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  • Sénégal : l’opposition alerte sur une crise institutionnelle au sommet de l’État

    Sénégal : l’opposition alerte sur une crise institutionnelle au sommet de l’État

    La dynamique au sein de l’exécutif sénégalais, impliquant le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, est désormais scrutée de près par l’opposition. Abdou Mbow, figure de l’Alliance pour la République (APR) et membre du groupe parlementaire Takku Wallu, estime que le pays est confronté à un véritable « bras de fer politique » qui pourrait mener à une « crise institutionnelle ». Cette analyse, rendue publique par ce cadre de l’ancien parti présidentiel de Macky Sall, vise à mettre en lumière les signaux contradictoires perçus au sommet du pouvoir sénégalais ces dernières semaines.

    Un exécutif sénégalais sous haute tension

    Élus ensemble en mars 2024 sur un programme de rupture, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko avaient initialement incarné une dyarchie revendiquée par le parti Pastef. La répartition des rôles, présentée comme fluide entre la présidence et la primature, a progressivement laissé apparaître des divergences notables. Celles-ci concernent notamment le rythme des réformes gouvernementales, la gestion des dossiers judiciaires hérités de l’administration précédente, et la stratégie de communication politique du gouvernement.

    Pour Abdou Mbow, ces indicateurs dépassent la simple cacophonie. Le parlementaire y décèle une confrontation latente entre deux pôles de pouvoir, chacun cherchant à imposer sa propre cadence. La question de la primauté politique du Premier ministre, leader incontesté du Pastef et chef de file victorieux des législatives de novembre 2024, face à un président qui est constitutionnellement le seul détenteur du pouvoir exécutif suprême, est au cœur de cette interprétation.

    L’opposition en embuscade politique

    L’APR, formation de l’ancien président Macky Sall, tente de tirer parti de ces frictions internes. Affaiblie par ses défaites aux élections présidentielles et législatives anticipées, elle s’efforce de se repositionner en tant que gardienne des institutions. Le groupe Takku Wallu, qui représente le principal bloc d’opposition à l’Assemblée nationale, multiplie les interventions pour transformer les tensions internes du pouvoir en un risque de blocage des institutions de l’État.

    Cette approche n’est pas anodine. En évoquant une « crise institutionnelle », Abdou Mbow déplace le débat du registre purement partisan vers celui de la stabilité étatique. Ce procédé permet de soulever des interrogations sur la clarté des décisions publiques, à un moment où plusieurs chantiers majeurs, tels que la renégociation annoncée des contrats miniers et pétroliers, l’assainissement des finances publiques et la mise en œuvre de l’Agenda Sénégal 2050, exigent une cohérence sans faille entre la présidence et la primature.

    Une dyarchie à l’épreuve des grands dossiers

    Le contexte économique actuel accroît la sensibilité de toute fissure au sommet de l’État. Les audits commandités par le nouveau pouvoir ont révélé un endettement public supérieur aux chiffres officiels précédents, poussant Dakar à des négociations complexes avec le Fonds monétaire international. La gestion de ce passif, conjuguée à la perspective d’une révision du cadre fiscal des hydrocarbures, nécessite une trajectoire claire et une communication unifiée.

    Cependant, plusieurs arbitrages récents ont mis en évidence des nuances entre l’entourage présidentiel et celui du Premier ministre. Le ton parfois incisif d’Ousmane Sonko envers certains acteurs économiques, médiatiques ou judiciaires contraste avec la posture plus institutionnelle adoptée par Bassirou Diomaye Faye. Les observateurs notent que cette répartition tacite des rôles, longtemps perçue comme complémentaire, devient désormais un enjeu politique exploité par l’opposition.

    Il n’en reste pas moins que ni la présidence, ni la primature n’ont, à ce stade, confirmé l’existence d’un désaccord ouvert. Le pouvoir sénégalais continue d’afficher une unité de façade lors des conseils des ministres et des événements publics majeurs. Les déclarations d’Abdou Mbow s’inscrivent donc dans une guerre narrative, où l’APR tente d’ancrer dans l’opinion l’idée d’un exécutif fragilisé, tandis que Pastef défend l’image d’une coordination harmonieuse entre deux personnalités complémentaires.

    L’enjeu, pour Dakar, dépasse la simple chronique politique. La capacité du couple exécutif à dissiper le doute conditionnera la confiance des partenaires économiques et des bailleurs internationaux, à un moment clé où le Sénégal négocie son nouveau cadre de financement et structure ses futures recettes d’hydrocarbures issues des champs GTA et Sangomar.

