Auteur/autrice : nigeractu

  • La CODES fusionne avec Pastef et dénonce des « arrivistes » et « usurpateurs »

    La CODES fusionne avec Pastef et dénonce des « arrivistes » et « usurpateurs »


    Le mouvement justifie cette décision par la situation politique actuelle, estimant que le Projet de transformation sociale porté par Ousmane Sonko se trouve « gravement menacé ». Selon le document transmis par son Directoire, ce groupe aurait pris le contrôle du pouvoir en écartant les « véritables artisans de la révolution patriotique du 25 mars 2024 », la cible ultime de cette manœuvre étant, toujours selon le communiqué, « le président Ousmane Sonko, guide de la révolution ».

    Cette lecture de la situation politique rejoint le vocabulaire employé par Ousmane Sonko lui-même dans ses récentes prises de parole doctrinales, lui qui avait notamment théorisé le concept de « bloc populaire » lors du congrès de Diamniadio, avertissant que les peuples peuvent conquérir le pouvoir sans parvenir à transformer l’État. La CODES semble ainsi épouser pleinement cette grille de lecture, présentant la préservation du Projet comme un impératif de premier ordre pour l’avenir du pays.

    Face à cette situation, l’organisation appelle à la mobilisation générale, invitant la jeunesse et l’ensemble des citoyens à faire bloc autour d’Ousmane Sonko pour protéger le Projet. Elle lance également un appel plus large aux forces démocratiques, leur demandant de regagner « par centaines, par milliers et par millions les rangs de Pastef-Les Patriotes pour assurer le triomphe du Projet », conclut le communiqué.

    Cet appel à l’unité intervient alors que le leader du parti multiplie, ces dernières semaines, les tournées de mobilisation à travers le pays en vue des prochaines échéances électorales, à l’image de son déplacement à Mbacké, où il avait appelé les responsables locaux à dépasser leurs divergences internes en vue de la présidentielle de 2029. Cette fusion de la CODES avec Pastef s’inscrit ainsi dans un mouvement inverse à celui observé récemment au sein du parti, où plusieurs cadres ont quitté ses rangs pour rallier la dynamique portée par le président de la République, illustrant la polarisation croissante qui traverse actuellement le champ politique sénégalais.

  • Côte d’Ivoire : Orange Bank Africa et la SGPME mobilisent 17 milliards FCFA pour financer les PME et TPE

    Côte d’Ivoire : Orange Bank Africa et la SGPME mobilisent 17 milliards FCFA pour financer les PME et TPE

    Orange Bank Africa, une banque 100% digitale basée à Abidjan, a signé le jeudi 23 juillet 2026 dans la capitale économique ivoirienne, deux conventions de partenariat avec la Société de garantie des crédits aux petites et moyennes entreprises ( SGPME), un organisme mis en place par l’État de Côte d’Ivoire pour soutenir le financement des PME.


    Ces deux conventions permettront de mobiliser jusqu’à 17 milliards de FCFA de financements au bénéfice des TPE, PME et ETI ivoiriennes dont 4 milliards FCFA dédiés à l’entrepreneuriat féminin.


     » (…) Orange Bank Africa doit servir vraiment ceux qui construisent l’échelle de l’économie. Or nous savons que pour la plupart de ces entreprises, la plus grande difficulté, ce n’est pas le marché, ce n’est pas les idées, mais c’est surtout l’accès au financement. C’est précisément là, la SGPME et nous, avons trouvé le besoin de signer ces conventions. Ces dispositifs mis en place mettent un accent particulier sur l’accès au financement des femmes  », a expliqué dans une allocution, Audrey Koffi, la directrice générale de Orange Bank Africa après la signature desdites conventions.


     » En Côte d’Ivoire, les femmes entreprennent. Ce qu’on propose concrètement, c’est de mettre des lignes de crédit dédiées aux femmes », a ajouté Mme Koffi indiquant que son institution décaisse  » à peu près 20 milliards de crédit tous les mois  ».



     » Avec la convention qu’on vient de signer, nous allons pouvoir accompagner les femmes à hauteur de 4 milliards FCFA. Ce dispositif permettra à plusieurs femmes de bénéficier de crédits. Et là où la SGPME nous soutient valablement est que pour ces financement la garantie est portée jusqu’à 70% », a fait savoir Mme Koffi.


