Auteur/autrice : nigeractu

  • Congrès du pastef : une stratégie politique décisive pour ousmane sonko à Dakar

    Congrès du pastef : une stratégie politique décisive pour ousmane sonko à Dakar

    congrès du pastef : une stratégie politique décisive pour ousmane sonko à Dakar

    congrès du pastef : une stratégie politique décisive pour ousmane sonko à Dakar

    Le congrès du Pastef s’impose comme un tournant stratégique pour le parti dirigé par Ousmane Sonko. Une première journée sera réservée aux discussions internes et aux élections statutaires. Le dimanche, l’événement prendra une dimension nationale à Dakar Aréna, avec une mobilisation sans précédent de militants et de sympathisants, dans un esprit d’unité et de partage.

    un week-end politique structuré en deux phases clés

    Le Pastef organise un week-end politique intense, avec un programme divisé en deux moments forts. Le samedi 6 juin sera entièrement dédié aux instances du parti, tandis que le dimanche marquera l’aboutissement de cette mobilisation avec un grand rassemblement populaire.

    samedi 6 juin : travaux internes et élections statutaires

    La première journée du congrès sera entièrement consacrée aux affaires internes du parti. Les délégués et observateurs se réuniront pour examiner les résolutions, les orientations stratégiques et procéder à l’élection du président du mouvement. Cette session se déroulera dans un cadre strictement réglementé, conformément aux statuts de l’organisation.

    dimanche : Dakar Aréna sous le signe de la mobilisation populaire

    Le lendemain, le Pastef ouvrira grand les portes de Dakar Aréna pour une journée de rassemblement ouverte à tous ses membres et sympathisants. Contrairement aux éditions précédentes, l’accès à cet événement sera gratuit, une décision mise en avant par les responsables du parti pour encourager une participation massive.

    Les organisateurs présentent cette journée comme un moment de rencontre entre les militants de base et la direction du parti. Les participants sont invités à apporter le drapeau national du Sénégal, un symbole fort qui incarne, selon les initiateurs, l’unité nationale et l’adhésion à des valeurs communes.

  • Krépin diatta quitte monaco pour la premier league

    Krépin diatta quitte monaco pour la premier league

    Krépin Diatta s’engage dans la Premier League : un nouveau départ pour l’international sénégalais

    Krépin Diatta, ailier sénégalais, prêt à sauter le pas en Premier League

    À quelques heures de la clôture du mercato estival, Krépin Diatta, l’ailier sénégalais en fin de contrat à l’AS Monaco, a trouvé un accord avec un club anglais de Premier League. Une décision qui scelle son avenir dans le football européen, après des mois de spéculations sur son prochain défi sportif.

    Libre de tout engagement avec l’AS Monaco depuis le 30 juin, Krépin Diatta a finalement tranché en faveur d’un transfert vers la Première League anglaise. Le club londonien, en quête de renforts offensifs, a su convaincre l’international sénégalais de 27 ans, réputé pour sa vivacité et sa technique balle au pied. Crystal Palace, qui l’avait identifié comme une priorité, a finalisé les discussions pour officialiser son arrivée dans les prochains jours.

    Le Bayer Leverkusen, autre prétendant sérieux, avait également exprimé un vif intérêt pour le profil du joueur. Champion d’Allemagne en titre, le club germanique avait entamé des négociations en parallèle, créant une compétition entre deux projets ambitieux. Cependant, c’est vers l’Angleterre que Diatta a finalement choisi de se tourner, motivé par l’envie de s’imposer dans l’une des ligues les plus exigeantes au monde.

    D’après les dernières informations, l’international sénégalais aurait écarté des offres plus lucrative en provenance d’Arabie saoudite. Une décision mûrement réfléchie, reflétant son ambition de retrouver une place de titulaire dans un championnat où l’intensité et la compétitivité sont au rendez-vous. À Monaco, malgré un salaire attractif, son temps de jeu avait été limité par des blessures à répétition, notamment une grave entorse du genou en 2021 qui avait mis un terme prématuré à sa saison.

    Arrivé en janvier 2021 pour un montant avoisinant les 20 millions d’euros, Krépin Diatta n’a jamais réussi à s’imposer comme un élément incontournable dans le dispositif monégasque. Son passage en Principauté restera marqué par des hauts et des bas, entre des performances prometteuses et des blessures qui ont freiné son développement. Aujourd’hui, il saisit l’opportunité de repartir sur de nouvelles bases, avec l’espoir de relancer une carrière en quête de renouveau.

  • Diomaye faye : pas de pacte secret au cap manuel, affirme son ministre

    Diomaye faye : pas de pacte secret au cap manuel, affirme son ministre

    À deux jours du congrès crucial du PASTEF, le ministre-conseiller à la Présidence, Aldiouma Sow, a pris d’assaut la scène médiatique pour démentir avec force les allégations d’Ousmane Sonko. Dans une intervention remarquée, il a catégoriquement rejeté l’idée d’un « pacte secret » conclu entre Bassirou Diomaye Faye et son parti durant sa détention au Cap Manuel.

