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  • Sénégal : l’opposition alerte sur une crise institutionnelle au sommet de l’État

    Sénégal : l’opposition alerte sur une crise institutionnelle au sommet de l’État

    La dynamique au sein de l’exécutif sénégalais, impliquant le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, est désormais scrutée de près par l’opposition. Abdou Mbow, figure de l’Alliance pour la République (APR) et membre du groupe parlementaire Takku Wallu, estime que le pays est confronté à un véritable « bras de fer politique » qui pourrait mener à une « crise institutionnelle ». Cette analyse, rendue publique par ce cadre de l’ancien parti présidentiel de Macky Sall, vise à mettre en lumière les signaux contradictoires perçus au sommet du pouvoir sénégalais ces dernières semaines.

    Un exécutif sénégalais sous haute tension

    Élus ensemble en mars 2024 sur un programme de rupture, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko avaient initialement incarné une dyarchie revendiquée par le parti Pastef. La répartition des rôles, présentée comme fluide entre la présidence et la primature, a progressivement laissé apparaître des divergences notables. Celles-ci concernent notamment le rythme des réformes gouvernementales, la gestion des dossiers judiciaires hérités de l’administration précédente, et la stratégie de communication politique du gouvernement.

    Pour Abdou Mbow, ces indicateurs dépassent la simple cacophonie. Le parlementaire y décèle une confrontation latente entre deux pôles de pouvoir, chacun cherchant à imposer sa propre cadence. La question de la primauté politique du Premier ministre, leader incontesté du Pastef et chef de file victorieux des législatives de novembre 2024, face à un président qui est constitutionnellement le seul détenteur du pouvoir exécutif suprême, est au cœur de cette interprétation.

    L’opposition en embuscade politique

    L’APR, formation de l’ancien président Macky Sall, tente de tirer parti de ces frictions internes. Affaiblie par ses défaites aux élections présidentielles et législatives anticipées, elle s’efforce de se repositionner en tant que gardienne des institutions. Le groupe Takku Wallu, qui représente le principal bloc d’opposition à l’Assemblée nationale, multiplie les interventions pour transformer les tensions internes du pouvoir en un risque de blocage des institutions de l’État.

    Cette approche n’est pas anodine. En évoquant une « crise institutionnelle », Abdou Mbow déplace le débat du registre purement partisan vers celui de la stabilité étatique. Ce procédé permet de soulever des interrogations sur la clarté des décisions publiques, à un moment où plusieurs chantiers majeurs, tels que la renégociation annoncée des contrats miniers et pétroliers, l’assainissement des finances publiques et la mise en œuvre de l’Agenda Sénégal 2050, exigent une cohérence sans faille entre la présidence et la primature.

    Une dyarchie à l’épreuve des grands dossiers

    Le contexte économique actuel accroît la sensibilité de toute fissure au sommet de l’État. Les audits commandités par le nouveau pouvoir ont révélé un endettement public supérieur aux chiffres officiels précédents, poussant Dakar à des négociations complexes avec le Fonds monétaire international. La gestion de ce passif, conjuguée à la perspective d’une révision du cadre fiscal des hydrocarbures, nécessite une trajectoire claire et une communication unifiée.

    Cependant, plusieurs arbitrages récents ont mis en évidence des nuances entre l’entourage présidentiel et celui du Premier ministre. Le ton parfois incisif d’Ousmane Sonko envers certains acteurs économiques, médiatiques ou judiciaires contraste avec la posture plus institutionnelle adoptée par Bassirou Diomaye Faye. Les observateurs notent que cette répartition tacite des rôles, longtemps perçue comme complémentaire, devient désormais un enjeu politique exploité par l’opposition.

    Il n’en reste pas moins que ni la présidence, ni la primature n’ont, à ce stade, confirmé l’existence d’un désaccord ouvert. Le pouvoir sénégalais continue d’afficher une unité de façade lors des conseils des ministres et des événements publics majeurs. Les déclarations d’Abdou Mbow s’inscrivent donc dans une guerre narrative, où l’APR tente d’ancrer dans l’opinion l’idée d’un exécutif fragilisé, tandis que Pastef défend l’image d’une coordination harmonieuse entre deux personnalités complémentaires.

    L’enjeu, pour Dakar, dépasse la simple chronique politique. La capacité du couple exécutif à dissiper le doute conditionnera la confiance des partenaires économiques et des bailleurs internationaux, à un moment clé où le Sénégal négocie son nouveau cadre de financement et structure ses futures recettes d’hydrocarbures issues des champs GTA et Sangomar.

