Auteur/autrice : nigeractu

  • Ousmane Sonko : « La Loi anti

    Ousmane Sonko : « La Loi anti

    « La Loi anti-LGBT sera renforcée s’il le faut », Ousmane Sonko.

    « La Loi anti-LGBT sera renforcée s’il le faut », Ousmane Sonko.
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    Face aux députés lors des questions d’actualité à l’Assemblée nationale ce vendredi, Ousmane Sonko a défendu la position du Sénégal sur l’homosexualité, affirmant que la loi pourrait être renforcée si nécessaire.

  • Loi contre l’homosexualité au Sénégal Sonko promet son application stricte

    Loi contre l’homosexualité au Sénégal Sonko promet son application stricte

    Afrique

    loi contre l’homosexualité au Sénégal : Sonko promet son application stricte

    Le Premier ministre sénégalais a confirmé la mise en œuvre sans réserve de la législation renforçant les sanctions contre les actes « contre nature ».

    Alexandre L.
    ||3 min de lecture
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    Le Premier ministre sénégalais a réaffirmé la volonté de son gouvernement de faire appliquer sans aucune exception la nouvelle législation contre les actes « contre nature ».

    Lors d’une séance de questions d’actualité à l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a précisé que cette position s’inscrit dans la défense de la souveraineté nationale face aux pressions extérieures. Le chef du gouvernement a dénoncé ce qu’il qualifie de « tyrannie de l’Occident », accusant certains pays de vouloir imposer leurs valeurs à l’Afrique.

    « Le peuple sénégalais est souverain. Dans sa grande majorité, il ne veut pas de certaines pratiques au Sénégal », a-t-il déclaré avec fermeté, rappelant que la loi reflète les aspirations de la majorité des citoyens.

    Une loi appliquée dans toute sa rigueur

    Face aux critiques émanant notamment de juristes africains, Ousmane Sonko a confirmé que le texte adopté par les députés sera mis en œuvre intégralement. « Aucun moratoire ne sera envisagé après la promulgation de cette loi. Elle sera appliquée, point final », a-t-il insisté.

    La loi n°2026-08 du 27 mars 2026, modifiant l’article 319 du code pénal sénégalais, renforce significativement les sanctions contre les « actes contre nature ». Parmi les nouvelles dispositions, le texte précise la définition de ces actes, alourdit les peines et introduit des mesures contre leur apologie ou financement.

    Conformément à la législation, « constitue un acte contre nature tout acte sexuel ou à caractère sexuel entre deux personnes de même sexe ». Sont également visés « tout acte sexuel ou à caractère sexuel commis par une personne de l’un ou l’autre sexe sur un cadavre humain ou sur un animal ».

    Les contrevenants s’exposent désormais à une peine d’emprisonnement comprise entre cinq et dix ans, assortie d’une amende allant de deux à dix millions de francs CFA. Ces sanctions s’ajoutent à celles prévues en cas de viol ou de pédophilie, le législateur ayant souhaité maintenir une approche globale de la protection des valeurs sociétales.

    Ousmane Sonko

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  • Loi anti-homosexualité au Sénégal : sonko promet une application stricte

    Loi anti-homosexualité au Sénégal : sonko promet une application stricte

    Loi anti-homosexualité au Sénégal : Sonko promet une application stricte face aux critiques

    Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a réaffirmé, lors d’une séance de questions devant les députés, que la nouvelle législation durcissant les sanctions contre l’homosexualité serait appliquée sans délai ni exception. Cette déclaration intervient alors que des voix s’élèvent, notamment en Occident, pour dénoncer cette réforme.

    Assis face aux représentants du peuple dans l’enceinte de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a rappelé avec fermeté que le Sénégal, en tant que nation souveraine, avait le droit de protéger ses valeurs traditionnelles et de s’opposer à des pratiques jugées inacceptables par une large partie de sa population.

    « Le peuple sénégalais est souverain. Dans sa grande majorité, il ne veut pas de certaines pratiques sur son sol », a-t-il affirmé avec conviction. Le chef du gouvernement a ainsi balayé d’un revers de main les critiques internationales, qualifiées de « tyrannie de l’Occident ».

    L’Occident ne dictera pas les valeurs du Sénégal

    Face aux pressions extérieures, Ousmane Sonko a vivement réagi aux propos tenus par des personnalités africaines, dont Me Alice Nkom, qui appellent à un moratoire sur l’application de cette loi. Pour le Premier ministre, ces appels relèvent d’une tentative d’imposer des normes étrangères au détriment de la souveraineté sénégalaise.