    Poursuivant, la directrice générale de Orange Bank Africa a réaffirmé l’ambition de son institution à faire du financement digital un véritable levier de croissance économique.


     » Concrètement, quand une PME va auprès d’un établissement financier ou une banque pour demander un financement, on lui demande automatiquement d’apporter une garantie. Notre rôle, c’est d’apporter cette garantie que les banques demandent aux PME en partageant ce risque de crédit avec la banque », a expliqué à son tour, Joëlle Kouassi, la directrice générale de la SGPME.


    Mme Kouassi a souligné que dans ce partenariat, la SGPME se porte garantie à un niveau minimum de 50% jusqu’à 70%.


     » L’impact qu’on veut, c’est de réduire le clivage qu’il y a au niveau de l’accès au financement. C’est clair que ces montants ne peuvent pas résorber l’ensemble des besoins des PME, mais c’est déjà un pas », a-t-elle estimé.


    Auparavant, la directrice générale de la SGPME affirmé que son institution a été mis en place par l’État de Côte d’Ivoire pour faciliter l’accès au financement des PME.


    Ces deux conventions entre Orange Bank Africa et la SGPME permettront de mobiliser jusqu’à 17 milliards de FCFA de financements au bénéfice des TPE et PME en Côte d’Ivoire avec l’appui de l’agence française de développement et la Banque Mondiale.

    Orange Bank Africa, la banque 100% digitale du Groupe Orange célèbre ce 23 juillet 2026 le 6è anniversaire de l’institution.

    Cette banque 100% digitale, entend démocratiser l’accès aux services financiers et renforcer l’inclusion financière des populations en Afrique de l’ouest.


    L.Barro 

  • Trump envisage des frappes sur un nouveau pays, que la France connaît bien, selon le Washington Post

    Trump envisage des frappes sur un nouveau pays, que la France connaît bien, selon le Washington Post

    D’après le Washington Post, aucune décision n’a encore été prise au sujet des frappes au Mali mais des discussions sont en cours.
    D’après le Washington Post, aucune décision n’a encore été prise au sujet des frappes au Mali mais des discussions sont en cours.

    Les États-Unis pourraient bientôt élargir la liste des pays visés par leurs opérations militaires. Selon des informations du Washington Post, l’administration de Donald Trump étudie la possibilité de mener des frappes contre le Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), un groupe affilié à Al-Qaïda implanté au Mali, quatre ans après l’échec de la France dans le pays.

    D’après le quotidien américain, aucune décision n’a encore été prise. Le projet fait d’ailleurs l’objet de discussions au sein de l’administration. Sebastian Gorka, conseiller à la lutte contre le terrorisme au Conseil de sécurité nationale, compterait parmi les principaux défenseurs d’une intervention militaire, tandis que d’autres responsables s’interrogent sur l’opportunité d’une telle opération. Cette intervention, si elle avait lieu, ferait du Mali le huitième pays visé par des frappes américaines depuis le début du second mandat de Donald Trump.

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    Interrogée par le Washington Post, la Maison Blanche n’a pas confirmé l’éventualité de frappes. Un responsable de l’administration a toutefois indiqué que Washington encourageait les pays d’Afrique du Nord et de l’Ouest à renforcer leurs capacités contre les groupes jihadistes en achetant des équipements et des services américains. Il a également qualifié le terrorisme au Sahel de « problème multinational ».

    Le JNIM est aujourd’hui considéré comme l’un des groupes armés les plus puissants d’Afrique de l’Ouest. Basé au Mali, il a progressivement étendu ses opérations dans plusieurs pays côtiers de la région. Selon le Washington Post, la dégradation de la situation sécuritaire au Sahel a renforcé son influence ces dernières années.

