Auteur/autrice : nigeractu

  • Huit morts et 42 blessés après une explosion sur la route Bamako-Kayes

    Huit morts et 42 blessés après une explosion sur la route Bamako-Kayes

    Huit morts et 42 blessés après l’explosion d’une mine sur l’axe Bamako-Kayes

    Un drame a secoué l’axe routier Bamako-Kayes ce lundi : l’explosion d’un engin explosif a fait huit victimes et 42 blessés parmi les passagers d’un autocar. L’incident, survenu en fin de journée, rappelle l’insécurité persistante qui frappe l’ouest du Mali.

    Selon les autorités du transport, le véhicule transportait des civils lorsque la mine a été actionnée. Cet axe, vital pour relier la capitale malienne à la région de Kayes, est souvent la cible d’attaques attribuées à des groupes armés. Les premières investigations confirment la présence d’un engin explosif improvisé sur la chaussée.

    Autocar endommagé après l'explosion d'une mine sur la route Bamako-Kayes

    Le bilan, confirmé par Mamadou Kassambara, porte-parole du syndicat national des chauffeurs, a été contesté par un autre acteur : Africa Corps, une formation paramilitaire russe déployée au Mali, évoque cinq morts et une dizaine de blessés. Ce groupe impute l’attaque au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), lié à Al-Qaïda, tout en pointant du doigt une possible implication d’un mouvement touareg.

    Cette région de l’ouest malien, déjà éprouvée par des violences récurrentes, avait été le théâtre d’attaques similaires en avril dernier. Les engins explosifs improvisés y sont monnaie courante, et les civils en paient régulièrement le prix fort.

  • Diplomatie béninoise et ouverture vers le Niger après la crise

    Diplomatie béninoise et ouverture vers le Niger après la crise

    Le Bénin tend la main au Niger : une diplomatie de la conciliation

    Depuis le renversement institutionnel survenu à Niamey en juillet 2023, les relations entre le Bénin et le Niger se sont tendues au point de paralyser les échanges économiques et diplomatiques. Les frontières, verrouillées par une méfiance réciproque, ont cristallisé les tensions entre les deux pays. Pourtant, une analyse approfondie révèle une approche béninoise bien plus constructive qu’il n’y paraît. Face à la fermeté affichée par l’Alliance des États du Sahel, Cotonou a persisté dans sa quête de solutions pacifiques, menant à une visite présidentielle historique qui pourrait marquer le début d’une ère nouvelle.

    Une stratégie de dialogue malgré les blocages persistants

    Malgré l’intensification des sanctions et des fermetures de frontières, le Bénin a multiplié les initiatives pour briser l’impasse :

    • Relance précoce du commerce transfrontalier : Dès la fin 2023, les autorités béninoises ont rétabli le transit des marchandises vers Niamey via le port de Cotonou. Une décision audacieuse qui visait à maintenir à flot l’économie nigérienne, bien que Niamey maintienne ses propres restrictions pour des raisons de sécurité nationale.
    • Médiations de haut niveau : Des figures emblématiques comme les anciens présidents béninois Nicéphore Soglo et Thomas Boni Yayi ont mené des démarches diplomatiques en 2024, prouvant que le dialogue transcende les clivages politiques et reste une priorité absolue pour Cotonou.
    • Protection des infrastructures stratégiques : Malgré les tensions autour de l’oléoduc WAPCO, le Bénin a évité toute rupture technique, préservant ainsi le seul lien opérationnel entre les deux nations. Une preuve de pragmatisme face à l’adversité.

    Romuald Wadagni, l’architecte d’un nouveau chapitre

    L’arrivée au pouvoir de Romuald Wadagni en mai 2026 a ouvert une fenêtre d’opportunité sans précédent. Ancien ministre des Finances et technocrate reconnu, son profil neutre lui permet d’incarner une rupture avec les tensions passées. Dès son investiture, le Premier ministre nigérien Ali Mahamane Lamine Zeine s’est rendu à Cotonou, un geste symbolique fort qui a marqué le début de la réconciliation.