  • Dissolution de la commission électorale en Côte d’Ivoire : les enjeux d’un tournant politique

    Dissolution de la commission électorale en Côte d’Ivoire : les enjeux d’un tournant politique

    Le président ivoirien Alassane Ouattara, le 17 juin 2025. © Issouf SANOGO / AFP

    Longtemps au cœur des désaccords entre le pouvoir exécutif et les forces d’opposition, la Commission électorale indépendante (CEI) a été officiellement dissoute. L’annonce a été faite le 6 mai par Amadou Coulibaly, porte-parole du gouvernement ivoirien, marquant une rupture majeure dans l’organisation des scrutins en Côte d’Ivoire.

    Vers une nouvelle ère pour les élections ivoiriennes

    Cette décision radicale vise, selon les autorités, à ouvrir une nouvelle période de stabilité. L’objectif principal est de mettre en place un système capable de garantir durablement la tenue d’élections calmes et transparentes sur l’ensemble du territoire.

    La CEI, qui cristallisait les tensions politiques depuis de nombreuses années, laisse désormais la place à une restructuration attendue. En agissant ainsi, le gouvernement souhaite désamorcer les conflits liés aux processus électoraux et instaurer un climat de confiance pour les futures échéances nationales.

  • Modernisation des corridors : le Tchad, le Cameroun et la RCA renforcent leur coopération logistique

    Modernisation des corridors : le Tchad, le Cameroun et la RCA renforcent leur coopération logistique

    Une nouvelle dynamique pour le transit des marchandises en Afrique centrale

    Le 11 mai 2026, la capitale du Tchad, N’Djamena, est devenue le centre névralgique des discussions sur le transport régional. La 5e édition du Forum tripartite a rassemblé les principaux acteurs de la logistique du Cameroun, du Tchad et de la République centrafricaine. L’objectif majeur de cette rencontre est d’optimiser le passage des produits via les infrastructures portuaires camerounaises.

    Durant deux jours, les experts et les administrations concernées se penchent sur les obstacles qui entravent la fluidité des échanges. Pour le Tchad et la RCA, deux pays dépourvus de façade maritime, l’accès aux ports de Douala et de Kribi est vital pour assurer la pérennité de leur commerce extérieur.

    Des enjeux de sécurité et de simplification administrative

    Sous l’égide de personnalités telles que Fatima Goukouni Weddeye et Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè, les débats se focalisent sur plusieurs points critiques :

    • La sécurisation renforcée des axes routiers ;
    • L’éradication des tracasseries administratives durant le trajet ;
    • L’harmonisation des procédures réglementaires entre les trois nations ;
    • La réduction significative des délais d’acheminement.

    Cette initiative dépasse le simple cadre technique pour s’inscrire dans une stratégie d’intégration économique plus vaste en Afrique centrale. En rendant la chaîne logistique plus performante, ces États espèrent stimuler la croissance régionale et attirer de nouveaux partenaires économiques.

    À terme, les participants visent une accélération des flux, une diminution des frais de transport et une synergie accrue entre les services de contrôle. Pour le Cameroun, cette collaboration permet de réaffirmer la position stratégique de ses ports comme points d’entrée incontournables pour le commerce sous-régional.

  • N’Djamena : le 5e forum tripartite pour optimiser le corridor transcamerounais

    N’Djamena : le 5e forum tripartite pour optimiser le corridor transcamerounais

    La capitale tchadienne, N’Djamena, est le théâtre, depuis le lundi 11 mai 2026, de la 5ᵉ édition du Forum tripartite. Cette rencontre majeure rassemble des délégations du Tchad, du Cameroun et de la République Centrafricaine (RCA), unies par la volonté d’aborder les défis cruciaux du transit et du commerce sous-régional.

    L’ouverture officielle des travaux a bénéficié de la présence du Général de Division Ousman Brahim Djouma, Directeur Général des Douanes et Droits Indirects du Tchad, accompagné de nombreux experts douaniers, responsables portuaires et opérateurs économiques issus des trois nations.

    C’est Fatimé Goukouni Weddeye, Ministre des Transports, de l’Aviation Civile et de la Météorologie Nationale, qui a présidé la cérémonie inaugurale de cet événement stratégique.

