Auteur/autrice : nigeractu

  • Comment Assimi Goïta a consolidé son autorité après les événements du 25 avril au Mali

    Comment Assimi Goïta a consolidé son autorité après les événements du 25 avril au Mali

    Assimi Goïta lors d'une cérémonie officielle à Bamako, marquant un tournant dans la gestion de la crise malienne

    Les tensions qui ont secoué le Mali le 25 avril ont révélé une stratégie de consolidation du pouvoir par le colonel Assimi Goïta, révélant une volonté ferme de renforcer son emprise sur les institutions nationales. Depuis ces événements, le chef de l’État malien a multiplié les mouvements politiques et les réorganisations institutionnelles, marquant une étape cruciale dans l’histoire récente du pays.

    une réponse immédiate aux défis sécuritaires et politiques

    Dès les premières heures suivant les attaques du 25 avril, Assimi Goïta a pris des mesures exceptionnelles pour stabiliser la situation. Ces événements, qui ont fragilisé davantage la sécurité intérieure, ont servi de catalyseur à une refonte des priorités nationales. Le président malien a ainsi accéléré la mise en place de réformes structurelles, notamment au sein des forces armées et des services de renseignement, afin de mieux contrer les menaces qui pèsent sur le territoire.

    Parmi les actions clés menées par Goïta, on note :

    • La réorganisation du gouvernement pour intégrer des profils expérimentés et renforcer l’efficacité des décisions ;
    • Le renforcement des collaborations militaires avec des partenaires internationaux, notamment l’Africa Corps, pour consolider les capacités de défense ;
    • Une communication renforcée auprès de la population pour maintenir la confiance dans les institutions.

    un leadership renforcé face aux groupes armés

    Les menaces terroristes, incarnées par des groupes comme le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), ont poussé Assimi Goïta à adopter une position intransigeante. Les récentes attaques ont prouvé que la stabilité du Mali dépendait en grande partie de la capacité du pouvoir à neutraliser ces groupes et à rétablir l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire.

    Dans ce contexte, le président malien a mis en avant une doctrine sécuritaire plus agressive, combinant des opérations militaires ciblées et des négociations stratégiques avec les acteurs locaux. Cette approche a permis de réduire l’influence des groupes armés dans certaines zones, tout en consolidant le contrôle des autorités maliennes.

    les réactions internationales et les enjeux géopolitiques

    La position du Mali sur la scène internationale a également été un facteur déterminant dans cette période de transition. Les relations avec la Russie, notamment à travers le soutien de l’Africa Corps, ont joué un rôle clé dans la stratégie de résilience du pays. Ces alliances ont permis de renforcer les capacités militaires maliennes, tout en affichant une autonomie accrue face aux pressions extérieures.

    Cependant, cette réorientation géopolitique a aussi suscité des débats internes. Certains observateurs soulignent que le rapprochement avec Moscou pourrait influencer les équilibres régionaux, notamment dans le Sahel. Goïta, conscient de ces enjeux, a cherché à maintenir un équilibre entre les partenariats stratégiques et les intérêts nationaux.

    un tournant pour l’avenir politique du Mali

    Les évolutions récentes au Mali montrent que le pays traverse une phase de reconstruction politique et de renforcement institutionnel. Assimi Goïta, en capitalisant sur les défis sécuritaires, a réussi à consolider son rôle comme acteur incontournable du paysage politique malien. Son leadership, marqué par une approche pragmatique, pourrait bien définir l’avenir du Mali dans les années à venir.

    Alors que les menaces persistent, la capacité du président à maintenir la cohésion nationale et à garantir la sécurité des citoyens reste un test décisif. Les prochains mois seront déterminants pour évaluer l’impact réel de cette stratégie de consolidation du pouvoir sur la stabilité du pays.

  • Sénégal : ces étudiants qui allient études et engagement politique dès l’université

    Sénégal : ces étudiants qui allient études et engagement politique dès l’université

    À l’université, de plus en plus d’étudiants sénégalais voient dans l’engagement politique bien plus qu’une simple activité parallèle. Pour eux, s’investir dès les bancs de la faculté permet de préparer concrètement la transition vers la vie active et civique.

    L’université, un tremplin pour l’engagement citoyen

    Pour certains, adhérer à un mouvement politique pendant les études n’est pas un choix anodin. C’est un moyen de se forger une vision claire des enjeux nationaux tout en consolidant leur parcours académique. Adama Lam, étudiant en droit, en est convaincu : l’université doit servir de terrain d’entraînement pour les futures responsabilités.