    Selon Aldiouma Sow, le président de la République n’a jamais cédé à des manœuvres obscures ou à des arrangements en coulisses. Il a réaffirmé avec conviction que Bassirou Diomaye Faye est resté intègre, fidèle à ses engagements et à sa ligne politique tout au long du processus ayant mené à l’alternance historique de 2024.

    Le conseiller présidentiel a également balayé toute suggestion visant à accuser le chef de l’État d’avoir orchestré une manœuvre pour saper la souveraineté populaire. « Aucune initiative n’a été entreprise pour détourner le choix démocratique des Sénégalais, qui ont élu leur candidat en toute liberté », a-t-il déclaré avec fermeté.

    Il a ensuite approfondi sa pensée en insistant sur la vision du dialogue politique défendue par Bassirou Diomaye Faye. Pour lui, cette approche n’est pas un simple outil de gestion conjoncturelle, mais bien une valeur fondatrice qui structure son action politique et institutionnelle. Un engagement qui, selon Aldiouma Sow, transcende les calculs tactiques et les rapports de force.

    Cette prise de parole survient alors que le PASTEF s’apprête à tenir un congrès décisif, dans un climat où les questions sur la cohésion interne et les orientations stratégiques du parti alimentent les discussions. Les propos d’Aldiouma Sow éclaircissent ainsi la position de la Présidence et relancent le débat sur la dynamique au sein de la majorité et les perspectives d’avenir pour le pouvoir en place.

  • Feuille de route fiscale au Gabon : la dgi sous le feu des projecteurs

    Feuille de route fiscale au Gabon : la dgi sous le feu des projecteurs

    Depuis le palais présidentiel, une cérémonie officielle a marqué l’investiture d’Edith Laure Mbiguidi Oyaya à la tête de la Direction générale des impôts (DGI) du Gabon. Accueillie par Brice Clotaire Oligui Nguema en personne, la nouvelle directrice générale et son équipe se voient confier une mission cruciale : faire de la fiscalité le levier central du financement des politiques publiques. Pour l’exécutif, cette nomination n’est pas qu’un changement de responsable, mais le signal fort d’une priorité absolue : renforcer les recettes internes pour soutenir les ambitions du pays.

    La fiscalité, pilier d’une refonte économique ambitieuse

    Le président gabonais a rappelé avec insistance que la capacité de l’État à concrétiser ses projets dépend directement de la performance du système fiscal. Infrastructures, éducation, santé et souveraineté économique : autant de domaines où les ressources collectées joueront un rôle déterminant. Libreville mise sur une réduction progressive de sa dépendance aux revenus pétroliers, et la DGI se positionne désormais comme un acteur clé de cette transition. Son rôle ne se limite plus à la collecte des impôts : elle devient un outil stratégique pour piloter le budget et renforcer la crédibilité macroéconomique du pays.

    Lors de cet échange, Brice Clotaire Oligui Nguema a souligné l’importance d’une administration fiscale performante, mais aussi intègre. Modernisation des processus, transparence dans le traitement des dossiers, et lutte contre la fraude sont autant de défis à relever. L’objectif ? Transformer une structure autrefois perçue comme rigide en un service facilitateur, propice à un climat des affaires plus dynamique.

    Edith Laure Mbiguidi Oyaya, une mission à haut risque

    Cette nomination intervient dans un contexte où le Gabon tente de stabiliser ses finances après des années de tensions budgétaires. La nouvelle directrice générale hérite d’une administration dont les résultats conditionnent la soutenabilité de la dette et la capacité d’investissement de l’État. Sa réussite dépendra non seulement des moyens alloués, mais aussi de la volonté politique réelle de surmonter les résistances internes.

    Les collaborateurs promus à ses côtés auront des dossiers prioritaires à traiter : digitalisation des déclarations, traçabilité des paiements, fiscalité des multinationales extractives, et alignement avec les normes de la CEMAC. Ces chantiers, déjà engagés, doivent être accélérés pour crédibiliser le discours présidentiel sur la refondation économique. Par ailleurs, la DGI collabore avec des partenaires internationaux, dont le Fonds monétaire international, pour renforcer ses capacités techniques.

    Un projet national dont la fiscalité est le socle

    Depuis son arrivée au pouvoir à l’été 2023, puis sa victoire électorale en avril 2025, Brice Clotaire Oligui Nguema a placé la souveraineté budgétaire au cœur de sa vision politique. Son programme articule transformation économique, justice sociale et redistribution équitable, des objectifs qui exigent des recettes fiscales plus abondantes et mieux réparties. Le gouvernement vise à faire contribuer davantage les secteurs à forte valeur ajoutée, tout en allégeant le fardeau fiscal sur les ménages les plus vulnérables.

    Cependant, le défi gabonais reste de taille. L’économie reste en grande partie informelle, la base de contribuables est restreinte, et les hydrocarbures continuent de peser lourdement sur les finances publiques. Élargir l’assiette fiscale demande une approche patiente, combinant incitations à la formalisation, simplification des démarches et contrôles ciblés. La directrice générale devra trouver un équilibre entre résultats immédiats et réformes structurelles, sous la pression d’un exécutif impatient d’afficher des avancées tangibles.