  • Sénégal : l’intégrité du gouvernement mise à l’épreuve par le retard des déclarations de patrimoine

    Sénégal : l’intégrité du gouvernement mise à l’épreuve par le retard des déclarations de patrimoine

    La transparence financière se transforme en un véritable défi pour l’exécutif au Sénégal. Selon des échos en provenance de Dakar, un certain nombre de membres du gouvernement seraient en retard concernant leur déclaration de patrimoine. Cette situation fragilise l’un des piliers du programme porté par le duo Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko depuis leur accession au pouvoir en avril 2024. Au-delà de la procédure administrative, c’est la cohérence de la parole publique qui est ici interrogée.

    Le cadre légal sénégalais, défini par la loi de 2014 créant l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), impose aux hauts responsables de l’État de soumettre un inventaire précis de leurs possessions lors de leur prise de fonction et à la fin de leur mandat. Cette obligation concerne le président de la République, le Premier ministre, l’ensemble des ministres, les chefs d’institutions ainsi que les gestionnaires de fonds publics dont le budget excède un milliard de francs CFA.

    Un cadre juridique aux exigences précises

    La législation ne laisse aucune place à l’interprétation concernant les délais. Les personnalités assujetties ont trois mois après leur nomination pour déposer leur dossier auprès de l’OFNAC. Une fois ce délai expiré, la situation des retardataires devient irrégulière sur le plan juridique. Plusieurs membres du cabinet formé à l’automne 2024 seraient actuellement en défaut de conformité, d’après les révélations de la presse locale.

    Ce manquement entraîne des conséquences concrètes. La loi stipule qu’en l’absence de déclaration, l’OFNAC doit envoyer une mise en demeure. Si l’intéressé ne réagit pas, l’institution a le pouvoir de saisir les tribunaux. Les sanctions encourues vont de la suspension des émoluments à des poursuites judiciaires. Bien que ce dispositif soit conçu pour être dissuasif, son application réelle a souvent fait l’objet de débats par le passé.

    Un enjeu politique majeur pour le nouveau pouvoir

    La situation est délicate pour les autorités actuelles, dont la campagne électorale reposait sur la reddition des comptes et la lutte contre l’enrichissement illicite. Alors que le gouvernement a lancé des enquêtes contre des anciens responsables du régime de Macky Sall en s’appuyant sur l’OFNAC et le pool judiciaire financier, tout manquement interne pourrait nuire à la crédibilité morale du pouvoir en place.

    L’OFNAC, aujourd’hui dirigé par une magistrate, possède les leviers nécessaires pour faire respecter la loi. La question reste de savoir si la volonté politique suivra, alors que les rapports passés de l’organe de contrôle ont souvent souligné un faible taux de respect de cette obligation. Les documents précédents indiquaient que des centaines de déclarations manquaient encore à l’appel, toutes mandatures confondues.

    La transparence, un défi à l’échelle de l’Afrique de l’Ouest

    Le cas du Sénégal reflète une tendance régionale. Des nations comme la Côte d’Ivoire, le Bénin et le Burkina Faso ont instauré des mécanismes similaires, encouragés par les directives de la CEDEAO et de l’Union africaine sur la lutte contre la corruption. Toutefois, l’efficacité de ces mesures varie d’un pays à l’autre, se heurtant parfois à des lourdeurs bureaucratiques ou au caractère confidentiel des données recueillies.

    À Dakar, des organisations de la société civile, à l’instar du Forum civil (branche locale de Transparency International), militent pour que ces déclarations soient rendues publiques, suivant l’exemple de certains pays européens. Pour l’heure, la loi sénégalaise impose la confidentialité absolue, et toute fuite d’information est passible de sanctions pénales.

    Le gouvernement se trouve désormais face à un choix décisif. Une régularisation immédiate permettrait d’éteindre la polémique. Dans le cas contraire, l’activation des procédures de l’OFNAC pourrait déclencher une crise politique coûteuse pour une administration qui a fait de l’exemplarité son cheval de bataille. Les ministres concernés risquent désormais de recevoir une mise en demeure officielle pour se conformer à la loi.

