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  • Durcissement législatif au Sénégal : la communauté LGBTQIA+ face à une répression sans précédent

    Durcissement législatif au Sénégal : la communauté LGBTQIA+ face à une répression sans précédent

    Alors que plusieurs capitales mondiales célèbrent des décennies de lutte pour la visibilité et l’égalité, une atmosphère radicalement opposée s’installe à Dakar. Au Sénégal, la situation des droits humains traverse une période de turbulences majeures avec l’entrée en vigueur d’un nouvel arsenal juridique visant spécifiquement les minorités sexuelles. Cette législation, parmi les plus sévères du continent, institutionnalise une traque qui inquiète les observateurs internationaux.

    Le texte, officiellement promulgué par le président Bassirou Diomaye Faye, durcit considérablement les sanctions liées aux « actes contre nature ». Désormais, la peine de prison maximale est doublée, passant de 5 à 10 ans d’enfermement. Sur le plan financier, les sanctions pécuniaires subissent une hausse vertigineuse, pouvant atteindre 10 millions de francs CFA, soit environ 15 000 euros. Ce projet, porté par le Premier ministre Ousmane Sonko sous le sceau de la « souveraineté nationale », a reçu un soutien massif au Parlement. Le 11 mars 2026, l’Assemblée nationale a scellé cette réforme par un vote unanime de 135 voix, sans aucune opposition.

    Un climat de terreur et des violences populaires

    L’impact de ces nouvelles dispositions ne s’est pas fait attendre. En l’espace de quelques semaines, plus d’une centaine d’individus ont été interpellés pour des soupçons d’homosexualité. Dans ce contexte de tension extrême, certains prévenus en viennent à considérer la cellule de prison comme un refuge face à la fureur de foules prêtes à pratiquer des lynchages. « La peur est permanente. On vit dans la hantise d’être dénoncé ou capturé à chaque instant. Ce n’est plus une existence possible », témoigne un jeune homme contraint à la clandestinité.

    Cette hostilité semble encouragée par des discours radicaux émanant de certaines sphères d’influence. La haine est parfois présentée comme un gage de piété religieuse, créant une confusion dangereuse entre conviction personnelle et violence physique. La paranoïa s’étend désormais aux cercles d’expatriés. L’arrestation brutale d’un ingénieur de nationalité française, cueilli à son domicile lors d’une opération de type rafle, a provoqué une onde de choc, illustrant que personne ne semble plus à l’abri de ces méthodes d’intimidation.

    Des manifestants brandissent une pancarte sur laquelle on peut lire "non à l’homosexualité" lors d’une manifestation réclamant la criminalisation de l’homosexualité au Sénégal, à Dakar, le 23 mai 2025. Des manifestants ont défilé à Dakar le 23 mai 2025 po

    Instrumentalisation politique et enjeux sanitaires

    Le mouvement religieux And Sàmm Jikko Yi, fer de lance de cette offensive législative, n’hésite pas à qualifier la communauté LGBTQIA+ de « péril public ». Son dirigeant, l’imam Babacar Sylla, multiplie les déclarations stigmatisantes, sans fondement scientifique, affirmant une impossibilité totale de compassion. Pour de nombreux analystes, cette rhétorique sert également de levier politique au gouvernement pour masquer les difficultés liées à la récession économique, en désignant l’homosexualité comme une influence étrangère incompatible avec les valeurs du Sénégal.

    Au-delà de la question des libertés individuelles, c’est une crise de santé publique qui se profile. Les organisations locales de défense des droits constatent un effondrement des taux de dépistage du VIH. La crainte d’être identifié ou poursuivi par les autorités pousse les populations vulnérables à renoncer aux protections de base et aux soins. « Porter un préservatif ou du lubrifiant devient un risque pénal. Les patients séropositifs disparaissent des radars médicaux », s’inquiète un acteur associatif.

