Catégorie : A la Une

  • Instabilité au Mali : l’alliance entre rebelles et djihadistes ébranle le pouvoir militaire

    Les assauts coordonnés lancés par le JNIM et le FLA le 25 avril 2026 marquent un tournant stratégique majeur, inédit depuis 2012. En frappant simultanément Bamako, Kati, Kidal, Gao et Sévaré, ces deux entités ont exposé les failles d’un système de défense reposant sur l’appui de partenaires étrangers. La perte de contrôle de Kidal fragilise le discours de souveraineté de la junte et révèle les insuffisances du soutien russe face aux groupes armés. Si une chute imminente de la capitale par les armes semble peu probable, le JNIM s’inscrit désormais dans une logique d’usure. Cette dynamique fait peser une menace de déstabilisation sur l’ensemble du Sahel et les nations du golfe de Guinée.

    Une pression accrue sur la capitale malienne

    L’offensive conjointe du JNIM et du FLA représente une escalade sans précédent. Les attaques synchronisées contre des points névralgiques comme Kati et Bamako témoignent d’une dégradation sécuritaire continue depuis l’arrivée des militaires au pouvoir en 2020. Autrefois cantonné aux zones rurales septentrionales, le JNIM a étendu son rayon d’action vers le sud et l’ouest, atteignant désormais des pays comme le Bénin, le Togo et le Nigeria.

    En juillet 2024, les Forces armées maliennes (FAMA), épaulées par l’Africa Corps russe, avaient déjà subi un échec cuisant face à une coalition de groupes armés. Malgré l’acquisition de drones Bayraktar auprès de la Turquie, les capacités de surveillance du territoire restent limitées. Depuis la fin de l’année 2025, le JNIM privilégie une stratégie d’asphyxie économique contre Bamako, ciblant les axes de ravitaillement et les convois énergétiques. Cette tactique vise à saper la crédibilité de l’État en dégradant le quotidien des citadins, tout en instaurant des structures de gouvernance parallèles basées sur la justice islamique dans les campagnes.

    Bien qu’une prise de contrôle militaire de Bamako soit complexe au vu des effectifs du JNIM (environ 5 000 à 6 000 combattants), le groupe multiplie les harcèlements psychologiques. Les frappes contre l’aéroport Modibo Keita, base arrière des supplétifs russes, illustrent cette volonté d’épuiser les forces de défense maliennes en les forçant à se concentrer sur la protection de la capitale au détriment du reste du pays.

    Le symbole de Kidal et l’effritement du modèle sécuritaire

    Le 25 avril a été marqué par un événement symbolique fort : la reprise de Kidal par le JNIM et le FLA. Cette ville, dont la reconquête en 2023 par les FAMA et Wagner avait été célébrée comme une victoire historique, échappe à nouveau au pouvoir central. Ce revers a coûté la vie au ministre de la Défense, Sadio Camara, tué lors des combats à Kati. Le retrait forcé des éléments d’Africa Corps de Kidal et Gao met à mal le récit officiel d’une souveraineté retrouvée grâce au partenariat avec Moscou.

    Cette situation ravive le souvenir de 2012, bien que les motivations divergent : le JNIM prône la charia quand le FLA défend l’autonomie de l’Azawad. Cependant, la présence de la junte et des forces russes a scellé une alliance de circonstance entre ces ennemis d’hier. Malgré des rumeurs de trêve et de libération de prisonniers en mars 2026, l’offensive djihadiste ne faiblit pas. Le JNIM a même proclamé un « siège total » de Bamako, exigeant le départ définitif des troupes russes du territoire malien.

    Le rôle des puissances extérieures en question

    Malgré ces échecs, la Russie ne semble pas prête à se désengager du Mali. Moscou a réitéré son soutien au colonel Assimi Goïta, et une communication intense sur les réseaux sociaux tente de masquer la réalité des revers militaires. Pour le Kremlin, un retrait serait perçu comme un aveu de faiblesse de son modèle d’influence en Afrique. Parallèlement, la Turquie, via la firme SADAT, joue un rôle croissant dans la protection rapprochée du régime et la formation des unités d’élite, ce qui a probablement évité un effondrement total lors des dernières attaques.

