Auteur/autrice : nigeractu

  • Cameroun : le pouvoir est-il vacant ?

    Cameroun : le pouvoir est-il vacant ?

    Politique

    Cameroun : le pouvoir est-il vacant ?

    Dans son éditorial politique de ce lundi 20 juillet 2026, dont la version audio a été diffusée sur les antennes de la Radio Tiémeni Siantou […]

    Armand Djaleu
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    Dans son éditorial politique de ce lundi 20 juillet 2026, dont la version audio a été diffusée sur les antennes de la Radio Tiémeni Siantou (90.5 FM à Yaoundé et Bafang), Eric Boniface Tchouakeu, s’interroge sur le long séjour privé du chef de l’Etat camerounais en Europe.

     

    Lire ici son éditorial :

    Le président de la République, Paul Biya, a quitté le Cameroun depuis le 07 juin 2026, officiellement pour un « court séjour privé » en Europe, d’après le communiqué rendu public par son Directeur de Cabinet, Samuel Mvondo Ayolo.

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    Le journal panafricain à la réputation établie « Jeune Afrique », à travers plusieurs articles consacrés à ce déplacement, a amené le Gouvernement à admettre ou à révéler que le Chef de l’Etat camerounais séjourne effectivement à Genève en Suisse, où il a ses habitudes, depuis son accession au pouvoir le 06 novembre 1982.

    Ce séjour présenté comme « court »au départ, mais qui semble indéfiniment se prolonger, suscite de nombreuses spéculation au sein de l’opinion, notamment sur l’état de santé de Paul Biya, 93 ans, en dépit de plusieurs sorties rassurantes des autorités sur la question ; certains allant même jusqu’à avancer ‘idée de la vacance du pouvoir au Cameroun.

    A ce niveau il y a lieu de relever que, contrairement à une fausse conception largement répandue, la vacance du pouvoir au Cameroun ne peut pas être déterminée,  ni même  constatée  en se référant au nombre de jours passés hors du territoire national par le Président de la République ; la loi fondamentale ne lui ayant jamais fixé de limite.

    On ne peut parler de vacance du pouvoir au Cameroun, que dans trois (03) hypothèses limitativement énumérées par la constitution en vigueur : en cas de décès, de démission, ou d’empêchement définitif du Président en fonction.

    Il y a cependant lieu d’indiquer que ni la constitution, ni aucune autre loi, ne précisent ce que l’on peut entendre par « empêchement définitif » du Président de la République, pouvant donner droit à la constatation de la vacance du pouvoir.

    Il n’y a donc en somme pas lieu, de soulever la question de la vacance du pouvoir sur la seule base d’un séjour prolongé du Chef de l’Etat à l’étranger.

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    Il pourrait même y résider et diriger la Cameroun à distance durant tout son mandat, sans qu’il y ait une quelconque entorse du point de vue légal.

    Le problème à ce niveau concerne davantage la morale ou l’éthique politique.

    L’attente prolongée de la formation du Gouvernement après le scrutin présidentiel du 12 octobre 2025,ainsi que celle de la nomination d’un Vice-Président de la République au regard de la rapidité, voire la précipitation pour certains, avec laquelle la réforme réintroduisant le poste dans le dispositif institutionnel, a été faite, pourraient  sans doute, expliquer pourquoi certains se livrent en ce moment  à l’exercice de comptage quasi quotidien, du nombre de jours passés hors du Cameroun par Paul Biya, depuis le 07 juin 2026.

    Car, en un peu plus de 43 ans de pouvoir sans interruption, il n’a jamais signé, ou fait publier un important décret depuis l’étranger.

     

     

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  • Statut du président camerounais : pouvoir vacant ou absence prolongée ?

    Statut du président camerounais : pouvoir vacant ou absence prolongée ?

    Politique

    statut du président camerounais : pouvoir vacant ou absence prolongée ?

    L’éditorial politique diffusé ce lundi sur les ondes de la Radio Tiémeni Siantou (90.5 FM à Yaoundé et Bafang) relance le débat sur la longue absence du chef de l’État hors du Cameroun.

    Armand Djaleu
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    pouvoir présidentiel

    L’éditorial politique diffusé ce lundi sur les ondes de la Radio Tiémeni Siantou (90.5 FM à Yaoundé et Bafang) relance le débat sur la longue absence du chef de l’État camerounais hors du territoire national.

    Le président Paul Biya, en déplacement en Europe depuis le 7 juin 2026, a officiellement quitté le Cameroun pour un « court séjour privé », selon le communiqué rendu public par son Directeur de Cabinet, Samuel Mvondo Ayolo.

    Les médias panafricains, dont Jeune Afrique, ont confirmé sa présence à Genève, en Suisse, une destination qu’il fréquente régulièrement depuis son accession à la présidence le 6 novembre 1982.

    Ce séjour, initialement présenté comme temporaire, s’éternise et alimente les spéculations au sein de l’opinion publique. Les interrogations portent notamment sur l’état de santé du président, âgé de 93 ans, malgré les démentis officiels des autorités.

    Certains observateurs n’hésitent pas à évoquer la possibilité d’une vacance du pouvoir au Cameroun, une hypothèse que la loi fondamentale camerounaise encadre strictement.

    Contrairement aux idées reçues, la vacance du pouvoir au Cameroun ne peut être déterminée ni constatée simplement par le nombre de jours passés à l’étranger par le président. La constitution camerounaise ne fixe en effet aucune limite à la durée de ses déplacements.