  • Modernisation des corridors de transit entre le Tchad, le Cameroun et la RCA

    Modernisation des corridors de transit entre le Tchad, le Cameroun et la RCA

    Le Tchad intensifie ses efforts pour moderniser les corridors de transit régionaux reliant N’Djamena aux ports de Douala et aux infrastructures de Bangui. Les autorités tchadiennes ont relancé un vaste programme logistique visant à faciliter les flux commerciaux entre le Cameroun, le Tchad et la République centrafricaine (RCA). Ces trois nations partagent une dépendance stratégique vis-à-vis du port autonome de Douala. Ce projet crucial impacte directement la compétitivité, la sécurité alimentaire et l’intégration au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

    Un levier de croissance pour les pays enclavés

    Pour le Tchad et la République centrafricaine, l’accès au littoral camerounais représente un axe vital. Historiquement, environ 90 % des importations du Tchad transitent par Douala, le principal port en eau profonde de cette zone d’Afrique. La route reliant Douala à N’Djamena, longue de 1 800 kilomètres, est le pilier du commerce extérieur tchadien. Tout ralentissement sur ce trajet, qu’il soit dû à l’état des routes ou à des contraintes administratives, provoque une inflation immédiate des prix des produits de consommation dans la capitale.

    Le corridor entre Douala et Bangui fait face à des difficultés similaires, accentuées par l’instabilité chronique dans certaines zones de la RCA. Les transporteurs font état de délais de livraison s’étendant sur plusieurs semaines, bien loin des standards théoriques. Bien que la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD) aient investi dans la réhabilitation de certains segments, des défis structurels persistent pour rendre cet axe pleinement performant.

    La stratégie diplomatique de N’Djamena

    En remettant ce dossier au premier plan, les dirigeants tchadiens manifestent une réelle ambition politique. Cette initiative s’inscrit dans la diplomatie économique de Mahamat Idriss Déby Itno, qui souhaite renforcer l’influence régionale du Tchad. N’Djamena cherche à obtenir de meilleures conditions de transit auprès de Yaoundé, notamment sur les tarifs portuaires et la fluidité des contrôles. Des échanges bilatéraux sont en cours pour simplifier les formalités douanières et généraliser le suivi électronique des marchandises.

    Cette dynamique inclut également la RCA. Bangui soutient cette coopération renforcée afin de mutualiser les investissements et de peser davantage face aux bailleurs de fonds internationaux. Toutefois, la mise en œuvre de ces ambitions reste conditionnée par les capacités budgétaires limitées des trois États concernés.

    Les défis majeurs pour une logistique performante

    La réussite de cette modernisation exige des réformes en profondeur pour éradiquer les tracasseries routières. Les contrôles intempestifs et les paiements informels sur les routes du Cameroun et du Tchad augmentent considérablement les coûts de transport. Par ailleurs, le projet de poste-frontière commun entre Kousséri et N’Djamena attend toujours d’être pleinement opérationnel pour réduire l’attente aux frontières.

    Le facteur sécuritaire demeure une préoccupation centrale. La zone du Lac Tchad subit les pressions de groupes armés comme Boko Haram, tandis que le nord de la Centrafrique reste instable. Enfin, l’émergence de nouvelles routes, comme celles menant au port nigérian de Port-Harcourt ou au port camerounais de Kribi, pourrait transformer la carte logistique régionale. Yaoundé mise d’ailleurs sur Kribi pour offrir une alternative moderne capable d’absorber une partie du trafic destiné au Tchad et à la RCA.

  • Le Paris Saint-Germain face à une vague d’absences pour le choc contre Lens

    Le Paris Saint-Germain face à une vague d’absences pour le choc contre Lens

    Une ribambelle d’absents au PSG pour le match du titre contre Lens

    Le Paris Saint-Germain, déjà virtuellement champion de France, se prépare à un déplacement délicat sur la pelouse du Racing Club de Lens. Pour cette rencontre de la 29e journée de Ligue 1, reportée, l’entraîneur Luis Enrique devra composer avec un effectif considérablement réduit. Malgré une confiance affichée après la victoire contre Brest, où il a souligné que le titre était acquis « à 99,9 % », le technicien espagnol verra pas moins de sept de ses éléments majeurs manquer à l’appel pour ce choc.

    Un véritable casse-tête pour Luis Enrique

    Le club parisien a officialisé une liste importante de joueurs forfaits pour cette confrontation décisive. Parmi les absents notables figurent Lee Kang-in, Willian Pacho, Nuno Mendes, Warren Zaïre-Emery, Achraf Hakimi, Lucas Chevalier et Quentin Ndjantou. Cette série d’indisponibilités pourrait insuffler un regain d’optimisme aux supporters lensois, bien que la perspective de relancer complètement la course au titre nécessiterait un exploit hors norme, comme une victoire par un score fleuve.

