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  • Loi contre l’homosexualité au Sénégal Sonko promet son application stricte

    Loi contre l’homosexualité au Sénégal Sonko promet son application stricte

    Afrique

    loi contre l’homosexualité au Sénégal : Sonko promet son application stricte

    Le Premier ministre sénégalais a confirmé la mise en œuvre sans réserve de la législation renforçant les sanctions contre les actes « contre nature ».

    Alexandre L.
    ||3 min de lecture
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    Le Premier ministre sénégalais a réaffirmé la volonté de son gouvernement de faire appliquer sans aucune exception la nouvelle législation contre les actes « contre nature ».

    Lors d’une séance de questions d’actualité à l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a précisé que cette position s’inscrit dans la défense de la souveraineté nationale face aux pressions extérieures. Le chef du gouvernement a dénoncé ce qu’il qualifie de « tyrannie de l’Occident », accusant certains pays de vouloir imposer leurs valeurs à l’Afrique.

    « Le peuple sénégalais est souverain. Dans sa grande majorité, il ne veut pas de certaines pratiques au Sénégal », a-t-il déclaré avec fermeté, rappelant que la loi reflète les aspirations de la majorité des citoyens.

    Une loi appliquée dans toute sa rigueur

    Face aux critiques émanant notamment de juristes africains, Ousmane Sonko a confirmé que le texte adopté par les députés sera mis en œuvre intégralement. « Aucun moratoire ne sera envisagé après la promulgation de cette loi. Elle sera appliquée, point final », a-t-il insisté.

    La loi n°2026-08 du 27 mars 2026, modifiant l’article 319 du code pénal sénégalais, renforce significativement les sanctions contre les « actes contre nature ». Parmi les nouvelles dispositions, le texte précise la définition de ces actes, alourdit les peines et introduit des mesures contre leur apologie ou financement.

    Conformément à la législation, « constitue un acte contre nature tout acte sexuel ou à caractère sexuel entre deux personnes de même sexe ». Sont également visés « tout acte sexuel ou à caractère sexuel commis par une personne de l’un ou l’autre sexe sur un cadavre humain ou sur un animal ».

    Les contrevenants s’exposent désormais à une peine d’emprisonnement comprise entre cinq et dix ans, assortie d’une amende allant de deux à dix millions de francs CFA. Ces sanctions s’ajoutent à celles prévues en cas de viol ou de pédophilie, le législateur ayant souhaité maintenir une approche globale de la protection des valeurs sociétales.

    Ousmane Sonko

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  • Ousmane Sonko assume la loi anti-homosexualité face aux critiques internationales

    Ousmane Sonko assume la loi anti-homosexualité face aux critiques internationales

    Le Premier ministre sénégalais rejette toute remise en cause de la loi contre l’homosexualité

    Lors de sa dernière intervention devant les députés, Ousmane Sonko, chef du gouvernement sénégalais, a clairement affiché son soutien à la législation controversée renforçant les sanctions contre les relations homosexuelles. Cette séance de questions d’actualité, la cinquième depuis le début de son mandat, a été marquée par une fermeté sans équivoque.

    Une application stricte de la loi malgré les pressions

    Interrogé sur le durcissement des peines de prison et l’augmentation des interpellations – plus d’une centaine en trois mois –, le Premier ministre a catégoriquement écarté l’idée d’un moratoire. Il a insisté sur la nécessité d’une justice « intégrale, impartiale et rigoureuse » pour endiguer ce qu’il qualifie de « propagation de l’homosexualité » au Sénégal.

    Les récentes arrestations de personnalités influentes, y compris dans son entourage, n’ont pas affaibli sa position. Ousmane Sonko a souligné qu’aucun « gros poisson » ne serait épargné, confirmant ainsi la volonté d’une application sans faiblesse de la loi.

    Rejet catégorique des critiques venues de l’étranger

    Face aux réactions internationales, le Premier ministre a adopté un ton particulièrement combatif. Il a pointé du doigt certains pays occidentaux, en particulier la France, dénonçant des « postures hypocrites » et une tentative d’imposer des normes sociales via les médias et les institutions internationales.

    Avec une véhémence rare, il a déclaré : « Qu’ils choisissent ces pratiques chez eux, mais nous refusons catégoriquement leurs leçons. » Il a même laissé planer la menace d’un durcissement supplémentaire, affirmant que « si la loi doit être renforcée, elle le sera sans hésitation ».