    La vacance du pouvoir ne peut être évoquée que dans trois cas précis, strictement définis par la loi : décès, démission ou empêchement définitif du président en exercice. Or, aucun texte ne précise actuellement ce que recouvre précisément l’empêchement définitif, laissant ainsi une marge d’interprétation.

    Par conséquent, il n’est pas légitime de s’interroger sur une éventuelle vacance du pouvoir uniquement en raison d’une absence prolongée du président à l’étranger.

    D’ailleurs, la législation camerounaise autorise le président à diriger le pays depuis l’étranger, sans que cela ne constitue une violation de la loi. La question se pose davantage sur le plan moral et éthique que sur le plan juridique.

    L’attente prolongée de la formation du gouvernement après l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, ainsi que l’absence de nomination d’un vice-président malgré la réintroduction récente de ce poste, pourraient expliquer pourquoi certains citoyens s’attardent à compter les jours d’absence du président Biya depuis son départ le 7 juin 2026.

    En effet, après plus de 40 ans de mandat ininterrompu, jamais le président n’a signé ou fait publier un décret important depuis l’étranger.

  • Cameroun : le pouvoir est-il vacant ?

    Cameroun : le pouvoir est-il vacant ?

    Politique

    Cameroun : le pouvoir est-il vacant ?

    Dans son éditorial politique de ce lundi 20 juillet 2026, dont la version audio a été diffusée sur les antennes de la Radio Tiémeni Siantou […]

    Armand Djaleu
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    Dans son éditorial politique de ce lundi 20 juillet 2026, dont la version audio a été diffusée sur les antennes de la Radio Tiémeni Siantou (90.5 FM à Yaoundé et Bafang), Eric Boniface Tchouakeu, s’interroge sur le long séjour privé du chef de l’Etat camerounais en Europe.

     

    Lire ici son éditorial :

    Le président de la République, Paul Biya, a quitté le Cameroun depuis le 07 juin 2026, officiellement pour un « court séjour privé » en Europe, d’après le communiqué rendu public par son Directeur de Cabinet, Samuel Mvondo Ayolo.

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    Le journal panafricain à la réputation établie « Jeune Afrique », à travers plusieurs articles consacrés à ce déplacement, a amené le Gouvernement à admettre ou à révéler que le Chef de l’Etat camerounais séjourne effectivement à Genève en Suisse, où il a ses habitudes, depuis son accession au pouvoir le 06 novembre 1982.

    Ce séjour présenté comme « court »au départ, mais qui semble indéfiniment se prolonger, suscite de nombreuses spéculation au sein de l’opinion, notamment sur l’état de santé de Paul Biya, 93 ans, en dépit de plusieurs sorties rassurantes des autorités sur la question ; certains allant même jusqu’à avancer ‘idée de la vacance du pouvoir au Cameroun.

    A ce niveau il y a lieu de relever que, contrairement à une fausse conception largement répandue, la vacance du pouvoir au Cameroun ne peut pas être déterminée,  ni même  constatée  en se référant au nombre de jours passés hors du territoire national par le Président de la République ; la loi fondamentale ne lui ayant jamais fixé de limite.

    On ne peut parler de vacance du pouvoir au Cameroun, que dans trois (03) hypothèses limitativement énumérées par la constitution en vigueur : en cas de décès, de démission, ou d’empêchement définitif du Président en fonction.

    Il y a cependant lieu d’indiquer que ni la constitution, ni aucune autre loi, ne précisent ce que l’on peut entendre par « empêchement définitif » du Président de la République, pouvant donner droit à la constatation de la vacance du pouvoir.

    Il n’y a donc en somme pas lieu, de soulever la question de la vacance du pouvoir sur la seule base d’un séjour prolongé du Chef de l’Etat à l’étranger.

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    Il pourrait même y résider et diriger la Cameroun à distance durant tout son mandat, sans qu’il y ait une quelconque entorse du point de vue légal.

    Le problème à ce niveau concerne davantage la morale ou l’éthique politique.

    L’attente prolongée de la formation du Gouvernement après le scrutin présidentiel du 12 octobre 2025,ainsi que celle de la nomination d’un Vice-Président de la République au regard de la rapidité, voire la précipitation pour certains, avec laquelle la réforme réintroduisant le poste dans le dispositif institutionnel, a été faite, pourraient  sans doute, expliquer pourquoi certains se livrent en ce moment  à l’exercice de comptage quasi quotidien, du nombre de jours passés hors du Cameroun par Paul Biya, depuis le 07 juin 2026.

    Car, en un peu plus de 43 ans de pouvoir sans interruption, il n’a jamais signé, ou fait publier un important décret depuis l’étranger.

     

     

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  • Diarrassouba met en avant la résilience économique de la Côte d’Ivoire

    Diarrassouba met en avant la résilience économique de la Côte d’Ivoire

    Avec l’un des rythmes de croissance les plus dynamiques d’Afrique subsaharienne, la Côte d’Ivoire affiche une santé économique remarquable. Souleymane Diarrassouba, à la tête du ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des PME, a récemment détaillé, lors d’une intervention remarquée à Abidjan, les avancées concrètes réalisées ces dernières années. Cette allocution, à la fois pédagogique et stratégique, avait pour objectif de renforcer l’image d’une économie ivoirienne robuste, portée par l’industrialisation, les investissements publics et une diversification accrue de sa production.

