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Alors que le Gabon aspire à une Ve République modernisée, le monde des médias traverse une crise sans précédent. La presse écrite décline, les sites d’information peinent à se financer, la publicité se fait rare, l’accès aux données publiques devient complexe, et de nombreux titres disparaissent peu à peu. Au-delà des difficultés économiques des entreprises médiatiques, c’est la vitalité de notre démocratie qui est en jeu.
Certains silences devraient alerter plus que les controverses. Le silence autour de la situation financière des médias gabonais en fait partie. Pendant que l’attention nationale se porte sur les grands chantiers, les infrastructures, les rendez-vous politiques et les ambitions économiques, un secteur clé de la vie démocratique se dégrade dans une indifférence quasi générale.
Pourtant, une démocratie privée de médias solides finit par dialoguer avec elle-même. Et quand un pouvoir n’entend plus que sa propre voix, le risque de perdre le contact avec la réalité devient considérable.
L’état de la presse écrite illustre bien cette détérioration lente. Autrefois, les kiosques étaient de véritables lieux d’échange citoyen. Les journaux étaient lus, commentés, attendus. Des titres comme La Loupe, L’Aube ou Échos du Nord ont connu des périodes bien plus dures. Leurs analyses critiques amenaient parfois des responsables à les qualifier de presse opposante, voire de symbole d’une opposition systématique. Pourtant, ces journaux continuaient de paraître et d’être achetés, alimentant le débat national.
Aujourd’hui, par un paradoxe frappant, ces mêmes numéros sont devenus quasi introuvables, recherchés par des lecteurs nostalgiques d’une époque où la presse écrite avait encore une réelle présence. Ce phénomène n’est pas seulement économique. Il est politique. Car chaque journal qui disparaît emporte une voix unique.
L’exemple de Gabon Matin mérite une réflexion nationale. Pendant des décennies, ce quotidien gouvernemental était une institution. Il est passé de quotidien à bihebdomadaire, puis à hebdomadaire pendant la transition. Aujourd’hui, il n’est plus en kiosque, diffusé uniquement en version numérique. Officiellement, il s’agit d’une adaptation technologique. Mais qui peut croire que ce choix est purement éditorial ? La réalité est plus simple : les difficultés économiques frappent tout le monde, même les médias soutenus par l’État.
Une autre question reste sans réponse. Depuis des années, le secteur entend parler de mécanismes d’aide à la restructuration. Des sommes importantes ont été évoquées, des annonces faites, des espoirs suscités. Mais sur le terrain, les éditeurs luttent toujours pour leur survie. Beaucoup s’interrogent sur les résultats concrets. La meilleure évaluation d’une politique publique, ce sont ses effets. Et ceux observés sont alarmants.
La situation des médias en ligne n’est guère plus rassurante. Le paysage gabonais voit fleurir de nombreuses plateformes, mais combien ont une véritable rédaction ? Combien ont un siège social identifiable ? Combien publient clairement le nom de leur directeur ou de leurs journalistes ? Très peu. Dans cet univers, quelques médias tentent de maintenir des standards professionnels élevés avec des moyens limités. Mais ils sont confrontés à une équation économique presque insoluble : la publicité privée se raréfie, les revenus numériques restent faibles, les coûts augmentent, et les campagnes institutionnelles profitent souvent à un petit nombre.
La question dépasse désormais le cadre financier. Elle touche au fonctionnement même de la démocratie. Comment parler de pluralisme quand les médias survivent à peine ? Comment garantir la diversité des opinions quand les entreprises de presse disparaissent ? Comment exiger une qualité éditoriale quand les rédactions vivent dans la précarité ? Une presse économiquement fragilisée devient vulnérable aux influences, aux pressions, aux compromissions. Une démocratie solide a besoin de médias indépendants, solides et crédibles, capables de travailler sans craindre chaque mois pour leur survie.
Le paradoxe est cruel. L’autorité de régulation des médias pourrait bientôt réguler un secteur vidé de sa substance. À quoi sert une régulation quand les acteurs disparaissent ? À quoi sert un cadre juridique quand les entreprises ne peuvent plus vivre ? À quoi sert le pluralisme inscrit dans les textes quand les voix indépendantes s’éteignent ? La question mérite d’être posée sérieusement. Car l’enjeu n’est pas seulement l’avenir des médias, mais la capacité du Gabon à maintenir un espace public vivant, contradictoire et démocratique.
Le temps est venu de regarder la réalité en face. La crise des médias n’est pas une affaire corporatiste. Elle n’est pas le seul problème des journalistes ou des éditeurs. Elle concerne toute la société. Un pays qui laisse mourir ses médias appauvrit son débat public. Un débat appauvri fragilise la démocratie elle-même. Le Gabon a aujourd’hui un choix : continuer à observer le déclin ou engager une réforme profonde de l’économie des médias, fondée sur la transparence, l’équité, le pluralisme et la viabilité. Car une démocratie ne meurt pas seulement quand on ferme les journaux ; elle commence à s’affaiblir quand on les laisse disparaître.