    Cette prise de position s’inscrit dans une logique de souveraineté perçue comme menacée par les pressions extérieures, alors que des intellectuels africains avaient récemment appelé à suspendre l’application du texte.

  • La junte malienne piégée par son alliance avec les mercenaires russes

    La junte malienne piégée par son alliance avec les mercenaires russes

    La stratégie sécuritaire de Bamako s’effondre face aux revers militaires

    Lorsque les partenaires extérieurs renoncent aux combats, l’échec d’une politique se mesure à la rapidité de leur départ. Au Mali, les récents revers face à une coalition de groupes armés — dont le Front de Libération de l’Azawad (FLA) et le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM) — ont révélé l’incapacité de la junte à garantir la stabilité du pays. En misant sur des forces paramilitaires étrangères pour assurer sa sécurité, Bamako a scellé son propre affaiblissement.

    Kidal, symbole d’un retrait négocié et non d’une victoire militaire

    Le mois d’avril 2026 restera comme celui d’un tournant historique. Kidal, reprise en 2023 par l’armée malienne et ses alliés russes d’Africa Corps, est retombée aux mains des rebelles. L’évacuation des mercenaires n’a pas été le fruit d’une résistance héroïque, mais d’une négociation en sous-main. Ces derniers ont même abandonné une partie de leur arsenal pour obtenir un passage en sécurité, laissant derrière eux une armée malienne désemparée.

    Un officier malien, sous couvert d’anonymat, a résumé l’amertume ambiante : « Les Russes ont choisi de nous laisser tomber à Kidal ». Cette trahison symbolique illustre une réalité géopolitique implacable : une milice mercenaire agit avant tout dans son intérêt, pas pour défendre une nation étrangère.

    L’onde de choc de l’offensive s’étend jusqu’à Bamako

    La crise ne se limite plus aux régions septentrionales. En avril, les combats ont atteint Kati et la capitale, où le général Sadio Camara, ministre de la Défense et principal artisan de l’alliance avec Moscou, a trouvé la mort. Sans ce pilier stratégique, la junte se retrouve affaiblie, au moment même où le GSIM étend son emprise autour de Bamako.

    Le blocus imposé par les groupes armés asphyxie le pays : carburant, vivres et médicaments manquent cruellement. Les écoles ferment, l’électricité devient un luxe, et l’économie s’effondre. Malgré les drones russes censés compenser le retrait des missions internationales (MINUSMA, Barkhane), la situation reste hors de contrôle. Les frappes, souvent imprecises, ont davantage alimenté les tensions locales qu’elles n’ont sécurisé les territoires.

    Un repli stratégique vers la protection du régime

    Alors que Moscou tente de justifier son retrait en évoquant un « complot déjoué », la réalité est tout autre. Les mercenaires d’Africa Corps recentrent leurs efforts sur la seule sauvegarde du pouvoir en place à Bamako, abandonnant toute ambition de reconquête nationale. Les analystes s’accordent à dire que le retrait des forces russes est désormais inévitable, avec pour seul objectif de limiter les pertes.

    L’impuissance de l’Alliance des États du Sahel

    Présentée comme un rempart contre l’instabilité, l’Alliance des États du Sahel (AES) reste silencieuse face à la crise malienne. Moscou, cherchant une issue honorable, se désengage progressivement. La Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et d’autres acteurs régionaux n’ont pas réussi à endiguer la dégradation sécuritaire et humanitaire.

    La junte, après avoir sacrifié diplomatie et alliances locales au profit d’un contrat militaire privé, se retrouve isolée. À Bamako, la question n’est plus de savoir si le régime tombera, mais quand. Le vide sécuritaire qu’il a lui-même engendré pourrait bien sceller son destin en quelques semaines ou mois.

  • Parking zongo Cotonou : un pas vers la révolution logistique au Bénin

    Parking zongo Cotonou : un pas vers la révolution logistique au Bénin

    Parking Zongo à Cotonou : une infrastructure clé pour booster la logistique béninoise

    Un nouveau chapitre s’ouvre aujourd’hui pour le transport routier et la gestion portuaire au Bénin. Le Parking Zongo, joyau de modernité situé aux abords du Port Autonome de Cotonou (PAC), vient d’accueillir ses premiers camions. Cette réalisation ambitieuse marque un tournant majeur dans l’organisation des flux logistiques, tant pour le pays que pour ses voisins sahéliens.