    Une transformation industrielle au cœur de la stratégie économique

    Le ministre a souligné avec force l’ambition de réduire la dépendance historique de la Côte d’Ivoire aux exportations de matières premières non transformées. Premier producteur mondial de cacao, le pays a fait de la transformation locale de ses ressources agricoles une priorité nationale. Souleymane Diarrassouba a mis en lumière les progrès accomplis dans la création de zones industrielles stratégiques, notamment autour d’Abidjan, de San-Pedro et de Bouaké. Ces pôles, présentés comme des moteurs de compétitivité et de création d’emplois, illustrent la volonté du gouvernement de moderniser son tissu productif.

    L’accent a également été mis sur le soutien aux petites et moyennes entreprises, pilier du développement économique ivoirien. La promotion des PME, l’amélioration de l’accès au financement et l’accompagnement vers la formalisation des acteurs informels ont été identifiés comme des leviers essentiels. Plusieurs dispositifs ont été mis en place pour intégrer ces entreprises dans l’économie formelle, une démarche saluée par les partenaires internationaux.

    Infrastructures et attractivité : les atouts d’un développement accéléré

    Le discours ministériel a mis en avant les investissements massifs consentis dans les infrastructures de transport, d’énergie et de logistique. Ports modernes, réseaux routiers élargis et capacités de production électrique renforcées : ces projets, inscrits dans le cadre du Plan national de développement, visent à améliorer le maillage territorial et à renforcer l’attractivité du pays. L’exécutif ivoirien revendique ainsi une progression notable du climat des affaires, facilitée par des réformes réglementaires continues.

    Abidjan se positionne comme un pôle économique incontournable au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), face à une concurrence régionale accrue, notamment avec le Sénégal et le Ghana. Le ministre a présenté des résultats encourageants en matière d’implantation d’entreprises étrangères, notamment dans les secteurs de l’agro-industrie, de la logistique et des services financiers. Ces dynamiques visent à consolider le statut de la Côte d’Ivoire comme hub économique régional.

    Cependant, malgré ces avancées, des défis persistent. Les observateurs pointent du doigt les inégalités territoriales entre le Nord et le Sud du pays, la nécessité d’une redistribution plus équitable des fruits de la croissance, ainsi que la gestion de la dette publique. Bien que le Fonds monétaire international reconnaisse la solidité des fondamentaux ivoiriens, il appelle à une consolidation budgétaire progressive pour assurer la pérennité de cette trajectoire.

    Une communication ministérielle à portée stratégique

    Le timing de cette intervention n’est pas le fruit du hasard. À l’approche de scrutins politiques majeurs, le gouvernement d’Alassane Ouattara mobilise ses forces pour mettre en avant un bilan économique qu’il estime significatif. La présentation de Souleymane Diarrassouba s’inscrit dans une campagne de communication institutionnelle coordonnée, visant à ancrer, tant auprès de l’opinion publique que des partenaires internationaux, l’image d’une gouvernance économique maîtrisée et résiliente.

    Pour les investisseurs et les analystes, l’enjeu va bien au-delà de la simple communication. La capacité de la Côte d’Ivoire à maintenir sa croissance, à absorber les chocs externes et à poursuivre sa mutation industrielle déterminera en grande partie sa crédibilité sur les marchés financiers. Les prochaines décisions budgétaires, notamment celles concernant les subventions et les investissements publics, seront déterminantes pour donner du poids au discours défendu par le ministre du Commerce et de l’Industrie.

    Dans un contexte ouest-africain où la compétition entre capitales économiques s’intensifie, Abidjan mise sur une stratégie à double volet : économique et diplomatique. Le bilan présenté par Souleymane Diarrassouba s’inscrit précisément dans cette logique, visant à renforcer le positionnement de la Côte d’Ivoire comme leader régional.

  • Manganèse gabonais : eramet s’engage à transformer 700 000 tonnes d’ici 2031

    Manganèse gabonais : eramet s’engage à transformer 700 000 tonnes d’ici 2031

    Le secteur minier gabonais entre dans une nouvelle ère avec un accord historique signé à Paris. Eramet et sa filiale Eramet Comilog ont officialisé leur intention de développer une filière locale de transformation du manganèse, un minerai stratégique dont le Gabon est le deuxième producteur mondial. L’objectif est clair : atteindre une capacité de traitement de 700 000 tonnes d’ici 2031. Cette signature, qui s’est déroulée sous les ors de l’Élysée, a réuni le président de la Transition gabonaise Brice Clotaire Oligui Nguema et les dirigeants du groupe minier français, illustrant l’importance politique de cet engagement industriel.

    Une transformation longtemps attendue par Libreville

    Depuis le changement de régime en août 2023, les autorités gabonaises ont multiplié les appels à une valorisation accrue des ressources naturelles sur le sol national. Aujourd’hui, la majorité du manganèse gabonais est exportée sous forme brute, privant le pays d’une partie substantielle de la valeur ajoutée. Le protocole d’accord signé à Paris marque donc un tournant, même s’il conserve pour l’instant un caractère non contraignant. Pour Eramet, présent au Gabon depuis plus de six décennies à travers sa filiale Comilog, cet engagement s’inscrit dans une dynamique de dialogue enfin jugée satisfaisante par Libreville.