    Risque d’échec, renforcement de l’État islamique, rivalité avec la Russie…

    Le quotidien américain souligne que plusieurs spécialistes du Sahel mettent en garde contre les conséquences d’une éventuelle campagne militaire. Corinne Dufka, experte indépendante du Sahel, a déclaré : « Si les États-Unis aident les autorités maliennes à éliminer les responsables du JNIM, cela pourrait se retourner contre eux. Ils risqueraient alors de gâcher une occasion de déradicaliser et de démobiliser l’une des organisations djihadistes les plus sophistiquées au monde. »

    Certains estiment que de nouvelles frappes risqueraient de ne pas modifier durablement les équilibres sur le terrain, en rappelant que la France a déjà mené une intervention pendant dix ans dans la région, suivie par cinq années de présence russe, sans parvenir à enrayer l’expansion djihadiste.

    Tandis que d’autres craignent qu’elles ne favorisent indirectement d’autres groupes armés présents dans la région, et notamment l’État islamique au Sahel, rival du JNIM qui pourrait profiter de son affaiblissement.

    Il existe également la question d’une potentielle escalade avec les forces russes présentes au Mali. La Russie avait proposé ses services à de nombreux pays africains : en Guinée, au Burkina Faso, au Mali, en Centrafrique… Mais les résultats ne sont pas toujours probants, comme l’affirme un responsable américain : « Nous espérons que les autres nations africaines prendront note des piètres performances de la Russie dans la lutte contre le terrorisme. »

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  • Mali : exécutions de soldats et tortures dans le nord, l’ONU exige des réponses

    Mali : exécutions de soldats et tortures dans le nord, l’ONU exige des réponses

    Les révélations concernant des tortures et exécutions sommaires visant des militaires maliens capturés dans le Nord du pays ont déclenché une vague d’indignation. L’Organisation des Nations unies, alignée sur les alertes lancées par des ONG locales, exige désormais une enquête indépendante pour faire la lumière sur ces actes. Ces événements surviennent alors que la violence s’intensifie au Mali, impliquant l’armée nationale, des instructeurs russes et divers groupes armés, tandis que le gouvernement de transition reste muet sur la question.

    Violences dans le Nord : des soldats maliens victimes d’exactions

    Les combats récents dans le Nord du Mali ont mis en lumière des violations graves du droit international humanitaire. Des vidéos et témoignages recueillis par des défenseurs des droits humains confirment que des dizaines de soldats des Forces armées maliennes (FAMa), capturés lors d’embuscades, auraient subi des tortures avant d’être exécutés, alors qu’ils s’étaient rendus et se trouvaient hors de combat. Ces actes, s’ils sont avérés, pourraient constituer des crimes de guerre.

    Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a réagi avec fermeté, exigeant une enquête approfondie, impartiale et indépendante. Selon les conventions de Genève, la torture et l’exécution de prisonniers de guerre sont interdites, quel que soit le groupe responsable, qu’il s’agisse d’une coalition indépendantiste ou de groupes affiliés à Al-Qaïda.

    Un gouvernement de transition sous pression

    Malgré l’ampleur des révélations et les pressions exercées par la communauté internationale et les organisations locales, les autorités maliennes n’ont pas encore réagi officiellement. Ce silence prolongé alimente les spéculations et soulève des questions cruciales :

    • Un dilemme stratégique : Reconnaître ces exactions et l’échec des FAMa affaiblirait la crédibilité du discours officiel sur la montée en puissance de l’armée.
    • Une crise de confiance : Ignorer les revendications des familles des victimes et des ONG pourrait fragiliser la cohésion au sein des rangs militaires.

    Un passif lourd d’exactions contre les civils

    L’enquête réclamée par l’ONU s’inscrit dans un contexte où les violations des droits humains se multiplient dans le pays. Depuis plusieurs années, l’armée malienne et ses alliés russes (anciennement liés au groupe Wagner et désormais intégrés à l’Africa Corps) sont pointés du doigt par des rapports internationaux, dont ceux de l’ONU et de Human Rights Watch.