    Durant ce forum, les participants s’attacheront à identifier et à analyser les obstacles entravant la fluidité des flux de marchandises le long du corridor transcamerounais. L’objectif commun est clair : mettre en œuvre des solutions concrètes pour optimiser les procédures de transit, consolider la coopération douanière entre les pays membres et, in fine, stimuler l’ensemble des échanges commerciaux au sein de la sous-région.

  • RC Lens – PSG : où et quand voir le match pour le titre ?

    RC Lens – PSG : où et quand voir le match pour le titre ?

    Après avoir arraché la victoire dans les derniers instants face au Stade Brestois, le Paris Saint-Germain a fait un pas de géant vers le sacre en Ligue 1. Le club de la capitale pourrait valider son titre officiellement lors de son prochain déplacement sur la pelouse de Lens.

    Ce duel s’annonce comme le point d’orgue de cette saison 2025/26 de Ligue 1. Le Paris Saint-Germain touche enfin au but : n’importe quel résultat autre qu’une défaite lui permettrait d’être couronné champion de France. Toutefois, un revers face aux Lensois relancerait totalement le suspense, puisque les Sang et Or reviendraient à seulement un point des Parisiens avant l’ultime journée de championnat prévue dimanche prochain.

    C’est donc avec une motivation extrême que les joueurs de Lens tenteront de transformer le Stade Bollaert-Delelis en une arène bouillante, espérant maintenir la pression sur le leader jusqu’au bout de cette campagne nationale.

    Où se jouera la rencontre RC Lens – PSG ?

    RC Lens v Toulouse FC - French Cup Semi Final

    Ville : Lens
    Stade : Stade Bollaert-Delelis
    Capacité : 38 223 places

    Heure : 21h00
    Date : Mercredi 13 mai

    Sur quelle chaîne suivre RC Lens – PSG ?

    Chaîne : BeIN Sports 1
    Heure de diffusion : 21h00

  • Sénégal : l’intégrité du gouvernement mise à l’épreuve par le retard des déclarations de patrimoine

    Sénégal : l’intégrité du gouvernement mise à l’épreuve par le retard des déclarations de patrimoine

    La transparence financière se transforme en un véritable défi pour l’exécutif au Sénégal. Selon des échos en provenance de Dakar, un certain nombre de membres du gouvernement seraient en retard concernant leur déclaration de patrimoine. Cette situation fragilise l’un des piliers du programme porté par le duo Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko depuis leur accession au pouvoir en avril 2024. Au-delà de la procédure administrative, c’est la cohérence de la parole publique qui est ici interrogée.

    Le cadre légal sénégalais, défini par la loi de 2014 créant l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), impose aux hauts responsables de l’État de soumettre un inventaire précis de leurs possessions lors de leur prise de fonction et à la fin de leur mandat. Cette obligation concerne le président de la République, le Premier ministre, l’ensemble des ministres, les chefs d’institutions ainsi que les gestionnaires de fonds publics dont le budget excède un milliard de francs CFA.

    Un cadre juridique aux exigences précises

    La législation ne laisse aucune place à l’interprétation concernant les délais. Les personnalités assujetties ont trois mois après leur nomination pour déposer leur dossier auprès de l’OFNAC. Une fois ce délai expiré, la situation des retardataires devient irrégulière sur le plan juridique. Plusieurs membres du cabinet formé à l’automne 2024 seraient actuellement en défaut de conformité, d’après les révélations de la presse locale.

    Ce manquement entraîne des conséquences concrètes. La loi stipule qu’en l’absence de déclaration, l’OFNAC doit envoyer une mise en demeure. Si l’intéressé ne réagit pas, l’institution a le pouvoir de saisir les tribunaux. Les sanctions encourues vont de la suspension des émoluments à des poursuites judiciaires. Bien que ce dispositif soit conçu pour être dissuasif, son application réelle a souvent fait l’objet de débats par le passé.

    Un enjeu politique majeur pour le nouveau pouvoir

    La situation est délicate pour les autorités actuelles, dont la campagne électorale reposait sur la reddition des comptes et la lutte contre l’enrichissement illicite. Alors que le gouvernement a lancé des enquêtes contre des anciens responsables du régime de Macky Sall en s’appuyant sur l’OFNAC et le pool judiciaire financier, tout manquement interne pourrait nuire à la crédibilité morale du pouvoir en place.

