Auteur/autrice : nigeractu

  • Cérémonie de lancement à Rabat de la 5e phase du Partenariat de Voisinage Maroc-Conseil de l’Europe

    Cérémonie de lancement à Rabat de la 5e phase du Partenariat de Voisinage Maroc-Conseil de l’Europe

    Le mardi 28 mars 2026, le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger a accueilli à Rabat la cérémonie officielle de lancement de la cinquième phase du Partenariat de Voisinage Maroc–Conseil de l’Europe, couvrant la période 2026-2029.

    Cette réunion a rassemblé des délégués des ministères et institutions impliqués dans ce partenariat, les responsables du bureau du Conseil de l’Europe basé à Rabat, ainsi que les représentants des ambassades des États membres du Conseil de l’Europe accréditées au Maroc.

    Les discussions ont été structurées autour de deux panels. Le premier a porté sur les réalisations passées et les perspectives du nouveau partenariat de voisinage. Le second a exploré des méthodes concrètes pour assurer une mise en œuvre durable des projets prévus dans ce cadre.

    Depuis l’accession au trône de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, le Royaume du Maroc s’est lancé dans un vaste programme de réformes visant à renforcer la démocratie, promouvoir les droits humains et consolider l’État de droit. Guidé par une ambition de modernisation de l’appareil étatique, le Maroc a pris des engagements constitutionnels ambitieux.

    Cette dynamique a conduit à des progrès notables, notamment par la consolidation des institutions démocratiques issues de la Constitution de 2011, le renforcement des mécanismes nationaux de protection des droits de l’homme, la poursuite de la réforme du système judiciaire et l’affirmation de l’indépendance du pouvoir judiciaire.

    C’est dans le cadre de cette vision royale que s’inscrit le partenariat de voisinage avec le Conseil de l’Europe, reflétant la volonté constante du Maroc d’ancrer ses institutions dans la modernité et le respect des normes internationales.

    Cette coopération s’est également concrétisée par un approfondissement des liens avec les organes du Conseil de l’Europe dans des secteurs comme l’audiovisuel – le Maroc, via la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA), est membre du Conseil exécutif de l’Observatoire européen de l’Audiovisuel depuis 2013, seul pays non européen et non méditerranéen à y siéger –, le sport et la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes, principe inscrit à l’article 19 de la Constitution.

    Le Maroc et le Conseil de l’Europe entretiennent en effet des relations anciennes et diversifiées. Le Royaume s’impose comme l’un des partenaires les plus impliqués de la région, avec l’adhésion à 13 conventions et protocoles couvrant la justice, la cybercriminalité, la protection des données, entre autres.

    Le Maroc est également le premier pays du voisinage sud et le seul représentant africain à siéger en tant que « Partenaire pour la Démocratie » auprès de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE). Il reste aussi l’unique pays de la région à avoir obtenu le statut de « Partenaire pour la Démocratie Locale » auprès du Congrès des Pouvoirs Locaux et Régionaux (CPLR).

  • Rabat accueille le lancement du nouveau partenariat de voisinage Maroc-Conseil de l’Europe

    Rabat accueille le lancement du nouveau partenariat de voisinage Maroc-Conseil de l’Europe

    Le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger a organisé, mardi à Rabat, la cérémonie officielle de lancement de la cinquième phase du Partenariat de Voisinage Maroc–Conseil de l’Europe, couvrant la période 2026-2029.

    Cette réunion a rassemblé les représentants des départements et institutions parties prenantes, les responsables du Bureau du Conseil de l’Europe à Rabat, ainsi que les diplomates des ambassades des États membres du Conseil de l’Europe accrédités au Maroc.

    Les discussions ont été structurées autour de deux panels : le premier sur les acquis et les perspectives du nouveau partenariat, le second sur les approches concrètes pour assurer une mise en œuvre durable des projets prévus dans ce cadre.

    Depuis l’accession au trône de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, le Maroc a lancé un vaste programme de réformes visant à consolider la démocratie, promouvoir les droits humains et renforcer l’État de droit. Animé par une volonté profonde de modernisation, le royaume a pris des engagements constitutionnels forts.

    Cette dynamique a permis des avancées notables, notamment via la consolidation des institutions démocratiques issues de la Constitution de 2011, le renforcement des mécanismes nationaux de protection des droits de l’Homme, la poursuite de la réforme de la justice et l’affirmation de l’indépendance du pouvoir judiciaire.

