Deux ministres mauritaniens se sont succédé à Yaoundé en l’espace d’une semaine. Le 24 juin, Bessouda Mohamed Laghdaf, ministre de l’Environnement, a été reçue au Palais de l’Unité en tant qu’envoyée spéciale du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Elle était porteuse d’un pli fermé destiné au chef de l’État camerounais, Paul Biya. L’objectif : obtenir l’appui du Cameroun pour la candidature de Coumba Bâ au poste de Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
Un pli fermé, une audience de trente minutes et un message sans détour
Ferdinand Ngoh Ngoh, ministre d’État et secrétaire général de la présidence de la République, a reçu l’émissaire mauritanienne en fin d’après-midi, au nom de Paul Biya, alors absent de Yaoundé. L’entretien a duré environ trente minutes. Bessouda Mohamed Laghdaf n’a pas cherché à dissimuler l’objet de sa visite.
« Nous sommes porteuses d’un message du chef de l’État mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, destiné à son frère, le président Paul Biya. Nous avons remis ce message sous pli fermé au secrétaire général de la présidence », a-t-elle déclaré à la presse à sa sortie du Palais de l’Unité.
Deux ministres en une semaine, un pli fermé pour Biya : c’est une campagne menée tambour battant. Le ministre des Affaires étrangères mauritanien, Mohamed Salem Ould Merzoug, avait ouvert la voie le 18 juin, porteur d’un premier message au chef de l’État.
La candidate défendue par Nouakchott s’appelle Coumba Bâ, conseillère à la présidence mauritanienne. La ministre Bessouda a présenté le Cameroun comme un pays capable de peser sur « l’équilibre entre les différentes régions » que la Mauritanie souhaite incarner avec cette candidature.
Un précédent à la BAD et une logique de réciprocité assumée
La démarche mauritanienne ne sort pas de nulle part. En 2025, le Cameroun avait apporté son soutien à la candidature de Sidi Ould Tah à la présidence de la Banque africaine de développement. La Mauritanie l’avait emporté. Nouakchott veut reproduire le schéma, cette fois pour l’OIF.
Difficile de ne pas y voir une logique de réciprocité assumée, presque revendiquée. La ministre mauritanienne a d’ailleurs évoqué un « partenariat gagnant-gagnant » devant la presse.
Les consultations au sein de l’OIF, de l’Organisation de la Coopération islamique et de la Banque islamique de développement sont dans le viseur de Nouakchott. Le Cameroun est sollicité sur plusieurs fronts à la fois.
On ne sait pas encore quelle réponse officielle Yaoundé donnera, ni quand.
L’absence de Ligue des champions la saison prochaine contraint l’Olympique de Marseille à envisager le départ de certains cadres, dont Mason Greenwood. L’attaquant anglais suscite l’intérêt de plusieurs clubs, mais c’est Fenerbahçe qui semble le mieux placé pour prendre les devants. Une nouvelle proposition pourrait être déposée dans les prochains jours, alors que l’AS Rome reste en embuscade.
Fenerbahçe prépare une offre renforcée
La formation turque a déjà soumis une offre de 35 millions d’euros à l’OM, sans obtenir de réponse favorable. Selon des indiscrétions, Fenerbahçe ne compte pas en rester là et pourrait transmettre une nouvelle proposition avant la fin du mois. Le club marseillais pousse dans cette direction, pressé par les délais : la DNCG a demandé des éléments complémentaires avant de statuer sur la situation financière du club. De son côté, l’AS Rome n’a pas abandonné l’espoir de recruter l’Anglais.
Quel prix pour le départ de Greenwood ?
La question du montant du transfert reste centrale. Mason Greenwood, qui a marqué une vingtaine de buts cette saison en Ligue 1, a vu sa valeur marchande légèrement diminuer ces derniers mois. Certains observateurs estiment que l’OM devrait attendre le 1er juillet pour activer une clause qui porterait le montant à 60 millions d’euros, espérant ainsi trouver un acheteur prêt à payer ce prix. Manchester United, qui conserve 40 % du montant du transfert, pourrait également influencer les négociations.