    « Étudier le droit tout en s’intéressant à la politique me permet de donner du sens à mes connaissances. Ce double parcours me prépare à agir efficacement sur le terrain, une fois mon diplôme en poche. L’engagement politique n’est pas un frein, mais un complément essentiel à la formation universitaire. »

    Cette approche séduit de nombreux jeunes, qui y voient une opportunité de mieux comprendre les mécanismes de la gouvernance avant même d’entrer sur le marché du travail.

    Des études et une carrière politique : un équilibre possible ?

    Contrairement aux idées reçues, l’engagement politique ne rime pas forcément avec abandon des ambitions professionnelles. Amadou Saliou Diallo, étudiant en sciences économiques, défend cette idée avec force.

    « On peut tout à fait exercer une profession et s’investir en politique. La politique n’est pas une carrière exclusive. Elle permet avant tout de servir son pays tout en développant des compétences utiles dans d’autres domaines. Je pourrais très bien être comptable et m’engager pour des causes qui me tiennent à cœur. »

    Cette vision pragmatique montre que l’engagement citoyen peut s’intégrer harmonieusement dans un parcours académique et professionnel.

    Un apprentissage complet pour les futurs décideurs

    Pour certains, l’université doit aussi jouer un rôle dans la formation des futurs leaders politiques. Ousmane Seck, étudiant en sciences politiques, explique comment cette combinaison peut être bénéfique.

    « Acquérir des connaissances théoriques en parallèle d’une culture politique me semble indispensable. Cela me permet de mieux saisir les programmes électoraux et de préparer, le cas échéant, mon propre engagement futur. Que ce soit en tant que candidat ou en fondant mon parti, cette expérience sera un atout majeur. »

    Entre théorie et pratique, ces étudiants cherchent à acquérir les outils nécessaires pour peser demain sur les décisions nationales.

    L’université doit-elle former des leaders en herbe ?

    La question divise encore certains observateurs. Doit-on voir l’université comme un simple lieu de transmission du savoir ou comme un espace où se préparent les futurs dirigeants ? Pour ces jeunes, la réponse est claire : les deux peuvent coexister. L’engagement politique, lorsqu’il est bien organisé, ne nuit pas aux études. Il les enrichit.

    En intégrant dès maintenant les réalités du terrain, ces étudiants se donnent les moyens de devenir des acteurs éclairés du développement national. Leur ambition ? Combiner excellence académique et vision politique pour contribuer activement à l’avenir du Sénégal.

  • Voyageurs américains à Bamako : vigilance renforcée avant les fêtes religieuses

    Voyageurs américains à Bamako : vigilance renforcée avant les fêtes religieuses

    Les ressortissants des États-Unis présents à Bamako, au Mali, sont invités à redoubler de prudence dans leurs déplacements quotidiens. L’ambassade américaine a émis des recommandations strictes, soulignant un renforcement significatif des mesures de sécurité autour de l’aéroport international Modibo Keita ainsi que dans plusieurs zones stratégiques de la capitale malienne.

    des perturbations possibles sur les axes routiers de Bamako

    Les autorités locales ont intensifié leur dispositif sécuritaire en installant des points de contrôle supplémentaires, des barrages mobiles et en fermant temporairement certaines voies. Ces ajustements, bien que temporaires, pourraient entraîner des ralentissements ou des blocages, impactant les déplacements des habitants et des visiteurs. Les voyageurs américains sont encouragés à anticiper ces contraintes en prévoyant des marges horaires supplémentaires pour leurs trajets.

    contexte sécuritaire tendu en période festive

    La recrudescence des risques sécuritaires coïncide avec l’approche de célébrations religieuses majeures, notamment l’Aïd al-Adha, prévue le 27 mai. Dans ce contexte, l’ambassade des États-Unis a appelé à limiter les déplacements non indispensables jusqu’à la fin du mois. Les zones de rassemblement, manifestations ou lieux publics sont à éviter absolument pour minimiser les risques.