    Le groupe minier français, coté au CAC, réalise une part importante de ses profits grâce aux activités de Moanda, dans le Haut-Ogooué. La concrétisation de cet objectif de 700 000 tonnes nécessitera des investissements majeurs : extension des unités métallurgiques existantes et construction de nouvelles infrastructures industrielles capables d’absorber un tel volume. Aucune enveloppe financière n’a été dévoilée lors de la cérémonie.

    La souveraineté économique au cœur de la stratégie gabonaise

    Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a érigé la reconquête de la valeur ajoutée minière en priorité absolue de sa politique économique. Le manganèse, essentiel à la sidérurgie et de plus en plus recherché pour les batteries lithium-ion, incarne parfaitement cette vision. Transformer localement ce minerai permettrait au Gabon de capter davantage de revenus fiscaux, de créer des emplois qualifiés et de se positionner sur des segments plus lucratifs de la chaîne de valeur.

    Le calendrier fixé à 2031 offre à Eramet une fenêtre d’action pour échelonner ses investissements. Il impose également une échéance politique précise : la Transition gabonaise exige des résultats tangibles avant la fin de la décennie. La balle est désormais dans le camp des industriels, qui devront traduire les principes du protocole en engagements financiers concrets, en études de faisabilité et en décisions d’investissement définitives.

    Cette signature s’inscrit dans un contexte diplomatique particulièrement favorable entre Libreville et Paris. Reçu à l’Élysée, le chef de l’État gabonais a également profité de son séjour en France pour renforcer les relations bilatérales, un an après la normalisation progressive des liens post-coup d’État. La présence du président gabonais aux côtés des dirigeants d’Eramet confère à cet accord une dimension bien au-delà du simple cadre industriel.

    Un modèle qui pourrait inspirer toute la filière minière gabonaise

    Au-delà du cas d’Eramet, ce protocole pourrait servir de référence pour de futures négociations avec d’autres opérateurs miniers installés au Gabon. Les autorités locales pourraient ainsi s’appuyer sur cet exemple pour revoir les termes d’exploitation d’autres ressources stratégiques, du fer aux terres rares. La capacité du gouvernement à respecter le calendrier de 2031 servira de baromètre pour l’ensemble de la doctrine de souveraineté minière promue par Libreville.

    Pour Eramet, cet engagement représente une opportunité de sécuriser ses permis d’exploitation et d’obtenir une visibilité à long terme sur ses activités au Gabon. Le groupe, actuellement confronté à des difficultés sur ses actifs en Argentine et en Indonésie, a tout intérêt à stabiliser son ancrage africain. La transformation locale du manganèse, si elle se concrétise, pourrait également améliorer l’empreinte carbone d’une filière de plus en plus scrutée par les investisseurs européens soucieux des critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance).

    Un défi de taille subsiste cependant : la question énergétique. Transformer 700 000 tonnes de minerai exige des capacités électriques considérables, dans un pays où les infrastructures peinent encore à suivre. L’équation industrielle devra nécessairement s’articuler avec une stratégie énergétique cohérente, sans quoi l’objectif de 2031 risquerait de rester lettre morte.

  • Côte d’Ivoire : six militants du pdci libérés après neuf mois de détention

    Côte d’Ivoire : six militants du pdci libérés après neuf mois de détention

    Libération de six responsables du Parti démocratique de Côte d’Ivoire après une longue détention

    Côte d'Ivoire : Libération de six responsables du PDCI après neuf mois de détention

    Une page se tourne pour six figures de l’opposition ivoirienne. Neuf mois après leur arrestation, six responsables du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), principale force d’opposition, ont recouvré la liberté ce lundi. Leur avocat a confirmé cette libération, marquant la fin d’une période d’incertitude pour ces militants et leurs familles.

    Les six personnalités, dont certains sont des cadres locaux du parti dans plusieurs communes d’Abidjan, avaient été interpellées entre fin septembre et début octobre 2025. Cette vague d’arrestations s’inscrivait dans un contexte électoral marqué par une tension politique palpable, à quelques semaines de l’élection présidentielle.

    Une libération intervenue après une audience décisive

    L’annonce de leur remise en liberté fait suite à une audience rendue par la chambre antiterroriste. Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, leur défenseur, Me Ange Rodrigue Dadje, a salué cette décision : « À l’issue de l’audience de la chambre antiterroriste de ce lundi 20 juillet, mes clients et militants du PDCI recouvrent la liberté après 9 mois de détention et rentrent chez eux enfin. »

    Parmi les libérés figurent Allo Pacôme Didier, Kouleon Manhenin, N’Cho Gnangoran, Mabo Koffi Jean Marc, Ouattara Kinjinlman, Niangoran N’Guessan Edouard. Leur avocat n’a pas souhaité communiquer les motifs exacts de leur libération, limitant ses déclarations à la confirmation de leur départ du centre de détention.

    Un contexte politique sous haute tension

    Les arrestations de 2025 s’inscrivaient dans un climat politique particulièrement chargé. Des dizaines de militants d’opposition, parfois des cadres de premier plan, avaient été interpellés ou placés en détention dans les mois précédant le scrutin présidentiel. Parmi les personnalités exclues de la course électorale figuraient des figures emblématiques comme Tidjane Thiam, président du PDCI, ou encore Laurent Gbagbo, ancien chef de l’État.

