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  • Formation de la CENA du Bénin en inde : l’ia au service des élections

    Formation de la CENA du Bénin en inde : l’ia au service des élections

    la cenia en Inde pour maîtriser l’intelligence artificielle au profit des scrutins

    Plusieurs experts de la Commission électorale nationale autonome (CENA) du Bénin participent, du 6 au 10 juillet 2026, à une session de renforcement de capacités à New Delhi, en Inde. L’objectif ? Acquérir des compétences pointues sur l’application de l’intelligence artificielle dans l’organisation et la gestion des processus électoraux.

    siège de la CENA du Bénin
    Siège de la CENA du Bénin, où se prépare la modernisation des processus électoraux.

    une formation internationale sous l’égide de l’inde

    Organisée par l’India International Institute of Democracy and Election Management (IIIDEM), dans le cadre du programme Indian Technical and Economic Cooperation (ITEC), cette formation s’adresse aux cadres électoraux africains. Les participants béninois y explorent des solutions innovantes pour optimiser la transparence, la rapidité et la fiabilité des scrutins.

    des thèmes variés pour une approche globale

    Au programme :

    • l’administration électorale assistée par IA : automatisation des tâches, analyse prédictive et gestion des données ;
    • la gouvernance numérique : outils pour une gestion centralisée et sécurisée ;
    • les enjeux éthiques et juridiques liés à l’utilisation des algorithmes ;
    • la protection des droits humains et la lutte contre la désinformation ;
    • la cybersécurité et la protection des systèmes contre les cyberattaques ;
    • la gestion des risques et la résilience des processus électoraux.

    Les échanges avec des experts internationaux et des représentants d’autres commissions électorales permettent d’enrichir les réflexions et de partager les bonnes pratiques.

    une stratégie ambitieuse pour la modernisation électorale

    Pour la CENA du Bénin, cette formation s’inscrit dans une démarche proactive de modernisation de ses méthodes. L’institution mise sur les technologies de pointe pour répondre aux attentes des citoyens et renforcer la confiance dans les institutions démocratiques. L’adoption de l’IA devrait ainsi permettre d’améliorer l’efficacité des opérations, de réduire les risques d’erreurs et de garantir des élections plus transparentes et inclusives.

    Cette initiative reflète l’engagement du Bénin en faveur d’un environnement électoral innovant et sécurisé, aligné sur les standards internationaux.

  • Formation de la CENA au Bénin : l’intelligence artificielle au service des élections en inde

    Formation de la CENA au Bénin : l’intelligence artificielle au service des élections en inde

    Formation de la CENA au Bénin : l’intelligence artificielle au service des élections en inde

    Une délégation de responsables de la Commission électorale nationale autonome (CENA) se forme en Inde pour maîtriser les outils d’intelligence artificielle dédiés aux processus électoraux.

    Du 6 au 10 juillet 2026, plusieurs cadres de la CENA participent à New Delhi à une session internationale centrée sur l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans la gestion des élections. Organisée par l’India International Institute of Democracy and Election Management (IIIDEM) dans le cadre du programme Indian Technical and Economic Cooperation (ITEC), cette formation vise à doter les responsables électoraux béninois de compétences avancées.

    CENA du Bénin

    Un programme complet pour moderniser l’administration électorale béninoise

    Cette formation aborde des enjeux majeurs liés à l’utilisation de l’IA dans le domaine électoral. Les participants explorent des thèmes comme :

    • L’administration électorale assistée par IA ;
    • Les enjeux de la gouvernance numérique ;
    • Les questions éthiques et la protection des droits humains ;
    • La cybersécurité et la gestion des risques ;
    • Les cadres juridiques encadrant ces technologies.

    Le programme alterne conférences, études de cas, démonstrations pratiques et ateliers interactifs. Les échanges avec des experts internationaux et des représentants d’organismes électoraux étrangers enrichissent les discussions.

    Une stratégie ambitieuse pour des élections plus transparentes et sécurisées

    Pour la CENA, cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large de modernisation. L’objectif ? Anticiper les défis posés par la transformation numérique et garantir des élections plus transparentes, efficaces et sécurisées. L’intelligence artificielle, en optimisant la gestion des données et en renforçant les contrôles, pourrait jouer un rôle clé dans l’amélioration des processus électoraux au Bénin.