  • Crise des transports au Mali : Bamako sous pression après le blocus routier

    Crise des transports au Mali : Bamako sous pression après le blocus routier

    À Bamako le 26 avril 2026..

    L’insécurité grandissante au Mali a poussé plus d’une dizaine de compagnies de transport routier à interrompre leurs liaisons vers Bamako. Cette décision radicale survient alors que des groupes armés imposent un siège routier à la capitale, n’hésitant pas à s’attaquer aux véhicules et à les incendier.

    Le pays fait face à une instabilité croissante après les offensives coordonnées lancées fin avril par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), lié à Al-Qaïda, et les combattants du Front de libération de l’Azawad (FLA). Ces attaques ont visé des positions stratégiques tenues par les autorités actuelles.

    Depuis le 30 avril, un blocus asphyxie les principaux axes de communication menant à Bamako. Pour cet État enclavé, ces routes sont essentielles car elles permettent l’acheminement de la quasi-totalité des importations nécessaires à la survie de la population.

    « Nous avons suspendu nos trajets pour garantir la sécurité de nos passagers et limiter nos pertes matérielles », explique un responsable de société de transport. Ce dernier déplore la perte de six autocars lors d’incidents survenus récemment sur l’axe menant à Ségou. Si de nombreuses compagnies ont officiellement cessé leurs activités, d’autres le font discrètement pour éviter d’éventuelles sanctions administratives. Actuellement, seuls quelques minibus parviennent encore à rejoindre la ville en empruntant des voies secondaires.

    Pénuries d’énergie et difficultés d’approvisionnement à Bamako

    Les répercussions de ce blocus se font durement sentir dans les rues de la capitale. Voici les principaux problèmes rencontrés par les habitants :

    • Crise du carburant : De longues files de motos s’étirent devant les stations-service, le gasoil étant devenu extrêmement rare ces dernières semaines.
    • Électricité défaillante : La fourniture d’énergie a subi une dégradation majeure. Énergie du Mali (EDM) a évoqué des perturbations liées à des actes de sabotage sur le réseau électrique.
    • Accès à l’eau : La Société malienne de gestion de l’eau potable a prévenu que les délestages électriques affectent directement la distribution d’eau dans plusieurs quartiers.

    Bien que les autorités aient annoncé l’arrivée d’un convoi de plus de 700 citernes de carburant en provenance de la Côte d’Ivoire, la tension reste vive. La multiplication des attaques contre les convois de marchandises et les bus de passagers continue de paralyser l’économie locale et de fragiliser la sécurité des déplacements au Mali.

  • Drame au lac Tchad : des pêcheurs nigérians victimes de raids aériens contre Boko Haram

    Drame au lac Tchad : des pêcheurs nigérians victimes de raids aériens contre Boko Haram

    Des militaires tchadiens de la Force multinationale mixte partant en patrouille, le 6 mai 2026.

    L’aviation militaire du Tchad a déclenché une offensive d’envergure suite à l’assaut meurtrier contre la base de Barka Tolorom. Cette attaque djihadiste, survenue le 4 mai, avait entraîné la mort de 25 soldats, dont deux généraux, et fait 46 blessés. En représailles, des avions de chasse ont ciblé plusieurs îles du lac Tchad situées à la confluence des frontières avec le Nigeria et le Niger.

    Des frappes aériennes aux lourdes conséquences civiles

    Les opérations se sont notamment concentrées sur l’île de Shuwa, considérée comme un sanctuaire pour les membres de Boko Haram mais servant également de zone de pêche cruciale. Selon les premiers rapports, ces bombardements auraient causé la perte de nombreux civils.

    Un porte-parole du syndicat des pêcheurs local indique qu’au moins 40 pêcheurs nigérians sont portés disparus et auraient probablement péri par noyade durant les raids. La plupart des victimes étaient originaires de Doron Baga, une ville côtière du Nigeria tristement célèbre pour avoir subi un massacre de grande ampleur en 2015.

    Le silence des autorités nigérianes

    Pour le moment, les instances officielles du Nigeria n’ont pas commenté ces informations émanant du pays voisin. Ce mutisme survient dans un contexte où l’armée nigériane est elle-même régulièrement pointée du doigt pour des erreurs de ciblage ayant entraîné la mort de civils lors de précédentes opérations militaires.

