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  • La FIFA renforce ses règles après les controverses majeures

    La FIFA renforce ses règles après les controverses majeures

    L’issue de la finale entre le Sénégal et le Maroc, actuellement soumise à l’examen du Tribunal Arbitral du Sport (TAS), a mis en lumière une gestion perfectible des incidents post-match. Changer un résultat sur tapis vert, plusieurs mois après le coup de sifflet final, soulève des questions sur la clarté des procédures et la réactivité des instances du football.

    Afin de prévenir de futurs épisodes similaires, la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) a profité d’un récent congrès à Vancouver pour émettre de nouvelles directives. Selon les informations du Times, l’instance dirigeante du football mondial exige désormais des arbitres qu’ils sanctionnent d’un carton rouge tout joueur quittant le terrain pour contester une décision arbitrale.

    Cette fermeté s’appliquera également aux membres du staff technique qui inciteraient des joueurs à de tels comportements. Par ailleurs, toute équipe qui, à l’instar du Sénégal dans un cas précédent, se retirerait collectivement vers les vestiaires, se verrait automatiquement infliger une défaite. Ce principe réglementaire, déjà en vigueur, a d’ailleurs servi de fondement à la Confédération Africaine de Football (CAF) pour attribuer la victoire au Maroc lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN).

    La FIFA agit aussi suite à l’affaire Vinicius

    Dans un tout autre registre, la FIFA a également dû prendre des dispositions face à un incident récent impliquant Vinicius Júnior et le joueur de Benfica, Prestianni. Le footballeur brésilien avait allégué des propos racistes de la part de l’Argentin, qui a finalement été sanctionné pour des insultes homophobes, faits qu’il a reconnus.

    La réponse de la FIFA à cette problématique est une nouvelle règle : les joueurs qui s’adressent à un adversaire en masquant leur bouche avec la main seront désormais passibles d’un carton rouge. Cette mesure vise à faciliter la lecture labiale, permettant ainsi de mieux identifier et sanctionner d’éventuels propos racistes ou discriminatoires qui échapperaient aux oreilles des officiels.

  • Kemi seba : détention prolongée en Afrique du Sud, l’audience reportée

    Kemi seba : détention prolongée en Afrique du Sud, l’audience reportée

    Une décision judiciaire ferme pour Kemi Seba

    L’activiste Kemi Seba, figure controversée franco-béninoise, reste incarcéré en Afrique du Sud. Le 29 avril, la justice de Pretoria a statué sur son maintien en détention, écartant les arguments de sa défense sans équivoque. Entre l’invalidité d’un passeport diplomatique allégué et l’existence de deux mandats d’arrêt internationaux émis par le Bénin, le sort de l’emblématique leader d’Urgences Panafricanistes semble scellé, du moins temporairement. L’audience a été reportée au 11 mai, prolongeant ainsi une procédure judiciaire déjà complexe.

    Un verdict aligné sur la rigueur juridique

    Contrairement aux espoirs de ses partisans, qui espéraient une libération sous caution, le magistrat a confirmé la détention de Kemi Seba. Pour la cour sud-africaine, les risques de fuite et la gravité des poursuites engagées à son encontre, notamment par le Bénin, justifient pleinement cette décision. Ce revers judiciaire marque un tournant pour l’activiste, dont les stratégies de provocation se heurtent désormais à une procédure légale implacable.

    L’échec du passeport diplomatique

    La défense de Kemi Seba a tenté de s’appuyer sur un passeport diplomatique pour contester son arrestation. Cependant, la cour a rejeté cet argument, soulignant que sa validité n’était subordonnée à aucune accréditation officielle auprès des autorités sud-africaines. L’absence d’un ordre de mission formel, attestant d’une mission pour un État souverain, a réduit ce document à un simple titre de voyage sans valeur juridique supérieure. La justice a ainsi interprété cette démarche comme une tentative de contournement des règles en vigueur.

    Les mandats d’arrêt du Bénin : un enjeu central

    Le cœur du dossier repose sur deux mandats d’arrêt internationaux émis par la justice béninoise. Ces demandes d’extradition, motivées par des accusations graves, placent Kemi Seba dans une situation particulièrement délicate. L’Afrique du Sud, en maintenant sa détention, prépare le terrain pour un examen approfondi de ces requêtes. Cette issue pourrait, à terme, conduire à son extradition vers le Bénin, le privant définitivement de toute marge de manœuvre.

    L’activisme face à la réalité judiciaire

    Depuis des années, Kemi Seba cultive une image de prisonnier politique, utilisant chaque audience comme une tribune pour dénoncer les institutions. Pourtant, l’Afrique du Sud, réputée pour son système juridique rigoureux, ne semble pas influencée par cette rhétorique. En réaffirmant son respect des conventions internationales, Pretoria rappelle que les démonstrations médiatiques ne prévalent pas sur la légalité. La stratégie de victimisation de l’activiste se heurte désormais à un mur judiciaire infranchissable.