Ce mercredi 24 juin 2026, le président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, a officiellement accepté les lettres de créance de cinq nouveaux ambassadeurs. Cette cérémonie protocolaire, qui officialise leur prise de fonction, traduit la détermination de Libreville à renforcer son influence sur la scène internationale. Elle s’inscrit dans la stratégie du chef de l’État : faire du Gabon un pôle d’attractivité, résolument engagé dans les enjeux économiques, écologiques et géopolitiques contemporains.
Parmi les nouvelles figures diplomatiques accréditées au Gabon, Monseigneur Relwende Kisito Ouedraogo, nonce apostolique, et Fadoul Kitir Zakaria, ambassadeur du Tchad, symbolisent des relations déjà solides. Leur accréditation réaffirme la permanence des liens historiques entre le Gabon et le Saint-Siège ainsi qu’avec ses partenaires d’Afrique centrale. Selon les autorités gabonaises, ces collaborations durables sont résolument orientées vers le dialogue, la stabilité régionale et le développement réciproque.
L’Australie et le mégaprojet Belinga au centre des priorités
Au-delà des partenariats classiques, l’accréditation de Leilani Bin-Juda, haut-commissaire d’Australie, revêt une importance stratégique majeure. Ce rapprochement intervient alors que le projet minier intégré de Belinga et son corridor logistique, mené par l’entreprise australienne Fortescue, prend de l’ampleur. Pour Libreville, l’objectif est clair : transformer localement les richesses minières pour stimuler l’économie, améliorer les infrastructures de transport et surtout créer des emplois pour les jeunes Gabonais.
Diversification des partenariats et perspectives d’avenir
Le Gabon étend également son réseau diplomatique vers le Moyen-Orient et la Corne de l’Afrique. Avec l’accréditation de Seyed Gholamreza Mirmohammad Meigoni, ambassadeur d’Iran, de nouveaux champs de coopération s’ouvrent dans l’industrie, la santé et l’enseignement supérieur. Dans le même temps, Mohamed Bourhan Ali, représentant de Djibouti, apporte une expertise notable. Les deux pays partagent des ambitions communes en matière d’économie verte, de gestion maritime et de développement portuaire.
En multipliant ces accords, le Gabon prouve sa capacité à séduire des partenaires de premier ordre. Cette stratégie d’ouverture internationale accompagne directement le projet de société du président de la transition, centré sur la transformation économique, le bien-être des citoyens et le renforcement de la souveraineté nationale.
Dans un climat mondial où les conséquences néfastes de la corruption sont de mieux en mieux comprises, cette rencontre s’inscrit dans la continuité des travaux du Conseil des droits de l’Homme, notamment la résolution 59/6 de juillet 2025. Celle-ci reconnaît que la lutte contre la corruption et la défense des droits fondamentaux sont indissociables et se renforcent mutuellement. Les engagements internationaux – Convention des Nations unies contre la corruption, Déclaration de Marrakech de 2011, déclaration politique de l’UNGASS 2021 – soulignent tous l’importance d’une approche préventive fondée sur l’État de droit, la démocratie et les droits humains.
Dans ce contexte, le Maroc a souhaité mettre en avant son approche intégrée, articulée autour de la cohérence entre politiques publiques, institutions nationales et engagements internationaux. Modérant les échanges, l’ambassadeur Omar Zniber, représentant permanent du Royaume auprès des Nations unies à Genève, a salué cette initiative, la qualifiant de « très importante » sur le plan multilatéral. Il a mis en lumière « les contributions de hauts responsables marocains » et « le rôle du Maroc comme leader dans ce processus au sein des Nations unies », insistant sur la mobilisation coordonnée des institutions nationales et leur alignement avec les orientations stratégiques du Royaume en matière de transparence et de gouvernance.
De son côté, le délégué interministériel aux droits de l’Homme, El Habib Belkouch, a recentré le débat sur l’essentiel, soulignant que « la corruption constitue également un obstacle majeur à la jouissance effective des droits de l’Homme ». Dépassant les approches classiques centrées sur la gouvernance ou la répression, il a insisté sur ses effets concrets : « Lorsqu’elle affecte l’accès à la justice, aux soins de santé, à l’éducation ou à l’emploi, elle prive les individus de droits légitimes ».