    C’est dans cette vision éclairée du Souverain que s’inscrit ce partenariat de voisinage avec le Conseil de l’Europe, reflétant la volonté continue du Maroc d’ancrer ses institutions dans la modernité et de respecter les standards internationaux.

    Cette volonté s’est aussi traduite par un approfondissement de la coopération avec les organes du Conseil de l’Europe dans des domaines comme l’audiovisuel – le Maroc, via la HACA, siège au Conseil exécutif de l’Observatoire européen de l’Audiovisuel depuis 2013, seul pays non européen et de sa région à y participer –, le sport et la promotion de l’égalité entre femmes et hommes, principe inscrit à l’article 19 de la Constitution.

    Les relations entre le Maroc et le Conseil de l’Europe sont anciennes et multidimensionnelles. Le royaume est l’un des partenaires les plus engagés de la région, ayant adhéré à treize conventions et protocoles dans divers secteurs (justice, cybercriminalité, protection des données, etc.).

    Le Maroc est également le premier pays du voisinage Sud et le seul représentant du continent africain à siéger comme « Partenaire pour la Démocratie » auprès de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), et il est l’unique pays de la région à avoir obtenu le statut de « Partenaire pour la Démocratie Locale » auprès du Congrès des Pouvoirs Locaux et Régionaux (CPLR).

  • RDC : les Églises du réveil et les catholiques s’opposent sur la réforme constitutionnelle

    RDC : les Églises du réveil et les catholiques s’opposent sur la réforme constitutionnelle

    La proposition de révision de la Constitution en République démocratique du Congo, portée par le président Félix Tshisekedi, provoque des remous au sein des communautés religieuses. D’un côté, les Églises du réveil appuient le processus ; de l’autre, l’Église catholique exhorte à la prudence. Ce clivage apparaît alors que l’Assemblée nationale vient d’adopter le texte référendaire, une étape clé dans la procédure de révision.

    Pourquoi les Églises du réveil approuvent-elles la réforme ?

    Les Églises du réveil adhèrent à la vision des autorités selon laquelle la Constitution de 2006 ne correspond plus aux réalités actuelles du pays. Pour l’archevêque Evariste Ejiba Yamampia, président des Églises du réveil au Congo, cette réforme pourrait améliorer la gouvernance et le développement. « Il s’agit d’une question de souveraineté, de gouvernance et de bien-être des populations. Cela permettra de mieux gérer les richesses du pays et de supprimer des entités budgétivores », explique-t-il.

    L’opposant congolais Moïse Katumbi

    L’Église catholique met en garde contre une remise en cause des acquis démocratiques

    La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) n’a pas encore pris position officiellement. Mais le Conseil de l’apostolat des laïcs catholiques du Congo (CALCC) rappelle l’importance de la Constitution actuelle. « L’Église a toujours soutenu que cette Constitution est le socle de notre démocratie et elle appelle au dialogue. Le pouvoir est un service, et les laïcs doivent faire preuve de vigilance citoyenne », insiste Faustin Onombili, président du CALCC.

    L’opposition dénonce un « coup d’État constitutionnel »

    Au-delà du débat religieux, le projet de réforme alimente les tensions politiques. L’opposition accuse Félix Tshisekedi de vouloir modifier les règles institutionnelles à son avantage. La Coalition Article 64, qui qualifie la démarche de « coup d’État constitutionnel », devait déposer une plainte mardi mais l’a reportée pour se concentrer sur un sit-in prévu vendredi devant le Parlement.

    Alors que le référendum se profile, le débat reste polarisé entre partisans d’une adaptation des institutions et défenseurs du cadre démocratique issu de la Constitution de 2006.

  • Gabon et Union européenne : un dialogue de partenariat approfondi à Libreville

    Gabon et Union européenne : un dialogue de partenariat approfondi à Libreville

    Le Gabon et l’Union européenne intensifient leur coopération. Une session de dialogue de partenariat s’est tenue à Libreville, coprésidée par Hermann Immongault, vice-président du gouvernement gabonais, et Cécile Abadie, ambassadrice de l’Union européenne au Gabon. Les discussions ont porté sur les réformes politiques, les perspectives économiques, la protection de l’environnement et les enjeux régionaux et multilatéraux. Bruxelles a appelé à un partenariat renforcé fondé sur la concertation et les investissements.