    Cette cérémonie d’investiture envoie un message clair aux partenaires financiers du Gabon. En affichant son soutien à la nouvelle équipe, le président cherche à rassurer sur la continuité des engagements en matière de gouvernance fiscale. Les performances des recettes non pétrolières seront scrutées comme un baromètre de la solidité du programme économique de Libreville. Le chef de l’État a d’ailleurs qualifié cette mission de stratégique pour la transformation du pays.

  • Cameroun : un accord ferroviaire relance le corridor edéa-kribi

    Cameroun : un accord ferroviaire relance le corridor edéa-kribi

    Un pas décisif est franchi pour le projet de liaison ferroviaire reliant Edéa, Kribi, Lolabé et Campo au Cameroun. Une cérémonie officielle est organisée aujourd’hui à Yaoundé, réunissant les représentants de l’État, d’Africa Global Logistics (AGL) et de Camalco, filiale locale de Canyon Resources. Le mémorandum d’entente signé lors de cet événement, présidé par le ministre des Transports Jean Ernest Massena Ngallè Bibehe, marque le coup d’envoi des discussions structurantes pour cette infrastructure stratégique.

    L’hôtel Starland accueille cette rencontre symbolique, où l’accent sera mis sur la connexion du réseau ferré national au port en eau profonde de Kribi. À terme, ce corridor vise également à faciliter l’exportation des ressources minières du pays, renforçant ainsi la compétitivité logistique du Cameroun.

    Un projet phare pour la logistique et l’économie camerounaise

    Ce corridor ferroviaire ne se limite pas à une simple ligne de train. Il incarne une refonte complète de la chaîne logistique nationale, articulée autour de trois piliers : le rail, les ports et les mines. Le tracé Edéa–Kribi–Campo, long de 184,5 km, s’inscrit dans une vision plus large, incluant également le tronçon Douala–Limbé–Idénau (107 km). L’ajout de Lolabé, situé à proximité du port de Kribi, élargit encore les perspectives de ce projet ambitieux.

    Le partenariat envisagé serait de type public-privé, couvrant toutes les phases du projet : études préalables, financement, construction, exploitation et maintenance. Cependant, aucune décision finale concernant l’investissement n’est attendue dans l’immédiat. Plusieurs éléments restent à préciser, tels que le tracé exact, le calendrier des travaux, le budget global, la durée de la concession et la date de mise en service. Pour le gouvernement camerounais, ce corridor répond à un double objectif : désenclaver la région Sud et renforcer l’attractivité des corridors d’exportation. Pour AGL, déjà bien implanté dans la logistique portuaire et ferroviaire en Afrique centrale, ce projet consolide sa position de leader dans le transport de marchandises.

    Kribi, un port stratégique au cœur des ambitions minières

    L’atout majeur de ce corridor réside dans son lien avec le port de Kribi, seul port en eau profonde du Cameroun. Sa capacité de traitement est actuellement limitée par l’insuffisance des infrastructures terrestres. Une liaison ferroviaire directe permettrait de lever ce goulot d’étranglement, en offrant une évacuation fluide des marchandises depuis les zones industrielles voisines et vers les marchés internationaux.

    Kribi pourrait ainsi absorber une partie des flux actuellement acheminés vers Douala, dont les contraintes nautiques liées à l’estuaire du Wouri compliquent la gestion optimale des navires. L’intégration minière ajoute une dimension supplémentaire à ce projet. Camalco, via son projet de bauxite de Minim Martap dans l’Adamaoua, apporte une ressource d’envergure mondiale. Les réserves prouvées s’élèvent à 144 millions de tonnes, avec une teneur moyenne de 51,2 % en alumine et 1,7 % en silice. Le gisement total est estimé à 1,102 milliard de tonnes, nécessitant une infrastructure logistique robuste pour son évacuation.

    Camalco sécurise sa chaîne logistique

    En attendant la finalisation du corridor Edéa–Kribi, Camalco mise sur une solution intermédiaire centrée sur Douala. Pour sécuriser cette étape, la filiale a renforcé sa participation dans Camrail, l’opérateur du réseau ferroviaire, en portant sa part de 9,1 % à 26,9 % pour un investissement de 9,852 milliards de FCFA. Parallèlement, elle a injecté 347,447 millions de FCFA dans Terminal Bois du Port de Douala S.A. Les préparatifs se poursuivent avec la mise en place d’une Inland Rail Facility et des installations portuaires dédiées. Les premières locomotives devraient être livrées à l’été 2026, suivies des wagons en juillet. La première expédition de bauxite est programmée pour la fin septembre 2026.

    Pourtant, les limites de Douala en termes de capacité portuaire pourraient peser sur la rentabilité des flux miniers massifs. Le corridor Edéa–Kribi–Lolabé–Campo offrirait une alternative avantageuse, réduisant la dépendance au port de Douala et optimisant les coûts d’évacuation. Pour le Cameroun, ce projet représente une opportunité de désenclaver sa région Sud, de valoriser ses ressources naturelles et de positionner Kribi comme un hub d’exportation majeur.