    Avec cette dérive autoritaire, le Sénégal rejoint la liste des 31 pays d’Afrique criminalisant l’orientation sexuelle. Autrefois perçu comme un havre de tolérance et de stabilité, le pays s’aligne désormais sur les positions les plus répressives de la région, à l’instar de l’Ouganda ou du Nigeria. Pour ceux qui sont visés par cette loi, l’alternative se résume aujourd’hui à un choix tragique : le silence absolu ou le chemin de l’exil.

  • Le Sénégal mobilise 1311 milliards de FCFA sur le marché financier de l’UEMOA

    Le Sénégal mobilise 1311 milliards de FCFA sur le marché financier de l’UEMOA

    Face à l’impossibilité d’émettre des eurobonds suite à la réévaluation des comptes publics de 2024, le Sénégal a fait du marché des titres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) son principal levier de financement. Durant le premier tiers de l’année, le Trésor sénégalais a réussi à lever 1311,3 milliards de FCFA. Ce recours massif aux investisseurs de la zone témoigne de l’urgence des besoins budgétaires alors que les agences de notation maintiennent une surveillance rigoureuse sur la signature du pays.

    Une orientation forcée vers le financement régional

    L’absence de Dakar sur la scène financière internationale résulte d’une nécessité plutôt que d’une volonté délibérée. La révélation d’un endettement public plus lourd que prévu a refroidi les marchés extérieurs et renchéri le coût des emprunts en devises. En conséquence, les autorités financières se sont tournées vers Umoa-Titres, l’institution chargée de coordonner les émissions de titres pour les huit pays membres de l’Union.

    Avec un volume de 1311,3 milliards de FCFA captés en seulement quatre mois — soit environ deux milliards d’euros — le Sénégal s’impose comme l’un des acteurs les plus dynamiques de la région. Cette cadence, qui avoisine les 330 milliards de FCFA par mois, dépasse les standards habituels du pays et démontre une volonté de compenser le manque à gagner issu des marchés internationaux par une présence accrue sur le compartiment régional.

    Des conditions d’emprunt de plus en plus onéreuses

    Cependant, cette forte présence sur le marché local a un coût non négligeable. Les institutions bancaires régionales, qui soutiennent ces opérations, réclament des taux d’intérêt plus élevés pour couvrir les risques perçus. Les récentes dégradations de la note souveraine par Moody’s et Standard & Poor’s pèsent lourdement sur les négociations, obligeant le Sénégal à emprunter à des conditions moins avantageuses que certains de ses voisins directs à maturité égale.

    Cette dynamique engendre deux problématiques majeures. D’un côté, le poids des intérêts alourdit un budget déjà fragile. De l’autre, cette captation massive des liquidités disponibles dans l’espace UEMOA pourrait limiter les capacités de financement pour d’autres nations comme la Côte d’Ivoire, le Mali ou le Burkina Faso, tout en risquant de freiner l’accès au crédit pour le secteur privé régional.

    L’impératif de restaurer la confiance internationale

    Pour les autorités de Dakar, l’objectif est désormais de rétablir une crédibilité financière solide. Des discussions sont engagées avec le Fonds monétaire international (FMI) pour valider un nouveau programme de soutien. Un accord permettrait de rassurer les investisseurs globaux et de rouvrir les portes des marchés financiers mondiaux, indispensables pour financer les projets d’envergure, notamment dans les secteurs de l’énergie et des hydrocarbures.

    La stratégie menée par le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko repose sur une gestion rigoureuse de la trésorerie nationale le temps d’assainir les finances publiques. Si le marché régional assure la survie financière immédiate, la réduction de la facture de la dette reste la priorité absolue pour stabiliser l’économie à long terme et regagner la confiance des bailleurs.

  • Arsenal face à Burnley : un pas de plus vers le sacre en Premier League

    Arsenal face à Burnley : un pas de plus vers le sacre en Premier League

    Lancé dans une course effrénée pour décrocher son premier titre de champion d’Angleterre depuis 2004, Arsenal ne peut plus se permettre le moindre faux pas. Après avoir surmonté un obstacle de taille dimanche dernier avec une victoire minimale (1-0) sur la pelouse de West Ham, les Gunners retrouvent l’Emirates Stadium pour leur ultime apparition à domicile de la saison. Ils y accueillent une formation de Burnley qui n’a plus que son honneur à défendre.