    Plusieurs enquêtes documentent des abus répétés contre les populations civiles lors d’opérations dites « antiterroristes » :

    • Massacres de civils : Des événements tragiques, comme celui de Moura en 2022, où des centaines de personnes auraient été exécutées selon un rapport de l’ONU, restent gravés dans les mémoires.
    • Arrestations arbitraires et tortures : Les habitants de Mopti, Gao et Ménaka dénoncent régulièrement des détentions sans motif, des pillages et des actes de torture lors de ratissages menés par les FAMa et leurs auxiliaires.
    • Ciblage communautaire : Les communautés pastorales, notamment les Peuls et les Touaregs, sont souvent victimes d’exactions disproportionnées, accusées à tort de soutenir les insurgés ou les groupes djihadistes.

    Cette spirale de violences et l’absence de poursuites contre les responsables alimentent un sentiment d’impunité généralisée, favorisant le recrutement et la radicalisation au sein des groupes armés.

    Le Sahel prisonnier de l’impunité

    Le retrait des forces internationales, comme la MINUSMA, à la demande des autorités de transition, a réduit drastiquement la capacité d’observation indépendante sur le terrain. Dans ce contexte de huis clos sécuritaire, les civils comme les militaires pris au piège paient le prix fort.

    Les experts du Sahel mettent en garde : sans mécanismes de contrôle ni enquêtes crédibles, la lutte antiterroriste risque de se transformer en un conflit de vengeances où toutes les parties bafouent les règles humanitaires. L’appel lancé par les ONG locales et relayé par l’ONU marque un tournant dans la crise malienne.

    En exigeant des comptes sur le sort tragique des soldats exécutés, la communauté internationale rappelle que la justice ne peut être sélective. Reste à savoir si la junte militaire choisira de rompre son silence pour engager des procédures transparentes ou si elle préférera ignorer ces appels, au risque d’aggraver l’isolement du pays et de prolonger le cycle des atrocités.

  • Ndeye Rokhaya Thiam réaffirme sa fidélité à Ousmane Sonko malgré les turbulences politiques

    Ndeye Rokhaya Thiam réaffirme sa fidélité à Ousmane Sonko malgré les turbulences politiques

    Ndeye Rokhaya Thiam réaffirme sa fidélité à Ousmane Sonko malgré les turbulences politiques

    Ndeye Rokhaya Thiam réaffirme sa fidélité à Ousmane Sonko malgré les turbulences politiques

    Ndeye Rokhaya Thiam, récemment nommée à la tête du COSEC, a choisi de soutenir Ousmane Sonko, suscitant des réactions dans un climat politique déjà tendu où la loyauté est remise en question.

    La directrice générale du Conseil sénégalais des chargeurs (COSEC), Ndeye Rokhaya Thiam, a affiché publiquement son soutien à Ousmane Sonko dans un contexte marqué par les tensions politiques entre le leader de Pastef et le président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

    Nommée à la tête du COSEC en mai 2024, en remplacement d’Abdoulaye Diop, elle s’exprime alors que plusieurs responsables d’institutions et directeurs généraux ont récemment été au centre de débats liés à leur positionnement dans les évolutions politiques en cours.

    Dans une publication partagée sur Facebook, Ndeye Rokhaya Thiam a raconté un conseil reçu avant sa nomination. Selon elle, un proche lui aurait recommandé de rester loyale à Ousmane Sonko, quelles que soient les évolutions futures de la scène politique.

    « La politique est pleine de surprises. Les choses peuvent évoluer et même aboutir à une scission. Lorsque ce jour viendra, fais-en sorte d’être la plus fidèle alliée d’Ousmane. Il devra te voir à chaque fois qu’il se retournera », a-t-elle rapporté.

    La directrice générale du COSEC a conclu son message par une déclaration qui a rapidement suscité des réactions : « Cher frère, tu te reconnaîtras. Et oui, Ousmane me verra. »

    Cette prise de position intervient dans un climat politique où les relations entre plusieurs figures de la majorité font l’objet de nombreuses spéculations et commentaires

    Ndeye Rokhaya Thiam

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  • Niger : trois ans sous la junte militaire, un bilan accablant pour les droits humains

    Niger : trois ans sous la junte militaire, un bilan accablant pour les droits humains

    Niger : trois ans sous la junte militaire, un bilan accablant pour les droits humains

    Il y a trois ans jour pour jour, le Niger basculait dans une nouvelle ère politique après le renversement de Mohamed Bazoum par une junte dirigée par le général Abdourahamane Tiani. Depuis, le pays subit une crise institutionnelle sans précédent, marquée par un recul alarmant des libertés fondamentales et une dérive autoritaire qui inquiète la communauté internationale.

    une démocratie en lambeaux : les piliers de l’État de droit sapés

    Dans un rapport récent, les observateurs les plus avertis dressent un constat implacable : le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) a méthodiquement démantelé les fondements de la démocratie nigérienne. Sous prétexte de garantir la sécurité et la souveraineté nationale, les autorités militaires ont verrouillé l’espace politique, verrouillé l’accès à la justice et étouffé toute contestation.

