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  • Budget santé 2026 : le Burkina Faso alloue 11% de ses dépenses publiques

    Budget santé 2026 : le Burkina Faso alloue 11% de ses dépenses publiques

    UEMOA : Le Burkina Faso en tête des budgets santé avec 11% de ses dépenses publiques en 2026

    Le Burkina Faso, leader régional en matière de financement de la santé

    En 2026, le Burkina Faso se distingue dans l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) en consacrant 11% de son budget national à la santé. Ce choix stratégique représente un investissement de 388 milliards FCFA sur un budget global de 3 432 milliards FCFA. Une performance remarquable qui dépasse largement les efforts consentis par les autres États membres de l’UEMOA.

    Cette allocation budgétaire place Ouagadougou en position de leader sur le continent africain, même si la cible internationale de 15% reste encore à atteindre. Cette décision s’inscrit dans une volonté affirmée de renforcer les infrastructures sanitaires et d’améliorer l’accès aux soins pour la population.

    Pourquoi un tel engagement ? Les autorités burkinabè misent sur la santé comme levier de développement économique et social. En allouant une part aussi significative de ses ressources, le pays vise à réduire les inégalités d’accès aux services médicaux et à préparer son système de santé aux défis futurs.

    Comparaison régionale

    • Côte d’Ivoire : environ 8% de son budget dédié à la santé
    • Sénégal : autour de 7%
    • Bénin : proche de 6%
    • Niger : en dessous de 5%
    • Mali : légèrement supérieur à 5%
    • Togo : environ 6%

    Ces chiffres illustrent clairement l’effort budgétaire exceptionnel consenti par le Burkina Faso pour son secteur sanitaire.

    Le gouvernement burkinabè a également souligné que cette augmentation des dépenses publiques en santé s’accompagne de réformes structurelles visant à optimiser la gestion des ressources et à lutter contre la corruption dans le secteur.

    Un investissement aux retombées multiples

    Au-delà de l’aspect purement financier, cet investissement dans la santé devrait générer des bénéfices à long terme pour l’économie du pays. Une population en meilleure santé est synonyme de productivité accrue, d’attractivité pour les investisseurs étrangers et d’amélioration des indicateurs sociaux.

    Les experts s’accordent à dire que cette stratégie pourrait servir d’exemple pour d’autres pays de la région souhaitant renforcer leur système de santé. Cependant, des défis subsistent, notamment en matière de formation du personnel médical, d’approvisionnement en médicaments et d’infrastructures hospitalières.

    Perspectives pour l’avenir

    Avec cette allocation budgétaire ambitieuse, le Burkina Faso confirme sa volonté de devenir un acteur clé en matière de santé publique en Afrique de l’Ouest. Les prochaines années seront déterminantes pour évaluer l’impact réel de ces investissements sur la qualité des soins et l’état de santé général de la population.

    Les autorités ont d’ores et déjà annoncé des mesures complémentaires pour renforcer la couverture sanitaire, notamment dans les zones rurales où l’accès aux soins reste limité.

  • Côte d’Ivoire : le défi du renouvellement face aux icônes politiques

    Côte d’Ivoire : le défi du renouvellement face aux icônes politiques

    La scène politique ivoirienne vient de traverser une phase électorale qui a consolidé la position du RHDP, le parti au pouvoir. Avec la reconduction d’Alassane Ouattara pour un quatrième mandat et une majorité écrasante de sièges obtenus à l’Assemblée nationale, sa domination est incontestable. Cette victoire s’est faite aux dépens d’une opposition affaiblie, notamment le PDCI, qui a vu sa représentation parlementaire diminuer de moitié, et le PPA-CI, qui a choisi de ne pas participer au vote. Cependant, derrière cette hégémonie se cache un défi commun à tous les camps : la difficulté à faire émerger de nouvelles figures pour succéder à la génération qui a marqué les trente dernières années. La Côte d’Ivoire est-elle sur le point de tourner la page de l’ère Bédié, Gbagbo et Ouattara ? Le sociologue et enseignant-chercheur à l’université de Bouaké, Dr Séverin Kouamé, apporte son éclairage sur la situation.

    Severin Yao Kouamé est docteur en sociologie, enseignant-chercheur à l’Université Alassane Ouattara (UAO) à Bouaké, en Côte d’Ivoire.

    Le PPA-CI a récemment confirmé Laurent Gbagbo à sa tête lors de son prochain congrès, malgré son âge, sa santé et des remaniements internes. Doit-on y voir la fin imminente de l’ère Gbagbo sur la scène politique ivoirienne ?