  • La finale de Ligue des champions entre le PSG et Arsenal sera diffusée au Parc des Princes

    La finale de Ligue des champions entre le PSG et Arsenal sera diffusée au Parc des Princes

    Bien que le coup d’envoi de la finale contre Arsenal soit prévu à Budapest le 30 mai à 18 heures, les supporters parisiens pourront se rassembler dans leur enceinte fétiche. En l’absence de fanzone organisée dans les rues de la capitale, le club a pris l’initiative d’ouvrir les portes du Parc des Princes pour une retransmission en direct, renouvelant ainsi l’expérience vécue l’an dernier lors de la finale à Munich.

    Une grande soirée de fête à la Porte d’Auteuil

    Le club prévoit de communiquer officiellement jeudi tous les détails pratiques concernant cette soirée. En attendant, les fidèles du club peuvent d’ores et déjà s’inscrire sur une liste d’alerte pour être informés en priorité de l’ouverture de la billetterie. Le Paris Saint-Germain souhaite transformer le stade en un lieu de communion intense pour soutenir les joueurs à distance.

    L’organisation promet un événement d’envergure, rappelant que la précédente édition avait laissé des souvenirs impérissables. L’ambiance s’annonce électrique avec une programmation artistique et musicale soignée, visant à recréer la ferveur des plus grands matchs disputés à domicile.

    Pas de rassemblement public dans les rues de Paris

    Cette décision d’ouvrir le stade intervient alors qu’aucune fan zone ne sera autorisée dans l’espace public parisien pour ce rendez-vous du 30 mai. La préfecture de police de Paris a en effet exprimé un avis négatif sur l’installation de tels dispositifs pour des motifs de sécurité. En conséquence, les autorités municipales ont confirmé qu’aucun autre grand lieu de rassemblement ne serait mis en place, faisant du Parc des Princes le point de ralliement majeur pour les fans restés en France.

  • Sénégal : des économistes explorent des solutions alternatives pour gérer la dette publique

    Sénégal : des économistes explorent des solutions alternatives pour gérer la dette publique

    La gestion des finances publiques au Sénégal traverse une phase charnière, marquée par des désaccords croissants entre l’administration de Ousmane Sonko et les institutions financières internationales. Depuis le 11 mai, Dakar accueille un rassemblement d’experts économiques venus d’Afrique et d’Asie. Ce sommet technique vise à proposer des stratégies de sortie de crise qui s’écartent des modèles traditionnels imposés par le FMI et la Banque mondiale.

    La soutenabilité budgétaire au cœur des tensions avec le FMI

    Le climat s’est alourdi suite à la réévaluation à la hausse de la dette publique héritée de la précédente législature. Cette correction des indicateurs a entraîné une suspension temporaire des financements prévus dans le cadre des programmes du FMI. Aujourd’hui, l’exécutif sénégalais se trouve face à un double défi : respecter ses échéances de remboursement internationales tout en finançant le projet social porté par le Pastef, la formation politique au pouvoir.

    L’organisation de ce forum illustre une volonté de rupture. Au lieu de se plier aux mesures d’austérité classiques, le gouvernement privilégie la construction d’un plaidoyer technique pour des solutions hétérodoxes. Parmi les pistes étudiées figurent la restructuration de la dette, l’extension des délais de remboursement et une meilleure exploitation des ressources internes. La contribution d’experts asiatiques est ici stratégique, apportant l’expérience de nations ayant déjà surmonté des crises majeures de la balance des paiements.

    Un acte de souveraineté économique face aux bailleurs

    Le timing de cette rencontre n’est pas fortuit. En conviant des économistes critiques envers les politiques d’ajustement structurel peu après le blocage des discussions avec les bailleurs de fonds, Ousmane Sonko envoie un message fort. Le Premier ministre, pilier du changement politique de 2024, place la souveraineté économique au sommet de ses priorités. Son implication personnelle transforme ce séminaire en un véritable acte politique.

    Les intervenants cherchent à prouver que des alternatives viables existent en dehors des sentiers battus de la finance multilatérale. Cette démarche s’inscrit dans une tendance continentale où des pays comme le Ghana, la Zambie ou l’Éthiopie ont dû repenser leurs relations avec leurs créanciers. Toutefois, le Sénégal dispose d’un atout : il n’est pas en situation de défaut de paiement et conserve un accès aux marchés de capitaux de la sous-région.

    Quelles sont les pistes pour éviter l’austérité ?

    Les recommandations formulées par les experts s’articulent autour de trois leviers principaux :

    • La réforme fiscale : élargissement de l’assiette d’imposition, lutte contre l’évasion financière et révision des contrats dans le secteur des hydrocarbures, dont l’exploitation a débuté en 2024.
    • L’innovation financière : recours à des emprunts en monnaie locale ou à des titres indexés sur les revenus futurs du pays.
    • L’intégration régionale : renforcement de la solidarité financière au sein de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine).