    Cette rencontre a rassemblé plusieurs membres du gouvernement gabonais et les ambassadeurs des États membres de l’UE accrédités au Gabon. Les échanges ont notamment couvert la conjoncture économique du pays, le climat des affaires, la stratégie Global Gateway, la coopération forestière, la pêche durable, la sécurité maritime, ainsi que les questions régionales et internationales.

    Dans son allocution, l’ambassadrice de l’Union européenne a souligné la nécessité d’adapter les relations afro-européennes face à un monde marqué par des concurrences accrues. « Le contexte mondial actuel est caractérisé par des relations plus transactionnelles et des rivalités parfois agressives. Il convient d’ajuster nos instruments de coopération à cette nouvelle donne », a-t-elle indiqué. Cécile Abadie a également plaidé pour un partenariat axé sur « des intérêts partagés », tout en réaffirmant l’engagement de l’UE en faveur de la paix, de la sécurité, de la bonne gouvernance et du respect des droits humains.

    Évoquant la nouvelle phase politique ouverte au Gabon après la transition, la diplomate européenne a appelé à une coopération durable. « Ce dialogue constitue une occasion de renforcer la compréhension mutuelle, d’établir une feuille de route avec des objectifs communs et de dynamiser nos méthodes de travail », a-t-elle affirmé. Elle a également préconisé plus de concertation, d’échanges de données et d’analyses partagées pour élaborer une vision collective des priorités futures.

    Cette session s’inscrit dans la continuité du rapprochement entre le Gabon et l’Union européenne, notamment après la visite du président gabonais à Bruxelles en novembre 2024 et sa participation au sommet Union européenne-Union africaine en 2025.

    Les discussions ont aussi permis d’examiner plusieurs crises internationales, dont la guerre en Ukraine, la situation au Moyen-Orient et les défis sécuritaires en Afrique. À l’issue de la rencontre, les deux parties ont réaffirmé leur volonté de poursuivre les échanges sur les priorités définies ensemble et d’assurer un suivi opérationnel des projets de coopération.

  • Alioune Tine juge lourde l’erreur d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale

    Alioune Tine juge lourde l’erreur d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale

    Présidence de l’AN : Alioune Tine estime qu'Ousmane Sonko aurait dû laisser El Malick Ndiaye poursuivre son travail

    Le fondateur du think tank Afrikajom Center, Alioune Tine, a livré son analyse de la scène politique sénégalaise. Il écarte l’hypothèse d’une rupture entre Ousmane Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye, mais insiste sur un défaut de convergence.

    Selon lui, le leader de Pastef a fait un mauvais calcul en choisissant de briguer la présidence de l’Assemblée nationale. Alioune Tine estime qu’avec l’objectif affiché de devenir chef de l’État, Ousmane Sonko aurait dû se mettre en retrait après son départ de la primature, se concentrer sur l’organisation de son parti et laisser les Sénégalais le porter naturellement en 2029.

    L’ancien président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, est également salué par le membre de la société civile. Alioune Tine, lors d’une interview, souligne le travail remarquable qu’il accomplissait à la tête de l’institution. Il considère qu’El Malick Ndiaye incarnait parfaitement cette fonction et répondait aux aspirations citoyennes.

    La direction du Parlement n’apporte, d’après lui, aucun bénéfice à Ousmane Sonko, puisque les députés lui sont déjà favorables. Le contrôle et la gestion de l’Assemblée auraient pu s’exercer à distance, tout en laissant El Malick Ndiaye poursuivre sa mission.

  • Usurpation de pavillon au Cameroun : le Tagor au cœur d’une affaire de navire fantôme

    Usurpation de pavillon au Cameroun : le Tagor au cœur d’une affaire de navire fantôme

    Usurpation de pavillon au Cameroun : le Tagor au cœur d'une affaire de navire fantôme

    Le pétrolier Tagor, suspecté d’arborer frauduleusement le pavillon camerounais, a été intercepté le 31 mai à environ 740 kilomètres à l’ouest de la Bretagne. Parti de Mourmansk en Russie et se dirigeant vers Limbé (Cameroun), il a été soumis à une vérification de nationalité en mer conformément à l’article 110 de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (UNCLOS). Escorté par la Marine nationale française, le navire a été dérouté vers la France.