    « Nous sommes huit milliards d’êtres humains, mais un petit groupe, l’Occident, qui, bien qu’incapable de trancher en son sein, cherche à imposer ses choix au reste du monde par le biais de moyens financiers et médiatiques. Au nom de quoi ? », a-t-il lancé avec indignation. Le message est clair : aucune concession ne sera faite sur l’application de cette loi.

    Une loi renforcée et des sanctions alourdies

    Adoptée le 27 mars 2026 par les députés, la loi n°2026-08 modifie l’article 319 du code pénal sénégalais, durcissant les peines encourues pour les « actes contre nature ». Ces derniers sont désormais définis de manière plus précise et incluent non seulement les relations entre personnes de même sexe, mais aussi tout acte sexuel commis sur un cadavre ou un animal.

    Les nouvelles dispositions prévoient des peines allant de cinq à dix ans d’emprisonnement et des amendes pouvant atteindre dix millions de francs CFA. Ces sanctions s’ajoutent à celles déjà existantes en cas de viol ou de pédophilie, renforçant ainsi l’arsenal juridique contre ces pratiques.

    En durcissant le cadre légal, le gouvernement sénégalais entend marquer sa détermination à défendre une société fondée sur des principes qu’il juge conformes aux attentes de la majorité de ses concitoyens.

  • Maimouna sène (apr) défie ousmane sonko : preuves ? passez par la justice

    Maimouna sène (apr) défie ousmane sonko : preuves ? passez par la justice

    Maimouna Sène (APR) défie Ousmane Sonko : preuves ? passez par la justice

    Face aux accusations proférées par Ousmane Sonko, Maimouna Sène, figure influente de l’Alliance Pour la République, lui rappelle l’existence d’une voie légale pour trancher les différends. Elle met en garde contre l’instrumentalisation de la justice comme outil politique et insiste sur l’urgence d’une gestion transparente des affaires publiques.

    Discours d’Ousmane Sonko à l’assemblée nationale du Sénégal

    Maimouna Sène, membre éminente du Secrétariat exécutif national de l’Alliance Pour la République, a adressé une réponse cinglante à Ousmane Sonko, Premier ministre du Sénégal. Dans un communiqué tonitruant, elle l’interpelle sur son approche des questions de reddition des comptes, qu’elle qualifie de détournée à des fins partisanes.

    L’ancienne députée dénonce ce qu’elle nomme des « manœuvres dilatoires » et un « populisme judiciaire » orchestré selon elle pour détourner l’attention des véritables enjeux nationaux. Pour Maimouna Sène, la reddition des comptes ne saurait être un simple outil de communication politique, mais bien un devoir institutionnel à l’égard des citoyens.

    Une gestion publique sous le feu des critiques

    La dirigeante de l’APR souligne l’urgence de recentrer les priorités gouvernementales sur les défis socio-économiques qui pèsent sur les Sénégalais. Parmi les urgences qu’elle cite : la maîtrise de l’inflation, la création d’emplois décents et la relance économique du pays.

    Elle martèle sa position en ces termes : « Lorsqu’on dispose de preuves, la seule démarche légitime consiste à saisir les tribunaux. Les juges doivent pouvoir travailler en toute indépendance, sans pression ni interférence. » Une déclaration directe à l’intention du leader du Pastef, qui a multiplié les accusations publiques ces derniers mois.

    Maimouna Sène conclut son intervention en exhortant Ousmane Sonko à privilégier l’action concrète plutôt que les déclarations spectaculaires. Elle l’appelle également à incarner l’exemplarité dans la conduite des affaires de l’État, rappelant que la confiance des citoyens se construit par des actes, et non par des polémiques stériles.

  • L’Africa Corps accusé d’utiliser des armes à sous-munitions contre des civils au Mali

    L’Africa Corps accusé d’utiliser des armes à sous-munitions contre des civils au Mali

    Bombardier de première ligne Su-24M de la marine russe s’approchant d’un avion ravitailleur, dans la région de Kaliningrad, en Russie.

    Dans la nuit du 16 au 17 mai 2026, la localité de Tadjmart, située dans la zone de Kidal au nord du Mali, a vécu un cauchemar aérien. Des témoins décrivent une pluie de centaines de sphères métalliques, de la taille de petits fruits, s’abattant sur le village. Ces projectiles ont explosé au contact des habitations et du sol, provoquant la mort et des blessures graves chez plusieurs résidents.