    Dr. Séverin Yao Kouamé : La question de sa condition physique est centrale. Affirmer que son ère se termine nécessite une analyse plus nuancée. Laurent Gbagbo exprime lui-même un besoin de se retirer. Il a été une figure de proue de l’opposition, un acteur clé de l’instauration du multipartisme et a participé à toutes les luttes politiques majeures. Cependant, il est évident qu’il a atteint un point où une transition est nécessaire. Le véritable enjeu réside dans l’identification de la personne capable de reprendre le flambeau et de poursuivre le combat qu’il mène depuis plus de trente ans.

    Du côté de la gauche, des figures comme Simone Ehivet avec son Mouvement des Générations capables, même en coalition avec le Cojep de Charles Blé Goudé et le PDCI, n’ont pas réussi à obtenir de sièges. Quelle est la raison de cette difficulté pour l’opposition à mobiliser ?

    Des partis comme le MGC sont encore jeunes ; la confiance de l’électorat se gagne sur la durée. Il faut surtout comprendre que le corps électoral a profondément évolué. La jeunesse, entre 18 et 35 ans, montre une grande désaffection pour la politique et les élections. Ce phénomène ne touche pas seulement la gauche, mais l’ensemble de la classe politique. Le défi est de raviver l’intérêt pour le processus électoral. Pendant des décennies, la mobilisation s’est appuyée sur des logiques identitaires et sur la crainte. L’idée s’est installée que sans un représentant au pouvoir, une communauté ne peut espérer obtenir des infrastructures comme une route ou une école. Ce discours est devenu un véritable argument de campagne.

    Le PDCI, parti historique, semble également en difficulté, avec des divisions internes et une présence limitée de son nouveau leader, Tidjane Thiam, ce qui a contribué à une perte significative de députés. Est-ce un signe que le parti n’arrive pas à surmonter le décès de son leader historique, Henri Konan Bédié ?

    La véritable interrogation est de savoir si le parti peut se réinventer. Quelle est l’offre politique du PDCI aujourd’hui ? S’accroche-t-il encore à une segmentation ethnique de l’électorat, en considérant par exemple l’électorat « akan » comme acquis ? Je pense que les attentes des citoyens ont changé. Une large partie de la jeunesse se sent ignorée, comme dans un angle mort politique. La stratégie de miser sur un héritage historique ou sur la notoriété d’un nom pour mobiliser les électeurs n’est plus efficace.

    Le RHDP, bien que dominant, fait face à un défi similaire. En dépit de l’âge du président Alassane Ouattara, aucun successeur ne s’impose naturellement. Assiste-t-on à la fin d’un cycle politique de 30 ans centré sur les figures de Ouattara, Gbagbo et Bédié ?

    C’est toute la classe politique qui peine à se renouveler. Cela révèle, à mon sens, une crise systémique. Le modèle de gouvernance et de fonctionnement des partis politiques doit évoluer. La sanction populaire est d’ailleurs déjà visible, avec des taux d’abstention très élevés, y compris dans les fiefs électoraux traditionnels.

    L’émergence de nombreux candidats indépendants, en particulier des jeunes, pourrait-elle annoncer un changement, malgré leurs faibles résultats électoraux ? Est-ce le signe d’une volonté de s’émanciper des partis traditionnels ?

    Ces jeunes candidats ont le mérite d’avoir tenté l’aventure. Ce sont des personnalités qui ont bâti leur légitimité en dehors des appareils politiques, par exemple de jeunes entrepreneurs qui ont eu un impact positif sur leur communauté. Quand une personne construit son parcours en marge du système et laisse une empreinte durable sur une décennie ou plus, elle a de fortes chances d’obtenir la confiance des électeurs. Le discours politique classique en Côte d’Ivoire repose sur la légitimité conférée par le haut : « C’est le chef de l’État qui m’envoie ! C’est le chef du parti qui m’envoie! ». Ces indépendants, pour reprendre l’expression locale, ont prouvé qu’ils pouvaient être leurs propres envoyés.

  • Amélioration des soins de santé dans les zones fragiles du Sahel : bilans encourageants

    Amélioration des soins de santé dans les zones fragiles du Sahel : bilans encourageants

    bilan prometteur des initiatives sanitaires au Sahel

    Entre 2018 et 2024, des avancées significatives ont été enregistrées dans l’amélioration des systèmes de santé pour les populations vulnérables du Mali et de la Mauritanie. Voici les principaux résultats obtenus grâce à ces efforts collectifs :

    des services de santé élargis et optimisés

    Plus de 5 millions de personnes, dont une grande partie étaient des femmes, ont pu bénéficier de services de santé de base dans ces deux pays d’Afrique de l’Ouest. Cet impact dépasse largement l’objectif initial fixé à 3,65 millions de bénéficiaires. Les centres de santé des zones concernées ont vu leur qualité de soins s’améliorer notablement, grâce à l’acquisition d’équipements performants, à la formation continue des professionnels de santé et à une meilleure prise en charge des patients.