    Prévue ce lundi soir à 21h00, cette confrontation est cruciale pour les hommes de Mikel Arteta. L’objectif est clair : reprendre provisoirement cinq points d’avance sur Manchester City, qui jouera le lendemain à Bournemouth. Voici tout ce qu’il faut savoir avant le coup d’envoi de ce duel entre le leader et les Clarets.

    Arsenal – Burnley : les détails de la rencontre

    • Date : lundi 18 mai
    • Horaire : 21h00 (heure française)
    • Lieu : Emirates Stadium
    • Arbitre principal : Paul Tierney
    • Assistance vidéo (VAR) : Oui
    • Diffusion TV : Canal+ Foot

    L’état de forme d’Arsenal

    Malgré une pression constante lors de leur dernier déplacement au London Stadium, les Londoniens ont su garder leurs nerfs pour s’imposer 1-0. Ce succès leur permet de rester maîtres de leur destin national, alors qu’une finale de Ligue des champions se profile également à l’horizon. L’actualité du club a été marquée par une décision de la VAR annulant un but de West Ham en fin de match, mais la concentration reste totale sur la réception de Burnley.

    Côté effectif, Mikel Arteta doit composer avec des absences notables en défense. Ben White, blessé au genou lors du dernier match, est forfait pour le reste de l’exercice et pourrait manquer la Coupe du monde. Ricardo Calafiori est également incertain. En conséquence, Hincapié et Mosquera devraient occuper les couloirs. Le repositionnement de Declan Rice sera scruté de près, tant son apport au milieu de terrain est fondamental pour l’équilibre collectif.

    Les statistiques plaident largement en faveur des Gunners : le club reste sur une série impressionnante de 44 matchs sans défaite à domicile face à des promus, dont 15 victoires consécutives. Une victoire ce lundi placerait une pression immense sur les épaules de leurs concurrents directs pour le titre.

    Onze de départ probable d’Arsenal : Raya – Hincapié, Gabriel, Saliba, Mosquera – Lewis-Skelly, Rice – Trossard, Odegaard, Saka, Gyokeres.
    Entraîneur : Mikel Arteta

    La situation de Burnley

    Pour les joueurs dirigés par Michael Jackson, l’enjeu est avant tout symbolique. Déjà condamnés, les Clarets luttent pour ne pas terminer à la dernière place du classement, une position que le club n’a jamais occupée lors de ses précédentes relégations. Ils surveillent de près les Wolves, qui conservent un espoir mathématique de les dépasser.

    La tâche s’annonce ardue à l’Emirates Stadium, d’autant que Burnley n’a pas réussi à s’imposer à l’extérieur contre une équipe du top 14 cette saison. Avec 45 buts encaissés loin de leurs bases, la défense du Lancashire devra réaliser un exploit pour contenir l’attaque londonienne.

    Onze de départ probable de Burnley : Weiß – Pires, Humphreys, Estève, Tuanzebe, Walker – Anthony, Ugochukwu, Florentino, Tchaouna – Flemming.
    Entraîneur : Michael Jackson

    Historique et statistiques

    Si Arsenal semble favori, la prudence reste de mise. Par le passé, Burnley a su créer la surprise à Londres en évitant la défaite lors de deux de ses trois derniers voyages (une victoire et un nul). Cependant, la dynamique récente est sans appel : les trois dernières oppositions se sont soldées par trois succès d’Arsenal, avec un score total de 10 buts à 1.

    Où suivre le match ?

    La rencontre sera retransmise en direct ce lundi 18 mai à partir de 21h00 sur la chaîne Canal+ Foot. Les abonnés pourront également accéder au match via la plateforme numérique dédiée pour un suivi en streaming.

    Cotes de la rencontre

    • Victoire d’Arsenal : 1,08
    • Match nul : 9,75
    • Victoire de Burnley : 24,00

    Note : Les cotes sont mentionnées à titre indicatif et peuvent varier avant le début de la partie.

