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  • Togo : cette nouvelle génération qui code l’avenir

    Togo : cette nouvelle génération qui code l’avenir

    Togo

    Construire un robot, écrire ses premières lignes de code ou s’initier à l’intelligence artificielle. À Lomé, le Summer Camp de Lomé Digital School plonge des enfants dans l’univers du numérique avec une ambition : former les innovateurs de demain. Reportage de Steven Midjola.

    À 14 ans, Winner manipule déjà des moteurs, des pinces et des circuits électroniques avec une précision étonnante. Comme une vingtaine d’autres enfants réunis dans ce Summer Camp à Lomé, elle découvre les bases de la robotique en construisant son premier prototype. Ici, la technologie ne se regarde pas : elle se démonte, s’expérimente et se construit, dès le plus jeune âge.

    « Je réalise une main robotique composée de pinces et d’un cerveau moteur. Depuis le début des activités, j’ai appris la place de la technologie dans le monde du maintenant et les composants d’une main robotique ou d’objets technologiques », a déclaré Winner Koudjra, participante.

    Mais la robotique n’est qu’une première étape. Quelques heures plus tard, changement de salle : clavier sous les doigts, Winner passe du matériel au logiciel.

    « Nous travaillons sur la modification d’une page web pour la création d’une intelligence artificielle. Grâce à ce que j’apprends ici, j’aimerais pouvoir créer mon propre site web » a ajouté la jeune femme.

    Au-delà du code, l’école veut aussi réduire l’écart entre filles et garçons dans le numérique. Selon l’UNESCO, les femmes ne représentent encore que 35 % des diplômés des filières STEM dans le monde et 26 % des professionnels de la donnée et de l’intelligence artificielle. Pour y répondre, le programme mise sur la parité et des bourses destinées aux enfants de familles modestes,

    « L’idée pour nous, c’est de faire en sorte que très tôt, les filles aussi soient exposées à ces outils-là et que demain, on n’ait pas à vouloir réparer des quotas dans le numérique, Au-delà de la technique, ce qu’on essaie de développer chez ces enfants, c’est la pensée critique », soutientGot’liebe Bataba, directeur de Lomé Digital School.

    « Je trouve que c’est une très belle opportunité. C’est une initiative qu’il faut saluer. Cela permet déjà d’initier nos enfants assez tôt à tout ce qui est technologie », avance Vanessa Lawson, parent de particpant.

    L’ambition dépasse l’apprentissage du numérique : elle consiste à préparer les futurs créateurs de solutions africaines de demain.

  • Côte d’Ivoire : la Banque mondiale et les États ouest-africains renforcent leur engagement pour la résilience des zones côtières

    Côte d’Ivoire : la Banque mondiale et les États ouest-africains renforcent leur engagement pour la résilience des zones côtières

    La cérémonie d’ouverture de la première réunion de l’année 2026 du Comité régional de pilotage (CRP) des projets WACA ResIP s’est tenue, mercredi 8 juillet, au Plateau, en présence des représentants des États membres, des institutions régionales et des partenaires techniques et financiers engagés dans la gestion durable du littoral ouest-africain.


    Prenant la parole à l’ouverture de la rencontre, la spécialiste principale en gestion des ressources naturelles à la Banque mondiale, Bérangère Prince, a rappelé que l’institution soutient le programme WACA depuis 2018, aux côtés de plusieurs partenaires techniques et financiers.


    « On a beaucoup de chance parce que c’est vraiment un programme qui amène beaucoup de partenaires et qui crée une sorte de solidarité régionale », a-t-elle déclaré, citant notamment l’Agence française de développement, les Pays-Bas, l’Espagne, l’Allemagne ainsi que les organisations régionales.


    Elle a souligné que les zones côtières concentrent « plus de 50 % du PIB » de la région et nécessitent une gestion intégrée tenant compte des effets du changement climatique.


    Présentant le bilan de la première phase du programme, Bérangère Prince a indiqué que « 500 000 personnes sont plus résilientes face à l’impact du changement climatique », que « 300 000 à 400 000 emplois » ont été créés ou consolidés et que « plus de 32 000 hectares d’écosystèmes côtiers » ont été restaurés.