    suivi médical renforcé pour les femmes enceintes

    Dans les régions du Mali touchées par des conflits, le suivi prénatal a connu une progression remarquable. Le pourcentage de femmes enceintes effectuant au moins une visite prénatale est passé de 13 % à 38 %. En Mauritanie, près de 160 000 accouchements ont été assistés par du personnel qualifié, soit une augmentation de 20 % par rapport aux prévisions.

    vaccination et soins pédiatriques en hausse

    Au Mali, plus d’1,17 million de consultations pédiatriques ont été réalisées pour des enfants de moins de cinq ans, traitant des affections courantes comme le paludisme, les infections respiratoires aiguës et les diarrhées. En Mauritanie, la vaccination des enfants a été multipliée par trois par rapport aux objectifs, avec plus de 200 000 enfants immunisés. Près de 5 millions de consultations médicales ont également été dispensées aux jeunes enfants.

    lutte active contre la malnutrition

    Un appui nutritionnel a été apporté à 750 000 femmes et enfants en Mauritanie, contribuant significativement à la réduction de la malnutrition dans les communautés concernées.

    accès gratuit aux soins pour les plus vulnérables

    Au Mali, 460 000 personnes issues de milieux défavorisés ont pu accéder gratuitement à des soins essentiels. En Mauritanie, plus d’un million de services médicaux gratuits ont été délivrés aux populations vulnérables, avec une attention particulière portée aux réfugiés. Par ailleurs, 81 % des ménages défavorisés ciblés ont reçu une aide financière pour faciliter leur accès aux soins.

    progrès en matière de planification familiale

    L’utilisation de contraceptifs chez les adolescentes au Mali a presque triplé, passant de 5,8 % à 15,3 %. En Mauritanie, le nombre de femmes recourant à des méthodes contraceptives modernes a été multiplié par plus de 26, passant de 9 000 à plus de 240 000 utilisatrices, dépassant largement les attentes initiales.

  • Coopération sécuritaire Washington AES : une alliance stratégique malgré les tensions

    Coopération sécuritaire Washington AES : une alliance stratégique malgré les tensions

    coopération sécuritaire Washington AES : une alliance stratégique malgré les tensions

    Niger | formation de l’us air force sur une base de drones

    Les États-Unis ont choisi de maintenir une coopération sécuritaire avec les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) — le Burkina Faso, le Mali et le Niger — malgré les tensions récentes qui ont marqué leurs relations. Cette décision, officiellement confirmée par le général John Brennan, commandant adjoint de l’Africom, s’inscrit dans une stratégie globale de lutte contre le terrorisme dans la région.

    Selon ses déclarations, les échanges entre Washington et les autorités militaires de l’AES se poursuivent, bien que « la situation ait profondément évolué ces dernières années ». Il a notamment évoqué des « échanges d’informations ciblés pour neutraliser des cellules terroristes majeures », tout en reconnaissant l’existence de désinformations visant à discréditer la présence américaine.

    John Brennan a précisé : « Nous œuvrons à rétablir la confiance en clarifiant nos objectifs, mais d’autres acteurs extérieurs diffusent des messages contradictoires pour semer le doute sur nos intentions. Notre priorité reste d’affaiblir ces narratives hostiles. »

    Cette approche, qualifiée de « pragmatique » par les observateurs, soulève des questions sur la cohérence de la politique étrangère américaine face aux régimes issus de coups d’État.

    Mali, Bamako 2025 | bustes des dirigeants de l’AES

    pourquoi les États-Unis maintiennent-ils cette coopération malgré les tensions ?

    Abdoulmoumouni Abbas, spécialiste de la radicalisation et de l’extrémisme violent au Sahel et autour du Lac Tchad, met en lumière les multiples intérêts stratégiques des États-Unis dans la région. Selon lui, leur engagement va bien au-delà de la lutte antiterroriste : « Les Américains ont des enjeux majeurs dans cette zone, incluant la lutte contre le trafic de stupéfiants, la criminalité transfrontalière, le terrorisme, mais aussi les flux migratoires irréguliers. »

    Il ajoute : « Ces problématiques, notamment la criminalité organisée, prennent de l’ampleur et nécessitent une réponse coordonnée. »

    Récemment, l’armée américaine a intensifié ses livraisons de matériel et le partage de renseignements avec le Nigeria, dans le cadre d’une mission visant à affaiblir les groupes djihadistes de l’État islamique en Afrique. Parallèlement, John Brennan a tenu à rassurer les populations locales en affirmant que Washington ne cherchait pas à remplacer ses bases au Niger, suite à l’expulsion forcée des troupes américaines par les autorités militaires nigériennes.