    Des accusations graves contre l’Africa Corps

    Le lendemain du drame, les survivants ont pu constater l’ampleur des dégâts causés par ce qui s’apparente à des armes à sous-munitions. Les regards se tournent vers l’Africa Corps, l’unité paramilitaire russe opérant sur le territoire malien. Cet événement tragique s’inscrit dans un contexte sécuritaire régional tendu, suivi de près par les observateurs de la politique nigérienne et du Sahel central.

    L’utilisation de tels armements, qui frappent de manière indiscriminée, soulève de vives inquiétudes au-delà des frontières maliennes. Dans les cercles de Niamey actualité, l’évolution de la situation au Mali est perçue comme un indicateur crucial pour la stabilité de la zone frontalière. Les nouvelles du Niger et des pays limitrophes mettent en lumière les risques accrus pour les populations civiles face à l’intensification des opérations militaires impliquant des acteurs privés étrangers.

    Un impact humanitaire lourd dans la région de Kidal

    Alors que le bilan humain s’alourdit, la communauté internationale observe avec attention ces développements qui influencent la politique nigérienne en matière de défense et de coopération régionale. Les faits rapportés à Tadjmart constituent une nouvelle étape dans la crise sahélienne, où l’actu Niger et l’actualité malienne se rejoignent dans une préoccupation commune pour le respect du droit international humanitaire.

  • Ousmane Sonko assume la loi anti-homosexualité face aux critiques internationales

    Ousmane Sonko assume la loi anti-homosexualité face aux critiques internationales

    Le Premier ministre sénégalais rejette toute remise en cause de la loi contre l’homosexualité

    Lors de sa dernière intervention devant les députés, Ousmane Sonko, chef du gouvernement sénégalais, a clairement affiché son soutien à la législation controversée renforçant les sanctions contre les relations homosexuelles. Cette séance de questions d’actualité, la cinquième depuis le début de son mandat, a été marquée par une fermeté sans équivoque.

    Une application stricte de la loi malgré les pressions

    Interrogé sur le durcissement des peines de prison et l’augmentation des interpellations – plus d’une centaine en trois mois –, le Premier ministre a catégoriquement écarté l’idée d’un moratoire. Il a insisté sur la nécessité d’une justice « intégrale, impartiale et rigoureuse » pour endiguer ce qu’il qualifie de « propagation de l’homosexualité » au Sénégal.

    Les récentes arrestations de personnalités influentes, y compris dans son entourage, n’ont pas affaibli sa position. Ousmane Sonko a souligné qu’aucun « gros poisson » ne serait épargné, confirmant ainsi la volonté d’une application sans faiblesse de la loi.

    Rejet catégorique des critiques venues de l’étranger

    Face aux réactions internationales, le Premier ministre a adopté un ton particulièrement combatif. Il a pointé du doigt certains pays occidentaux, en particulier la France, dénonçant des « postures hypocrites » et une tentative d’imposer des normes sociales via les médias et les institutions internationales.

    Avec une véhémence rare, il a déclaré : « Qu’ils choisissent ces pratiques chez eux, mais nous refusons catégoriquement leurs leçons. » Il a même laissé planer la menace d’un durcissement supplémentaire, affirmant que « si la loi doit être renforcée, elle le sera sans hésitation ».

    Cette prise de position s’inscrit dans une logique de souveraineté perçue comme menacée par les pressions extérieures, alors que des intellectuels africains avaient récemment appelé à suspendre l’application du texte.

  • Contrôle des fonds politiques : Sonko pousse pour une transparence accrue au Sénégal

    Contrôle des fonds politiques : Sonko pousse pour une transparence accrue au Sénégal

    Lors de l’interpellation des membres du gouvernement à l’Assemblée nationale, le Premier ministre Ousmane Sonko a réitéré avec fermeté son engagement en faveur d’une gestion plus rigoureuse des fonds alloués aux activités politiques. Cette prise de position publique marque une volonté claire de renforcer les dispositifs de surveillance des dépenses publiques liées à la vie politique.

    Un enjeu de transparence pour les ressources publiques

    Interrogé par les députés sur la gestion des fonds politiques, Ousmane Sonko a souligné que ces ressources, bien que nécessaires, doivent faire l’objet d’un contrôle strict pour éviter tout détournement ou usage inapproprié. Le Premier ministre a rappelé que cette position s’inscrit dans la continuité des engagements pris par son parti, le Pastef, depuis plusieurs années.