    Elle a également annoncé la poursuite du programme à travers WACA+, dont les prochaines phases concerneront notamment la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Cameroun, le Togo et la Guinée-Bissau.


    Ouvrant officiellement les travaux au nom du ministre en charge de l’Environnement, son représentant, Kouadio Parfait, a salué la présence des délégations des pays bénéficiaires ainsi que l’engagement des partenaires techniques et financiers dans la lutte contre les effets du changement climatique sur les zones côtières.


    « Les pays d’Afrique de l’Ouest partagent un patrimoine commun : un littoral riche en biodiversité, en ressources économiques et en opportunités de développement. Malheureusement, ce littoral est également confronté à des menaces croissantes, notamment l’érosion côtière, les inondations, la submersion marine et la dégradation des écosystèmes, exacerbées par les changements climatiques », a-t-il affirmé.


    Selon lui, le programme WACA constitue « un cadre de coopération exemplaire » permettant aux États de mutualiser leurs expériences et de développer des réponses communes aux défis environnementaux.


    Le représentant du ministre a indiqué que cette réunion du Comité régional de pilotage vise notamment à évaluer les progrès réalisés, préparer la clôture de WACA ResIP, accélérer la mise en œuvre de WACA ResIP 2 et renforcer la coordination régionale.


    Revenant sur les acquis du projet en Côte d’Ivoire, il a souligné que les infrastructures réalisées à Grand-Lahou ont permis de stabiliser près de sept kilomètres de côte, de restaurer des mangroves et d’améliorer les conditions de vie de plus de 150 000 bénéficiaires. « Nous pouvons affirmer que la problématique de l’érosion côtière a été réglée à Lahou-Kpanda, la zone d’intervention du projet », a-t-il déclaré.


    Cette première réunion de l’année 2026 du Comité régional de pilotage des projets WACA ResIP réunit les représentants des pays bénéficiaires, de l’UEMOA, de la Banque mondiale, de la CEDEAO, de la CEEAC et des institutions régionales de mise en œuvre afin de renforcer la coopération pour une gestion durable et résiliente du littoral ouest-africain.


    Fn

  • Coopération judiciaire : le Maroc transmet son savoir-faire anti-corruption au Tchad

    Coopération judiciaire : le Maroc transmet son savoir-faire anti-corruption au Tchad

    Dans une démarche de renforcement des liens institutionnels, le procureur général du Roi près la Cour de cassation et président du Ministère public marocain, Hicham Balaoui, a organisé jeudi 9 juillet à Rabat un atelier de partage d’expériences avec Ousmane Abderamane Djougourou, inspecteur général de l’Autorité indépendante de lutte contre la corruption du Tchad. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une visite officielle visant à étudier les mécanismes marocains dédiés à la prévention et à la sanction des actes de corruption.

    Un cadre juridique et institutionnel marocain mis en lumière

    Lors de cet échange, Hicham Balaoui a détaillé les fondements du système anti-corruption du Maroc, en soulignant l’architecture juridique et institutionnelle en vigueur, ainsi que les orientations stratégiques adoptées par la Présidence du Ministère public pour éradiquer ce fléau. Les discussions ont également permis d’explorer les approches comparées entre les deux pays en matière de lutte contre les pratiques corruptrices.

    Outils technologiques et signalements citoyens à l’honneur

    La délégation tchadienne a eu l’opportunité de découvrir plusieurs dispositifs innovants déployés par le Maroc, dont une ligne téléphonique dédiée au signalement des cas de corruption et une plateforme numérique baptisée «e-TABLIGH». Ce portail permet aux citoyens de rapporter anonymement des actes présumés de corruption tout en garantissant la sécurité et la confidentialité des informations transmises, grâce à des solutions technologiques avancées.

  • Le Maroc transmet son savoir-faire anti-corruption au Tchad

    Le Maroc transmet son savoir-faire anti-corruption au Tchad

    Le Maroc échange son expérience en lutte contre la corruption avec le Tchad

    À Rabat, une rencontre bilatérale s’est tenue entre Hicham Balaoui, procureur général du Roi près la Cour de cassation et président du Ministère public marocain, et Ousmane Abderamane Djougourou, inspecteur général de l’Autorité indépendante de lutte contre la corruption du Tchad. Cet entretien, organisé jeudi 9 juillet dans le cadre d’une visite de travail, avait pour objectif d’étudier les méthodes marocaines en matière de prévention et de répression des pratiques corruptrices.