    Les consignes officielles insistent sur la nécessité de respecter les barrières de sécurité mises en place par les forces de l’ordre. Les citoyens américains sont également invités à rester constamment vigilants, à surveiller leur environnement immédiat et à éviter toute tentative de contourner les dispositifs en place.

    préparatifs et recommandations essentielles

    Pour assurer leur sécurité, les voyageurs doivent :

    • Mettre à jour leurs documents de voyage et les conserver à portée de main ;
    • Éviter les déplacements nocturnes ou dans des quartiers peu fréquentés ;
    • Disposer d’un moyen de communication fiable pour rester en contact avec les services consulaires ;
    • Élaborer un plan d’urgence incluant des lieux de repli sécurisés en cas de dégradation de la situation.

    Ces mesures visent à garantir une expérience sereine tout en assurant la protection des ressortissants étrangers sur le territoire malien.

  • Sénégal : relance de l’itaf dème pour booster la recherche halieutique et l’économie bleue

    Sénégal : relance de l’itaf dème pour booster la recherche halieutique et l’économie bleue

    Le Sénégal s’apprête à redonner une seconde vie à son navire de recherche halieutique ITAF Dème, symbole de sa stratégie maritime. Immobilisé depuis fin 2022, ce laboratoire flottant est un pilier pour le Centre de Recherches Océanographiques Dakar-Thiaroye (CRODT), affilié à l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA). Une visite ministérielle récente a confirmé sa faisabilité technique et son rôle clé dans l’économie bleue.

    Un navire scientifique essentiel pour la gestion des ressources marines

    Le ITAF Dème intervient dans plusieurs domaines cruciaux : évaluation des stocks halieutiques, surveillance des écosystèmes marins, collecte de données océanographiques et environnementales, ainsi que la formation des équipes techniques. Ces missions sont vitales pour une gestion durable des ressources marines et renforcent l’autonomie du Sénégal en matière de données maritimes.

    Par ailleurs, ce navire incarne une dimension stratégique pour la souveraineté nationale. En produisant ses propres données, le Sénégal réduit sa dépendance vis-à-vis des expertises étrangères et consolide sa position de leader régional en recherche halieutique et océanographique en Afrique de l’Ouest.

    Immobilisation : un frein aux campagnes scientifiques

    Depuis novembre 2022, l’arrêt des activités du ITAF Dème a fortement perturbé les campagnes océanographiques et le suivi régulier des stocks halieutiques. Cette situation met en lumière les conséquences directes sur la recherche marine et la gestion des accords de pêche, essentiels pour l’économie nationale.

    Une mission ministérielle pour évaluer les travaux de réhabilitation

    Le 14 mai 2026, le Secrétaire général du Ministère des Pêches et de l’Économie maritime, Dr Mamadou Abibou Diagne, a inspecté le navire au Port autonome de Dakar. Accompagné du Directeur général de l’ISRA, Dr Moustapha Guèye, du Secrétaire général de l’institution, Youssoupha Bâ, et du Directeur du CRODT, Dr Ismaïla Ndour, il a pu constater l’état technique du bâtiment.

    Le commandant du navire, Seydina Hamza Amar, a présenté un diagnostic rassurant : malgré son immobilisation prolongée, le ITAF Dème reste techniquement récupérable. Selon ses déclarations, le navire conserve toutes ses capacités opérationnelles nécessaires pour reprendre ses missions scientifiques dès sa réhabilitation.

    L’État confirme son engagement pour l’économie bleue

    Après avoir examiné les équipements et infrastructures du navire, Dr Mamadou Abibou Diagne a réaffirmé la volonté de l’État de renforcer les capacités nationales en recherche maritime. En parallèle du projet d’acquisition d’un nouveau navire, le gouvernement a décidé de réhabiliter le ITAF Dème pour en faire un acteur central de la gestion durable des ressources halieutiques et du développement de l’économie bleue.

    Le Secrétaire général a rappelé l’importance stratégique du secteur de la pêche pour l’économie sénégalaise, justifiant ainsi l’attention particulière portée à ce navire par les plus hautes autorités.

    Le CRODT alerte sur les impacts de l’immobilisation

    Dr Ismaïla Ndour, Directeur du CRODT, a salué la visite ministérielle comme un signal fort en faveur de la recherche halieutique et océanographique. Pour lui, cette démarche reflète une reconnaissance accrue de l’importance de la science maritime dans les politiques publiques.

    Il a également souligné les répercussions majeures de l’arrêt des campagnes scientifiques du ITAF Dème. L’évaluation des surplus halieutiques, indispensable pour négocier des accords de pêche avantageux, est désormais compromise. De plus, la sous-région perd un acteur clé en matière de recherche halieutique, avec des conséquences sur le leadership du Sénégal.