    Pour étayer ses propos, il a cité des exemples concrets de mécanismes de contrôle existants dans des nations comme la France, où des commissions indépendantes supervisent l’utilisation des fonds spéciaux. « Chaque franc dépensé doit pouvoir être justifié et traçable », a-t-il déclaré sous les yeux des parlementaires.

    Des divergences avec le président Faye sur l’utilisation des fonds

    Ousmane Sonko a également évoqué les différences de vision avec le président Bassirou Diomaye Faye concernant l’utilisation de ces fonds. Si le chef de l’État a justifié leur maintien par la nécessité de couvrir des dépenses sensibles – sécurité nationale, renseignement ou engagements diplomatiques –, le Premier ministre a rappelé que ces justifications ne doivent pas servir de prétexte à l’opacité.

    Il a précisé que les fonds politiques dont il dispose à la Primature s’élèvent à près de 1,77 milliard de francs CFA, une somme qu’il a présentée comme un exemple de transparence plutôt qu’un sujet de controverse. « Ce débat ne vise aucune personnalité en particulier, mais bien l’intérêt général », a-t-il insisté.

    Un dialogue en cours avec le chef de l’État

    Ousmane Sonko a mentionné avoir échangé avec le président Bassirou Diomaye Faye suite à l’initiative parlementaire portée par le député Guy Marius Sagna. Selon lui, une saisine formelle du Parlement sur cette question pourrait fragiliser la stabilité politique du régime. « Il est préférable de trouver un consensus avant d’en arriver là », a-t-il conclu, invitant à une réflexion collective sur le sujet.

  • Maïmouna sène fustige l’obsession judiciaire d’ousmane sonko au Sénégal

    Maïmouna sène fustige l’obsession judiciaire d’ousmane sonko au Sénégal

    L’ancienne députée Maïmouna Sène, figure influente du Secrétariat exécutif national de l’Alliance Pour la République (APR), a lancé une charge virulente contre le Premier ministre Ousmane Sonko. Lors d’un débat parlementaire, elle a pointé du doigt ce qu’elle qualifie de dérives populistes et de manipulations judiciaires, estimant que ces pratiques détournent l’attention des véritables défis économiques du pays.

    Dans une allocution ferme, la responsable politique a rappelé que la transparence institutionnelle, bien que nécessaire, ne doit pas se transformer en outil de communication politique pour masquer l’incapacité du gouvernement à redresser la situation économique du Sénégal. Pour Maïmouna Sène, les priorités des citoyens sénégalais se situent ailleurs : relance économique, création d’emplois et maîtrise de l’inflation. Elle a vivement critiqué la tendance à privilégier les règlements de comptes plutôt que des actions concrètes pour répondre aux besoins de la population.

    « Si des preuves existent, qu’elles soient présentées devant les tribunaux et que la justice travaille en toute indépendance. Le peuple sénégalais n’a pas élu ses dirigeants pour qu’ils se perdent dans des querelles stériles ou des chasses aux sorcières. Son mandat est clair : stabiliser l’économie, générer des emplois et lutter contre la hausse des prix. Comme on dit souvent : soi-même avant les autres. Commencez donc par appliquer ces principes au sein de votre propre camp avant de pointer du doigt vos adversaires », a-t-elle lancé.

    En exigeant moins de discours et davantage de résultats tangibles, Maïmouna Sène a appelé Ousmane Sonko à appliquer le principe de reddition des comptes au sein de son propre parti avant de s’en prendre aux autres forces politiques. Une mise en garde qui reflète les tensions croissantes entre l’exécutif et l’opposition sur la gestion des priorités nationales.

  • Ousmane Sonko clarifie la gestion des tensions au sein du Pastef

    Ousmane Sonko clarifie la gestion des tensions au sein du Pastef

    Le Premier ministre Ousmane Sonko a pris la parole ce vendredi matin à l’Assemblée nationale pour aborder un sujet sensible : les tensions internes au sein de son parti, le Pastef. Lors de la séance des questions d’actualité, il a fermement rappelé que les divergences au sein du mouvement ne pourraient en aucun cas être réglées par des décisions administratives. Cette déclaration marque une volonté claire de mettre fin aux spéculations sur d’éventuelles fractures au sein de l’exécutif.

    Face aux députés, Ousmane Sonko a adopté un ton sans équivoque pour écarter toute tentative de fragilisation de son gouvernement. Il a insisté sur le fait que les désaccords internes doivent être traités en interne, sans intervention extérieure. Cette prise de position vise à renforcer la cohésion du parti et à rassurer sur la stabilité politique actuelle.