  • Impulsion nouvelle pour la coopération entre l’Algérie et le Tchad dans les secteurs de l’énergie et des transports

    Impulsion nouvelle pour la coopération entre l’Algérie et le Tchad dans les secteurs de l’énergie et des transports

    L’Algérie et le Tchad franchissent une étape décisive dans la consolidation de leur partenariat stratégique. À travers la signature de deux accords majeurs portant sur les infrastructures et l’énergie, les deux nations affichent leur détermination à accélérer les projets structurants et à renforcer l’intégration régionale dans le cadre de la coopération Sud-Sud.

    Accélération du chantier de la route transsaharienne

    À N’Djamena, une rencontre de haut niveau a réuni le ministre algérien des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, et son homologue tchadien, Amir Idriss Kourda. Cette séance de travail a abouti à la signature d’un protocole visant à faciliter la mise en œuvre de projets d’envergure dans le secteur des travaux publics. L’accent a été mis sur la route transsaharienne, dont le tracé traverse le territoire tchadien. Le ministre tchadien a souligné la célérité avec laquelle les engagements pris en avril dernier à Alger se transforment en actions concrètes, notamment avec le lancement effectif des études techniques de ce corridor routier vital.

    Une centrale électrique de 40 MW pour N’Djamena

    Parallèlement, une avancée significative a été enregistrée dans le domaine énergétique. À Alger, Mourad Adjal, ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, et Passalé Kanabé Marcelin, ministre tchadien de l’Eau et de l’Énergie, ont paraphé une convention pour la construction d’une centrale électrique de 40 mégawatts destinée à alimenter la capitale tchadienne. Ce projet s’inscrit dans la vision du président Abdelmadjid Tebboune, qui prône un soutien actif au développement des pays du continent africain.

    Les études techniques, réalisées par les experts de Sonelgaz après une mission sur le terrain, sont d’ores et déjà finalisées. Cette infrastructure sera intégralement conçue et réalisée par l’expertise algérienne, incluant la fourniture des équipements et la main-d’œuvre. Au-delà de la construction, le partenariat prévoit également :

    • La réhabilitation du réseau électrique de N’Djamena.
    • La formation de techniciens tchadiens au sein des écoles de Sonelgaz en Algérie pour assurer la gestion autonome de la centrale.
    • La fourniture de matériel électrique et gazier.

    Un modèle de partenariat africain

    Pour les autorités tchadiennes, cet accord représente un tournant historique dans les relations bilatérales, initiées lors de la visite officielle du président Mahamat Idriss Déby Itno en Algérie. Le ministre Marcellin a qualifié l’Algérie de véritable référence continentale en matière de couverture électrique. Actuellement, plusieurs stagiaires tchadiens bénéficient déjà de programmes de formation spécialisée en Algérie.

    Le déploiement de Sonelgaz International témoigne de cette nouvelle dynamique. Selon ses dirigeants, la centrale sera opérationnelle après l’aménagement du site par la partie tchadienne et le transfert imminent des équipements. Ce projet est perçu comme le premier succès d’une série de collaborations futures, le Tchad souhaitant s’appuyer durablement sur le savoir-faire algérien pour moderniser ses services énergétiques.

  • Sénégal : vent de contestation contre la future ville verte du Lac Rose

    Sénégal : vent de contestation contre la future ville verte du Lac Rose

    Le lancement officiel des travaux au Lac Rose marque une étape décisive pour le projet de cité écologique au Sénégal. Alors que la première pierre vient d’être posée, la commercialisation des villas et appartements de haut standing a déjà débuté. Cependant, sur le terrain, la colère gronde parmi les populations locales qui voient d’un mauvais œil cette transformation urbaine massive.

    Une menace pour l’équilibre écologique et économique

    Le collectif Arr Lac Rose, dirigé par Ibrahima Mbaye, multiplie les actions pour tenter de stopper le chantier. Pour ces opposants, l’enjeu est vital : la sauvegarde d’un écosystème fragile qui sert de rempart naturel contre l’avancée de l’océan. Au-delà de l’aspect environnemental, c’est toute une économie locale qui est en péril. Environ 6 000 personnes, incluant les ramasseurs de sel, les restaurateurs et les guides touristiques, dépendent directement de l’intégrité du site.

