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Alors que la polémique sur la validité du titre de champion d’Afrique du Sénégal à la CAN 2025 s’amplifie, les voix s’élèvent pour défendre la légitimité sportive des Lions malgré les décisions administratives.
La Confédération africaine de football avait initialement retiré au Sénégal sa victoire en finale face au Maroc, attribuant le trophée aux Marocains suite à une sanction disciplinaire. Face à cette décision, la Fédération sénégalaise de football a porté l’affaire devant le Tribunal arbitral du sport, dont la sentence finale reste attendue. En attendant, le titre est officiellement attribué aux Marocains, mais cette situation ne fait pas l’unanimité.
Parmi les partisans du Sénégal figure le journaliste français Alexandre Ruiz, qui a récemment réaffirmé sa position sans ambiguïté. Pour lui, la victoire sportive doit primer sur les considérations disciplinaires : « Un coup de sifflet final, un vainqueur, et au coup de sifflet final, le vainqueur a raison. Le Sénégal est champion d’Afrique. »
Si la CAF s’appuie sur ses règlements pour justifier sa décision, une partie de l’opinion sénégalaise et certains observateurs estiment que le résultat obtenu sur le terrain reste la référence ultime. Cette divergence soulève une question fondamentale : dans le football moderne, quelle doit être la place des sanctions disciplinaires par rapport à l’issue sportive ?
La Fédération sénégalaise continue de contester fermement la décision de la CAF et mise sur l’arbitrage du TAS pour rétablir la vérité. Jusqu’à ce que cette instance ne rende son verdict, le titre restera juridiquement attribué au Maroc, mais le débat ne s’éteint pas pour autant.
Cette affaire met en lumière les tensions entre deux visions du football : d’un côté, ceux qui défendent la primauté du résultat sportif, de l’autre, ceux qui insistent sur l’importance des règles disciplinaires. Pour les premiers, le score final d’un match doit être considéré comme intangible, tandis que pour les seconds, les sanctions font partie intégrante du jeu et peuvent modifier son issue.
En attendant la décision du Tribunal arbitral du sport, le débat reste vif au Sénégal et dans le monde du football africain. Une chose est sûre : l’affaire a relancé les discussions sur la manière dont les compétitions doivent être jugées, entre respect des règlements et reconnaissance des performances sur le terrain.

L’inauguration de la centrale électrique de Gorou Banda, à Niamey, a marqué un tournant stratégique pour Sonelgaz dans son ambition africaine. Cette réalisation de 40 mégawatts, fruit de l’expertise de Sonelgaz-International, constitue le premier projet énergétique international de l’entreprise algérienne. Fort de ce succès, un nouveau chantier d’envergure est en préparation à N’Djamena, au Tchad.
Lors de l’inauguration de la centrale nigérienne, le ministre tchadien de l’Énergie et des Énergies renouvelables a confirmé le lancement imminent d’une centrale électrique de 40 mégawatts à N’Djamena. Ce projet, confié à Sonelgaz-International, s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités énergétiques du Tchad, en droite ligne des accords bilatéraux signés entre les deux pays en mai dernier.
Ce nouveau défi s’ajoute à une série de projets que l’entreprise algérienne développe activement à travers le continent africain. Selon les autorités, des discussions avancées sont en cours avec plusieurs pays, dont la Côte d’Ivoire et le Mozambique, pour des collaborations similaires. Sonelgaz-International pourrait ainsi devenir un acteur clé dans l’exportation du savoir-faire algérien en matière d’infrastructures énergétiques.
Le PDG de Sonelgaz-International, Yazid Djellouli, a salué l’exploit logistique réalisé pour la centrale de Gorou Banda. Dès mars, des équipes techniques et des équipements ont été acheminés vers le Niger via un pont aérien organisé par Air Algérie Cargo, avec plus de vingt rotations et une mobilisation de cinquante experts. Cette opération a permis de respecter un calendrier exceptionnellement serré.