    Néanmoins, Dr Ismaïla Ndour a exprimé son optimisme quant aux perspectives offertes par cette dynamique ministérielle. Les efforts déployés pourraient progressivement résoudre les défis liés aux équipements scientifiques, aux capacités opérationnelles et au suivi des ressources marines.

  • Ousmane Sonko face aux députés : les défis politiques et sociaux à relever ce vendredi

    Ousmane Sonko face aux députés : les défis politiques et sociaux à relever ce vendredi

    Ousmane Sonko face aux députés : les défis politiques et sociaux à relever ce vendredi

    Ce vendredi 22 mai 2026, l’hémicycle de l’Assemblée nationale sénégalaise s’apprête à vivre un moment clé. Le Premier ministre Ousmane Sonko s’y présentera pour la séance des questions d’actualité au gouvernement, un exercice républicain désormais chargé d’enjeux politiques majeurs. Entre réformes controversées, attentes sociales pressantes et tensions institutionnelles, le chef du gouvernement fera face à une assemblée particulièrement exigeante.

    Un contexte politique sous haute tension

    L’annonce de sa comparution a été confirmée par le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye. Officiellement, il s’agit d’un cadre classique où les députés interrogent l’Exécutif sur les politiques publiques. Pourtant, cette séance s’inscrit dans un contexte où chaque mot compte. La réforme du Code électoral, vivement critiquée par l’opposition, cristallise les tensions. Accusée d’être conçue pour favoriser le camp présidentiel, cette révision est qualifiée de « loi taillée sur mesure » par ses détracteurs. Une accusation que Ousmane Sonko pourrait être amené à démêler devant les élus.

    Parallèlement, les réformes institutionnelles promises par le pouvoir suscitent des interrogations. Si l’objectif affiché est de moderniser la gouvernance, l’opposition exige davantage de transparence. Elle craint des modifications déséquilibrées, susceptibles de fragiliser les mécanismes démocratiques. Une crainte partagée par une partie de l’opinion publique, qui attend des garanties sur l’équité des processus politiques.

    Les attentes sociales et économiques au cœur des débats

    Au-delà des sujets politiques, les préoccupations des Sénégalaises et Sénégalais occuperont une place centrale. Le coût de la vie, l’emploi des jeunes, les infrastructures et l’agriculture figurent parmi les dossiers les plus sensibles. Dans un contexte économique régional incertain, les réponses concrètes de l’Exécutif seront scrutées. Les députés chercheront à évaluer l’avancement des engagements pris depuis l’alternance de mars 2024, où les attentes restent élevées près de deux ans après.

    L’agriculture, pilier de l’économie locale, et les perspectives budgétaires devraient également être évoquées. Les investissements publics, le pouvoir d’achat et les initiatives pour stimuler l’emploi des jeunes seront au cœur des échanges. Une occasion pour Ousmane Sonko de présenter des mesures concrètes pour répondre à ces défis quotidiens.

    Dialogue politique et gestion des tensions internes

    La séance sera aussi l’occasion pour le Premier ministre de s’exprimer sur les dernières déclarations du président Bassirou Diomaye Faye. Ces prises de parole, qui ont alimenté les interprétations politiques, rappellent l’importance de l’unité au sein de la majorité. Entre rappels à l’ordre et affirmations d’autorité, le débat sur les rapports entre l’Exécutif et le parti au pouvoir reste vif.

    Par ailleurs, la question d’une éventuelle démission de Ousmane Sonko pourrait être abordée. Le chef du gouvernement aura l’opportunité de mettre fin aux spéculations en clarifiant sa position. Une clarification d’autant plus attendue que les prochaines élections locales et la présidentielle de 2029 approchent, rendant chaque prise de parole stratégique.

    Un exercice parlementaire transformé en tribune politique

    Pour Ousmane Sonko, cette séance représente un moment clé. Depuis sa nomination en avril 2024, il a déjà participé à plusieurs séances, mais cette fois, le contexte est différent. Le gouvernement entre dans une phase où les résultats seront évalués à l’aune des engagements pris. Les députés, qu’ils soient de la majorité ou de l’opposition, chercheront à mesurer l’efficacité des politiques menées.