    Recomposition géopolitique au Sahel

    L’Alliance des États du Sahel (AES) est restée étonnamment passive. Bien que la Charte du Liptako-Gourma prévoie une assistance mutuelle en cas d’agression, le Niger et le Burkina Faso n’ont pas déployé de troupes pour soutenir Bamako, préférant sécuriser leurs propres frontières face à la menace terroriste.

    Cette instabilité profite à l’Algérie, qui cherche à reprendre son rôle de médiateur régional. Alger dispose de canaux de communication privilégiés avec le FLA, ce qui pourrait faciliter des négociations futures, tout en faisant contrepoids à l’influence du Maroc et de son Initiative Atlantique. De leur côté, les États-Unis, sous l’administration Trump, tentent un rapprochement diplomatique avec le Mali pour limiter l’ancrage russe, bien que les récentes attaques compliquent ce dialogue.

    Inquiétudes pour la stabilité régionale

    Le risque de contagion inquiète désormais les voisins. Si le FLA se concentre sur des revendications territoriales maliennes, le JNIM affiche des ambitions transnationales. Un affaiblissement durable du Mali pourrait transformer le pays en base arrière pour des opérations au Burkina Faso, au Niger, mais aussi vers le Sénégal et la Mauritanie, pays stratégiques pour l’approvisionnement en marchandises de la région.

    Enfin, la menace pourrait aussi être interne. Le durcissement de la répression par la junte alimente les mécontentements, ouvrant la voie à un possible coup d’État de l’intérieur. En somme, la crise actuelle révèle les limites d’une stratégie sécuritaire axée sur des partenaires extérieurs et souligne l’érosion de la légitimité d’un État peinant à assurer la protection de ses citoyens.

  • Vers un partenariat stratégique renforcé entre le Sénégal et le Botswana

    Vers un partenariat stratégique renforcé entre le Sénégal et le Botswana

    Les liens diplomatiques entre le Sénégal et le Botswana franchissent un cap décisif. À travers un dialogue de haut niveau, les présidents Bassirou Diomaye Faye et Duma Boko ont exprimé leur volonté de structurer une alliance économique robuste entre Dakar et Gaborone. Ces deux leaders, portés au pouvoir par des alternances démocratiques récentes, affichent une vision convergente sur les enjeux de souveraineté continentale.

    Une synergie Sud-Sud à construire

    Actuellement, les relations commerciales entre ces deux nations restent timides. L’éloignement géographique et l’appartenance à des blocs régionaux distincts — la CEDEAO pour le Sénégal et la SADC pour le Botswana — ont longtemps freiné les échanges. En l’absence d’accords tarifaires spécifiques, les investissements mutuels sont encore marginaux.

    C’est ce fossé que les deux chefs d’État ambitionnent de combler en s’appuyant sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Ce levier juridique, opérationnel depuis 2021, doit servir de moteur pour intensifier la circulation des services, des biens et de l’expertise technique entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique australe.

    Des atouts industriels et miniers complémentaires

    Le Botswana et le Sénégal disposent de ressources qui pourraient nourrir des échanges fructueux. Gaborone, référence mondiale pour sa gestion du secteur minier, tire sa force de la production de diamants. Le pays s’efforce désormais de diversifier son économie et de valoriser localement ses ressources naturelles.

    De son côté, le Sénégal entre dans le cercle des nations productrices d’hydrocarbures grâce aux gisements de Sangomar et Grand Tortue Ahmeyim. Dakar peut également faire valoir son dynamisme dans le numérique, la finance et l’enseignement supérieur. Un point d’intérêt majeur réside dans le partage d’expérience sur la gestion des revenus extractifs, le Botswana possédant une expertise historique avec son fonds souverain.

    Une diplomatie de rupture et de renouveau

    Pour Bassirou Diomaye Faye, ce rapprochement s’inscrit dans une volonté d’élargir les horizons diplomatiques du Sénégal au-delà de ses partenaires traditionnels. Le Botswana, symbole de stabilité démocratique, représente un allié de choix pour un gouvernement prônant une transformation profonde.

    Duma Boko, dont l’élection fin 2024 a mis fin à des décennies de domination du parti au pouvoir, partage cet élan réformateur. Cette proximité idéologique offre un socle solide pour transformer les intentions politiques en réalités économiques. L’enjeu sera désormais de lever les freins logistiques, notamment par la création de liaisons aériennes, et d’instaurer un cadre juridique sécurisant pour les investisseurs des deux pays.

