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  • Le Gabon et le FMI poursuivent le dialogue

    Le Gabon et le FMI poursuivent le dialogue

    Economie

    Le Gabon et le FMI poursuivent le dialogue

    Libreville, Jeudi 9 Juillet 2026 (Infos Gabon) – Alors que des informations faisant état d’un blocage des négociations avec le Fonds monétaire international (FMI) ont circulé ces derniers jours, les autorités gabonaises opposent un démenti catégorique et affichent une tout autre réalité.

    À Libreville, le gouvernement affirme que les discussions avec l’institution de Bretton Woods se poursuivent selon un calendrier de travail défini conjointement et qu’elles sont désormais entrées dans une phase essentiellement technique, préalable indispensable à tout futur programme économique.

    La mise au point du ministère de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations intervient après la publication d’un article évoquant un prétendu « faux départ » dans les négociations entre le Gabon et le FMI. Une lecture jugée inexacte par les autorités qui assurent que le dialogue n’a jamais été interrompu et qu’il se déroule dans un climat qualifié de constructif et responsable.

    Au-delà du démenti, cette séquence met surtout en lumière la complexité des discussions engagées entre les États et les institutions financières internationales, où la rapidité des annonces importe souvent moins que la fiabilité des données sur lesquelles reposent les futurs engagements.

    Une négociation entrée dans sa phase technique

    Depuis la clôture des réunions de printemps du FMI en avril 2026 à Washington, les équipes gabonaises et les experts du Fonds ont poursuivi leurs échanges selon un chronogramme de travail établi d’un commun accord.

    Près d’une dizaine de réunions techniques ont déjà été organisées par visioconférence afin d’examiner les principaux paramètres du futur cadre de coopération économique. Le seul mois de juin a donné lieu à trois séances de travail, organisées les 12, 19 et 29 juin, avant une nouvelle réunion tenue le 6 juillet entre les équipes du FMI conduites par Aliona Cebotari, cheffe de mission pour le Gabon, et le cabinet du ministre de l’Économie Thierry Minko.

    Cette dynamique s’est également poursuivie au niveau politique avec une rencontre organisée le 2 juillet à Washington entre le ministre gabonais et le directeur du département Afrique du Fonds monétaire international.

    Ces échanges portent principalement sur le cadrage macroéconomique du pays, la trajectoire budgétaire des prochaines années ainsi que les conditions d’un éventuel programme d’accompagnement financier susceptible de soutenir les réformes engagées par les autorités.

    La dette au cœur des discussions

    L’un des dossiers les plus sensibles demeure l’audit et la consolidation des passifs exigibles de l’État gabonais. Présenté par certaines analyses comme un facteur de ralentissement des négociations, cet exercice est au contraire considéré par Libreville comme une étape incontournable destinée à garantir la qualité des informations financières transmises au FMI.

    Le gouvernement affirme vouloir disposer d’une photographie exhaustive et actualisée des engagements publics avant toute conclusion d’accord susceptible d’engager durablement les finances nationales. Pour les autorités, il ne s’agit pas de retarder les discussions mais de les inscrire dans un cadre conforme aux standards internationaux de transparence et de gouvernance financière.

    Cette démarche vise également à renforcer la crédibilité du pays auprès des bailleurs de fonds, des investisseurs et des partenaires techniques qui accordent une attention particulière à la soutenabilité des finances publiques et à la qualité des statistiques budgétaires.

    Dans un contexte international marqué par le durcissement des conditions de financement et l’augmentation du coût de la dette souveraine, la précision des données économiques est devenue un enjeu stratégique pour les États africains engagés dans des programmes de réformes.

    Un enjeu qui dépasse le seul financement

    Les travaux actuellement menés concernent notamment la loi de finances rectificative 2026, le cadrage macroéconomique et budgétaire couvrant la période 2027-2029 ainsi que la définition des prochaines étapes du partenariat avec le Fonds monétaire international.

    Pour le Gabon, l’enjeu dépasse largement la recherche d’un soutien financier. Il s’agit également de renforcer la transparence des finances publiques, d’améliorer la qualité des statistiques relatives à la dette et de restaurer durablement la confiance des partenaires internationaux.

    Le gouvernement estime que cette stratégie de consolidation préalable constitue la meilleure garantie pour bâtir un programme économique crédible et durable, capable d’accompagner les ambitions de diversification économique du pays.