    Face à cette assemblée, le Premier ministre devra défendre le bilan de son équipe, expliquer les choix gouvernementaux et convaincre sur les orientations futures. Un exercice qui pourrait se muer en une vaste opération d’explication politique, où chaque mot sera pesé. Dans un paysage politique où les positions évoluent rapidement, cette séance pourrait s’imposer comme l’un des moments marquants de l’année, à quelques mois des élections locales.

    Entre réformes controversées, attentes sociales et tensions institutionnelles, Ousmane Sonko devra faire preuve de fermeté et de pédagogie pour répondre aux défis de cette séance parlementaire. Un test de taille pour un gouvernement sous les projecteurs.

  • Bassirou diomaye Faye officialise la nomination du général Pape Cissé à la tête de l’armée de l’air

    Bassirou diomaye Faye officialise la nomination du général Pape Cissé à la tête de l’armée de l’air

    Bassirou Diomaye Faye officialise la nomination du général Pape Cissé à la tête de l’armée de l’air

    Le président Bassirou Diomaye Faye a acté un changement majeur au sein des forces armées sénégalaises. Depuis le 1er mai 2026, le Général de Brigade aérienne Pape Cissé occupe désormais le poste stratégique de chef d’état-major de l’Armée de l’air (CEMAIR). Une décision qui s’inscrit dans une logique de modernisation et de renforcement des capacités défensives du pays.

    Signature officielle de la nomination du général Pape Cissé par le président Bassirou Diomaye Faye

    Un profil expérimenté issu des rangs de l’armée

    Avant cette nomination, le Général Pape Cissé dirigeait l’Escadrille présidentielle, un poste clé au sein de la défense aérienne. Son parcours au sein des forces armées lui a permis d’acquérir une expertise reconnue en matière de commandement et de stratégie opérationnelle.

    Il succède au Général de Brigade Elhadj Niang, qui assurait la direction de l’Armée de l’air depuis 2023. Une transition qui s’effectue dans un contexte où la sécurité nationale et la protection de l’espace aérien sénégalais restent des priorités absolues.

    Une nomination aux enjeux stratégiques pour le Sénégal

    Cette décision reflète la volonté du président Bassirou Diomaye Faye de renforcer les capacités de l’armée sénégalaise. Le rôle du CEMAIR est en effet crucial pour la souveraineté du pays, notamment dans un environnement géopolitique marqué par des défis sécuritaires croissants en Afrique de l’Ouest.

    La désignation du Général Pape Cissé envoie un signal fort quant à la modernisation des forces armées et à l’importance accordée à la défense aérienne.

  • Ouverture sans visa pour les africains : le nigérian du Togo s’inspire du Bénin

    Ouverture sans visa pour les africains : le nigérian du Togo s’inspire du Bénin

    Lomé emboîte le pas à Cotonou : vers une Afrique sans frontières ?

    La capitale togolaise franchit une étape décisive en matière de diplomatie régionale. Le Togo vient d’adopter une mesure d’ouverture sans précédent : l’accès libre et sans formalités pour tous les ressortissants africains munis d’un passeport valide. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique déjà engagée par son voisin, le Bénin, illustrant une fois de plus l’influence des stratégies d’intégration régionale en Afrique de l’Ouest.

    Une décision inspirée par le modèle béninois

    Depuis plusieurs années, le Bénin se distingue par une politique audacieuse d’ouverture aux Africains. Dès 2016, le président Patrice Talon avait supprimé l’obligation de visa pour les ressortissants du continent, posant les bases d’une intégration économique accélérée. Le Togo, à son tour, adopte cette même approche, confirmant ainsi l’attractivité de cette stratégie.

    Cette mesure phare permet désormais à tout citoyen africain de se rendre au Togo sans avoir à solliciter préalablement un visa, simplifiant considérablement les démarches administratives.

    Les trois piliers de cette stratégie togolaise

    L’adoption de cette politique s’appuie sur des objectifs stratégiques clairement définis :

    • Renforcer la position logistique du pays : Avec son port autonome et son aéroport international, le Togo ambitionne de devenir le cœur névralgique des échanges en Afrique de l’Ouest. Faciliter l’accès aux voyageurs d’affaires est un levier essentiel pour dynamiser cette ambition.
    • Stimuler l’économie par l’attractivité : Comme l’a démontré le Bénin, une telle mesure peut générer un afflux significatif de touristes et d’investisseurs, stimulant ainsi l’économie locale et régionale.
    • Accélérer l’intégration continentale : Alors que la Zone de libre-échange africaine (ZLECAF) peine à se concrétiser, cette décision illustre une volonté concrète de favoriser la libre circulation des personnes, pierre angulaire d’une intégration économique réelle.