    L’OFNAC, aujourd’hui dirigé par une magistrate, possède les leviers nécessaires pour faire respecter la loi. La question reste de savoir si la volonté politique suivra, alors que les rapports passés de l’organe de contrôle ont souvent souligné un faible taux de respect de cette obligation. Les documents précédents indiquaient que des centaines de déclarations manquaient encore à l’appel, toutes mandatures confondues.

    La transparence, un défi à l’échelle de l’Afrique de l’Ouest

    Le cas du Sénégal reflète une tendance régionale. Des nations comme la Côte d’Ivoire, le Bénin et le Burkina Faso ont instauré des mécanismes similaires, encouragés par les directives de la CEDEAO et de l’Union africaine sur la lutte contre la corruption. Toutefois, l’efficacité de ces mesures varie d’un pays à l’autre, se heurtant parfois à des lourdeurs bureaucratiques ou au caractère confidentiel des données recueillies.

    À Dakar, des organisations de la société civile, à l’instar du Forum civil (branche locale de Transparency International), militent pour que ces déclarations soient rendues publiques, suivant l’exemple de certains pays européens. Pour l’heure, la loi sénégalaise impose la confidentialité absolue, et toute fuite d’information est passible de sanctions pénales.

    Le gouvernement se trouve désormais face à un choix décisif. Une régularisation immédiate permettrait d’éteindre la polémique. Dans le cas contraire, l’activation des procédures de l’OFNAC pourrait déclencher une crise politique coûteuse pour une administration qui a fait de l’exemplarité son cheval de bataille. Les ministres concernés risquent désormais de recevoir une mise en demeure officielle pour se conformer à la loi.

  • Modernisation des corridors de transit entre le Tchad, le Cameroun et la RCA

    Modernisation des corridors de transit entre le Tchad, le Cameroun et la RCA

    Le Tchad intensifie ses efforts pour moderniser les corridors de transit régionaux reliant N’Djamena aux ports de Douala et aux infrastructures de Bangui. Les autorités tchadiennes ont relancé un vaste programme logistique visant à faciliter les flux commerciaux entre le Cameroun, le Tchad et la République centrafricaine (RCA). Ces trois nations partagent une dépendance stratégique vis-à-vis du port autonome de Douala. Ce projet crucial impacte directement la compétitivité, la sécurité alimentaire et l’intégration au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

    Un levier de croissance pour les pays enclavés

    Pour le Tchad et la République centrafricaine, l’accès au littoral camerounais représente un axe vital. Historiquement, environ 90 % des importations du Tchad transitent par Douala, le principal port en eau profonde de cette zone d’Afrique. La route reliant Douala à N’Djamena, longue de 1 800 kilomètres, est le pilier du commerce extérieur tchadien. Tout ralentissement sur ce trajet, qu’il soit dû à l’état des routes ou à des contraintes administratives, provoque une inflation immédiate des prix des produits de consommation dans la capitale.

    Le corridor entre Douala et Bangui fait face à des difficultés similaires, accentuées par l’instabilité chronique dans certaines zones de la RCA. Les transporteurs font état de délais de livraison s’étendant sur plusieurs semaines, bien loin des standards théoriques. Bien que la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD) aient investi dans la réhabilitation de certains segments, des défis structurels persistent pour rendre cet axe pleinement performant.

    La stratégie diplomatique de N’Djamena

    En remettant ce dossier au premier plan, les dirigeants tchadiens manifestent une réelle ambition politique. Cette initiative s’inscrit dans la diplomatie économique de Mahamat Idriss Déby Itno, qui souhaite renforcer l’influence régionale du Tchad. N’Djamena cherche à obtenir de meilleures conditions de transit auprès de Yaoundé, notamment sur les tarifs portuaires et la fluidité des contrôles. Des échanges bilatéraux sont en cours pour simplifier les formalités douanières et généraliser le suivi électronique des marchandises.

    Cette dynamique inclut également la RCA. Bangui soutient cette coopération renforcée afin de mutualiser les investissements et de peser davantage face aux bailleurs de fonds internationaux. Toutefois, la mise en œuvre de ces ambitions reste conditionnée par les capacités budgétaires limitées des trois États concernés.

    Les défis majeurs pour une logistique performante

    La réussite de cette modernisation exige des réformes en profondeur pour éradiquer les tracasseries routières. Les contrôles intempestifs et les paiements informels sur les routes du Cameroun et du Tchad augmentent considérablement les coûts de transport. Par ailleurs, le projet de poste-frontière commun entre Kousséri et N’Djamena attend toujours d’être pleinement opérationnel pour réduire l’attente aux frontières.