    Selon Ibrahima Mbaye, l’appellation de « ville intelligente » ou « écologique » n’est qu’un artifice de communication destiné à rassurer l’opinion. Il souligne que la construction d’infrastructures imposantes sur les dunes et les zones de filaos — essentielles contre l’érosion côtière — dénaturera irrémédiablement le paysage. Pour lui, le risque est clair : la disparition de l’attrait touristique du Lac Rose au profit d’un complexe de béton qui fera fuir les visiteurs.

    La réponse du promoteur Casa Orascom

    De son côté, la multinationale égyptienne Casa Orascom maintient son calendrier de réalisation. L’entreprise affirme que son expertise technique permet de concilier développement immobilier moderne et protection de la nature, conformément aux engagements environnementaux pris avec le gouvernement du Sénégal. Le promoteur met également en avant un argument économique de poids : la création attendue de 20 000 emplois, directs et indirects, tout au long de la réalisation de cette nouvelle cité.

  • Sénégal : El Malick Ndiaye brise le silence sur les rumeurs concernant Ousmane Sonko

    Sénégal : El Malick Ndiaye brise le silence sur les rumeurs concernant Ousmane Sonko

    Une atmosphère de questionnement entoure les récents échanges internes au sein de la formation PASTEF-Les Patriotes. Suite à la circulation de bruits évoquant un possible retrait de Ousmane Sonko, El Malick Ndiaye a pris la parole pour clarifier la situation et réitérer la cohésion du mouvement.

    Levée de l’immunité de Farba : El Malick Ndiaye recadre une députée de Pastef en pleine plénière

    L’actuel président de l’Assemblée nationale, figure centrale du parti, s’est exprimé via un message officiel après une séance de travail stratégique. Dans ce plaidoyer intitulé « La force de PASTEF », il revient sur les fondements et l’évolution historique de l’organisation politique.

    Une unité inébranlable malgré les spéculations

    Le message diffusé insiste particulièrement sur la solidité des liens unissant les membres du parti. El Malick Ndiaye a mis en avant la détermination collective et la fidélité absolue aux idéaux qui animent les Patriotes. Cette sortie vise à dissiper les doutes et à confirmer que la structure reste soudée face aux enjeux actuels.

    Au-delà des rumeurs, les cadres de la formation se projettent vers l’avenir. L’accent est mis sur la poursuite du programme national porté par Ousmane Sonko, avec une vision résolument optimiste pour les prochaines étapes du développement politique au Sénégal.

  • Amadou Ba dément les rumeurs de démission d’Ousmane Sonko et dénonce une manipulation

    Amadou Ba dément les rumeurs de démission d’Ousmane Sonko et dénonce une manipulation

    Une vive polémique agite actuellement l’espace public au Sénégal suite aux déclarations de Madiambal Diagne évoquant un possible départ d’Ousmane Sonko de la Primature. Cette sortie a provoqué une réaction immédiate d’Amadou Ba, responsable au sein du PASTEF, qui dénonce une stratégie de désinformation.

    Extradition de Madiambal Diagne : Ousmane Sonko prévient la France et les autres pays

    Les précisions d’Amadou Ba face aux allégations

    Le ministre de la Culture a tenu à clarifier la situation en liant les propos du journaliste à la diffusion récente d’une fausse lettre de démission attribuée à un membre du parti. Pour Amadou Ba, il ne s’agit pas d’une simple coïncidence mais d’une manœuvre orchestrée.

    Selon le cadre du PASTEF, ces rumeurs pourraient avoir pour objectif de pousser les autorités à engager des poursuites pour diffamation. Une telle procédure permettrait ensuite, selon son analyse, d’étayer une demande d’asile politique à l’international.

    Malgré l’agitation médiatique, Amadou Ba assure que la priorité absolue des militants reste l’organisation du prochain congrès du PASTEF. Pour l’heure, aucune source officielle émanant de la Présidence ou des services du Premier ministre n’a confirmé les allégations de Madiambal Diagne, lesquelles ont été fermement démenties par plusieurs cadres du parti au pouvoir.