M. Djellouli a souligné que ce projet représente une avancée majeure pour Sonelgaz-International, marquant son entrée sur le marché africain. « Nous avons relevé ce défi avec succès, et d’autres réalisations suivront, non seulement au Niger, mais aussi dans d’autres pays », a-t-il déclaré.
La centrale de Gorou Banda devrait augmenter de près de 20 % la production nationale d’électricité du Niger, tout en améliorant l’alimentation de la capitale, Niamey. Parallèlement, des études sont en cours pour moderniser le réseau électrique nigérien, notamment sur l’axe Niamey-Agadez, ouvrant la voie à de futurs contrats.
Sonelgaz-International mise également sur la formation des cadres locaux. Des techniciens nigériens ont été formés à l’exploitation et à la maintenance des installations, tandis qu’un projet de comptoir de pièces détachées est à l’étude pour garantir la pérennité des équipements.
La directrice générale de la NIGELEC, Fati Abarchi, a exprimé sa satisfaction quant à la collaboration avec Sonelgaz-International, qualifiant ce partenariat d’« expérience exceptionnelle ». Elle a ajouté que cette centrale « entrera dans l’histoire » du secteur énergétique nigérien, tout en soulignant l’importance de poursuivre cette dynamique.
De son côté, le ministère tchadien de l’Énergie a confirmé que ce projet s’aligne sur les priorités nationales en matière d’autonomie énergétique. L’inauguration de la centrale de N’Djamena, prévue dans les prochains mois, devrait renforcer les échanges économiques et techniques entre l’Algérie et le Tchad.
Au-delà du Tchad, Sonelgaz-International explore de nouvelles opportunités en Afrique, avec une expertise reconnue dans la réalisation de grands projets énergétiques. Les accords signés avec plusieurs pays africains témoignent de l’intérêt croissant pour les solutions algériennes en matière de production et de distribution d’électricité.
Avec une stratégie axée sur l’innovation, la logistique et la formation, l’entreprise algérienne se positionne comme un partenaire incontournable pour les pays souhaitant moderniser leur secteur énergétique.

L’inauguration récente de la centrale électrique de Gorou Banda à Niamey, au Niger, a marqué une étape décisive pour Sonelgaz-International. Ce projet de 40 mégawatts, premier du genre mené par la filiale algérienne à l’étranger, s’inscrit dans une stratégie de développement ambitieuse sur le continent africain. Désormais, l’entreprise algérienne prépare activement le lancement d’un projet similaire à N’Djamena, au Tchad.
Lors de la cérémonie d’inauguration de la centrale nigérienne, le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, a annoncé la pose prochaine de la première pierre d’une centrale électrique de 40 mégawatts à N’Djamena. Ce projet, confié à Sonelgaz-International, s’ajoute à une série d’initiatives visant à renforcer les infrastructures énergétiques en Afrique.
Le ministre a également souligné l’intérêt croissant porté à l’expertise de Sonelgaz-International par plusieurs pays africains. Parmi eux, la Côte d’Ivoire et le Mozambique se distinguent par leur volonté de collaborer avec la filiale algérienne. Cette dynamique pourrait favoriser l’association d’entreprises publiques et privées algériennes à des projets énergétiques sur le continent.
Le projet tchadien s’inscrit dans le prolongement d’un accord bilatéral signé entre l’Algérie et le Tchad en mai 2026. Cet accord portait sur la construction d’une centrale électrique à N’Djamena, marquant ainsi une nouvelle étape dans la coopération énergétique entre les deux pays.
À Niamey, la centrale de Gorou Banda a été inaugurée en présence du Premier ministre nigérien Ali Mahamane Lamine Zeine et du Premier ministre algérien, Sifi Ghrieb, représentant le président Abdelmadjid Tebboune. Cette réalisation symbolise la volonté des deux nations de renforcer leur autonomie énergétique.