    Le cas emblématique de Mohamed Bazoum et de son épouse, toujours détenus sans jugement, illustre cette spirale répressive. Malgré les condamnations unanimes des instances onusiennes et les appels à leur libération, la junte reste inflexible, refusant même d’envisager un retour à l’ordre constitutionnel.

    justice instrumentalisée et société civile sous pression

    La justice, pilier de l’État de droit, est désormais un outil au service du régime. Les opposants politiques, comme l’avocat Moussa Tiangari arrêté en décembre 2024, sont maintenus en détention au mépris des délais légaux. Pire, une réforme du Code de procédure pénale a été adoptée en urgence : la durée maximale de détention provisoire dans les affaires de terrorisme passe désormais de 12 mois à quatre ans. Une modification rétroactive dénoncée comme une manœuvre pour prolonger l’arbitraire.

    les libertés publiques étouffées

    La répression ne se limite pas aux opposants politiques. Les médias et la société civile sont également dans le viseur des autorités :

    • Dissolution des structures démocratiques : Tous les partis politiques ont été interdits, tandis que des syndicats et des ONG indépendantes voient leurs activités suspendues sous divers prétextes.
    • Censure et intimidation des journalistes : La loi sur la cybercriminalité, durcie, sert de prétexte pour arrêter les reporters. En octobre dernier, six journalistes de Niamey ont été incarcérés pour avoir relayé une simple invitation à une conférence de presse.
    • Traque des opposants à l’étranger : La junte n’hésite plus à recourir à des mesures radicales comme la déchéance de nationalité, comme en témoigne le cas de Mariama Djibrine, figure de l’opposition nigérienne en exil.

    un virage sociétal et un isolement international croissant

    En mars 2025, le régime a franchi un cap supplémentaire en durcissant le Code pénal : les relations homosexuelles et tout soutien aux personnes LGBT sont désormais passibles de 5 à 20 ans de prison. Cette mesure a déjà provoqué une vague d’arrestations et mis en péril des programmes de santé publique essentiels.

    Sur la scène internationale, Niamey assume son isolement. Après avoir quitté la CEDEAO, le Niger s’est retiré de la Cour pénale internationale (CPI) en juin. Pour les défenseurs des droits humains, cette décision prive les Nigériens de tout recours face aux exactions commises, notamment dans la région de Tillabéri, où les violences persistent malgré les opérations militaires.

    appel à l’action : la communauté internationale doit réagir

    Face à cette dérive autoritaire, les ONG appellent la communauté internationale à sortir de sa passivité. La libération des prisonniers politiques et le retour à un calendrier électoral crédible deviennent des urgences absolues pour éviter un enlisement définitif du pays.

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    Serigne Mboup appelle Diomaye Faye et Sonko à préserver leur alliance

    L’homme d’affaires et acteur politique a regretté l’évolution de la relation entre les deux anciens alliés, rappelant son engagement aux côtés d’Ousmane Sonko lors des dernières échéances électorales.

    La crise au sommet de l’État entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre Ousmane Sonko continue de susciter des réactions. Invité de l’émission Infos Matin sur la TFM, le maire de Kaolack, Serigne Mboup, a exprimé sa préoccupation face aux tensions apparues entre les deux figures de l’exécutif.

    L’homme d’affaires et acteur politique a regretté l’évolution de la relation entre les deux anciens alliés, rappelant son engagement aux côtés d’Ousmane Sonko lors des dernières échéances électorales.