  • La junte malienne piégée par son alliance avec les mercenaires russes

    La junte malienne piégée par son alliance avec les mercenaires russes

    La stratégie sécuritaire de Bamako s’effondre face aux revers militaires

    Lorsque les partenaires extérieurs renoncent aux combats, l’échec d’une politique se mesure à la rapidité de leur départ. Au Mali, les récents revers face à une coalition de groupes armés — dont le Front de Libération de l’Azawad (FLA) et le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM) — ont révélé l’incapacité de la junte à garantir la stabilité du pays. En misant sur des forces paramilitaires étrangères pour assurer sa sécurité, Bamako a scellé son propre affaiblissement.

    Kidal, symbole d’un retrait négocié et non d’une victoire militaire

    Le mois d’avril 2026 restera comme celui d’un tournant historique. Kidal, reprise en 2023 par l’armée malienne et ses alliés russes d’Africa Corps, est retombée aux mains des rebelles. L’évacuation des mercenaires n’a pas été le fruit d’une résistance héroïque, mais d’une négociation en sous-main. Ces derniers ont même abandonné une partie de leur arsenal pour obtenir un passage en sécurité, laissant derrière eux une armée malienne désemparée.

    Un officier malien, sous couvert d’anonymat, a résumé l’amertume ambiante : « Les Russes ont choisi de nous laisser tomber à Kidal ». Cette trahison symbolique illustre une réalité géopolitique implacable : une milice mercenaire agit avant tout dans son intérêt, pas pour défendre une nation étrangère.

    L’onde de choc de l’offensive s’étend jusqu’à Bamako

    La crise ne se limite plus aux régions septentrionales. En avril, les combats ont atteint Kati et la capitale, où le général Sadio Camara, ministre de la Défense et principal artisan de l’alliance avec Moscou, a trouvé la mort. Sans ce pilier stratégique, la junte se retrouve affaiblie, au moment même où le GSIM étend son emprise autour de Bamako.

    Le blocus imposé par les groupes armés asphyxie le pays : carburant, vivres et médicaments manquent cruellement. Les écoles ferment, l’électricité devient un luxe, et l’économie s’effondre. Malgré les drones russes censés compenser le retrait des missions internationales (MINUSMA, Barkhane), la situation reste hors de contrôle. Les frappes, souvent imprecises, ont davantage alimenté les tensions locales qu’elles n’ont sécurisé les territoires.

    Un repli stratégique vers la protection du régime

    Alors que Moscou tente de justifier son retrait en évoquant un « complot déjoué », la réalité est tout autre. Les mercenaires d’Africa Corps recentrent leurs efforts sur la seule sauvegarde du pouvoir en place à Bamako, abandonnant toute ambition de reconquête nationale. Les analystes s’accordent à dire que le retrait des forces russes est désormais inévitable, avec pour seul objectif de limiter les pertes.

    L’impuissance de l’Alliance des États du Sahel

    Présentée comme un rempart contre l’instabilité, l’Alliance des États du Sahel (AES) reste silencieuse face à la crise malienne. Moscou, cherchant une issue honorable, se désengage progressivement. La Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et d’autres acteurs régionaux n’ont pas réussi à endiguer la dégradation sécuritaire et humanitaire.

    La junte, après avoir sacrifié diplomatie et alliances locales au profit d’un contrat militaire privé, se retrouve isolée. À Bamako, la question n’est plus de savoir si le régime tombera, mais quand. Le vide sécuritaire qu’il a lui-même engendré pourrait bien sceller son destin en quelques semaines ou mois.

  • Ousmane sonko dénonce l’imposition de l’homosexualité par l’occident

    Ousmane sonko dénonce l’imposition de l’homosexualité par l’occident

    Ousmane Sonko, Premier ministre du Sénégal, s'exprime avec conviction lors d'une intervention à l'Assemblée nationale à Dakar le 28 novembre 2025.

    Lors d’un discours marquant à l’Assemblée nationale, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a vivement critiqué les pressions exercées par les pays occidentaux pour imposer l’homosexualité comme une norme universelle. Selon lui, ces tentatives de normalisation menacent les valeurs culturelles et morales du continent africain.

    une position ferme contre les influences extérieures

    Ousmane Sonko a réaffirmé avec force que le Sénégal refuse catégoriquement toute forme de dictature culturelle venue d’ailleurs. « L’Occident cherche à exporter ses modèles sociétaux sans tenir compte des réalités africaines », a-t-il déclaré sous les applaudissements de certains députés. Il a souligné que l’homosexualité, bien que présente dans certaines sociétés, ne doit pas devenir un standard imposé par des puissances étrangères.