  • Offensive militaire au lac Tchad : les combattants de Boko Haram en pleine déroute

    Offensive militaire au lac Tchad : les combattants de Boko Haram en pleine déroute

    Les forces armées du Tchad, du Nigeria et du Niger ont mené une série d’assauts coordonnés, forçant les membres du groupe terroriste Boko Haram à abandonner plusieurs de leurs positions stratégiques sur le lac Tchad. Cette offensive, mêlant raids aériens et interventions au sol, marque un tournant dans la sécurisation de cette zone frontalière.

    Lac Tchad : Boko Haram en fuite après des opérations militaires conjointes

    Des frappes intensives contre les repaires terroristes

    Depuis quelques jours, l’armée du Tchad pilonne les bases de Boko Haram dissimulées sur les îles isolées de cette vaste zone humide partagée entre le Nigeria, le Tchad, le Niger et le Cameroun. Des rapports locaux indiquent que les insurgés ont déserté des sites tels que Dogon Chukwu, Kangarwa et Gashakar, fuyant par voie fluviale avec leurs proches. Des combats acharnés ont également été signalés sur l’île de Kaukeri, identifiée comme un centre névralgique de l’organisation jihadiste dans la région.

    Le lourd tribut des populations civiles

    L’intensité des opérations n’a malheureusement pas épargné les civils. De nombreux pêcheurs nigérians, opérant dans des secteurs sous le joug de Boko Haram, auraient perdu la vie lors des raids aériens. Des blessés graves ont été transportés vers une structure hospitalière à Bosso, au Niger, pour y recevoir des soins d’urgence. Dans cette enclave, les travailleurs de la pêche sont souvent contraints de verser des taxes illégales aux groupes armés pour pouvoir continuer à exercer leur activité.

    Une contre-attaque après des pertes militaires significatives

    Cette mobilisation d’envergure fait suite à plusieurs agressions meurtrières contre les troupes tchadiennes. Récemment, le Tchad a observé un deuil national après la disparition de deux généraux tombés dans une embuscade, un drame qui s’ajoute à une attaque ayant coûté la vie à au moins 24 soldats sur les berges du lac. Pour répondre à cette menace, une alliance aérienne entre le Tchad, le Nigeria et le Niger a été activée, chaque nation engageant des avions de combat pour neutraliser les poches de résistance.

    Une crise sécuritaire persistante dans le bassin du lac Tchad

    Depuis 2009, l’insurrection menée par Boko Haram et la branche locale de l’État islamique a plongé la région dans le chaos, causant des milliers de décès et le déplacement de millions de citoyens. Pour endiguer cette instabilité chronique qui affecte les pays limitrophes, les États de la zone ont renforcé les activités de leur force multinationale mixte, visant à restaurer la paix durablement dans le bassin du lac Tchad.

  • Quel avenir pour le GCAP au Tchad après la condamnation de ses cadres ?

    Quel avenir pour le GCAP au Tchad après la condamnation de ses cadres ?

    Appels sur l'actualité.

    Le paysage politique au Tchad traverse une période de fortes turbulences. Suite à la condamnation judiciaire de huit responsables de premier plan du GCAP (Groupe de concertation des acteurs politiques), le devenir de cette coalition d’opposition est désormais au centre de toutes les préoccupations. Ce verdict soulève des questions cruciales sur la capacité de mouvement à maintenir sa dynamique de contestation.

    Une coalition face au défi de la survie politique

    La mise à l’écart de ces cadres influents constitue un choc majeur pour l’organisation interne du GCAP. Les experts se penchent sur les répercussions directes de cette décision de justice, qui pourrait soit affaiblir durablement l’opposition, soit provoquer une recomposition des forces en présence dans le pays. L’analyse de la situation permet de dégager plusieurs points de réflexion :

    • La résilience de la structure face à l’absence de ses piliers historiques.
    • Les stratégies de remplacement ou de réorganisation pour assurer la continuité des actions.
    • La réaction de l’opinion publique tchadienne face à ce durcissement du climat politique.