Une vaste campagne de recrutement forcé a été menée par les forces militaires rwandaises et le groupe armé M23 dans l’est de la République démocratique du Congo, aboutissant à la détention de milliers de combattants capturés et de civils. Ces faits, documentés par une enquête approfondie, révèlent des abus systématiques.
L’enquête, qui s’appuie sur des entretiens avec 102 anciens détenus évadés des camps de Rumangabo et de Tshanzu, ainsi que sur des images satellites et des vidéos géolocalisées, détaille les rafles de grande envergure et les arrestations dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu entre mi-2024 et décembre 2025. Les combattants du M23, appuyés par des soldats rwandais, ont commis des meurtres, des actes de torture, des châtiments corporels, et ont eu recours au travail forcé ainsi qu’à des enfants soldats. Ces actes constituent des crimes de guerre et pourraient relever de crimes contre l’humanité.
Les méthodes de recrutement forcé incluent des embuscades, des points de contrôle routiers, ainsi que des rafles dans les hôpitaux, les églises et les écoles. Les personnes appréhendées étaient transportées dans des camions vers les camps de Rumangabo et de Tshanzu, où elles subissaient des conditions inhumaines.
Dans ces camps, les détenus étaient battus, privés de nourriture, d’eau et de soins médicaux. Des exécutions sommaires et des passages à tabac avaient lieu en cas de tentative d’évasion ou d’infractions mineures. Un civil détenu pendant cinq mois a raconté que les gardes frappaient violemment ceux qui tentaient de boire de l’eau par terre.
Des enfants, parfois âgés de 12 ans seulement, étaient détenus dans le camp de Tshanzu, soumis à l’entraînement militaire et au travail forcé. Certains étaient même contraints de servir de gardes et de battre d’autres détenus.
Le nombre exact de morts dans les camps reste difficile à établir sans exhumer les fosses communes, mais les anciens détenus estiment que des centaines de personnes, peut-être plus, ont péri en 2025 en raison des mauvais traitements, des exécutions et des conditions extrêmes.
Les soldats rwandais ont été identifiés lors des rafles et comme instructeurs dans les camps, notamment par leurs uniformes, leur équipement et leur accent. Des sources militaires et onusiennes ont confirmé leur implication.
La présence militaire étendue du Rwanda et son influence sur le M23 indiquent un contrôle effectif de la région, ce qui pourrait constituer une occupation belligérante au regard du droit international humanitaire. Les autorités rwandaises pourraient être tenues pénalement responsables des actes commis.
Le gouvernement rwandais et les dirigeants du M23 ont systématiquement nié les allégations d’abus, sans mener d’enquêtes. D’autres groupes armés dans l’est de la RDC, dont certains soutenus par le Rwanda, se livrent également au recrutement forcé et à l’utilisation d’enfants soldats.
En mai 2026, des dizaines de civils recrutés de force par le M23 puis rendus aux forces congolaises ont été détenus à la prison de Makala à Kinshasa. Parmi eux, 14 enfants ont été interrogés par les services de renseignement militaires avant d’être transférés.
Les partenaires internationaux du Rwanda, comme les Nations Unies, l’Union africaine, l’Union européenne et les États-Unis, sont appelés à aborder publiquement ces abus et à revoir leur coopération militaire avec le Rwanda pour éviter de nouvelles violations. Des sanctions ciblées contre les responsables sont recommandées.
Les autorités judiciaires congolaises doivent préserver les preuves des crimes commis à Rumangabo et Tshanzu et engager des poursuites. La Cour pénale internationale devrait enquêter sur ces crimes de guerre et crimes contre l’humanité présumés.
L’enquête conclut que le recrutement forcé de civils, y compris d’enfants, s’inscrit dans un cycle d’abus qui dure depuis des décennies dans l’est de la RDC. Une action urgente est nécessaire pour mettre fin à ces atrocités et garantir que les responsables répondent de leurs actes.

