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  • Sonko dévoile un plan de 57,5 milliards pour transformer les marchés du Sénégal

    Sonko dévoile un plan de 57,5 milliards pour transformer les marchés du Sénégal

    Une refonte majeure des infrastructures commerciales au Sénégal

    Le Premier ministre a dévoilé un ambitieux projet de modernisation des marchés sénégalais, marqué par un investissement public de 57,5 milliards de francs CFA. Ce programme s’inscrit dans une volonté de répondre à la vétusté des infrastructures, majoritairement construites dans les années 1970, et aux risques récurrents d’incendies, avec 53 cas recensés entre 2013 et 2024. Le Programme de Modernisation et de Gestion des Marchés (PROMOGEM) intègre cette initiative dans son Plan stratégique 2025-2029, avec pour objectif la restructuration de 528 marchés existants et la création de 67 nouveaux espaces modernes.

    Modernisation des marchés au Sénégal par Ousmane Sonko

    Priorités agricoles et gestion des risques climatiques

    Parallèlement, le Premier ministre a souligné l’urgence d’agir sur plusieurs fronts pour la campagne agricole 2026-2027. Les lacunes dans le ciblage des bénéficiaires, le manque d’autonomie en matière de semences et les défis liés au stockage sont pointés du doigt. Pour y remédier, une accélération de la digitalisation est prévue dans les zones de Tivaouane et Nioro, avant une refonte globale des mécanismes de subvention.

    La lutte contre les inondations figure également parmi les priorités. Des directives ont été transmises pour valider sans délai les plans communaux d’urgence et organiser, avant le 15 juin 2026, un exercice de simulation interministériel destiné à tester la réactivité des services publics en cas de crise.

    Souveraineté numérique et blocages contractuels

    Enfin, le gouvernement a abordé la question du Sénégal Connect Park, un projet phare de connectivité numérique achevé à 95 % mais paralysé par des litiges contractuels. Une demande a été formulée pour qu’un nouveau calendrier de finalisation soit transmis sans délai à la Banque africaine de développement (BAD), afin de lever les obstacles et permettre la mise en service de cette infrastructure stratégique.

  • Les lionceaux du Sénégal en quarts et vers le mondial u17

    Les lionceaux du Sénégal en quarts et vers le mondial u17

    Les Lionceaux du Sénégal en quarts de finale de la CAN U17 et qualifiés pour le Mondial

    Les Lionceaux de la Teranga réalisent un exploit historique en s’imposant face à l’Algérie lors de la phase de groupes, leur ouvrant les portes des quarts de finale de la CAN U17. Grâce à cette performance, le Sénégal décroche également sa qualification pour la prochaine édition de la Coupe du monde U17, un événement inédit pour le football sénégalais.

    Les Lionceaux du Sénégal en action lors de la CAN U17

    Une qualification historique pour le football sénégalais

    Le Sénégal a confirmé sa domination en CAN U17 en remportant une victoire décisive face à l’Algérie lors de la dernière journée de la phase de groupes. Les Lionceaux, menés par des talents prometteurs, ont su imposer leur jeu et décrocher une qualification qui marque un tournant dans l’histoire du football sénégalais junior.

    Cette qualification pour les quarts de finale est synonyme d’un nouveau pas vers le sommet du football africain, mais surtout, elle offre au pays une place pour la Coupe du monde des moins de 17 ans, une première depuis plusieurs années. Une performance qui confirme la qualité du vivier sénégalais et l’ambition de ses jeunes pousses.

    Un parcours prometteur pour les Lionceaux

    Le parcours du Sénégal en CAN U17 s’annonce déjà comme l’un des plus brillants de ces dernières années. Après avoir dominé leur groupe, les Lionceaux ont confirmé leur statut de favoris en se qualifiant pour la phase à élimination directe. Leur victoire face à l’Algérie a été un véritable coup de maître, permettant au pays d’écrire une nouvelle page de son histoire footballistique.

    Avec cette qualification, le Sénégal se positionne comme l’un des outsiders sérieux pour le titre continental, tout en préparant activement sa participation à la Coupe du monde U17. Les supporters sénégalais peuvent déjà rêver d’un parcours mémorable et d’une nouvelle génération de talents prêts à briller sur la scène internationale.