Le PDG de Sonelgaz-International, Yazid Djellouli, a qualifié la réalisation de la centrale de N’Djamena de « véritable exploit industriel et logistique ». Les travaux, lancés dès mars 2026, ont nécessité une organisation rigoureuse, incluant plus d’une vingtaine de rotations aériennes assurées par Air Algérie Cargo. Plus de cinquante cadres, ingénieurs et techniciens ont été mobilisés pour mener à bien ce projet dans des délais record.
« Sur instruction du ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, nous avons immédiatement lancé l’opération de transfert des équipements nécessaires. L’acheminement des matériaux a exigé une logistique complexe, comparable à un pont aérien », a expliqué M. Djellouli. Il a également confirmé que cette centrale permettra d’augmenter de près de 20 % la production nationale d’électricité du Tchad, tout en renforçant l’alimentation énergétique de N’Djamena.
Sonelgaz-International ne se limite pas à la construction de centrales électriques. L’entreprise travaille également sur des études de réhabilitation et de renforcement du réseau nigérien, notamment sur l’axe Niamey-Agadez. Ces projets pourraient déboucher sur de futurs contrats et consolider l’influence algérienne dans le secteur énergétique africain.
« Nous avons déjà réalisé des programmes de 8 000 MW et de 4 000 MW avec des firmes internationales. Cette expertise a permis à Sonelgaz-International d’exporter aujourd’hui le savoir-faire algérien », a précisé le PDG. Par ailleurs, des cadres nigériens ont bénéficié de formations spécifiques pour l’exploitation et la maintenance des installations, tandis qu’un projet de comptoir de pièces de rechange est en cours d’étude.
Fati Abarchi, directrice générale de la NIGELEC, a salué la coopération entre le Niger et l’Algérie autour de ce projet. Elle a qualifié cette collaboration d’« expérience exceptionnelle » et estimé qu’elle était appelée à se poursuivre. « Cette centrale entrera dans l’histoire du secteur énergétique nigérien », a-t-elle affirmé.
De son côté, Khalil Hedna, directeur de la communication du ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables, a souligné que cette réalisation marquait une étape importante dans le développement des activités internationales de Sonelgaz-International. Il a également mis en avant les retombées positives pour les pays partenaires, notamment en termes de transfert de compétences et de renforcement des infrastructures.

Le Maroc et la Colombie ont réaffirmé leur volonté commune de renforcer leur partenariat stratégique au sein des instances onusiennes dédiées à la préservation de la paix. Cette collaboration s’inscrit dans une dynamique visant à placer la consolidation de la sécurité mondiale au cœur des priorités des Nations unies.
Dans la capitale américaine, le représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU, Omar Hilale, qui occupe également la présidence de la Commission de consolidation de la paix, a accueilli en visite officielle l’ambassadrice colombienne Leonor Zalabata Torres. Cette dernière assure actuellement la présidence du Conseil de sécurité pour le mois de juin 2026.
Lors de cet entretien, les deux diplomates ont échangé sur les moyens de renforcer la synergie entre leurs institutions respectives. L’objectif ? Optimiser les mécanismes de prévention des conflits et favoriser une approche coordonnée pour résoudre les crises à l’échelle internationale.

Les relations entre le Burkina Faso et la Serbie prennent une nouvelle dimension avec une rencontre diplomatique majeure à Ouagadougou. Une délégation serbe conduite par Slavenko Ristic, président-directeur général de l’entreprise Tehnicki Remont Bratunac spécialisée en technologies de défense, a été reçue par les plus hautes autorités burkinabè. Parmi eux, Karamoko Jean Marie Traoré, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, et Bêbgnasgnan Stella Eldine Kabré/Kaboré, ministre délégué, ont échangé sur les perspectives de collaboration bilatérale.
Cette visite officielle, centrée sur les secteurs stratégiques comme la défense, la sécurité et la formation professionnelle, s’inscrit dans une dynamique d’approfondissement des partenariats internationaux du Burkina Faso. La délégation serbe, venue explorer des opportunités de coopération, a été accueillie dans un climat d’ouverture et d’ambition partagée.