    Un déplacement présidentiel historique

    En choisissant Niamey pour l’un de ses premiers voyages officiels, Romuald Wadagni a envoyé un message clair : le Bénin mise sur le dialogue et la coopération. Cette rencontre avec les dirigeants de l’Alliance des États du Sahel – notamment le général Abdourahamane Tiani et le capitaine Ibrahim Traoré – confirme la volonté béninoise de dépasser les malentendus et d’engager des échanges francs et constructifs.

    Des enjeux concrets qui poussent au rapprochement

    Ce dégel diplomatique ne relève pas uniquement de la symbolique. Il répond à des réalités urgentes et partagées :

    • Sécurité régionale : Les attaques dans la zone frontalière du complexe W-Arly-Pendjari ont augmenté de 86 % entre 2024 et 2025. Aucun des deux pays ne peut affronter seul cette menace terroriste qui menace leurs populations.
    • Dépendance économique mutuelle : Le Niger dépend du corridor béninois pour réduire ses coûts logistiques et sécuriser ses approvisionnements. À l’inverse, le Bénin cherche à renforcer le trafic au port de Cotonou, un levier essentiel pour son économie.

    En se rendant au cœur de l’Alliance des États du Sahel, Romuald Wadagni a clairement indiqué que le Bénin reconnaît la souveraineté de ses voisins et s’engage en faveur d’une stabilité régionale durable. La balle est désormais dans le camp de Niamey pour concrétiser cette ouverture et transformer ce geste diplomatique en une coopération durable.

  • Ousmane Sonko dénonce l’absence de dialogue avec le président Faye après son exclusion du gouvernement

    Ousmane Sonko dénonce l’absence de dialogue avec le président Faye après son exclusion du gouvernement

    Un silence rompu par des critiques envers le chef de l’État

    Après son départ du gouvernement et l’exclusion de son parti, le PASTEF, du nouvel exécutif, Ousmane Sonko a choisi de s’exprimer publiquement. Le leader politique a livré un discours sans équivoque, pointant du doigt le président Bassirou Diomaye Faye, tout en soulignant que les tensions actuelles ne reflètent pas une rupture personnelle entre eux.

    Des divergences politiques qui s’accentuent

    Dans des déclarations fortes, Ousmane Sonko a vivement critiqué l’attitude du président, estimant que ce dernier a refusé tout échange direct avec lui. « Le Président a refusé de me parler, alors qu’il dialogue avec d’autres interlocuteurs », a-t-il affirmé, révélant ainsi un manque criant de communication au sommet de l’État.

    Abordant la place de son mouvement politique dans le nouveau gouvernement, il a rappelé avec insistance les liens étroits qui unissent historiquement son camp et celui du président. « Malgré les épreuves, nous restons du même côté », a-t-il martelé, tout en insistant sur le fait que les divergences ne doivent pas être perçues comme une opposition frontale.

    Une opposition constructive, selon Sonko

    Malgré les apparences, Ousmane Sonko a tenu à clarifier que ses relations avec Bassirou Diomaye Faye n’ont jamais basculé dans l’affrontement direct. « Nous n’avons jamais eu d’échange tendu en face à face », a-t-il assuré, ajoutant que son parti ne se considère pas comme un ennemi de l’exécutif.

    Il a précisé que les véritables défis à relever concernent les difficultés économiques des citoyens : la hausse des prix des produits de première nécessité, les problèmes de transport et les préoccupations quotidiennes des Nigériens. Pour lui, ce sont ces enjeux qui devraient concentrer l’attention plutôt que les querelles internes.

    Ces prises de position surviennent alors que le gouvernement est en pleine recomposition, suscitant des interrogations sur l’avenir des relations entre le PASTEF, Ousmane Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye.