El Habib Belkouch a rappelé que « chaque ressource détournée ou gaspillée du fait de la corruption est une ressource qui n’est plus disponible pour financer une école, un hôpital ou une politique publique », illustrant ainsi l’impact direct de ce phénomène sur le quotidien des citoyens. Il a également attiré l’attention sur le fait que ses effets « pèsent souvent plus lourdement sur les groupes les plus vulnérables », notamment les femmes et les populations marginalisées.
Insistant sur les réponses à apporter, il a affirmé que « la prévention apparaît aujourd’hui comme l’un des leviers les plus efficaces », en mettant en avant des principes clés tels que « la transparence, le droit d’accès à l’information, la participation citoyenne et la reddition des comptes », qu’il a qualifiés non seulement de droits fondamentaux, mais également « d’outils essentiels de prévention de la corruption ». Il a enfin plaidé pour un renforcement des synergies entre institutions, soulignant que leur coordination constitue « une priorité majeure pour améliorer l’efficacité des politiques publiques ».
Mohamed Benalilou, président de l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption, a renforcé cette perspective en soulignant une interdépendance structurelle croissante entre les deux domaines. Selon lui, le lien entre ces deux champs « évolue progressivement vers une interdépendance structurelle », reflétant une transformation profonde des cadres d’analyse et d’action.
Dans une approche centrée sur les victimes, il a souligné qu’« il ne s’agit plus seulement de fonds détournés, mais de victimes réelles de la corruption privées de leurs droits », appelant à dépasser les paradigmes traditionnels. Il a également mis en lumière des dimensions encore insuffisamment prises en compte, comme « la corruption fondée sur le genre », qu’il considère comme « un obstacle intrinsèque à l’égalité ».
Mohamed Benalilou a par ailleurs insisté sur un tournant conceptuel majeur, estimant que « la prévention de la corruption évolue vers une obligation positive pour les États de protéger les droits et les libertés ». Dans cette logique, elle devient « un élément essentiel de la diligence raisonnable en matière de droits de l’Homme ».
Il a également plaidé pour « préserver l’espace civique » et « reconnaître les lanceurs d’alerte comme des défenseurs des droits de l’Homme », tout en appelant à une transition vers un modèle d’« intégrité institutionnelle », où les institutions « ne se limitent pas à l’absence de corruption, mais protègent activement les droits et garantissent l’égalité ».
Sur le plan international, il a insisté sur la nécessité de « garantir une plus grande cohérence entre les processus de Genève, Vienne et New York », en soulignant que les obligations issues de la Convention des Nations unies contre la corruption et celles relatives aux droits humains « constituent deux facettes d’un même engagement ». Il a ainsi appelé à la mise en place de « passerelles structurelles » entre institutions et à l’émergence d’une « gouvernance préventive fondée sur les droits de l’Homme ».
Au fil des échanges, un large consensus s’est dégagé sur l’urgence de renforcer les synergies entre États, institutions internationales et société civile, afin de faire de la prévention de la corruption un levier majeur de protection des droits humains. L’accent a été mis sur le rôle de l’éducation, du renforcement des capacités, de la participation citoyenne et des technologies numériques, considérés comme des outils incontournables pour promouvoir la bonne gouvernance, accroître la transparence et prévenir les abus.
Informations sur le match Japon – Suède du 26 juin 2026
Détail
Valeur
Match
Japon contre Suède
Tournoi
Coupe du monde 2026
Horaire
6h00 le 26 juin 2026 (heure du Vietnam)
Lieu
Stade AT&T, Dallas
Groupe
Groupe F
Journée
Troisième journée
Diffusion en direct
VTV3, VTV6, VTV9
Comment suivre la rencontre Japon – Suède en direct
Les téléspectateurs vietnamiens pourront regarder ce choc décisif sur les antennes de VTV3, VTV6 et VTV9, ainsi que sur la plateforme numérique VTVgo. Il est conseillé d’utiliser ces canaux officiels pour garantir une diffusion de qualité et éviter les flux pirates.