Slavenko Ristic a exprimé avec emphase l’intérêt stratégique de son pays pour le continent africain. « La vision du Président du Faso est claire et inspire notre engagement. L’Afrique représente l’avenir, et la Serbie souhaite activement y prendre part », a-t-il déclaré lors de cette audience. Le parlementaire serbe a également salué le leadership du Président Ibrahim Traoré, dont les orientations politiques suscitent une forte admiration en Serbie.
Cette position reflète une volonté politique marquée de Belgrade de renforcer sa présence en Afrique, notamment dans les domaines de la sécurité et de la défense. La Serbie mise sur des partenariats gagnants-gagnants pour concrétiser cette ambition, tout en cherchant à mieux comprendre les réalités africaines au sein des institutions européennes.

De son côté, le ministre burkinabè Karamoko Jean Marie Traoré a mis en avant la politique de diversification des alliances internationales du pays. « Nous recherchons des partenaires fiables pour bâtir des collaborations mutuellement avantageuses », a-t-il expliqué. Cette approche s’accompagne d’une attention particulière portée aux pays d’Europe de l’Est, considérés comme des acteurs clés dans cette stratégie.
Le chef de la diplomatie burkinabè a présenté à ses interlocuteurs serbes la nouvelle vision portée par les autorités, insistant sur la nécessité de mieux faire connaître les enjeux africains au sein des instances européennes. Slavenko Ristic s’est engagé à relayer cette demande, promettant de porter la voix du Burkina Faso et du continent africain auprès des décideurs européens.
Cette rencontre s’inscrit dans un contexte où le Burkina Faso multiplie les initiatives pour élargir son réseau de partenaires stratégiques. La visite de la délégation serbe marque une avancée concrète dans le renforcement des liens entre les deux capitales, avec des discussions axées sur des projets concrets dans les secteurs de la sécurité et de la formation.
Les échanges ont permis de souligner l’importance d’une coopération équilibrée et bénéfique pour les deux parties, tout en ouvrant la voie à de futures collaborations dans d’autres domaines d’intérêt commun.

Le limogeage d’Ousmane Sonko par Bassirou Diomaye Faye, acté le 23 mai 2026, ne relève pas d’un simple conflit de leadership. Il marque l’échec d’une cohabitation entre deux projets économiques radicalement opposés, pourtant portés sous la même bannière politique. Deux ans après l’alternance d’avril 2024, le duo présidentiel s’est brisé sur trois enjeux majeurs : la gestion de la dette publique, les négociations autour des hydrocarbures et la nature même du financement du pouvoir.
Le premier clivage, le plus visible, concerne la dette. En septembre 2024, Ousmane Sonko a révélé l’ampleur d’un endettement dissimulé sous l’ère Macky Sall. Un rapport du FMI, rendu public en mars 2025, évaluait ces engagements non déclarés à près de 7 milliards d’euros, portant l’encours total à plus de 100 % du PIB. Le service annuel de cette dette représente 5 500 milliards de francs CFA (8,4 milliards d’euros), tandis que les besoins de refinancement atteignent chaque année 6 000 milliards de francs CFA (9,1 milliards d’euros). Résultat : la note souveraine du pays a été abaissée à trois reprises en un an.
Deux stratégies se sont affrontées. Sonko a choisi la dénonciation publique, transformant la révélation de cette dette en outil de mobilisation politique, refusant toute négociation avec les institutions internationales. Faye, lui, a privilégié l’ouverture de canaux de dialogue avec le FMI, multipliant les rencontres dès novembre 2025 et organisant un grand débat national en mai 2026. Le programme de financement suspendu (1,55 milliard d’euros), l’accès fermé aux marchés financiers internationaux et le risque de défaut souverain en 2028 ont rendu la position de Sonko intenable économiquement, tout en servant sa stratégie de communication.