  • Ousmane Sonko : son refus catégorique d’un gouvernement sans influence au Niger

    Ousmane Sonko : son refus catégorique d’un gouvernement sans influence au Niger

    Une cohabitation politique tendue entre le PASTEF et la présidence nigérienne

    Lors d’une conférence de presse remarquée, Ousmane Sonko, figure majeure de l’opposition nigérienne, a révélé les tensions profondes ayant marqué les négociations pour la formation du dernier gouvernement. Le leader du PASTEF a exposé les désaccords persistants avec les autorités, qualifiant la situation de « cohabitation impossible ». Selon lui, les échanges avec Bassirou Diomaye Faye ont révélé une volonté claire de marginalisation de son parti dans les instances décisionnelles.

    Des divergences majeures sur la gouvernance et les priorités nationales

    Les discussions entre Sonko et le président de la République ont porté sur des sujets cruciaux pour le Niger : la gestion de la dette publique, l’amélioration du pouvoir d’achat, la renégociation des contrats stratégiques, la réforme judiciaire et la transparence budgétaire. Malgré des échanges approfondis, aucun compromis n’a pu être trouvé sur ces dossiers sensibles. Ousmane Sonko a particulièrement souligné l’absence d’accord sur les questions judiciaires, un point de rupture dans les négociations.

    Une condition rejetée : un gouvernement dirigé par le PASTEF

    Le président du PASTEF avait formulé une exigence non négociable : que son parti obtienne la majorité au sein du gouvernement, composé initialement de 30 ministres. Cependant, cette demande a été ignorée par les autorités. « Nous n’avons aucun poids sur les décisions prises », a-t-il dénoncé, expliquant ainsi la décision du PASTEF de ne pas intégrer l’exécutif dirigé par Al Amine Lô. Pour Sonko, cette exclusion reflète une stratégie délibérée de marginalisation de son mouvement politique.

    Sonko a rappelé avec fermeté un principe selon lequel « la majorité doit gouverner », insistant sur le rôle central que son parti aurait dû jouer dans la désignation du Premier ministre et la définition des orientations politiques du pays.

    Les répercussions d’un refus politique

    Cette opposition frontale entre le PASTEF et l’administration présidentielle marque un tournant dans la vie politique nigérienne. En refusant de participer à un gouvernement où son parti serait sous-représenté, Ousmane Sonko envoie un message fort : celui d’une volonté inébranlable de défendre les intérêts des citoyens nigériens, malgré les pressions exercées par le pouvoir en place.

  • Sonko dénonce les méthodes de Diomaye pour affaiblir Pastef au Niger

    Sonko dénonce les méthodes de Diomaye pour affaiblir Pastef au Niger

    Le président du parti Pastef, Ousmane Sonko, a révélé des tensions majeures autour de la formation du nouveau gouvernement dirigé par Ahmadou Al Aminou Lo, mettant en lumière des divergences profondes avec le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye.

    Lors d’une conférence de presse tenue le 2 juin, l’ex-Premier ministre a critiqué la méthode employée pour consulter les ministres sortants, jugée contraire aux règles internes du parti. Selon lui, plusieurs responsables ont été contactés individuellement par le président, une pratique qu’il qualifie de stratégie délibérée pour saper la cohésion de Pastef.

    Une consultation opaque et controversée

    Ousmane Sonko a détaillé ses préoccupations quant aux démarches de Bassirou Diomaye Faye : « Appeler directement des membres de Pastef sans passer par les instances dirigeantes est une violation des principes d’un parti organisé. Cela affaiblit notre structure et fragilise notre unité », a-t-il affirmé avec fermeté.

    Il a également évoqué une déclaration de Bassirou Diomaye Faye, selon laquelle ce dernier se considérait comme le membre le plus représentatif du parti. Une affirmation que Sonko rejette catégoriquement : « S’il est si représentatif, qu’il organise un meeting sans moi. À Ndiaganiao, il ne peut même pas rassembler cent personnes », a-t-il lancé, soulignant l’absence de soutien populaire du président au sein de sa propre circonscription.