    Cette formation marque une étape importante pour la CENA, qui cherche à aligner ses pratiques sur les standards internationaux en matière d’innovation technologique.

  • Bénin: des cadres de la CENA en formation en Inde sur l’intelligence artificielle appliquée aux élections

    Bénin: des cadres de la CENA en formation en Inde sur l’intelligence artificielle appliquée aux élections

    Bénin

    Bénin: des cadres de la CENA en formation en Inde sur l’intelligence artificielle appliquée aux élections

    Plusieurs cadres de la Commission électorale nationale autonome (CENA) participent, du 6 au 10 juillet 2026 à New Delhi, en Inde, à une formation internationale consacrée à l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les processus électoraux.

    Edouard Djogbénou
    Edouard Djogbénou
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    POLITIQUE
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    CENA du Bénin
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    Organisée par l’India International Institute of Democracy and Election Management (IIIDEM), dans le cadre du programme Indian Technical and Economic Cooperation (ITEC), cette session vise à renforcer les compétences des responsables électoraux sur les applications concrètes de l’IA dans l’organisation et la gestion des élections.

    Au cours de cette formation, les participants abordent plusieurs thématiques, notamment l’utilisation de l’intelligence artificielle dans l’administration électorale, la gouvernance numérique, les enjeux éthiques, la protection des droits humains, la cybersécurité, la gestion des risques ainsi que les cadres juridiques encadrant le recours à ces nouvelles technologies.

    Le programme comprend des conférences, des études de cas, des démonstrations pratiques, des ateliers interactifs et des échanges d’expériences avec des experts ainsi que des représentants d’organismes électoraux de plusieurs pays.

    Pour la CENA, cette initiative s’inscrit dans sa stratégie de modernisation de l’administration électorale. Elle vise à préparer l’institution aux nouveaux défis liés à la transformation numérique et à promouvoir des processus électoraux plus transparents, plus efficaces et plus sécurisés, grâce aux innovations technologiques.

  • Le Burkina Faso échange son or contre du blé russe : une souveraineté en trompe-l’œil

    Le Burkina Faso échange son or contre du blé russe : une souveraineté en trompe-l’œil

    Une alliance économique aux relents d’échec stratégique

    Le Burkina Faso affiche une façade de souveraineté retrouvée, mais ses actes trahissent une réalité bien plus amère. Alors que le capitaine Ibrahim Traoré promet une émancipation nationale, les initiatives locales d’aide humanitaire sont systématiquement étouffées sous prétexte de contrôle des flux d’assistance. Pourtant, dans le même temps, Ouagadougou se tourne vers Moscou pour combler les besoins alimentaires les plus urgents de sa population, révélant une dépendance structurelle aussi humiliante qu’ironique.

    L’or national entreposé à Moscou : un symbole de capitulation économique

    La visite récente du ministre russe des Affaires étrangères au Burkina Faso a mis en lumière une transaction aux allures de déséquilibre criant. Les autorités burkinabè ont annoncé le transfert et le stockage des réserves aurifères du pays à la Banque centrale de Russie. Une décision qui, pour un régime ayant construit sa légitimité sur la rupture avec les anciens maîtres coloniaux, ressemble étrangement à un aveu d’impuissance économique. Comment justifier cette alliance avec un partenaire étranger pour garantir sa propre sécurité alimentaire, alors que l’or, ressource nationale majeure, est confié à une puissance extérieure ?

    Souveraineté alimentaire : un mirage politique

    Le discours officiel martèle depuis des mois l’objectif d’autosuffisance, mais les faits contredisent cette ambition. Le Burkina Faso, quatrième producteur d’or en Afrique de l’Ouest, dépend désormais de cargaisons de blé russe pour nourrir ses citoyens. Une situation qui interroge : où sont passés les revenus issus de l’exploitation minière ? Pourquoi les richesses nationales ne financent-elles pas des infrastructures agricoles ou des systèmes de stockage capables d’assurer une sécurité alimentaire durable ?