  • Le premier ministre Sonko lance des réformes majeures pour les marchés, l’agriculture et le numérique au Sénégal

    Le premier ministre Sonko lance des réformes majeures pour les marchés, l’agriculture et le numérique au Sénégal

    Le Premier Ministre Sonko impulse une dynamique de modernisation au Sénégal à travers trois axes stratégiques

    Lors du dernier Conseil des ministres, Ousmane Sonko a présenté un plan d’envergure visant à transformer durablement plusieurs secteurs clés du pays. Entre restructuration des marchés, préparation de la campagne agricole 2026-2027 et accélération de la digitalisation, le chef du gouvernement sénégalais a détaillé des mesures concrètes pour renforcer l’efficacité des services publics et stimuler l’économie nationale.

    Avec un budget de 57,5 milliards de FCFA alloué sur quatre ans, le Premier Ministre mise sur une gouvernance plus agile et une coordination renforcée entre les différents acteurs institutionnels et privés.

    Ousmane Sonko lors d’un conseil des ministres au Sénégal

    Des marchés publics repensés pour plus de sécurité et d’efficacité

    Le diagnostic posé par le Premier Ministre est sans appel : de nombreux marchés publics, construits dans les années 1970, présentent aujourd’hui des risques sécuritaires et une obsolescence avancée. Entre 2013 et 2024, cinquante-trois incendies ont frappé des infrastructures commerciales, révélant les failles structurelles du système actuel.

    Pour y remédier, le gouvernement s’appuie sur le Programme de Modernisation et de Gestion des Marchés (PROMOGEM), dont la feuille de route 2025-2029 prévoit la rénovation de 528 marchés existants et la création de 67 nouvelles structures modernes et sécurisées. Une réforme institutionnelle est également envisagée pour doter le PROMOGEM d’une plus grande autonomie dans sa gestion administrative et financière.

    L’enveloppe de 57,5 milliards de FCFA servira à financer ces transformations, avec une implication accrue des collectivités locales et du secteur privé national dans la gestion de ces nouveaux espaces commerciaux.

    Campagne agricole 2026-2027 : transparence et innovation au cœur des priorités

    La préparation de la campagne agricole à venir fait l’objet d’une attention particulière. Ousmane Sonko a salué les progrès réalisés dans la production d’engrais et de semences certifiées, notamment grâce à l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA) et aux initiatives locales.

    Cependant, des défis majeurs subsistent : l’autonomie semencière reste incomplète, l’accès au crédit agricole est limité, et les capacités de stockage peinent à répondre aux besoins. Le Premier Ministre a insisté sur l’urgence de digitaliser davantage le secteur, en s’appuyant sur les expériences pilotes menées dans des zones comme Tivaouane et Nioro.

    Parmi les mesures phares : une meilleure transparence dans les coûts des intrants, une distribution plus régulière et équitable des ressources, ainsi qu’un ciblage plus précis des bénéficiaires.

    Prévention des inondations : une mobilisation interministérielle avant l’hivernage

    Avec l’approche de la saison des pluies, le Premier Ministre a appelé à une mobilisation immédiate pour limiter les risques d’inondations. Les opérations de curage des canaux de drainage, la vérification des infrastructures hydrauliques et le pré-positionnement des équipes d’intervention figurent parmi les priorités.

    Il a également demandé la mise à jour des plans communaux d’urgence, le renforcement des systèmes d’alerte précoce et l’organisation d’un exercice de simulation interministériel avant le 15 juin 2026.

    Sénégal Connect Park : un projet stratégique pour l’avenir numérique du pays

    Le Sénégal Connect Park, infrastructure clé pour la souveraineté numérique, a également été au cœur des échanges. Avec un taux d’avancement physique estimé à 95 %, le projet souffre toutefois de retards liés à des contraintes financières et contractuelles.

    Ousmane Sonko a demandé aux services compétents de finaliser rapidement une nouvelle date de clôture réaliste et d’accélérer les discussions avec la Banque Africaine de Développement (BAD) et la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD). Les négociations autour de la concession du projet seront également relancées pour garantir sa finalisation dans les meilleurs délais.

