Auteur/autrice : nigeractu

  • Africa Corps : c’est quoi cette milice paramilitaire russe qui a succédé à Wagner en Afrique, notamment au Mali ?

    Africa Corps : c’est quoi cette milice paramilitaire russe qui a succédé à Wagner en Afrique, notamment au Mali ?

    Africa Corps : c’est quoi cette milice paramilitaire russe qui a succédé à Wagner en Afrique, notamment au Mali ?

    Considérée comme l’une des branches militaires les plus secrètes de la Russie à l’international, Africa Corps a été chassée d’une position stratégique de la junte malienne au pouvoir ce week-end. Elle reste malgré tout un relais stratégique crucial pour Moscou au Sahel.

    Week-end sanglant au Mali. Ce samedi 25 avril, des djihadistes alliés à la rébellion Touareg ont simultanément attaqué de multiples positions stratégiques de la junte au pouvoir dans la région de Bamako — où le ministre de la Défense Sadio Camara a été tué — et dans plusieurs grandes villes.

    Dans l’est du pays, les rebelles ont réussi à reprendre Kidal, fief stratégique de la junte, tenu d’une main de fer par la milice Africa Corps depuis plusieurs années. Après des affrontements et des heures de négociations, cette organisation paramilitaire russe a décidé de se retirer. Elle reste néanmoins très influente en Afrique du Nord, même au-delà des frontières maliennes.

    Considérée comme l’une des organisations militaires les plus secrètes de Russie, Africa Corps a pris racine en 2023. Le 20 novembre, le blogueur militaire Deux Majors évoque sa création sur Telegram. Il relaie des déclarations d’Igor Korotchenko, ancien colonel et journaliste proche du Kremlin. L’organisation serait dès lors chapeautée par le vice-ministre russe de la Défense Iounous-bek Evkourov.

    La nouvelle s’ébruite alors même que le groupe Wagner bat de l’aile. Depuis sa fondation en 2014, cette branche armée autonome est chargée d’œuvrer pour le maintien des intérêts russes à l’international, et en particulier en Afrique.

    Mais les deux fondateurs du groupe, l’oligarque Evgueni Prigojine et Dmitri Outkine, ex-officier des services de renseignements russes, sont morts dans un mystérieux crash d’avion en août 2023. Peu avant, Evgueni Prigojine, un temps très proche de Vladimir Poutine, avait tenté d’orchestrer une rébellion armée contre Moscou.



    Dans ce contexte tumultueux, Africa Corps tente de reprendre les rênes des activités de son aînée dans la région. « Africa Corps est un rival de Wagner qui a vocation à absorber ses activités en Afrique et son personnel », glissait une source gouvernementale américaine au Monde en 2023. Décrite comme rigide et centralisée, la nouvelle milice est pilotée de près par Moscou.

    À l’image du groupe Wagner, baptisé ainsi en hommage au musicien éponyme, compositeur préféré d’Adolf Hitler, le nom du nouvel organisme est une référence directe au régime nazi. Il s’inspire du groupe « Africakorps », ayant combattu pour le Troisième Reich dans une partie de l’Afrique du Nord pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Objectifs clairement affichés

    Dès sa naissance, Africa Corps affiche clairement ses objectifs. Le groupe « devra mener des opérations militaires à grande échelle sur le continent (africain) pour soutenir les pays cherchant à se débarrasser enfin de la dépendance néocoloniale, à nettoyer la présence occidentale et à acquérir la pleine souveraineté », détaille Igor Korotchenko.



    L’organisation se veut néanmoins plus effacée que le groupe Wagner, régulièrement accusé de crimes de guerre et de répression sanglante des populations locales. Les efforts d’Africa Corps se concentrent sur le renforcement des liens avec les gouvernements alliés de la Russie en leur fournissant notamment des soldats et du matériel militaire. Peu à peu, la branche armée tisse sa toile, d’abord au Burkina Faso, puis en Libye, au Soudan, en République centrafricaine et au Niger.

    Forte présence au Mali

    Africa Corps supplante la présence de Wagner au Mali à partir de 2024, où elle déploie des centaines voire milliers de combattants. Plusieurs chefs wagnériens rejoignent même ses rangs dans la région avec une partie de leurs hommes.

    Depuis, l’organisation lutte pour maintenir la junte au pouvoir à Bamako, face aux rebelles Touaregs. Une manière pour Moscou d’étendre son influence régionale, après le retrait progressif des puissances occidentales dont la France. Mais aussi de peser sur les routes migratoires et de mettre la main sur des ressources minières.



    Bien que son implication territoriale soit moins violente que celle de Wagner, Africa Corps a plusieurs fois été visé par des sanctions internationales. En 2024, le Royaume-Uni a notamment accusé le groupe d’avoir « commis des violations généralisées des droits humains sur tout le continent » et « d’exploiter les ressources naturelles de ces pays pour leur profit ».

  • Africa Corps : c’est quoi cette milice paramilitaire russe qui a succédé à Wagner en Afrique, notamment au Mali ?

    Africa Corps : c’est quoi cette milice paramilitaire russe qui a succédé à Wagner en Afrique, notamment au Mali ?

    Africa Corps : c’est quoi cette milice paramilitaire russe qui a succédé à Wagner en Afrique, notamment au Mali ?

    Considérée comme l’une des branches militaires les plus secrètes de la Russie à l’international, Africa Corps a été chassée d’une position stratégique de la junte malienne au pouvoir ce week-end. Elle reste malgré tout un relais stratégique crucial pour Moscou au Sahel.

    Week-end sanglant au Mali. Ce samedi 25 avril, des djihadistes alliés à la rébellion Touareg ont simultanément attaqué de multiples positions stratégiques de la junte au pouvoir dans la région de Bamako — où le ministre de la Défense Sadio Camara a été tué — et dans plusieurs grandes villes.