    Cependant, cette stratégie comporte des zones d’ombre. Une position trop rigide face au FMI pourrait augmenter le coût des futurs emprunts sur les marchés internationaux. La réussite de ce plan dépendra de l’équilibre que le gouvernement saura trouver entre son discours souverainiste et la nécessité de rassurer les investisseurs privés, notamment les détenteurs d’eurobonds.

    Cette séquence diplomatique et économique à Dakar est suivie de près par les agences de notation et les pays voisins. Elle pourrait marquer le début d’une nouvelle ère dans les négociations avec les partenaires au développement. Les résultats de ces réflexions seront prochainement remis aux autorités sénégalaises pour orienter les futures décisions budgétaires.

  • Sénégal : l’affirmation périlleuse de Bassirou Diomaye Faye face à Ousmane Sonko

    Sénégal : l’affirmation périlleuse de Bassirou Diomaye Faye face à Ousmane Sonko

    Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye (à gauche) est salué par le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko (au centre) lors des célébrations du 65e anniversaire de l'indépendance du Sénégal, à Dakar, au Sénégal, le 4 avril 2025. Le Sénégal a obtenu son indépendance de la France le 4 avril 1960. EPA/JEROME FAVRE (MaxPPP TagID: epaliveeight173050.jpg) [Photo via MaxPPP]

    Le défi de l’autonomie politique au sommet de l’État sénégalais

    L’histoire nous transporte en l’an 49 avant notre ère, bien loin des rivages de la presqu’île du Cap-Vert. À cette époque, le général Jules César s’apprête à regagner Rome, où siège le consul Pompée, après ses victoires militaires contre les Gaulois. Le protocole imposé par le Sénat romain était sans équivoque : tout chef de guerre devait impérativement se désarmer avant de franchir la frontière de la cité, marquée par un modeste cours d’eau. Pourtant, faisant fi de ces injonctions officielles…

    Au Sénégal, une dynamique de pouvoir complexe semble se dessiner. Entre la figure centrale de Ousmane Sonko et la montée en puissance de Bassirou Diomaye Faye, la question de l’indépendance présidentielle devient un enjeu majeur. Sortir de l’influence d’un allié de premier plan constitue un exercice délicat, où chaque geste politique peut s’apparenter à un franchissement décisif.

  • Faure Gnassingbé encourage les troupes de l’Opération Koundjoaré dans le nord du Togo

    Faure Gnassingbé encourage les troupes de l’Opération Koundjoaré dans le nord du Togo

    Le 7 mai 2026, le président du Conseil et chef suprême des armées, Faure Gnassingbé, s’est rendu dans la zone de l’Opération Koundjoaré, située dans la partie septentrionale du Togo. Cette visite de terrain avait pour objectif principal d’évaluer le dispositif sécuritaire et d’apporter un soutien moral aux unités mobilisées contre la menace terroriste.

    Au cours de cette mission stratégique, le chef de l’État a bénéficié d’un point de situation détaillé au Poste de Commandement. Il a ensuite poursuivi son inspection en se rendant au poste avancé de Tchamonga, un maillon essentiel de la défense dans cette zone sensible.

    Un renforcement de l’efficacité opérationnelle

    Devant les soldats déployés au front, Faure Gnassingbé a tenu à exprimer sa reconnaissance pour leur courage et leur sacrifice au service de la nation. Afin d’optimiser les capacités d’intervention des Forces de défense et de sécurité (FDS), il a transmis de nouvelles orientations tactiques visant à accroître l’efficacité des opérations en cours.

    Ce déplacement illustre la détermination des autorités togolaises à maintenir une proximité constante avec les troupes sur le terrain. Cette approche s’intègre dans une politique globale de sécurité combinant pression militaire, renforcement de la résilience des populations locales et coopération internationale pour stabiliser durablement la région des Savanes.

  • La traque des personnes homosexuelles au Sénégal s’intensifie

    La traque des personnes homosexuelles au Sénégal s’intensifie

    Plusieurs centaines d’individus ont été arrêtés ces dernières semaines, et certains ont même subi des lynchages publics. La législation sénégalaise réprimant l’homosexualité a été considérablement renforcée, exposant les concernés à des peines allant jusqu’à dix ans d’emprisonnement.