Le second clivage porte sur les contrats pétroliers et gaziers. Le champ de Sangomar, exploité à 82 % par l’australien Woodside, produit ses premiers barils en juin 2024. Le gisement gazier de Tortue (GTA), situé à la frontière sénégalo-mauritanienne et exploité par BP, affiche des réserves estimées à 500 milliards de mètres cubes. Sur le papier, les deux hommes partageaient une volonté de renégociation, Sonko estimant pouvoir générer 940 milliards de FCFA (1,4 milliard d’euros) d’économies et 1 090 milliards de FCFA (1,6 milliard d’euros) de recettes fiscales supplémentaires pour GTA entre 2025 et 2040.
Mais les méthodes divergent radicalement. Sonko a multiplié les attaques publiques contre BP, qualifiant les accords de « déséquilibrés et injustes », brandissant des ultimatums sans lendemain. Faye, depuis avril 2025, évoque un processus « plus que satisfaisant » et en cours. Les majors, elles, sont restées imperturbables : Faye a négocié, Sonko a menacé. Les compagnies attendaient leur heure.
Cette opposition n’est pas anecdotique. Elle reflète deux visions de la souveraineté économique. Sonko incarne une ligne maximaliste, où la rupture symbolique avec les multinationales et les institutions de Bretton Woods doit servir de levier de négociation. Faye défend une approche pragmatique : sans investissements des opérateurs et sans production continue de gaz et de pétrole, les recettes fiscales attendues n’alimenteront jamais le budget de l’État. La production reste, en effet, le seul levier économique tangible dont dispose le Sénégal.
Le troisième point de divergence touche au financement même du pouvoir. Sonko a bâti sa légitimité sur un modèle inédit dans l’histoire politique sénégalaise : le Pastef repose sur des micro-contributions massives, une mobilisation de la diaspora et l’appui d’entrepreneurs émergents, souvent issus du numérique et du commerce. Cette base militante explique la fidélité parlementaire dont il bénéficiait : 130 députés sur 165 lui devaient leur siège, beaucoup ayant prêté allégeance à sa personne plutôt qu’à la fonction présidentielle.
Faye, en revanche, a opéré un virage progressif. Sa coalition « Diomaye président », relancée lors d’une assemblée générale en mars 2026, s’appuie sur d’autres réseaux : d’anciens cadres administratifs, des technocrates issus des régimes précédents, des acteurs économiques sensibles à la stabilité institutionnelle plus qu’à la rupture militante.
Le limogeage du 23 mai consacre cette bascule. Quand un État affiche une dette dépassant 100 % de son PIB et doit refinancer chaque année plus de 9 milliards d’euros, le coût de la posture politique devient insoutenable. Les obligations sénégalaises libellées en euros et en dollars se sont effondrées dès que les tensions entre les deux hommes ont été rendues publiques. Gouverner à deux voix, en affichant des messages contradictoires aux marchés, a un prix.
Faut-il considérer que la ligne de Faye est la bonne et celle de Sonko erronée ? La question est mal posée. La démarche de Sonko a accompli une œuvre de transparence : révéler une dette cachée, un héritage toxique que aucun régime n’avait osé dévoiler depuis l’indépendance. Sans cette révélation, le pays aurait continué à emprunter sur la base de chiffres maquillés.
La stratégie de Faye, elle, consiste à poursuivre les négociations au sein du système financier mondial, malgré les contraintes budgétaires douloureuses qu’elle impose. La première ligne a brisé l’hypocrisie ; la seconde reconstruit la confiance, au prix d’un ajustement social nécessaire. Aucune des deux n’est viable sans l’autre.
La tragédie sénégalaise réside dans l’incapacité du tandem à concilier ces deux exigences. Une architecture institutionnelle aurait dû permettre de loger, dans un même système, la radicalité de la vérité et la patience du redressement. Le modèle politique sénégalais, fondé sur une présidence unifiée et verticale, n’a pas su le concevoir.