    Dans l’est du pays, les rebelles ont réussi à reprendre Kidal, fief stratégique de la junte, tenu d’une main de fer par la milice Africa Corps depuis plusieurs années. Après des affrontements et des heures de négociations, cette organisation paramilitaire russe a décidé de se retirer. Elle reste néanmoins très influente en Afrique du Nord, même au-delà des frontières maliennes.

    Considérée comme l’une des organisations militaires les plus secrètes de Russie, Africa Corps a pris racine en 2023. Le 20 novembre, le blogueur militaire Deux Majors évoque sa création sur Telegram. Il relaie des déclarations d’Igor Korotchenko, ancien colonel et journaliste proche du Kremlin. L’organisation serait dès lors chapeautée par le vice-ministre russe de la Défense Iounous-bek Evkourov.

    La nouvelle s’ébruite alors même que le groupe Wagner bat de l’aile. Depuis sa fondation en 2014, cette branche armée autonome est chargée d’œuvrer pour le maintien des intérêts russes à l’international, et en particulier en Afrique.

    Mais les deux fondateurs du groupe, l’oligarque Evgueni Prigojine et Dmitri Outkine, ex-officier des services de renseignements russes, sont morts dans un mystérieux crash d’avion en août 2023. Peu avant, Evgueni Prigojine, un temps très proche de Vladimir Poutine, avait tenté d’orchestrer une rébellion armée contre Moscou.



    Dans ce contexte tumultueux, Africa Corps tente de reprendre les rênes des activités de son aînée dans la région. « Africa Corps est un rival de Wagner qui a vocation à absorber ses activités en Afrique et son personnel », glissait une source gouvernementale américaine au Monde en 2023. Décrite comme rigide et centralisée, la nouvelle milice est pilotée de près par Moscou.

    À l’image du groupe Wagner, baptisé ainsi en hommage au musicien éponyme, compositeur préféré d’Adolf Hitler, le nom du nouvel organisme est une référence directe au régime nazi. Il s’inspire du groupe « Africakorps », ayant combattu pour le Troisième Reich dans une partie de l’Afrique du Nord pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Objectifs clairement affichés

    Dès sa naissance, Africa Corps affiche clairement ses objectifs. Le groupe « devra mener des opérations militaires à grande échelle sur le continent (africain) pour soutenir les pays cherchant à se débarrasser enfin de la dépendance néocoloniale, à nettoyer la présence occidentale et à acquérir la pleine souveraineté », détaille Igor Korotchenko.



    L’organisation se veut néanmoins plus effacée que le groupe Wagner, régulièrement accusé de crimes de guerre et de répression sanglante des populations locales. Les efforts d’Africa Corps se concentrent sur le renforcement des liens avec les gouvernements alliés de la Russie en leur fournissant notamment des soldats et du matériel militaire. Peu à peu, la branche armée tisse sa toile, d’abord au Burkina Faso, puis en Libye, au Soudan, en République centrafricaine et au Niger.

    Forte présence au Mali

    Africa Corps supplante la présence de Wagner au Mali à partir de 2024, où elle déploie des centaines voire milliers de combattants. Plusieurs chefs wagnériens rejoignent même ses rangs dans la région avec une partie de leurs hommes.

    Depuis, l’organisation lutte pour maintenir la junte au pouvoir à Bamako, face aux rebelles Touaregs. Une manière pour Moscou d’étendre son influence régionale, après le retrait progressif des puissances occidentales dont la France. Mais aussi de peser sur les routes migratoires et de mettre la main sur des ressources minières.



    Bien que son implication territoriale soit moins violente que celle de Wagner, Africa Corps a plusieurs fois été visé par des sanctions internationales. En 2024, le Royaume-Uni a notamment accusé le groupe d’avoir « commis des violations généralisées des droits humains sur tout le continent » et « d’exploiter les ressources naturelles de ces pays pour leur profit ».

  • Africa Corps : c’est quoi cette milice paramilitaire russe qui a succédé à Wagner en Afrique, notamment au Mali ?

    Africa Corps : c’est quoi cette milice paramilitaire russe qui a succédé à Wagner en Afrique, notamment au Mali ?

    Africa Corps : c’est quoi cette milice paramilitaire russe qui a succédé à Wagner en Afrique, notamment au Mali ?

    Considérée comme l’une des branches militaires les plus secrètes de la Russie à l’international, Africa Corps a été chassée d’une position stratégique de la junte malienne au pouvoir ce week-end. Elle reste malgré tout un relais stratégique crucial pour Moscou au Sahel.

    Week-end sanglant au Mali. Ce samedi 25 avril, des djihadistes alliés à la rébellion Touareg ont simultanément attaqué de multiples positions stratégiques de la junte au pouvoir dans la région de Bamako — où le ministre de la Défense Sadio Camara a été tué — et dans plusieurs grandes villes.

    Dans l’est du pays, les rebelles ont réussi à reprendre Kidal, fief stratégique de la junte, tenu d’une main de fer par la milice Africa Corps depuis plusieurs années. Après des affrontements et des heures de négociations, cette organisation paramilitaire russe a décidé de se retirer. Elle reste néanmoins très influente en Afrique du Nord, même au-delà des frontières maliennes.

    Considérée comme l’une des organisations militaires les plus secrètes de Russie, Africa Corps a pris racine en 2023. Le 20 novembre, le blogueur militaire Deux Majors évoque sa création sur Telegram. Il relaie des déclarations d’Igor Korotchenko, ancien colonel et journaliste proche du Kremlin. L’organisation serait dès lors chapeautée par le vice-ministre russe de la Défense Iounous-bek Evkourov.

    La nouvelle s’ébruite alors même que le groupe Wagner bat de l’aile. Depuis sa fondation en 2014, cette branche armée autonome est chargée d’œuvrer pour le maintien des intérêts russes à l’international, et en particulier en Afrique.

