie.

    Avec le départ de Pep Guardiola et l’arrivée d’Enzo Maresca, Manchester City voit en Anderson l’une des pièces maîtresses de son nouveau projet. Le transfert devrait être officiellement annoncé après la compétition mondiale.

    Cifrele lui Elliot Anderson
  • Hommage à Alexis Dipanda Mouelle : les images de sa levée de corps à Yaoundé

    Hommage à Alexis Dipanda Mouelle : les images de sa levée de corps à Yaoundé

    Cérémonie d’adieu pour le premier président de la Cour suprême

    Le jeudi 25 juin 2026, la morgue de l’hôpital général de Yaoundé a accueilli la levée du corps d’Alexis Dipanda Mouelle, figure emblématique de la justice camerounaise. Laurent Esso, représentant personnel du chef de l’État Paul Biya, a assisté à cet ultime hommage.

    Quelques clichés de la cérémonie

    Alexis Dipanda Mouelle Alexis Dipanda Mouelle Alexis Dipanda Mouelle Alexis Dipanda Mouelle Alexis Dipanda Mouelle Alexis Dipanda Mouelle

  • Le Gabon accélère son industrialisation avec l’appui européen

    Le Gabon accélère son industrialisation avec l’appui européen

    Ce mardi, Libreville a accueilli l’ouverture des rencontres de l’industrie, en présence du vice-président du gouvernement, Hermann Immongault. Jusqu’au 26 juin, la Chambre de commerce réunit autorités gabonaises, acteurs économiques et partenaires européens autour des défis de l’industrialisation et de la transformation locale.

    Les échanges portent principalement sur la contribution des entreprises européennes à la stratégie de souveraineté productive impulsée par les autorités.

    L’ambassadeur de France au Gabon, Fabrice Mauriès, a salué le retour d’une trentaine de sociétés européennes, notamment dans le domaine énergétique, tout en insistant sur la nécessité d’améliorer l’attractivité du Gabon face à la concurrence mondiale.

    Le ministre de l’Industrie et de la Transformation locale, Me Lubin Ntoutoume, a réaffirmé la volonté de faire du Gabon un pays générateur de richesses, d’emplois qualifiés et de compétences, grâce à la valorisation de ses ressources naturelles.

    Selon Hermann Immongault, cette ambition se concrétise dans le Plan national de croissance et de développement (PNCD).

    « Cette vision trouve aujourd’hui sa traduction opérationnelle dans le PNCD 2026-2030, qui fait de l’industrialisation, de la transformation locale et de la diversification économique les principaux moteurs de croissance pour les années à venir : 27 000 milliards de francs CFA d’investissement, dont 18 000 milliards provenant de l’industrie », a-t-il déclaré.

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  • Cameroun : Célestin Tawamba dresse un constat sévère sur l’économie nationale

    Cameroun : Célestin Tawamba dresse un constat sévère sur l’économie nationale

    Le président du Groupement des Entreprises du Cameroun (GECAM), Célestin Tawamba, a livré une analyse particulièrement alarmante de la conjoncture économique camerounaise, le mardi 23 juin 2026.

    Selon le patron du GECAM, la croissance du Cameroun a ralenti à 3,1 % en 2025, contre 3,5 % l’année précédente. Un rythme jugé insuffisant pour atteindre l’objectif d’émergence fixé à 2035. À titre de comparaison, l’Afrique subsaharienne devrait afficher une croissance moyenne de 4,5 %, quand l’UEMOA atteindrait 6,4 %. La CEMAC, dont le Cameroun est la première économie, ne devrait progresser que de 2,6 %.

    Ce ralentissement s’explique en grande partie par l’effondrement du secteur pétrolier. La branche des hydrocarbures s’est contractée de 6,9 % en 2025, après une baisse de 9,7 % en 2024. Le GECAM souligne que le pétrole n’est plus le principal moteur de la croissance nationale.

    286 000 tonnes

    Les autres secteurs ne sont guère plus reluisants. La croissance du secteur primaire est passée de 3,6 % à 1,7 % sur un an. L’agriculture industrielle et d’exportation a chuté de +8,7 % en 2024 à -3,2 % en 2025, en raison des aléas climatiques et du recul des exportations.