    Dans cette perspective, le rythme des négociations semble moins dicté par l’urgence d’un accord que par la volonté de construire un cadre suffisamment solide pour éviter les fragilités qui ont parfois compromis l’efficacité de certains programmes d’ajustement sur le continent.

    À Libreville, le message est désormais clair. Les discussions avec le FMI ne sont ni interrompues ni au point mort. Elles avancent selon un calendrier défini et à un rythme assumé par les autorités, avec une priorité affichée à la fiabilité des chiffres avant la signature de tout engagement engageant l’avenir économique du pays.

    FIN/INFOSGABON/SO/2026

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  • Gabon : le gouvernement parie sur le modèle «gaz

    Gabon : le gouvernement parie sur le modèle «gaz

    Ecouter l’article

    À l’horizon 2030, le Gabon entend opérer une transformation radicale de son paysage énergétique. En publiant son Pacte national de l’énergie en juin 2026, Libreville formalise son engagement dans la dynamique panafricaine « Mission 300 ». L’ambition affichée est claire : faire de l’électricité le moteur principal de la souveraineté nationale et du développement industriel. Pour y parvenir, le gouvernement prévoit de porter la capacité globale installée du pays à 1 100 MW d’ici la fin de la décennie, s’appuyant sur un mix résolument tourné vers l’avenir.

    Pour rompre définitivement avec la dépendance coûteuse au diesel et au fioul lourd, les autorités misent sur un modèle hybride combinant gaz naturel et hydroélectricité. Le potentiel est immense, le pays disposant de ressources hydrauliques estimées entre 5 000 et 6 000 MW encore largement sous-exploitées. 

    Parallèlement au verdissement de sa production, le Gabon place l’équité sociale au cœur de sa feuille de route. Le plan ambitionne d’atteindre un taux d’accès à l’électricité supérieur à 95 % en connectant quelque 87 500 nouveaux ménages, améliorant ainsi directement le quotidien de près de 347 000 concitoyens.

    Le défi du financement et de la modernisation

    Cette transition d’envergure nationale exige des moyens financiers à la hauteur de ses ambitions. Pour la période 2026-2030, l’enveloppe globale des investissements nécessaires est évaluée à 4,2 milliards de dollars américains. Face à l’ampleur de ce montant, l’État gabonais compte fortement mobiliser les capitaux privés à travers des partenariats stratégiques. Ces projections financières devront toutefois être affinées et validées lors de la publication prochaine du Plan directeur de production, transport et distribution.

    Au-delà de la recherche de financements, le véritable test de cette politique résidera dans la modernisation des infrastructures existantes. Bien que la capacité installée hors autoproduction affichait déjà 886 MW en 2024, l’efficacité du réseau national demeure perfectible. Les opérateurs du secteur font face à des pertes techniques chroniques, des tensions financières persistantes et des défis majeurs liés à la qualité du service. Le succès de la « Mission 300 » version gabonaise dépendra donc de la capacité du pays à concrétiser ses grands projets structurants tout en remédiant aux fragilités de son réseau de distribution.

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    La Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) a rendu public, jeudi 9 juillet 2026 à Kinshasa, un point de presse détaillant les circonstances de la rencontre tenue entre son présidium et le président burundais Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union africaine. Cette audience s’inscrivait dans le cadre des consultations que ce dernier mène sur la crise en République démocratique du Congo.

    Face à ce qu’elle qualifie de « manipulations et contrevérités » diffusées autour de cette rencontre, la C64 a tenu à clarifier plusieurs points. Elle affirme n’avoir jamais sollicité cette audience, l’initiative étant venue exclusivement du président en exercice de l’Union africaine, à la suite de ses échanges avec Félix Tshisekedi.

    Selon la coalition, le président Ndayishimiye aurait encouragé les autorités congolaises à privilégier le dialogue politique et la cohésion nationale face aux menaces pesant sur la souveraineté du pays.

    Sur le fond, la C64 estime que la crise congolaise dépasse le seul conflit armé dans l’Est et relève d’une crise systémique, à la fois militaire, sécuritaire, institutionnelle et constitutionnelle. Elle soutient que les précédents processus de Nairobi, Luanda, Doha et Washington ont échoué en se concentrant sur les dimensions militaires et diplomatiques sans traiter les causes politiques profondes. La coalition pointe en particulier le projet de changement constitutionnel porté par le président Tshisekedi, qu’elle juge dangereux dans le contexte actuel de guerre et d’occupation d’une partie du territoire national.