Une autre lecture s’impose, plus crue. Les multinationales, restées sereines face à deux années de tensions médiatiques avec Sonko, avaient peut-être vu juste. Elles pariaient sur la victoire du temps long, celui de l’économie réelle, contre la rupture rhétorique du temps court. Elles ont eu raison.
Ce 23 mai 2026 marque, en filigrane, leur victoire. Non pas qu’elles aient orchestré l’événement, mais parce que les rapports de force économiques finissent toujours par s’imposer aux postures politiques affichées. C’est ce que je qualifie d’« État réel », par opposition à l’« État fictif » des déclarations.
L’horizon 2029 est désormais ouvert. Sonko redevient un acteur politique mobile, capable de transformer le Pastef en machine d’opposition, de mener campagne et de fédérer la diaspora. Faye, libéré de cette pression, peut finaliser un accord avec le FMI, restructurer la dette et présenter un bilan de stabilité.
Les Sénégalais devront, dans trois ans, trancher entre deux formes de souveraineté : celle qui s’affiche avec fracas et celle qui se gère dans le réalisme. Aucune des deux options n’est parfaitement honnête. Aucune n’est entièrement satisfaisante.


La révocation d’Ousmane Sonko de son poste de Premier ministre par Bassirou Diomaye Faye, actée le 23 mai 2026, ne relève pas d’un simple désaccord personnel. Elle reflète avant tout l’incompatibilité entre deux visions économiques radicalement opposées, pourtant portées par une même majorité politique. Deux ans après l’arrivée au pouvoir de Faye, suite à l’élection d’avril 2024, le gouvernement se fissure sur trois enjeux majeurs : la gestion de la dette publique, l’exploitation des ressources pétrolières et gazières, et la question cruciale du contrôle des capitaux engagés dans les projets nationaux.
Le clivage le plus marqué concerne la dette souveraine. En septembre 2024, Ousmane Sonko avait révélé l’existence d’un endettement dissimulé sous le précédent mandat, qualifié d’illégal. Les chiffres avancés par une mission du Fonds monétaire international en mars 2025 confirment l’ampleur du problème : près de 7 milliards d’euros de dettes non comptabilisées, portant l’encours total à plus de 100 % du PIB. Chaque année, le service de cette dette engloutit 5 500 milliards de francs CFA (soit 8,4 milliards d’euros), tandis que les besoins annuels de refinancement atteignent 6 000 milliards de francs CFA (9,1 milliards d’euros). La note du Sénégal a été abaissée à trois reprises en moins d’un an.
Face à cette situation, deux approches radicalement différentes ont été défendues. Sonko a choisi de rendre public ce fardeau financier, en en faisant un argument central de sa communication. Il s’adressait directement aux citoyens, à la diaspora et à son électorat militant, refusant catégoriquement toute négociation avec les institutions internationales qui aurait pu être perçue comme une légitimation des erreurs passées. Faye, lui, a privilégié une stratégie inverse : ouverture de négociations avec le FMI dès novembre 2025, organisation d’un dialogue national en mai 2026, et recherche active de solutions concertées pour éviter un effondrement économique.
Cette divergence n’était pas seulement théorique. Le programme d’aide initialement suspendu à hauteur de 1,55 milliard d’euros, la fermeture des marchés financiers internationaux et la menace d’un défaut de paiement en 2028 ont rendu la position de Sonko intenable sur le plan économique. Pourtant, elle restait un outil politique redoutable pour fédérer autour de son parti, le Pastef, et maintenir sa popularité.

Une performance historique vient d’être enregistrée en Afrique de l’Ouest : le Bénin s’impose désormais comme le leader continental et le deuxième pays mondial en matière de gouvernance budgétaire citoyenne. Cette distinction, décernée par l’Open Budget Survey, consacre plus d’une décennie de réformes ambitieuses et confirme l’émergence d’un modèle innovant pour le continent et au-delà.