    La réponse réside peut-être dans l’usage politique de cette dépendance. En monopolisant l’aide humanitaire et en interdisant les initiatives citoyennes, le pouvoir semble vouloir transformer chaque assistance en un outil de légitimation. Le riz ou le blé distribué devient alors un cadeau du régime, non plus le fruit d’une solidarité nationale ou internationale.

    Une stratégie de contrôle social aux conséquences dramatiques

    La restriction de l’aide humanitaire locale n’est pas un simple détail administratif. Elle prive les populations vulnérables d’un soutien essentiel, notamment dans les zones où l’État est absent ou affaibli par l’insécurité. Les organisations non gouvernementales et les associations locales jouent un rôle crucial dans ces contextes, palliant les défaillances de l’administration. En les marginalisant, le gouvernement prend le risque d’aggraver la précarité des Burkinabè, tout en renforçant sa propre emprise sur les ressources et les populations.

    Ce contrôle accru de l’aide soulève une question cruciale : jusqu’où un État peut-il aller dans la restriction de la solidarité pour servir ses intérêts politiques ? La réponse est d’autant plus inquiétante que les sacrifices demandés à la population — sacrifices au nom de la souveraineté et de la lutte antiterroriste — ne semblent pas aboutir à une amélioration tangible des conditions de vie. L’insécurité persiste, la faim s’installe, et la dépendance envers l’étranger grandit.

    Le coût d’une souveraineté illusoire

    À force de confondre indépendance et changement de tuteur, le Burkina Faso a troqué une forme de domination contre une autre. L’or national, symbolisant la richesse et la puissance du pays, est désormais entreposé à l’étranger, tandis que la population se contente d’une souveraineté de façade. Les céréales russes arrivent, mais à quel prix ? Celui d’une autonomie perdue et d’une dignité bafouée.

    La véritable souveraineté ne se mesure pas aux discours diplomatiques, mais à la capacité d’un État à protéger ses citoyens. Si le Burkina Faso continue de solliciter une aide extérieure pour répondre à des besoins aussi fondamentaux que l’alimentation, il devient difficile de parler d’une libération véritable. La question n’est plus seulement de savoir avec qui le pays coopère, mais si ces partenariats servent réellement l’intérêt général ou s’ils ne font que prolonger une dépendance coûteuse.

  • Mali : reprise de l’approvisionnement en eau potable à Bamako

    Mali : reprise de l’approvisionnement en eau potable à Bamako

    Mali : reprise de l’approvisionnement en eau potable à Bamako

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    Au Mali, l’approvisionnement en eau a repris mercredi à Bamako après un acte de sabotage sur une ligne électrique.

  • Gabon : Oligui Nguema met les régies financières sous haute surveillance

    Gabon : Oligui Nguema met les régies financières sous haute surveillance

    Ecouter l’article

    Ce mercredi 08 juillet 2026 à Libreville, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a personnellement présidé un Conseil de cabinet crucial. Réunissant les directeurs généraux des régies financières, cette séance de travail intensive visait un objectif clair : sécuriser et optimiser les financements des projets prioritaires du pays.

    Loin des simples réunions de routine, ce rendez-vous marque un tournant vers une culture de résultats stricts. Les discussions se sont concentrées sur une radiographie complète de la mobilisation des recettes, avec un accent tout particulier mis sur la politique des exonérations fiscales et douanières.

    Pour le président de la République, le laisser-aller n’est plus une option. Il a formellement ordonné un audit global de ces niches fiscales afin de débusquer les passes-droits obsolètes qui privent indûment l’État de précieuses ressources. Pour moderniser l’appareil étatique, Brice Clotaire Oligui Nguema mise également sur la transformation numérique. La digitalisation et l’interconnexion des administrations financières s’imposent désormais comme la priorité stratégique pour doper la collecte et garantir une transparence totale.

    Restaurer la crédibilité et financer le social

    Sur le front de la dette, la rigueur est également de mise. Les directeurs généraux ont reçu des instructions fermes pour déployer une stratégie de soutenabilité rigoureuse. L’enjeu est de taille : consolider la signature du Gabon et restaurer une confiance solide auprès des bailleurs de fonds internationaux.