    Appel à l’unité entre Diomaye Faye et Sonko

    « Cette situation me fait très mal, car j’avais pris la décision d’arrêter la politique. Ce qui s’y passait ne me plaisait pas. Je n’ai jamais fait campagne pour un candidat, sauf pour Ousmane Sonko, que j’ai accompagné pendant les élections législatives », a-t-il déclaré.

    Serigne Mboup a appelé les deux responsables à privilégier l’apaisement et à poursuivre leur collaboration dans l’intérêt du pays. Selon lui, une rupture entre les deux hommes pourrait compromettre les efforts engagés pour le développement.

    « Tout ce que je leur souhaite, c’est qu’Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye cheminent en paix, afin que je puisse retourner à ce que je sais le mieux faire : chercher des partenaires, revenir dans les daaras pour travailler », a-t-il soutenu.

    Le maire de Kaolack a également indiqué ne se réclamer d’aucun camp dans ce conflit. « Je ne suis avec aucun des deux, ni Diomaye ni Sonko. En revanche, si demain le président Diomaye m’appelle pour soutenir mes projets de développement de Kaolack, je répondrai présent. Mais je n’adhérerai pas à son parti », a-t-il précisé.

    Pour Serigne Mboup, les conflits politiques risquent de ralentir l’action publique : « Lorsqu’il y a un conflit, rien ne bouge. Aujourd’hui, au Sénégal, rien ne bouge. »

    serigne mboup

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  • Usine de dessalement de Rabat : veolia et le Maroc relancent leur collaboration

    Usine de dessalement de Rabat : veolia et le Maroc relancent leur collaboration

    Un projet d’envergure pour sécuriser l’approvisionnement en eau de la capitale marocaine

    Le géant français Veolia et les autorités marocaines ont repris les discussions concernant la construction d’une usine de dessalement à Rabat, un projet clé pour répondre aux besoins croissants en eau potable de la région. Avec une capacité annuelle de 300 millions de m³, cette infrastructure pourrait produire jusqu’à 822 000 m³ d’eau douce par jour, alimentant ainsi plus de 9,3 millions de personnes dans les zones de Rabat-Salé-Kénitra et Fès-Meknès.

    Des négociations relancées après des mois de blocage

    Après une période d’ajournement marquée par des désaccords financiers et des conditions climatiques défavorables, les deux parties ont renoué le dialogue. Les échanges portent principalement sur le coût de l’eau dessalée, les acteurs cherchant à établir un tarif cible de 4,5 dirhams par m³. Ce projet, soutenu par des sources proches des négociations, s’inscrit dans une volonté de renforcer la résilience hydrique du Maroc face aux défis climatiques.

    Un accord historique signé en 2024

    En octobre 2024, un protocole d’accord avait été officialisé lors d’une visite d’État, marquant le début d’une collaboration entre Veolia et les institutions marocaines. L’usine, située sur la côte atlantique à proximité de Rabat, sera développée sous forme de partenariat public-privé. Veolia prendra en charge la conception, le financement, la construction et l’exploitation de l’installation pour une durée de 35 ans, garantissant ainsi une gestion durable de la ressource.

    Un contexte régional dynamique dans le domaine du dessalement

    Cette relance intervient dans un contexte où le Maroc mise activement sur le dessalement pour pallier les tensions sur ses ressources hydriques. La semaine dernière, la Haute Commission mixte Maroc-France s’est réunie à Rabat, co-présidée par le Premier ministre français et le chef du gouvernement marocain, soulignant l’importance des liens bilatéraux dans ce secteur stratégique.

    Par ailleurs, le marché marocain attire aussi d’autres acteurs internationaux. Deux entreprises espagnoles, Acciona et Cox, sont en compétition pour la réalisation d’une autre usine de dessalement à Tanger, prévue pour une mise en service entre 2028 et 2029. Ce projet, d’une capacité de 150 millions de m³ par an, témoigne de l’intérêt croissant pour les solutions innovantes en matière d’approvisionnement en eau.

  • Maroc – Mali: lancement à Bamako de la quatrième session de la Grande Commission mixte de coopération

    Maroc – Mali: lancement à Bamako de la quatrième session de la Grande Commission mixte de coopération

    « La coopération entre le Mali et le Maroc entre dans une nouvelle phase. » C’est en ces termes que le ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI) a annoncé la tenue, du 21 au 24 juillet 2026 à Bamako, de la quatrième session de la Grande Commission mixte de coopération entre les deux pays.