    La C64 conditionne tout dialogue véritable à des actes préalables : renoncement public et définitif au projet de changement constitutionnel, libération des prisonniers politiques, arrêt des poursuites judiciaires à caractère politique et rétablissement des libertés publiques. Le président burundais aurait pris acte de cette position et se serait engagé à la transmettre fidèlement à son homologue congolais dans le cadre de sa médiation.

    La coalition d’opposition a par ailleurs appelé à une mobilisation massive pour la marche pacifique prévue le 22 juillet vers le Palais de la Nation, après la journée « ville morte » du 3 juin et le sit-in du 12 juin. Cette manifestation, selon la C64, portera des revendications contre le projet de révision constitutionnelle et pour le respect de l’ordre institutionnel, tout en réclamant la démission de Félix Tshisekedi, accusé d’avoir trahi son serment constitutionnel.

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  • RGPL : Oligui Nguema reçoit les premiers résultats

    RGPL : Oligui Nguema reçoit les premiers résultats

    A Libreville, le chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema a reçu hier, des mains de la ministre de la Planification, Louise Pierrette Mvono, les résultats provisoires du Recensement général de la population et du logement (RGPL).

    Avec un taux de couverture de 97 %, l’opération a été modernisée grâce à la géolocalisation des agents recenseurs et à la collecte numérique des données. Elle a été menée avec l’appui du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), de la Banque mondiale et des autorités administratives de chaque province.

    Selon les résultats, le Gabon demeure un pays attractif, accueillant une importante population étrangère. Les données révèlent aussi une forte concentration humaine dans la province de l’Estuaire qui regroupe près de 60 % des habitants. Elle est suivie du Haut-Ogooué et de l’Ogooué-Maritime. Ces statistiques serviront d’outil stratégique pour mieux adapter les services publics aux besoins réels.

    L’impact se veut aussi profondément social. Le président a immédiatement ordonné la préparation d’un nouveau recensement des Gabonais économiquement et socialement vulnérables. Menée avec les Affaires sociales et la Cnamgs, cette initiative identifiera avec précision les ménages les plus fragiles afin de cibler prioritairement la protection sociale et de placer l’amélioration durable des conditions de vie au coeur de l’action de l’État.

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  • Gabon : Vers la mise sous péage sur l’axe Libreville

    Gabon : Vers la mise sous péage sur l’axe Libreville

    Le collectif budgétaire 2026 acte la mise sous péage du tronçon Libreville-Kango de la Transgabonaise, entre les PK12 et PK95 en périphérie de la capitale gabonaise, dans le cadre du contrat de partenariat public-privé conclu avec la Société Autoroutière du Gabon (SAG). L’article 35 nouveau autorise la SAG à percevoir directement, dès le 1er janvier 2028 et sous réserve de l’achèvement du tronçon concédé, une redevance d’usage auprès des usagers de la route.

    Cette redevance constitue la contrepartie de l’exploitation, de l’entretien, de la maintenance et de la disponibilité de l’infrastructure concédée. Le texte précise explicitement qu’elle ne constitue pas une recette budgétaire de l’Etat, sauf stipulation expresse prévoyant un reversement à son profit, et qu’elle demeure distincte des taxes, redevances, contributions ou prélèvements de nature fiscale ou parafiscale institués au profit de l’Etat, du Fonds autonome national d’entretien routier (FANER) ou de tout autre organisme public.

    Les postes de péage-pesage seront déterminés conjointement par l’Etat et la SAG, avec des tarifs fixés par voie réglementaire selon la catégorie de véhicule, la section, la distance ou le tonnage, conformément aux stipulations du contrat de partenariat. Ces tarifs devront être publiés au Journal Officiel et portés à la connaissance des usagers avant leur entrée en vigueur. Sont exonérés du paiement les véhicules des services d’urgence et de sécurité en mission, ainsi que les véhicules affectés à des missions humanitaires d’intérêt public dûment autorisées.

    Le montage financier prévoit par ailleurs la constitution d’une contre-garantie pouvant atteindre 26 milliards FCFA, destinée à sécuriser l’émission d’une garantie bancaire au profit de la SAG, adossée au solde du compte séquestre ouvert à la Caisse des Dépôts et Consignations. Les importations, acquisitions locales, travaux, fournitures, équipements, matériels, prestations et services directement nécessaires à l’exécution du contrat de partenariat bénéficient en outre d’une dispense ou exonération de TVA et de droits de douane, dont la liste est préalablement fixée par le Ministre de l’Economie et des Finances.

