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  • Transition écologique : la CEDEAO place les femmes au cœur de l’économie verte à Abidjan

    Transition écologique : la CEDEAO place les femmes au cœur de l’économie verte à Abidjan

    La capitale économique ivoirienne, Abidjan, est devenue le centre névralgique des discussions sur la durabilité environnementale. Ce vendredi 15 mai 2026, la CEDEAO a inauguré un atelier de haut niveau portant sur l’intersection cruciale entre le genre, les dérèglements climatiques et l’essor de l’économie verte. Ce rendez-vous de deux jours mobilise une diversité d’experts et d’institutions régionales pour repenser la transition écologique en Afrique de l’Ouest.

    Une stratégie régionale pour l’action climatique sensible au genre

    Portée par le Centre de la CEDEAO pour le Développement du Genre (CCDG) avec le soutien d’ONU Femmes, cette initiative s’articule autour d’une thématique centrale : l’intégration des enjeux de genre dans les transitions vertes. L’ambition est claire : structurer un programme régional d’envergure qui garantit une participation active des femmes dans l’élaboration des politiques environnementales et l’accès aux nouvelles opportunités économiques.

    Lors de la session d’ouverture, la directrice du CCDG, Sandra Oulaté, a rappelé la nécessité absolue d’adopter une vision inclusive. Elle a souligné que les femmes, particulièrement celles évoluant dans les zones rurales et le secteur agricole, subissent de manière disproportionnée les effets du changement climatique. Le projet, qui se projette vers l’horizon 2030, vise à faciliter leur accès aux financements verts et à favoriser la création d’emplois durables.

    Engagement politique et résilience économique

    Représentant les autorités ivoiriennes, Louis-Philippe Boni a mis en avant les avancées de la Côte d’Ivoire en matière de reboisement et de transition énergétique, tout en insistant sur l’importance de la représentativité féminine. Il a exhorté les États membres de la CEDEAO à intensifier leur coopération pour que les mécanismes de financement climatique profitent directement aux femmes.

    De son côté, Dr Namizata Binaté, s’exprimant au nom du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, a alerté sur les conséquences concrètes de la dégradation des terres et des phénomènes météorologiques extrêmes comme les inondations sur le quotidien des populations féminines. Elle plaide pour que les femmes occupent une place de choix dans les instances de décision liées au climat.

    Vers une économie ouest-africaine plus robuste

    Le Dr Kalilou Sylla, commissaire aux Affaires économiques et à l’Agriculture de la Commission de la CEDEAO, a conclu en rappelant le rôle moteur des femmes dans l’agriculture régionale. Malgré leur importance systémique, elles font face à des barrières persistantes pour accéder aux ressources productives. Selon lui, promouvoir l’égalité des sexes n’est pas seulement une question de justice sociale, mais un levier indispensable pour bâtir une résilience économique face aux défis climatiques mondiaux.

    Les conclusions de cet atelier permettront de fixer la feuille de route opérationnelle et le cadre budgétaire de ce futur programme régional stratégique.

  • Lyon contre Lens : l’ultime bataille pour le podium de Ligue 1

    Lyon contre Lens : l’ultime bataille pour le podium de Ligue 1

    Le Groupama Stadium s’apprête à accueillir une rencontre électrique pour la clôture de cet exercice 2025-2026. Dans ce duel de haut de tableau, chaque minute comptera pour définir l’avenir européen des deux formations.

    Lors de leur dernière confrontation, Lens avait éliminé l'OL aux tirs aux but en Coupe de France.

    L’Olympique Lyonnais dos au mur pour la Ligue des champions

    Actuellement quatrième, l’Olympique Lyonnais se retrouve dans l’obligation de gagner. Après avoir laissé filer de précieux points à Toulouse, les joueurs de Paulo Fonseca n’ont plus leur destin totalement entre leurs mains. Pour doubler Lille et s’emparer de la troisième place qualificative pour la phase de groupes de la C1, les Lyonnais doivent s’imposer tout en espérant un faux pas du LOSC face à Auxerre. Forts de leurs récents succès à domicile, les Gones comptent sur leur solidité devant leur public pour valider ce hold-up final.