    À Dakar, au Sénégal, une scène préoccupante s’est déroulée le 13 février 2026 : sous les cris hostiles de la foule, un homme a été appréhendé par la gendarmerie. Ses voisins l’accusaient d’être « góor-jigéen », un terme wolof signifiant « homme-femme », en raison de son orientation sexuelle présumée. Ce type d’incident se multiplie, avec plus d’une centaine d’arrestations signalées récemment. Des cas de lynchages par la foule, où des individus sont violemment agressés pour leur orientation sexuelle supposée, sont également à déplorer.

    Face à cette situation, les personnes homosexuelles vivent dans la clandestinité. L’un d’eux, s’exprimant sous couvert d’anonymat, témoigne de la peur constante : « À tout moment, on se dit qu’on peut être arrêté. » La nouvelle législation condamne les « actes contre nature » à dix ans de prison, forçant ces individus à se cacher de tous. Il ajoute, visiblement affecté : « Ce n’est pas une vie, vivre dans la peur permanente n’est pas soutenable. » Il a coupé tout lien social depuis l’escalade de ces persécutions.

    Beaucoup préfèrent l’arrestation à la violence populaire, craignant les lynchages basés sur de simples rumeurs. Le témoin anonyme dénonce une « haine » alimentée par des croyances erronées : « On leur a inculqué qu’il faut haïr un homosexuel pour être plus pieux, et même que tuer un homosexuel mène au paradis. » Il insiste sur le caractère privé de l’orientation sexuelle, la considérant comme une affaire personnelle entre l’individu et Dieu.

    Une nouvelle loi très radicale

    Au milieu de février, un ingénieur français d’une trentaine d’années, résident à Dakar, a également été arrêté chez lui pour des motifs similaires. La police a diffusé une image le montrant avec trois autres personnes interpellées ce jour-là. Il demeure incarcéré, et son entourage, y compris sa famille et son avocat, refuse de s’exprimer par crainte. Ses amis sont profondément consternés : « Nous avons été choqués, et encore plus par les circonstances de l’arrestation. Ils ont frappé à sa porte, il a ouvert, et ils l’ont pris. C’est la tactique de la rafle qu’ils emploient. »

    Dans ce pays majoritairement musulman (95%), l’homosexualité a toujours été socialement réprouvée. Bien qu’une loi réprimant les actes homosexuels existe depuis 1966, son application était auparavant limitée. Cependant, le gouvernement actuel a introduit un projet de loi nettement plus sévère, bénéficiant du soutien unanime des députés. Un parlementaire a déclaré que « les homosexuels n’auront plus de répit dans ce pays », tandis qu’un autre a qualifié les « valeurs LGBTQ » de « poison culturel insidieusement introduit dans notre société ».

    Désormais, les actes homosexuels sont passibles d’une peine de cinq à dix ans de prison ferme. Cette législation, d’une sévérité inédite, a été adoptée à l’unanimité des 135 voix présentes, sans aucune opposition. Il est à noter que trois élus se sont abstenus, non par désaccord, mais pour exprimer leur souhait de sanctions encore plus strictes envers les personnes homosexuelles, comme l’a rapporté Nicolas Bertrand.

    De nombreux homosexuels porteurs du VIH n’osent plus venir prendre leur traitement

    Au sein de ce climat d’homophobie croissante, quelques personnalités appellent à la modération. Parmi elles, la docteure Safiathou Thiam, secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le SIDA au Sénégal. La nouvelle loi criminalise également l’aide apportée aux homosexuels, ce qui préoccupe les professionnels de santé travaillant avec les personnes séropositives. La docteure Thiam souligne : « Soigner une personne séropositive, quelle que soit son orientation sexuelle, est notre devoir de médecin. Nous ne pouvons pas abandonner ces patients qui dépendent de nous. C’est une situation très complexe. » Malgré son « inquiétude », elle exprime une certaine « confiance » et l’espoir d’un « retour à la raison ».

    En conséquence directe de ces menaces, de nombreux hommes homosexuels séropositifs hésitent désormais à se rendre dans les centres de soins pour recevoir leur traitement, craignant d’être appréhendés. Cette situation alarmante fait craindre aux experts une résurgence significative de l’épidémie de SIDA au Sénégal.