    Plusieurs incertitudes persistent quant à la faisabilité du projet. Le mémorandum ne détaille ni le coût total des investissements, ni la répartition des risques entre les partenaires, ni les impacts environnementaux et fonciers du tracé. Ces éléments seront déterminants pour attirer les bailleurs internationaux et garantir la viabilité économique du modèle. La signature de Yaoundé marque néanmoins le retour du corridor ferroviaire sur le devant de la scène des grands chantiers nationaux. Elle ouvre la voie à une future architecture logistique intégrant rail, ports et mines.

  • Cameroun : Prometal obtient un accès direct aux barrages hydroélectriques

    Cameroun : Prometal obtient un accès direct aux barrages hydroélectriques

    L’État camerounais a validé la demande de Prometal, spécialiste de la transformation de l’acier en Afrique centrale, lui permettant de s’alimenter directement auprès de l’Electricity Development Corporation (EDC). Cette entité publique gère les principaux barrages du pays. Le groupe bénéficiera d’une capacité de 90 mégawatts, sous réserve de finaliser les accords entre le 8 et le 12 juin 2026 dans les locaux du Premier ministre à Yaoundé. Une note administrative du 1er juin 2026, signée par le secrétaire général Séraphin Magloire Fouda et destinée au ministre de l’Eau et de l’Énergie Gaston Eloundou Essomba, détaille les modalités de ce partenariat.

    Un dispositif déjà éprouvé par les industriels camerounais

    Les négociations à venir porteront sur deux axes majeurs : l’application de la tarification préférentielle accordée à Prometal depuis février 2025, et la finalisation des engagements contractuels. Deux documents encadreront cette collaboration : un accord d’achat d’électricité entre EDC et le sidérurgiste, ainsi qu’un protocole de compensation entre EDC et la Société camerounaise d’électricité (Socadel), issue de la restructuration d’Eneo. Une fois ces textes signés, Prometal rejoindra le cercle très restreint des entreprises camerounaises raccordées en direct aux sources de production hydroélectrique, aux côtés de la Compagnie camerounaise de l’Aluminium (Alucam).

    L’expérience d’Alucam sert de référence pour cette initiative. Premier consommateur d’électricité du pays avec une demande ayant atteint jusqu’à 40 % de la production nationale, le géant de l’aluminium est directement relié au barrage d’Edéa. Les infrastructures de Songloulou, tout comme celles d’Edéa, sont désormais gérées par Socadel. Quant à Prometal, son alimentation proviendra des sites exploités par EDC, notamment le barrage de Lom Pangar avec sa centrale de 30 MW, ainsi que celui de Memve’élé, dont la puissance maximale atteint 211 MW.

    Une croissance industrielle qui impose de nouvelles solutions énergétiques

    Cette solution s’inscrit dans la stratégie d’expansion de Prometal, qui opère cinq sites dans la zone industrielle de Douala-Bassa — Prometal 1, 2, 3, Profab et Progaz. Les besoins énergétiques du groupe ont connu une progression fulgurante : 26 MW en 2024, puis 40 MW en 2025. Les prévisions tablent sur 60 MW en 2026 et 90 MW en 2027, avec l’entrée en service de Proalu, une nouvelle usine dédiée aux tôles d’aluminium et aux câbles électriques.

    Pour un acteur de cette envergure, garantir un approvisionnement stable et maîtriser le coût du kilowattheure sont des impératifs pour rester compétitif. Le réseau électrique traditionnel, confronté à des déséquilibres chroniques entre production, transport et distribution, ne pouvait plus absorber cette augmentation de charge sans menacer la continuité des activités. L’alimentation directe via EDC offre une solution en s’appuyant sur une tarification indexée sur les redevances hydrauliques, évitant ainsi les pertes liées aux intermédiaires du réseau.

    EDC mise sur ce partenariat pour dynamiser ses investissements

    Pour EDC, cette opération représente bien plus qu’un simple contrat. Le modèle économique de l’entreprise repose sur les recettes issues des droits d’eau, réinvesties dans le développement de nouvelles infrastructures. Cependant, les retards de paiement de Socadel, son principal client, ont compromis cette dynamique. L’intégration de Prometal, entreprise solvable, redonne une marge de manœuvre financière à EDC. Plusieurs projets attendent désormais un financement : l’extension de la centrale de Mbakaou (400 MW), le développement d’une seconde phase pour Memve’élé, ou encore la construction d’une centrale solaire de 50 MW sur le site de Memve’élé.

    L’impact de Prometal sur le secteur électrique camerounais est significatif. Entre 2016 et 2025, le groupe a versé 42 milliards de FCFA à Eneo (devenu Socadel) et à la Société nationale de transport d’électricité (Sonatrel), soit une moyenne annuelle de 4,2 milliards de FCFA injectés dans le système. Le transfert partiel de ces flux vers EDC pourrait redistribuer les cartes entre les acteurs et accélérer l’optimisation du segment patrimonial.