Pronostic du match Japon – Suède : les enjeux du groupe F
Cette affiche du groupe F de la Coupe du monde 2026 revêt une importance capitale pour les deux sélections. Avant cette ultime journée de poules, les Pays-Bas occupent la première place avec 4 points, suivis du Japon (4 points également, mais devancé à la différence de buts). La Suède pointe à la troisième place avec 3 points.
La pression est donc immense sur les épaules des Samouraïs Bleus et des Scandinaves. Une victoire japonaise propulserait directement le pays du Soleil-Levant en huitièmes de finale. Pour la Suède, un résultat positif est impératif pour conserver tout espoir de qualification.
Le Japon affiche une forme impressionnante dans ce Mondial. Le match nul 2-2 contre les Pays-Bas a prouvé la résilience de l’équipe de Hajime Moriyasu face à un adversaire de taille. Ensuite, le large succès 4-0 face à la Tunisie a confirmé la puissance offensive et la solidité défensive des hommes en bleu.
Sur l’ensemble des deux premières rencontres, le Japon totalise 6 buts marqués pour seulement 2 encaissés. Un bilan très flatteur qui témoigne d’un bon équilibre entre maîtrise du jeu, pressing et transitions rapides.
Une séance parlementaire a mis en présence le Premier ministre Ousmane Sonko et le ministre des Affaires étrangères Cheikh Niang. Les deux hommes ont échangé lors d’un débat retransmis en direct depuis l’hémicycle.
Le 20 avril 2026, le général Évariste Ndayishimiye effectuait une visite officielle à Ouagadougou, qualifiée d’« amitié et de travail ». À cette époque, il présidait l’Union africaine (UA).
Ce déplacement diplomatique avait pour objectif de rétablir le dialogue entre l’UA et l’Alliance des États du Sahel (AES), qui regroupe le Burkina Faso, le Mali et le Niger, sous la présidence du capitaine Ibrahim Traoré.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte marqué par le retrait des pays membres de l’AES des instances de l’UA. Le président burundais s’est ainsi rendu au Burkina Faso, dirigé par un régime issu d’un coup d’État militaire, pour saluer les efforts de stabilisation sécuritaire, alors même que le dirigeant burkinabè a déclaré que la démocratie n’était plus d’actualité.
Mais derrière le vocabulaire diplomatique du « dialogue » et de la « stabilité », ne voit-on pas une solidarité entre régimes autoritaires partageant un rejet commun des contraintes constitutionnelles ?
Mes recherches doctorales portent sur les sanctions internationales (UE et organisations régionales) et la résilience autoritaire dans les États fragiles, à travers une étude comparative centrée sur le Burundi, avec un chapitre consacré au Mali et au Niger. J’analyse ici les ressources politiques utilisées par le Mali et le Burundi pour résister aux pressions extérieures.
Une convergence de trajectoires
Il est important de noter une convergence dans les trajectoires institutionnelles liant le Burundi aux États de l’AES. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont subi des sanctions de la CEDEAO et de l’UE après les coups d’État de 2020-2021 au Mali, 2022 au Burkina Faso et 2023 au Niger. Le Burundi avait lui-même été sanctionné par l’UE et les États-Unis en 2016 suite à la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat jugé anticonstitutionnel. Ces phénomènes politiques appellent une comparaison transrégionale qui ne cherche pas des similitudes superficielles mais des logiques profondes convergentes. Le rapprochement entre le Burundi et le Mali, deux pays distants de milliers de kilomètres et évoluant dans des contextes géopolitiques différents, illustre cette approche.