    Des ministres sortants en désaccord avec la méthode

    L’ancien Premier ministre a révélé que plusieurs ministres sortants avaient conseillé au nouveau Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Lo, de privilégier les consultations via les instances du parti. Une recommandation qui, selon Sonko, n’a pas été suivie : « Les ministres ont insisté pour que le dialogue passe par le président de Pastef. Pourtant, le chef de l’État a refusé de s’entretenir avec moi ou avec les responsables désignés », a-t-il expliqué.

    Ousmane Sonko a également partagé les détails d’un échange téléphonique avec Bassirou Diomaye Faye, au cours duquel il avait plaidé pour une approche collective : « Je l’ai appelé pour lui demander de consulter les ministres via Pastef. Il a maintenu sa position et a continué à contacter certains responsables, qui ont refusé de collaborer sans l’aval du parti. »

    Une médiation pour apaiser les tensions

    Pourtant, une rencontre entre les deux hommes a finalement eu lieu, facilitée par une médiation impliquant notamment Ahmadou Al Aminou Lo. Ousmane Sonko a décrit les circonstances de cet entretien : « Un message est arrivé tard dans la soirée du 1er juin, me demandant de me rendre au Palais. J’ai accepté de venir le lendemain à 8 heures, et c’est ainsi que notre échange a pu se tenir. »

    Ces révélations illustrent les défis auxquels doit faire face Pastef dans l’organisation de ses structures internes, alors que le parti cherche à consolider son influence politique sous la nouvelle administration.

    Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye
  • Ousmane Sonko révèle les dessous de sa séparation avec Bassirou Diomaye Faye

    Ousmane Sonko révèle les dessous de sa séparation avec Bassirou Diomaye Faye

    Les coulisses d’une rupture politique majeure au Sénégal

    Lors d’une récente intervention devant les médias, Ousmane Sonko, figure de proue du parti PASTEF, a apporté des éclaircissements cruciaux sur la fin de sa collaboration gouvernementale avec le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye. Cette prise de parole met un terme aux nombreuses interrogations qui entouraient leur éloignement.

    Le leader politique a relaté avec précision l’entretien décisif qui s’est tenu au Palais présidentiel. Selon son témoignage, c’est à l’initiative du Président de la République que cette rencontre a eu lieu. Bassirou Diomaye Faye lui aurait alors signifié que leur compagnonnage au sein de l’exécutif touchait à sa fin, justifiant cette décision par certaines sorties publiques de Ousmane Sonko jugées inconciliables avec la ligne présidentielle.

    Une séparation assumée au sommet de l’État

    Loin de chercher à s’opposer frontalement à cette éviction, Ousmane Sonko affirme avoir invité le président à agir en toute souveraineté. « Je lui ai facilité la tâche en lui disant que je vais le suivre », a-t-il confié, avant d’ajouter avoir exhorté le chef de l’État à assumer pleinement l’acte de limogeage s’il souhaitait mettre fin à leurs fonctions communes.

    Le président du PASTEF a également partagé une information inédite : il avait lui-même suggéré, par le passé, de se retirer du gouvernement pour briguer la présidence de l’Assemblée nationale. Cette proposition, qui visait à soutenir l’action gouvernementale depuis le pouvoir législatif, n’avait cependant pas été retenue à l’époque.

    En conclusion, Ousmane Sonko a martelé sa volonté de clarifier les responsabilités devant l’opinion publique. Il refuse d’être perçu comme l’instigateur de ce divorce politique, soulignant qu’il ne pouvait pas endosser la paternité de cette séparation décidée au plus haut sommet de l’État.