« Yaoundé n’est plus la ville que j’ai connue il y a vingt ans. L’évolution est marquée par des infrastructures modernes à partir du centre-ville. Mais aujourd’hui, la ville qui m’a vu naître s’étend bien au-delà des sept collines qui lui sont attribuées. J’apprécie vraiment ce développement. » Ces mots sont ceux de Mbarga Obama, un natif de la capitale politique camerounaise, âgé d’environ 90 ans. Il raconte avec fierté les grandes étapes de la transformation de son village d’antan en une grande métropole.
« Autrefois, le centre urbain se limitait au plateau Atemengué, avec une légère progression vers des quartiers comme Mokolo et Nlong-Kak. Le reste était semi-rural », ajoute-t-il.
Mais depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. L’ancien village attire chaque année des milliers de nouveaux habitants, gonflant ainsi la population au fil des décennies. Certaines localités environnantes ont même été intégrées à la ville.
Cette extension interroge de nombreux urbanistes, à l’image de Blaise Feugang, délégué départemental du ministère de l’Habitat et du Développement urbain dans le Nyong et So’o. « Dans une ville comme Yaoundé, il faut privilégier la construction en hauteur plutôt qu’à l’horizontale, comme c’est le cas actuellement. Construire en étages est plus économique, notamment pour les équipements à installer sur un site. En outre, des immeubles esthétiques embellissent la ville », explique-t-il.
Selon la majorité des experts consultés, pour rendre la capitale politique plus attrayante et répondre pleinement aux normes internationales, le Cameroun aurait intérêt à délocaliser sa capitale. À défaut, il faudrait aider les familles à améliorer leurs habitats.


La Chine, premier fournisseur du Tchad
En 2025, la Chine a livré pour 306,5 milliards de francs CFA de marchandises au Tchad, soit près de 30,7 % du total des importations. Aucun autre partenaire n’approche ce volume : le Cameroun, deuxième, totalise 108,4 milliards, soit trois fois moins. La Libye suit avec 85,8 milliards (8,6 %). Les produits chinois exportés vers le Tchad sont essentiellement manufacturés : équipements industriels, biens de consommation courante. Cette relation asymétrique, où le Tchad importe des produits finis contre ses matières premières, s’inscrit dans le modèle que Pékin a développé à travers l’Afrique depuis deux décennies.
Les Émirats arabes unis, premiers clients
Côté exportations, les Émirats arabes unis se hissent en tête des acheteurs du Tchad avec 333,3 milliards de francs CFA, soit 26,2 % des ventes à l’étranger. Ils devancent la Malaisie (297,8 milliards, 23,4 %) et l’Allemagne (279,9 milliards, 22 %). Le rôle des Émirats n’est pas celui d’un consommateur final mais d’une plateforme de redistribution : le pétrole brut tchadien transite par Dubaï et Abou Dhabi, où il est parfois transformé avant d’être réexpédié vers d’autres marchés. Cette intermédiation profite aux Émirats, mais elle prive N’Djamena d’une visibilité totale sur la destination finale de ses ressources.
Chiffres clés
30,7 % des importations viennent de Chine – un record régional.
26,2 % des exportations sont captées par les Émirats arabes unis.
79,8 % des importations proviennent des dix premiers partenaires.
La France et les États-Unis en retrait
Malgré des liens historiques, la France ne représente plus que 5,1 % des importations tchadiennes (50,9 milliards de francs CFA), au sixième rang. Les États-Unis sont cinquièmes avec 53 milliards (5,3 %). Ces chiffres traduisent un glissement progressif des partenariats commerciaux du Tchad vers l’Asie, le Moyen-Orient et les pays émergents, au détriment des puissances occidentales traditionnelles. L’Inde (4,3 %), le Togo (3,6 %), le Brésil (2,9 %) et la Turquie (2,3 %) complètent la liste des fournisseurs, montrant une diversification des sources d’approvisionnement, même si la Chine reste massivement dominante.
Une dépendance commerciale qu’il faudra atténuer
La leçon stratégique est nette : le Tchad concentre ses exportations sur un nombre très restreint de destinations (les dix premiers acheteurs représentent 98,9 % des exportations) et ses importations sont dominées par Pékin. Cette double exposition rend le pays vulnérable aux chocs externes. Pour réduire ce risque, une politique de diversification commerciale, tant à l’export qu’à l’import, serait indispensable.