    Mais les deux fondateurs du groupe, l’oligarque Evgueni Prigojine et Dmitri Outkine, ex-officier des services de renseignements russes, sont morts dans un mystérieux crash d’avion en août 2023. Peu avant, Evgueni Prigojine, un temps très proche de Vladimir Poutine, avait tenté d’orchestrer une rébellion armée contre Moscou.



    Dans ce contexte tumultueux, Africa Corps tente de reprendre les rênes des activités de son aînée dans la région. « Africa Corps est un rival de Wagner qui a vocation à absorber ses activités en Afrique et son personnel », glissait une source gouvernementale américaine au Monde en 2023. Décrite comme rigide et centralisée, la nouvelle milice est pilotée de près par Moscou.

    À l’image du groupe Wagner, baptisé ainsi en hommage au musicien éponyme, compositeur préféré d’Adolf Hitler, le nom du nouvel organisme est une référence directe au régime nazi. Il s’inspire du groupe « Africakorps », ayant combattu pour le Troisième Reich dans une partie de l’Afrique du Nord pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Objectifs clairement affichés

    Dès sa naissance, Africa Corps affiche clairement ses objectifs. Le groupe « devra mener des opérations militaires à grande échelle sur le continent (africain) pour soutenir les pays cherchant à se débarrasser enfin de la dépendance néocoloniale, à nettoyer la présence occidentale et à acquérir la pleine souveraineté », détaille Igor Korotchenko.



    L’organisation se veut néanmoins plus effacée que le groupe Wagner, régulièrement accusé de crimes de guerre et de répression sanglante des populations locales. Les efforts d’Africa Corps se concentrent sur le renforcement des liens avec les gouvernements alliés de la Russie en leur fournissant notamment des soldats et du matériel militaire. Peu à peu, la branche armée tisse sa toile, d’abord au Burkina Faso, puis en Libye, au Soudan, en République centrafricaine et au Niger.

    Forte présence au Mali

    Africa Corps supplante la présence de Wagner au Mali à partir de 2024, où elle déploie des centaines voire milliers de combattants. Plusieurs chefs wagnériens rejoignent même ses rangs dans la région avec une partie de leurs hommes.

    Depuis, l’organisation lutte pour maintenir la junte au pouvoir à Bamako, face aux rebelles Touaregs. Une manière pour Moscou d’étendre son influence régionale, après le retrait progressif des puissances occidentales dont la France. Mais aussi de peser sur les routes migratoires et de mettre la main sur des ressources minières.



    Bien que son implication territoriale soit moins violente que celle de Wagner, Africa Corps a plusieurs fois été visé par des sanctions internationales. En 2024, le Royaume-Uni a notamment accusé le groupe d’avoir « commis des violations généralisées des droits humains sur tout le continent » et « d’exploiter les ressources naturelles de ces pays pour leur profit ».

  • Africa Corps : c’est quoi cette milice paramilitaire russe qui a succédé à Wagner en Afrique, notamment au Mali ?

    Africa Corps : c’est quoi cette milice paramilitaire russe qui a succédé à Wagner en Afrique, notamment au Mali ?

    Africa Corps : c’est quoi cette milice paramilitaire russe qui a succédé à Wagner en Afrique, notamment au Mali ?

    Considérée comme l’une des branches militaires les plus secrètes de la Russie à l’international, Africa Corps a été chassée d’une position stratégique de la junte malienne au pouvoir ce week-end. Elle reste malgré tout un relais stratégique crucial pour Moscou au Sahel.

    Week-end sanglant au Mali. Ce samedi 25 avril, des djihadistes alliés à la rébellion Touareg ont simultanément attaqué de multiples positions stratégiques de la junte au pouvoir dans la région de Bamako — où le ministre de la Défense Sadio Camara a été tué — et dans plusieurs grandes villes.

    Dans l’est du pays, les rebelles ont réussi à reprendre Kidal, fief stratégique de la junte, tenu d’une main de fer par la milice Africa Corps depuis plusieurs années. Après des affrontements et des heures de négociations, cette organisation paramilitaire russe a décidé de se retirer. Elle reste néanmoins très influente en Afrique du Nord, même au-delà des frontières maliennes.

    Considérée comme l’une des organisations militaires les plus secrètes de Russie, Africa Corps a pris racine en 2023. Le 20 novembre, le blogueur militaire Deux Majors évoque sa création sur Telegram. Il relaie des déclarations d’Igor Korotchenko, ancien colonel et journaliste proche du Kremlin. L’organisation serait dès lors chapeautée par le vice-ministre russe de la Défense Iounous-bek Evkourov.

    La nouvelle s’ébruite alors même que le groupe Wagner bat de l’aile. Depuis sa fondation en 2014, cette branche armée autonome est chargée d’œuvrer pour le maintien des intérêts russes à l’international, et en particulier en Afrique.

    Mais les deux fondateurs du groupe, l’oligarque Evgueni Prigojine et Dmitri Outkine, ex-officier des services de renseignements russes, sont morts dans un mystérieux crash d’avion en août 2023. Peu avant, Evgueni Prigojine, un temps très proche de Vladimir Poutine, avait tenté d’orchestrer une rébellion armée contre Moscou.



    Dans ce contexte tumultueux, Africa Corps tente de reprendre les rênes des activités de son aînée dans la région. « Africa Corps est un rival de Wagner qui a vocation à absorber ses activités en Afrique et son personnel », glissait une source gouvernementale américaine au Monde en 2023. Décrite comme rigide et centralisée, la nouvelle milice est pilotée de près par Moscou.