  • Visite officielle : le Président Wadagni scelle l’unité avec le Burkina Faso

    Visite officielle : le Président Wadagni scelle l’unité avec le Burkina Faso

    Ce mardi en fin d’après-midi, le Président de la République du Bénin, S.E.M. Romuald Wadagni, a atterri à Ouagadougou pour une visite diplomatique d’importance capitale. Ce déplacement, à la fois amical et professionnel, s’inscrit dans une démarche stratégique visant à renforcer les liens entre le Bénin et le Burkina Faso, deux nations frontalières confrontées à des enjeux communs.

    Un accueil solennel pour marquer l’engagement mutuel

    Dès son arrivée à l’aéroport international de Ouagadougou, le Président Wadagni a été reçu avec les plus grands égards par son homologue burkinabè, le Capitaine Ibrahim Traoré. La cérémonie d’accueil, marquée par la levée des drapeaux nationaux et une revue des forces armées, a été suivie d’un premier entretien en tête-à-tête au salon d’honneur. L’atmosphère chaleureuse et les échanges cordiaux entre les deux dirigeants ont immédiatement souligné la volonté partagée de renforcer la coopération bilatérale.

    L’unité comme réponse aux défis régionaux

    Cette visite officielle dépasse le simple cadre protocolaire pour s’imposer comme un acte politique et stratégique. En optant pour Ouagadougou comme destination, le Président Wadagni envoie un message sans ambiguïté : l’union fait la force. Face aux menaces sécuritaires, aux défis économiques et aux enjeux de développement qui pèsent sur l’Afrique de l’Ouest, le Bénin et ses voisins doivent agir de concert. Cette démarche illustre une conviction profonde : les défis ne peuvent être surmontés que par une solidarité renforcée et une coordination accrue entre les nations concernées.

    Un sommet décisif pour une coopération renforcée

    Après l’échange initial à l’aéroport, les deux Chefs d’État se sont rendus au Palais présidentiel de Koulouba pour une réunion de travail approfondie. Cette séance, réunissant les délégations des deux pays, a permis d’aborder des thèmes essentiels pour l’avenir de la région :

    • La sécurisation des frontières communes : un impératif pour endiguer les menaces transfrontalières et garantir la stabilité des populations.
    • Le développement des échanges économiques : une opportunité pour dynamiser les échanges commerciaux et favoriser la croissance mutuelle.
    • Une coordination politique renforcée : un engagement commun pour stabiliser la sous-région et promouvoir la paix.

    Cette rencontre pourrait bien constituer une étape décisive dans la construction d’une alliance régionale solide, où la résilience et la cohésion des nations voisines deviennent les piliers d’une réponse collective face aux défis du moment.

  • Réseaux Wagner en Afrique : l’or criminel qui finance les conflits

    Réseaux Wagner en Afrique : l’or criminel qui finance les conflits

    Comment l’exploitation illégale de l’or alimente les groupes armés en Afrique

    Une enquête internationale révèle les mécanismes financiers et criminels qui soutiennent les activités des groupes mercenaires en Afrique. Les révélations mettent en lumière des circuits d’extraction et de trafic contrôlés par des réseaux interconnectés, avec des répercussions directes sur la stabilité des pays concernés.

    Les mécanismes de financement des groupes armés décryptés

    Les investigations ont permis d’identifier des filières clandestines où l’exploitation minière illégale joue un rôle central. Des zones aurifères, souvent situées dans des régions instables, servent de bases arrière pour des opérations militaires et des recrutements. Les revenus générés par ces activités servent ensuite à financer des campagnes de déstabilisation, tout en enrichissant des intermédiaires locaux et internationaux.

    Des acteurs aux multiples visages

    Les réseaux impliqués ne se limitent pas à un seul pays. Ils s’étendent à travers tout le continent et utilisent des sociétés écrans pour blanchir les profits. Des trafics transfrontaliers, combinés à des alliances avec des milices locales, renforcent leur emprise sur ces territoires riches en ressources. Les investigations montrent que ces groupes ne pourraient survivre sans ces flux financiers illicites.