À quelques heures du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, plongeon au Sénégal où la compétition se vit aussi intensément dans les Paris sportifs. Depuis cinq ans, le secteur est devenu numérique. Finies les files devant les boutiques : quelques clics sur un téléphone suffisent pour miser. Conséquence : les parieurs sont de plus en plus nombreux. Pour eux, le Mondial a déjà sonné.
Dans ce groupe de jeunes footballeurs, tous issus du même club de quartier, le résultat du match Sénégal-France du 16 juin fait débat. Assane a déjà un plan : « Je vais miser sur deux applications différentes : sur l’une je mise sur la France, sur l’autre sur le Sénégal. Comme ça, j’augmente mes chances. Un de mes potes m’a appelé : « Assane, j’ai besoin d’argent, viens, on parie. » Je lui ai répondu : « Vas-y, on tente notre chance. » »
Mohamed, lui, ne cache pas sa passion pour les Paris. « Cela m’excite », rigole-t-il. Pour lui aussi, la fièvre a commencé avec le Mondial 2026. Ce jeune Dakarois a déjà engagé des mises sur le premier match des Lions de la Teranga face aux Bleus. « J’ai mis plusieurs combinaisons. Premier ticket : le Sénégal gagne. Deuxième ticket : les deux équipes marquent. Ensuite, Mbappé marque pour la France, Sadio Mané pour le Sénégal, détaille-t-il. J’espère que ça se passera comme ça, car si c’est le cas, je gagne ! »
Le mois passé, Mohamed a misé 80 000 francs CFA (122 euros) au total. Sur cette somme, il accuse une perte nette de 30 000 francs CFA (45 euros). Des petites mises à chaque fois, mais sur tous les championnats de la planète. « Toutes les compétitions : championnats, Ligue des champions, Coupe de France, aux États-Unis et même en Chine (rires). On n’a pas de limites. Mais on perd plus qu’on ne gagne, il faut le dire », concède-t-il.
Comme beaucoup de Sénégalais, Mohamed a été happé par les Paris sportifs juste après le Covid-19. À cette époque, les applications de Paris ont fleuri sur les écrans. Les habitudes ont changé. Malick Diouf, fondateur du Dakar Sport Summit, un salon dédié à l’économie du sport, analyse : « On est un pays à majorité musulmane où les Paris sont mal vus. La digitalisation a levé le tabou et permis à toutes les couches sociales de jouer sans être jugées. »
Le secteur est porté par trois poids lourds : l’opérateur russe 1xBet, l’entreprise française Betclic et le groupe sénégalais Sunubet. Depuis novembre 2025, leurs revenus sont taxés à 20 %, de même que les gains des parieurs. « L’État gagne, mais l’argent collecté sur les Paris sportifs doit servir à financer le sport professionnel et surtout amateur », estime Malick Diouf.
Période très attendue par les parieurs, le Mondial de football est aussi le moment de tous les excès. Des associations alertent sur des cas croissants de dépendance.

Le PSG, fort de son deuxième titre consécutif en Ligue des champions, s’apprête à connaître un marché des transferts mouvementé. Plusieurs éléments pourraient faire leurs adieux, dont Kang-In Lee. L’international sud-coréen de 25 ans suscite l’intérêt de l’Atlético de Madrid, qui voit en lui un atout marketing de taille pour conquérir le public asiatique.

Le club parisien s’attend à un été chargé en termes de transferts. Après avoir décroché une nouvelle Ligue des champions, la direction peut se focaliser sur les arrivées. Cependant, des départs sont également à prévoir. Kang-In Lee, après trois ans sous le maillot parisien, songerait à relever un nouveau défi. À 25 ans, l’attaquant sud-coréen estime que l’heure est venue de changer de club.
L’Atlético de Madrid suit de près le joueur du PSG. Diego Simeone apprécie sa polyvalence, capable d’évoluer en soutien de l’attaque ou sur les ailes. Mais au-delà de l’aspect sportif, c’est le potentiel commercial qui séduit les Colchoneros. Kang-In Lee est une véritable star en Corée du Sud. Son arrivée à Madrid ouvrirait les portes du marché asiatique au club espagnol, une manne financière non négligeable.
Reste à savoir si l’Atlético de Madrid formulera une proposition à la hauteur des attentes parisiennes. Le club de la capitale espère récupérer environ 25 millions d’euros pour libérer son joueur. Kang-In Lee, de son côté, serait ouvert à un départ vers la Liga. L’avenir nous dira si ce transfert se concrétisera.