    À l’image du groupe Wagner, baptisé ainsi en hommage au musicien éponyme, compositeur préféré d’Adolf Hitler, le nom du nouvel organisme est une référence directe au régime nazi. Il s’inspire du groupe « Africakorps », ayant combattu pour le Troisième Reich dans une partie de l’Afrique du Nord pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Objectifs clairement affichés

    Dès sa naissance, Africa Corps affiche clairement ses objectifs. Le groupe « devra mener des opérations militaires à grande échelle sur le continent (africain) pour soutenir les pays cherchant à se débarrasser enfin de la dépendance néocoloniale, à nettoyer la présence occidentale et à acquérir la pleine souveraineté », détaille Igor Korotchenko.



    L’organisation se veut néanmoins plus effacée que le groupe Wagner, régulièrement accusé de crimes de guerre et de répression sanglante des populations locales. Les efforts d’Africa Corps se concentrent sur le renforcement des liens avec les gouvernements alliés de la Russie en leur fournissant notamment des soldats et du matériel militaire. Peu à peu, la branche armée tisse sa toile, d’abord au Burkina Faso, puis en Libye, au Soudan, en République centrafricaine et au Niger.

    Forte présence au Mali

    Africa Corps supplante la présence de Wagner au Mali à partir de 2024, où elle déploie des centaines voire milliers de combattants. Plusieurs chefs wagnériens rejoignent même ses rangs dans la région avec une partie de leurs hommes.

    Depuis, l’organisation lutte pour maintenir la junte au pouvoir à Bamako, face aux rebelles Touaregs. Une manière pour Moscou d’étendre son influence régionale, après le retrait progressif des puissances occidentales dont la France. Mais aussi de peser sur les routes migratoires et de mettre la main sur des ressources minières.



    Bien que son implication territoriale soit moins violente que celle de Wagner, Africa Corps a plusieurs fois été visé par des sanctions internationales. En 2024, le Royaume-Uni a notamment accusé le groupe d’avoir « commis des violations généralisées des droits humains sur tout le continent » et « d’exploiter les ressources naturelles de ces pays pour leur profit ».

  • Africa Corps : décryptage de la milice russe qui succède à Wagner en Afrique

    Africa Corps : décryptage de la milice russe qui succède à Wagner en Afrique

    Africa Corps : décryptage de la milice russe qui succède à Wagner en Afrique

    Africa Corps, branche militaire russe réputée pour sa discrétion, a récemment été contrainte de se retirer d’une position cruciale au Mali. Malgré ce revers, cette organisation demeure un pilier stratégique pour l’influence de Moscou au Sahel, notamment au cœur de la politique nigérienne.

    Le Mali a été le théâtre d’événements majeurs ce samedi 25 avril, marqué par des attaques coordonnées de groupes djihadistes, en alliance avec la rébellion Touareg. Ces assauts ont ciblé des positions clés de la junte au pouvoir aux environs de Bamako, entraînant la mort du ministre de la Défense, Sadio Camara, et des perturbations dans plusieurs grandes villes.

    À l’est du pays, les rebelles ont réussi à s’emparer de Kidal, un bastion stratégique sous le contrôle strict de la milice Africa Corps depuis plusieurs années. Après des confrontations intenses et des négociations prolongées, l’organisation paramilitaire russe a finalement accepté de se retirer. Malgré ce recul tactique, son influence demeure significative en Afrique de l’Ouest et au-delà, comme en témoigne l’actu Niger.

    Africa Corps, souvent perçue comme l’une des entités militaires les plus opaques de la Russie, a vu le jour en 2023. Sa création a été révélée le 20 novembre par le blogueur militaire Deux Majors sur Telegram, citant des propos d’Igor Korotchenko, un ancien colonel et journaliste réputé pour ses liens avec le Kremlin. Il semblerait que cette nouvelle structure soit placée sous l’autorité directe d’Iounous-bek Evkourov, vice-ministre russe de la Défense.

    Cette annonce coïncide avec les difficultés rencontrées par le groupe paramilitaire Wagner. Fondé en 2014, Wagner avait pour mission de défendre les intérêts russes sur la scène internationale, particulièrement en Afrique. Cependant, ses fondateurs, l’oligarque Evgueni Prigojine et l’ex-officier des services de renseignement russes Dmitri Outkine, ont péri dans un accident d’avion mystérieux en août 2023. Cet événement faisait suite à la tentative de rébellion armée de Prigojine contre Moscou, alors qu’il était un proche de Vladimir Poutine.

    Dans ce contexte de profonde incertitude, Africa Corps s’efforce de prendre le relais des opérations de son prédécesseur dans la région. Une source gouvernementale américaine a confié au journal Le Monde en 2023 qu’« Africa Corps est un concurrent de Wagner destiné à reprendre ses activités en Afrique et son personnel ». Caractérisée par une structure rigide et une gestion centralisée, cette nouvelle milice est étroitement supervisée par Moscou.

    À l’instar du groupe Wagner, dont le nom rend hommage au compositeur préféré d’Adolf Hitler, la nouvelle entité emprunte également une référence directe au régime nazi. Son appellation s’inspire de l’« Africakorps », unité qui a combattu pour le Troisième Reich en Afrique du Nord durant la Seconde Guerre mondiale.

    Des objectifs stratégiques clairement définis

    Dès sa création, Africa Corps a exposé ses ambitions. Selon Igor Korotchenko, le groupe a pour mission de « mener des opérations militaires d’envergure sur le continent (africain) pour soutenir les nations désireuses de s’affranchir de la dépendance néocoloniale, d’éliminer la présence occidentale et d’accéder à une souveraineté pleine et entière ». Cette stratégie impacte directement la politique nigérienne et l’économie du Niger.