    Ce dispositif offre par ailleurs une lecture précise du modèle retenu par le Gabon : perception directe de la redevance par le concessionnaire, encadrement strict par l’Etat de ses prérogatives de contrôle, d’audit et de suivi budgétaire, et sécurisation du financement par un compte séquestre dédié. Le texte précise que cette perception directe ne prive pas l’État de ses prérogatives de fixation ou d’approbation tarifaire, ni de son droit de contrôle permanent sur la durée de la concession.

    Idrissa Diakité

    La Rédaction

  • Ebola en RDC : l’OMS alerte sur la propagation persistante de la maladie

    Ebola en RDC : l’OMS alerte sur la propagation persistante de la maladie

    La situation évolue

    L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) a fait 600 morts depuis son apparition, selon le dernier bilan publié jeudi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), sur la base des données des autorités sanitaires congolaises.

    Au total, 1.759 cas confirmés ont été enregistrés dans le pays, d’après un rapport de situation arrêté au 7 juillet. En Ouganda voisin, le bilan demeure inchangé avec 20 cas confirmés et deux décès.

    L'OMS estime que l'ampleur réelle de l'épidémie reste difficile à évaluer. La maladie continue de se propager et son étendue n’a pas encore été pleinement déterminée, a déclaré Anne Ancia, représentante de l’organisation en RDC, lors d’une visioconférence avec le siège de l’OMS à Genève.

    Elle a toutefois souligné quelques avancées dans la riposte, tout en avertissant que les centres de traitement fonctionnent à près de 90 % de leur capacité, ce qui exerce une forte pression sur le dispositif sanitaire.

    Le principal foyer de l’épidémie se situe dans la province de l’Ituri, dans le nord-est de la RDC, à la frontière avec l’Ouganda et le Soudan du Sud. Le virus est également présent dans les provinces voisines du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où l’insecurity demeure élevée en raison de la présence du groupe armé M23.

    Les déplacements de populations, la persistance des violences et la fragilité du système de santé compliquent considérablement les opérations de lutte contre la maladie. L'organisation souligne également l’importance des besoins humanitaires, notamment en matière de protection des civils, d’accès à l’alimentation et aux soins essentiels.

    Depuis un demi-siècle, Ebola a causé la mort de plus de 15.000 personnes en Afrique. La plus grave épidémie enregistrée en RDC, entre 2018 et 2020, avait fait près de 2.300 morts sur environ 3.500 cas recensés.

  • RDC : Ebuteli lance Landila pour suivre l’action publique

    RDC : Ebuteli lance Landila pour suivre l’action publique

    PolitiqueRépublique démocratique du Congo

    RDC : Ebuteli lance Landila pour suivre l’action publique

    Wendy Bashi
    9 juillet 2026

    Landila est le premier baromètre citoyen de suivi de l’action gouvernementale. Un outil innovant pour suivre les engagements de l’exécutif, évaluer leur mise en œuvre et renforcer la redevabilité publique.

    https://p.dw.com/p/5GmY1
    Landila | L'outil numérique d'Ebuteli pour le suivi des actions gouvernementales (photo d'illustration)

    En République démocratique du Congo, l’institut de recherche Ebuteli procède ce 9 juillet au lancement de Landila, le premier baromètre congolais dédié au suivi de l’action gouvernementale. Cet outil citoyen a été conçu pour permettre au public de suivre les engagements pris par l’exécutif, d’en mesurer le niveau de réalisation et d’apprécier les résultats des politiques publiques. 

    Accessible et interactif, Landila entend faciliter l’accès des citoyens à l’information publique, tout en favorisant davantage de transparence et de redevabilité dans la gestion des affaires de l’État.

    À travers cette plateforme, Ebuteli souhaite contribuer à un contrôle citoyen mieux informé de l’action gouvernementale. Pour en savoir plus sur les objectifs et le fonctionnement de ce nouvel outil, Ithiel Batumike, chercheur au pôle politique d’Ebuteli est notre invite.

    DW : que pouvez nous dire de ce nouvel outil que vous lancez ?