Désignation d’un ennemi
Dans les deux pays, la désignation d’un ennemi – interne ou externe – est un mécanisme central de légitimité et un vecteur puissant de cohésion interne. Cette stratégie permet de réactiver constamment la menace selon les conjonctures : ennemi colonial, régional ou sécuritaire. Au Mali, ce mécanisme s’est intensifié début 2022 avec un « effet drapeau » : la population se rallie aux dirigeants face à une menace extérieure. Soutenus par une composante civile dans la deuxième phase de transition après le putsch de mai 2021, les militaires ont bénéficié d’un large soutien populaire. Le 14 janvier 2022, des dizaines de milliers de manifestants ont défilé sur le Boulevard de l’Indépendance pour protester contre les sanctions de la CEDEAO, scandant leur hostilité à Paris et à l’organisation régionale qu’ils accusaient d’ingérence, réclamant un Mali affranchi des influences extérieures. Au Burundi, c’est la Belgique qui cristallise la colère des partisans du CNDD-FDD, le parti au pouvoir. Désignée comme responsable historique des divisions ethniques, l’ancienne puissance coloniale est aussi accusée de complicité avec le Rwanda pour déstabiliser le régime. Le pouvoir burundais présente Bruxelles comme l’instigateur des sanctions de l’UE, une rhétorique permettant de détourner les critiques internationales vers un récit de résistance à l’ancien colonisateur.
Choix d’un adversaire régional
Au niveau régional, chaque régime choisit un adversaire. Au Mali, l’Algérie est accusée d’accueillir des figures d’opposition comme l’imam Mahmoud Dicko et d’être de connivence avec des groupes terroristes. La junte malienne a mis fin à l’accord de paix d’Alger le 25 janvier 2024 et a fermé son espace aérien à l’Algérie en avril 2025 après une mesure similaire d’Alger. Au Burundi, c’est le Rwanda de Paul Kagame, régime tutsi, qui joue ce rôle. Qualifié de « mauvais voisin » par le président Ndayishimiye, Kigali est accusé d’avoir hébergé les putschistes de la tentative de coup d’État de 2015 et de soutenir des mouvements rebelles comme le RED-Tabara. Cette posture défensive s’est traduite par la fermeture des frontières terrestres avec le Rwanda en janvier 2024 et une intervention militaire active dans l’est de la RDC d’août 2022 à décembre 2025 pour soutenir les FARDC, aux côtés des milices Wazalendo et des FDLR, contre le M23 appuyé par Kigali. Ces ressources symboliques entretiennent un sentiment permanent de siège, condition nécessaire à la survie politique de régimes qui font de la menace extérieure leur principal carburant.
La contradiction sécuritaire
Une contradiction apparaît toutefois entre les deux pays sur le plan sécuritaire. Au Mali, la menace est plus immédiate à travers les attaques du 25 avril 2026 perpétrées par le FLA et le JNIM, ce qui renforce la crédibilité du discours sécuritaire du régime. Cette divergence dans la nature de la menace induit des logiques de légitimation distinctes.
Le chef de la junte malienne, Assimi Goïta, s’est affranchi de l’échéance électorale. En juillet 2025, le Conseil national de transition lui a accordé un mandat de cinq ans renouvelable sans élection et sans limite, achevant une dérive entamée dès les premiers reports du scrutin promis en mars 2024. La junte n’a plus besoin de légitimer un vote ; elle se présente comme l’unique rempart capable de vaincre le JNIM et le FLA, même si l’économie malienne, bien que résiliente, reste confrontée à des coupures d’électricité récurrentes et à la réduction de l’aide au développement et humanitaire. Au Burundi, le CNDD-FDD a investi le président sortant comme candidat pour la présidentielle de 2027 ; le scrutin, bien que verrouillé, reste un passage obligé.
Le bilan sécuritaire mis en avant par Gitega ne remplace donc pas une élection ; il vise à la préparer, dans un contexte où le registre sécuritaire permet de reléguer au second plan un bilan économique marqué par les pénuries de carburant et de devises depuis 2015. Considérés parmi les pays les plus pauvres du monde – le Burundi occupant la dernière place en 2023 – le recours à l’extériorisation des responsabilités par la construction permanente d’un ennemi ne masque-t-il pas aussi, selon l’analyse du politologue Jean-François Bayart, des dynamiques internes de prédation qui structurent les régimes autoritaires ?
Ce que révèle in fine la comparaison entre le Mali et le Burundi, c’est moins la singularité de chaque trajectoire que la robustesse d’une logique commune à des régimes qui ont fait de leurs ennemis non pas un fardeau, mais leur fondation.