L’été s’annonce mouvementé pour le PSG, qui souhaite rajeunir l’effectif de Luis Enrique après son deuxième sacre consécutif en Ligue des champions. Le nom du jeune portugais Mateus Fernandes est régulièrement cité, mais le club de la capitale pourrait se faire doubler par un poids lourd de Premier League.

Le mercato estival devrait être agité du côté du PSG. Après avoir remporté une nouvelle Ligue des champions, le club parisien entend renouveler son équipe. Plusieurs cibles ont été identifiées, notamment Mateus Fernandes, milieu offensif de 21 ans, qui devrait quitter West Ham, relégué en Championship. Cependant, Manchester United semble bien parti pour passer devant sur ce dossier.
Des sources proches du dossier confirment que Manchester United a entamé des discussions avec les représentants de Mateus Fernandes. Les deux parties échangent sur le coût potentiel du transfert (indemnité et salaire). West Ham, de son côté, réclamerait environ 98 millions d’euros pour libérer son joueur cet été. Il est certain que le crack portugais ne restera pas en Championship, mais le prix est clairement fixé par le club londonien.
Reste à savoir quelle sera la décision de Mateus Fernandes pour son avenir. Bien que le projet du PSG soit séduisant, Manchester United courtise l’international portugais depuis l’été dernier. Selon des informations britanniques, le joueur de West Ham ne serait pas opposé à rejoindre les Red Devils. De leur côté, les pensionnaires de Ligue 1 auraient activé d’autres pistes sur le marché des transferts, comme Yan Diomandé (RB Leipzig), Eli Junior Kroupi (Bournemouth) ou encore Maghnes Akliouche (AS Monaco). Le mercato parisien promet d’être captivant.

Aboubakary Abdoulaye, également Lamido de Rey Bouba, a solennellement exhorté les autorités à adopter des mesures plus fermes pour contrer les violences sexuelles perpétrées contre les mineurs et les meurtres de femmes au Cameroun.
Prenant la parole devant le Premier ministre Joseph Dion Ngute, le président de l’Assemblée nationale et plusieurs membres du gouvernement, il a dénoncé des actes qui, selon lui, portent une atteinte grave à la dignité, à l’intégrité et à la vie des victimes.
« Les violences sexuelles subies par les femmes et les enfants, de même que les féminicides, doivent être combattues avec une détermination sans faille », a-t-il affirmé, enjoignant les autorités à faire cesser ces exactions.
Cette intervention survient dans un climat de forte émotion nationale, consécutif au viol présumé d’une fillette de trois ans à Yaoundé. Ce drame, qui a provoqué des manifestations publiques et un vaste mouvement d’indignation, a remis au premier plan le débat sur la protection de l’enfance et l’urgence de renforcer les dispositifs de prévention et de répression des violences basées sur le genre.

Le directeur général de Gabon Poste, Alfred Ikaka Bobe, a annoncé mardi que les épargnants aux avoirs bloqués peuvent désormais utiliser une application pour consulter les listes du liquidateur et vérifier leur nom.
Pour effectuer cette vérification, il suffit de se connecter à la plateforme en ligne depuis un ordinateur ou un smartphone.
Lancée lundi, la plateforme a rapidement été saturée après avoir enregistré près de 10 000 visites en quelques heures.
« L’application a été mise à jour et sera opérationnelle dès ce mercredi », a précisé Alfred Ikaka Bobe.
Les épargnants doivent confirmer qu’ils sont toujours vivants et peuvent indiquer la localité où ils souhaitent recevoir leur paiement. L’outil est également accessible aux épargnants résidant hors du territoire.
Seuls les épargnants régulièrement recensés par le liquidateur et ayant perdu leur carnet doivent se rendre dans un bureau de poste pour en obtenir un nouveau.
Rappelons qu’en 2017, PostBank SA, filiale de la Poste, avait fait faillite, compromettant les économies de nombreux clients. Après des promesses non tenues sous l’ancien régime, le gouvernement de transition a affiché en février 2025 sa détermination à apurer cette créance.
Environ 60 000 épargnants seraient concernés. Une enveloppe de 31,212 milliards de francs CFA a été promise pour éponger la dette sur trois ans, avec un décaissement par tiers chaque année.