    Ithiel Batumike : Landila, qui signifie en kikongo suivre, permettra aux citoyens d’évaluer les engagements pris par le gouvernement depuis son investiture en juin 2024. Il permettra de savoir jusqu’aujourd’hui, quelles sont les réalisations. Et pour démarrer, nous commençons avec six ministères pilotes sur les 40 et quelque qui existent. Nous allons commencer par le ministère de l’Intérieur, le ministère de la Santé, les ministères du genre, les ministères des Mines. On va suivre ces ministères pour voir quels sont les engagements prioritaires auxquels le gouvernement a souscrit et comment ils sont en train d’être mis en œuvre.

    DW : il s’agit donc d’un outil de redevabilité ? C’est à dire que les citoyens vont aller sur le site, avoir des informations et la possibilité de demander des comptes aux élus ?

    Ithiel Batumike : Justement, c’est ça l’objectif. Nous essayons de faire en sorte de mettre à la disposition du public des informations qui permettent aux citoyens de décider. On essaie de faire en sorte que ces informations sur les engagements du gouvernement et la manière dont ils sont mis en œuvre puisse, à l’avenir, permettre aux citoyens de se décider et cela de la manière la plus éclairée. C’est un outil de redevabilité politique qui prolonge d’ailleurs notre outil Talatala, qui est le suivi de l’activité parlementaire.

    DW : Pour le Congolais lambda, qui ne connaît pas forcément Ebuteli ni le travail que vous réalisez, comment comptez-vous faire connaître Landila et permettre à un large public de s’approprier cet outil qui est avant tout conçu pour les citoyens ?

    Ithiel Batumike : Par le passé, nous avons organisé des campagnes de sensibilisation, y compris dans les marchés. Nous comptons à nouveau pouvoir nous rendre auprès de tous les Congolais de toutes les catégories pour r vulgariser l’outil. Il y ait d’autres outils de communication adaptés à toutes les différentes couches de la population pour faire accéder aux fonctionnalités et au contenu de cet outil qui est très important pour la redevabilité politique.

     

  • La République démocratique du Congo sous le feu des critiques pour l’usage de la force lors des manifestations du 12 juin

    La République démocratique du Congo sous le feu des critiques pour l’usage de la force lors des manifestations du 12 juin

    Human Rights Watch a vivement critiqué les forces de sécurité congolaises, les accusant d’avoir employé une force excessive contre les manifestants. Ces derniers s’étaient rassemblés le 12 juin 2026 à Kinshasa pour protester contre un projet de loi qui pourrait potentiellement prolonger le mandat du président Félix Tshisekedi.

    L’organisation rapporte que la police a dispersé les rassemblements à l’aide de gaz lacrymogènes et de matraques. Elle pointe également l’incapacité des forces de l’ordre à prévenir les agressions commises par des membres de la Force du Progrès, un groupe lié à l’UDPS, le parti au pouvoir. Des enregistrements vidéo authentifiés révèlent des altercations, des dégradations de sièges de partis d’opposition, et notamment une attaque dirigée contre les locaux de l’ECiDé, où de nombreux protestataires avaient trouvé refuge.

    Human Rights Watch a documenté les blessures de plus d’une dizaine de personnes, y compris plusieurs figures de l’opposition, ainsi que l’arrestation de dizaines de manifestants. L’ONG affirme par ailleurs que certains membres de la Force du Progrès lui auraient déclaré avoir été mobilisés par des officiels de l’UDPS pour entraver la manifestation, une allégation que le parti politique réfute catégoriquement.

    En réponse à ces violences, les autorités de la République démocratique du Congo ont diligenté une enquête. De son côté, l’UDPS soutient que les instigateurs des agressions se seraient fait passer pour des membres de la Force du Progrès. Human Rights Watch réitère son appel à une investigation indépendante et impartiale afin que les responsables de ces actes soient identifiés et traduits en justice.

  • Est de la RDC : le Haut-Commissaire aux droits de l’homme se lamente suite aux combats continus entre AFC/M23 et l’armée dans les Hauts plateaux du Sud

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    Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme

    Alors que les affrontements entre la milice Twirweneho, alliée à l’AFC/M23 et l’armée appuyée par ses alliées font rage dans les hauts plateaux de Fizi et de Mwenga dans le Sud-Kivu, Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, exprime son regret depuis Genève.