    Un terminal de 700 places pour révolutionner le stationnement des poids lourds

    Implanté à proximité immédiate des terminaux portuaires, ce parking géant s’étend sur 13 hectares et offre une capacité d’accueil exceptionnelle de 700 places. Désormais, les routiers n’auront plus à s’entasser le long du boulevard de la Marina, où le stationnement anarchique engendrait des blocages quotidiens. Les aires de manœuvre spacieuses et les giratoires optimisés permettent aux conducteurs de manœuvrer en toute sérénité, réduisant drastiquement les risques d’accidents et les tensions liées à l’espace.

    Ce terminal tampon joue un rôle crucial dans l’écosystème logistique ouest-africain. Il absorbe le flux massif de camions en provenance et à destination du Niger, du Burkina Faso et du Mali, consolidant ainsi la position stratégique du Port Autonome de Cotonou comme hub incontournable de la sous-région.

    La digitalisation au service d’une logistique sans friction

    L’innovation technologique est au cœur de ce projet. Le Parking Zongo est entièrement connecté au Guichet unique du commerce extérieur (GUCE), permettant une gestion optimisée des flux. Les transporteurs bénéficient désormais de services sans couture :

    • Réservation online des emplacements pour une planification précise des tournées.
    • Paiement dématérialisé des droits de stationnement via des solutions sécurisées, éliminant les files d’attente aux guichets physiques.
    • Suivi en temps réel des mouvements de véhicules grâce à un système de vidéosurveillance avancé et à un guidage automatisé.

    Un espace dédié au bien-être des routiers

    Le projet ne se limite pas à une simple infrastructure de stockage. Sous l’impulsion du programme « Rangazongo », ce parking devient un vrai lieu de vie pour les chauffeurs. Après des heures de route éprouvantes, ils disposent désormais de :

    • Blocs sanitaires et douches modernes pour une hygiène irréprochable.
    • Zones de repos et espaces de détente pour se ressourcer avant de reprendre la route.
    • Points de restauration pour des pauses conviviales et gourmandes.

    La sécurité, quant à elle, est assurée en permanence grâce à un contrôle d’accès rigoureux et un éclairage performant, protégeant aussi bien les conducteurs que leurs marchandises précieuses.

    Un investissement stratégique pour le Bénin et l’Afrique de l’Ouest

    Ce projet, fruit d’un investissement de près de 25 milliards de FCFA dans le cadre du plan de modernisation du Port Autonome de Cotonou, symbolise l’ambition du Bénin de devenir la plateforme logistique par excellence en Afrique de l’Ouest. En centralisant l’accès aux terminaux portuaires via un point unique, le Parking Zongo accélère les opérations et renforce la compétitivité économique du pays.

    Pour les opérateurs logistiques, l’ère des attentes interminables sur les routes cotonoises est révolue. Place à l’efficacité, au confort et à la performance, trois piliers qui redéfinissent les standards du transport routier au Bénin.

  • Actualité nigérienne : les derniers échanges politiques et économiques à Niamey

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    22 mai 2026dialogue national : Bassirou Diomaye Faye s’entretient avec Abdoulaye Daouda Diallo et Amadou Kane sur la situation financière du Niger
    22 mai 2026fonds politiques : Ousmane Sonko milite pour une gestion plus transparente et encadrée
    22 mai 2026réforme judiciaire : Yassine Fall annonce une refonte du pool financier pour plus d’efficacité
    22 mai 2026emploi et patriotisme économique : Ousmane Sonko promet la création de milliers d’emplois
    22 mai 2026crise énergétique : Cheikh Diba alerte sur l’impact budgétaire des subventions au Moyen-Orient
    22 mai 2026renforcement de la loi : Ousmane Sonko défend une position ferme à l’assemblée nationale

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  • Togo : une exemption de visa en apparence libérale mais sous haute surveillance numérique

    Togo : une exemption de visa en apparence libérale mais sous haute surveillance numérique

    Une initiative diplomatique présentée comme une révolution panafricaine

    Dans un élan de communication politique, le Togo a officiellement levé l’obligation de visa pour les ressortissants africains. Sous les applaudissements des médias internationaux, cette mesure a été saluée comme un pas décisif vers la libre circulation continentale. Pourtant, derrière cette façade se dissimule une réalité bien plus restrictive, où la modernité technologique sert d’outil de contrôle plutôt que de levier d’ouverture.