    Le Togo dans la course des hubs africains

    Avec cette mesure historique, Lomé rejoint le cercle restreint des pays africains totalement ouverts, aux côtés du Bénin, de la Gambie, des Seychelles et du Rwanda. Si le Bénin a misé sur le tourisme et les services, le Togo mise, quant à lui, sur son potentiel logistique et portuaire pour s’imposer comme un acteur clé du commerce régional.

    Cette décision s’inscrit dans une logique de pragmatisme économique, privilégiant l’efficacité administrative à la complexité bureaucratique. Les observateurs s’interrogent désormais sur l’accompagnement sécuritaire de cette ouverture, notamment en matière de contrôle numérique des flux, afin de garantir la sûreté des échanges.

    Une chose est certaine : cette initiative pourrait bien redéfinir les équilibres économiques dans le corridor Abidjan-Lagos, marquant un pas supplémentaire vers une Afrique plus unie et interconnectée.

  • Les joueurs d’arsenal exultent après leur titre de champion d’angleterre

    Les joueurs d’arsenal exultent après leur titre de champion d’angleterre

    Les joueurs d’Arsenal en liesse après leur sacre en Premier League

    Arsenal sacré champion d’Angleterre dès mardi soir grâce au nul de Manchester City à Bournemouth (1-1), les Gunners ont pu exulter en fin de match. Une vidéo publiée par le club sur ses réseaux sociaux immortalise leur joie.

    Les joueurs d’Arsenal n’ont pas eu à patienter jusqu’à la dernière journée de Premier League pour décrocher le titre national. Alors que Manchester City menait 1-0 face à Bournemouth, l’égalisation d’Erling Haaland dans les arrêts de jeu a fait monter la tension. Mais le match nul des Citizens (1-1) a scellé le sacre des hommes de Mikel Arteta avec une journée d’avance.

    Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux du club montre l’explosion de joie des joueurs d’Arsenal au coup de sifflet final. Tous ensemble, ils célèbrent ce titre historique, synonyme de première couronne anglaise depuis 2004. Il leur reste désormais un dernier match à disputer, dimanche à 17h contre Crystal Palace, avant d’affronter le Paris Saint-Germain en finale de Ligue des champions le 30 mai.

    Arsenal
  • Dernière journée de la Premier League : Arsenal sacré après le match nul de Manchester City face à Bournemouth

    Dernière journée de la Premier League : Arsenal sacré après le match nul de Manchester City face à Bournemouth

    Le titre de Premier League 2025-2026 s’est joué bien avant la dernière manche. Pourtant, Manchester City avait encore une infime chance de damer le pion à Arsenal en s’imposant à Bournemouth ce mardi. Las, les Citizens n’ont pas su concrétiser cette opportunité, concédant un match nul 1-1 qui scelle définitivement le sacre des Gunners. Une soirée amère pour Pep Guardiola, dont le départ annoncé après dix années à la tête de l’équipe laisse un goût amer.

    Dès les premières minutes, Manchester City a semblé en difficulté. Perturbé par l’annonce imminente du départ de leur entraîneur emblématique, les joueurs de Manchester n’ont jamais trouvé leur rythme. Pire, une frappe sublime d’Eli Junior Kroupi à la 39e minute a ouvert le score pour Bournemouth, malgré une résistance honorable de Gigi Donnarumma, auteur de plusieurs arrêts décisifs.

    En seconde période, Pep Guardiola a tenté de renverser la tendance en opérant trois changements majeurs : Antoine Semenyo, Bernardo Silva et Mateo Kovacic ont été sortis du terrain. Mais ces ajustements n’ont eu aucun impact positif. Pire encore, les occasions manquées par Bournemouth, dont plusieurs frappes cadrées repoussées par les défenseurs de City, ont failli sceller le sort des hommes de Guardiola avant qu’Erling Haaland ne réduise l’écart dans les arrêts de jeu grâce à un cafouillage devant le but.

    Trop tard pour espérer encore un miracle. Arsenal, déjà sacré, a profité de cette contre-performance pour s’adjuger le titre avec trois points d’avance. Une fin de saison en demi-teinte pour Manchester City, qui doit désormais se projeter vers un avenir incertain sans l’un des entraîneurs les plus influents de l’histoire du club.