    Les autorités avaient alors assuré que ces interpellations obéissaient à des procédures légales strictes et n’avaient aucun lien avec des considérations politiques. Pourtant, les observateurs locaux et internationaux avaient pointé du doigt l’ampleur des arrestations et leur impact sur le paysage politique ivoirien.

    Plusieurs centaines de personnes, accusées d’avoir participé à des manifestations non autorisées durant la campagne, avaient été condamnées. Le bilan humain de cette période de tension s’élevait à une dizaine de décès, selon les bilans disponibles.

    Début juillet, deux nouvelles libérations avaient également marqué un tournant. Un ancien ministre de la Défense proche de Laurent Gbagbo, Moïse Lida Kouassi, ainsi qu’Ibrahim Zigui, un cybermilitant lié au même camp politique, avaient recouvré leur liberté après des mois de détention.

    Cette série de libérations intervient alors que le pays tente de tourner la page d’une période électorale complexe, où les enjeux de sécurité et de stabilité politique ont souvent été au cœur des débats.

  • Ismaila sarr en passe de rejoindre manchester united ?

    Ismaila sarr en passe de rejoindre manchester united ?

    À seulement 28 ans, Ismaila Sarr a connu une saison exceptionnelle lors de l’exercice 2025-26, après son arrivée à Crystal Palace en provenance de l’Olympique de Marseille durant l’été 2024.

    Avec 21 réalisations et une passe décisive en 45 rencontres toutes compétitions confondues, il a largement contribué à la victoire de son équipe en Ligue Conférence. Ces performances remarquables ont attiré l’attention de plusieurs clubs européens, dont Manchester United.

    Les dirigeants des Red Devils envisageraient désormais sérieusement un transfert pour le joueur sénégalais. Sous la direction d’INEOS, le club mancunien a déjà misé sur des profils expérimentés en Premier League, comme en témoignent les arrivées de Matheus Cunha et Bryan Mbeumo.

    Pour Ismaila Sarr, rejoindre Old Trafford représenterait un rêve d’enfant. Le joueur a d’ailleurs exprimé à plusieurs reprises son enthousiasme à l’idée de porter le maillot de Manchester United, qualifiant cette opportunité de « transfert de rêve ».

  • Appel urgent de la plateforme aeta pour un dialogue inclusif en rdc

    Appel urgent de la plateforme aeta pour un dialogue inclusif en rdc

    La plateforme AETA lance un appel solennel pour un dialogue national inclusif en RDC

    Le pays traverse une période charnière où l’unité nationale doit primer sur les divergences. La plateforme AETA, regroupant des acteurs politiques et sociaux de premier plan, a récemment souligné l’urgence de dépasser les clivages partisans pour œuvrer collectivement au redressement du pays. Dans un contexte marqué par des tensions persistantes, cette initiative vise à poser les bases d’un dialogue constructif et apaisé.

    Un appel à l’unité nationale au-delà des clivages partisans

    La plateforme AETA a diffusé une déclaration solennelle appelant toutes les forces vives de la République démocratique du Congo à transcender leurs divergences politiques. L’objectif affiché est clair : privilégier l’intérêt supérieur de la nation plutôt que des calculs partisans à court terme. Cette prise de position s’inscrit dans une démarche visant à restaurer la confiance entre les différents acteurs et à favoriser une gouvernance plus inclusive.

    Les membres de la plateforme rappellent que la stabilité du pays dépend en grande partie de la capacité des dirigeants à s’engager dans un dialogue sincère et transparent. Ils insistent sur la nécessité de mettre en place des mécanismes permettant d’écouter toutes les composantes de la société, y compris les voix minoritaires souvent marginalisées dans les débats politiques.

    Les enjeux cruciaux d’un dialogue national inclusif

    Plusieurs défis majeurs attendent le pays, et un dialogue national bien structuré pourrait offrir une feuille de route pour les relever. Parmi ces enjeux, on peut citer :

    • La restauration de la sécurité : L’Est de la RDC reste marqué par des conflits récurrents, nécessitant une approche concertée entre les acteurs locaux et nationaux.
    • La relance économique : La mise en place de politiques publiques ambitieuses et inclusives est indispensable pour sortir le pays de la précarité économique.
    • La gouvernance transparente : La lutte contre la corruption et la promotion d’une gestion saine des ressources publiques doivent être au cœur des discussions.
    • La cohésion sociale : La promotion du vivre-ensemble et la réduction des tensions intercommunautaires sont des priorités absolues.

    La plateforme AETA souligne que ces défis ne peuvent être surmontés que par une mobilisation collective, où chaque acteur apporte sa pierre à l’édifice. Ils appellent ainsi à la participation active de la société civile, des partis politiques, des leaders religieux et des communautés locales dans ce processus.

    Les acteurs politiques et sociaux invités à jouer leur rôle

    L’appel lancé par la plateforme AETA ne s’adresse pas uniquement aux dirigeants politiques. Il concerne également les acteurs sociaux, économiques et culturels qui ont un rôle clé à jouer dans la construction d’un avenir commun. Les organisations de la société civile sont encouragées à multiplier les initiatives de médiation et de sensibilisation pour rapprocher les différentes franges de la population.

    Les leaders religieux, souvent perçus comme des figures neutres et respectées, sont également sollicités pour jouer un rôle de facilitateur dans ce dialogue. Leur capacité à rassembler et à apaiser les tensions pourrait s’avérer déterminante pour créer un climat de confiance propice aux échanges constructifs.