    Le facteur sécuritaire demeure une préoccupation centrale. La zone du Lac Tchad subit les pressions de groupes armés comme Boko Haram, tandis que le nord de la Centrafrique reste instable. Enfin, l’émergence de nouvelles routes, comme celles menant au port nigérian de Port-Harcourt ou au port camerounais de Kribi, pourrait transformer la carte logistique régionale. Yaoundé mise d’ailleurs sur Kribi pour offrir une alternative moderne capable d’absorber une partie du trafic destiné au Tchad et à la RCA.

  • Scandale de l’armement au Sénégal : deux premières incarcérations dans l’affaire des 45 milliards

    Scandale de l’armement au Sénégal : deux premières incarcérations dans l’affaire des 45 milliards

    L’enquête sur le contrat d’équipement militaire de 45 milliards de francs CFA, conclu sous la présidence de Macky Sall, connaît un tournant majeur. À Dakar, deux individus impliqués ont été placés sous mandat de dépôt. Cette décision fait suite à une action judiciaire engagée par l’Agence judiciaire de l’État (AJE), l’organisme en charge de la protection des intérêts financiers du Sénégal. Ce dossier emblématique témoigne de la détermination des nouvelles autorités à passer au crible les engagements financiers majeurs de la précédente administration.

    Le rôle pivot de l’Agence judiciaire de l’État

    L’impulsion de cette procédure émane de l’AJE, dont l’influence s’est accrue depuis l’alternance politique de 2024 portée par Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Agissant pour le compte du ministère des Finances, cette structure cherche à recouvrer les deniers publics potentiellement détournés. Le juge d’instruction, saisi de l’affaire, a ordonné l’incarcération des deux prévenus après avoir relevé des indices sérieux de culpabilité.

    Avec un montant avoisinant les 69 millions d’euros, cette affaire se classe parmi les litiges financiers les plus importants du pays. Elle s’inscrit dans une dynamique globale de vérification budgétaire, déclenchée notamment après les révélations de la Cour des comptes sur les gestions passées.

    Un contrat d’armement entouré d’opacité

    Le litige porte sur des commandes de matériel pour les forces de sécurité nationale validées entre 2012 et 2024. Durant cette période, le Sénégal a renforcé ses capacités militaires face à l’instabilité régionale et aux tensions en Casamance. Cependant, de nombreux accords ont été signés sous le sceau du secret-défense, contournant ainsi le contrôle parlementaire habituel.

    Les investigations actuelles visent à vérifier la réalité des fournitures livrées, la justesse des tarifs appliqués par rapport au marché mondial, ainsi que l’existence éventuelle de commissions illicites. L’objectif est de déterminer si une fraction de ces 45 milliards a été soustraite au patrimoine public.

    Rupture politique et complexité internationale

    Cette offensive judiciaire porte un message politique fort. Le gouvernement d’Ousmane Sonko a placé la transparence et la reddition des comptes au sommet de ses priorités. L’arrestation de personnalités liées à des contrats d’envergure renforce cette image de rupture avec les pratiques antérieures, alors que d’autres secteurs comme l’énergie ou le foncier font également l’objet d’audits.

    Néanmoins, le secteur de la défense reste particulièrement délicat. Les partenariats avec des puissances étrangères ou des entreprises internationales, qu’elles soient basées en France, en Turquie ou en Israël, pourraient ralentir les procédures d’entraide judiciaire. L’instruction, qui s’annonce technique et complexe, devra naviguer entre exigences de justice et impératifs diplomatiques.

  • Le Paris Saint-Germain face à une vague d’absences pour le choc contre Lens

    Le Paris Saint-Germain face à une vague d’absences pour le choc contre Lens

    Une ribambelle d’absents au PSG pour le match du titre contre Lens

    Le Paris Saint-Germain, déjà virtuellement champion de France, se prépare à un déplacement délicat sur la pelouse du Racing Club de Lens. Pour cette rencontre de la 29e journée de Ligue 1, reportée, l’entraîneur Luis Enrique devra composer avec un effectif considérablement réduit. Malgré une confiance affichée après la victoire contre Brest, où il a souligné que le titre était acquis « à 99,9 % », le technicien espagnol verra pas moins de sept de ses éléments majeurs manquer à l’appel pour ce choc.