  • Sénégal : interpellation de Matar Ndiaga Seck pour des soupçons d’actes contre nature

    Sénégal : interpellation de Matar Ndiaga Seck pour des soupçons d’actes contre nature

    Matar Ndiaga Seck, une figure politique de 51 ans connue pour sa proximité avec le Premier ministre Ousmane Sonko, a été appréhendé par la Division des investigations criminelles (DIC). Cette arrestation intervient dans le cadre d’une procédure judiciaire portant sur des faits présumés d’« actes contre nature ».

    Une enquête étendue dans la région du Djoloff

    L’interpellation du quinquagénaire fait suite à un avis de recherche diffusé par le commissariat de Linguère, dans la région de Louga. Les services de police indiquent disposer d’éléments concordants reliant Matar Ndiaga Seck à une affaire plus vaste ayant déjà conduit à l’arrestation d’environ vingt individus dans la zone du Djoloff.

    Pour l’heure, les services officiels n’ont pas encore communiqué les détails spécifiques des charges retenues ni l’évolution précise de l’instruction en cours.

    Un cadre législatif de plus en plus répressif

    Au Sénégal, la qualification d’« actes contre nature » s’appuie sur l’article 319 du Code pénal, qui interdit les relations entre personnes de même sexe. La situation juridique s’est considérablement durcie depuis le 31 mars 2026, date de la promulgation d’une nouvelle loi renforçant la répression. Désormais, les peines encourues peuvent atteindre dix ans de prison, et la législation cible également toute forme de promotion de ces relations.

    Une multiplication des procédures judiciaires

    Depuis l’entrée en vigueur de ces nouvelles dispositions législatives, le pays connaît une vague d’interpellations sans précédent, avec plus d’une centaine de cas signalés. Parmi les personnes actuellement sous les verrous figure un citoyen français, détenu depuis le 14 février pour des motifs similaires.

    Face à cette recrudescence des poursuites, des structures de soutien international se mobilisent pour offrir une assistance juridique et humanitaire. Ces organisations rapportent avoir reçu plusieurs milliers de demandes d’aide de la part de personnes se disant victimes de persécutions ou de violences liées à cette législation.

  • Sénégal : interpellation de Matar Ndiaga Seck pour des faits de mœurs présumés

    Sénégal : interpellation de Matar Ndiaga Seck pour des faits de mœurs présumés

    Dans le cadre d’une enquête judiciaire en cours, la Division des investigations criminelles (DIC) a procédé à l’arrestation de Matar Ndiaga Seck, un homme de 51 ans identifié comme un proche collaborateur politique du Premier ministre Ousmane Sonko. Cette interpellation s’inscrit dans une procédure visant des soupçons d’« actes contre nature ».

    Une enquête étendue dans la région du Djoloff

    L’opération fait suite à un signalement émis par les forces de police de Linguère, située dans la région de Louga, dans le nord du Sénégal. Selon les premiers éléments de l’investigation, des indices concordants auraient été relevés, liant cette affaire à une série d’interpellations massives ayant touché au moins une vingtaine d’individus dans la zone du Djoloff.

    Bien que les détails spécifiques des accusations n’aient pas encore fait l’objet d’un communiqué officiel exhaustif de la part des autorités, la procédure suit son cours au niveau de la justice sénégalaise.

    Le cadre législatif et la répression accrue

    Le terme juridique d’« actes contre nature » s’appuie sur l’article 319 du Code pénal du Sénégal, qui réprime les relations entre personnes de même sexe. Le pays a récemment franchi une nouvelle étape législative le 31 mars 2026 avec la promulgation d’un texte durcissant considérablement les sanctions encourues. Désormais, ces faits peuvent être punis de peines allant jusqu’à dix ans d’emprisonnement, tout en élargissant la répression à ce que la loi qualifie de « promotion » de telles relations.