    Gardien et défense : des performances en demi-teinte

    Gigi Donnarumma (7/10)

    Malgré un but encaissé sur une frappe puissante d’Eli Junior Kroupi, l’international italien a réalisé plusieurs arrêts décisifs qui ont permis à Manchester City de rester dans le match. Une performance solide, mais insuffisante pour sauver la soirée.

    Matheus Nunes (4/10)

    Ciblé par les attaques de Bournemouth, l’arrière droit de fortune a été le maillon faible de la défense. Son placement approximatif a directement conduit au premier but des locaux.

    Abdukodir Khusanov (5/10)

    Le défenseur central ouzbek a rarement semblé à l’aise dans ses interventions, avec des erreurs de placement répétées qui ont fragilisé l’arrière-garde de City.

    Marc Guehi (5/10)

    Dominé dans la plupart de ses duels, l’ancien joueur de Crystal Palace n’a pas réussi à imposer son autorité en défense.

    Nico O’Reilly (5/10)

    Jamais vraiment rassurant, il a également gâché une belle occasion de revenir au score en début de seconde période, après une passe décisive d’Haaland.

    Milieu de terrain : l’échec des ajustements tactiques

    Rodri (7/10)

    Précis dans la distribution, l’Espagnol a frôlé l’exploit avec une frappe sur le poteau juste avant l’égalisation d’Haaland. Pourtant, il n’a pas été à son meilleur niveau, submergé par les contres fulgurants de Bournemouth.

    Mateo Kovacic (3/10)

    Le Croate a offert une prestation catastrophique, totalement absent offensivement et incapable de peser dans le jeu défensif. Remplacé dès la 55e minute, il n’a laissé que des regrets.

    Bernardo Silva (4/10)

    Habituellement décisif dans les matchs importants, le Portugais n’a jamais vraiment trouvé sa place et a été sorti du terrain avant l’heure.

    Attaque : des occasions gâchées

    Antoine Semenyo (5/10)

    Malgré une belle percée ayant ouvert le jeu pour Doku, il a vu un but refusé pour un hors-jeu. Son retour sur ses anciennes terres s’est avéré désastreux, le poussant à céder sa place en cours de match.

    Erling Haaland (8/10)

    Le Norvégien a brillé par son activité, délivrant une passe décisive pour Semenyo et profitant d’un cafouillage pour réduire l’écart. Son entrée en jeu a été la seule lueur d’espoir pour City.

    Jeremy Doku (5/10)

    Malgré une feinte spectaculaire, son tir a manqué de puissance. Remplacé en fin de match, il n’a pas réussi à concrétiser les espoirs placés en lui.

    Remplaçants et bilan de Pep Guardiola

    Rayan Cherki (5/10)

    Entré en seconde période, le Français n’a pas réussi à insuffler un nouveau souffle à l’attaque de City malgré plus d’une demi-heure pour agir.

    Phil Foden (5/10)

    De retour à son meilleur niveau la semaine précédente, il n’a pas su apporter la magie attendue en tant que remplaçant.

    Savinho (5/10)

    Remplaçant de Semenyo, il n’a pas apporté plus de dynamisme à un jeu déjà en souffrance.

    Omar Marmoush (N/A)

    Entré en jeu pour les dernières minutes, il n’a pas eu le temps d’impacter le score.

    Pep Guardiola (4/10)

    Une soirée à oublier pour le technicien catalan. Ses choix tactiques, notamment le maintien de Kovacic en début de match, ont été mis en cause. Malgré des ajustements audacieux, il n’a pu inverser la tendance. Une fin de règne amère pour l’un des entraîneurs les plus titrés de l’histoire du club.

  • Sénégal : les primes des agents du sport après la can toujours en attente ?

    Sénégal : les primes des agents du sport après la can toujours en attente ?

    Sénégal : les primes des agents du sport après la can toujours en attente ?

    Plus de quatre mois après la victoire historique du Sénégal en Coupe d’Afrique des Nations, la polémique autour des primes promises aux agents du ministère des Sports refait surface. Le député Guy Marius Sagna a saisi officiellement le gouvernement pour obtenir des éclaircissements sur le versement de ces récompenses, alimentant les interrogations sur la gestion des fonds publics.