    Un véritable casse-tête pour Luis Enrique

    Le club parisien a officialisé une liste importante de joueurs forfaits pour cette confrontation décisive. Parmi les absents notables figurent Lee Kang-in, Willian Pacho, Nuno Mendes, Warren Zaïre-Emery, Achraf Hakimi, Lucas Chevalier et Quentin Ndjantou. Cette série d’indisponibilités pourrait insuffler un regain d’optimisme aux supporters lensois, bien que la perspective de relancer complètement la course au titre nécessiterait un exploit hors norme, comme une victoire par un score fleuve.

  • Faure Gnassingbé au cœur de l’opération Koundjoaré pour défier la menace terroriste

    Faure Gnassingbé au cœur de l’opération Koundjoaré pour défier la menace terroriste

    Le jeudi 7 mai 2026, le président du Conseil et chef suprême des armées a marqué les esprits en se rendant sur la ligne de front de l’opération Koundjoaré, située dans l’extrême nord du Togo. Dans un contexte marqué par la montée de l’extrémisme violent dans la région des Savanes, ce déplacement stratégique visait à galvaniser des troupes engagées dans une lutte acharnée contre l’insécurité.

    Dans cette zone frontalière où la chaleur de mai commence à peser, la surveillance est constante. Ici, la menace est souvent invisible, tapie dans les reliefs rocheux ou la brousse. C’est précisément dans ce décor exigeant que Faure Gnassingbé a choisi d’apporter son soutien aux forces de défense aux alentours de 10 heures.

    Accueilli par le colonel Latiémbé Kombaté, commandant de l’opération Koundjoaré, le chef de l’État a immédiatement pris la mesure de la situation. Face à un environnement sécuritaire régional complexe, chaque décision opérationnelle revêt une importance vitale pour la protection du territoire national.

    Ministère Des Armées

    Analyses et stratégies au Poste de Commandement

    La visite a débuté par une séance de travail intensive au sein du Poste de Commandement Opérationnel (PCO). À l’abri des regards, Faure Gnassingbé a examiné les rapports de renseignement et les cartes tactiques pour comprendre l’évolution des groupes armés.

    Les officiers supérieurs ont exposé les réalités d’une guerre asymétrique où les engins explosifs improvisés (IED) et les tentatives d’infiltration depuis le Sahel constituent des défis majeurs. Face à cette porosité des frontières, le président a insisté sur l’impératif d’adapter les dispositifs de sécurité pour accroître la réactivité des unités combattantes et limiter les vulnérabilités.

    Ministère Des Armées

    Immersion à Tchamonga : au plus près des combattants

    Le déplacement s’est poursuivi vers l’Est, au poste opérationnel avancé (POA) de Tchamonga. Sur place, le chef de l’État a assisté à une présentation tactique sur une « caisse à sable », simulant les mouvements ennemis et les protocoles d’intervention en zone critique.

    Ce fut également l’occasion d’un échange direct avec les soldats. Malgré la fatigue et la pression, ces hommes ont affiché une détermination sans faille. Faure Gnassingbé a rendu hommage à leur sacrifice et à leur sens du devoir, rappelant que la nation n’oublie pas ceux qui sont tombés au combat. Il a réitéré son engagement à renforcer les équipements militaires pour assurer une protection optimale des troupes.

    Ministère Des Armées

    Une stratégie globale : sécurité, social et prévention

    Au-delà de la réponse militaire, le Togo prône une approche holistique pour stabiliser la région des Savanes. La lutte contre le terrorisme ne se limite pas aux armes, elle passe aussi par la résilience des communautés locales.

    • Le volet militaire : L’opération Koundjoaré agit comme un bouclier protecteur aux frontières.
    • Le volet social (PURS) : Le Programme d’Urgence pour la Région des Savanes accélère l’accès aux services de base (eau, électricité, éducation) pour freiner l’enrôlement des jeunes.
    • La prévention (CIPLEV) : Ce comité favorise le dialogue social et la détection précoce des signes de radicalisation.
    Ministère Des Armées

    Enfin, la coopération régionale avec le Bénin et le Burkina Faso reste un pilier essentiel. Face à une menace qui ignore les tracés géographiques, la réponse doit être collective. En se rendant à Tchamonga, Faure Gnassingbé a affirmé la volonté du Togo de protéger chaque mètre carré de son territoire, malgré l’instabilité grandissante en Afrique de l’Ouest.