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    Alors que le Tchad observe de près ces développements, l’avenir du GCAP reste en suspens. Entre pression judiciaire et nécessité de renouveau, la coalition joue sa survie dans un contexte où chaque mouvement est scruté par les observateurs de la vie politique africaine.

  • Le Paris Saint-Germain prêt à tout pour attirer Julian Alvarez

    Le Paris Saint-Germain prêt à tout pour attirer Julian Alvarez

    En quête de sang neuf pour dynamiser son attaque, le Paris Saint-Germain explore activement la piste menant à Julian Alvarez. Pour convaincre l’Atlético de Madrid de céder son champion du monde, la direction parisienne pourrait s’appuyer sur un atout inattendu : l’intérêt prononcé des Madrilènes pour Lee Kang-In.

    Un profil taillé pour le système de Luis Enrique

    Alors que le prochain marché des transferts se profile, le PSG cherche à ajuster son effectif pour compenser d’éventuels mouvements. Le cas de Gonçalo Ramos interroge, car son style de jeu ne semble pas totalement en phase avec la philosophie tactique de Luis Enrique. À l’inverse, Julian Alvarez, déjà pisté lors de son départ de Manchester City vers l’Espagne, possède toutes les qualités recherchées. L’entraîneur espagnol suit de très près l’évolution de l’Argentin, qu’il verrait d’un très bon œil dans son dispositif offensif.

    Lee Kang-In, la clé du dossier pour les Colchoneros ?

    L’opération pourrait se décanter grâce à un échange stratégique. L’Atlético de Madrid n’a jamais caché son admiration pour Lee Kang-In, un joueur qu’ils avaient déjà tenté de recruter l’été dernier. Si Luis Enrique s’était opposé à son départ à l’époque, la perspective de récupérer Julian Alvarez pourrait changer la donne. Le milieu offensif sud-coréen deviendrait alors une pièce maîtresse dans les négociations pour faciliter l’arrivée de l’attaquant vedette dans la capitale française.

    Une polyvalence précieuse pour les grandes échéances

    L’atout majeur de Julian Alvarez réside dans sa capacité à occuper plusieurs postes sur le front de l’attaque. Que ce soit en pointe ou dans un rôle de soutien, il a prouvé sa valeur au plus haut niveau, notamment par son sens du sacrifice et son volume de jeu. Ces qualités sont indispensables pour s’imposer sous les ordres de Luis Enrique, qui prône une rotation régulière et une intensité constante. Dans une équipe parisienne qui cherche à franchir un cap, l’Argentin apporterait une solution fiable et performante, capable de faire la différence lors des matchs à haute pression.

  • Offensive économique à Nairobi : le Sénégal mobilise ses meilleurs experts pour séduire les bailleurs

    Offensive économique à Nairobi : le Sénégal mobilise ses meilleurs experts pour séduire les bailleurs

    Le Sénégal aborde l’échéance de Nairobi 2026 avec une stratégie mûrement réfléchie : transformer ce sommet international en un véritable tremplin pour son attractivité économique. Sous la direction du président Bassirou Diomaye Faye, une délégation de haut niveau, surnommée la « Dream Team » par les observateurs, a été constituée. Ce groupe d’élite rassemble les figures centrales de l’exécutif et de la gestion financière du pays pour présenter un programme de réformes ambitieux.

    Une équipe d’experts pour rassurer les partenaires financiers

    La sélection des membres de cette mission reflète une volonté de cohérence et de rigueur. En accompagnant le chef de l’État, les responsables des secteurs économiques et financiers visent un but précis : proposer aux investisseurs un interlocuteur unique et hautement qualifié. Cette approche permet de répondre avec précision aux interrogations techniques concernant la gestion de la dette, les réformes fiscales, le développement des infrastructures ou encore les enjeux de la transition énergétique.

    En privilégiant une équipe resserrée mais experte, les autorités sénégalaises marquent une rupture avec les pratiques antérieures. L’idée est de délivrer un message clair et percutant, loin des délégations trop nombreuses qui pouvaient autrefois diluer l’efficacité diplomatique. Chaque délégué dispose d’une feuille de route spécifique, qu’il s’agisse de négocier de nouveaux financements ou de promouvoir les projets prioritaires du plan de transformation nationale.