    Yaoundé condamne l’usage frauduleux de son pavillon

    Dans une déclaration lue à la radio publique, le ministre camerounais des Transports, Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe, a affirmé que le Tagor « n’apparaît dans aucun des registres officiels des navires autorisés à battre pavillon camerounais ». Il a condamné « avec rigueur l’utilisation frauduleuse et abusive des attributs de la nationalité camerounaise » et appelé « la communauté internationale à prendre des mesures drastiques contre de tels abus ». Yaoundé a également réaffirmé son engagement à poursuivre « le processus d’assainissement et de modernisation de son registre des pavillons ».

    Cette déclaration officielle vise à éloigner le Cameroun de toute association avec un navire appartenant à ce que les autorités maritimes appellent la « flotte fantôme » – des pétroliers utilisés pour acheminer du pétrole sanctionné sur les marchés internationaux par voie maritime. L’affaire met en lumière la vulnérabilité des registres nationaux face aux acteurs cherchant à contourner les mécanismes de contrôle.

    Quatrième interception par la France depuis septembre 2025

    Selon les autorités maritimes, l’interception du Tagor s’inscrit dans une série d’opérations françaises ciblant cette flotte opaque. Il s’agit de la quatrième intervention de ce type depuis septembre 2025. Après les inspections, l’affaire a été transmise au parquet de Brest, compétent en matière maritime.

    Le navire est ancré depuis le 2 juin dans la baie de Douarnenez, dans le département du Finistère, dans le cadre d’une enquête judiciaire en cours. La multiplication de ces interceptions en mer reflète un durcissement des contrôles européens sur les canaux d’exportation de pétrole contournant les régimes de sanctions internationales.

  • Lucas Chevalier : un départ du PSG se précise avec l’intérêt de Besiktas

    Lucas Chevalier : un départ du PSG se précise avec l’intérêt de Besiktas

    Moins d’un an après son arrivée au PSG pour 55 millions d’euros, Lucas Chevalier voit sa situation se compliquer. Relégué dans la hiérarchie par Matvey Safonov, le gardien formé au LOSC n’a pas été retenu par Didier Deschamps pour la Coupe du monde. À 24 ans, il pourrait quitter Paris cet été, tandis que plusieurs clubs, dont Besiktas et Tottenham, se sont renseignés.

    Besiktas s’intéresse à Lucas Chevalier

    D’après des informations, Tottenham s’était intéressé, mais c’est Besiktas qui a récemment pris la température. Le club turc cherche un gardien de premier plan et a donc sondé la situation de Lucas Chevalier. Cependant, en cas de départ, le joueur privilégierait un projet plus séduisant.

    « Pour retrouver la confiance, il doit voir ailleurs »

    La consultante Laure Boulleau a récemment estimé qu’un départ serait la meilleure option pour Lucas Chevalier cet été. « Je ne me réjouis pas de savoir qu’il a vécu une saison catastrophique. Il doit rebondir, et pour cela retrouver la confiance en allant ailleurs, dans un club où il pourra s’épanouir et montrer ses qualités », a-t-elle déclaré.

  • Audience du Premier ministre burkinabè avec la fédération des assureurs conseils avant l’assemblée générale à Ouagadougou

    Audience du Premier ministre burkinabè avec la fédération des assureurs conseils avant l’assemblée générale à Ouagadougou

    Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu ce mardi 9 juin 2026 une délégation de la Fédération interafricaine des assureurs conseils (FIAC), menée par son président par intérim, Vakaramoko Samaké. Cette visite visait à présenter au chef du gouvernement les enjeux de la 16ᵉ Assemblée générale annuelle de la fédération, qui se tiendra du 10 au 13 juin 2026 à Ouagadougou.

    Sous le thème « Le rôle du courtage d’assurance dans l’élargissement de l’accès et l’amélioration du taux de pénétration », cet événement majeur entend faire du courtier un acteur clé de l’inclusion financière.

    Cette rencontre régionale rassemblera près de 200 courtiers d’assurance issus des 14 pays membres de la zone CIMA, ainsi que de la Guinée Conakry et du Ghana. À l’issue de l’audience, le président intérimaire de la FIAC a salué l’engagement personnel du Premier ministre, qui a accepté de patronner l’événement.