    Depuis juin, les combats font rage dans cette région de la chaîne de Mitumba où les rebelles ont réussi à prendre le contrôle de quelques localités dont Point Zéro qui est disputée depuis des mois entre les parties. Volker Türk souligne que les deux parties ont utilisé des drones armés, de l’artillerie lourde et d’autres armes explosives dans des zones peuplées de civils.

    « Il est profondément préoccupant de constater que, malgré les accords conclus dans le cadre des processus de paix en cours, les combats se poursuivent sans relâche dans l’est de la RDC, tuant, blessant et déplaçant des civils, et détruisant leurs moyens de subsistance », a déclaré M. Türk, à la suite des affrontements intenses qui ont eu lieu autour du village de Mulima, à Fizi, les 4 et 5 juillet.

    Le Haut-Commissaire hausse le ton appelant à l’arrêt immédiat des confrontations militaires, faisant mention à des armes lourdes de longue portée.

    « J’exhorte les forces armées congolaises et le M23 à renoncer immédiatement à toute nouvelle violence et à agir de toute urgence pour apaiser les tensions. J’appelle également les deux parties à prendre des mesures concrètes pour protéger les civils à Mulima et dans l’ensemble de la région des Hauts Plateaux de Fizi et de Mwenga. L’utilisation d’armes explosives à large rayon d’action dans des zones peuplées a des conséquences dévastatrices et doit cesser », a-t-il indiqué.

    Le Haut fonctionnaire de l’ONU craint des déplacements massifs des populations suite à ces combats, y compris vers les pays voisins, et provoquant de nouvelles violations et atteintes au droit international des droits humains et au droit international humanitaire, y compris des exécutions illégales et des violences sexuelles liées au conflit.

    Il a exhorté le Rwanda à cesser de soutenir le M23 et à retirer ses troupes de la RDC. Il a également appelé les autorités congolaises à intensifier ses efforts en cours pour démobiliser, désarmer et rapatrier les membres du groupe armé Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

    Türk a exhorté les acteurs régionaux et la communauté internationale à agir sans délai pour empêcher une nouvelle escalade de la violence dans les régions des hauts et moyens plateaux du Sud-Kivu, en s’appuyant sur les initiatives politiques et diplomatiques en cours.

     

     

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    Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme

    Alors que les affrontements entre la milice Twirweneho, alliée à l’AFC/M23 et l’armée appuyée par ses alliées font rage dans les hauts plateaux de Fizi et de Mwenga dans le Sud-Kivu, Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, exprime son regret depuis Genève.

    Depuis juin, les combats font rage dans cette région de la chaîne de Mitumba où les rebelles ont réussi à prendre le contrôle de quelques localités dont Point Zéro qui est disputée depuis des mois entre les parties. Volker Türk souligne que les deux parties ont utilisé des drones armés, de l’artillerie lourde et d’autres armes explosives dans des zones peuplées de civils.

    « Il est profondément préoccupant de constater que, malgré les accords conclus dans le cadre des processus de paix en cours, les combats se poursuivent sans relâche dans l’est de la RDC, tuant, blessant et déplaçant des civils, et détruisant leurs moyens de subsistance », a déclaré M. Türk, à la suite des affrontements intenses qui ont eu lieu autour du village de Mulima, à Fizi, les 4 et 5 juillet.

    Le Haut-Commissaire hausse le ton appelant à l’arrêt immédiat des confrontations militaires, faisant mention à des armes lourdes de longue portée.

    « J’exhorte les forces armées congolaises et le M23 à renoncer immédiatement à toute nouvelle violence et à agir de toute urgence pour apaiser les tensions. J’appelle également les deux parties à prendre des mesures concrètes pour protéger les civils à Mulima et dans l’ensemble de la région des Hauts Plateaux de Fizi et de Mwenga. L’utilisation d’armes explosives à large rayon d’action dans des zones peuplées a des conséquences dévastatrices et doit cesser », a-t-il indiqué.

    Le Haut fonctionnaire de l’ONU craint des déplacements massifs des populations suite à ces combats, y compris vers les pays voisins, et provoquant de nouvelles violations et atteintes au droit international des droits humains et au droit international humanitaire, y compris des exécutions illégales et des violences sexuelles liées au conflit.

    Il a exhorté le Rwanda à cesser de soutenir le M23 et à retirer ses troupes de la RDC. Il a également appelé les autorités congolaises à intensifier ses efforts en cours pour démobiliser, désarmer et rapatrier les membres du groupe armé Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

    Türk a exhorté les acteurs régionaux et la communauté internationale à agir sans délai pour empêcher une nouvelle escalade de la violence dans les régions des hauts et moyens plateaux du Sud-Kivu, en s’appuyant sur les initiatives politiques et diplomatiques en cours.