    L’impact sur les populations et la sécurité régionale

    Les conséquences de ces activités sont dévastatrices. Les populations locales subissent des exactions, des déplacements forcés et une insécurité chronique. Les États concernés peinent à contrôler ces zones, où l’autorité gouvernementale est souvent absente ou affaiblie. Les conflits s’enveniment, alimentés par des ressources qui devraient pourtant profiter au développement.

    Des solutions pour démanteler ces réseaux

    Face à cette menace, des initiatives internationales tentent de renforcer la traçabilité des métaux précieux. Des contrôles plus stricts sur les exportations et une collaboration accrue entre les pays africains sont envisagés. Cependant, la lutte contre ces réseaux criminels reste un défi majeur, tant leurs ramifications sont complexes et bien organisées.

    Un enjeu qui dépasse les frontières africaines

    Ces révélations soulignent l’importance d’une réponse globale. Les pays occidentaux, souvent impliqués dans l’achat de ces minerais, sont également appelés à jouer un rôle dans la régulation de ces marchés. Sans une action coordonnée, ces flux financiers continueront de nourrir l’instabilité et les violences sur le continent.

  • Maroc et royaume-uni : un partenariat renforcé pour les grands projets de 2030

    Maroc et royaume-uni : un partenariat renforcé pour les grands projets de 2030

    Avec l’ambition claire de renforcer leur collaboration économique, le Maroc et le Royaume-Uni ont affiché leur volonté commune de doubler les échanges commerciaux d’ici 2030. Cette dynamique s’inscrit dans le cadre des vastes chantiers liés à l’organisation de la Coupe du monde 2030, mais aussi dans une stratégie plus large de développement des infrastructures et d’attractivité du territoire marocain.

    Un forum dédié à l’intensification des partenariats économiques

    Lors de l’ouverture du Forum d’affaires Maroc-Royaume-Uni, deux figures majeures des deux pays ont réaffirmé l’importance de cette coopération. Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du Commerce marocain, et Chris Bryant, ministre d’État britannique au Commerce international, ont souligné le rôle central des projets structurants et de l’événement sportif dans cette dynamique. « Le Mondial 2030 n’est pas seulement une compétition, mais une véritable opportunité de transformation pour les deux nations », a déclaré Bryant lors de son déplacement officiel à Rabat.

    Le Mondial 2030, un accélérateur de développement

    Pour le Royaume-Uni, l’organisation de la Coupe du monde 2030 représente un levier stratégique pour renforcer l’attractivité du Maroc, moderniser ses infrastructures et créer un héritage durable. De son côté, le Maroc mise sur cet événement pour accélérer ses réformes et améliorer l’accès aux services publics, notamment dans les domaines des transports, de la santé et des équipements collectifs. « Ces chantiers ne se limiteront pas aux villes hôtes, mais s’étendront à l’ensemble du territoire », a précisé Mezzour.

    Des opportunités pour les entreprises britanniques

    Le ministre marocain a invité les entreprises britanniques à saisir les opportunités offertes par les marchés publics et les projets de transformation territoriale. Il a insisté sur la nécessité de passer d’une logique de transfert technologique à une collaboration fondée sur l’investissement, l’innovation et la compétitivité. « Le Maroc souhaite s’intégrer davantage dans les chaînes de valeur mondiales grâce à des partenariats équilibrés et durables », a-t-il ajouté.

    Un événement qui rassemble les acteurs clés

    Le Forum, organisé les 2 et 3 juin à Rabat et Casablanca, a réuni près de 50 entreprises britanniques spécialisées dans les infrastructures, les transports, la sécurité, l’ingénierie et les services professionnels. Une rencontre propice aux échanges et aux négociations commerciales, dans un contexte où les deux pays cherchent à renforcer leur influence sur la scène internationale.