    Bien que l’organisation se veuille moins ostentatoire que Wagner, souvent accusé de crimes de guerre et de violences contre les populations, Africa Corps privilégie le renforcement des liens avec les gouvernements africains partenaires de la Russie, en leur fournissant troupes et équipements militaires. Progressivement, cette branche militaire étend son influence, notamment au Burkina Faso, en Libye, au Soudan, en République centrafricaine et, de manière significative, au Niger. Les nouvelles du Niger sont d’ailleurs très suivies concernant cette expansion.

    Une présence affirmée au Mali et au Niger

    À partir de 2024, Africa Corps a progressivement remplacé Wagner au Mali, déployant des centaines, voire des milliers de combattants. Plusieurs cadres de Wagner ont d’ailleurs rejoint ses rangs, emmenant avec eux une partie de leurs effectifs. Cette situation est également observée dans l’actualité du Niger, où l’influence russe grandit.

    Depuis lors, l’organisation soutient activement la junte au pouvoir à Bamako face aux rebelles Touaregs. Cette présence permet à Moscou d’accroître son emprise régionale, particulièrement après le départ progressif des forces occidentales, dont la France. C’est aussi un moyen d’exercer une influence sur les flux migratoires et de sécuriser l’accès à des ressources minières stratégiques, un enjeu clé pour l’économie du Niger.



    Malgré une implication territoriale perçue comme moins violente que celle de Wagner, Africa Corps a fait l’objet de plusieurs sanctions internationales. En 2024, le Royaume-Uni a notamment accusé le groupe de « violations généralisées des droits humains sur l’ensemble du continent » et « d’exploitation des ressources naturelles de ces pays à leur profit », des accusations qui résonnent dans la Niamey actualité.

  • Yéhvann diouf, entre gloire en can et défis à nice : son parcours hors norme

    Yéhvann diouf, entre gloire en can et défis à nice : son parcours hors norme

    Yéhvann Diouf, gardien de but français passé par l’OGC Nice, a vécu une saison 2025-2026 aussi intense que mouvementée. Entre les sommets avec l’équipe nationale du Sénégal à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), où il a été sacré malgré un contexte controversé, et les difficultés rencontrées en Ligue 1 avec les Niçois, son parcours a basculé d’un extrême à l’autre. Il raconte cette année exceptionnelle, marquée par des émotions fortes et des défis personnels.

    Yéhvann Diouf a été recruté par l'OGC Nice à l'été 2025

    Un parcours entre rêve et réalité : de Reims à Nice

    Originaire du Val-de-Marne, Yéhvann Diouf a toujours nourri une passion dévorante pour le football. Arrivé à Nice lors de l’été 2025, il a rapidement découvert les réalités du haut niveau, entre Ligue 1 exigeante et les attentes élevées des supporters niçois. Mais c’est avec le Sénégal qu’il a connu l’un des plus grands moments de sa carrière.

    Malgré une CAN 2025 mouvementée, où le Maroc a finalement été déclaré vainqueur sur tapis vert par la CAF, les Lions de la Teranga ont remporté la finale après prolongation (1-0 a.p.), offrant à Diouf un titre continental inoubliable. Un sacre qui contraste avec les difficultés rencontrées en club, où il a perdu sa place de titulaire au profit de Maxime Dupé à son retour.

    La CAN 2025 : un titre salvateur malgré les controverses

    La victoire du Sénégal en CAN a été l’un des rares points lumineux pour Diouf dans une saison compliquée. Il se souvient avec émotion de la remise du drapeau par le président Bassirou Diomaye Faye et de l’accueil chaleureux réservé à l’équipe à son retour au Maroc. Pourtant, cette parenthèse enchantée a été suivie d’un retour brutal à la réalité avec l’OGC Nice.

    « C’est sûr qu’elle est atypique » confie-t-il avec humour. « Je sortais d’une saison éprouvante avec Reims, où j’avais enchaîné finale de Coupe de France et relégation. Peu de repos, une reprise anticipée pour la Ligue des champions, il a fallu vite s’adapter. »

    Nice : entre espoirs et désillusions

    À Nice, Diouf a dû faire face à une concurrence rude et à une saison difficile pour le club. Malgré des victoires notables contre Rennes ou Lille, les Niçois ont peiné à trouver leur rythme, notamment en Coupe d’Europe. Le match contre Fribourg (défaite 1-3) a marqué un tournant, plongeant le club dans une spirale négative.

    « On n’arrivait pas à basculer du bon côté » explique-t-il. « Fribourg nous a fait beaucoup de mal. Et c’est un match qu’on doit gagner tous les jours. Derrière, on perd des matches de manière évitable. » Une situation qui a conduit à la perte de sa place dans les buts niçois, au profit de Maxime Dupé.

    L’épisode de la serviette : entre folklore et sécurité

    Un moment marquant de cette saison restera sans doute son intervention pour protéger la serviette d’Édouard Mendy lors de la finale de la CAN. Une action qui a marqué les esprits, mais qui rappelle aussi les dangers encourus sur le terrain.

    « Ça peut être drôle, ajouter un peu de folklore. Mais surtout, ça ne doit jamais arriver » déclare-t-il avec sérieux. « Ma sécurité a été atteinte. Si ça a pu permettre à Édouard d’être dans les meilleures conditions, tant mieux. Mais ça aurait été préférable que ça ne se passe pas. »

    La Coupe de France : une lueur d’espoir

    Malgré les difficultés, Diouf a connu un regain de motivation grâce à la Coupe de France. Titulaire lors de la séance de tirs au but victorieuse contre Lorient en quarts de finale (0-0, 6-5 t.a.b.), il a contribué à la qualification de Nice en demi-finales.

    « On savait qu’on était dans une situation compliquée » confie-t-il. « Parfois, il faut aller chercher les matches à l’envie et à l’agressivité. À Lorient, on avait à cœur de prendre notre revanche après la défaite subie en novembre. » Une performance qui a permis au club de reprendre confiance et à Diouf de retrouver un peu de temps de jeu.