    Pendant quatre jours, responsables gouvernementaux, experts et opérateurs économiques se retrouveront afin de définir les prochaines priorités du partenariat entre les deux États.


    Cette rencontre représente l’un des principaux mécanismes de dialogue entre les gouvernements malien et marocain. Elle permettra de faire le point sur les actions déjà engagées, d’identifier les résultats obtenus et d’envisager de nouveaux axes de collaboration répondant aux besoins actuels des deux pays.

    Avant la réunion ministérielle prévue le 24 juillet, les experts ouvrent les travaux les 21 et 22 juillet. Le 23 juillet sera consacré au Forum d’affaires Mali-Maroc, une étape destinée à rapprocher les milieux économiques des deux pays et à encourager les investissements ainsi que les partenariats dans des projets créateurs de valeur.

    Les échanges couvriront plusieurs secteurs considérés comme prioritaires pour le développement, notamment le commerce, l’agriculture, les investissements, les infrastructures, les mines, l’énergie, la santé, la formation professionnelle, l’enseignement supérieur, la sécurité, la culture, la jeunesse et le sport. L’objectif est de renforcer une coopération déjà existante tout en ouvrant de nouvelles perspectives dans des domaines à fort potentiel.

    Cette quatrième session devrait également déboucher sur la signature de plusieurs accords et mémorandums d’entente. Ces textes auront pour vocation de consolider le cadre juridique de la coopération et de faciliter la mise en œuvre de nouveaux projets communs.

    À travers cette série de rencontres, Bamako et Rabat affichent leur volonté de poursuivre un partenariat fondé sur la confiance, le respect mutuel et des intérêts partagés. Les conclusions de la session ministérielle seront particulièrement attendues, car elles devraient fixer les grandes orientations de la coopération entre les deux pays pour les années à venir.

     

  • Crise des légumes à Niamey : quand l’improvisation fait flamber les prix

    Crise des légumes à Niamey : quand l’improvisation fait flamber les prix

    À Niamey, l’inflation des produits frais révèle des lacunes structurelles

    Le mois de juillet 2026 s’achève sur une constatation accablante pour les foyers niameyais : les prix des légumes de base, comme les tomates ou le chou, ont atteint des niveaux record. Cette flambée, loin d’être un hasard, illustre les conséquences d’une stratégie agricole défaillante et d’un manque criant de vision à long terme. Les consommateurs, souvent issus des milieux les plus modestes, subissent de plein fouet cette réalité, transformant un phénomène saisonnier en une crise alimentaire chronique.

    Une dépendance aux importations qui s’aggrave

    Le Niger traverse chaque année une période de rupture de stock en pleine saison sèche, forçant le pays à importer massivement des légumes en provenance des pays voisins comme le Bénin, le Nigeria ou le Ghana. Pourtant, cette dépendance n’est pas une fatalité : elle résulte d’un déséquilibre structurel entre production locale et besoins nationaux. Les récoltes locales, bien que suffisantes en quantité, ne sont pas valorisées faute de moyens adaptés pour les conserver ou les transformer.

    Les trois piliers de l’échec : stockage, transformation et contre-saison

    Plusieurs facteurs expliquent cette situation critique :

    • Un déficit criant en infrastructures de conservation : Sans chambres froides ni unités de stockage modernes, les surplus de production des mois précédents sont perdus, aggravant les pénuries lors des périodes creuses.
    • Une absence quasi totale de transformation industrielle : Les tomates, par exemple, ne peuvent être stockées sous forme de concentré faute d’unités de transformation adaptées, accentuant la dépendance aux importations.
    • Des cultures de contre-saison sous-exploitées : Le Niger pourrait produire davantage en toute saison grâce à des aménagements hydro-agricoles, mais ces projets restent lettre morte faute d’investissements publics.

    Ces lacunes transforment une simple transition saisonnière en une crise de pouvoir d’achat, où les ménages voient leur budget alimentaire exploser sans aucune réponse concrète des autorités.