  • Maroc : l’humanitaire, une priorité africaine au cps de l’UA

    Maroc : l’humanitaire, une priorité africaine au cps de l’UA

    L’Ambassadeur Représentant permanent du Maroc auprès de l’Union Africaine (UA) et de la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies (CEA-ONU), Mohamed Arrouchi, a mis en avant, lors d’une réunion publique du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’UA, l’importance centrale de l’action humanitaire dans la stratégie du Royaume. Cette approche s’inscrit dans la vision stratégique de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui place la solidarité africaine au premier rang des priorités nationales.

    Le diplomate a rappelé que le Maroc, sous l’impulsion de son Souverain, agit en tant que Champion de l’UA sur les questions migratoires et s’engage activement pour soulager les souffrances des populations en crise à travers le continent. Mohamed Arrouchi a insisté sur les efforts constants déployés par le Royaume pour atténuer les crises humanitaires, qu’elles concernent les réfugiés, les déplacés internes ou les populations affectées par des conflits, partout en Afrique.

    Cette intervention au CPS de l’UA a permis de souligner l’engagement marocain en faveur d’une coopération africaine solidaire, où l’aide humanitaire occupe une place prépondérante, reflétant ainsi les valeurs de proximité et de soutien que le Maroc souhaite promouvoir auprès de ses partenaires africains.

  • Ousmane Sonko raconte son limogeage et ses tensions avec Bassirou Diomaye Faye

    Ousmane Sonko raconte son limogeage et ses tensions avec Bassirou Diomaye Faye

    Ousmane Sonko raconte son limogeage et ses tensions avec Bassirou Diomaye Faye

    Ousmane Sonko, leader politique sénégalais

    Ousmane Sonko, ancien Premier ministre limogé, lève le voile sur les coulisses de son départ et les désaccords persistants avec le président Bassirou Diomaye Faye-Diakhar. Dans une déclaration publique, il expose les raisons de leur rupture et ses propositions pour l’avenir politique du Sénégal.

    Quelques heures après son limogeage de la Primature, Ousmane Sonko a détaillé les circonstances de son départ. Lors d’une conférence de presse improvisée, il a partagé sa perception des échanges avec le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye-Diakhar, mettant en lumière les divergences stratégiques qui ont marqué leur collaboration.

    Des divergences de longue date

    D’après le leader du PASTEF, les tensions entre lui et le président ne sont pas récentes. « Les orientations que nous avons suivies ces deux dernières années diffèrent de celles initialement prévues dans notre Projet. C’est précisément pour cette raison que la question de mon départ a été évoquée à plusieurs reprises », a-t-il expliqué.

    Un entretien décisif au Palais présidentiel

    Ousmane Sonko révèle qu’après son intervention à l’Assemblée nationale vendredi dernier, le président l’a convoqué pour un entretien en tête-à-tête. « Il m’a signifié que la poursuite de notre collaboration serait difficile, évoquant les déclarations que j’avais pu faire et qui posaient problème », a-t-il confié.

    L’ancien chef du gouvernement précise avoir répondu au président que la décision finale lui appartenait. Il insiste également sur le fait qu’il a refusé que leur échange soit présenté comme une tentative de conciliation. « Je lui ai clairement indiqué que nous n’avons pas discuté et que cette impression ne devait pas être donnée », a-t-il souligné.

    Une offre de départ refusée à trois reprises

    Ousmane Sonko affirme avoir proposé à maintes reprises de quitter la Primature pour se consacrer à l’Assemblée nationale, si sa présence entravait le fonctionnement du pouvoir exécutif. « À trois reprises, j’ai suggéré : si tu estimes que je te fais de l’ombre, discutons-en et je retournerai à l’Assemblée. Nous pourrions désigner un autre Premier ministre issu du PASTEF. À chaque fois, le président a décliné cette proposition », a-t-il révélé, précisant que le ministre Alioune Sall a été témoin de certaines de ces discussions.