    Un avenir incertain pour l’activiste

    Les semaines à venir seront déterminantes. La justice sud-africaine devra statuer sur la recevabilité des demandes d’extradition du Bénin. Si les conditions légales sont remplies, Kemi Seba pourrait être transféré vers Cotonou, où il serait jugé pour les chefs d’accusation à son encontre. Déchu de sa nationalité française après avoir brûlé son passeport, il ne bénéficie désormais d’aucune protection consulaire européenne. L’audience du 29 avril a clairement démontré que les ambitions politiques ne suffisent pas à ébranler les institutions.

    Le dossier s’alourdit avec des éléments accablants : des enregistrements audio révèlent des projets de déstabilisation au Bénin, évoquant même un coup d’État lors des festivités des Vodun Days, au prix de pertes civiles potentielles. Pour Kemi Seba, le temps des discours enflammés semble révolu. Il se retrouve désormais confronté au silence des cachots de la prison de Pretoria, où chaque espoir de liberté s’éloigne un peu plus.

  • Le Mali tourne la page : Tom Saintfiet quitte les Aigles, cap sur un nouveau sélectionneur

    Le Mali tourne la page : Tom Saintfiet quitte les Aigles, cap sur un nouveau sélectionneur

    Une nouvelle page se tourne pour le football malien. Tom Saintfiet, qui avait pris les rênes de la sélection en août 2024, a officiellement quitté son poste de sélectionneur national. Cette décision a été communiquée par la Fédération malienne de football (Femafoot) mardi soir.

    Sous la direction du tacticien belge, les Aigles du Mali avaient atteint les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Leur parcours, caractérisé par un style de jeu pragmatique, comprenait trois matchs nuls en phase de groupes et une victoire décisive en prolongation face à la Tunisie lors des huitièmes de finale. Leur épopée s’est finalement achevée sur une défaite serrée (0-1) contre le Sénégal.

    D’après les déclarations officielles émanant tant de la Fédération malienne que de Tom Saintfiet lui-même, cette rupture de contrat s’est déroulée de manière amiable. Bien que des rumeurs, notamment relayées par Afrik-Foot, aient fait état de salaires impayés pour l’entraîneur, les remerciements chaleureux du technicien belge au nouveau président, Mahazou Baba Cisset, suggèrent que toutes les divergences financières ont été aplanies.

    Qui pour succéder à la tête des Aigles du Mali ?

    Le départ de Tom Saintfiet ne constitue pas une véritable surprise pour les observateurs du football malien. En effet, le président Mahazou Baba Cisset avait déjà clairement exprimé son intention de trouver un nouveau sélectionneur, détaillant publiquement les profils recherchés.

    La Fédération malienne, sous l’impulsion de son président, privilégie un entraîneur africain ayant déjà l’expérience d’une finale de Coupe d’Afrique des Nations. Ce critère restreint considérablement la liste des candidats potentiels à des figures emblématiques telles qu’Aliou Cissé (Sénégal), Djamel Belmadi (Algérie) ou Walid Regragui (Maroc). Les spéculations vont bon train quant aux premiers contacts qui pourraient déjà être établis.

  • Le départ de Tom Saintfiet du Mali : un sélectionneur quitte les Aigles dans un contexte tendu

    Le départ de Tom Saintfiet du Mali : un sélectionneur quitte les Aigles dans un contexte tendu

    Le technicien belge Tom Saintfiet a officialisé son départ du poste de sélectionneur de l’équipe nationale du Mali, les Aigles. Cette annonce, faite dans la nuit, intervient alors que le pays fait face à une recrudescence des tensions politiques et sécuritaires, marquées par des offensives de groupes jihadistes et de rebelles touareg. Arrivé en août 2024, Saintfiet met ainsi fin à sa mission.

    Sur son compte Facebook, daté du 27 avril 2026, Tom Saintfiet a exprimé la fin de son aventure malienne. Il a souligné avoir accompli sa tâche « avec fierté et engagement », même si les « conditions » n’étaient pas toujours optimales, annonçant sa quête d’un « nouveau challenge » professionnel.

    Un bilan solide pour Tom Saintfiet : seulement deux défaites en 17 matchs

    L’ancien successeur d’Éric Chelle sur le banc des Aigles a également adressé un message poignant au peuple malien. Face aux « circonstances particulièrement difficiles » que traverse la nation, il a exprimé sa « compassion, sa solidarité et son unité », insistant sur le rôle du football comme « vecteur de rassemblement » et porteur de « valeurs de paix et d’espoir ».

    Durant son mandat, le Mali, bien que confronté à un parcours délicat dans les qualifications pour la Coupe du monde, a affiché une remarquable solidité défensive. Les Aigles n’ont subi que deux défaites en dix-sept rencontres, dont une élimination en quarts de finale de la dernière Coupe d’Afrique des Nations face au Sénégal (0-1). Le technicien de 53 ans, un temps pressenti pour diriger le Ghana avant l’arrivée de Carlos Queiroz, a conclu son message par des vœux de « paix, stabilité et espoir » pour le Mali, encourageant les Aigles. La Fédération Malienne de Football, par la voix de son président Mahazou dit Baba Cissé, a d’ailleurs rendu hommage à son travail et a d’ores et déjà lancé un processus de recrutement pour identifier le prochain sélectionneur.