    Vakaramoko Samaké

    « Nous lui avons montré l’importance de notre métier. Aujourd’hui, les assureurs conseils contribuent au développement économique de nos pays et à la création d’emplois. Cette assemblée générale marque le début du changement qualitatif que nous voulons opérer. Le thème sur l’inclusion financière est un nouveau départ pour l’accompagnement de nos populations par les assureurs conseils », a-t-il déclaré.

    Le chef du gouvernement a, pour sa part, salué le choix de la capitale burkinabè pour accueillir cette 16ᵉ édition. Il y voit « une marque de fraternité » envers notre pays.

    « Nous avons choisi une trajectoire qui nous vaut beaucoup de diabolisation et de stéréotypes négatifs. Nous restons sereins car le pays avance dans tous les domaines, comme en témoignent les indicateurs macroéconomiques », a souligné le Premier ministre.

    Il a ensuite rappelé la pertinence du thème, au cœur de l’agenda gouvernemental. « Votre rôle est important. Aujourd’hui, l’assurance est essentielle dans tous les secteurs. En milieu rural, on parle désormais d’assurance climatique. C’est la preuve que les risques s’élargissent et qu’il faut un minimum de couverture pour nos populations », a-t-il insisté.

    Réaffirmant la volonté du gouvernement de faire du courtage d’assurance un outil de résilience, le Premier ministre a conclu : « Soyez rassurés de notre disponibilité à travailler à vos côtés et à prendre en compte les recommandations issues de vos travaux. Je vous invite à l’union et à rester en phase avec les évolutions de notre temps ».

    Avec cette audience, le gouvernement confirme sa volonté de faire de ce secteur un acteur majeur de la refondation et de la résilience économique du Burkina Faso.

  • Drone Orion au Mali : un équipement de prestige adapté à la guerre asymétrique ?

    Drone Orion au Mali : un équipement de prestige adapté à la guerre asymétrique ?

    Dans le cadre d’un renforcement de ses capacités aériennes, Bamako a récemment réceptionné un drone de reconnaissance et d’attaque de fabrication russe, le modèle Orion. Si les autorités de la transition saluent une nouvelle étape vers la reconquête du territoire, cette acquisition unique et particulièrement coûteuse soulève de vives interrogations parmi les experts militaires. Entre inadaptation technique face à la guerre asymétrique et gouffre financier potentiel, l’impact réel de cet appareil sur le terrain reste à démontrer.

    Une acquisition dans le cadre du partenariat avec Moscou

    La flotte des Forces armées maliennes (FAMa) s’enrichit d’un nouveau membre. C’est désormais officiel : un drone Orion, fleuron de l’aéronautique russe, a été livré à Bamako. Cet appareil de type MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) est conçu pour des missions de surveillance prolongée et des frappes de précision. Il vient s’ajouter aux équipements déjà fournis par le partenaire russe ces dernières années. Pour les partisans de la stratégie militaire actuelle, cette livraison symbolise la montée en puissance de l’armée malienne et sa volonté de s’affranchir des anciennes tutelles occidentales. L’Orion est présenté comme un outil capable de surveiller les immenses étendues désertiques du pays. Cependant, derrière les communiqués officiels triomphants, la réalité du terrain et les spécificités de cette machine imposent une analyse beaucoup plus nuancée.

    Le paradoxe de l’Orion : un géant bruyant face à une guerre invisible

    Le premier défi de cette acquisition réside dans la nature même du conflit malien. Les FAMa ne font pas face à une armée conventionnelle, mais à des groupes terroristes mobiles, disséminés et hautement adaptables. C’est le propre de la guerre asymétrique. Or, le drone Orion souffre d’un défaut majeur pour ce type d’opérations : sa signature acoustique élevée. L’Orion fait du bruit, beaucoup de bruit. Cette nuisance sonore le rend facilement détectable à l’oreille bien avant qu’il ne soit sur sa zone d’impact. Pour des combattants terroristes habitués à se fondre dans la nature et à utiliser le relief, ce signal sonore est une alerte qui leur laisse le temps de se disperser ou de se camoufler. De plus, l’illusion d’une impunité totale dans les airs est dangereuse. Les groupes armés opérant dans le Nord et le Centre du Mali ont prouvé qu’ils retenaient et acquéraient des moyens antiaériens capables de menacer les appareils volant à basse et moyenne altitude. Un vecteur aussi lourd et repérable devient une cible de choix. Le risque de voir cet unique appareil abattu rapidement par des missiles sol-air portatifs (MANPADS) ou des tirs concentrés est particulièrement élevé.