    Un message clair destiné à apaiser les tensions et à préserver les relations avec les pays de l’AES, malgré les divergences politiques persistantes.

    une stratégie sous surveillance

    Cette politique américaine, bien que justifiée par des impératifs sécuritaires, suscite des débats parmi les experts. Si elle permet de maintenir une présence stratégique au Sahel, elle interroge sur la fiabilité des partenariats avec des régimes issus de coups d’État. Les observateurs soulignent que Washington doit désormais naviguer entre pragmatisme et cohérence diplomatique pour éviter de perdre en crédibilité sur la scène internationale.

    En définitive, la coopération sécuritaire entre les États-Unis et l’AES semble s’inscrire dans une logique de realpolitik, où les impératifs antiterroristes priment sur les considérations politiques.

  • Le Mali déploie le vaccin R21/Matrix-M : un espoir renouvelé contre le paludisme

    Le Mali déploie le vaccin R21/Matrix-M : un espoir renouvelé contre le paludisme

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    Le Mali marque un tournant majeur dans son combat acharné contre le paludisme. L’intégration du vaccin R21/Matrix-M, plébiscité par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), propulse les régions de Kayes et Mopti au cœur d’une expérimentation vaccinale révolutionnaire. Alliant une administration adaptée aux saisons et un suivi minutieux, ce dispositif médical avant-gardiste offre désormais une protection vitale à des milliers de jeunes Maliens.

    Le leadership du Mali en matière de santé publique se renforce. Grâce à l’appui indéfectible de l’OMS, de Gavi et de l’UNICEF, le pays a officiellement introduit le vaccin antipaludique R21/Matrix-M au sein de son Programme Élargi de Vaccination (PEV). Cette initiative d’envergure vise en premier lieu 19 districts répartis sur cinq régions, avec un accent particulier sur Kayes et Mopti, où une méthodologie de pointe est appliquée.

    La stratégie « hybride » : une approche ciblée pour une efficacité maximale

    Rompre avec les protocoles vaccinaux traditionnels, le Mali a choisi d’implémenter une approche hybride. Cette méthode novatrice intègre deux modalités d’administration distinctes, conçues pour optimiser la protection des populations vulnérables :

    1. Vaccination basée sur l’âge : Elle garantit l’établissement d’une immunité fondamentale chez les très jeunes enfants.
    2. Administration pré-saisonnière : Les injections sont programmées stratégiquement avant la saison des pluies (hivernage), période de pic de transmission du paludisme, assurant ainsi une couverture protectrice optimale au moment le plus critique.

    Kayes et Mopti : des zones pilotes sous observation rigoureuse

    La sélection des districts de Kayes et Mopti comme territoires d’expérimentation n’est pas fortuite ; elle découle d’une impérieuse exigence épidémiologique. Ces localités, figurant parmi les 19 districts désignés comme prioritaires, offrent un terrain idéal pour évaluer la robustesse et l’adaptabilité du système de santé malien. À Mopti, en dépit des obstacles logistiques inhérents, une collaboration exemplaire entre les diverses entités sanitaires et leurs partenaires a facilité une mise en œuvre sans heurts. Quant à Kayes, l’engagement actif des communautés joue un rôle prépondérant, garantissant l’administration ponctuelle des doses de rappel, étapes indispensables pour maximiser l’efficacité du vaccin R21.

    Le vaccin : un outil complémentaire, non exclusif

    Les instances sanitaires nationales le rappellent avec fermeté : bien que le vaccin R21/Matrix-M constitue un atout majeur, il s’inscrit comme un complément et non un substitut aux stratégies de prévention existantes.

    • Moustiquaires imprégnées d’insecticide : Ces dispositifs demeurent un rempart indispensable pour une protection efficace durant la nuit.
    • Chimio-prévention du paludisme saisonnier (CPS) : Le vaccin est conçu pour opérer en parfaite synergie avec les traitements médicamenteux préventifs déjà en place, renforçant ainsi la barrière protectrice.

    Réduction significative de la mortalité infantile : l’objectif majeur

    L’implémentation de ce nouveau vaccin a pour ambition principale de diminuer de manière significative la mortalité due au paludisme chez les enfants de moins de cinq ans, catégorie d’âge la plus exposée. La réussite de cette phase pilote, menée spécifiquement dans les districts de Kayes et Mopti, sera déterminante pour l’élargissement futur de la couverture vaccinale à l’intégralité du territoire malien.