    Cette prise de position s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre l’Afrique et les nations occidentales sur des questions sociétales. Le Premier ministre a dénoncé une stratégie délibérée visant à saper les structures familiales traditionnelles en Afrique.

    réactions et enjeux autour de ce discours

    Les mots d’Ousmane Sonko ont suscité des réactions contrastées. Certains observateurs y voient une défense légitime des valeurs africaines, tandis que d’autres craignent que cette rhétorique n’alimente les divisions au sein de la société sénégalaise. Le débat sur l’homosexualité reste en effet un sujet sensible dans plusieurs pays du continent.

    Les associations de défense des droits humains ont immédiatement réagi, appelant à un dialogue apaisé plutôt qu’à des affrontements stériles. « La question des droits LGBTQ+ ne doit pas être instrumentalisée pour servir des intérêts politiques », a-t-on pu entendre parmi les défenseurs des libertés individuelles.

    un sujet qui dépasse les frontières du Sénégal

    Cette polémique dépasse largement les frontières du Sénégal. En effet, plusieurs chefs d’État africains ont récemment exprimé des réserves similaires face aux pressions occidentales. La question de l’homosexualité divise profondément le continent, où certains pays ont durci leur législation tandis que d’autres tentent d’adopter une approche plus inclusive.

    Ousmane Sonko a conclu son intervention en réaffirmant que le Sénégal restera attaché à ses traditions et à ses lois, tout en appelant à une coopération respectueuse avec les partenaires internationaux.

  • Forum africain de l’eau 2026 : n’Djamena au cœur des enjeux hydriques du continent

    Forum africain de l’eau 2026 : n’Djamena au cœur des enjeux hydriques du continent

    Le Tchad s’apprête à accueillir un événement d’envergure continentale dédié à l’eau. Le ministre d’État en charge des Finances, Tahir Hamid Nguilin, et Farouk Mollah Banna, représentant de la Banque mondiale au Tchad, ont présenté ce projet ambitieux lors d’un point presse. Le Forum africain de l’eau « De la Vision à l’Action » se tiendra les 15 et 16 juillet 2026 dans la capitale, N’Djamena.

    Un forum continental pour une cause nationale

    L’annonce a été accueillie avec enthousiasme par les autorités tchadiennes. Le ministre Tahir Hamid Nguilin a souligné l’importance symbolique et stratégique de cet événement : « Organiser ce forum chez nous est une fierté pour le gouvernement tchadien. C’est une reconnaissance de notre engagement à faire de la sécurité hydrique une priorité absolue. »

    Le Tchad, un géant des ressources hydriques en Afrique

    Le pays mise sur ses atouts naturels pour peser dans les débats. Le ministre a rappelé les richesses du Tchad en matière d’eau : le lac Tchad, les fleuves Chari et Logone, les lacs Fitri, Léré et Iro, ainsi que les systèmes fluviaux comme le Barh Aouk et le Batha. Il a également évoqué les bassins partagés, comme celui de Nubie, qui structurent l’hydrologie de toute la sous-région.

    Des défis majeurs à relever

    Malgré ces ressources, le Tchad fait face à des obstacles persistants. Les effets du changement climatique, la pression démographique et des infrastructures hydrauliques fragiles menacent la disponibilité de l’eau. Pour Tahir Hamid Nguilin, ces défis rendent indispensable la tenue de ce forum : « Ces enjeux justifient notre implication active dans les discussions continentales. »

    Un soutien financier décisif de la Banque mondiale

    Farouk Mollah Banna a confirmé l’engagement de l’institution en faveur du secteur. Un projet d’envergure, estimé à 160 millions de dollars, est en préparation pour renforcer les capacités hydriques du pays. « Ce financement sera soumis au conseil d’administration deux semaines avant le forum », a-t-il précisé.

    Un rassemblement d’experts pour des solutions concrètes

    Ce forum réunira des acteurs clés : décideurs politiques, partenaires techniques et financiers, ainsi que des spécialistes du continent. L’objectif ? Trouver des réponses adaptées pour une meilleure gestion des ressources en eau en Afrique. Une étape cruciale pour transformer les ambitions en actions tangibles.