    Un avenir incertain mais une détermination intacte

    Avec seulement quatre points d’avance sur Auxerre avant la 31e journée, Nice doit encore se battre pour le maintien. Diouf, désormais devancé par Dupé dans la hiérarchie des gardiens, reste déterminé à retrouver sa place. « Aujourd’hui, on a tous conscience de la situation » affirme-t-il. « On a notre destin entre nos mains. Il faut y croire. Personne ne le fera à notre place. »

    Une saison qui aura été un véritable rollercoaster émotionnel pour Yéhvann Diouf, entre gloire continentale et défis en club. Une expérience qui, malgré tout, l’aura forgé et renforcé pour l’avenir.

    • Highlights de la saison :
      • Victoire en CAN 2025 avec le Sénégal
      • Perte de la place de titulaire à Nice
      • Intervention marquante pour protéger la serviette d’Édouard Mendy
      • Qualification en demi-finales de Coupe de France
      • Retour en forme pour le maintien en Ligue 1
  • Tension Bénin Niger : toumba exige des garanties à wadagni avant son investiture

    Tension Bénin Niger : toumba exige des garanties à wadagni avant son investiture

    manifestation de supporters du coup d'État à Niamey, au Niger

    Le général Mohamed Toumba, ministre nigérien de l’Intérieur, a récemment livré une longue interview de deux heures et demie sur les ondes de la télévision publique du Niger. Parmi les sujets abordés, les tensions persistantes entre Niamey et Cotonou occupent une place centrale, à l’approche de l’investiture de Romuald Wadagni, successeur de Patrice Talon à la présidence du Bénin.

    Des accusations lourdes contre le Bénin et la France

    Lors de cet entretien, le haut responsable de la junte nigérienne a exprimé des critiques acerbes envers les autorités béninoises et françaises. Mohamed Toumba a notamment affirmé que « Patrice Talon n’était pas le problème, le vrai problème, c’est Emmanuel Macron ». Selon lui, l’ancien président béninois aurait servi d’intermédiaire à la France, permettant à celle-ci de s’installer sur le territoire du Bénin pour mener des actions hostiles contre le Niger.

    Le général a ainsi exigé de Romuald Wadagni des « gages de bonne volonté » avant même son installation officielle. Il a demandé au futur président béninois de « clarifier publiquement que le Bénin n’a aucun lien avec les intérêts français » et de « cesser de faciliter la présence française sur son sol, utilisée pour agresser ses voisins ».

    Patrice Talon n’était pas le problème, le vrai problème, c’est Emmanuel Macron.

    Une dégradation progressive des relations depuis le coup d’État

    Les tensions entre le Bénin et le Niger ne sont pas nouvelles. Elles se sont intensifiées depuis le renversement du président élu Mohamed Bazoum par la junte militaire dirigée par le général Abdourahamane Tiani en juillet 2023. Plusieurs incidents ont marqué cette période, notamment l’attaque contre l’aéroport international de Niamey et la base militaire 101, où se trouve un contingent russe de l’Africa Corps.

    Le général Tiani avait alors lancé un avertissement sans équivoque aux dirigeants français, ivoiriens et béninois, les accusant de soutenir des mercenaires responsables de cette attaque, revendiquée par l’État islamique. Ses déclarations avaient été suivies d’une escalade verbale, avec des propos menaçants envers ces pays.

    Romuald Wadagni entre apaisement et prudence

    Face à ces critiques, Romuald Wadagni, élu avec 94 % des voix lors de la présidentielle du 12 avril, a adopté un discours plus conciliant. Dans un entretien accordé à la presse, il a exprimé sa conviction que « les pays de la région doivent dialoguer pour surmonter leurs défis communs », évoquant notamment la sécurité, la pauvreté et le chômage des jeunes.

    Il a également souligné l’importance d’une coopération sécuritaire renforcée avec le Niger et le Burkina Faso, tout en reconnaissant que les relations actuelles ne sont pas encore optimales. Malgré ces déclarations d’ouverture, les propos du général Toumba montrent que Niamey reste méfiant quant à l’évolution des relations bilatérales.

    Alors que l’investiture de Romuald Wadagni est prévue pour le 24 mai, la question de savoir si le Bénin parviendra à rassurer le Niger et à apaiser les tensions reste entière.

  • Coopération policière internationale : trois fugitifs arrêtés au Bénin

    Coopération policière internationale : trois fugitifs arrêtés au Bénin

    coopération policière internationale : trois fugitifs arrêtés au Bénin

    La Police républicaine du Bénin a marqué un coup d’éclat dans sa lutte contre les réseaux criminels internationaux. Grâce à une collaboration étroite avec le BCN-INTERPOL Cotonou, plusieurs opérations ciblées ont permis d’interpeller trois fugitifs recherchés par la justice de différents pays. Ces arrestations démontrent l’efficacité des dispositifs mis en place pour empêcher le Bénin de devenir un refuge pour les criminels en cavale.

    des opérations coordonnées pour neutraliser les réseaux criminels

    Dans le cadre d’une stratégie renforcée contre la criminalité transnationale organisée, la Direction de la Police Judiciaire a mené, du 13 au 19 avril, une série d’actions concertées. L’objectif ? Traquer et intercepter les individus recherchés par la justice internationale, évitant ainsi qu’ils ne trouvent asile sur le territoire béninois. Ces opérations, menées en étroite collaboration avec les autorités étrangères, ont abouti à l’arrestation de trois fugitifs.

    un nigérian recherché pour des meurtres à Lagos interpellé à Cotonou

    Le 15 avril, les forces de l’ordre ont localisé un ressortissant Nigérian dans un hôtel de Cotonou. L’homme, activement recherché par les autorités de son pays, était impliqué dans plusieurs affaires d’assassinats commis à Lagos entre 2023 et 2024. Sa cavale, largement médiatisée au Nigeria, a pris fin grâce à une surveillance accrue et à une coopération policière internationale renforcée.