  • Crise des transports au Mali : Bamako sous pression après le blocus routier

    Crise des transports au Mali : Bamako sous pression après le blocus routier

    À Bamako le 26 avril 2026..

    L’insécurité grandissante au Mali a poussé plus d’une dizaine de compagnies de transport routier à interrompre leurs liaisons vers Bamako. Cette décision radicale survient alors que des groupes armés imposent un siège routier à la capitale, n’hésitant pas à s’attaquer aux véhicules et à les incendier.

    Le pays fait face à une instabilité croissante après les offensives coordonnées lancées fin avril par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), lié à Al-Qaïda, et les combattants du Front de libération de l’Azawad (FLA). Ces attaques ont visé des positions stratégiques tenues par les autorités actuelles.

    Depuis le 30 avril, un blocus asphyxie les principaux axes de communication menant à Bamako. Pour cet État enclavé, ces routes sont essentielles car elles permettent l’acheminement de la quasi-totalité des importations nécessaires à la survie de la population.

    « Nous avons suspendu nos trajets pour garantir la sécurité de nos passagers et limiter nos pertes matérielles », explique un responsable de société de transport. Ce dernier déplore la perte de six autocars lors d’incidents survenus récemment sur l’axe menant à Ségou. Si de nombreuses compagnies ont officiellement cessé leurs activités, d’autres le font discrètement pour éviter d’éventuelles sanctions administratives. Actuellement, seuls quelques minibus parviennent encore à rejoindre la ville en empruntant des voies secondaires.

    Pénuries d’énergie et difficultés d’approvisionnement à Bamako

    Les répercussions de ce blocus se font durement sentir dans les rues de la capitale. Voici les principaux problèmes rencontrés par les habitants :

    • Crise du carburant : De longues files de motos s’étirent devant les stations-service, le gasoil étant devenu extrêmement rare ces dernières semaines.
    • Électricité défaillante : La fourniture d’énergie a subi une dégradation majeure. Énergie du Mali (EDM) a évoqué des perturbations liées à des actes de sabotage sur le réseau électrique.
    • Accès à l’eau : La Société malienne de gestion de l’eau potable a prévenu que les délestages électriques affectent directement la distribution d’eau dans plusieurs quartiers.

    Bien que les autorités aient annoncé l’arrivée d’un convoi de plus de 700 citernes de carburant en provenance de la Côte d’Ivoire, la tension reste vive. La multiplication des attaques contre les convois de marchandises et les bus de passagers continue de paralyser l’économie locale et de fragiliser la sécurité des déplacements au Mali.

  • Drame au lac Tchad : des pêcheurs nigérians victimes de raids aériens contre Boko Haram

    Drame au lac Tchad : des pêcheurs nigérians victimes de raids aériens contre Boko Haram

    Des militaires tchadiens de la Force multinationale mixte partant en patrouille, le 6 mai 2026.

    L’aviation militaire du Tchad a déclenché une offensive d’envergure suite à l’assaut meurtrier contre la base de Barka Tolorom. Cette attaque djihadiste, survenue le 4 mai, avait entraîné la mort de 25 soldats, dont deux généraux, et fait 46 blessés. En représailles, des avions de chasse ont ciblé plusieurs îles du lac Tchad situées à la confluence des frontières avec le Nigeria et le Niger.

    Des frappes aériennes aux lourdes conséquences civiles

    Les opérations se sont notamment concentrées sur l’île de Shuwa, considérée comme un sanctuaire pour les membres de Boko Haram mais servant également de zone de pêche cruciale. Selon les premiers rapports, ces bombardements auraient causé la perte de nombreux civils.

    Un porte-parole du syndicat des pêcheurs local indique qu’au moins 40 pêcheurs nigérians sont portés disparus et auraient probablement péri par noyade durant les raids. La plupart des victimes étaient originaires de Doron Baga, une ville côtière du Nigeria tristement célèbre pour avoir subi un massacre de grande ampleur en 2015.

    Le silence des autorités nigérianes

    Pour le moment, les instances officielles du Nigeria n’ont pas commenté ces informations émanant du pays voisin. Ce mutisme survient dans un contexte où l’armée nigériane est elle-même régulièrement pointée du doigt pour des erreurs de ciblage ayant entraîné la mort de civils lors de précédentes opérations militaires.