  • Prévention des inondations au Sénégal : sonko exige des mesures urgentes avant la saison des pluies

    Prévention des inondations au Sénégal : sonko exige des mesures urgentes avant la saison des pluies

    Le Premier ministre sénégalais Sonko exige des actions concrètes contre les inondations

    Lors du Conseil des ministres de ce mercredi, le Premier ministre a insisté sur l’urgence de mettre en place des mesures efficaces avant l’arrivée de la saison des pluies. Une mobilisation générale est attendue de la part des ministres concernés par la gestion des risques d’inondation.

    Des instructions claires pour éviter une catastrophe

    Le chef du gouvernement a formulé des directives précises aux membres du gouvernement. Parmi elles, l’actualisation et la validation des plans communaux d’urgence figurent en tête de liste. Il a également souligné la nécessité de vérifier l’efficacité des systèmes d’alerte précoce et des canaux de communication, afin de garantir une réactivité optimale en cas de crise.

    Préparer les moyens d’intervention et les simulations

    Pour anticiper les risques, le Premier ministre a demandé le pré-positionnement des moyens d’intervention et l’organisation d’un exercice de simulation interministérielle avant le 15 juin 2026. Ces mesures visent à renforcer la coordination entre les différents acteurs impliqués dans la gestion des inondations.

    Un travail préparatoire déjà en cours

    Le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, ainsi que les services de l’État, ont déjà engagé des actions préparatoires. Parmi celles-ci, on note le curage des réseaux, la vérification des ouvrages de drainage, le pré-positionnement des pompes et l’élaboration des plans d’urgence. Ces initiatives sont essentielles pour limiter l’impact des inondations sur les populations.

    Une coordination renforcée entre les ministères

    Le Premier ministre a rappelé le caractère interministériel de la prévention des inondations. Il a appelé à une synergie parfaite entre tous les services de l’État, sous la supervision du ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement. Le ministère de l’Intérieur sera également impliqué pour les aspects liés à la protection civile et à la gestion de crise.

  • Côte d’Ivoire : comment l’économie verte transforme les métiers et l’innovation

    Côte d’Ivoire : comment l’économie verte transforme les métiers et l’innovation

    L’économie verte en Côte d’Ivoire : une révolution portée par la jeunesse

    En Côte d’Ivoire, une dynamique innovante émerge, transformant les métiers traditionnels en opportunités durables. Trois jeunes entrepreneurs partagent leur expérience, illustrant comment l’agriculture urbaine, l’élevage d’insectes et les projets carbone redéfinissent l’économie locale. Une tendance qui s’inscrit dans une volonté plus large de protection des espèces animales et végétales en Afrique.

    Trois pionniers de l’économie verte ivoirienne

    Leur parcours inspire : ces entrepreneurs ont choisi de miser sur des modèles économiques respectueux de l’environnement. Voici leurs témoignages :

    • Un pionnier de l’agriculture urbaine : il cultive des légumes bio en plein cœur d’Abidjan, réduisant l’empreinte carbone des transports tout en répondant à la demande locale. Son objectif ? Valoriser des terres urbaines abandonnées pour une production alimentaire durable.
    • Un innovateur dans l’élevage d’insectes : spécialisé dans la production de protéines alternatives, il cible notamment les marchés de l’alimentation animale et humaine. Une solution qui limite la déforestation liée à l’élevage traditionnel.
    • Un expert en projets carbone : son entreprise aide les industries ivoiriennes à réduire leurs émissions tout en générant des revenus via des crédits carbone. Une approche gagnante pour l’environnement et l’économie.

    Protéger la biodiversité : un enjeu africain

    L’article aborde également la question cruciale des espèces protégées en Afrique. En Côte d’Ivoire, des initiatives locales visent à préserver des écosystèmes menacés, tout en sensibilisant les populations à leur importance. Une prise de conscience qui s’étend au-delà des frontières ivoiriennes, avec des répercussions sur les politiques environnementales régionales.

    Pourquoi cette transition est-elle stratégique ?