    Une mesure universelle… sur le papier

    L’annonce, relayée avec empressement, promettait une accessibilité simplifiée pour tous les voyageurs africains. Les critères annoncés semblaient sans ambiguïté :

    • Bénéficiaires : Tous les détenteurs d’un passeport africain valide.
    • Durée du séjour : Un maximum de trente jours.
    • Points d’entrée : Ouverture théorique de l’ensemble des frontières, terrestres, aériennes et maritimes.

    Cette présentation a rapidement suscité l’enthousiasme, rapprochant le Togo des rares pays africains ayant adopté une politique d’ouverture totale, comme le Rwanda ou le Bénin. Cependant, une analyse plus fine des modalités révèle une toute autre dynamique.

    Le subterfuge numérique : quand le visa devient un filtre invisible

    L’adage populaire selon lequel « le diable se niche dans les détails » prend tout son sens face à cette réforme. Sous couvert d’abolition du visa, le gouvernement a en réalité instauré un système de filtrage préalable, transformant une mesure d’ouverture en mécanisme de surveillance.

    Pour accéder au territoire togolais, chaque visiteur doit désormais accomplir une série de démarches électroniques strictes, et ce, avant même d’embarquer :

    • Une inscription obligatoire sur la plateforme officielle voyage.gouv.tg au moins vingt-quatre heures avant le départ.
    • Le remplissage intégral d’un formulaire de déclaration de voyage en ligne.

    Cette procédure, officiellement destinée à faciliter l’accueil des touristes et des professionnels, s’apparente en réalité à une autorisation électronique. Des dispositifs comparables existent déjà dans d’autres pays, comme l’ESTA américain ou l’ETA britannique, mais leur objectif affichée est avant tout sécuritaire. Au Togo, cette plateforme centralise les données des visiteurs, offrant à l’État un contrôle sans précédent sur les flux migratoires.

    La question légitime se pose : cette technologie pourrait-elle être détournée pour exclure certains profils, comme des journalistes indépendants, des militants des droits humains ou des opposants politiques ? L’absence de garanties transparentes laisse planer un doute quant à l’utilisation future de ces informations.

    Les motivations réelles : un équilibre fragile entre image et pouvoir

    Cette initiative, bien que présentée comme un acte de générosité panafricaine, s’inscrit dans une stratégie plus large, à la fois intérieure et extérieure, orchestrée par le chef de l’État.

    Sur le plan international, le président Faure Gnassingbé cherche à redorer son blason après des réformes constitutionnelles controversées ayant prolongé son mandat. S’afficher comme un champion de l’intégration africaine permet de détourner l’attention des critiques internes et de renforcer son image sur la scène continentale.

    Sur le plan national, cette mesure sert un objectif moins avouable : le renforcement du contrôle migratoire. En regroupant toutes les données des visiteurs sur une seule plateforme gouvernementale, le régime dispose désormais d’un outil de surveillance moderne. Les profils des entrepreneurs, des journalistes et des influenceurs sont ainsi traçables dès leur arrivée, offrant une mainmise accrue sur les acteurs susceptibles de contester l’autorité en place.

    Une ouverture économique limitée par la bureaucratie

    Si les acteurs économiques espéraient une libéralisation des échanges grâce à cette exemption, ils se heurtent à une réalité bien différente. Certes, les frais de visa traditionnels ont disparu, mais la complexité administrative reste intacte.

    Les entrepreneurs et les professionnels du tourisme, loin de bénéficier d’une liberté de mouvement, doivent désormais naviguer dans un labyrinthe de procédures numériques. La promesse d’une Afrique sans frontières se heurte à la réalité d’un système où l’ouverture ne s’exerce que sous surveillance étroite.

    Conclusion : une réforme en trompe-l’œil

    L’exemption de visa togolaise ne constitue pas, comme certains l’ont présenté, un acte de foi envers le panafricanisme. Elle représente plutôt un outil de soft power, combiné à un mécanisme de contrôle numérique sophistiqué. En donnant d’une main tout en gardant le contrôle de l’autre, le régime de Faure Gnassingbé rappelle une fois de plus que, sous son gouvernorat, l’ouverture ne s’exerce que dans les limites imposées par le pouvoir.