    Lors de cette séance, Hicham Balaoui a détaillé les fondements du système marocain dédié à la lutte contre la corruption. Il a notamment souligné l’importance du cadre juridique robuste et des institutions spécialisées, ainsi que la stratégie pénale mise en œuvre par la Présidence du Ministère public pour endiguer ce phénomène. Les discussions ont également permis d’échanger sur les approches comparatives les plus efficaces pour combattre ce fléau.

    La délégation tchadienne a également découvert plusieurs dispositifs innovants développés par les autorités marocaines. Parmi ces outils, une ligne téléphonique dédiée au signalement des actes de corruption et de concussion, ainsi qu’une plateforme numérique baptisée « e-TABLIGH ». Ce dernier outil donne la possibilité aux citoyens de signaler en toute sécurité des cas présumés de corruption, grâce à des technologies avancées garantissant la confidentialité des informations transmises.

  • Maroc partage son expertise pour lutter contre la corruption en Tchad

    Maroc partage son expertise pour lutter contre la corruption en Tchad

    Un échange fructueux entre le procureur général du Roi près la Cour de cassation et président du Ministère public marocain, Hicham Balaoui, et l’inspecteur général de l’Autorité indépendante de lutte contre la corruption tchadienne, Ousmane Abderamane Djougourou, s’est tenu à Rabat, jeudi 9 juillet. Cette rencontre a permis aux deux experts d’échanger sur les meilleures pratiques pour prévenir et réprimer la corruption.

    Hicham Balaoui a présenté le cadre juridique et institutionnel mis en place au Maroc pour lutter contre la corruption, ainsi que la politique pénale menée par la Présidence du Ministère public dans ce domaine. Les deux experts ont également discuté des différentes initiatives déployées par la Présidence du Ministère public pour renforcer la lutte contre la corruption.

    Les échanges ont porté sur les meilleures pratiques comparées en matière de lutte contre la corruption, notamment l’utilisation d’outils numériques tels que la ligne téléphonique directe dédiée au signalement des faits de corruption et la plateforme numérique «e-TABLIGH». Cette plateforme permet aux citoyens de dénoncer différents actes présumés de corruption de manière sécurisée.

  • Lutte contre la corruption: le Maroc partage son expertise avec le Tchad

    Lutte contre la corruption: le Maroc partage son expertise avec le Tchad

    Le procureur général du Roi près la Cour de cassation et président du Ministère public, Hicham Balaoui, a tenu, jeudi 9 juillet, à Rabat, une séance de travail avec l’inspecteur général de l’Autorité indépendante de lutte contre la corruption du Tchad, Ousmane Abderamane Djougourou. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une visite de travail destinée à s’informer de l’expérience marocaine en matière de prévention et de répression de la corruption.

    À cette occasion, Hicham Balaoui a présenté les principaux axes du dispositif marocain de lutte contre la corruption, en mettant en avant le cadre juridique et institutionnel mis en place ainsi que la politique pénale conduite par la Présidence du Ministère public dans ce domaine. Les échanges ont également porté sur les meilleures pratiques comparées en matière de lutte contre la corruption, indique un communiqué.

    La délégation tchadienne a, par ailleurs, pris connaissance de plusieurs initiatives déployées par la Présidence du Ministère public, notamment la ligne téléphonique directe dédiée au signalement des faits de corruption et de concussion, ainsi que la plateforme numérique «e-TABLIGH». Cet outil permet aux citoyens de dénoncer différents actes présumés de corruption, tout en assurant le traitement sécurisé des signalements grâce à des technologies numériques de dernière génération, précise la même source.

    Par Mohamed Chakir Alaoui
    Le 09/07/2026 à 17h15
  • Gabon: Le pays relance son Rapport National sur le Développement Humain 20 ans après

    Gabon: Le pays relance son Rapport National sur le Développement Humain 20 ans après

    Vingt ans après la dernière édition, le Gabon s’est à nouveau doté d’un Rapport National sur le Développement Humain, RNDH. Intitulé « Jeunesse, Employabilité, Entrepreneuriat et Développement Humain au Gabon », ce document marque une étape clé dans la mise en oeuvre de la vision du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.