  • La journée ville morte de l’opposition en rdc : un test sous haute tension

    La journée ville morte de l’opposition en rdc : un test sous haute tension

    La capitale de la République démocratique du Congo, Kinshasa, a connu une journée particulière ce 3 juin 2026. L’opposition a lancé une opération de protestation baptisée « journée ville morte » pour manifester son opposition à un éventuel changement de la Constitution. Mais cette mobilisation a-t-elle atteint ses objectifs ?

    Circulation timide dans le centre-ville de Kinshasa en RDC, le 3 juin 2026

    une mobilisation contestée pour contrer un projet constitutionnel

    L’appel lancé par l’opposition congolaise visait à paralyser Kinshasa en signe de protestation contre une possible modification de la Constitution. Ce changement, redouté par de nombreux acteurs politiques et de la société civile, pourrait prolonger le mandat du président en place. La journée « ville morte » était-elle une réponse efficace à cette menace ?

    analyse des réactions et des impacts observés

    Dès les premières heures de la matinée, les rues de Kinshasa se sont révélées moins animées que d’habitude. Les commerces, les marchés et les transports en commun ont partiellement fermé leurs portes, conformément à l’appel lancé par l’opposition. Pourtant, certains secteurs sont restés actifs, limitant ainsi l’impact total de cette mobilisation. Comment interpréter cette réaction contrastée ?

    les défis de l’opposition face au pouvoir en place

    La stratégie de l’opposition repose sur une pression constante pour empêcher tout changement constitutionnel. Cependant, cette approche doit faire face à une résistance déterminée du pouvoir. Quels sont les prochains coups possibles dans ce bras de fer politique ? Les observateurs s’interrogent sur la capacité de l’opposition à maintenir la mobilisation dans la durée.

    La journée du 3 juin 2026 aura-t-elle marqué un tournant dans ce conflit institutionnel ? La réponse dépendra largement de la suite donnée par les protagonistes et de la réponse de la population.

  • Sud-Kivu : MSF en première ligne face à l’urgence humanitaire et sanitaire

    Sud-Kivu : MSF en première ligne face à l’urgence humanitaire et sanitaire

    Sud-Kivu : MSF en première ligne face à l’urgence humanitaire et sanitaire

    La province du Sud-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo (RDC), traverse une crise humanitaire sans précédent. À Baraka, l’insécurité chronique liée aux conflits armés et la dégradation des infrastructures compliquent drastiquement l’accès aux soins médicaux. Face à l’ampleur des besoins, une assistance médicale et humanitaire renforcée s’impose d’urgence. Médecins Sans Frontières (MSF) intervient activement pour soutenir les populations affectées par cette situation dramatique.

    L’intensification des violences aggrave les déplacements de population

    Les combats opposant les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à l’Alliance Fleuve Congo (AFC)/M23 et leurs alliés sur les Hauts plateaux de Fizi attisent des tensions intercommunautaires historiques. Cette escalade a provoqué un exode massif de populations. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), près de cinq millions de personnes ont été déplacées, dont 1,9 million au Sud-Kivu et au Maniema.

    Sans infrastructures d’accueil adaptées, la majorité des déplacés se réfugient chez des familles hôtes ou dans des camps de fortune, comme celui de Monge Monge. L’accès à l’eau potable, à la nourriture et aux soins de base reste un défi quotidien pour les habitants, qu’ils soient locaux ou déplacés.

    L’éloignement et la précarité financière bloquent l’accès aux soins

    Les violences répétées ont détruit les moyens de subsistance de nombreuses familles. Dans ce contexte, MSF ajuste sa réponse en renforçant ses services médicaux pour les populations touchées.

    Ikupe Roger, 60 ans, a fui son village il y a dix-huit mois pour échapper aux combats. « Quand les combats ont éclaté, j’ai fui avec ma femme et nos huit enfants pour sauver nos vies », raconte-t-il. « Mon plus grand souci aujourd’hui est de rester à Baraka malgré le climat de terreur. Avant l’arrivée de MSF, les soins étaient quasi inexistants. Payer plus de 100 000 francs congolais pour un traitement est inenvisageable ». Pour subvenir aux besoins de sa famille, il cultive des champs, pêche et élève des volailles. Malgré ses efforts, la situation reste désespérément précaire.

    « Beaucoup de familles n’ont plus les moyens de payer le transport ou les soins essentiels », explique Gianpietro Campedelli, coordinateur de projet MSF à Baraka. Les patients arrivent souvent dans un état critique, trop tard pour recevoir des soins salvateurs.

    Les civils subissent les conséquences directes des violences

    Au-delà des blessures liées aux affrontements, de nombreuses personnes souffrent de traumatismes et de violences subies lors de leur fuite, notamment dans des zones instables.

    Fatou, 40 ans, a trouvé refuge dans une famille d’accueil à Mwandiga après avoir fui son village de Makobola. « Pendant notre fuite, j’ai été frappée par des hommes armés. On nous a tout pris. Notre village était vide à notre départ, et tout ce que nous avions laissé a été volé », témoigne-t-elle.