  • Le Sénégal défend sa loi anti-homosexualité face aux critiques occidentales

    Le Sénégal défend sa loi anti-homosexualité face aux critiques occidentales

    le Sénégal défend sa loi anti-homosexualité face aux critiques occidentales

    Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko prononce un discours lors d'une conférence à l'université Cheikh Anta Diop de Dakar, le 16 mai 2024

    Au Sénégal, l’homosexualité est désormais passible de cinq à dix ans de prison, une mesure qui s’inscrit dans un durcissement législatif récent. Le Premier ministre Ousmane Sonko a défendu avec fermeté cette loi lors d’une intervention devant les députés, dénonçant une prétendue tyrannie occidentale cherchant à imposer ses valeurs au reste du monde.

    Cette réforme, adoptée début mars puis promulguée fin mars par le président Bassirou Diomaye Faye, survient dans un contexte marqué par une montée des tensions et une série d’arrestations pour homosexualité présumée. Les autorités sénégalaises justifient cette décision par la volonté de préserver les valeurs traditionnelles du pays, majoritairement musulman.

    une loi « impérative » selon Ousmane Sonko

    Face aux critiques venues de l’extérieur, Ousmane Sonko a tenu à affirmer publiquement l’intransigeance du gouvernement. « Il y a une sorte de tyrannie. Nous sommes huit milliards d’êtres humains, mais un petit groupe, que l’on appelle l’Occident, veut imposer ses choix au monde entier, alors même que le débat n’y est pas clos chez lui », a-t-il déclaré.

    Le chef du gouvernement a rejeté toute idée de moratoire sur l’application de la loi, soulignant que « si la loi doit être renforcée, elle le sera ». Il a également balayé les critiques venues de la France, affirmant que le Sénégal n’a « absolument pas de leçons à recevoir » en matière de droits humains.

    un rejet catégorique des pressions internationales

    Ousmane Sonko a rappelé que aucune nation asiatique, africaine ou arabe ne s’est jointe aux condamnations venues de l’Occident. « Ils ont leurs pratiques, nous avons les nôtres », a-t-il lancé, avant d’ajouter que la justice sénégalaise veillera à une application « totale, impersonnelle et parfaite » de la nouvelle législation.

    Selon lui, l’objectif principal de cette loi est de « mettre fin à la prolifération du phénomène de l’homosexualité » dans le pays. Une position ferme qui s’inscrit dans une dynamique politique intérieure, où cette mesure est perçue comme un engagement fort du gouvernement envers ses électeurs.

    pas de moratoire, malgré les appels à la modération

    Cette intransigeance intervient après la publication d’une tribune signée par une trentaine de personnalités d’origine africaine, appelant à un moratoire sur l’application de la loi. Les auteurs de ce texte dénonçaient un « climat de peur, de haine et de violence » s’étant installé depuis l’adoption du texte.

    Ousmane Sonko a balayé cette demande d’un revers de main : « Il n’y aura pas de moratoire. Une partie de nos élites sont complexées », a-t-il asséné, réaffirmant ainsi la détermination des autorités à appliquer strictement la réforme.

    Cette position s’inscrit dans une logique politique où la défense des valeurs traditionnelles est devenue un argument électoral central pour le pouvoir en place.

  • Crise politique au Sénégal : le premier ministre sonko défie l’occident sur l’homosexualité

    Crise politique au Sénégal : le premier ministre sonko défie l’occident sur l’homosexualité

    Le Premier ministre Sénégalais Ousmane Sonko a vivement critiqué l’Occident, accusé de vouloir « imposer l’homosexualité » au reste du monde. Lors d’une allocution devant les députés, il a dénoncé une « tyrannie » occidentale, rejetant catégoriquement tout moratoire sur l’application de la loi sénégalaise durcissant les peines contre les relations homosexuelles.

    Une loi controversée renforcée par Dakar

    Début mars, le Sénégal a adopté une loi controversée qui double les peines encourues pour relations homosexuelles. Désormais, ces actes sont passibles de cinq à dix ans de prison, contre deux à cinq ans auparavant. Promulguée le 31 mars par le président Bassirou Diomaye Faye, cette réforme s’inscrit dans un contexte marqué par une montée de l’homophobie dans le pays et une série d’arrestations pour homosexualité présumée.