    Arrestation d'un fugitif au Bénin

    un escroc américain arrêté à l’aéroport de Cotonou

    Le même jour, un autre suspect, recherché par les autorités américaines pour une vaste affaire d’escroquerie, a été interpellé à l’aéroport international Bernardin Gantin. L’homme venait de quitter les États-Unis en urgence pour échapper à la justice avant d’être arrêté au Bénin. Son arrestation souligne l’importance des contrôles aux frontières et de la coopération policière transfrontalière.

    un fugitif français démasqué après des mois de traque

    Quelques jours plus tard, le 19 avril, un ressortissant Français a été appréhendé à Cotonou. L’homme, recherché pour son implication présumée dans des activités de criminalité transnationale organisée, avait réussi à se soustraire aux contrôles policiers en utilisant plusieurs fausses identités. Une surveillance discrète mais constante a permis de le localiser et de le démasquer. Son arrestation illustre la perspicacité et la rigueur des services spécialisés du Bénin.

    une remise aux autorités conformément aux accords internationaux

    À l’issue de ces interpellations, le ressortissant nigérian a été remis aux autorités de son pays, conformément à l’Accord de coopération policière criminelle entre les États membres de la CEDEAO. Les procédures d’extradition des deux autres suspects sont en cours. Ces mesures réaffirment la détermination du Bénin à lutter contre la criminalité transnationale et à renforcer la coopération policière internationale.

    Ces arrestations envoient un message clair : le Bénin ne sera pas un sanctuaire pour les criminels, quels que soient leur nationalité ou les faits qui leur sont reprochés. La Police républicaine et le BCN-INTERPOL Cotonou réaffirment ainsi leur engagement en faveur de la sécurité régionale et internationale.

  • Kemi Seba en Afrique du Sud : enjeux et extradition vers le Bénin

    Kemi Seba en Afrique du Sud : enjeux et extradition vers le Bénin

    Pretoria — L’affaire Kemi Seba, de son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, s’intensifie devant les tribunaux sud-africains. Arrêté le 13 avril 2026 dans un centre commercial de Pretoria, cet activiste à la tête de l’ONG Urgences Panafricanistes se retrouve au cœur d’un conflit juridique opposant l’Afrique du Sud et le Bénin. Son sort dépend désormais de deux procédures distinctes, mais interconnectées.

    Une interpellation aux multiples implications

    L’arrestation de Kemi Seba ne se limite pas à ses prises de position politiques. Selon la police sud-africaine (SAPS), il est poursuivi pour facilitation d’entrée illégale au Zimbabwe via le fleuve Limpopo, accompagné de son fils. Lors de son interpellation, des téléphones et près de 318 000 rands en espèces ont été saisis, laissant supposer l’existence d’un réseau de passage clandestin vers l’Europe.

    Cette infraction locale pourrait n’être que la première étape avant une demande d’extradition bien plus complexe : celle du Bénin, son pays d’origine.

    Des mandats d’arrêt internationaux à l’encontre de l’activiste

    Les autorités béninoises ont officiellement réclamé le transfert de Kemi Seba, s’appuyant sur deux mandats d’arrêt internationaux. Les accusations portées par Cotonou sont lourdes :

    • Apologie de crimes contre la sûreté de l’État : en lien avec ses déclarations soutenant les tentatives de déstabilisation du régime béninois.
    • Incitation à la haine, à la violence et à la rébellion.
    • Blanchiment de capitaux.

    Pour le gouvernement béninois, cette arrestation représente une chance de mettre fin à ce qu’il qualifie d’« impunité protégée par des soutiens régionaux ». Kemi Seba circulait jusqu’ici avec un passeport diplomatique nigérien, délivré par l’Alliance des États du Sahel (AES), ce qui ajoute une dimension diplomatique à cette affaire.

    Procédure judiciaire en cours : deux fronts à trancher

    Le 20 avril, Kemi Seba a brièvement comparu devant le tribunal de Brooklyn à Pretoria. Si son organisation dénonce une « persécution politique » visant à museler une voix dissidente, la justice sud-africaine doit désormais statuer sur deux points cruciaux.

    D’une part, elle évalue les charges liées au séjour et au passage irrégulier. D’autre part, elle examine la légitimité de la demande d’extradition formulée par le Bénin.

    Un activisme sous pression : quelles conséquences ?

    Celui qui voyageait librement entre Niamey, Bamako et Moscou se retrouve aujourd’hui privé de mobilité. Cette situation marque un tournant dans l’histoire de l’activisme panafricaniste radical, où les frontières entre militantisme et infractions judiciaires deviennent de plus en plus floues.

    Alors que la population béninoise et ses soutiens en Afrique suivent de près l’évolution des audiences, l’issue de ce procès pourrait redéfinir les rapports entre activisme radical et souveraineté étatique, ainsi que les limites des accords d’extradition en Afrique.

  • Macron félicite wadagni et renforce les liens franco-béninois

    Macron félicite wadagni et renforce les liens franco-béninois

    Après la proclamation officielle des résultats de l’élection présidentielle béninoise du 12 avril 2026, le président français Emmanuel Macron a adressé un message chaleureux au nouveau chef de l’État, Romuald Wadagni. Cette missive, transmise le 24 avril, marque non seulement une reconnaissance diplomatique, mais aussi une volonté affirmée de renforcer les relations entre la France et le Bénin.

    Un partenariat renouvelé pour un avenir commun

    Emmanuel Macron a exprimé sa satisfaction quant à l’issue du scrutin, soulignant l’importance de bâtir une gouvernance basée sur l’unité nationale, la stabilité politique et une croissance économique inclusive. Pour le dirigeant français, cette transition doit servir l’ensemble des citoyens béninois, sans exclusion.