  • Nouveautés fifa 2026 : sanctions renforcées pour les contestations en match

    Nouveautés fifa 2026 : sanctions renforcées pour les contestations en match

    Nouveautés fifa 2026 : sanctions renforcées pour les contestations en match

    Décision controversée lors d'un match de football

    À l’approche de la Coupe du monde fifa 2026, l’instance dirigeante du football mondial durcit son arsenal disciplinaire pour éviter tout débordement sur les terrains. Ces mesures visent à garantir la fluidité des compétitions internationales, notamment après les incidents survenus lors de la finale de la can 2025.

    Le 18 janvier 2025, à Rabat, le match opposant le Sénégal au Maroc avait été marqué par une polémique : les joueurs sénégalais avaient quitté le terrain en signe de protestation, plongeant la rencontre dans le chaos avant un retour tardif. Un épisode qui avait suscité de vives réactions dans le monde du football.

    Face à cette situation, la fifa a décidé d’agir en collaboration avec l’International football association board (ifab). De nouveaux amendements ont été adoptés et entreront en vigueur dès le Mondial 2026, prévu du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

    Quelles sont les nouvelles règles adoptées par la fifa ?

    Parmi les changements majeurs, la fifa instaure une politique de tolérance zéro envers les contestations excessives. Désormais, tout joueur quittant volontairement le terrain pour protester contre une décision arbitrale s’expose à une expulsion immédiate. Cette sanction s’applique également aux membres du staff technique qui inciteraient à un tel comportement.

    Le communiqué officiel précise : « À la discrétion de l’organisateur, l’arbitre peut expulser tout joueur quittant le terrain pour contester une décision. Cette règle s’applique également à tout officiel encourageant une telle attitude. »

    Autre mesure forte : toute équipe responsable de l’arrêt définitif d’un match sera sanctionnée par une défaite par forfait. L’objectif ? Empêcher toute interruption volontaire des rencontres et préserver l’intégrité des compétitions.

    Pourquoi ces changements sont-ils nécessaires ?

    Les incidents de la can 2025 ont révélé les risques liés aux contestations excessives. En renforçant son dispositif, la fifa entend stabiliser le déroulement des matchs et éviter toute dérive susceptible de nuire à l’image du football. Ces nouvelles règles s’inscrivent dans une volonté de professionnaliser davantage la gestion des compétitions.

    Avec ces dispositions, la fifa marque un tournant dans la régulation des comportements sur le terrain. Les acteurs du football, joueurs, entraîneurs et responsables, devront désormais adapter leur stratégie pour éviter des sanctions lourdes.

  • Mali : l’avenir incertain de la junte après l’offensive rebelle à Bamako

    Mali : l’avenir incertain de la junte après l’offensive rebelle à Bamako

    Crise au Mali : quelles perspectives pour la junte militaire après l’offensive des rebelles ?

    Combattants en tenue camouflage près d'un pick-up dans le désert malien, l'un d'eux tenant un fusil automatique

    L’offensive coordonnée menée par une alliance de groupes armés a plongé le Mali dans une profonde crise sécuritaire. Des attaques simultanées à Bamako ont conduit à l’assassinat du ministre de la Défense et à la prise de contrôle de plusieurs zones stratégiques du nord du pays. Ces événements ont ébranlé la confiance dans la capacité de la junte militaire à garantir la stabilité nationale.

    Les habitants de plusieurs villes du Mali ont été réveillés samedi par des tirs et des explosions, revendiqués par une coalition composée du Front de Libération de l’Azawad (FLA), mouvement séparatiste, et du Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda. Cette attaque surprise a révélé les failles d’un gouvernement issu d’un coup d’État en août 2020 et placé sous le commandement du colonel Assimi Goïta.

    L’incapacité des forces maliennes et russes à maintenir le contrôle de Kidal, une ville clé du nord, a accentué les doutes quant à la solidité de la junte. Après plusieurs jours de silence, le colonel Goïta a finalement pris la parole à la télévision nationale, affirmant que la situation était sous contrôle et promettant de « neutraliser » les responsables des attaques. Cette prise de parole tardive a alimenté les spéculations sur l’avenir politique du régime.

    Trois scénarios possibles pour l’avenir de la junte

    Scénario 1 : La junte maintient le pouvoir et contre-attaque

    Ce scénario reste le plus probable à court terme, selon de nombreux analystes. L’armée contrôle toujours la majorité des grandes villes et des institutions étatiques. Cependant, la réussite d’une contre-offensive contre le JNIM et le FLA sera déterminante pour la pérennité de la junte. Beverly Ochieng, analyste senior chez Control Risks, souligne que « les prochains jours seront cruciaux » pour évaluer la capacité de la junte à se maintenir en place.