    Toutefois, cette discipline budgétaire n’est pas un exercice théorique ; elle se veut résolument tournée vers le quotidien des Gabonais. Les fonds ainsi récupérés et sanctuarisés seront immédiatement réinjectés dans les secteurs vitaux. L’éducation, la santé, les routes, ainsi que l’accès à l’eau potable et à l’électricité sont en première ligne de ce plan de relance social.

    Un suivi mensuel pour une gouvernance de rupture

    Désormais, le gouvernement devra rendre des comptes de manière régulière. Ce Conseil de cabinet se réunira tous les mois pour évaluer la trajectoire des recettes, le respect du budget et l’évolution de la dette. Ce mécanisme de contrôle strict sera d’ailleurs étendu à d’autres ministères clés. À travers cette méthode directe, le chef de l’État réaffirme sa volonté d’ancrer une gouvernance de rupture, basée sur la responsabilité et la performance, pour le développement durable du Gabon.

  • L’ONU réclame «de toute urgence» la fin des combats dans l’est de la RDC

    L’ONU réclame «de toute urgence» la fin des combats dans l’est de la RDC

    Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Turk, s’exprime lors d’une conférence de presse à Genève, en Suisse, le 9 décembre. ©Fabrice Coffrini/AFP

    Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a réclamé jeudi «de toute urgence» la fin des combats qui s’intensifient dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) entre l’armée congolaise et le groupe armé antigouvernemental M23.

    «Il est profondément préoccupant de constater que, malgré les accords conclus dans le cadre des processus de paix en cours, les combats se poursuivent sans relâche dans l’est de la RDC, tuant, blessant et déplaçant des civils, et détruisant leurs moyens de subsistance», a déclaré M. Türk dans un communiqué.

    L’est de la RDC est en proie à des conflits depuis plus de 30 ans. Dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, l’armée congolaise affronte le groupe armé antigouvernemental M23, qui s’est emparé de vastes pans de territoires.

    Au Sud-Kivu, les combats se sont intensifiés depuis la déclaration officielle d’une épidémie d’Ebola mi-mai dans la province voisine de l’Ituri.

    Le Haut-Commissariat mentionne notamment des «affrontements intenses» survenus autour du village de Mulima, à Fizi (Sud-Kivu), les 4 et 5 juillet.

    «J’exhorte les forces armées congolaises et le M23 à renoncer immédiatement à toute nouvelle violence et à agir de toute urgence pour apaiser les tensions. J’appelle également les deux parties à prendre des mesures concrètes pour protéger les civils à Mulima et dans l’ensemble de la région des hauts plateaux de Fizi et de Mwenga», a ajouté M. Türk.

    «L’utilisation d’armes explosives à large rayon d’action dans des zones peuplées a des conséquences dévastatrices et doit cesser», a souligné le Haut-Commissaire.

    Face à ces violences, l’ONU redoute de nouveaux déplacements de civils, y compris vers les pays voisins, et «de nouvelles violations et atteintes au droit international des droits humains (…) y compris des exécutions illégales et des violences sexuelles liées au conflit».

    «Les deux parties au conflit et leurs alliés ont des obligations claires en vertu du droit international humanitaire de garantir un accès sûr, rapide et sans entrave à l’aide humanitaire à toutes les personnes dans le besoin», a rappelé M. Türk.

    Il a aussi demandé au Rwanda de «cesser de soutenir le M23 et retirer ses troupes de la RDC» et appelé les autorités congolaises à «intensifier (leurs) efforts en cours pour démobiliser, désarmer et rapatrier les membres du groupe armé Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR)», formé d’anciens responsables du génocide rwandais de 1994 réfugiés en RDC.

    AFP

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  • Le PJD et Al Adl Wal Ihsane ravivent leur querelle sur l’utilité des élections au Maroc

    Le PJD et Al Adl Wal Ihsane ravivent leur querelle sur l’utilité des élections au Maroc

    Les tensions montent entre le PJD et Al Adl Wal Ihsane

    Ce qui rend cette situation particulièrement tendue, c’est que le Parti de la justice et du développement (PJD) est en quête d’une nouvelle formation dirigeante pour l’année prochaine.