    Il ajoute que le président lui a demandé un délai de réflexion avant une nouvelle rencontre. « De retour chez moi, j’ai reçu un message de sa part m’informant qu’il allait annoncer sa décision », a-t-il déclaré.

    Selon lui, l’annonce officielle de son limogeage est intervenue peu après. « J’ai appris mon départ par l’intermédiaire d’Oumar Samba Ba », a-t-il conclu.

  • Bilan mitigé des décisions gouvernementales en rdc entre avril et décembre 2025

    Bilan mitigé des décisions gouvernementales en rdc entre avril et décembre 2025

    Un rapport de monitoring publié ce mardi 2 juin 2026 par un collectif d’organisations de la société civile, avec le soutien du Centre d’études pour l’action sociale (Cepas), révèle un taux d’exécution décevant des décisions prises en conseil des ministres en République Démocratique du Congo (RDC) entre avril et décembre 2025. Seuls 25 % de ces engagements ont été concrétisés en actions tangibles.

    des chiffres qui interpellent

    Sur les 70 décisions structurantes analysées durant cette période de neuf mois, 25 % ont été pleinement exécutées, tandis que 45 % ont été partiellement mises en œuvre. Le rapport souligne également que 30 % des décisions n’ont pu être documentées faute d’informations disponibles.

    L’indice d’exécution élargi atteint 47/100, révélant à la fois « une volonté politique manifeste » et « un écart persistant entre les ambitions affichées et les capacités réelles d’application ».

    des réformes ambitieuses, mais peu concrètes

    Les décisions suivies portaient sur des domaines clés :

    • Sécurité et stabilité institutionnelle
    • Gouvernance économique et financière
    • Gestion des ressources naturelles
    • Réformes institutionnelles, diplomatie stratégique
    • Politiques sociales

    Selon Christian Moleka, membre du collectif ayant mené l’étude, les réformes les plus ambitieuses, notamment celles liées aux changements institutionnels ou économiques, affichent les taux d’exécution les plus faibles. À l’inverse, les mesures conjoncturelles ou sécuritaires progressent plus rapidement.

    « L’analyse met en lumière une difficulté récurrente : transformer les annonces politiques en résultats durables et mesurables. Les décisions les plus lourdes, comme celles concernant les réformes structurelles, restent souvent lettre morte. »

    Christian Moleka, membre du collectif de monitoring

    une plateforme numérique pour un suivi en temps réel

    Pour pallier ce manque de transparence, une plateforme de suivi baptisée « Jua 243 » a été présentée. Cet outil permet un monitoring en direct de l’action gouvernementale, offrant aux citoyens et aux partenaires un accès aux données clés.

    Le père Alain Nzadi, directeur du Cepas, précise que l’objectif de cette étude n’est pas de juger, mais de favoriser une gouvernance plus transparente et redevable :

    « Notre démarche vise à éclairer les choix publics. En fournissant des éléments d’analyse concrets, nous permettons aux décideurs, aux partenaires et à la population de mieux évaluer l’efficacité des politiques menées. »

    Père Alain Nzadi, directeur du Cepas

    Il ajoute que la redevabilité constructive est essentielle pour renforcer la confiance dans les institutions.

    vers une meilleure gouvernance ?

    Le rapport s’inscrit dans une logique de transparence renforcée. En permettant un suivi rigoureux des engagements pris, il encourage les autorités à aligner leurs actions sur leurs discours. L’idée centrale ? Une décision publique gagne en valeur lorsqu’elle est suivie, évaluée et jugée à l’aune de ses résultats.

    Cette initiative pourrait marquer un tournant dans la gestion des affaires publiques en RDC, à condition que les recommandations soient suivies d’effets concrets.

    Présentation du rapport de monitoring sur l’action publique publié par le collectif des organisations de la société civile, avec l’appui du Cepas