Cette reconnaissance internationale ne se limite pas à un simple classement : elle symbolise une révolution dans la gestion des finances publiques. En plaçant le citoyen au cœur du processus budgétaire, le Bénin redéfinit les standards de la transparence en Afrique. Mais comment un pays ayant démarré avec un score modeste de 39/100 en 2017 a-t-il pu atteindre près de 80/100 en 2023 ?
L’ascension du Bénin sur l’échiquier mondial de la transparence n’a rien d’un hasard. Elle est le résultat d’une stratégie méthodique et d’une discipline budgétaire sans faille. Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

L’événement s’est tenu au centre de santé d’Atrone, situé dans le 7ème arrondissement de N’Djamena. Cette intervention sanitaire, prévue du 5 au 7 juin 2026, vise à protéger les enfants tchadiens contre les maladies évitables tout en améliorant leur état nutritionnel.
Amina Kodjienna, déléguée générale du gouvernement auprès de la province de N’Djamena, a souligné l’importance de cette campagne. Elle a appelé les chefs de ménage à faciliter l’accès des équipes de vaccination afin que chaque enfant puisse bénéficier des soins nécessaires.
Le représentant du Rotary Club International a réitéré l’engagement de son organisation dans la lutte contre la poliomyélite. Il a encouragé les parents à soutenir activement les professionnels de santé pour renforcer l’impact de cette campagne.
Luciano Calestini, représentant de l’Unicef au Tchad, a qualifié la poliomyélite de maladie dévastatrice et insisté sur la nécessité d’une mobilisation massive pour l’éradiquer. Il a salué le soutien constant des partenaires internationaux pour assurer le bien-être des enfants tchadiens.
Selon le Dr Abdelmadjid Abderahim, 6 418 757 enfants âgés de 0 à 59 mois seront vaccinés contre la poliomyélite. Par ailleurs, plus de 4,6 millions d’enfants de 6 à 59 mois recevront une supplémentation en vitamine A, tandis que plus de 4,2 millions d’enfants de 9 à 59 mois bénéficieront d’un déparasitage à l’albendazole.
Le ministre a rappelé que ces efforts s’inscrivent dans une stratégie globale pour atteindre au moins 95 % de couverture vaccinale dans chaque district sanitaire. Cette ambition vise à consolider les acquis des précédentes campagnes et à éliminer définitivement la circulation des poliovirus variants.
Le Dr Abdelmadjid Abderahim a mis en avant les résultats encourageants de la campagne organisée en mai dernier. Il a salué le travail remarquable des équipes de terrain, des superviseurs, des autorités locales et des communautés pour leur engagement sans faille.
Il a également rappelé que la santé des enfants ne relève pas uniquement des professionnels de santé, mais constitue une responsabilité collective impliquant les familles, les communautés, les autorités locales et les partenaires internationaux.
Au nom du gouvernement tchadien, le ministre a exprimé sa profonde gratitude envers les partenaires techniques et financiers, notamment l’OMS, l’Unicef, Gavi, le Rotary International et d’autres organisations. Il a également tenu à remercier chaleureusement les agents de santé, les vaccinateurs, les mobilisateurs sociaux et les volontaires pour leur dévouement dans la réussite de cette campagne.
Comme l’a souligné le Dr Abdelmadjid Abderahim, chaque enfant vacciné représente une victoire contre la maladie. Chaque supplémentation en vitamine A ou chaque déparasitage contribue à bâtir un avenir où les enfants grandissent en bonne santé, prêts à contribuer au développement de la Nation.

L’activiste Nassirou Bodo a été écroué à la prison de Niamey, après avoir été présenté au parquet, comme l’a confirmé mercredi soir par un média en ligne local. Sa détention fait suite à une garde-à-vue prolongée dans les locaux policiers.