    Le chef du gouvernement a rappelé avec fermeté que cette législation répond à une volonté politique claire : « mettre un terme à la prolifération du phénomène de l’homosexualité ». Pour lui, cette loi est le reflet des valeurs traditionnelles du Sénégal, majoritairement musulman, et ne tolérera aucun compromis.

    Ousmane Sonko fustige l’ingérence occidentale

    Lors de son intervention, Sonko a vivement réagi aux critiques venues de l’étranger, notamment de la France. Selon lui, l’Occident cherche à imposer ses normes sociétales au reste du monde, malgré les débats internes non résolus dans ses propres pays. « Il y a une sorte de tyrannie. Nous sommes huit milliards d’êtres humains, mais un petit noyau, l’Occident, veut imposer ses choix au monde entier. Au nom de quoi ? », a-t-il lancé, dénonçant une « logique impérialiste » déguisée en défense des droits humains.

    Il a ajouté : « S’ils ont opté pour ces pratiques, c’est leur problème. Mais nous n’avons pas de leçon à recevoir, surtout pas de la France. » Une réponse cinglante aux pressions internationales exercées sur le Sénégal après le vote de cette loi.

    Refus catégorique d’un moratoire

    Une trentaine de personnalités d’origine africaine ont publié une tribune fin mai dans un quotidien français, exigeant un moratoire sur l’application de la loi. Pour eux, cette législation instaure un « climat de peur, de haine et de violence » au Sénégal. Mais Sonko a balayé cette demande d’un revers de main : « Il n’y aura pas de moratoire. Une partie de nos élites sont complexées. Si la loi doit être renforcée, elle le sera. »

    Le Premier ministre a insisté sur la nécessité d’une application totale et impersonnelle de la loi, rappelant que son objectif principal est de protéger les valeurs sociétales et religieuses du pays. « La justice veillera à son application, sans distinction. »

    Un enjeu politique et sociétal

    Les relations homosexuelles restent largement stigmatisées au Sénégal, où elles sont considérées comme une déviance. Le durcissement de leur répression s’inscrit dans une stratégie politique portée par le camp au pouvoir, porteuse sur le plan électoral dans un pays où l’homophobie est profondément ancrée.

  • Ousmane Sonko dénonce la pression occidentale sur la loi anti-homosexualité au Sénégal

    Ousmane Sonko dénonce la pression occidentale sur la loi anti-homosexualité au Sénégal

    Le Premier ministre sénégalais contre toute ingérence étrangère

    Lors d’une intervention devant les députés, Ousmane Sonko, le Premier ministre du Sénégal, a vivement critiqué les critiques internationales visant la récente loi sénégalaise qui alourdit les sanctions contre les relations homosexuelles. Il a fermement défendu cette mesure, qualifiant les pressions extérieures de « tyrannie de l’Occident ».

    Selon lui, ces critiques cacheraient une volonté d’imposer des normes sociétales étrangères, notamment l’homosexualité, au reste du monde. Sonko a catégoriquement rejeté l’idée d’un moratoire sur l’application de cette loi, réaffirmant ainsi la souveraineté du Sénégal dans la définition de ses valeurs et de ses lois.

    Une loi controversée mais défendue par les autorités

    Adoptée récemment, cette législation durcit les peines contre les relations homosexuelles au Sénégal, un pays où l’islam influence fortement les normes sociales et juridiques. Ousmane Sonko a souligné que cette loi reflétait les convictions profondes de la société sénégalaise et que toute tentative d’y déroger serait perçue comme une atteinte à l’identité nationale.

    Les autorités sénégalaises ont toujours affiché une position ferme sur cette question, considérant que les valeurs traditionnelles du pays ne sauraient être négociées sous la pression extérieure. Cette prise de position s’inscrit dans un contexte où plusieurs pays africains renforcent leurs législations contre l’homosexualité, malgré les condamnations des organisations internationales.

  • La CEDEAO et ONU femmes lancent un programme révolutionnaire pour l’économie verte et l’égalité des genres

    Côte d’Ivoire : un programme régional ambitieux pour concilier genre et économie verte

    Abidjan, un projet d’envergure vient de voir le jour sous l’impulsion conjointe du Centre de la CEDEAO pour le développement du genre (CCDG) et d’ONU Femmes. Les acteurs régionaux ont officialisé, ce vendredi 22 mai 2026, un programme intégré visant à transformer les dynamiques économiques de l’Afrique de l’Ouest en intégrant les enjeux climatiques et l’égalité entre les sexes.