    Vingt millions d’euros pour un seul appareil : investissement ou gaspillage ?

    Le coût financier de l’opération suscite une vive polémique au sein de la communauté des observateurs économiques et militaires. L’unité du drone Orion avoisine les 20 millions d’euros (soit plus de 13 milliards de francs CFA). Dans le contexte économique actuel du Mali, marqué par des restrictions budgétaires et des urgences sociales absolues, une telle somme interroge. Dépenser autant de ressources pour l’achat d’un seul drone s’apparente, pour de nombreux analystes, à un mauvais investissement, voire à un gaspillage de deniers publics. Pour le même montant, le Mali aurait pu acquérir une flotte entière de drones tactiques plus légers, plus discrets et plus faciles à déployer. En se focalisant sur un équipement « vitrine », Bamako semble avoir privilégié le prestige politique à l’efficacité tactique.

    L’impossible don d’ubiquité : un seul drone face à l’immensité du territoire

    Le Mali est un pays vaste, et aujourd’hui, de nombreuses régions échappent encore au contrôle effectif de l’État, subissant le joug des groupes terroristes. Des confins de Taoudénit aux forêts de la région de Kayes, la menace est diffuse. C’est ici que la limite mathématique de cet achat éclate au grand jour : un seul drone ne peut pas couvrir toutes les régions. L’Orion, malgré son autonomie, ne possède pas le don d’ubiquité. S’il survole la région de Gao, la région de Tombouctou ou celle de Mopti reste aveugle. Une seule machine ne permet pas d’assurer une permanence en l’air (une noria). Dès que l’appareil sera au sol pour maintenance ou ravitaillement, le ciel malien sera de nouveau vide, laissant le champ libre aux mouvements ennemis.

    Le piège des coûts cachés : maintenance et infrastructures complexes

    L’achat de l’appareil n’est que la face émergée de l’iceberg. Faire fonctionner un drone de la classe de l’Orion exige une logistique lourde et des dépenses continues et astronomiques qui s’ajoutent au prix d’achat. Le développement de l’infrastructure au sol représente le premier défi matériel, car il faut impérativement des stations de contrôle sophistiquées, des abris climatisés pour protéger les composants électroniques sensibles de la chaleur sahélienne et des pistes d’atterrissage adaptées. À cela s’ajoutent les coûts permanents des intrants, notamment le carburant spécifique, les pièces de rechange importées exclusivement de Russie et les munitions guidées indispensables pour rendre l’appareil opérationnel. Enfin, la maintenance et l’expertise technique pèsent lourdement sur le budget national, puisque les techniciens maliens doivent encore être formés, ce qui implique le maintien à coût d’or d’instructeurs et de sous-traitants russes sur le terrain. Sans un flux financier continu pour assurer ces besoins et faire fonctionner le système à chaque instant, ce drone de 20 millions d’euros risque de rester durablement cloué au sol dans un hangar, se transformant en une simple épave technologique coûteuse.

    La livraison du drone Orion témoigne des efforts visibles pour suréquiper les FAMa, mais elle expose également les limites d’une stratégie d’acquisition centralisée sur des outils de prestige. Face à une menace terroriste caractérisée par la mobilité et la surprise, l’introduction d’un unique appareil, lourd, bruyant et excessivement cher, ressemble à une réponse inadaptée. Pour sécuriser durablement le Mali, l’armée a moins besoin de symboles coûteux que d’une multitude de moyens agiles, discrets et économiquement soutenables sur le long terme.

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    Cameroun : le nouveau gouvernement toujours attendu

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  • Côte d’Ivoire : Ahoua Don Mello lance son parti souverainiste

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    Ahoua Don Mello à Paris, le 4 octobre 2021. © François Grivelet pour JA

    Publié aujourd’hui à 18h00 Lecture : 3 minutes.

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  • Nouvelles critiques de la cour des comptes sur la gestion de Félix Tshisekedi en RDC

    Nouvelles critiques de la cour des comptes sur la gestion de Félix Tshisekedi en RDC

    La Cour des comptes de la République démocratique du Congo a de nouveau épinglé la gouvernance du président Félix Tshisekedi, pointant des irrégularités dans la gestion de la Société des Mines de Kilo-Moto (Sokimo). Cette nouvelle alerte relance les débats sur la transparence et l’efficacité de l’administration congolaise.