    Nairobi, le nouveau centre névralgique de la finance en Afrique

    La capitale du Kenya s’est imposée comme un carrefour incontournable pour les décideurs du continent. Entre les sièges d’organisations internationales et un écosystème dynamique de capital-investissement, Nairobi concentre les flux financiers vers l’Afrique subsaharienne. Pour le Sénégal, projeter une image de sérieux et de stabilité dans ce hub est un enjeu géopolitique majeur.

    Alors que certaines régions d’Afrique de l’Ouest font face à des instabilités, le Sénégal cherche à se distinguer en captant l’attention des fonds souverains et des partenaires internationaux présents en Afrique de l’Est. Cette démarche vise à diversifier les soutiens financiers et à élargir le réseau traditionnel des bailleurs de fonds du pays.

    Capter des capitaux pour les secteurs stratégiques

    Cette offensive diplomatique survient alors que le gouvernement sénégalais finalise un état des lieux rigoureux de ses finances publiques. Dans ce contexte de renégociation avec les institutions multilatérales, chaque intervention internationale est analysée par les marchés et les agences de notation comme un indicateur de la trajectoire économique du pays.

    Les priorités pour attirer les capitaux sont clairement identifiées :

    • Hydrocarbures : exploitation des gisements de pétrole et de gaz.
    • Agriculture : renforcement de la souveraineté alimentaire.
    • Numérique : accélération de la transformation technologique.
    • Énergies renouvelables et infrastructures de transport.

    L’industrialisation locale reste également au cœur des échanges, perçue comme le moteur essentiel d’une croissance capable de générer des emplois. Au-delà des discours, le succès de cette mission se mesurera à la capacité du Sénégal à transformer ces premiers contacts en partenariats concrets et en investissements réels sur le terrain. Cette méthode, alliant leadership politique et expertise technique, témoigne d’une modernisation de la diplomatie économique du pays.

  • Lutte contre le blanchiment au Sénégal : les enjeux du rapport 2025 de la CENTIF

    Lutte contre le blanchiment au Sénégal : les enjeux du rapport 2025 de la CENTIF

    La Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) du Sénégal vient de dévoiler son bilan annuel pour l’année 2025. Sous la direction de son président, Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, ce document stratégique souligne l’importance capitale de la surveillance financière pour garantir la souveraineté du pays. Pour les autorités de Dakar, la solidité du secteur financier est désormais un gage de confiance internationale et de sécurité budgétaire.

    Un pilier essentiel contre la criminalité financière

    Issue des directives de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), la CENTIF agit comme le centre névralgique de la lutte contre les flux illicites au Sénégal. Son rôle consiste à centraliser et examiner les déclarations de soupçon transmises par divers acteurs : banques, assureurs, notaires ou encore prestataires de services de paiement. Ces actions s’alignent sur les standards du Groupe d’action financière (GAFI) et du GIABA, chargés de vérifier la rigueur des dispositifs nationaux.

    Le rapport de 2025 note une implication croissante des secteurs non bancaires, signe d’une meilleure diffusion des règles de conformité. Si les banques restent les premières contributrices, l’essor de la monnaie électronique et des technologies financières (fintechs) crée de nouveaux défis. Cette mutation des usages oblige la cellule à moderniser ses outils pour pister des transactions de plus en plus complexes.

    Éviter les listes grises pour protéger l’économie

    L’enjeu est de taille dans un environnement régional complexe. Le maintien ou la sortie des listes de surveillance du GAFI est crucial pour le Sénégal. Une mauvaise notation entraînerait des difficultés d’accès au crédit international et freinerait les investissements étrangers. C’est un point critique alors que le pays mise sur ses ressources gazières et ses grands projets d’infrastructure pour se développer.

    Cheikh Mouhamadou Bamba Siby rappelle que sans une maîtrise totale des circuits d’argent, l’État risque de voir ses richesses détournées par des réseaux criminels, favorisant la corruption ou l’instabilité au Sahel. La CENTIF se définit donc comme un rempart protégeant les finances publiques contre la fraude fiscale et les circuits opaques.

    Partenariats et modernisation technologique

    Le rapport met également en lumière la collaboration active avec d’autres cellules de renseignement via le groupe Egmont. Ce réseau international facilite le traitement des dossiers liés à des sociétés-écrans basées à l’étranger. Au niveau national, la CENTIF renforce ses liens avec le pôle judiciaire financier et l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC).