    La mort du ministre de la Défense, Sadio Camara, lors de l’offensive, pourrait cependant affaiblir la coordination militaire et compliquer les relations avec la Russie, principal allié sécuritaire du Mali. Camara était considéré comme l’interlocuteur privilégié de Moscou et le principal architecte de la présence des mercenaires russes dans la région.

    Scénario 2 : La junte reste au pouvoir avec le soutien russe mais cherche de nouveaux partenaires

    L’attaque a sérieusement ébranlé la réputation de la Russie comme partenaire fiable en matière de sécurité. L’échec de l’Africa Corps à défendre les principales villes et la perte de Kidal ont porté un coup dur à l’image des forces russes au Mali. Ulf Laessing, responsable du programme Sahel à la Fondation Konrad Adenauer, estime que « la crédibilité de la Russie a subi un revers majeur ».

    Face à cette situation, Bamako pourrait être amené à diversifier ses alliances militaires. Plusieurs pistes sont envisagées :

    • Un renforcement des liens avec la Turquie, qui a déjà fourni des drones au Mali et formé la garde présidentielle. Ces drones avaient joué un rôle clé dans la reprise de Kidal en 2024.
    • Une réapproche avec les États-Unis, dont les relations avec le Mali s’étaient dégradées ces dernières années. Nick Hocker, chef de la section des affaires africaines au Département d’État, s’est rendu à Bamako en début d’année pour évoquer une « nouvelle orientation » dans les relations bilatérales.
    • Un renforcement de la coopération avec les pays voisins du Mali, notamment le Burkina Faso et le Niger, au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette organisation, composée de juntes militaires, a promis son soutien au Mali, bien qu’elle n’ait pas encore déployé de force conjointe significative.

    Pour la Russie, l’enjeu est de savoir si elle pourra conserver son influence si Bamako diversifie ses partenariats sécuritaires. Cette crise pourrait également tester la stratégie russe en Afrique, où Moscou étend son influence grâce à des partenariats militaires.

    Scénario 3 : La pression pousse la junte à quitter le pouvoir – qui prendra la relève ?

    Les attaques de samedi constituent la menace la plus sérieuse à l’encontre du gouvernement militaire depuis des années. Une intensification des violences pourrait exacerber le mécontentement populaire et fragiliser davantage la junte.

    Plusieurs issues sont envisageables :

    • Un nouveau coup d’État militaire, mené par un groupe différent d’officiers.
    • Une prise de pouvoir par l’alliance FLA-JNIM, bien que cette option soulève des questions sur la cohésion interne. Le FLA se présente comme un mouvement politique et nationaliste, tandis que le JNIM est un groupe armé islamiste. Leur alliance, bien que tactique, pourrait être fragile à long terme.

    Les tensions entre ces groupes ne sont pas nouvelles. En 2012, la rébellion touarègue, d’abord politique, avait été récupérée par des militants islamistes. Aujourd’hui, un porte-parole du FLA a décrit les combattants du JNIM comme des « cousins », affirmant qu’ils partageaient un « ennemi commun ». Cependant, le leader du FLA, Sayed Bin Bella, a rapidement précisé qu’il n’y avait « pas de fusion » entre les deux groupes. « Tous les drapeaux que nous brandissons sont les nôtres, pas ceux d’Al-Qaïda. S’ils veulent fusionner avec nous, ils doivent quitter l’organisation mondiale d’Al-Qaïda », a-t-il déclaré.

    Les divergences idéologiques pourraient compliquer toute tentative de partage du pouvoir. JNIM, bien que lié à Al-Qaïda, a évité ces dernières années un discours ouvertement jihadiste mondial, selon Ochieng. Elle évoque la possibilité d’un scénario à la syrienne, où un groupe autrefois affilié à Al-Qaïda prendrait le pouvoir, tout en étant critiqué par des islamistes plus radicaux pour son manque de radicalisme.

    Des accusations similaires sont déjà formulées à l’encontre du JNIM en raison de son alliance avec le FLA, selon des analystes surveillant les médias jihadistes. Ces différences pourraient devenir une source de tension future, à moins que les séparatistes ne parviennent à prendre le contrôle total du nord et ne se distancient des développements ailleurs dans le pays.

    Quel rôle pour les forces russes et internationales ?

    La présence des mercenaires russes au Mali, officiellement sous la bannière de l’Africa Corps, était présentée comme une solution aux problèmes de sécurité du pays. Pourtant, l’incapacité à répondre efficacement à l’offensive rebelle a sérieusement ébranlé cette image. La question se pose désormais : la Russie peut-elle maintenir son influence au Mali si Bamako diversifie ses partenariats, ou cette crise marquera-t-elle un tournant dans sa stratégie africaine ?

    De son côté, la communauté internationale observe avec attention l’évolution de la situation. Les États-Unis, après des années de tensions avec Bamako, semblent vouloir réengager le dialogue, tandis que l’Alliance des États du Sahel pourrait jouer un rôle clé dans la stabilisation régionale.

    Une chose est certaine : l’avenir du Mali dépendra en grande partie de la capacité de la junte à rétablir la sécurité et à regagner la confiance de sa population.