    L’atelier de restitution s’est tenu au Complexe Hôtelier de la Sablière, sous l’égide du Ministère de la Planification et de la Prospective et de la Direction Générale de la Prospective (DGPRO), avec l’appui du PNUD Gabon.

    C’est une cérémonie de haut niveau. L’événement a été présidé par Hermann Immongault, Vice-Président du Gouvernement. Alexandre Barro Chambrier, Vice-Président de la République, y a pris part en tant qu’invité d’honneur. Étaient également présents, des membres du Gouvernement, des représentants des institutions de la République, des élus locaux, des partenaires techniques et financiers, des experts, des acteurs du secteur privé et de nombreuses organisations de jeunesse.

    Le Rapport National sur le Développement Humain (RNDH) est un rapport au coeur des priorités nationales. Aligné sur le Pilier 2 du Programme de Société du Chef de l’État — croissance économique, équité sociale et développement humain durable — le RNDH s’inscrit aussi dans les cadres du Plan National de Croissance et de Développement, (PNCD), des ODD et de l’Agenda 2063.

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    Élaboré par Giscard Assoumou Ella, Professeur Agrégé en Économie et Directeur du LABAT à l’Université Omar Bongo, le rapport est le fruit d’un processus inclusif : collecte de données, enquêtes de terrain, atelier de validation du 16 juin 2026 à la DGPRO.

    Des témoignages vidéo de jeunes entrepreneurs et demandeurs d’emploi ont ouvert les travaux, rappelant l’enjeu central : transformer le dividende démographique du Gabon en levier de croissance.

    Mesurer le développement autrement

    Dans ses allocutions, Louise Pierrette Mvono, Ministre de la Planification et de la Prospective, et Mme Rokya Ye-Dieng, Représentante Résidente du PNUD, ont insisté sur un changement de paradigme. Désormais, le développement du Gabon ne se résumera plus au seul PIB. Il intégrera la qualité de vie, l’équité et l’accès aux opportunités pour tous.

    Ephraïm Magnaga Nganga, Directeur Général de la Prospective, a présenté les grandes conclusions avant la remise officielle du rapport aux deux Vice-Présidents. Les débats ont ensuite porté sur des pistes concrètes, illustrées par des parcours d’entrepreneurs venus inspirer la jeunesse.

    Le défi est posé : ancrer les données du RNDH dans la planification nationale, en décliner des politiques sectorielles et assurer un suivi rigoureux. L’objectif est clair, traduire les recommandations en actions concrètes pour l’emploi, la formation et l’entrepreneuriat des jeunes.

    Avec ce RNDH, le Gabon se dote d’un nouvel outil de pilotage. Un outil pour bâtir un modèle de croissance plus juste, plus humain et tourné vers l’avenir.

  • Kinshasa : le Congo préside le débat du Conseil de sécurité sur les violences sexuelles

    Kinshasa : le Congo préside le débat du Conseil de sécurité sur les violences sexuelles

    La République démocratique du Congo a présidé mercredi 8 juillet 2026 le débat public de haut niveau du Conseil de sécurité consacré aux violences sexuelles liées aux conflits.

    Placé sous le thème « Honorer la promesse du droit international envers les survivants de violences sexuelles liées aux conflits », ce débat a réuni les États membres autour de la mise en œuvre de l’agenda Femmes, paix et sécurité.

    Kinshasa veut des actions concrètes

  • Économie / PND 2026-2030 : la BNI se positionne en partenaire stratégique du financement des projets structurants

    Économie / PND 2026-2030 : la BNI se positionne en partenaire stratégique du financement des projets structurants

    En marge des activités de présentation du Programme national de développement (PND) 2026-2030, la (BNI) a réaffirmé son rôle central dans le financement de l’économie ivoirienne, à travers une présence remarquée sur le stand dédié à cet ambitieux programme étatique, ce mercredi 8 juillet 2026, au Sofitel Hôtel Ivoire d’Abidjan.