  • Tragédie à Bosiye : trente et un civils perdent la vie dans l’ouest du Niger

    Tragédie à Bosiye : trente et un civils perdent la vie dans l’ouest du Niger

    Un nouveau drame vient de frapper l’ouest du Niger. Le village de Bosiye a été la cible d’une incursion armée d’une violence extrême, laissant derrière elle un bilan humain particulièrement lourd au sein de la population civile.

    Un bilan humain tragique dans la région de Tillabéri

    Selon les rapports locaux, cet assaut meurtrier perpétré dimanche a coûté la vie à 31 personnes. Outre ces décès, quatre individus ont été transportés d’urgence vers des structures de santé et demeurent dans un état critique. Ce massacre s’est déroulé dans la commune de Gorouol, située dans la zone instable de Tillabéri.

    Le défi sécuritaire dans la zone des trois frontières

    Le village de Bosiye se trouve au cœur de la région dite des « trois frontières », un espace frontalier avec le Burkina Faso et le Mali. Cette zone est devenue, depuis près de dix ans, le foyer d’activités intenses pour des groupes armés radicaux liés à Al-Qaïda (JNIM) et à l’État islamique (EI). Cette attaque sanglante s’inscrit dans un contexte de violences persistantes qui marque l’actu Niger et pèse lourdement sur la politique nigérienne de défense dans le Sahel.

  • Une exposition poignante sur la crise humanitaire au Mali s’installe à Bruxelles

    Une exposition poignante sur la crise humanitaire au Mali s’installe à Bruxelles

    Du 23 janvier au 12 février, les Halles Saint-Géry à Bruxelles deviennent le théâtre d’une sensibilisation nécessaire à travers une exposition photographique majeure. Baptisée « In Their Eyes », cette présentation a pour vocation d’alerter l’opinion publique sur la crise humanitaire au Mali, une tragédie qui bouleverse la vie de plus de 6,4 millions de personnes à travers le pays.

    Un regard artistique sur une urgence absolue

    Ce projet est le fruit d’une synergie entre sept organisations non gouvernementales de renom : Médecins du Monde, Action contre la Faim, le Conseil norvégien pour les réfugiés, le Conseil Danois pour les Réfugiés, International Medical Corps, l’International Rescue Committee et Première Urgence Internationale. Cette initiative reçoit l’appui institutionnel de l’Union européenne.

    Le parcours se compose d’environ trente photographies capturées par l’artiste malien Tiécoura N’Daou. Réalisés en septembre 2025, ces clichés proviennent des régions de Gao et de Mopti, des zones où les ONG déploient des programmes d’aide essentiels. Selon les organisateurs, l’ambition est de documenter les épreuves quotidiennes « à travers les yeux de celles et ceux qui la vivent chaque jour », en mettant en lumière les récits de perte et de résilience des populations déplacées, tout en valorisant l’action des travailleurs humanitaires.

    Une détresse humaine documentée par les chiffres

    La situation sur le sol malien est qualifiée d’alarmante par les acteurs de terrain. Les statistiques révèlent l’ampleur du désastre :

    • Plus de 400 000 déplacés internes, principalement des femmes et des enfants.
    • Une insécurité alimentaire sévère touchant 1,5 million d’habitants.
    • Près de 1,5 million d’enfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition aiguë.
    • Un recensement de plus de 35 000 violations des droits humains au cours de l’année 2024.

    Cette exposition bruxelloise offre ainsi une fenêtre cruciale sur les défis de survie auxquels est confrontée la population civile dans un contexte de vulnérabilité extrême.

  • Le Sénégal sacré champion d’Afrique face au Maroc après une finale sous haute tension

    Le Sénégal sacré champion d’Afrique face au Maroc après une finale sous haute tension

    Le Sénégal a gravé une nouvelle ligne à son palmarès en remportant la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) ce dimanche 18 janvier. Dans un duel haletant face au Maroc, pays organisateur, les Lions de la Terenga l’ont emporté 1-0 grâce à une réalisation de Pape Gueye durant les prolongations. Ce deuxième titre continental pour le Sénégal vient clore une rencontre épique, bien que marquée par des tensions arbitrales majeures. À Saint-Denis, en France, comme dans les rues de Rabat, la ferveur était à son comble pour suivre ce choc au sommet.