Le royaume chérifien a été choisi comme destination de la prochaine mission du Club Export 47, prévue du 30 novembre au 3 décembre 2026. Véritable porte d’entrée vers l’Afrique, le Maroc séduit les entreprises du Lot-et-Garonne par sa croissance soutenue, sa stabilité politique et sa proximité géographique avec la France. Cette nouvelle édition promet de belles opportunités pour les acteurs économiques locaux désireux d’exporter et de nouer des partenariats durables.
Le Club Export 47, dispositif d’accompagnement à l’international, mise sur le dynamisme marocain pour offrir aux participants un cadre propice aux affaires. Les secteurs porteurs ne manquent pas : agriculture, agroalimentaire, technologies vertes, services ou encore industrie. Les entreprises inscrites pourront bénéficier de rencontres B2B ciblées et de visites terrain organisées par les partenaires marocains.
Avec plus de 37 millions d’habitants et une classe moyenne en pleine expansion, le Maroc représente un marché prometteur pour les entreprises françaises. La mission du Club Export 47 s’inscrit dans cette dynamique, en offrant une immersion concrète dans l’écosystème économique du pays.
Crise interne à Pastef : la mairie de Ziguinchor au cœur des rivalités
À Ziguinchor, les tensions longtemps contenues au sein de Pastef éclatent désormais publiquement. Deux figures locales, le maire Djibril Sonko et son adjoint Bassirou Coly, s’affrontent pour le contrôle de la ville, une situation qui préoccupe jusqu’à la direction nationale du parti d’Ousmane Sonko.
Dans le bastion historique du leader du Pastef, la crise prend une ampleur politique majeure. Sous les appels à l’unité, les divisions s’aggravent et compromettent les efforts de consolidation du parti dans le sud du Sénégal. L’étincelle est venue d’une réunion politique à Soucoupapaye, initialement destinée à remobiliser les troupes en vue des prochains scrutins. Rapidement, l’événement a dérivé de son objectif premier.
Avec la présence de cadres nationaux comme Toussaint Manga et le professeur Alassane Diédhiou, les interventions ont mis en lumière une rivalité ouverte entre deux camps. D’un côté, les soutiens du maire mettent en avant son bilan et sa légitimité. De l’autre, une aile menée par Bassirou Coly réclame un changement et envisage de se présenter à la mairie lors des prochaines élections locales.
Une unité de façade de plus en plus fragile
Le conflit s’est cristallisé autour du contrôle de la mairie de Ziguinchor. Lors des échanges, Bassirou Coly a exprimé clairement ses ambitions, tout en affirmant qu’il respecterait la décision finale du parti. En réponse, Djibril Sonko a défendu son bilan et son engagement, rejetant les critiques sans nommer directement ses adversaires, insistant sur la nécessité de ne pas entraver le développement de la commune.
Ces prises de parole publiques ont agi comme un révélateur. Depuis plusieurs mois, des tensions sourdes parcouraient les instances locales du parti. Aujourd’hui, elles s’étalent au grand jour, nourries par des rivalités personnelles et des ambitions politiques concurrentes.
De nombreux militants jugent cette situation alarmante. Alors que Pastef tente de renforcer son ancrage dans son fief symbolique, ces divisions internes menacent d’affaiblir la dynamique en cours. L’enjeu dépasse la seule mairie de Ziguinchor : cette ville est un symbole dans la carrière d’Ousmane Sonko et un indicateur de la solidité du parti dans le sud.
Certains responsables locaux tirent la sonnette d’alarme sur les conséquences d’une éventuelle défaite dans cette commune stratégique. Perdre Ziguinchor enverrait un mauvais signal à l’approche de la présidentielle de 2029, alors que les locales de 2027 constituent une épreuve décisive. Face aux tensions croissantes, des appels à la discipline et à l’unité se multiplient, mais les rivalités persistent sur le terrain, de plus en plus exposées.
Razacki Amouda Issifou devient médiateur de la République au Bénin
Le Bénin compte un nouveau médiateur de la République en la personne de Razacki Amouda Issifou. Sa nomination fait suite à une modification législative adoptée ce mercredi 24 juin 2026 par les députés.