    MSF renforce le système de santé face aux épidémies et aux blessés

    À Baraka, les centres de santé font face à un afflux de blessés de guerre, à des épidémies de choléra récurrentes et à une progression alarmante du paludisme. Les structures sanitaires, submergées, peinent à répondre à ces multiples urgences.

    Entre janvier et avril, MSF a mené les actions suivantes :

    • Renforcement de l’hôpital général de référence de Baraka via des approvisionnements médicaux et des formations pour le personnel soignant ;
    • Prise en charge des frais de traitement pour des pathologies sévères, comme les formes graves de paludisme, les infections respiratoires aiguës et les maladies diarrhéiques ;
    • Soutien à sept centres de soins communautaires pour le dépistage précoce du paludisme, de la pneumonie et des diarrhées.

    Au total, 26 234 patients ont été pris en charge, dont 426 blessés de guerre, 16 574 cas de paludisme, 2 953 diarrhées et 3 832 pneumonies.

    Nos équipes ont également agi pour endiguer les épidémies :

    • 1 002 patients soignés au Centre de traitement du choléra (CTC) de Baraka depuis janvier ;
    • Distribution de kits d’hygiène ;
    • Installation de points de chloration et réparation de pompes à eau manuelles à Baraka, Mwangaza et Mushimbakye ;
    • Distribution de 488 kits essentiels (savon, couvertures, assiettes, moustiquaires) dans le camp de Monge Monge et de kits d’hygiène féminine pour 870 femmes dans le même camp.

    Une mobilisation collective est urgente

    Actuellement, MSF se concentre sur la santé reproductive et la prise en charge des survivantes de violences sexuelles au centre de santé de Baraka, tout en menant des actions d’eau, hygiène et assainissement dans le camp de Monge Monge.

    Malgré ces efforts, les besoins restent colossaux et dépassent largement les réponses disponibles. « L’action de MSF est vitale, mais elle ne suffit pas à couvrir l’ensemble des besoins. Une mobilisation accrue des autres acteurs humanitaires est indispensable pour protéger les populations exposées aux multiples vulnérabilités sanitaires et sociales », souligne Gianpietro Campedelli.

  • Interdiction des motos au Mali : les mesures contre l’insécurité renforcées

    Interdiction des motos au Mali : les mesures contre l’insécurité renforcées

    interdiction des motos au Mali : les autorités réagissent face à la crise sécuritaire

    Face à l’aggravation de la situation sécuritaire au Mali, les autorités ont pris une décision radicale. Désormais, la circulation des motocyclettes de 125 cm³ et plus est strictement encadrée. Cette mesure s’applique en dehors des principales zones urbaines du pays, notamment Bamako et les chefs-lieux régionaux. Parallèlement, l’importation et la commercialisation de ces deux-roues sont désormais interdites sur l’ensemble du territoire national.

    Le Mali renforce ses mesures contre l'insécurité en interdisant les motos de plus de 125 cm³ hors des grandes agglomérations

    Une décision motivée par la dégradation de la situation sécuritaire

    Cette restriction intervient dans un contexte particulièrement tendu. Le Mali est actuellement confronté à une recrudescence d’attaques jihadistes, particulièrement depuis la fin du mois d’avril. Les groupes armés ont notamment mené des opérations d’envergure les 25 et 26 avril, perturbant gravement la stabilité du pays. En réponse, les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), alliés à Al-Qaïda, ainsi que la rébellion du Front de libération de l’Azawad (FLA), ont instauré un blocus routier sur plusieurs axes menant à Bamako depuis le 30 avril.

    Quels secteurs sont concernés par cette interdiction ?

    L’arrêté interministériel précise que la suspension de circulation ne s’applique pas dans certaines zones stratégiques. Le district de Bamako ainsi que les chefs-lieux de Région, de Cercle et d’Arrondissement sont exemptés de cette restriction. Cette mesure exceptionnelle vise à protéger les zones les plus vulnérables tout en limitant la mobilité des groupes armés.

    Outre la circulation, les autorités maliennes ont également décidé de suspendre l’importation, le transit, la commercialisation, la vente et la distribution gratuite des motocyclettes de 125 cm³ et plus, ainsi que leurs accessoires, sur l’ensemble du territoire national. Cette décision s’inscrit dans une stratégie globale de lutte contre l’insurrection qui frappe le pays depuis plusieurs mois.

    Un moyen de déplacement privilégié par les groupes armés

    Le choix de cibler spécifiquement les motos de plus de 125 cm³ n’est pas anodin. Ces véhicules sont en effet le moyen de déplacement privilégié des groupes armés opérant au Mali. Leur maniabilité et leur capacité à circuler hors des routes goudronnées en font un outil redoutable pour les attaques surprises et les déplacements rapides des jihadistes.

    Cette interdiction s’ajoute à d’autres mesures prises par les autorités pour tenter de rétablir la sécurité dans un pays durement éprouvé par près de dix ans de conflit armé. Face à la multiplication des attaques et à l’instauration de blocus, le gouvernement malien mise sur des restrictions ciblées pour affaiblir la logistique des groupes insurgés.