    Un incident de jeu qui a failli tout faire basculer

    Le match a pris une tournure dramatique à la 96e minute. Alors qu’un penalty venait d’être sifflé en faveur des Lions de l’Atlas, les joueurs sénégalais, exaspérés par un but précédemment refusé, ont brièvement quitté la pelouse en signe de protestation. Un geste qui a suscité l’incompréhension totale des supporters marocains. Hassan, venu avec son fils Sami, a déploré ce comportement : « C’est la décision de l’arbitre, pourquoi vouloir gâcher la fête ? Ce n’est vraiment pas fair-play », a-t-il fustigé, rejoint par son fils qui jugeait anormal de refuser de jouer à un tel moment de la partie.

    L’influence de Sadio Mané et le dénouement épique

    Il a fallu l’intervention décisive de Sadio Mané pour ramener le calme. La star sénégalaise, pour qui c’était la dernière CAN, a convaincu ses jeunes coéquipiers de reprendre le jeu. Le tournant du match a eu lieu lorsque Brahim Diaz, l’attaquant du Real Madrid, a manqué son tir au but. En prolongation, le Sénégal a su faire la différence pour s’imposer définitivement. Si l’événement a été suivi avec passion par les amateurs de football sur tout le continent, de Dakar jusqu’à Niamey actualité, les réactions divergent radicalement selon les camps.

    Côté sénégalais, la fierté balaie toutes les polémiques. Ibrahima, un supporter enthousiaste, souligne que seul le résultat final compte : la victoire est acquise et la fête peut commencer. Chez les Marocains, la désillusion est immense. Certains fans s’interrogent même sur le penalty raté par Brahim Diaz, l’accusant presque de ne pas avoir mis toute sa conviction dans son tir. Pour la jeunesse de Rabat, perdre cette finale à domicile, dans leur propre stade, laisse une cicatrice profonde après un parcours qui semblait pourtant tracé vers le sacre.

  • Exposition photographique à Bruxelles : la crise humanitaire au Mali sous les projecteurs

    Exposition photographique à Bruxelles : la crise humanitaire au Mali sous les projecteurs

    Du 23 janvier au 12 février, les Halles Saint-Géry à Bruxelles accueilleront une exposition photographique poignante intitulée « In Their Eyes ». Organisée par sept ONG humanitaires majeures, cette initiative vise à sensibiliser le public à la crise humanitaire au Mali, un pays où plus de 6,4 millions d’individus sont actuellement affectés par des conditions de vie extrêmes.

    Une collaboration humanitaire soutenue par l’Union européenne

    Cette exposition d’envergure est le fruit d’une collaboration entre plusieurs organisations non gouvernementales de renom, œuvrant sans relâche sur le terrain. Parmi elles figurent Médecins du Monde, Action contre la Faim, le Conseil norvégien pour les réfugiés, le Conseil Danois pour les Réfugiés, International Medical Corps, l’International Rescue Committee et Première Urgence Internationale. L’Union européenne apporte également son soutien précieux à ce projet.

    « In Their Eyes » : un témoignage visuel de la réalité malienne

    L’exposition mettra en lumière une trentaine de photographies captivantes, réalisées par le talentueux photographe malien Tiécoura N’Daou. Ces clichés ont été pris en septembre 2025 dans les régions de Gao et de Mopti, des zones où les ONG partenaires déploient activement leurs projets. L’objectif principal de cette exposition photographique est de présenter la réalité de la crise « à travers le regard de ceux qui la vivent quotidiennement« . Elle offre une perspective intime sur les récits des populations déplacées et touchées par la perte, tout en soulignant l’engagement vital du personnel humanitaire.

    La situation humanitaire au Mali : des chiffres alarmants

    Les ONG qualifient la situation humanitaire au Mali d’ »alarmante« . Les défis sont immenses :

    • Plus de 400 000 personnes sont actuellement déplacées à l’intérieur du pays, avec une forte majorité de femmes et d’enfants.
    • Environ 1,5 million d’individus sont confrontés à une grave crise alimentaire.
    • Un nombre tout aussi préoccupant de 1,5 million d’enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aiguë.
    • En 2024, le pays a enregistré plus de 35 000 violations des droits humains, témoignant de l’ampleur des souffrances.

    Cette exposition à Bruxelles est une occasion cruciale pour le public européen de prendre conscience de l’urgence de la situation et de soutenir les efforts humanitaires au Mali.

  • Interdiction du magazine Jeune Afrique au Mali : l’ujpla dénonce une menace pour la liberté de la presse

    Interdiction du magazine Jeune Afrique au Mali : l’ujpla dénonce une menace pour la liberté de la presse

    L’Union des Journalistes de la Presse Libre Africaine (UJPLA) exprime une vive opposition face à l’interdiction imposée par les autorités du Mali concernant la vente et la diffusion du magazine Jeune Afrique sur l’ensemble du territoire national.