    Le coton symbolise cette dégradation : la production plafonne à 286 000 tonnes, loin de l’objectif de 400 000 tonnes. Les exportations ont chuté de 24 % en volume et de 29,8 % en valeur.

    1,7 % à 2 %

    « Même les filières les plus performantes montrent des fragilités, explique Célestin Tawamba. La campagne cacaoyère a atteint un record de production de 309 518 tonnes, mais les volumes exportés ont diminué de 9 %, malgré une hausse de 18 % de la valeur grâce à la flambée des cours mondiaux. Le café suit la même tendance : la production passe de 10 562 à 11 637 tonnes, tandis que les exportations reculent de 2 %, compensées par une augmentation de 3,9 % des recettes. »

    Par ailleurs, la dépendance alimentaire du Cameroun s’accroît. Les importations de maïs ont augmenté de 4,5 %, illustrant les difficultés à assurer la sécurité alimentaire. Le secteur industriel peine aussi à jouer son rôle de moteur de transformation : sa croissance stagne entre 1,7 % et 2 %, et les industries manufacturières ralentissent de 2,9 % à 2,2 %. Le patronat attribue cette situation au coût élevé de l’énergie, aux problèmes logistiques, aux contraintes de financement et au manque de compétitivité de l’appareil productif.

  • Hommage national: Laurent Esso aux obsèques d’Alexis Dipanda Mouelle

    Hommage national: Laurent Esso aux obsèques d’Alexis Dipanda Mouelle

    Le garde des Sceaux, Laurent Esso, s’est rendu à la morgue de l’Hôpital général de Yaoundé ce jeudi 25 juin 2026.

    Représentant le président de la République Paul Biya, le ministre de la Justice a pris part à la cérémonie de levée du corps d’Alexis Dipanda Mouelle, Premier Président de la Cour suprême du Cameroun.

    Laurent Esso était accompagné de Laurent Esso, ministre délégué auprès du ministre de la Justice, garde des Sceaux.

    Plusieurs hautes personnalités étaient présentes à la morgue de l’Hôpital général de Yaoundé, parmi lesquelles le Premier ministre chef du gouvernement Joseph Dion Ngute et Jean Nkuete, secrétaire général du Comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc).

  • Bénin : Djibril Mama Cisse écoute et renforce la sécurité à Kandi et Parakou

    Bénin : Djibril Mama Cisse écoute et renforce la sécurité à Kandi et Parakou

    Bénin : le ministre Djibril Mama Cisse renforce le dispositif sécuritaire

    Le mardi 23 juin 2026, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Djibril Mama Cisse, a poursuivi sa tournée dans les localités de Kandi et Parakou.

    Accompagné de sa délégation, il a visité tour à tour la base du Groupement Spécial Polyvalent d’Intervention (GSPI) de Kandi, les sièges des agences départementales de protection civile de l’Alibori et du Borgou, la Compagnie mobile d’intervention de la Police républicaine à Parakou, ainsi que la Direction départementale de l’Intérieur et de la Sécurité publique de Parakou. L’objectif de cette visite est de s’imprégner des réalités terrain en matière de sécurité intérieure pour ajuster les stratégies et les plans dans le secteur de la sécurité publique au Bénin.

    « Je souhaite que ma présence ici soit perçue comme une volonté d’écoute. Je suis venu pour vous entendre… », a déclaré le ministre en ouvrant les échanges avec les agents de police, toutes catégories et grades confondus, réunis à la base du Groupement spécial d’intervention de la Police républicaine à Kandi. À Parakou comme à Kandi, il a encouragé la libre expression pour que chacun expose les difficultés rencontrées, dont la résolution par la hiérarchie et le gouvernement pourrait améliorer l’efficacité des actions et l’efficience des moyens.

    Les doléances exprimées ont porté sur la gestion des carrières, les avancements, la durée des affectations en zones à risque, le manque de motivation, l’absence ou l’insuffisance de primes de risque, le déficit en spécialistes et le manque d’effectifs. Ont aussi été évoqués l’absence de réseaux GSM dans certaines localités, le sabotage de pylônes et la protection insuffisante de certains commissariats.

    En réponse, le directeur général de la Police républicaine, le secrétaire général du ministère et d’autres membres de la délégation ont présenté les chantiers en cours pour répondre à certaines préoccupations, les réflexions menées et les pistes de solution envisagées, en particulier pour la carrière des agents.