    L’économie verte représente une réponse concrète aux défis climatiques actuels. En Côte d’Ivoire, elle offre des avantages multiples :

    • Création d’emplois durables dans des secteurs innovants
    • Réduction de la pression sur les ressources naturelles
    • Amélioration de la qualité de vie des populations urbaines et rurales
    • Renforcement de la résilience face aux changements climatiques

    Cette transition, bien que récente, s’annonce comme un modèle pour le continent africain. Elle démontre que croissance économique et respect de l’environnement ne sont pas incompatibles, mais complémentaires.

  • Guy marius sagna questionne l’efficacité du dialogue national au Sénégal

    Guy marius sagna questionne l’efficacité du dialogue national au Sénégal

    Guy Marius Sagna questionne l’efficacité du dialogue national au Sénégal

    Le député Guy Marius Sagna soulève des interrogations majeures concernant le Dialogue national lancé par le président Diomaye. Selon lui, ce processus, tel qu’actuellement conçu, risque de reproduire des schémas politiques dépassés, éloignés des réalités et des attentes des citoyens sénégalais.

    Portrait du député Guy Marius Sagna

    Dans une tribune largement diffusée, Guy Marius Sagna dénonce le cadre juridique du Dialogue national, le qualifiant de colonial et néocolonial. Il affirme que ce dispositif, hérité d’un décret de 2016, ne permet pas une véritable refonte des structures politiques sénégalaises. Pour lui, il est impératif de réformer en profondeur les mécanismes de concertation afin qu’ils reflètent davantage les aspirations locales.

    Un cadre juridique jugé obsolète

    Le parlementaire du PASTEF pointe du doigt le décret de 2016, qu’il considère comme inadapté aux enjeux actuels. Selon lui, ce texte devrait être abrogé pour laisser place à des procédures plus inclusives, notamment au niveau des collectivités territoriales et des assemblées locales. Guy Marius Sagna insiste sur la nécessité de démocratiser le dialogue pour éviter qu’il ne serve des intérêts partisans ou des calculs électoraux.

    Il s’interroge également sur les finalités réelles du processus en cours, évoquant la possibilité d’une manipulation politique. Pour lui, le Dialogue national pourrait être utilisé comme un outil pour exclure ou favoriser certains acteurs dans la perspective des prochaines élections, au détriment de l’intérêt général.

    Appel à une refonte urgente

    Face à ces critiques, Guy Marius Sagna appelle à une restructuration immédiate des modalités du dialogue. Son objectif ? Inscrire ce processus dans une démarche de souveraineté populaire, en s’appuyant sur les initiatives locales et les mécanismes de participation citoyenne. Il met en garde contre le risque d’un dialogue superficiel qui ne transformerait pas en profondeur les rapports de pouvoir au Sénégal.

    Cette prise de position intervient alors que les débats sur l’organisation et les objectifs du Dialogue national s’intensifient au sein de l’espace public sénégalais.

  • Disparition inquiétante au Mali : le fils d’un opposant enlevé à son tour

    Disparition inquiétante au Mali : le fils d’un opposant enlevé à son tour

    Disparition inquiétante au Mali : le fils d’un opposant enlevé à son tour

    Le climat politique au Mali s’alourdit avec la disparition récente du fils de l’opposant Mountaga Tall, survenue seulement quelques semaines après l’enlèvement de ce dernier. Les avocats du militant dénoncent des agissements illégaux dans un contexte de tensions accrues entre les autorités militaires et la société civile.

    Montage illustrant l'enlèvement d'opposants au Mali

    Le 16 mai dernier, Cheick Mamadou Tall, fils aîné de Mountaga Tall, a disparu après avoir reçu un appel téléphonique dont les circonstances restent floues. Cette nouvelle disparition intervient après l’enlèvement de son père, Mountaga Tall, le 2 mai par des individus encagoulés, selon les témoignages de sa famille.

    Les avocats du militant ont publié un communiqué exprimant leur préoccupation face à ces événements. Ils exigent la libération immédiate de Mountaga Tall et de son fils, tout en réclamant une enquête approfondie pour élucider ces disparitions. Le collectif, composé de quatre avocats, a appelé les autorités judiciaires et administratives à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir leur sécurité.