    Les membres du PJD sont divisés entre ceux qui pensent que les élections devraient être organisées dans un délai raisonnable, et ceux qui réclament une pause de plusieurs mois afin de permettre à leurs partisans de se rassembler et de se présenter aux urnes.

    Al Adl Wal Ihsane, quant à lui, est convaincu que les élections sont déjà inévitablement décidées avant même que la date du scrutin n’ait été fixée. Il pense que le PJD devrait se concentrer sur les questions qui comptent vraiment pour le pays.

    Le débat sur les élections

    Ce débat a suscité une forte réaction dans le pays, avec certains considérant que l’opposition au PJD est une attitude réactionnaire et inutile. D’autres, en revanche, pensent que cela est une nécessité pour éviter qu’un parti ne devienne trop dominant.

    La situation politique

    Le Maroc traverse actuellement une période de transition politique, avec le PJD au pouvoir depuis plus d’une décennie. Les élections sont un moment clé dans cette transition, et les partis politiques doivent se préparer pour affronter l’avenir.

  • Au Maroc, le PJD et Al Adl Wal Ihsane ravivent leur querelle sur l’utilité des élections

    Au Maroc, le PJD et Al Adl Wal Ihsane ravivent leur querelle sur l’utilité des élections

    Le secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD), Abdelilah Benkirane, en juin 2026.

    Publié aujourd’hui à 12h56 Lecture : 5 minutes.

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  • Tourisme au Cameroun : décennie de déclin et pertes abyssales

    Tourisme au Cameroun : décennie de déclin et pertes abyssales

    AccueilPolitique & SociétéTourisme au Cameroun : décennie de déclin et pertes abyssales
    Politique & Société

    Tourisme au Cameroun : décennie de déclin et pertes abyssales

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    Entre 2014 et 2026, le secteur touristique camerounais a subi une hémorragie financière et structurelle sans précédent. Si le gouvernement s’abrite derrière l’insécurité pour justifier ce marasme, les experts dénoncent une gestion défaillante qui a condamné douze années de potentiel à l’oubli, transformant une destination phare en une terre en friche, alors même que les chiffres officiels révèlent une stagnation chronique.

    En 2014, les services compétents du ministère du Tourisme et des Loisirs faisait allusion à 100 millions de FCFA de pertes pour le tourisme au Cameroun pour cause d’insécurité. Cependant, tout porte à croire à un gestion autre. Car, bien avant le conflit Boko Haram dans le Septentrion, rien n’etait réellement mis sur pied pour gérer et vulgariser le tourisme. Les choses se faisait naturellement sans une véritable pris en charge du secteur.

    En fait, depuis 2014, le paysage touristique camerounais est marqué par une spirale baissière. Si les autorités pointent régulièrement du doigt la menace Boko Haram dans l’Extrême-Nord et la crise sociopolitique dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest pour justifier cette léthargie, les économistes qualifient cette lecture de fallacieuse. Cette stigmatisation sécuritaire agit comme un écran de fumée : elle occulte le fait que la majorité du territoire national est épargnée par ces conflits. Pour les sociologues, cette inaction est le fruit d’une négligence systémique où l’alibi sécuritaire dispense l’État de repenser son attractivité nationale. Pourquoi, alors, le littoral, l’Ouest montagneux ou les forêts du Sud restent-ils des zones sous-exploitées, alors que seulement 20 % des 930 sites touristiques reconnus sont réellement exploités ?

    Douze ans de devises envolées

    Les données de l’Institut National de la Statistique (INS) et des observateurs internationaux confirment un bilan en demi-teinte qui met en lumière la faiblesse du secteur. Malgré l’annonce d’une contribution de 4 % au PIB, la réalité est plus contrastée : le Cameroun peine à capter les flux mondiaux. Entre 2014 et 2023, les recettes par touriste ont été soumises à une inflation galopante et à des chocs externes, notamment la pandémie de COVID-19 qui a fait chuter les revenus de 34 % en 2020. Les économistes soulignent que le manque à gagner n’est pas seulement lié aux crises locales, mais à une érosion fiscale massive et à une sous-utilisation des infrastructures, faute de promotion ciblée.