  • Au Mali, l’Africa Corps russe confronté à des revers majeurs face aux offensives djihadistes

    Au Mali, l’Africa Corps russe confronté à des revers majeurs face aux offensives djihadistes

    Un événement à la fois significatif et hautement symbolique a marqué le nord-est du Mali. Le dimanche 26 avril, à Kidal, les forces paramilitaires russes de l’Africa Corps, qui ont pris le relais du groupe Wagner en 2025 et soutiennent le régime de Bamako, ont été contraintes à une retraite humiliante. Des images circulant sur les réseaux sociaux ont illustré la débâcle : à bord de camions, désarmés et sous la pression des groupes djihadistes du GSIM (Groupe de soutien à l’Islam et aux Musulmans), également connu sous le nom de JNIM, ainsi que de leurs alliés, les rebelles touaregs du Front de Libération de l’Azawad (FLA), les membres de l’Africa Corps ont quitté la zone en toute hâte. Cette évacuation fut si précipitée que des dizaines de véhicules blindés et d’hélicoptères ont été abandonnés aux mains des insurgés. Par ailleurs, plusieurs soldats maliens ont été capturés après de brèves confrontations.

    Depuis le samedi précédent, le pays sahélien est le théâtre d’une série d’attaques concertées, orchestrées par des éléments djihadistes du GSIM, liés à Al-Qaïda, et la rébellion indépendantiste touarègue du FLA. Ces opérations ont ciblé des points stratégiques détenus par la junte sur l’ensemble du territoire malien, y compris dans les environs de la capitale, Bamako.

    Une revanche attendue pour 2023

    Le lundi, l’Africa Corps, cette entité paramilitaire sous l’égide du ministère russe de la Défense, a officiellement confirmé le retrait de ses troupes de la ville septentrionale de Kidal. Cet événement représente une victoire symbolique pour les rebelles du FLA, qui avaient assisté, dix-huit mois plus tôt en novembre 2023, à la prise de la ville par les mercenaires russes de Wagner et à l’affichage ostentatoire de leur emblème. C’est un échec retentissant pour les partenaires russes de la junte. Djenabou Cissé, chercheuse associée à la Fondation pour la Recherche Stratégique, a souligné que « le seul véritable succès stratégique que les Russes avaient permis depuis leur arrivée au Mali en 2021, c’était justement la prise de Kidal, bastion touareg historique ». La chute de cette ville résonne donc comme un désaveu manifeste.

    Les assauts coordonnés du GSIM ont également visé la capitale Bamako, la ville de Kati, abritant la principale base militaire du pays, et Gao, ancienne base de l’ONU. Au total, au moins six localités du Mali ont été la cible de ces offensives.

    Depuis le coup d’État de 2021, le Mali est sous la direction d’une junte militaire. Parallèlement, le pays est en proie depuis plusieurs années aux actions du groupe djihadiste affilié à Al-Qaïda, qui a contribué à faire de la région l’épicentre mondial du terrorisme et de ses victimes en 2025, selon un rapport de l’Institute for Economics and Peace. Depuis l’été 2025, les djihadistes ont infligé de nombreuses défaites aux forces armées maliennes et à leurs alliés russes, allant jusqu’à instaurer des blocus autour de la capitale pour tenter de l’asphyxier économiquement.

    Une efficacité remise en question depuis longtemps

    Face à la progression djihadiste, les autorités militaires maliennes ont sollicité l’aide des mercenaires russes, d’abord avec Wagner en 2021, puis avec l’Africa Corps dès 2025. Cependant, cette présence n’a fait qu’aggraver la violence. Il est important de noter que certaines des pires exactions contre les populations civiles ont été imputées aux mercenaires russes et à des éléments de l’armée malienne. Plusieurs rapports des Nations Unies et de la Fédération Internationale pour les Droits Humains ont documenté une recrudescence des violences sexuelles liées au conflit, perpétrées par les forces de défense et de sécurité maliennes et leurs supplétifs russes.

    Selon Wassim Nasr, expert des mouvements djihadistes, « il était évident depuis longtemps que les mercenaires russes étaient inefficaces en tant que partenaires de lutte antiterroriste, que ce soit au sein du groupe Wagner ou désormais avec l’Africa Corps. Les attaques de samedi n’ont fait que confirmer ces lacunes. »

    Ce week-end, des vidéos provenant de diverses régions du Mali ont illustré l’ampleur des assauts. À Kidal, les djihadistes ont investi le bureau du gouverneur. À Bamako, des résidents ont observé les combattants du GSIM pénétrer dans la ville sans rencontrer de résistance significative. En périphérie de la capitale, à Kati, siège de la junte, une attaque à la bombe a détruit la résidence du ministre de la Défense, Sadio Camara, qui a également perdu la vie lors de cette offensive.