    Depuis le durcissement de cette législation, le climat sécuritaire s’est tendu avec plus d’une centaine d’arrestations recensées sur l’ensemble du territoire. Parmi les personnes actuellement détenues figure également un ressortissant français, appréhendé le 14 février dernier dans des circonstances analogues.

    Une mobilisation associative face à l’urgence

    Face à cette recrudescence des poursuites, des organisations de défense des droits humains se mobilisent. Un dispositif de soutien a été déployé pour assister les personnes confrontées à ces violences ou persécutions judiciaires au Sénégal. À ce jour, les services d’assistance internationale rapportent avoir traité plus de 3 000 demandes d’aide, témoignant de l’ampleur de la situation actuelle dans le pays.

  • Le Borussia Dortmund dicte sa loi face au Werder Brême

    Le Borussia Dortmund dicte sa loi face au Werder Brême

    Une fin de saison maîtrisée pour le BVB

    Le Borussia Dortmund a conclu sa campagne de Bundesliga par un succès solide sur le terrain du Werder Brême (0-2). Dans une rencontre comptant pour la 34e journée du championnat, les Marsupiaux ont su faire preuve de patience pour faire sauter le verrou adverse lors du second acte.

    Le réalisme de Serhou Guirassy

    Après une première période équilibrée où les deux formations se sont neutralisées, le scénario s’est décanté peu avant l’heure de jeu. C’est l’inévitable Serhou Guirassy qui a ouvert le score à la 59e minute, concrétisant la domination territoriale de son équipe. Malgré les ajustements tactiques opérés par le staff du Werder Brême, notamment les entrées de Marco Friedl et Marco Grüll, les locaux n’ont jamais réussi à inquiéter réellement le bloc défensif adverse.

    Yan Couto scelle le résultat

    En fin de match, alors que les Brêmois tentaient le tout pour le tout, le coaching de Dortmund a porté ses fruits. Entré en jeu à la 88e minute à la place de Julian Ryerson, Yan Couto a doublé la mise au bout du temps additionnel (90’ +5). Ce second but a définitivement validé les trois points pour les visiteurs juste avant le coup de sifflet final.

    • 59’ : Ouverture du score par Serhou Guirassy.
    • 90’ +5 : But du break signé Yan Couto.

    Le Borussia Dortmund termine ainsi sur une note positive, confirmant sa supériorité technique lors de ce déplacement au Weserstadion.

  • Côte d’Ivoire : le maintien de Laurent Gbagbo à la tête du PPA-CI légitime-t-il la longévité d’Alassane Ouattara ?

    Côte d’Ivoire : le maintien de Laurent Gbagbo à la tête du PPA-CI légitime-t-il la longévité d’Alassane Ouattara ?

    Un tournant majeur dans le paysage politique ivoirien

    Le récent congrès du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) à Abidjan a abouti à une décision qui redessine les équilibres du débat national. En reconduisant Laurent Gbagbo à la présidence de sa formation politique, les militants ont provoqué une onde de choc qui dépasse les frontières de leur parti. Pour l’avocat Ange Rodrigue Dadjé, ce revirement rend désormais caduques les critiques formulées contre Alassane Ouattara concernant sa volonté de rester au pouvoir.

    « Finalement, on ne doit plus reprocher au Président Ouattara d’avoir décidé de rester en politique alors qu’il avait dit qu’il voulait prendre sa retraite », a affirmé l’homme de loi ce vendredi 15 mai 2026. Cette prise de position souligne un paradoxe flagrant au sein de l’opposition ivoirienne.

    Le retour inattendu de Laurent Gbagbo

    Il y a encore quelques mois, l’ancien chef d’État semblait pourtant préparer sa sortie. En octobre 2025, lors d’un entretien médiatique, Laurent Gbagbo avait exprimé son désir de ne plus exercer de responsabilités officielles, que ce soit au sein de l’État ou de son propre parti. À 81 ans, celui qui a été acquitté par la Cour pénale internationale (CPI) affirmait avoir « assez donné » et souhaitait passer le relais après les législatives de décembre 2025.