    Un gouvernement silencieux face à l’urgence

    Alors que les prix des légumes importés s’envolent (jusqu’à 35 000 FCFA pour un panier de tomates nigérianes ou 25 000 FCFA pour un sac de chou), les pouvoirs publics restent étrangement muets. Aucune mesure d’urgence n’a été annoncée pour :

    • Limiter les marges spéculatives sur les marchés nationaux et transfrontaliers.
    • Protéger le pouvoir d’achat des ménages les plus vulnérables par des subventions ciblées.
    • Élaborer une feuille de route pour éviter que cette crise ne se reproduise à l’identique l’année suivante.

    Ce silence officiel laisse présager une résignation face aux mécanismes du marché, où les consommateurs paient le prix d’une politique agricole inexistante. La dépendance aux importations, autrefois temporaire, devient une réalité permanente, faute de volonté politique pour inverser la tendance.

    Il est temps que les dirigeants nigériens passent des discours aux actes et engagent une réforme en profondeur de la filière maraîchère. Sans cela, la précarité alimentaire continuera de s’aggraver, année après année.

  • Collectif des descendants de Serigne Touba déclare Ousmane Sonko indésirable à Touba

    Collectif des descendants de Serigne Touba déclare Ousmane Sonko indésirable à Touba

    Le collectif des descendants de Serigne Touba déclare Ousmane Sonko persona non grata à Touba

    Des membres du collectif des descendants de Serigne Touba s'expriment contre Ousmane Sonko

    Le collectif des descendants de Serigne Touba a franchi une nouvelle étape dans son opposition au leader du PASTEF, Ousmane Sonko. Après avoir porté plainte pour diffamation en réaction à ses déclarations concernant la supposée circulation d’argent illicite à Touba, le groupe estime désormais que ce dernier doit être déclaré persona non grata dans la ville sainte. Cette mesure radicale inclut également l’exclusion de sa participation au prochain Grand Magal, événement majeur du calendrier mouride.

    Des propos jugés irrespectueux envers Touba et son fondateur

    Lors d’une intervention radiophonique sur les ondes de la RFM, Mokhtar Bousso, porte-parole du collectif, a vivement critiqué les déclarations d’Ousmane Sonko, les qualifiant de manque flagrant de respect envers Touba et son fondateur, Serigne Touba Cheikh Ahmadou Bamba.

    « Toute personne qui remet en cause l’héritage de Serigne Touba ne devrait plus franchir les portes de Touba. Si Ousmane Sonko respectait véritablement Serigne Touba et ses enseignements, il n’aurait jamais tenu de tels propos », a-t-il déclaré avec fermeté. Il a ajouté : « Touba a toujours été un pilier du développement du Sénégal, sur les plans économique, social et spirituel. Ousmane Sonko se doit donc de respecter cette ville et son fondateur. »

    Une plainte pour diffamation et des accusations d’argent sale

    Le collectif reproche à Ousmane Sonko d’avoir évoqué l’existence d’argent sale circulant à Touba, une allégation qu’il juge incompatible avec la participation au Grand Magal. « Parler d’argent sale à Touba, à quelques jours de l’événement, c’est une insulte directe à Serigne Touba », a-t-il souligné.

    Mokhtar Bousso a poursuivi en invitant Ousmane Sonko à une réflexion personnelle : « C’est à lui de se demander s’il doit revenir à Touba après les propos tenus. S’il croit vraiment que de l’argent sale a été injecté dans la ville, il n’a plus sa place ici. »

    Le Grand Magal, un événement sacré menacé par des déclarations controversées

    Le porte-parole du collectif a également pointé du doigt le timing des déclarations d’Ousmane Sonko, survenant à quelques jours seulement du Grand Magal. « Touba incarne la fierté du mouridisme. Choisir ce moment précis pour tenir de tels propos, c’est, selon moi, ne pas souhaiter la réussite de cet événement majeur », a-t-il conclu.

    Cette prise de position du collectif des descendants de Serigne Touba marque une escalade dans le conflit entre les deux parties, alors que les préparatifs du Grand Magal battent leur plein.