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    Un député interpelle le gouvernement sur le sort des primes promises

    Dans une question écrite adressée à la ministre des Sports, le député Guy Marius Sagna a relancé le débat sur le paiement des primes annoncées après le sacre des Lions du Sénégal à la CAN. Le parlementaire s’interroge sur l’avancement des procédures et demande des précisions sur l’enveloppe globale de 305 millions de francs CFA promise aux agents du ministère.

    « Madame la ministre, les agents du ministère des Sports ont-ils enfin reçu leur récompense ? », questionne-t-il dans sa correspondance officielle, soulignant l’urgence d’une réponse transparente pour les bénéficiaires concernés.

    Transparence et attentes des agents du ministère

    La relance de cette polémique met en lumière les attentes des agents du ministère des Sports, dont certains s’interrogent sur leur éligibilité aux primes post-CAN. Alors que le gouvernement avait évoqué une enveloppe de 305 millions de francs CFA, les bénéficiaires attendent toujours des clarifications sur les modalités de distribution et les délais de versement.

    Cette affaire relance le débat sur la gestion des fonds publics et la transparence dans l’attribution des récompenses après un succès sportif majeur. Les agents concernés espèrent une réponse rapide pour mettre fin à une situation qui s’éternise depuis plus de cent vingt jours.

  • Affaire Succès Masra : la Cour suprême du Tchad fixe l’audience au 21 mai 2026

    Affaire Succès Masra : la Cour suprême du Tchad fixe l’audience au 21 mai 2026

    Tchad

    affaire Succès Masra : la Cour suprême du Tchad fixe l’audience au 21 mai 2026

    Affaire Succès Masra : la Cour suprême du Tchad fixe l'audience au 21 mai 2026

    Un tournant décisif vient d’être annoncé dans l’affaire Succès Masra. La Cour suprême du Tchad a officiellement programmé l’examen du dossier pour le 21 mai 2026, lors de l’audience publique ordinaire de sa 2ᵉ section pénale. Cette séance, qui débutera à 9 heures, marquera une étape clé dans ce procès qui suscite une intense attention médiatique.

    Le rôle d’audience, rendu public à N’Djamena, porte la signature du président de la section pénale, M. Samir Adam Annour, en date du 19 mai 2026. L’affaire oppose Succès Masra et ses coaccusés, issus de Mandakao, à l’État tchadien. Les intéressés sont représentés par un collectif d’avocats de la défense, mené notamment par Me Kadjilem-baye Francis. Face à eux, le ministère public et l’État tchadien, défendus par l’Agence judiciaire de l’État (AJE), défendront leurs positions.

    L’enjeu principal de cette audience réside dans un pourvoi en cassation contre l’arrêt criminel n°018/25, rendu le 9 août 2025 par la Cour d’appel de N’Djamena. La procédure sera conduite par le magistrat Amadou Oumarou, garant de l’équité et de la rigueur judiciaire.

  • Questions au Premier ministre Sonko : un rendez-vous clé pour les députés

    Questions au Premier ministre Sonko : un rendez-vous clé pour les députés

    Dans le cadre de ses prérogatives de contrôle de l’action publique, l’Assemblée nationale a convoqué une nouvelle séance de questions d’actualité, prévue ce vendredi. Le Premier ministre Ousmane Sonko et l’ensemble des membres de son gouvernement sont ainsi invités à se présenter devant les députés pour un échange direct.

    Un cadre d’échange privilégié entre exécutif et législatif

    Cette session, annoncée par le président de l’institution, El Malick Ndiaye, s’inscrit dans la continuité des missions de transparence et de responsabilité dévolues au Parlement. Elle offre aux élus une tribune pour interroger les responsables gouvernementaux sur les défis majeurs auxquels le pays est confronté.

    Les thèmes au cœur des débats

    Les parlementaires devraient aborder des sujets sensibles tels que l’évolution de l’économie nationale, l’inflation et son impact sur le pouvoir d’achat, ainsi que la création d’emplois. Les réformes en cours, notamment celles touchant aux institutions, ainsi que les politiques publiques en vigueur, seront également au centre des discussions.

    Un rendez-vous désormais bien établi

    Depuis son entrée en fonction en avril 2024, Ousmane Sonko a participé à quatre de ces séances, consolidant ainsi leur caractère récurrent au sein du calendrier parlementaire. Ces échanges réguliers renforcent le dialogue entre les pouvoirs publics et les représentants du peuple.