    Cependant, la ferveur des militants lors du premier congrès ordinaire des 14 et 15 mai 2026 a balayé ces velléités de retraite. Sous les acclamations, Laurent Gbagbo a accepté de poursuivre sa mission, déclarant rester « pour le combat ». Ce choix replace l’ancien président au cœur de l’arène, contredisant ses propres annonces de retrait progressif.

    Un écho à la trajectoire d’Alassane Ouattara

    Cette situation fait inévitablement écho au parcours d’Alassane Ouattara. En 2020, le président ivoirien avait suscité une vive controverse en briguant un troisième mandat après avoir initialement annoncé son départ. Plus récemment, en juillet 2025, il a officialisé sa candidature pour un quatrième mandat lors de la présidentielle d’octobre 2025. Âgé de 83 ans, il a justifié ce choix par l’impératif de stabilité nationale face aux turbulences régionales.

    L’argumentation d’Ange Rodrigue Dadjé suggère que les critiques de l’opposition, portées notamment par le PPA-CI contre le maintien d’Alassane Ouattara, perdent de leur force morale dès lors que leur propre leader adopte une posture similaire. La réalité du terrain et la pression des partisans semblent l’emporter sur les promesses de passage de flambeau.

    Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire se retrouve face à une interrogation persistante : les figures historiques de la politique nationale sont-elles condamnées à rester en scène tant que leurs bases électorales les réclament ? Ce duel à distance entre Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo confirme que la transition générationnelle reste un défi majeur pour la démocratie ivoirienne.

  • Tensions entre Bamako et Nouakchott : les coulisses d’une rupture diplomatique et sécuritaire

    Tensions entre Bamako et Nouakchott : les coulisses d’une rupture diplomatique et sécuritaire

    Une insécurité grandissante aux frontières sahéliennes

    Les récents épisodes de camions incendiés le long de la frontière ne sont pas de simples faits divers. Ces événements témoignent d’une dégradation alarmante de la sécurité sur les axes commerciaux vitaux reliant la Mauritanie, le Maroc et le septentrion du Mali. Ces routes, autrefois fluides, sont désormais le théâtre d’une instabilité qui menace directement l’approvisionnement des populations locales en produits de première nécessité.

    Le ralentissement des échanges impacte lourdement les marchés de Tombouctou et de Gao. Les circuits transsahariens, piliers de l’économie régionale, subissent des blocages répétés, isolant davantage des zones déjà vulnérables.

    La Mauritanie, un partenaire historique devenu méfiant

    Pendant des décennies, Nouakchott a servi de plateforme tournante pour les marchandises destinées au nord du Mali. Ce rôle stratégique s’appuyait sur des réseaux de commerçants héritiers des grandes caravanes du désert. Au-delà de l’aspect marchand, la Mauritanie a agi comme un véritable refuge humanitaire. Depuis 1991, le pays a maintenu ses portes ouvertes, accueillant aujourd’hui plus de 300 000 réfugiés maliens, notamment dans le camp de Mbera et les localités environnantes.

    Cette hospitalité s’accompagnait d’une surveillance stricte des frontières, permettant de contenir les groupes armés. Cependant, cette harmonie sécuritaire s’est brisée sous la pression des nouveaux enjeux politiques à Bamako.

    L’impact des nouvelles alliances militaires

    Le changement de paradigme sécuritaire au Mali, marqué par la présence de partenaires militaires russes, a profondément modifié la donne. Les opérations menées dans les zones frontalières ont multiplié les frictions. Des arrestations de civils et des affrontements ont été signalés, créant un climat de suspicion généralisée.

    Les mécanismes de confiance qui liaient les communautés des deux côtés de la frontière s’effritent. Les éleveurs, les chefs traditionnels et les transporteurs, autrefois garants de la stabilité locale, se retrouvent pris entre deux feux. Cette rupture sociale profite aux groupes armés qui s’installent dans les vides laissés par l’arrêt des échanges.

    Face à ces dérives, la Mauritanie semble avoir choisi de prendre ses distances avec le pouvoir d’Assimi Goïta. Ce qui était autrefois un axe de coopération solide se transforme en une zone de tensions froides, redéfinissant l’équilibre géopolitique de la région.