    Intervenant lors d’une interview accordée à Abidjan.net, M. Ouattara, responsable au sein de l’institution bancaire, a rappelé le positionnement stratégique de la BNI dans l’écosystème financier national. « La BNI se veut un acteur majeur de l’économie ivoirienne. Au-delà de sa vocation première de financement, elle se positionne aujourd’hui comme un partenaire clé des entreprises et des porteurs de projets », a-t-il indiqué.


    S’appuyant sur son statut de banque à participation majoritairement publique, la BNI s’inscrit naturellement dans la dynamique impulsée par l’État ivoirien à travers le . Une cohérence institutionnelle assumée, selon M. Ouattara : « L’actionnaire majoritaire de la BNI étant l’État de Côte d’Ivoire, il est tout à fait normal que nous accompagnions un programme structurant porté par les autorités. »


    Avec une enveloppe globale estimée à plus de 114 000 milliards de FCFA, le PND 2026-2030 ouvre des perspectives considérables pour les entreprises locales et 4. Pour la BNI, cette dynamique représente également une opportunité de renforcer son portefeuille d’interventions, notamment dans des secteurs clés tels que les mines, l’agro-industrie ou encore les projets à fort impact social et environnemental.


    Sur le terrain, l’engouement autour du stand de la BNI témoigne de l’intérêt suscité par ces perspectives. Mme Coulibaly Audrey, chef de service clientèle des particuliers à l’agence principale Joseph Anoma, souligne la diversité des profils rencontrés. « Nous recevons majoritairement des étudiants venus s’informer sur le fonctionnement du système bancaire, mais également des acteurs du secteur privé en quête de solutions de financement », a-t-elle confié.


    Selon elle, les préoccupations diffèrent selon les cibles. Les étudiants cherchent avant tout à comprendre les bases de la bancarisation et les opportunités de carrière, tandis que les entrepreneurs s’intéressent davantage aux mécanismes d’accompagnement financier. « La question centrale reste : comment la banque peut-elle soutenir concrètement la réalisation de leurs projets, notamment dans le cadre des marchés publics liés au PND ? », précise-t-elle.


    Dans un contexte marqué par la présence de nombreuses entreprises publiques et parapubliques venues exposer les opportunités d’investissement, la BNI entend jouer pleinement son rôle de facilitateur. L’objectif est d’offrir aux opérateurs économiques les outils nécessaires pour accéder aux financements et participer activement à la transformation structurelle de la .



    JB

  • Économie : la Banque mondiale mobilise environ 525 milliards FCFA pour accélérer le développement et la transition énergétique de la Côte d’Ivoire

    Économie : la Banque mondiale mobilise environ 525 milliards FCFA pour accélérer le développement et la transition énergétique de la Côte d’Ivoire

    La Banque mondiale et le Gouvernement de Côte d’Ivoire ont signé, ce mercredi 8 juillet 2026 à Abidjan-Cocody, cinq accords de financement d’un montant global de 875 millions de dollars, soit environ 525 milliards de francs CFA. Cette cérémonie a également été marquée par la signature d’un protocole d’intention tripartite avec le groupe italien Eni, destiné à accompagner l’élaboration du Plan directeur gazier (Gas Master Plan) du pays.


    Ces nouveaux financements s’inscrivent dans le cadre du partenariat stratégique entre le Groupe de la Banque mondiale et la Côte d’Ivoire. Ils visent à soutenir les réformes structurelles engagées par le gouvernement, à stimuler l’investissement privé, à renforcer la gouvernance des finances publiques et à accélérer les investissements en faveur du développement local et du capital humain.


    Les projets financés accordent une place importante à l’amélioration de l’employabilité des jeunes, au renforcement de leurs compétences, ainsi qu’au développement des infrastructures énergétiques afin de favoriser l’intégration régionale des marchés de l’électricité grâce au gaz naturel, en cohérence avec les engagements climatiques de la Côte d’Ivoire.


    Prenant la parole lors de la cérémonie, la Directrice des Opérations de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, la Guinée et le Togo, Marie-Chantal Uwanyiligira, a salué le leadership des autorités ivoiriennes dans la concrétisation de ce financement stratégique. Elle a rappelé que l’institution a fait évoluer son approche dans le secteur de l’énergie afin d’accompagner les solutions les plus adaptées aux réalités de chaque pays, y compris le gaz lorsqu’il constitue une ressource indispensable à l’accès universel à l’électricité.