    Un patrimoine à l’abandon

    La période 2014-2026 a accentué le délabrement des sites naturels et le découragement des acteurs privés. Le secteur touristique, qui génère pourtant environ 60 000 emplois, souffre d’une absence de professionnalisme et d’un manque de coordination entre les acteurs. Les guides locaux sont désœuvrés et les artisans délaissés, faute de stratégies d’écotourisme concrètes. Cette négligence, en ne valorisant pas le patrimoine, a engendré une perte d’identité culturelle autant qu’économique. Le matériel tombe en ruine par manque de maintenance, et l’humain, moteur essentiel de l’accueil, s’essouffle dans un secteur perçu comme sans avenir.

    L’urgence d’une rupture avec l’inertie bureaucratique

    Quelle est la réelle prérogative du ministère de tutelle après 12 ans de piétinement ? La question de sa pertinence se pose avec acuité. Un ministère doit être le premier architecte de l’image de marque du pays, un chef d’orchestre capable de mobiliser les Travaux Publics, la Culture et les Transports pour sublimer chaque région. Or, le tourisme est géré comme une administration immobile plutôt que comme une industrie dynamique. Pour sortir de cette léthargie, il ne suffit pas d’allouer des budgets ; il faut une volonté politique de décloisonner le secteur et de cesser d’utiliser les zones de crise comme boucliers de l’inaction. Le Cameroun ne manque pas de sites, il manque d’une vision capable d’inscrire le pays sur la carte mondiale du tourisme.

    Au regard de ces douze années de sous-performance, pensez-vous que le modèle actuel de gestion administrative du tourisme est encore capable de se réinventer, ou une restructuration totale impliquant le secteur privé est-elle désormais incontournable ?

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  • Togo : cette nouvelle génération qui code l’avenir

    Togo : cette nouvelle génération qui code l’avenir

    Togo

    Construire un robot, écrire ses premières lignes de code ou s’initier à l’intelligence artificielle. À Lomé, le Summer Camp de Lomé Digital School plonge des enfants dans l’univers du numérique avec une ambition : former les innovateurs de demain. Reportage de Steven Midjola.

    À 14 ans, Winner manipule déjà des moteurs, des pinces et des circuits électroniques avec une précision étonnante. Comme une vingtaine d’autres enfants réunis dans ce Summer Camp à Lomé, elle découvre les bases de la robotique en construisant son premier prototype. Ici, la technologie ne se regarde pas : elle se démonte, s’expérimente et se construit, dès le plus jeune âge.

    « Je réalise une main robotique composée de pinces et d’un cerveau moteur. Depuis le début des activités, j’ai appris la place de la technologie dans le monde du maintenant et les composants d’une main robotique ou d’objets technologiques », a déclaré Winner Koudjra, participante.

    Mais la robotique n’est qu’une première étape. Quelques heures plus tard, changement de salle : clavier sous les doigts, Winner passe du matériel au logiciel.

    « Nous travaillons sur la modification d’une page web pour la création d’une intelligence artificielle. Grâce à ce que j’apprends ici, j’aimerais pouvoir créer mon propre site web » a ajouté la jeune femme.

    Au-delà du code, l’école veut aussi réduire l’écart entre filles et garçons dans le numérique. Selon l’UNESCO, les femmes ne représentent encore que 35 % des diplômés des filières STEM dans le monde et 26 % des professionnels de la donnée et de l’intelligence artificielle. Pour y répondre, le programme mise sur la parité et des bourses destinées aux enfants de familles modestes,

    « L’idée pour nous, c’est de faire en sorte que très tôt, les filles aussi soient exposées à ces outils-là et que demain, on n’ait pas à vouloir réparer des quotas dans le numérique, Au-delà de la technique, ce qu’on essaie de développer chez ces enfants, c’est la pensée critique », soutientGot’liebe Bataba, directeur de Lomé Digital School.