    Djibril Mama Cisse a félicité, au nom du gouvernement et du chef de l’État, les forces de sécurité pour leur courage et leur abnégation, rappelant que grâce à elles, les Béninois vaquent à leurs activités en toute sérénité. « C’est grâce à vous que la République tient debout », a-t-il souligné.

    « Je ne suis pas venu faire des promesses, mais il faut relever les défis », a-t-il poursuivi. Le ministre appelle ainsi toutes les composantes des forces de sécurité publique à s’impliquer totalement. La résolution des problèmes soulevés constituera une priorité gouvernementale pour que le Bénin demeure sécurisé et poursuive son développement sans entrave.

  • Vers un traité d’amitié historique entre la France et le Maroc

    Vers un traité d’amitié historique entre la France et le Maroc

    Le projet de traité d’amitié entre la France et le Maroc témoigne de la volonté commune de bâtir un texte fondé sur des intérêts stratégiques pérennes, à l’image du traité de l’Élysée franco-allemand de 1963. Une commission bilatérale a été mise en place, non pour négocier l’accord lui-même – cette tâche revenant aux gouvernements – mais pour formuler des propositions sur les principes directeurs, les priorités stratégiques à l’horizon 2035-2040, les mécanismes de dialogue politique et les axes de coopération économique, sécuritaire, militaire, universitaire et culturelle.

    Pourquoi un tel traité ? Il remplacera l’accord de La Celle-Saint-Cloud, signé le 6 novembre 1955, qui a permis le retour à l’indépendance du Maroc et la fin du protectorat, officialisée le 2 mars 1956. C’est sur cette base que Paris autorisa le retour sur le Trône de Mohammed V, déporté en août 1953. Aujourd’hui, il s’agit de consolider les acquis d’une coopération exceptionnelle tout en jetant les bases d’une relation d’égal à égal pour les décennies à venir.

    Quatre piliers principaux structurent cette ambition. Le premier est économique : la France s’engage à réaliser d’importants investissements dans les secteurs marocains de l’automobile, du ferroviaire, de la défense et du transport maritime, et à accompagner leur modernisation par les technologies avancées. En retour, Rabat offre un accès préférentiel aux entreprises françaises dans les grands projets d’infrastructures et des incitations fiscales.

    Le deuxième pilier concerne la sécurité et l’industrie de défense. Il prévoit des transferts de technologies militaires pour faire du Maroc un centre régional de production d’équipements légers et lourds (aviation, munitions, véhicules blindés), l’élargissement des programmes de formation et d’entraînement conjoints, et un renforcement de la coordination en matière de renseignement face aux défis sécuritaires au Sahel.

    Le volet culturel constitue le troisième pilier : maintien de la place privilégiée de la langue française dans l’éducation, promotion de la francophonie sans entraver l’ouverture à l’anglais, facilitation de l’accès des étudiants marocains aux universités françaises – ils sont plus de 42 000 –, extension du réseau des instituts culturels français et ouverture de nouveaux établissements scolaires, notamment dans les provinces du Sud.

    Enfin, la dimension géopolitique et stratégique : Paris soutient les intérêts supérieurs du Maroc, notamment le plan d’autonomie pour le Sahara validé par le Conseil de sécurité (résolution 2797 du 31 octobre 2025), un appui au sein des institutions européennes, et la défense des secteurs agricole et halieutique. La France espère aussi compter sur le Maroc pour bâtir de nouvelles alliances en Afrique de l’Ouest, où elle a perdu de l’influence, en misant sur le rôle de hub régional du Royaume.

    Ce traité d’amitié lierait la France à un État non membre de l’Union européenne, alors que l’Algérie n’a jamais réussi à finaliser un accord similaire malgré plusieurs tentatives sous les présidences de Jacques Chirac et Abdelaziz Bouteflika, puis d’Emmanuel Macron et Abdelmadjid Tebboune. Le Maroc s’affirme comme une puissance régionale, un hub économique et un acteur clé sur les questions énergétiques, logistiques et sécuritaires. Ce traité pourrait ainsi devenir une matrice exemplaire pour réarticuler la coopération entre l’Europe et l’Afrique.