    Mountaga Tall : un opposant sous haute tension

    Mountaga Tall, figure majeure de la contestation politique au Mali, a été membre du mouvement M5 qui a joué un rôle clé dans la chute du président Ibrahim Boubacar Keïta en 2020. Après avoir initialement soutenu les militaires arrivés au pouvoir, il s’est progressivement distancié du régime, devenant l’un de ses détracteurs les plus virulents.

    Actuellement, il assure la défense de plusieurs militaires arrêtés pour tentative de déstabilisation des institutions, tout en contestant la dissolution des partis politiques décidée par la junte. Ces prises de position lui ont valu une surveillance accrue de la part des autorités.

    Contexte des tensions politiques et sécuritaires

    Ces enlèvements surviennent dans un contexte particulièrement tendu au Mali. Quelques jours avant l’enlèvement de Mountaga Tall, des attaques meurtrières ont été perpétrées le 25 avril par des groupes djihadistes affiliés à Al-Qaïda, en collaboration avec des rebelles touaregs. Ces assauts visaient des positions stratégiques du régime militaire, accentuant les pressions sur les autorités en place.

    Les défenseurs des droits humains et les opposants politiques dénoncent une restriction des libertés depuis l’arrivée au pouvoir de la junte. Les arrestations arbitraires et les disparitions forcées se multiplient, alimentant les craintes d’une dérive autoritaire.

  • Affaire de détournement de 5 milliards au sein de la mutuelle des enseignants ivoiriens

    Affaire de détournement de 5 milliards au sein de la mutuelle des enseignants ivoiriens

    Détournement présumé de 5 milliards FCFA : trois responsables de la Mupemenet-CI mis en examen

    Le dossier de détournement présumé au sein de la Mutuelle des enseignants de Côte d’Ivoire (Mupemenet-CI) a franchi une nouvelle étape : les investigations menées sur plusieurs mois ont abouti à la mise sous mandat de dépôt de trois individus clés. Ces derniers sont accusés d’avoir soustrait plus de 5 milliards de francs CFA des caisses de l’institution, selon les conclusions du Procureur général près le Pôle Pénal Économique et Financier.

    Les accusés déférés au pôle pénitentiaire d’Abidjan

    Après une instruction approfondie, le Procureur a ordonné le transfert des deux principaux responsables de la Mupemenet-CI vers le pôle pénitentiaire d’Abidjan, anciennement connu sous le nom de MACA. Il s’agit d’Agré Lynx Bourgelat, Directeur exécutif de la mutuelle, et de Koné Allagnan, Directeur des affaires financières. Leur placement en détention préventive marque une avancée majeure dans cette affaire qui secoue le secteur de l’éducation ivoirienne.

    Un homme d’affaires et président de parti politique impliqué

    Les auditions des deux responsables de la mutuelle ont révélé l’implication de Dao Ibrahim Kinan, entrepreneur et président du parti politique Les Avertis. Selon les éléments recueillis, il aurait joué un rôle central dans la création de sociétés écrans utilisées pour détourner les fonds. Après avoir été entendu par les enquêteurs, il a également été placé en détention.

    Les soupçons portent sur des montages financiers frauduleux ayant permis l’extraction de milliards de francs CFA des ressources de la Mupemenet-CI. Cette affaire met en lumière les risques de corruption au sein des institutions mutualistes et interroge sur les mécanismes de contrôle en place.

    Les prochaines étapes du procès devraient apporter des éclaircissements sur l’ampleur des détournements et les responsabilités de chacun des accusés. En attendant, cette affaire rappelle l’importance de la transparence et de la rigueur dans la gestion des fonds collectifs.

  • Mali : la lutte antiterroriste peut-elle légitimer les enlèvements par les services secrets ?

    Mali : la lutte antiterroriste peut-elle légitimer les enlèvements par les services secrets ?

    Mali : la lutte antiterroriste peut-elle légitimer les enlèvements par les services secrets ?