    Elle a notamment rendu hommage au ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, qu’elle a présenté comme le « champion de ce programme ». Selon elle, ce dernier a convaincu le président de la Banque mondiale de prendre en compte le gaz dans l’initiative Mission 300, conduite conjointement avec la Banque africaine de développement.


    « Si la Banque ne considère pas l’investissement dans le secteur du gaz, qui est la ressource utilisée par la plupart des pays, nous ne pourrons pas atteindre l’objectif de fournir l’accès à l’électricité à 300 millions d’Africains », a-t-elle rapporté, évoquant les échanges ayant conduit à cette évolution stratégique.


    Marie-Chantal Uwanyiligira a également souligné la rapidité exceptionnelle avec laquelle le projet a été élaboré, le qualifiant de l’un des plus rapides jamais réalisés par la Banque mondiale. « Nous avons préparé ce projet en quatre mois. Les équipes du gouvernement et celles de la Banque mondiale n’ont pas dormi », a-t-elle déclaré, saluant l’engagement des experts mobilisés de part et d’autre.


    Elle a enfin mis en avant l’implication personnelle du ministre tout au long du processus, rappelant qu’il avait effectué un déplacement exclusivement consacré à ce dossier, preuve, selon elle, de l’importance stratégique de ce projet pour l’avenir énergétique de la Côte d’Ivoire.


    Au-delà des accords de financement, la signature du protocole d’intention entre le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, la Banque mondiale et Eni Côte d’Ivoire Limited constitue une nouvelle étape dans la mise en œuvre de la stratégie énergétique nationale.


    Ce partenariat porte exclusivement sur la réalisation d’études analytiques conjointes destinées à préparer le développement du secteur gazier ivoirien. Dans le respect de son mandat, la Banque mondiale apportera son expertise technique pour évaluer les besoins en infrastructures de transport, de traitement, de stockage et de distribution du gaz naturel, notamment dans les segments midstream et downstream, sans intervenir dans les activités d’exploration et de production.


    Les trois partenaires réaliseront également les études nécessaires à la construction des futures infrastructures de transport, de traitement et de distribution du gaz naturel, ainsi qu’à la définition d’un cadre réglementaire et institutionnel capable d’attirer les investissements privés indispensables au développement du secteur gazier. L’objectif est de valoriser durablement les ressources gazières nationales afin de renforcer la production d’électricité, de soutenir l’industrialisation du pays et de consolider la position de la Côte d’Ivoire comme hub énergétique régional.


    Le protocole d’intention repose sur une complémentarité des rôles entre les trois partenaires. Le Gouvernement de Côte d’Ivoire assurera le pilotage stratégique du processus. La Banque mondiale apportera son appui technique et financier, notamment à travers le projet PRIME-GAS, tandis qu’Eni mettra à contribution son expertise reconnue dans le développement de grands projets gaziers intégrés.


    Cyprien K.

  • RDC:Guillaume Ngefa et Firmin Mvonde consolident leur coordination sur les dossiers judiciaires et la mise en œuvre de la politique gouvernementale en matière de justice

    RDC:Guillaume Ngefa et Firmin Mvonde consolident leur coordination sur les dossiers judiciaires et la mise en œuvre de la politique gouvernementale en matière de justice

    RDC:Guillaume Ngefa et Firmin Mvonde consolident leur coordination sur les dossiers judiciaires et la mise en œuvre de la politique gouvernementale en matière de justice

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    Caricature : une éliminations des Léopards… mais une fierté pour la nation congolaise
    Photo d’illustration

    Le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, s’est entretenu, ce mardi 7 juillet 2026, avec le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu, dans son cabinet de travail à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du fonctionnement régulier des institutions chargées de la bonne administration de la justice en République démocratique du Congo.