    La question de la « trahison à Kidal »

    Le lundi, le Premier ministre Abdoulaye Maïga s’est exprimé devant la presse, rendant hommage au ministre de la Défense Sadio Camara et tentant de rassurer la population. Lors d’une brève intervention télévisée, sa première depuis le début de l’offensive djihadiste samedi, le président et chef de la junte, Assimi Goïta, a affirmé mardi soir que la situation était « sous contrôle » et a indiqué que les opérations se poursuivraient jusqu’à la « neutralisation complète des groupes impliqués » dans les attaques.

    Néanmoins, l’échec des Famas et des soldats de l’Africa Corps est déjà sujet à débat au Mali, malgré les restrictions de la liberté d’expression. Un officier malien a confié que « les Russes nous ont trahis à Kidal ». Selon lui, le gouverneur de la région aurait alerté les mercenaires russes « trois jours avant l’attaque, et ils n’ont rien fait. En réalité, ils avaient déjà négocié leur départ ». Si les Russes ont bien quitté Kidal, il semblerait qu’ils soient également sur le point de se retirer d’autres localités du nord, ce qui pourrait potentiellement fragiliser davantage l’armée régulière malienne.

    Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a refusé de se prononcer sur la capacité de l’Africa Corps à maîtriser la situation lors de son point presse quotidien ce mardi 28 avril. Il a toutefois assuré que ses forces avaient empêché les combattants du FLA et du GSIM de mener une tentative de coup d’État au Mali.

  • CAN 2025 : le Tribunal Arbitral du Sport fixe un ultimatum au Maroc

    CAN 2025 : le Tribunal Arbitral du Sport fixe un ultimatum au Maroc

    Le dossier juridique entourant la CAN 2025 prend une nouvelle tournure décisive. L’arbitre unique du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) a établi la date du 7 mai 2026 comme dernier délai pour que la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) soumette son mémoire en défense. Cette étape intervient dans le cadre de l’appel interjeté par le Sénégal, plaçant ainsi la FRMF sous une intense pression et marquant un moment clé dans cette procédure qui captive l’attention du football africain depuis plusieurs semaines.

    Défense du Maroc : Le 7 mai, date clé devant le TAS pour la CAN 2025

    Il est crucial de se souvenir des événements qui ont marqué la finale de la CAN 2025, transformée en véritable chaos au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat le 18 janvier. Après un score nul et vierge à la 90e minute, un penalty controversé accordé au Maroc a provoqué le départ des joueurs sénégalais du terrain pendant un quart d’heure. Malgré leur retour, ils avaient remporté la prolongation grâce à un but de Pape Gueye. Cependant, le Jury d’appel de la CAF a renversé ce résultat le 17 mars, déclarant le Sénégal forfait et entérinant une victoire 3-0 en faveur du Maroc. C’est précisément cette décision que la Fédération Sénégalaise conteste devant le TAS depuis le 25 mars, avec une ambition claire : récupérer le titre continental de la CAN 2025.

    La procédure judiciaire suit désormais son cours habituel. Le Sénégal avait initialement sollicité une procédure accélérée, une requête que le Maroc a déclinée, contraignant les deux parties à respecter les délais classiques. Après le dépôt du mémoire marocain le 7 mai 2026, la Confédération Africaine de Football (CAF) et le Sénégal disposeront encore de la possibilité de répliquer. Une audience orale est fortement pressentie au siège du TAS à Lausanne, où des témoins essentiels pourraient être entendus. Les deux fédérations mobiliseront des cabinets d’avocats internationaux de renom, spécialisés en droit du sport, élevant cette procédure au rang de véritable sommet diplomatique et juridique.

    L’attente du verdict final exigera de la patience. Généralement, une affaire classique traitée par le TAS s’étend sur une période de six à douze mois. L’identité du véritable champion d’Afrique de la CAN 2025 pourrait donc demeurer incertaine jusqu’à la fin de l’année 2026. Une certitude prévaut : la décision rendue sera définitive et contraignante pour toutes les parties, sans possibilité de recours. Si le TAS venait à invalider la décision de la CAF, cela représenterait un bouleversement majeur pour la gouvernance du football africain.

  • Maroc : un soutien ferme au Mali face aux menaces terroristes et aux tensions régionales

    Maroc : un soutien ferme au Mali face aux menaces terroristes et aux tensions régionales

    Maroc : un soutien ferme au Mali face aux menaces terroristes et aux tensions régionales

    Le Maroc a réaffirmé mardi son soutien indéfectible au Mali devant le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (CPS UA), condamnant avec fermeté les attaques terroristes et séparatistes qui ont frappé le pays ouest-africain samedi dernier.

    Une condamnation unanime des violences au Mali

    La délégation marocaine au CPS UA a dénoncé avec la plus grande vigueur les attaques ciblant les zones civiles et militaires au Mali, exprimant sa compassion et ses sincères condoléances aux familles des victimes ainsi qu’au peuple malien. Le Maroc a réitéré son soutien total à la souveraineté, à la sécurité, à la stabilité et à l’intégrité territoriale du Mali, tout en appelant à la mobilisation des fonds nécessaires pour une réponse rapide et adaptée, en coordination étroite avec les autorités maliennes.