    Les familles des personnes disparues réclament des réponses urgentes : où se trouvent leurs proches ? Dans quelles conditions sont-ils détenus ? Et surtout, s’ils ont commis une infraction, pourquoi ne pas les déférer devant la justice ? Pour les partisans du gouvernement de transition malien, l’argument est sans appel : la sécurité nationale et la lutte contre le terrorisme justifient ces méthodes exceptionnelles.

    la raison d’état face à l’urgence sécuritaire

    « Une enquête est menée par le parquet militaire, ce qui implique des moyens exceptionnels », explique Tiambel Guimbayara, journaliste malien et directeur de publication du média La voix du Mali, qui soutient ouvertement le régime actuel. « Dans ce contexte, la raison d’État prime. Comment ignorer les attaques du 25 avril, qui ont coûté la vie au ministre de la Défense, le général Sadio Camara, l’un des piliers du système ? Face à la menace terroriste, la protection de l’État doit primer sur toute considération juridique ».

    Pourtant, cette position entre en contradiction avec les principes constitutionnels maliens, mais aussi avec des textes internationaux comme le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. Ces accords, ratifiés par le Mali, établissent un équilibre entre le droit à la sécurité de l’État et la protection des libertés individuelles, rappelle Jean-François Akandji-Kombé, professeur à la Sorbonne et spécialiste du droit international en Afrique.

    la justice ne peut être sacrifiée sur l’autel de la sécurité

    « Bien sûr, l’État malien a le devoir de protéger sa population contre le terrorisme », souligne le professeur Akandji-Kombé. « Mais cela ne signifie pas qu’il peut suspendre les libertés fondamentales, ni ignorer les droits fondamentaux comme la présomption d’innocence, l’accès à un avocat ou le droit à un procès équitable. Ces principes sont essentiels pour préserver la cohésion sociale et éviter que l’État ne perde son âme dans cette lutte ».

    Plusieurs observateurs pointent du doigt une possible instrumentalisation de la crise actuelle. Selon eux, les autorités pourraient profiter des attaques du 25 avril et de la traque des complices présumés pour neutraliser des opposants politiques et des défenseurs de la démocratie.

    Depuis trois semaines, de nombreux enlèvements ont été signalés, mais aucune déclaration officielle n’a été faite par les autorités de transition. Le collectif d’avocats représentant la famille de l’avocat Mountaga Tall a publié un communiqué le 16 mai, exprimant « sa profonde indignation » après la disparition de Cheikh Mamadou Tall, fils de leur confrère. Le collectif exige que « toutes les mesures soient prises pour retrouver les disparus et éclaircir les circonstances de leur enlèvement ».

  • Diomaye Faye lance dix jours de concertations, Sonko s’adresse aux députés

    Diomaye Faye lance dix jours de concertations, Sonko s’adresse aux députés

    Diomaye Faye lance dix jours de concertations, Sonko s’adresse aux députés

    Portrait officiel du président Bassirou Diomaye Faye

    Le président Bassirou Diomaye Faye a choisi une approche inédite pour marquer son entrée en fonction : dix journées de discussions approfondies avec les acteurs clés du pays. Cette initiative remplace la traditionnelle journée du dialogue du 28 mai, instaurée sous l’ère Macky Sall en 2016. Parmi les interlocuteurs convoqués figurent les organisations de la société civile, les formations politiques ainsi que les autorités traditionnelles et religieuses.

    « Une volonté de montrer son engagement en faveur du dialogue », souligne Maurice Soundieck Dione, politologue à l’université Gaston Berger de Saint-Louis. Le chef de l’État fait de la concertation « son mode de gouvernance », un choix stratégique pour répondre aux critiques récurrentes de l’opposition, notamment sur la réforme controversée de la loi électorale. Plusieurs réformes constitutionnelles ont également été annoncées, alimentant les débats.

    Le Premier ministre Sonko face aux députés

    Parallèlement, le Premier ministre Ousmane Sonko a annoncé une intervention devant les élus de l’Assemblée nationale prévue le 22 mai. Cette séance de questions d’actualité, prévue dans le calendrier officiel, suscite des interrogations sur une possible coordination avec le président. « Une synchronisation entre les deux têtes de l’exécutif aurait été judicieuse », estime Assane Samb, analyste politique.