    Toutefois, des obstacles subsistent. Face à l’explosion du nombre de signalements, la cellule doit accroître ses capacités humaines et techniques. La formation aux risques liés aux cryptomonnaies et l’utilisation du big data pour l’analyse des données massives sont désormais des priorités absolues pour les années à venir.

    En conclusion, ce rapport 2025 appelle à une prise de conscience collective. La conformité financière ne doit plus être perçue comme une contrainte administrative, mais comme un investissement nécessaire pour la stabilité économique du Sénégal.

  • Lens – PSG : sur quelle chaîne et à quelle heure suivre le choc pour le titre ?

    Lens – PSG : sur quelle chaîne et à quelle heure suivre le choc pour le titre ?

    Le Paris Saint-Germain à un pas du sacre face au Racing Club de Lens

    Le dénouement de la saison de Ligue 1 approche à grands pas. Ce mercredi, le Paris Saint-Germain se déplace sur la pelouse du Racing Club de Lens pour disputer une rencontre en retard comptant pour la 29e journée. Ce duel au sommet pourrait marquer l’histoire du championnat de France dès le coup de sifflet final.

    Le titre de champion de France en ligne de mire pour Paris

    Avec une avance confortable de six points sur leur adversaire du soir et une différence de buts largement supérieure, les Parisiens n’ont besoin que d’un petit point pour être officiellement couronnés. Un match nul au Stade Bollaert-Delelis suffirait à offrir au PSG son quatorzième trophée national. Alors que l’objectif hexagonal est presque atteint, les hommes de la capitale gardent également en perspective leur finale de Ligue des champions prévue le 30 mai prochain contre Arsenal.

    Lens veut briller dans son antre de Bollaert

    La tâche s’annonce ardue pour les Sang et Or, mais le club nordiste compte bien jouer les trouble-fêtes. Réputé pour être la formation la plus performante à domicile cette saison, Lens devra toutefois se méfier du leader parisien, particulièrement redoutable lors de ses déplacements. Pour rappel, lors de la confrontation aller au Parc des Princes, le PSG s’était imposé sur le score de 2-0.

    Informations pratiques : où voir le match Lens – PSG ?

    Pour ne rien manquer de cette affiche décisive entre les deux meilleures équipes du championnat, voici les détails de la diffusion :

    • Lieu : Stade Bollaert-Delelis (Lens)
    • Date : Mercredi 13 mai
    • Heure du coup d’envoi : 21h00
    • Chaîne TV : La rencontre sera retransmise en direct et en exclusivité sur beIN SPORTS 1.
  • Faure Gnassingbé à Kampala pour l’investiture de Yoweri Museveni

    Faure Gnassingbé à Kampala pour l’investiture de Yoweri Museveni

    Le chef de l’État togolais, Faure Gnassingbé, s’est rendu à Kampala, en Ouganda, pour une visite officielle le 12 mai 2026. Le président du Togo a pris part à la cérémonie solennelle de prestation de serment de Yoweri Museveni, dont la réélection a été confirmée lors du scrutin de janvier dernier.

    Placée sous le signe de la consolidation des progrès et de l’ambition d’atteindre le statut de pays à revenu intermédiaire supérieur, cette célébration a mobilisé une vaste assemblée de dirigeants africains ainsi que des représentants diplomatiques venus d’Europe, d’Asie et du continent américain.

    Au cours de ce déplacement, Faure Gnassingbé a exprimé ses félicitations les plus chaleureuses à son homologue ougandais, lui souhaitant une pleine réussite pour ce nouveau mandat. De son côté, Yoweri Museveni a salué la venue du dirigeant togolais, y voyant un témoignage fort de l’excellence des relations bilatérales entre Lomé et Kampala.

    Les deux chefs d’État ont également abordé les défis sécuritaires majeurs dans la région des Grands Lacs. En sa qualité de médiateur mandaté par l’Union africaine pour résoudre la crise dans l’est de la République démocratique du Congo, Faure Gnassingbé a réaffirmé sa détermination à poursuivre le dialogue avec l’ensemble des parties prenantes pour instaurer une paix pérenne.