    Les discussions stratégiques, menées les 15 et 16 mai derniers à la Représentation résidente de la CEDEAO en Côte d’Ivoire, ont permis de finaliser le cadre opérationnel de cette initiative. L’objectif affiché ? Renforcer la résilience des États membres face aux défis climatiques tout en accélérant la transition vers une économie verte, inclusive et équitable.

    Une feuille de route pour une transition écologique et sociale

    Ce programme s’articule autour de trois axes majeurs : l’autonomisation économique des femmes, l’adaptation aux changements climatiques et la promotion d’une croissance durable. Il s’inscrit en droite ligne avec les priorités définies par le Plan d’action de la CEDEAO sur le genre et le changement climatique, offrant ainsi un cadre cohérent pour des actions coordonnées à l’échelle régionale.

    Lors de l’atelier, les participants ont souligné l’urgence d’agir. Sandra Oulaté Fattoh, directrice du CCDG, a rappelé que la transition écologique représente à la fois un défi de taille et une opportunité sans précédent pour les femmes et les jeunes filles d’Afrique de l’Ouest. « Cette initiative vient combler un vide crucial en matière de politiques publiques intégrées », a-t-elle déclaré.

    Des voix engagées pour une action concrète

    La représentante d’ONU Femmes en Côte d’Ivoire, Adjaratou Fatou Ndiaye, a salué cette avancée majeure. « Nous passons enfin du discours à l’action. Ce programme marque un tournant décisif dans la lutte contre les inégalités de genre et la crise climatique qui frappent notre région », a-t-elle affirmé.

    De son côté, le commissaire de la CEDEAO en charge des Affaires économiques et de l’Agriculture, Dr Kalilou Sylla, a insisté sur la nécessité d’une approche inclusive. « La transition verte ne sera réussie que si elle profite à tous, en particulier aux femmes et aux jeunes, acteurs clés du développement durable », a-t-il précisé.

    Les parties prenantes ont convenu que le document final du programme serait soumis à l’approbation des États membres lors d’une session de travail dédiée, prévue du 29 juin au 6 juillet 2026 à Lomé, au Togo. Une étape décisive pour concrétiser cette vision d’une Afrique de l’Ouest plus résiliente et plus juste.

  • Boko haram revendique des enlèvements d’élèves dans le sud du Nigeria

    Boko haram revendique des enlèvements d’élèves dans le sud du Nigeria

    une attaque revendiquée par Boko Haram dans l’État d’Oyo

    L’armée nigériane a confirmé que l’enlèvement de plusieurs dizaines d’élèves et d’enseignants dans l’État d’Oyo, situé dans le sud du pays, était l’œuvre de combattants liés à Boko Haram.

    Dans une déclaration officielle, un porte-parole des forces armées a précisé que les assaillants appartenaient au groupe jihadiste Jama’at Ahl al-Sunnah li-l-Da’awah wa al-Jihad, communément appelé Boko Haram. Ces éléments auraient quitté leur zone d’origine dans le nord du Nigeria après avoir été repoussés par des opérations militaires intensifiées dans cette région.

    bilan humain et localisations des attaques

    Les événements se sont déroulés vendredi dernier dans les localités de Yawota et Esiele, où des hommes lourdement armés ont pris pour cible plusieurs établissements scolaires. Les chiffres divergent selon les sources : l’Association des chrétiens du Nigeria évoque l’enlèvement de 39 enfants et sept enseignants, tandis que le gouverneur de l’État d’Oyo, Seyi Makinde, fait état de 25 élèves et sept professeurs kidnappés.

    Les autorités militaires et les familles des victimes sont actuellement en alerte pour tenter de localiser les 34 personnes enlevées, dont les âges varient entre 2 et 16 ans.

    une première dans une région réputée sûre

    Les enlèvements d’élèves dans les écoles sont malheureusement fréquents dans le nord du Nigeria, mais la situation reste exceptionnelle dans l’État d’Oyo, dont la capitale, Ibadan, est reconnue comme un pôle éducatif majeur du pays.