    Dans le contexte actuel où « une compétition entre associés rivaux anime la direction du pays », selon les termes de Maurice Soundieck Dione, chaque responsable cherche à « affirmer sa place ». Cette dynamique illustre les tensions internes à la nouvelle gouvernance sénégalaise.

  • Ousmane sonko veut des marchés sénégalais autonomes et modernes

    Ousmane sonko veut des marchés sénégalais autonomes et modernes

    Dakar — Face à la dégradation avancée des infrastructures commerciales et aux risques sécuritaires persistants, le Premier ministre Ousmane Sonko a proposé la création d’une structure administrative autonome dédiée à la gestion des marchés au Sénégal.

    Lors du dernier Conseil des ministres, il a mis en lumière l’état critique des équipements marchands, soulignant leur vétusté et les dangers majeurs qu’ils représentent pour les commerçants et les usagers. Entre 2013 et 2024, pas moins de 53 marchés ont été ravagés par des incendies, illustrant l’urgence d’une intervention structurelle.

    Un diagnostic alarmant des marchés sénégalais

    Le diagnostic établi par le Premier ministre révèle des défis multidimensionnels : techniques, infrastructurels, organisationnels, environnementaux et sanitaires. Face à cette situation, Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité de repenser la gestion des marchés pour garantir leur sécurité et leur efficacité.

    Le PROMOGEM comme levier de modernisation

    Le Programme de modernisation et de gestion des marchés (PROMOGEM) a déjà initié des actions concrètes. Un plan stratégique couvrant la période 2025-2029 a été élaboré, prévoyant :

    • La restructuration de 528 marchés existants ;
    • La construction de 67 nouveaux marchés modernes.

    Pour renforcer son impact, Ousmane Sonko a suggéré une mutation institutionnelle du PROMOGEM, visant à lui conférer une autonomie administrative et financière. Une dotation de 57,5 milliards de francs CFA sur quatre ans, financée par le plan d’investissement public, est envisagée pour concrétiser ce projet.

    Des objectifs ambitieux pour les années à venir

    Le Premier ministre a appelé les ministres concernés — notamment ceux de l’Industrie et du Commerce, ainsi que des Finances et du Budget — à concevoir un réseau de marchés modernes couvrant l’ensemble du territoire. Il a également insisté sur la nécessité d’une gestion rigoureuse de ces infrastructures par les collectivités locales et le secteur privé national.

  • Nice sanctionné : huis clos pour deux matchs après des troubles à l’allianz riviera

    Nice sanctionné : huis clos pour deux matchs après des troubles à l’allianz riviera

    Nice sanctionné : huis clos pour deux matchs après des troubles à l’Allianz Riviera

    La commission de discipline de la LFP a infligé deux matchs à huis clos total et un match avec sursis à l’OGC Nice après les incidents survenus lors de Nice-Metz, dimanche. Le club azuréen, qui a décidé de faire appel, devra donc jouer le barrage retour contre Saint-Étienne à huis clos, le 29 mai.

    Les sanctions tombent pour l’OGC Nice après les dégradations et les incidents pyrotechniques survenus lors de la dernière journée de Ligue 1 face à Metz. La commission de discipline de la Ligue de football professionnel a retenu quatre griefs : « usage et jet d’engins pyrotechniques, envahissement de terrain et dégradations au coup de sifflet final ». Résultat : deux matchs de huis clos total et un match avec sursis pour le stade de l’Allianz Riviera.

    Le club niçois a immédiatement annoncé son intention de faire appel de cette décision. Malgré cela, Nice devra jouer le barrage retour contre l’AS Saint-Étienne, prévu le 29 mai, dans un stade vide. À l’aller, au stade Geoffroy-Guichard, les Azuréens devront déjà composer avec la suspension d’Elye Wahi.

    La commission a également sanctionné d’autres joueurs pour accumulation d’avertissements ou révocation de sursis. Parmi eux, Benjamin Andre (Lille), Mahdi Camara (Stade Rennais FC), Christian Mawissa (AS Monaco) et Elye Wahi (OGC Nice) écopent d’un match ferme de suspension.