  • Révélations sur le financement du JNIM par Ibrahim Traoré pour Kangala Transport

    Révélations sur le financement du JNIM par Ibrahim Traoré pour Kangala Transport

    Tandis que le discours officiel prône une souveraineté retrouvée et une offensive totale contre les insurrections armées, une affaire troublante vient bousculer les certitudes au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES). Des informations concordantes font état d’un convoi impressionnant de 710 camions-citernes ayant rejoint Bamako en contournant les protocoles de sécurité officiels. Au cœur de ce dossier, un versement de 3 milliards de FCFA au JNIM aurait été organisé par de hauts responsables du Burkina Faso afin de sécuriser les intérêts privés de la firme Kangala Transport. Entre soupçons de corruption et soutien financier indirect au terrorisme, l’onde de choc se propage des deux côtés du fleuve Niger.

    Une traversée sécurisée par des transactions occultes

    Le déploiement logistique sur les pistes du Sahel était colossal : une file continue de 710 camions-citernes traversant les secteurs les plus dangereux de la région pour livrer du carburant à la capitale du Mali. Pourtant, là où l’on s’attendait à une escorte des forces spéciales du Bénin ou du Burkina Faso, ou encore à la surveillance des drones russes et des blindés des FAMa, c’est un calme plat qui a régné. Cette tranquillité inattendue découlerait d’un pacte secret particulièrement onéreux. Pour assurer le passage de ces marchandises, une somme de 3 milliards de FCFA aurait été remise au Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (JNIM). Cette affaire transforme un simple transport de marchandises en un scandale d’envergure, laissant entendre qu’Ibrahim Traoré finance le JNIM pour protéger ses propres activités lucratives.

    Kangala Transport au carrefour des intérêts privés

    La société Kangala Transport, qui pilote ce flux massif d’hydrocarbures, se trouve au centre de cette polémique. Bien qu’elle se présente comme un prestataire logistique classique, elle agirait en réalité comme le bras financier d’un trio influent au sommet de l’appareil d’État burkinabè, composé d’Ibrahim Traoré, Oumarou Yabré et Ali Konaté. Cette imbrication entre la direction de la transition et des intérêts commerciaux personnels soulève de graves interrogations éthiques. Quand les responsables de la stratégie de défense deviennent des acteurs économiques sur des territoires sous influence terroriste, les priorités basculent. Pour le capitaine Traoré, l’enjeu ne semble plus être l’élimination des groupes armés, mais la libre circulation des biens appartenant à son entourage immédiat.

    Le financement d’une menace contre le Mali

    Cette situation crée un paradoxe insoutenable pour les civils et les militaires maliens engagés au front. Alors que Bamako et Ouagadougou affichent une unité de façade au sein de l’AES, les fonds versés par les dirigeants de Kangala Transport alimentent directement le mouvement d’Iyad Ag Ghali. En payant 3 milliards de FCFA pour la sécurité de leurs camions, les actionnaires ont concrètement financé l’armement utilisé contre les positions maliennes et la logistique nécessaire à la pose de mines artisanales. Ces fonds servent également au recrutement de combattants qui frappent chaque jour les rangs des FAMa. En somme, le carburant qui alimente aujourd’hui Bamako a d’abord servi à graisser les rouages de la machine de guerre terroriste qui ensanglante le Mali.

    Le déni des structures de sécurité souveraines

    Le point le plus accablant de cette affaire réside dans l’exclusion totale des partenaires militaires habituels lors de ce convoyage. Ni les instructeurs russes d’Africa Corps (ex-Wagner), ni les unités d’élite nationales n’ont été mobilisés pour encadrer ces 710 véhicules. Ce choix délibéré d’écarter les forces régulières démontre que la quête de profit a conduit à une alliance contre-nature avec l’adversaire. Les propriétaires du convoi ont privilégié un accord avec ceux qu’ils désignent pourtant publiquement comme des cibles. Ce pacte financier occulte permet d’opérer loin du regard des militaires patriotes et garantit l’arrivée à bon port des marchandises sans aucun accrochage.

    Ces révélations ébranlent la cohésion de l’AES et interrogent sur la loyauté de l’engagement burkinabè. Comment le Mali peut-il tolérer que des intérêts privés chez son voisin financent lourdement le groupe qui déstabilise son propre sol ? À l’échelle nationale, cela jette un doute profond sur la sincérité de la lutte contre le terrorisme menée par Ibrahim Traoré. Les faits dessinent désormais une stratégie de pragmatisme cynique où les gains personnels d’un trio au pouvoir passent avant le sacrifice des troupes. En politique, les actes finissent par trahir les discours, et ce convoi protégé par un droit de passage payé à l’ennemi sonne comme une trahison pour les victimes du conflit. Si la sécurité s’achète désormais auprès du JNIM avec l’argent de Kangala Transport, la solidarité au sein du Sahel n’est plus qu’une illusion.