    Des déclarations rapides et une position constante

    Cette prise de position s’inscrit dans la continuité des déclarations du Maroc, qui avait déjà condamné avec la plus grande fermeté les attaques dès leur survenue. Une source diplomatique marocaine avait alors souligné que « le Royaume du Maroc condamne avec la plus grande vigueur ces actes lâches et criminels », réaffirmant le soutien du Rabat aux autorités maliennes dans leur lutte contre le terrorisme et le séparatisme au Mali et dans l’ensemble du Sahel.

    Des attaques d’une ampleur inédite

    Samedi dernier, des groupes jihadistes affiliés à al-Qaïda, notamment le JNIM, ont mené des attaques coordonnées aux côtés de séparatistes touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA) contre sept villes maliennes, dont Bamako, Kati, Kidal et Gao. Ces violences ont coûté la vie à plusieurs responsables, dont le ministre malien de la Défense, le général Sadio Camara, tué dans un attentat-suicide à Kati, tandis que le chef de la junte, le général Assimi Goita, reste introuvable depuis ces événements. La ville stratégique de Kidal est tombée sous le contrôle des rebelles, entraînant le retrait des mercenaires du Corps africain russe selon un accord avec les groupes armés.

    L’ombre de l’Algérie dans les tensions au Mali

    Alors que le Maroc agit rapidement pour soutenir le Mali, des observateurs et analystes pointent du doigt ce qu’ils décrivent comme la « guerre de l’ombre » menée par l’Algérie contre le Mali. Une campagne systématique de déstabilisation qui se serait intensifiée depuis la décision souveraine de Bamako, il y a deux semaines, de retirer sa reconnaissance de la « République arabe sahraouie démocratique » (RASD) et de soutenir officiellement le plan d’autonomie marocain sur le Sahara occidental.

    Une réponse punitive à un choix stratégique

    L’Algérie, dont la politique africaine repose en grande partie sur l’instrumentalisation du conflit du Sahara occidental, a interprété ce revirement malien comme une insubordination stratégique inacceptable. Les attaques du 25 avril ne sont pas survenues dans un vide géopolitique, mais constituent selon les analystes une réponse punitive à la rupture définitive de Bamako avec la sphère d’influence algérienne.

    Le Mali a à plusieurs reprises accusé l’Algérie d’abriter des factions séparatistes et de mener des ingérences hostiles dans ses affaires intérieures. Ces accusations ne sont pas infondées : l’Algérie est régulièrement pointée du doigt pour son soutien logistique, financier et militaire à des groupes séparatistes dans la région, à l’image du Front Polisario, dont les activités déstabilisatrices sont bien documentées.

    Une guerre médiatique et une stratégie de déni

    Parallèlement aux actions militaires, l’appareil médiatique algérien a activé une offensive d’information coordonnée avec les groupes armés. Des médias semi-officiels et des réseaux numériques proches du pouvoir ont relayé en temps réel des récits séparatistes, gonflé les bilans des pertes militaires maliennes et diffusé des informations non vérifiées sur le sort des responsables. Le message sous-jacent est clair : quitter l’orbite algérienne a un coût.

    Cette campagne de désinformation s’est déroulée en parallèle d’une stratégie de déni de la part du régime algérien. Alors que des rapports internationaux signalent des menaces terroristes actives dans la région de Blida, les autorités algériennes imposent un black-out médiatique complet, étouffant toute couverture des incidents sécuritaires sur leur territoire. Cette contradiction révèle une dualité cynique : étouffer le terrorisme en interne tout en l’exploitant comme un outil de pression géopolitique à l’extérieur.

    La fin d’un levier de subordination

    La dénonciation de l’accord d’Alger de 2015 par le conseil militaire de transition malien, en réponse aux actions hostiles répétées de l’Algérie, a privé Alger de son principal instrument d’hégémonie douce sur le Mali. Pendant des années, cet accord avait servi de mécanisme de subordination politique, maintenant des groupes armés comme une menace permanente contre Bamako.

    Avec la neutralisation de ce levier et le Mali diversifiant ses partenariats stratégiques, la réponse algérienne s’est traduite par une escalade calculée : guerre par procuration, opérations d’information et déstabilisation territoriale.

    Le Maroc, un partenaire fiable face aux pressions régionales

    Le Maroc, en revanche, adopte une posture cohérente et transparente. Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a résumé cette approche lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue burkinabè, Karamoko Jean Marie Traoré, à Rabat en juin 2024. « Le Maroc rejette catégoriquement la logique de ceux qui donnent des leçons et font du chantage aux pays du Sahel », a-t-il affirmé, en une critique à peine voilée envers Alger.

    Bourita a souligné que « même dans le voisinage du Sahel, certains pays cherchent à gérer la situation par le chantage et à régler leurs propres problèmes au détriment de la stabilité régionale ». Il a réaffirmé que le Maroc agit selon une logique de confiance dans la capacité des nations du Sahel à résoudre leurs propres crises, en offrant expertise et accompagnement sans condition ni subordination.