La nouvelle loi prévoit désormais que les fonctions de médiateur reviennent automatiquement au premier vice-président du Conseil économique et social (CES). Cette réforme met fin au système de nomination antérieur.
Razacki Amouda Issifou, premier vice-président en exercice du CES, devient ainsi le titulaire du poste. Il succède à Pascal Essou, qui occupait la fonction depuis 2021. Cette évolution institutionnelle a été approuvée lors d’une séance plénière de l’Assemblée nationale. Elle s’inscrit dans les réformes en cours touchant au fonctionnement des institutions de la République.
Juriste de formation, Razacki Amouda Issifou possède une longue expérience de la vie publique. Il a été vice-président de la Cour constitutionnelle, député, président de la Commission des lois de l’Assemblée nationale, maire et secrétaire général de la première Commission électorale nationale autonome (CENA) créée en 1996.
Le médiateur de la République a pour mission de faciliter la résolution des conflits entre les citoyens et l’administration publique. Il intervient notamment pour trouver des solutions amiables lorsque des usagers estiment avoir subi un préjudice de la part des services de l’État.
Les députés ont approuvé les amendements proposés par la majorité menée par Ousmane Sonko, rejetant ceux du gouvernement au cours d’un débat houleux sur la révision constitutionnelle. Ce différend révèle les tensions croissantes entre le pouvoir exécutif et le Parlement dans un climat politique tendu.
La discussion autour de la réforme constitutionnelle à l’Assemblée nationale a atteint un tournant décisif, avec un affrontement direct entre l’exécutif et la majorité parlementaire dominée par Pastef. Le point central du conflit : les amendements gouvernementaux, présentés par le ministre de la Justice Me Moussa Sarr, ont été repoussés en masse par les députés, suivant la ligne défendue par le Premier ministre Ousmane Sonko. Cet épisode illustre la détermination de l’exécutif politique à verrouiller sa propre réforme, au risque d’écarter les suggestions du président Bassirou Diomaye Faye. Réunis durant près de huit heures en commission technique, les parlementaires et les représentants du gouvernement ont étudié la proposition de loi portant révision constitutionnelle. Rapidement, les échanges ont dégénéré en duel institutionnel. D’un côté, le gouvernement, incarné par le ministre de la Justice Me Moussa Sarr, porteur d’amendements…
Le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, a officiellement accueilli, au palais du Bord de mer, les lettres de créance de cinq nouveaux diplomates accrédités au Gabon. Cette cérémonie marque le début de leurs missions dans le pays et témoigne de la vitalité de la diplomatie gabonaise ainsi que de la confiance renouvelée de ses partenaires.
Parmi ces représentants figurent le Nonce apostolique Mgr Relwende Kisito Ouedraogo, l’ambassadeur du Tchad Fadoul Kitir Zakaria, celui de l’Iran Seyed Gholamreza Mirmohammad Meigoni, l’ambassadeur de Djibouti Mohamed Bourhan Ali, et la Haut Commissaire d’Australie Leilani Bin-Juda. Tous sont des diplomates non-résidents.
Ces accréditations ouvrent une nouvelle page dans les relations bilatérales. Le Gabon, engagé dans le renforcement des liens avec ses partenaires historiques et la diversification de ses alliances, voit dans la présence du Nonce et de l’ambassadeur tchadien la continuité d’une coopération ancienne. L’Australie, via son Haut-Commissaire, illustre un regain d’intérêt, notamment avec le groupe Fortescue investi dans le projet minier de Belinga et son corridor logistique. Avec l’Iran, de nouvelles opportunités de coopération sectorielle émergent. Quant à Djibouti, l’ambition gabonaise dans l’économie verte, les infrastructures portuaires et la sécurité maritime se concrétise, comme l’a souligné le président lors de sa visite en mai pour l’investiture d’Ismaïl Omar Guelleh.
Cette dynamique accompagne le processus de transformation et de développement du Gabon, impulsé depuis trois ans par les plus hautes autorités de la République.