L’économie circulaire dans le secteur textile pourrait générer au Maroc jusqu’à 1,9 milliard de dollars d’investissements privés et plus de 30 000 emplois, selon une étude récente. Cette analyse place le royaume au centre d’une transformation industrielle axée sur le recyclage des déchets textiles, la réduction de l’empreinte environnementale et la demande européenne pour des vêtements mieux tracés.
Un programme pilote, mené avec l’appui d’une institution internationale, a largement dépassé ses objectifs initiaux. Les résultats indiquent « 2 400 tonnes de chutes textiles destinées au recyclage et 427 tonnes déjà transformées en nouveaux matériaux », donnant une substance industrielle à une filière longtemps fragmentée entre ateliers, collecteurs informels et débouchés à faible valeur ajoutée.
L’étude estime que l’utilisation de fibres recyclées pourrait réduire les émissions de carbone de 18 % et diminuer la consommation d’eau de plus de 60 % par rapport aux procédés traditionnels. C’est une perspective majeure pour une industrie confrontée à la pression des donneurs d’ordres européens, aux contraintes hydriques locales et aux attentes croissantes des consommateurs sur la composition réelle des vêtements.
Traçabilité européenne et cadre douanier
Le rapport relie également ce potentiel à une mutation sociale importante. Plus de 80 % des collecteurs marocains de déchets textiles travaillent encore sans reconnaissance officielle. Or, « jusqu’à trois quarts de ces travailleurs pourraient intégrer le secteur formel au cours des cinq prochaines années si des politiques publiques adaptées étaient mises en œuvre », avec des gains attendus en termes de revenus déclarés, de protection sociale et de structuration professionnelle.
L’étude juge que le Maroc dispose d’une position favorable pour devenir un pôle régional du textile durable, grâce à sa proximité avec l’Europe, son expérience manufacturière et la demande internationale de produits à moindre impact environnemental. Cependant, elle réclame des ajustements précis, notamment la reconnaissance des déchets textiles comme matière réutilisable, l’adaptation des règles douanières et la mise en place de systèmes de traçabilité conformes aux normes de l’Union européenne.
Cette exigence prend une dimension stratégique pour les exportateurs marocains, puisque l’UE absorbe 93 % des ventes textiles du royaume et appliquera, à partir de 2027, le passeport numérique de produit. Ce dispositif imposera aux fournisseurs une étiquette dotée d’un code QR ou d’une puce NFC contenant « des données vérifiables sur l’empreinte environnementale, la traçabilité et la composition réelle de chaque vêtement », ce qui pourrait transformer la conformité documentaire en condition d’accès aux marchés les plus rémunérateurs.

Le chef de l’État béninois Romuald Wadagni a posé le pied à Bamako ce mardi 9 juin, dans le cadre d’une tournée ouest-africaine destinée à renouer les liens avec les régimes militaires du Sahel. Après s’être rendu au Niger et au Burkina Faso, cette escale malienne marque une étape supplémentaire dans sa stratégie de rapprochement avec l’Alliance des États du Sahel (AES).
À l’issue de leur entretien, les deux présidents ont publié une déclaration conjointe faisant état de leur souhait commun de « donner un souffle nouveau » aux relations bilatérales entre le Mali et le Bénin. Les discussions ont principalement porté sur le renforcement de la coopération économique, commerciale et culturelle. Romuald Wadagni a également lancé une invitation à son homologue malien Assimi Goïta pour une visite officielle au Bénin, signe tangible du réchauffement entre les deux capitales.
Les relations entre le Bénin et les pays de l’AES avaient connu des tensions ces dernières années, notamment avec le Niger voisin après le putsch de 2023. Depuis son investiture le 24 mai, Romuald Wadagni multiplie les gestes diplomatiques pour rétablir le dialogue avec Bamako, Ouagadougou et Niamey.
Cette tournée intervient dans un contexte régional marqué par de profondes fissures entre la CEDEAO et les États membres de l’AES. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont claqué la porte de l’organisation régionale pour former leur propre confédération, estimant que la CEDEAO ne répondait plus à leurs exigences de souveraineté et de sécurité. Le déplacement de Romuald Wadagni constitue l’un des premiers actes diplomatiques forts de son mandat et pourrait contribuer à apaiser les tensions dans l’espace ouest-africain.