    « Je trouve que c’est une très belle opportunité. C’est une initiative qu’il faut saluer. Cela permet déjà d’initier nos enfants assez tôt à tout ce qui est technologie », avance Vanessa Lawson, parent de particpant.

    L’ambition dépasse l’apprentissage du numérique : elle consiste à préparer les futurs créateurs de solutions africaines de demain.

  • Côte d’Ivoire : la Banque mondiale et les États ouest-africains renforcent leur engagement pour la résilience des zones côtières

    Côte d’Ivoire : la Banque mondiale et les États ouest-africains renforcent leur engagement pour la résilience des zones côtières

    La cérémonie d’ouverture de la première réunion de l’année 2026 du Comité régional de pilotage (CRP) des projets WACA ResIP s’est tenue, mercredi 8 juillet, au Plateau, en présence des représentants des États membres, des institutions régionales et des partenaires techniques et financiers engagés dans la gestion durable du littoral ouest-africain.


    Prenant la parole à l’ouverture de la rencontre, la spécialiste principale en gestion des ressources naturelles à la Banque mondiale, Bérangère Prince, a rappelé que l’institution soutient le programme WACA depuis 2018, aux côtés de plusieurs partenaires techniques et financiers.


    « On a beaucoup de chance parce que c’est vraiment un programme qui amène beaucoup de partenaires et qui crée une sorte de solidarité régionale », a-t-elle déclaré, citant notamment l’Agence française de développement, les Pays-Bas, l’Espagne, l’Allemagne ainsi que les organisations régionales.


    Elle a souligné que les zones côtières concentrent « plus de 50 % du PIB » de la région et nécessitent une gestion intégrée tenant compte des effets du changement climatique.


    Présentant le bilan de la première phase du programme, Bérangère Prince a indiqué que « 500 000 personnes sont plus résilientes face à l’impact du changement climatique », que « 300 000 à 400 000 emplois » ont été créés ou consolidés et que « plus de 32 000 hectares d’écosystèmes côtiers » ont été restaurés.


    Elle a également annoncé la poursuite du programme à travers WACA+, dont les prochaines phases concerneront notamment la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Cameroun, le Togo et la Guinée-Bissau.


    Ouvrant officiellement les travaux au nom du ministre en charge de l’Environnement, son représentant, Kouadio Parfait, a salué la présence des délégations des pays bénéficiaires ainsi que l’engagement des partenaires techniques et financiers dans la lutte contre les effets du changement climatique sur les zones côtières.


    « Les pays d’Afrique de l’Ouest partagent un patrimoine commun : un littoral riche en biodiversité, en ressources économiques et en opportunités de développement. Malheureusement, ce littoral est également confronté à des menaces croissantes, notamment l’érosion côtière, les inondations, la submersion marine et la dégradation des écosystèmes, exacerbées par les changements climatiques », a-t-il affirmé.


    Selon lui, le programme WACA constitue « un cadre de coopération exemplaire » permettant aux États de mutualiser leurs expériences et de développer des réponses communes aux défis environnementaux.


    Le représentant du ministre a indiqué que cette réunion du Comité régional de pilotage vise notamment à évaluer les progrès réalisés, préparer la clôture de WACA ResIP, accélérer la mise en œuvre de WACA ResIP 2 et renforcer la coordination régionale.


    Revenant sur les acquis du projet en Côte d’Ivoire, il a souligné que les infrastructures réalisées à Grand-Lahou ont permis de stabiliser près de sept kilomètres de côte, de restaurer des mangroves et d’améliorer les conditions de vie de plus de 150 000 bénéficiaires. « Nous pouvons affirmer que la problématique de l’érosion côtière a été réglée à Lahou-Kpanda, la zone d’intervention du projet », a-t-il déclaré.


    Cette première réunion de l’année 2026 du Comité régional de pilotage des projets WACA ResIP réunit les représentants des pays bénéficiaires, de l’UEMOA, de la Banque mondiale, de la CEDEAO, de la CEEAC et des institutions régionales de mise en œuvre afin de renforcer la coopération pour une gestion durable et résiliente du littoral ouest-africain.


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