    Le président ougandais a tenu à rendre hommage à la vision diplomatique du Togo, axée sur la recherche de solutions négociées et pacifiques. Cette rencontre souligne l’implication continue du Togo dans les dynamiques d’intégration et de stabilité sur le continent africain.

  • Coopération entre le Sénégal et la BERD : vers une intensification des investissements stratégiques

    Coopération entre le Sénégal et la BERD : vers une intensification des investissements stratégiques

    Le président Bassirou Diomaye Faye a accordé une audience à une importante délégation de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), représentée par sa présidente, Odile Renaud-Basso.

    Audience avec Bassirou Diomaye : La BERD annonce une montée en puissance de ses interventions au Sénégal

    Cette rencontre a permis de passer en revue les différentes interventions de l’institution financière sur le territoire sénégalais, tout en explorant les pistes pour intensifier les échanges et le soutien technique auprès des autorités nationales.

    Les axes majeurs de l’engagement de la BERD

    Malgré une installation récente au Sénégal, l’organisation a déjà franchi des étapes significatives. Elle a notamment procédé au recrutement de collaborateurs locaux pour piloter des projets stratégiques touchant à l’accès à l’eau, à la transition énergétique et à l’appui aux entreprises privées.

    Un point d’honneur a été mis sur le chantier de l’usine de dessalement, un projet d’envergure mené en collaboration avec ACWA Power. Cette infrastructure est capitale pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable de la zone du Grand Dakar.

    En parallèle, l’institution se positionne comme un partenaire clé dans le domaine des énergies propres et propose des solutions de financement adaptées aux acteurs du secteur privé local. Lors de ces échanges, la BERD a réaffirmé son désir d’accompagner durablement le pays, en s’inscrivant pleinement dans la stratégie nationale portée par la Vision Sénégal 2050.

  • Lens – PSG : où et quand suivre ce choc de Ligue 1 en direct ?

    Lens – PSG : où et quand suivre ce choc de Ligue 1 en direct ?

    Le stade Bollaert s’apprête à vibrer pour l’affiche entre le RC Lens et le PSG ce mercredi 13 mai à 21h. Ce duel, comptant pour la 29e journée de Ligue 1, sera diffusé en exclusivité sur la chaîne beIN Sports 1.

    Lens contre PSG : une affiche de haut de tableau

    Le RC Lens a déjà assuré sa présence en Ligue des Champions en sécurisant la deuxième place du championnat. Cette réussite s’est scellée lors d’une soirée mémorable où le jeune Mezian Mesloub, âgé de seulement 16 ans, a trouvé le chemin des filets quelques secondes après son entrée en jeu. Un moment historique pour son premier match professionnel. L’entraîneur lensois, Pierre Sage, a souligné la dimension émotionnelle de cet exploit, rappelant que le père du joueur est une figure du club. Désormais, les Sang et Or ambitionnent également de briller en Coupe de France.

    De son côté, le PSG arrive dans le Nord avec un statut de leader conforté. Malgré une prestation laborieuse face à Brest, les Parisiens se sont imposés grâce à une réalisation tardive de Désiré Doué à la 82e minute. Ce succès minimaliste permet au club de la capitale de maintenir son avance en tête du classement.

    Comment regarder Lens – PSG en direct ?

    Pour ne rien manquer de ce choc au sommet, les supporters devront se brancher sur beIN Sports le mercredi 13 mai à 21h. Plusieurs options s’offrent aux téléspectateurs pour accéder à la rencontre. Canal+ propose notamment son pack Sport au tarif de 29,99 euros mensuels la première année, avant de passer à 39,99 euros, avec un engagement de deux ans. Cette offre inclut l’accès aux grandes compétitions européennes.

    Alternativement, RMC Sport met à disposition une version 100 % digitale. Le prix est fixé à 29 euros par mois avec un engagement d’un an, ou 35 euros par mois pour la formule sans engagement. C’est l’occasion idéale de suivre l’une des rencontres les plus attendues de la saison de Ligue 1.