    Les prochaines étapes : vers un cadre de dialogue structuré ?

    Bien que l’appel de la plateforme AETA soit un premier pas encourageant, sa concrétisation dépendra de la volonté des acteurs concernés à s’engager dans une dynamique de négociation. Plusieurs pistes sont évoquées pour donner corps à ce dialogue :

    • La convocation d’une conférence nationale : Un rassemblement de toutes les forces vives du pays pour établir un agenda commun.
    • La création d’une commission indépendante : Une instance neutre chargée de faciliter les échanges et de proposer des solutions concrètes.
    • L’organisation de consultations locales : Pour recueillir les préoccupations des populations et intégrer leurs attentes dans les discussions nationales.

    La plateforme AETA insiste sur le fait que le temps est compté. Les retards dans la mise en place de ce dialogue pourraient aggraver les fractures sociales et politiques, rendant la tâche encore plus ardue pour les générations futures.

    Conclusion : un impératif pour l’avenir du pays

    Dans un contexte où la RDC fait face à des défis multidimensionnels, l’appel lancé par la plateforme AETA résonne comme un rappel à l’ordre nécessaire. Transcender les intérêts partisans pour servir l’intérêt supérieur de la nation n’est pas une option, mais une obligation morale et patriotique. Les prochaines semaines seront déterminantes pour savoir si les acteurs concernés sauront répondre à cet appel avec la maturité et le sérieux qu’exige l’heure.

    Le sort de la RDC se joue aujourd’hui, et chaque décision prise dans les mois à venir pourrait marquer un tournant décisif pour son avenir.

  • Le souverain marocain examine le bilan économique 2025 de la banque centrale

    Le souverain marocain examine le bilan économique 2025 de la banque centrale

    Le roi Mohammed VI prend connaissance du rapport 2025 de Bank Al-Maghrib sur l’économie marocaine

    La Banque centrale du Maroc dévoile un bilan économique encourageant pour 2025, malgré un environnement international instable. Le gouverneur Abdellatif Jouahri présente ces résultats au Souverain lors d’une audience à Tétouan.

    Sa Majesté le roi Mohammed VI a reçu, dans la résidence royale de Tétouan, le gouverneur de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri. Lors de cette entrevue, ce dernier a exposé le rapport annuel 2025 de la banque centrale, dressant un état des lieux complet de l’économie nationale.

    Une croissance économique robuste malgré un contexte mondial difficile

    Malgré des chocs internationaux répétés et une conjoncture internationale incertaine, l’économie marocaine a connu une progression remarquable en 2025. Portée par des investissements massifs, la croissance du produit intérieur brut (PIB) s’est établie à 4,9 %, un rythme soutenu qui confirme la résilience de l’économie nationale.

    L’inflation, autre indicateur clé, a été contenue à un niveau modéré de 0,8 % en moyenne annuelle, reflétant une gestion monétaire prudente.

    Politique monétaire accommodante et soutien aux entreprises

    Bank Al-Maghrib a adopté une politique monétaire souple, réduisant son taux directeur à 2,25 %. La banque centrale a veillé à garantir la liquidité nécessaire aux établissements bancaires tout en renforçant l’accès au crédit pour les petites et très petites entreprises (TPE), un levier essentiel pour stimuler l’activité économique.

    Marché du travail et équilibre budgétaire

    Si la croissance économique a favorisé la création d’emplois, son impact sur le taux de chômage reste limité. Le taux de chômage s’est stabilisé à 13 %, un niveau qui souligne la nécessité de réformes structurelles plus ambitieuses.

    Sur le plan budgétaire, le déficit public s’est réduit à 3,5 % du PIB, porté par une collecte fiscale dynamique et des mécanismes de financement innovants. La santé des finances publiques se reflète également dans la solidité des comptes extérieurs, soutenus par les recettes touristiques, les transferts des Marocains résidant à l’étranger (MRE) et les exportations dynamiques des phosphates, de leurs dérivés et du secteur aérospatial.

    Les réserves de change se sont renforcées, atteignant 443 milliards de dirhams, soit l’équivalent de cinq mois et demi d’importations, un niveau confortable pour absorber les chocs externes.

    Réduire les inégalités et renforcer la cohésion sociale

    Abdellatif Jouahri a mis en lumière un décalage persistant entre la croissance économique mesurée et la perception quotidienne des citoyens. Ce phénomène s’explique notamment par :

    • Une intégration insuffisante des jeunes sur le marché du travail, nécessitant des réformes profondes dans l’éducation, la formation professionnelle et l’accompagnement des investissements ;
    • Des inégalités sociales persistantes, malgré les efforts déployés dans les programmes de protection sociale. Le gouverneur a souligné l’importance de mieux cibler les aides pour toucher les populations les plus vulnérables.

    Pour préserver la marge de manœuvre budgétaire et anticiper les réformes structurelles, notamment celles liées au système de retraite, une gestion rigoureuse des dépenses publiques et une modernisation de la loi organique relative aux finances sont indispensables.

    Renforcer la résilience et préparer l’avenir

    Parmi les priorités stratégiques identifiées par la Banque centrale figurent :

    • La constitution de réserves stratégiques alimentaires et de produits essentiels pour faire face aux perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales ;
    • L’accélération de la transition vers les énergies renouvelables pour réduire la dépendance énergétique et aligner les exportateurs marocains sur les normes climatiques internationales ;
    • La gestion optimale des ressources hydriques, un enjeu crucial face aux effets du changement climatique ;
    • Le renforcement de la régionalisation avancée, conformément aux directives royales, pour favoriser l’émergence de pôles économiques locaux et réduire les disparités territoriales.