    Au centre de leurs échanges figuraient notamment l’évolution des procédures judiciaires ouvertes à la suite des injonctions du ministre, ainsi que des questions relatives au fonctionnement de la magistrature. À l’issue de la rencontre, Firmin Mvonde Mambu a indiqué que les discussions avaient porté sur les dossiers d’actualité et sur l’état d’avancement des enquêtes en cours

    « Nous avons parlé des dernières actualités, des échanges sur certains dossiers, surtout ceux dans lesquels nous avions été enjoints d’ouvrir des procédures judiciaires. C’est tout à fait normal qu’il soit informé de l’avancement de nos investigations. Il a été question de faire ensemble le tour de toutes ces injonctions » a déclaré le procureur général à l’issue de l’entretien

    Les deux responsables ont également abordé les préoccupations liées au corps des magistrats. Selon Firmin Mvonde, une nouvelle réunion devrait prochainement se tenir dans le cadre des concertations entre le ministère de la Justice et le Conseil supérieur de la magistrature.

    « Il était question de passer en revue certains problèmes liés spécifiquement au corps des magistrats. Je crois que, dans les jours qui viennent, il va devoir se tenir une autre réunion dans le cadre des concertations entre le ministère de la Justice et le Conseil supérieur de la magistrature » a-t-il précisé

    Interrogé sur l’évolution des enquêtes en cours, le procureur général a rappelé que le caractère inquisitoire de la procédure pénale impose le respect du secret de l’instruction. S’agissant de l’interdiction de sortie du territoire visant l’ancien inspecteur général des finances, Jules Alingete, le procureur général près la Cour de cassation a, selon la cellule de communication du ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, rejeté les allégations faisant état d’une prétendue intervention du ministre dans cette procédure

    « Une injonction est donnée, puis les investigations se déclenchent. Vous savez que, dans notre système, la procédure est inquisitoire, c’est-à-dire qu’elle demeure secrète. Je suis tenu par ce secret professionnel que je ne peux pas divulguer, même auprès du ministre. Je suis toutefois obligé de lui faire rapport afin qu’il sache à quel niveau se trouve ce qu’il a initié. Mais livrer au public où j’en suis avec certaines investigations, je ne le ferai pas ; ce serait trahir mon serment » a-t-il expliqué

    Firmin Mvonde a enfin souligné la convergence de vues entre le parquet et le ministère de la Justice quant à la mise en œuvre de la politique gouvernementale en matière judiciaire.

    « Nous sommes tombés d’accord sur tout ce qui se fait. En regardant dans la même direction, nous sommes les mieux placés pour traduire en actes la politique du gouvernement en matière de justice » a-t-il affirmé

    Cette rencontre entre les deux personnalités intervient dans un contexte où la Cour de cassation vient de délivrer une citation à comparaître à l’encontre de Constant Mutamba Tunungwa, ministre honoraire de la Justice et garde des Sceaux, ainsi que de Chançard Bolukola Osony, coordonnateur intérimaire du FRIVAO, pour une audience fixée au 13 juillet 2026.

    Selon ce document, daté du 3 juillet 2026, Constant Mutamba, actuellement hospitalisé au Centre médical Harmonie, dans la commune de la Gombe, et Chançard Bolukola, placé en détention préventive à la prison centrale de Makala, comparaîtront devant la Cour de cassation, siégeant en matière répressive, en premier et dernier ressort

    Au-delà de cette affaire, le parquet près la Cour de cassation se penche également sur les incidents et les violences survenus à la suite de la manifestation de l’opposition. Dans ce cadre, plusieurs personnalités ont été entendues par la justice. Parmi elles figure Joseph Olenghankoy, président du Conseil national de suivi de l’Accord et du processus électoral (CNSA), qui a été auditionné au sujet des allégations qu’il avait formulées concernant le bilan de cette manifestation.

    De son côté, l’opposant Delly Sesanga a affirmé avoir été empêché de quitter le territoire à destination de l’Europe. Selon ses déclarations, la Direction générale de migration (DGM) lui aurait notifié une convocation émanant du parquet près la Cour de cassation

    Clément MUAMBA

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  • Gabon : un ex-ministre d’Oligui libéré contre dix milliards de FCFA

    Gabon : un ex-ministre d’Oligui libéré contre dix milliards de FCFA

    Au Gabon, la justice a remis en liberté un ancien ministre du gouvernement de transition dirigé par Brice Clotaire Oligui Nguema, après six mois de détention préventive et le versement d’une somme de dix milliards de francs CFA. La décision, rendue par la chambre d’accusation de Libreville, concerne également plusieurs co-accusés poursuivis dans la même procédure pour détournement présumé de fonds publics. Cette issue interroge la trajectoire de la lutte anticorruption engagée depuis le putsch d’août 2023.