     

     

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  • Formation en Inde : la CENA du Bénin maîtrise l’IA pour les élections

    Formation en Inde : la CENA du Bénin maîtrise l’IA pour les élections

    formation en Inde : la CENA du Bénin maîtrise l’IA pour les élections

    Plusieurs membres de la Commission électorale nationale autonome (CENA) du Bénin prennent part, du 6 au 10 juillet 2026, à New Delhi, à une formation spécialisée sur l’application de l’intelligence artificielle dans le domaine électoral.

    Séance de travail de la CENA du Bénin

    Une formation internationale axée sur les innovations technologiques

    Cette session, organisée par l’India International Institute of Democracy and Election Management (IIIDEM) dans le cadre du programme ITEC, a pour objectif d’améliorer les compétences des responsables électoraux en matière d’utilisation concrète de l’IA pour l’administration et la gestion des scrutins.

    Les participants explorent des sujets variés, dont :

    • L’intégration de l’intelligence artificielle dans la logistique électorale
    • Les enjeux liés à la gouvernance numérique et à la cybersécurité
    • Les aspects éthiques et juridiques de l’utilisation de ces technologies
    • La protection des droits fondamentaux dans un contexte électoral digitalisé
    • La gestion des risques et la prévention des fraudes

    Une approche pédagogique diversifiée

    Le programme alterne conférences théoriques, analyses de cas concrets, démonstrations pratiques, ateliers collaboratifs et échanges avec des experts internationaux. Ces interactions permettent aux délégués béninois de bénéficier de retours d’expérience provenant de différentes commissions électorales à travers le monde.

    Modernisation et transparence au cœur de la stratégie de la CENA

    Pour la CENA, cette formation représente une étape clé dans sa démarche de modernisation administrative. L’institution souhaite ainsi se doter d’outils innovants pour garantir des élections plus transparentes, efficaces et sécurisées, tout en s’adaptant aux évolutions technologiques du secteur.

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    Des responsables de la Commission électorale nationale autonome (CENA) du Bénin prennent part, du 6 au 10 juillet 2026 à New Delhi, à une formation internationale dédiée à l’application de l’intelligence artificielle dans la gestion des processus électoraux. Cet événement, organisé dans le cadre du programme ITEC par l’India International Institute of Democracy and Election Management (IIIDEM), s’inscrit dans une démarche d’innovation et de modernisation du système électoral béninois.

    Réunion des membres de la CENA du Bénin

    Un programme axé sur les technologies innovantes et les bonnes pratiques

    Cette session de formation s’articule autour de plusieurs axes majeurs pour les participants béninois. Parmi les thèmes abordés :

    • L’intégration de l’intelligence artificielle dans l’administration électorale pour optimiser la gestion des scrutins ;
    • Les enjeux liés à la gouvernance numérique et à l’utilisation des outils technologiques dans les processus démocratiques ;
    • Les considérations éthiques et les droits humains dans le cadre de l’utilisation de l’IA ;
    • La cybersécurité et la protection des données électorales ;
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    Le programme combine conférences théoriques, études de cas concrets, démonstrations pratiques et ateliers collaboratifs. Les participants auront également l’opportunité d’échanger avec des experts internationaux et des représentants d’organismes électoraux étrangers, favorisant ainsi le partage d’expériences et de savoir-faire.

    Une stratégie de modernisation pour la CENA

    Pour la CENA, cette formation représente une étape clé dans sa stratégie de modernisation de l’administration électorale. L’institution béninoise cherche à anticiper les défis posés par la transformation numérique et à renforcer la transparence, l’efficacité et la sécurité des processus électoraux.

    En s’appuyant sur les innovations technologiques, la CENA ambitionne de mettre en place des mécanismes électoraux plus performants, capables de répondre aux exigences d’un environnement en constante évolution. Cette initiative témoigne de la volonté du Bénin de s’aligner sur les standards internationaux en matière de gestion électorale et de gouvernance démocratique.

    Les compétences acquises par les cadres béninois lors de cette formation pourraient ainsi contribuer à renforcer la crédibilité des élections au Bénin et à inspirer d’autres pays africains dans leur propre processus de modernisation.