    En conclusion, Abdellatif Jouahri a réaffirmé que la consolidation des acquis économiques du Maroc repose sur une coordination renforcée entre les acteurs publics et privés, sous la guidance éclairée de Sa Majesté le roi Mohammed VI. À l’issue de la présentation, le gouverneur a remis au Souverain le rapport annuel 2025 de Bank Al-Maghrib ainsi qu’une pièce commémorative en or, célébrant le premier anniversaire de l’initiative « Aid Al Wahda ».

  • Le Sénégal soutient enfin la candidature de macky sall à l’ONU

    Le Sénégal soutient enfin la candidature de macky sall à l’ONU

    Le Sénégal officialise son soutien à Macky Sall pour l’ONU après un revirement diplomatique

    Le gouvernement sénégalais a opéré un virage inattendu dans sa politique internationale. Dakar a annoncé, ce lundi 20 juillet, son soutien à la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies. Une décision qui marque un changement radical de position, trois jours seulement après une rencontre entre l’ancien chef d’État et le président en exercice, Bassirou Diomaye Faye.

    Macky Sall accompagné de dignitaires lors d'une cérémonie officielle au Sénégal

    Jusqu’alors, le Sénégal n’avait pas apporté son appui à cette candidature, pourtant présentée par le Burundi en sa qualité de président tournant de l’Union africaine. Une absence de soutien qui contrastait avec les usages diplomatiques habituels, où un pays propose généralement la candidature de ses ressortissants.

    Fin mars, plus d’une vingtaine d’États membres de l’UA, dont le Sénégal, avaient même rejeté la proposition de Macky Sall pour succéder à Antonio Guterres. Cette volte-face intervient donc dans un contexte où son bilan politique reste controversé.

    Une candidature présentée comme un engagement africain

    Selon un communiqué officiel du ministère des Affaires étrangères, le président Bassirou Diomaye Faye a pris la décision « d’apporter un soutien total » à la candidature de Macky Sall. Le texte précise que cette initiative s’inscrit dans une démarche « au service de l’Afrique et d’un multilatéralisme renforcé ».

    Le gouvernement sénégalais est désormais chargé de mobiliser activement les autres États membres de l’ONU pour promouvoir cette candidature. Une tâche qui pourrait s’avérer complexe, compte tenu des accusations portées contre l’ancien dirigeant.

    Des critiques persistantes malgré le revirement

    Macky Sall, qui a dirigé le pays de 2012 à 2024, est accusé par les autorités actuelles d’avoir ordonné une répression sanglante contre l’opposition entre 2021 et 2024. Ces événements avaient causé la mort de plusieurs dizaines de personnes. Par ailleurs, son passage à la présidence est également marqué par des soupçons de dissimulation d’une partie de la dette publique sénégalaise, un dossier qui pèse lourdement sur l’économie nationale.

    Malgré ces controverses, sa visite de retour à Dakar ce vendredi a été marquée par un accueil populaire massif. Des milliers de sympathisants se sont rassemblés pour l’accueillir, tandis que ses détracteurs exigeaient des éclaircissements sur les violences commises sous ses mandats.

    Cette décision de soutien pourrait donc relancer le débat sur la responsabilité politique des anciens dirigeants en Afrique, tout en soulignant l’évolution des relations entre générations au pouvoir au Sénégal.

  • Hausse de la production agricole au Cameroun grâce au FIDA

    Hausse de la production agricole au Cameroun grâce au FIDA

    Partenariat Cameroun-FIDA : des avancées majeures pour l’agriculture locale

    L’amélioration de la productivité agricole au Cameroun a été au cœur d’un atelier organisé conjointement par les autorités nationales et le Fonds international de développement agricole (FIDA) à Yaoundé. Cette rencontre, qui s’est tenue le 16 juillet 2026, avait pour mission d’évaluer les résultats du Programme d’options stratégiques pour le pays (COSOP) couvrant la période 2019-2026, tout en posant les bases du prochain COSOP 2027-2032.

    Le COSOP, conçu pour soutenir les populations rurales défavorisées, cible particulièrement les femmes et les jeunes. Son objectif principal est de booster les conditions de vie des exploitants agricoles à travers des investissements ciblés et des initiatives innovantes.

    Des résultats encourageants pour le secteur agricole

    Les travaux menés lors de cet atelier ont permis de dresser un bilan positif de la mise en œuvre du COSOP 2019-2026. Les discussions ont porté sur l’évaluation des progrès réalisés et l’élaboration de recommandations pour aligner ces programmes sur les priorités nationales, en harmonie avec la Stratégie nationale de développement 2020-2030 et les orientations du Cadre de coopération des Nations unies pour le développement durable.