    Une remise en liberté négociée contre dix milliards de francs CFA

    Le dossier illustre une pratique désormais familière au Gabon post-transition : la restitution financière comme condition d’élargissement. En contrepartie de leur sortie de la maison d’arrêt centrale de Libreville, l’ancien membre du gouvernement et ses co-prévenus ont accepté de verser une enveloppe globale de dix milliards de francs CFA, soit environ quinze millions d’euros. Le mécanisme, ni tout à fait une amende ni tout à fait une caution, s’apparente à une transaction judiciaire officieuse.

    Les personnalités concernées avaient été interpellées puis écrouées dans le cadre d’une enquête ouverte pour détournement de deniers publics, une infraction qui relève de la nouvelle Cour spéciale mise en place par les autorités de transition. La détention préventive aura duré six mois, période durant laquelle plusieurs auditions ont été conduites par la brigade de recherches et par les magistrats instructeurs. La procédure au fond, elle, demeure ouverte.

    Opération Scorpion : la stratégie anticorruption d’Oligui à l’épreuve

    Depuis le renversement d’Ali Bongo Ondimba le 30 août 2023, le président Brice Oligui Nguema a fait de l’assainissement des finances publiques un pilier de sa communication politique. L’opération dite Scorpion, lancée dans la foulée de la prise de pouvoir, a conduit à l’interpellation de dizaines de responsables issus de l’ancien régime, mais aussi, plus récemment, de figures ayant brièvement servi la transition. L’affaire qui vient de connaître son dénouement partiel s’inscrit dans cette seconde catégorie, plus embarrassante pour le pouvoir.

    Sur le papier, la fermeté affichée à Libreville a séduit une partie des bailleurs et des observateurs régionaux. Concrètement, la multiplication des sorties de détention contre paiement soulève des interrogations sur la finalité réelle du dispositif. S’agit-il d’un mécanisme de recouvrement patrimonial destiné à renflouer un Trésor exsangue, ou d’une justice à géométrie variable, capable de s’accommoder de solvabilité individuelle ? La question traverse désormais le débat public gabonais.

    Plusieurs juristes locaux relèvent que ces transactions ne figurent pas explicitement dans le code pénal gabonais tel qu’il s’applique aux crimes économiques les plus lourds. Leur usage relève d’une pratique prétorienne, tolérée par le parquet et validée par la chambre d’accusation. Reste que l’absence de barème public et de critères objectifs alimente le soupçon d’arbitraire, y compris parmi les cadres du CTRI, le Comité pour la transition et la restauration des institutions.

    Un signal ambigu pour les investisseurs et les partenaires

    Pour les partenaires économiques du Gabon, membre de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), le signal est double. D’un côté, les autorités démontrent leur capacité à récupérer des sommes substantielles auprès de personnalités mises en cause, alimentant un discours de rigueur budgétaire. De l’autre, la prévisibilité juridique, essentielle aux décisions d’investissement de long terme, se trouve fragilisée par l’opacité des règlements amiables.

    Le contexte est d’autant plus sensible que Libreville a lancé plusieurs chantiers stratégiques, notamment dans les mines, le bois transformé et les infrastructures portuaires. Les négociations en cours avec des groupes internationaux supposent un cadre légal lisible. Chaque affaire tranchée dans le silence contribue à brouiller cette lecture, alors même que le pays s’efforce de sortir du régime de sanctions politiques imposé par certaines organisations régionales après le coup d’État.

    Sur le plan intérieur, la remise en liberté de l’ex-ministre risque de raviver le débat sur l’égalité devant la loi. Plusieurs prévenus, moins fortunés, restent incarcérés à la maison d’arrêt centrale sans perspective claire de règlement. L’écart entre les traitements réservés aux justiciables ordinaires et à ceux des cercles dirigeants constitue, à moyen terme, un défi politique majeur pour le nouveau pouvoir issu des urnes en avril 2025.

    Selon Info241.com, l’ancien ministre et ses co-accusés ont quitté leur lieu de détention après validation de l’accord financier par la juridiction compétente.

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