    Cette décision est perçue comme une violation flagrante des principes fondamentaux de la liberté de la presse, de l’expression et du droit des citoyens maliens à accéder à une information diversifiée, équitable et indépendante.

    Depuis plusieurs décennies, Jeune Afrique s’impose comme un acteur incontournable du paysage médiatique africain. Ce magazine panafricain joue un rôle crucial dans le débat démocratique, l’analyse des enjeux politiques, économiques et sociaux du continent. Son interdiction en territoire malien représente un signal préoccupant et une tendance autoritaire qui remet en cause les engagements du Mali en matière de droits humains.

    L’UJPLA tient à rappeler que la liberté de la presse ne constitue ni un faveur accordée, ni une variable d’ajustement par les gouvernements, mais un droit inaliénable protégé par des textes internationaux, notamment la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

    Les actions et revendications de l’UJPLA

    • Condamnation sans réserve de cette mesure arbitraire et injustifiée ;
    • Exigence immédiate de la levée de l’interdiction visant Jeune Afrique au Mali ;
    • Appel au dialogue et au respect des libertés fondamentales de la part des dirigeants maliens ;
    • Mobilisation des défenseurs des droits humains et de la liberté de la presse pour contrer cette dérive autoritaire.

    L’UJPLA réaffirme avec force son engagement sans faille en faveur de la liberté de la presse et de la protection des journalistes à travers toute l’Afrique.

  • Crise alimentaire en Afrique de l’Ouest et du Centre : l’urgence humanitaire s’aggrave

    Crise alimentaire en Afrique de l’Ouest et du Centre : l’urgence humanitaire s’aggrave

    Une urgence humanitaire sans précédent en Afrique de l’Ouest et du Centre

    En Afrique de l’Ouest et du Centre, des millions de personnes sont aujourd’hui confrontées à une crise alimentaire aiguë, aggravée par la hausse des violences et les coupes budgétaires. Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), 55 millions d’habitants pourraient être touchés par une famine critique dès cet été, dont plus de 13 millions d’enfants en situation de vulnérabilité extrême.

    Les prévisions sont alarmantes : plus de trois millions de personnes devraient connaître une insécurité alimentaire de niveau d’urgence (phase 4 de l’IPC) en 2026, ce qui représente un doublement par rapport aux 1,5 million de personnes concernées en 2020. Quatre pays concentrent à eux seuls 77 % des besoins : le Nigeria, le Tchad, le Cameroun et le Niger.

    Parmi les zones les plus critiques, l’État de Borno au Nigeria inquiète particulièrement : 15 000 personnes pourraient basculer dans une famine catastrophique (IPC-5), un niveau inédit depuis près de dix ans.

    Des pays en première ligne face à la faim

    Plusieurs pays de la région subissent les conséquences d’un cercle vicieux : conflits, déplacements massifs et effondrement économique. Au Mali, la réduction des aides alimentaires a entraîné une augmentation de 64 % des cas de famine aiguë dans certaines zones, tandis que les rations complètes ont permis une baisse de 34 %. Avec 1,5 million de Maliens vulnérables, le risque de crise alimentaire reste très élevé.

    Au Nigeria, le manque de financements en 2025 a forcé le PAM à réduire ses programmes nutritionnels, affectant plus de 300 000 enfants. La situation s’est dégradée, passant de grave à critique dans plusieurs États du nord. En février 2026, seulement 72 000 personnes pourraient être secourues, contre 1,3 million l’année précédente.

    Au Cameroun, plus d’un demi-million de personnes risquent de ne plus recevoir d’aide vitale si les fonds d’urgence ne sont pas mobilisés rapidement.

    13 millions d’enfants menacés par la malnutrition

    Selon Jean Martin Bauer, directeur de l’analyse de la sécurité alimentaire et de la nutrition au PAM, environ 13 millions d’enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre seront exposés à la faim chronique en 2026. Ces enfants, parmi les plus vulnérables, ont besoin de programmes nutritionnels prioritaires pour éviter des conséquences irréversibles.

    Le PAM alerte sur l’impact de l’IPC-5, qui concerne 15 000 personnes dans le nord-est du Nigeria et certaines zones de l’État de Borno. Ce classement signifie un risque immédiat de mortalité accru. « Les gens meurent de faim », a souligné Jean Martin Bauer, insistant sur l’urgence d’agir pour sauver les populations les plus exposées.

    Un appel à l’action urgent : 453 millions de dollars nécessaires

    Pour éviter une catastrophe humanitaire, le PAM lance un appel à l’aide : plus de 453 millions de dollars doivent être mobilisés dans les six prochains mois afin de maintenir les opérations d’urgence dans la région. Sans ces fonds, des millions de vies seront en danger.