    Cette attaque survient alors que l’armée nigériane, avec l’appui des forces américaines, a recentré ses efforts militaires contre les groupes armés dans le nord. Cette stratégie aurait poussé certains combattants à se déplacer vers des zones moins surveillées, comme le sud du Nigeria.

    bilan des opérations militaires contre Boko Haram

    Au cours des derniers jours, des frappes aériennes conjointes menées dans le nord-est du Nigeria, considéré comme un bastion historique de Boko Haram, auraient entraîné la neutralisation de 175 combattants jihadistes, selon les communiqués militaires.

    Depuis plusieurs mois, les attaques perpétrées par ces groupes armés se multiplient, ciblant indistinctement les civils et les forces de sécurité. Les données d’un cabinet d’intelligence basé à Abuja révèlent que 306 soldats nigérians ont péri au cours du premier trimestre de l’année en cours.

  • Enlèvements d’enfants au Nigeria : boko haram pointé du doigt par l’armée

    Enlèvements d’enfants au Nigeria : boko haram pointé du doigt par l’armée

    Des survivants et des proches des victimes d'une attaque présumée de Boko Haram marchent à Babban Gide. Au moins 81 personnes ont péri et plusieurs sont portées disparues après une attaque perpétrée par des djihadistes présumés de Boko Haram dans l'État de Yobe, au nord-est du Nigeria.

    Les autorités militaires nigérianes ont officiellement attribué à la faction Boko Haram la responsabilité d’une série d’enlèvements d’enfants dans la région méridionale du pays. Ces déclarations surviennent après des attaques meurtrières perpétrées dans l’État de Yobe, où des groupes armés ont ciblé des civils, semant la terreur parmi les populations locales.

    une attaque dévastatrice revendiquée par les djihadistes

    Le 4 septembre 2024, des assaillants présumés de Boko Haram ont lancé une offensive dans le quartier de Mafa, situé dans l’État de Yobe. Selon les comptes-rendus officiels, environ 150 terroristes, armés de fusils d’assaut et de lance-roquettes, ont pris d’assaut la zone à bord de plus de 50 motos. L’attaque, survenue en milieu d’après-midi, a duré plusieurs heures et a causé la mort d’au moins 81 personnes, tandis que de nombreuses autres restent portées disparues.

    Les survivants et les familles des victimes ont décrit une scène de chaos, avec des habitations incendiées et des biens pillés. Les forces de sécurité locales, dont le porte-parole Abdulkarim Dungus, ont confirmé l’ampleur des dégâts et la participation active de Boko Haram dans cette tragédie.

    l’impact dévastateur sur les communautés locales

    Les conséquences de ces attaques dépassent le cadre matériel. Les communautés du nord-est du Nigeria subissent depuis des années les violences incessantes de groupes armés, plongeant des milliers de familles dans l’insécurité et la précarité. Les enlèvements d’enfants, en particulier, suscitent une vive émotion et renforcent le sentiment d’urgence face à l’insuffisance des mesures de protection.

    Les autorités locales appellent à une mobilisation accrue des forces de l’ordre et à une collaboration renforcée avec les populations pour endiguer ces actes barbares. La situation reste sous haute surveillance alors que les enquêtes se poursuivent pour identifier et appréhender les responsables de ces crimes odieux.

    des mesures immédiates pour sécuriser les populations

    Face à l’escalade de la violence, des dispositifs de sécurité renforcés ont été déployés dans les zones les plus touchées. Des patrouilles militaires et des opérations de surveillance sont désormais menées de manière intensive pour prévenir de nouvelles attaques. Les dirigeants locaux exhortent également les communautés à signaler toute activité suspecte afin d’éviter de nouvelles tragédies.

    Les familles des victimes, quant à elles, réclament justice et soutien pour surmonter le traumatisme subi. Les associations locales et les organisations humanitaires appellent à une prise en charge psychologique et matérielle des populations affectées, tout en exigeant une réponse ferme des autorités contre les groupes armés responsables de ces exactions.

    un défi sécuritaire persistant pour le Nigeria

    Ces événements rappellent l’urgence d’une stratégie globale pour lutter contre l’insurrection djihadiste au Nigeria. Malgré les efforts des forces armées, les groupes comme Boko Haram continuent de représenter une menace majeure pour la stabilité du pays. Les attaques récentes soulignent la nécessité d’une approche multidimensionnelle, alliant sécurité, développement et réinsertion des populations vulnérables.