    Trois axes majeurs ont été mis en avant :

    • Productivité et production des petites exploitations agricoles et des entreprises rurales :
      • Un taux de réalisation de 98% a été atteint, avec 139 coopératives spécialisées dans les filières riz et oignon, regroupant 10 505 producteurs, dont 39% de femmes et 49% de jeunes.
      • En 2024, l’objectif était d’atteindre au moins 10 000 adhérents, avec une parité féminine et jeunesse dans la présidence des structures.
    • Promotion de l’entrepreneuriat agropastoral des jeunes (PEA-Jeunes) :
      • 99% des jeunes formés ont adopté les techniques enseignées, dépassant largement l’objectif initial de 50%.
      • Seulement 43% des 1 600 hectares prévus pour l’aménagement hydroagricole ont été réalisés, soit 649 hectares.
    • Appui au développement des filières agricoles (PADFA II) :
      • 60% des bénéficiaires déclarent une hausse de rendement de près de 50% pour le riz de bas-fond (3,7 tonnes à l’hectare), contre un objectif de 5 tonnes.
      • Pour le riz pluvial, le rendement atteint 2,5 tonnes à l’hectare, soit 63% de l’objectif fixé à 4 tonnes.
      • La production d’oignons s’élève à 18 tonnes à l’hectare, soit 86% de l’objectif de 21 tonnes.
      • En 2025, 52 996 tonnes de riz paddy ont été produites, contre une cible de 74 750 tonnes, soit un taux de réalisation de 70,38%.
      • La production d’oignons a atteint 45 000 tonnes, sur un objectif de 85 562 tonnes, soit 52,47%.

    Des initiatives alignées sur les enjeux climatiques et politiques

    Le volet dédié à l’adaptation fondée sur les écosystèmes et aux pratiques intelligentes face au climat affiche un taux de 100%. Un plan stratégique portant sur 17 réformes a été élaboré, incluant la production d’un avant-projet de loi pour l’orientation du secteur agropastoral. Trois stratégies ont également été mises en place pour soutenir les politiques de restauration du bambou.

    Pour rappel, le Cameroun et le FIDA avaient validé en 2019 un nouveau COSOP pour la période 2019-2024, prolongé jusqu’au 31 décembre 2026 à la demande du gouvernement camerounais, suite aux conclusions de la revue à mi-parcours de juillet 2021.

  • Sénégal : les contrôles policiers des étrangers suscitent l’inquiétude

    Sénégal : les contrôles policiers des étrangers suscitent l’inquiétude

    Sénégal : les contrôles policiers des étrangers suscitent l’inquiétude

    Une campagne de vérification massive à Dakar

    Dans les rues de Dakar, les patrouilles policières se multiplient pour contrôler les documents des étrangers. En seulement huit jours, près de 500 personnes ont été interpellées, dont 36 déférées au parquet pour séjour irrégulier. Ces opérations, officiellement présentées comme des vérifications administratives, attirent l’attention et suscitent des interrogations.

    Le témoignage d’un étudiant béninois

    Amadou Bangoura, étudiant béninois de 30 ans installé depuis cinq ans au Sénégal, a vécu une expérience qui illustre cette nouvelle réalité. Après une séance de sport, il a été interpellé par une patrouille policière lui demandant ses papiers. Sans ses documents sur lui, il a ressenti une angoisse immédiate : peur d’être renvoyé, emprisonné ou confronté au procureur. Les policiers ont finalement accepté de vérifier ses déclarations en le ramenant chez lui, où il a pu présenter son passeport et ses documents attestant de la régularité de son séjour.

    Son cas n’est pas isolé. Depuis plusieurs semaines, les contrôles s’intensifient dans la capitale et sa banlieue, officiellement dans le cadre de la sécurisation des personnes et des biens.

    Des chiffres qui parlent

    Entre le 30 juin et le 8 juillet, la Direction de la police des étrangers et des titres de voyage (DPETV) a mené une vaste campagne de vérification dans plusieurs quartiers dakarois et sa périphérie. Résultat : 490 étrangers de diverses nationalités ont été contrôlés, et 36 d’entre eux, en situation irrégulière, ont été déférés au parquet.

    La société civile s’alarme

    Plusieurs organisations de la société civile, dont Legs Africa, Frapp, Nawle, Afrikajom Center et Diwan Citoyen, ont publié un communiqué conjoint le 13 juillet pour exprimer leur vive préoccupation. Elles reconnaissent que tout État a le droit souverain de contrôler ses frontières et de réguler l’entrée et le séjour des étrangers. Cependant, elles alertent sur une dérive inquiétante : la banalisation d’une logique de suspicion permanente envers les étrangers.

    « Ce qui inquiète aujourd’hui n’est pas l’existence d’une politique migratoire, mais la transformation progressive de l’étranger en un simple risque administratif », soulignent-elles. Selon elles, cette évolution pourrait réduire le séjour régulier à une succession d’épreuves bureaucratiques, où l’étranger serait perçu non plus comme une personne titulaire de droits, mais comme une menace potentielle.

    Sécurité et hospitalité : un équilibre à préserver

    Elimane Kane, président de Legs Africa, rappelle que le Sénégal a toujours été connu pour son hospitalité et sa sécurité. Il met en garde contre une interprétation des opérations de contrôle comme une politique de rejet des étrangers. « La sécurité n’exclut pas l’altérité », insiste-t-il, appelant à une meilleure coordination entre les forces de sécurité pour éviter que ces contrôles ne soient perçus comme des persécutions.

    Il rappelle également que la mobilité professionnelle est une réalité mondiale. « Tout comme les Sénégalais partent travailler à l’étranger, les étrangers ont le droit de venir ici et de travailler », explique-t-il. Pour lui, la réponse ne réside pas dans l’accusation des migrants, mais dans la création d’opportunités pour les jeunes Sénégalais.