Kaka Touda, personnalité influente de la société civile, a relayé sur Facebook l’incarcération de Nassirou Bodo. Les raisons précises de son arrestation restent floues, mais l’activiste était visé par une enquête pour « diffusion de données susceptibles de perturber l’ordre public ».
Quelques jours plus tôt, Nassirou Bodo avait appelé sur les réseaux sociaux à des mouvements de protestation pacifiques contre les violences étatiques subies par les populations. Il évoquait notamment la persistance de l’insécurité dans plusieurs régions du pays et les expulsions forcées en cours, comme celles des habitants de la zone aéroportuaire de Niamey, ciblée lors d’une attaque terroriste le 29 janvier revendiquée par l’État islamique au Sahel (EIS).
Les autorités justifient ces expulsions par la nécessité de sécuriser la capitale face aux risques terroristes. Elles ciblent les constructions jugées « illégales », dans un contexte où les groupes armés multiplient les attaques.
Depuis juillet 2023, le Niger traverse une période de tension politique marquée par l’arrestation de journalistes et de membres de la société civile. Plusieurs d’entre eux ont été emprisonnés pour des motifs variés : diffamation, atteinte à la sécurité nationale ou complot contre l’État.
Selon les derniers chiffres disponibles, 13 journalistes ont été arrêtés en 2025. Trois ont été libérés début mai après plusieurs mois de détention, mais cinq autres restent derrière les barreaux, selon des associations locales de défense de la presse.
Parmi les figures incarcérées figure Moussa Tchangari, emprisonné depuis décembre 2024 pour des accusations d’« apologie du terrorisme et atteinte à la sûreté de l’État ».

Une journée placée sous le signe de l’excellence et de la discipline s’est tenue aujourd’hui dans la capitale tchadienne. Le Groupement des Écoles Militaires Interarmées (GEMIA) a célébré l’intronisation de sa 6e promotion d’Enfants de Troupe, une étape charnière pour ces jeunes recrues qui marquent ainsi leur passage vers une nouvelle étape de leur parcours.
La cérémonie, présidée par le Général de Division Hisseine Abderamane Haggar, a réuni les plus hautes autorités du pays. Parmi elles figuraient le 2e chef d’état-major général des armées, Yangmmargue Beh Félix, ainsi que plusieurs généraux, officiers et attachés de défense étrangers. La présence du maire de N’Djamena et du sultan du 1er arrondissement a également marqué l’événement, aux côtés des familles des jeunes recrues et des anciens Enfants de Troupe.
Le commandant du GEMIA a salué la transformation de ces jeunes, passés de simples « Bleus » à des Enfants de Troupe dignes de ce nom. « Leur parcours, jalonné de défis et de sacrifices, a forgé leur esprit de cohésion et de discipline », a-t-il souligné devant l’assistance.
La 6e promotion, forte de 76 élèves recrutés depuis le 6 octobre 2025, a suivi une formation intense. Cette période, baptisée « bahutage », vise à leur inculquer les valeurs fondamentales de solidarité, de fraternité et de rigueur. Une étape cruciale pour préparer ces futurs cadres à leurs futures missions.
Le général a rappelé la vision du Président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno : « L’avenir du Tchad se construit dans ses écoles ». Une ambition que l’École des Enfants de Troupe incarne à travers son slogan : « S’instruire pour mieux construire », autour des piliers d’honneur, de discipline et d’excellence.
La cérémonie a également été l’occasion de récompenser les élèves les plus méritants. Les prix ont été attribués au major de l’école, aux élèves les plus exemplaires, ainsi qu’aux meilleurs performers sportifs. Le général a félicité les lauréats tout en les encourageant à poursuivre leurs efforts avec la même détermination.
En clôture, le commandant du GEMIA a lancé un appel aux partenaires institutionnels et à l’Association des Anciens Enfants de Troupe pour faire de cet établissement une référence nationale. Il a également salué l’engagement des parents, essentiels dans l’éducation de ces futurs piliers de la nation.