  • Crise énergétique au Mali : le sabotage des infrastructures plonge Bamako dans l’obscurité

    Crise énergétique au Mali : le sabotage des infrastructures plonge Bamako dans l’obscurité

    Le week-end des 10 et 11 mai 2026 a marqué un tournant critique pour la stabilité énergétique du Mali. Dans la région de Kayes, à proximité de la réserve forestière du Baoulé, des éléments du Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (JNIM) ont procédé au dynamitage coordonné de plusieurs pylônes haute tension. Cet acte de sabotage de grande ampleur a été perpétré alors que l’Africa Corps, partenaire russe des forces locales, est censé assurer la sécurité de la zone, soulevant ainsi de vives inquiétudes sur l’efficacité réelle de cette collaboration sur le terrain.

    Une stratégie de siège contre l’économie malienne

    L’insurrection armée semble avoir franchi un nouveau palier dans sa confrontation avec l’État. Au-delà des escarmouches habituelles en zone rurale, le JNIM mène désormais une véritable guerre d’usure contre les infrastructures vitales. Après avoir perturbé les flux commerciaux en s’attaquant aux convois de marchandises et aux transports civils sur les axes routiers majeurs, les groupes terroristes ciblent maintenant le cœur énergétique du pays. En frappant les lignes de transport d’électricité, ils visent directement la résilience de Bamako et la stabilité du gouvernement de transition.

    L’expertise technique affichée lors de ces destructions est préoccupante. Les assaillants ont ciblé des structures métalliques complexes dans des zones d’accès difficile, provoquant un effondrement du réseau qui a plongé de nombreux quartiers de la capitale dans un noir total. Cette situation aggrave une crise énergétique déjà profonde, rendant le quotidien des citoyens de plus en plus précaire.

    L’impuissance sécuritaire face au sabotage

    Le contraste est saisissant entre les annonces de sécurisation et la réalité des faits. Bien que les unités de l’Africa Corps et les Forces Armées Maliennes (FAMa) affirment contrôler ces secteurs stratégiques, les groupes armés ont pu acheminer des explosifs et miner des installations massives sans être détectés. Cette incapacité à protéger des points sensibles pose la question de l’adéquation des moyens militaires russes face à des menaces hybrides et décentralisées.

    Malgré l’usage de drones et la multiplication des patrouilles, le réseau électrique reste vulnérable. Pour de nombreux observateurs, l’efficacité des paramilitaires russes semble se limiter aux centres urbains et à la communication de guerre, laissant les infrastructures critiques à la merci des commandos de saboteurs.

    Une capitale asphyxiée par la chaleur et l’obscurité

    Pour la population de Bamako, les conséquences sont dramatiques. La ville subit une canicule extrême avec des températures atteignant 45°C. L’absence d’électricité rend impossible l’usage des systèmes de ventilation et paralyse les pompes nécessaires à la distribution de l’eau potable. Les centres de santé et les maternités se retrouvent dans une situation d’urgence absolue, tentant de maintenir leurs activités vitales avec des moyens de fortune.

    Bien que les autorités tentent de rassurer en évoquant l’arrivée de convois de carburant, la réalité technique est implacable : les groupes électrogènes de secours ne peuvent compenser la perte des lignes haute tension. La vie économique et sociale de la capitale est suspendue à une réparation incertaine du réseau.

    Menaces régionales sur les barrages de Manantali et Sélingué

    L’inquiétude s’étend désormais au-delà des frontières nationales. Des sources sécuritaires indiquent que le JNIM pourrait désormais viser les barrages hydroélectriques de Manantali et Sélingué. Ces infrastructures sont essentielles non seulement pour le Mali, mais aussi pour le Sénégal et la Mauritanie, qui dépendent des accords de partage énergétique et de la gestion des eaux du bassin du fleuve.

    Une attaque contre ces barrages provoquerait une catastrophe régionale, menaçant l’agriculture irriguée et l’approvisionnement en eau de millions de personnes. Cette escalade dans le choix des cibles montre une volonté délibérée de provoquer un chaos total auquel les dispositifs sécuritaires actuels peinent à répondre efficacement.

    Le gouvernement de transition se retrouve aujourd’hui face à un défi immense. La promesse de reconquête territoriale et de sécurité totale se heurte à la fragilité des services de base. Alors que le coût du soutien de l’Africa Corps pèse lourdement sur les finances publiques, les résultats en matière de protection des infrastructures vitales se font attendre. Pour les habitants de Bamako, la souveraineté nationale doit désormais se traduire par un accès concret à l’eau et à la lumière.