    « Ils n’ont pas besoin de tuteurs, ils ont besoin de partenaires », a-t-il conclu. Une approche fondée sur la souveraineté mutuelle, à l’opposé du modèle coercitif que l’Algérie impose, selon les analystes régionaux.

  • Affaire Maroc-Sénégal au TAS : l’instance sportive fixe une nouvelle échéance

    Affaire Maroc-Sénégal au TAS : l’instance sportive fixe une nouvelle échéance

    Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) marque une avancée cruciale dans le litige sportif qui confronte le Sénégal au Maroc. Suite à la réception du document d’appel de la Fédération sénégalaise de football, cette instance arbitrale a officiellement communiqué à la Fédération royale marocaine de football la date limite pour le dépôt de son mémoire en défense.

  • L’inquiétante absence de Kalidou Koulibaly pour le Sénégal avant la Coupe du monde

    L’inquiétante absence de Kalidou Koulibaly pour le Sénégal avant la Coupe du monde

    Le défenseur central et capitaine emblématique du Sénégal, Kalidou Koulibaly, suscite une vive préoccupation. Son indisponibilité prolongée due à une blessure à la cuisse, alors que la Coupe du monde approche à grands pas, interpelle les supporters et le staff technique des Lions de la Teranga.

    L’inquiétude monte au sein de la sélection sénégalaise. Kalidou Koulibaly, pilier défensif et leader incontesté (34 ans, 102 sélections, 2 buts), est absent des terrains avec son équipe d’Al-Hilal, évoluant en Saudi Pro League, depuis le 8 avril dernier.

    Cette blessure à la cuisse, survenue durant un entraînement, maintient l’ex-Napolitain éloigné des compétitions. À seulement six semaines du coup d’envoi de la Coupe du monde, où les Lions de la Teranga affronteront la France, la Norvège et l’Irak au sein du groupe I, l’incertitude plane quant à sa participation.

    Al-Hilal reste évasif sur le retour de Koulibaly

    Lors d’une récente conférence de presse, Simone Inzaghi, l’entraîneur d’Al-Hilal, a exprimé une grande prudence concernant l’état de son joueur. Il a expliqué : « Nous déplorons deux blessés, Malcom et Koulibaly. Si Malcom a retrouvé les terrains et sa pleine forme, Koulibaly, lui, souffre d’une contusion à la cuisse avec un hématome. Nous surveillons attentivement son évolution chaque jour, et sa reprise dépendra de sa réaction au protocole de soins dans les jours à venir. » Le technicien italien n’a ainsi pas levé le voile sur une date précise.

    Le club saoudien a également fourni des précisions : « Kalidou Koulibaly a entamé son programme de rééducation à la clinique Meena, située au sein du club, suite à des examens médicaux réalisés en Espagne qui ont révélé la nécessité de séances de traitement additionnelles pour sa lésion au muscle antérieur de la cuisse. » Avec seulement six rencontres de championnat restantes pour Al-Hilal, le flou demeure dans ce dossier. Ayant déjà manqué la finale de la CAN ainsi que les matchs amicaux de mars contre le Pérou (victoire 2-0) et la Gambie (victoire 3-1), la question essentielle demeure : Kalidou Koulibaly sera-t-il apte à rejouer avant le début de la Coupe du monde ?

  • Finale can 2025 : le tas prolonge le délai pour le Maroc face au Sénégal

    Finale can 2025 : le tas prolonge le délai pour le Maroc face au Sénégal

    L’affaire opposant le Sénégal au Maroc concernant la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 reste sous les projecteurs du Tribunal Arbitral du Sport (TAS).

    Un nouveau délai accordé au Maroc dans l’affaire de la finale de la CAN 2025

    Saisi par la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) le 25 mars, le TAS a octroyé un délai supplémentaire jusqu’au 7 mai 2026 à la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) pour soumettre sa défense. Cette décision marque une étape clé dans ce conflit juridique autour du résultat de la finale de la CAN 2025.

    Les origines du litige entre le Sénégal et le Maroc

    La FSF conteste fermement la décision rendue par le Jury d’appel de la CAF le 17 mars. Celuici avait alors déclaré le Sénégal battu par forfait, attribuant la victoire au Maroc sur le score de 3-0. L’instance sénégalaise demande l’annulation de cette sentence et réclame la reconnaissance de sa victoire dans la compétition.

    Cette décision de la CAF fait suite à des incidents survenus lors de la finale, notamment lorsque les joueurs du Sénégal avaient quitté le terrain pendant plusieurs minutes pour protester contre un penalty accordé au Maroc en fin de match. Initialement, le Sénégal croyait avoir remporté la rencontre grâce à un but tardif de Pape Gueye, avant un revirement juridique inattendu. Quant au Maroc, il se prépare activement à défendre son titre devant le TAS.

    Une date butoir déterminante pour la suite des événements

    La date du 7 mai constituera un jalon essentiel dans cette procédure. Elle permettra de déterminer la suite des événements, notamment l’éventuelle tenue d’une audience pour trancher définitivement ce litige.