  • Mali : les autorités interdisent la circulation des motos hors des grandes villes

    Mali : les autorités interdisent la circulation des motos hors des grandes villes

    Des membres armés du Mouvement national de libération de l'Azawad (FLA) circulent à moto dans le camp de Battle d'Amachach, quatre jours après le retrait des Corps africains, à Tessalit, le 6 mai 2026. (Photo AFP)

    Publié aujourd’hui à 10h14 Lecture : 1 minute.

  • Politique sénégalaise : l’opposition veut exclure Ousmane Sonko de l’assemblée

    Politique sénégalaise : l’opposition veut exclure Ousmane Sonko de l’assemblée

    Le Front pour la défense de la démocratie et de la République (FDR), coalition d’opposition unie, a officiellement demandé à Dakar le retrait d’Ousmane Sonko de l’Assemblée nationale sénégalaise. Cette initiative, dirigée contre le Premier ministre et leader du parti Pastef, s’inscrit dans une logique de confrontation politique qui redéfinit désormais les rapports de force au sein des institutions sénégalaises. L’objectif affiché par l’opposition ? Remettre en cause la légitimité d’Ousmane Sonko à siéger à l’hémicycle et, par ricochet, limiter son influence sur l’agenda législatif.

    Un coup parlementaire contre le chef du gouvernement

    Le FDR, qui fédère plusieurs formations politiques opposées à la majorité issue des élections de mars 2024, s’appuie sur des arguments de conformité institutionnelle pour justifier sa requête. Les porte-parole de la coalition soulignent une contradiction : Ousmane Sonko cumule en effet la tête du gouvernement et un rôle politique prépondérant au sein de la majorité Pastef. Selon eux, cette situation fausse l’équilibre entre pouvoir exécutif et législatif, rendant nécessaire son exclusion de l’Assemblée.

    Au-delà des considérations juridiques, cette démarche reflète une stratégie politique. En privant Ousmane Sonko de son siège parlementaire, l’opposition espère réduire son accès direct aux débats et décisions de l’hémicycle. Le FDR cherche ainsi à contrebalancer l’hégémonie de la majorité présidentielle, renforcée lors des législatives anticipées de novembre 2024, qui ont renforcé la mainmise de Pastef sur l’Assemblée.

    Un climat politique sénégalais marqué par des tensions persistantes

    La demande du FDR s’inscrit dans un contexte de polarisation accrue depuis l’élection de Bassirou Diomaye Faye à la présidence et la nomination d’Ousmane Sonko au poste de Premier ministre. Les relations entre la nouvelle majorité et les anciens groupes dominants, notamment ceux issus de la coalition Benno Bokk Yaakaar, se sont dégradées au fil des mois. Les séances parlementaires sont régulièrement émaillées de tensions, de suspensions de séance et de contestations de procédure.

    Le débat sur la reddition des comptes, porté par le gouvernement pour évaluer la gestion passée sous Macky Sall, alimente cette confrontation. L’opposition accuse les institutions d’être instrumentalisée, tandis que la majorité défend son action comme un mandat populaire visant à assainir la gestion publique. Cibler Ousmane Sonko, figure centrale mais controversée du pouvoir, devient ainsi un symbole fort de la résistance à la politique actuelle.

    Quelles conséquences sur la stabilité des institutions ?

    D’un point de vue juridique, l’issue de cette demande dépendra de l’interprétation des instances compétentes de l’Assemblée nationale et, le cas échéant, du Conseil constitutionnel. La majorité Pastef, qui contrôle une large majorité à l’hémicycle, dispose des moyens de bloquer toute initiative défavorable à son chef. Toutefois, cette affaire pourrait ouvrir un débat plus large sur les cumuls de mandats et l’articulation entre fonctions parlementaires et responsabilités gouvernementales au Sénégal.

    Pour les acteurs économiques et diplomatiques, ces tensions internes sont scrutées avec attention. Le Sénégal, engagé dans l’exploitation de ses ressources gazières et pétrolières et dans des négociations budgétaires clés, a besoin d’une stabilité institutionnelle claire. Une polarisation prolongée entre l’exécutif et l’opposition pourrait affecter la perception du risque politique, alors que le pays cherche à renforcer sa crédibilité auprès des investisseurs et des partenaires financiers.

    Concrètement, l’action du FDR confirme que la confrontation entre Pastef et ses détracteurs se jouera désormais sur plusieurs fronts : parlementaire, judiciaire et médiatique. Ousmane Sonko, désormais au cœur d’une procédure d’exclusion, devra naviguer dans un paysage politique où l’opposition compte exploiter chaque opportunité. Les prochains mois s’annoncent intenses pour le Premier ministre, dont l’avenir institutionnel est désormais directement menacé.