    Sarah Longford, directrice régionale adjointe du PAM pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, met en garde : « Il est essentiel de soutenir les communautés en crise pour éviter que la faim ne s’aggrave et ne provoque davantage de troubles, de déplacements et de conflits dans toute la région. »

    Des solutions existent, mais elles manquent de financements

    Le PAM déploie depuis plusieurs années des programmes de résilience, des initiatives d’alimentation scolaire et des infrastructures communautaires pour lutter contre les causes profondes de l’insécurité alimentaire. Ces efforts ont déjà porté leurs fruits : plus de 300 000 hectares de terres dégradées ont été réhabilités depuis 2018, protégeant environ quatre millions de personnes contre les chocs climatiques.

    Malgré ces avancées, les solutions restent sous-financées. « Les réponses existent, mais elles ne sont pas assez soutenues financièrement », a souligné Jean Martin Bauer. Pour briser le cycle de la faim et offrir un avenir aux générations futures, les gouvernements locaux et leurs partenaires doivent investir davantage dans la préparation, les mesures anticipatives et le renforcement de la résilience des communautés.

    Des femmes et des enfants camerounais participent à une séance de sensibilisation dans le cadre du projet PULCCA, visant à renforcer la résilience face à l'insécurité alimentaire.
    Enfant dans un camp de déplacés à Maiduguri, État de Borno, Nigeria : une illustration de la crise humanitaire dans la région.

    Agir maintenant pour éviter une catastrophe

    Face à l’urgence, le PAM appelle à une mobilisation immédiate des fonds pour éviter que la situation ne dégénère davantage. Les solutions existent : renforcement des programmes de résilience, soutien aux gouvernements locaux et protection des populations les plus vulnérables. Mais sans une réponse financière rapide, des millions de personnes continueront de souffrir de la faim et de ses conséquences dévastatrices.

    La communauté internationale doit agir dès maintenant pour sauver des vies et préserver l’avenir de millions d’enfants et d’adultes en Afrique de l’Ouest et du Centre.

  • Femmes maliennes piégées par l’orpaillage artisanal : quand la survie tue

    Femmes maliennes piégées par l’orpaillage artisanal : quand la survie tue

    femmes travaillant dans une mine artisanale au Mali

    L’éboulement survenu à Kéniéty, dans le cercle de Kéniéba, a emporté six femmes, dont deux mères de famille, le 9 janvier 2026. Cette tragédie révèle une réalité glaçante : la pauvreté extrême pousse des femmes à risquer leur vie chaque jour pour subvenir aux besoins de leur foyer.

    Des mères de famille condamnées par la misère

    Dans les mines artisanales du Mali, les femmes n’ont d’autre choix que de travailler dans des conditions extrêmes. Leur combat quotidien pour nourrir leurs enfants les expose à des dangers mortels. Dans la région de Kayes, certaines d’entre elles passent plus de 12 heures sous un soleil accablant pour extraire quelques grammes d’or.

    Les zones de travail qui leur sont attribuées sont souvent les plus instables. Reléguées dans des galeries abandonnées ou des fosses fragilisées, elles doivent braver des parois instables, jugées trop risquées par les autres orpailleurs. Ces sites, qualifiés de « résiduels », deviennent leurs tombes dès que la terre s’effondre sous leur poids.

    Une spirale de risques et d’exploitation

    Les dangers ne se limitent pas aux effondrements. Les femmes manipulent des substances toxiques, comme le mercure, sans aucune protection. Elles subissent également des violences et des exploitations sur les sites miniers, aggravant leur précarité. L’éboulement de Kéniéty, où six femmes ont perdu la vie, illustre tragiquement cette situation.

    En grattant les parois d’une ancienne mine chinoise, ces mères de famille ont été surprises par un effondrement soudain. Malgré l’intervention rapide des secours, la terre a eu raison de leur fragile espoir.

    Vers une solution durable pour briser ce cycle

    Pour les habitants de Dialafara, la sécurité après l’exploitation minière est devenue une priorité. Les sociétés minières, en quittant les sites sans les sécuriser, laissent des cratères dangereux où les populations pauvres s’engouffrent. Le remblayage des anciennes mines est désormais une demande pressante pour éviter de nouvelles tragédies.

    Au-delà de la sécurisation des sites, il est essentiel d’offrir aux femmes des alternatives économiques viables. Les autorités sont appelées à renforcer leurs actions sociales pour les orienter vers des activités génératrices de revenus. Sans une solution concrète, la pauvreté continuera de sacrifier des vies humaines dans les entrailles de la terre malienne.