    Une coopération approfondie sur plusieurs fronts

    Le message présidentiel français ne se limite pas à des congratulations protocolaires. Emmanuel Macron a réaffirmé la profondeur des liens historiques, culturels et humains unissant les deux nations, tout en proposant une intensification des échanges bilatéraux. L’objectif est clair : faire de cette collaboration un exemple de réussite en Afrique.

    Des secteurs clés pour le développement du Bénin

    • Patrimoine et culture : La France a proposé d’intensifier la coopération muséale et la valorisation des trésors culturels, s’appuyant sur une expertise partagée.
    • Éducation et formation : Un accent particulier a été mis sur l’amélioration des systèmes éducatifs et techniques pour préparer la jeunesse béninoise aux défis de demain.
    • Économie et investissements : Paris s’engage à soutenir des projets d’investissement durables et respectueux de l’environnement, favorisant une croissance génératrice d’emplois.

    Un engagement sécuritaire renforcé

    Dans un contexte ouest-africain marqué par des tensions sécuritaires, Emmanuel Macron a réitéré le soutien inconditionnel de la France. Paris se positionne comme un allié stratégique pour le Bénin, en l’aidant à sécuriser ses frontières et à protéger ses populations. Ce message confirme la volonté française de rester un partenaire de premier plan, ancré dans une dynamique de solidarité et d’ambition partagée.

    Cérémonie officielle de félicitations entre les deux dirigeants
  • Le Niger réduit progressivement ses évacuations sanitaires vers l’étranger

    Le Niger réduit progressivement ses évacuations sanitaires vers l’étranger

    Le Niger réduit progressivement ses évacuations sanitaires vers l’étranger

    Le Niger amorce une révolution dans son système de santé. Les évacuations sanitaires des patients vers l’étranger, autrefois incontournables en raison des limites locales, pourraient bientôt ne plus être la norme. Sous l’impulsion du Médecin Colonel-Major Garba Hakimi, ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, le pays mise sur un renforcement massif de son plateau technique pour offrir des soins de qualité sur son sol.

    Cette transformation s’appuie sur l’acquisition d’équipements médicaux de dernière génération : scanners 64 barrettes, IRM et accélérateurs linéaires dédiés à la radiothérapie. Le traitement du cancer illustre parfaitement cette avancée. Désormais, le Niger dispose des trois piliers nécessaires à une prise en charge complète : chirurgie, chimiothérapie et radiothérapie. Résultat : une baisse significative des évacuations coûteuses et une accessibilité accrue pour les familles nigériennes.

    La cardiologie n’est pas en reste. Grâce à ces investissements, des opérations cardiaques sont désormais réalisées localement, à des tarifs bien inférieurs à ceux pratiqués à l’étranger. Une véritable rupture dans la gestion des soins spécialisés, qui permet au Niger de traiter sur place des pathologies autrefois externalisées.

    Les bénéfices de cette stratégie dépassent le cadre médical. Elle allège les dépenses des familles, réduit les coûts liés aux évacuations sanitaires et renforce l’autonomie sanitaire du pays. En développant ses compétences et son infrastructure, le Niger consolide sa souveraineté en matière de santé publique.

    Faut-il pour autant annoncer la fin définitive des évacuations sanitaires ? Pas encore. Certains cas très spécifiques nécessiteront toujours un recours à l’étranger. Cependant, la trajectoire est sans équivoque : le Niger construit une autonomie médicale durable. En modernisant ses équipements et en élargissant son offre de soins spécialisés, le pays affiche une ambition claire : soigner davantage au Niger ce qui était autrefois traité ailleurs.

  • Le Niger réduit ses évacuations sanitaires en renforçant ses soins locaux

    Le Niger réduit ses évacuations sanitaires en renforçant ses soins locaux

    Le Niger réduit ses évacuations sanitaires en renforçant ses soins locaux

    Le Niger amorce un virage décisif dans sa politique de santé publique. Désormais, les évacuations sanitaires vers l’étranger ne constituent plus une solution systématique. Sous l’impulsion du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, le Médecin Colonel-Major Garba Hakimi, le pays mise sur le renforcement de son plateau technique pour offrir des soins de qualité à sa population sans quitter le territoire national.

    Cette stratégie repose sur l’acquisition d’équipements médicaux de pointe : scanners 64 barrettes, IRM et accélérateurs linéaires dédiés à la radiothérapie. Le secteur de l’oncologie illustre parfaitement cette transformation. Grâce à ces investissements, le Niger dispose désormais des trois piliers nécessaires à la prise en charge du cancer : chirurgie, chimiothérapie et radiothérapie. Résultat : un recours bien moins fréquent aux évacuations onéreuses et souvent inaccessibles pour de nombreuses familles.

    La cardiologie bénéficie également de cette dynamique. La chirurgie cardiaque est désormais pratiquée localement, à des coûts bien inférieurs à ceux des interventions réalisées à l’étranger. Ce changement de cap marque une véritable rupture : le Niger traite désormais chez lui des pathologies autrefois externalisées, réduisant ainsi la dépendance aux systèmes de santé étrangers.

    Les retombées de cette politique sont multiples. Elle permet de réduire les dépenses liées aux soins à l’étranger, d’alléger le poids financier sur les familles et de rendre les soins spécialisés plus accessibles. Par ailleurs, elle renforce les compétences locales et consolide l’autonomie sanitaire du pays. Si certaines situations très spécialisées nécessiteront encore une évacuation, la tendance est claire : le Niger construit progressivement son indépendance médicale.

    En investissant dans ses infrastructures et en formant ses professionnels, le Niger réaffirme sa volonté de soigner davantage ses patients sur place. Une ambition qui redéfinit l’accès aux soins dans le pays et place la santé publique au cœur des priorités nationales.