  • Dix matchs de préparation légendaires pour les bleus avant une coupe du monde

    Dix matchs de préparation légendaires pour les bleus avant une coupe du monde

    dix matchs de préparation légendaires pour les bleus avant une coupe du monde

    David Trezeguet lors du match de préparation à la Coupe du monde 2006 contre la Chine

    À l’approche de chaque Coupe du monde, l’équipe de France de football se prépare avec des matchs amicaux qui marquent souvent son histoire. Entre défis tactiques, blessures et performances inattendues, ces rencontres préparent le terrain pour les exploits ou les déceptions à venir. Retour sur dix galops d’essai inoubliables qui ont façonné la légende des Bleus.

    la cuisse brisée de zidane et le crève-cœur de cissé

    France-Chine, 7 juin 2006

    L’image reste gravée dans les mémoires. À Geoffroy-Guichard, Djibril Cissé, titularisé par Raymond Domenech, est fauché dès son premier contact par le capitaine chinois Zheng Zhi. Sa jambe droite se tord sous l’impact : double fracture tibia-péroné, un scénario déjà vécu en 2004 avec Liverpool. Ce jour-là, Zinédine Zidane rate également le seul penalty de sa carrière en équipe nationale, un exploit qui contraste avec ses futures performances en phase finale. Malgré ces incidents, la France atteint la finale.

    Zidane rate le seul penalty de sa carrière en bleu contre la Chine en 2006

    la fatigue qui change tout en corée du sud

    Corée du Sud-France, 26 mai 2002

    Quelques jours après une victoire en Ligue des champions avec le Real Madrid, Zinédine Zidane rejoint l’équipe de France au Japon. Fatigué, il se blesse à la cuisse dès les premières minutes contre la Corée du Sud. Cette blessure, survenue après une préparation physique intense, marque le début des difficultés pour les Bleus, éliminés dès le premier tour.

    Zidane blessé à la cuisse contre la Corée du Sud en 2002

    l’assassin et le maillot numéro 21

    Finlande-France, 5 juin 1998

    Alors que les Bleus peinent à s’imposer à Helsinki, Christophe Dugarry se fait qualifier d’«assassin» par Jean-Michel Larqué après une occasion manquée. Vexés, les joueurs refusent de se rendre sur le plateau de Téléfoot. Une semaine plus tard, Stéphane Guivarc’h, dont le maillot porte le numéro 21, ouvre le score lors du Mondial contre l’Afrique du Sud. Les Bleus remportent ensuite le titre.

    une farce en altitude à guatemala

    France-Guatemala, 21 mai 1986

    À Tlaxcala, au Mexique, le sélectionneur Henri Michel organise un match d’entraînement non officiel en trois tiers-temps, totalisant 98 minutes. Joué en plein midi à plus de 2 000 mètres d’altitude, le terrain accidenté et la programmation insolite exaspèrent les joueurs. Jean Tigana dénonce l’imposition de conditions de jeu absurdes et les Bleus réclament une compensation financière.

    Thierry Tusseau avec la France contre le Guatemala en 1986

    boycott et ambiance électrique en Tunisie

    France-Tunisie, 19 mai 1978

    Une semaine après la publication de la liste des 22 par Michel Hidalgo, les Bleus affrontent la Tunisie sous une banderole réclamant le boycott du Mondial argentin. Sous les moqueries des supporters tunisiens, les Français, mal en point en première mi-temps, se réveillent grâce à Michel Platini, entré en jeu à la pause. Malgré ce succès, les Bleus sont éliminés dès le premier tour.

    Michel Platini ouvre le score contre la Tunisie en 1978

    just fontaine et le quadruplé record

    Narke-France, 25 mai 1958

    Dépourvus de Raymond Kopa, les Bleus écrasent une sélection de troisième et quatrième division suédoise. Just Fontaine, alors peu en vue, inscrit un quadruplé et lance sa légende, qui culminera avec 13 buts en Coupe du monde. Une performance qui annonce l’exploit de 1958, où la France termine troisième.

    une équipe de remplaçants en belgique

    Belgique-France, 30 mai 1954

    À un mois du Mondial suisse, Gaston Barreau casse son équipe habituelle contre la Belgique. Cinq cadres sont écartés, dont René Vignal et Roger Piantoni. Le onze aligné, composé en grande partie de joueurs qui participeront à la compétition, manque de cohésion. Résultat : une nouvelle élimination prématurée en phase finale.

    Jean Vincent contre la Belgique en 1954

    le sélectionneur anglais et ses méthodes contestées

    Hollande-France, 10 mai 1934

    George Kimpton, nouvel entraîneur français, impose un système tactique peu conventionnel : le W.M. (3 défenseurs, 2 inters, 5 attaquants). Contre toute attente, la défense française craque à Amsterdam. Kimpton, critiqué pour son manque de discipline, entretiendra des tensions avec ses joueurs avant l’élimination en Coupe du monde.

    la croisière royale vers uruguay

    France-Roumanie, 10 juillet 1930

    Treize jours de voyage sur le Conte Verde entre Villefranche-sur-Mer et Montevideo renforcent les liens entre les joueurs. Une semaine après leur arrivée, les Bleus s’imposent 4-2 contre la Roumanie avant d’entamer leur première Coupe du monde. Les adversaires roumains avaient été sélectionnés par le roi Carol II, qui leur offrit trois mois de disponibilité.