    Le RC Lens en répétition générale avant la finale

    Pour le RC Lens, la situation est bien différente. Déjà assurés de terminer à la deuxième place du championnat, les Sang et Or abordent ce choc avec une sérénité totale. L’esprit de l’équipe de Pierre Sage est sans doute déjà tourné vers le Stade de France, où ils disputeront la finale de la Coupe de France contre Nice vendredi prochain. Ce match dans le Rhône sert donc de test tactique, bien que l’entraîneur lensois pourrait être tenté de préserver certains cadres pour éviter les blessures de dernière minute.

    Tolisso en leader, des incertitudes dans les rangs lensois

    Le capitaine Corentin Tolisso, auteur d’une saison pleine avec 11 réalisations, sera le fer de lance de l’attaque lyonnaise. Paulo Fonseca devra toutefois composer sans Tessmann, mais pourrait enregistrer les retours de Mangala et Himbert. Ce match pourrait également constituer la dernière apparition sous le maillot de l’OL pour Endrick et Yaremchuk.

    Du côté de l’Artois, l’absence de Baidoo en défense centrale est un coup dur. Pierre Sage, qui retrouve son ancien club, devra remanier son arrière-garde avec Masuaku ou Antonio. En attaque, une gestion du temps de jeu est attendue pour Thauvin et Saïd afin de les garder frais pour l’échéance nationale de fin de semaine.

    OL – Lens : sur quelle chaîne et à quelle heure ?

    Le coup d’envoi de cette affiche entre l’Olympique Lyonnais et le RC Lens sera donné ce dimanche 17 mai 2026 à 21h00. La rencontre sera retransmise en direct et en exclusivité sur beIN SPORTS.

    Les solutions pour suivre le match en direct

    Pour ne rien manquer de cette soirée décisive, plusieurs options d’abonnement s’offrent aux supporters :

    • Le combiné beIN SPORTS + RMC Sport : pour 25 € par mois, cette offre permet de suivre la Ligue 1, mais aussi les Playoffs NBA 2026 et les grands combats de MMA.
    • L’offre CANAL+ incluant beIN SPORTS : proposée à 29,99 € par mois, elle regroupe l’intégralité des coupes d’Europe, dont la finale entre le PSG et Arsenal, ainsi que le cinéma et la Formule 1.

    Pronostics et opportunités de jeu

    Ce multiplex final est l’occasion idéale pour tenter un pari. Avec PMU Play, les nouveaux inscrits bénéficient d’un premier pari remboursé en cash jusqu’à 100 € en cas de résultat négatif. Contrairement aux bonus classiques, cette somme est retirable immédiatement, offrant une sécurité supplémentaire pour miser sur une victoire lyonnaise ou un exploit des Artésiens.

    Jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. Pour être aidé, appelez le 09 74 75 13 13 (appel non surtaxé)

  • Tension entre Diomaye et Sonko : le plaidoyer inattendu de Mamadou Goumbala à la cité Keur Gorgui

    Tension entre Diomaye et Sonko : le plaidoyer inattendu de Mamadou Goumbala à la cité Keur Gorgui

    Une intrusion symbolique lors du bureau politique du PASTEF

    L’ambiance était électrique à la cité Keur Gorgui. Alors que les cadres du PASTEF se réunissaient au domicile d’Ousmane Sonko pour une session de travail stratégique, un invité surprise a bousculé le protocole. Mamadou Goumbala s’est présenté sur les lieux, bien que son nom ne figurât pas sur la liste des convives officiels de cette rencontre politique.

    Sa présence n’est pas passée inaperçue auprès des professionnels des médias massés devant la résidence du leader patriote. Saisissant cette tribune improvisée, il a délivré un plaidoyer vibrant en faveur d’une harmonisation des rapports au sommet de l’État sénégalais.

    L’appel à l’unité entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko

    Le cœur de son intervention portait sur la nécessité impérieuse d’apaiser les frictions, réelles ou supposées, entre le président Bassirou Diomaye Faye et son allié de toujours, Ousmane Sonko. Pour lui, les enjeux nationaux doivent primer sur les ego ou les désaccords internes.

    « Les querelles au sommet de l’État doivent cesser. Nous les avons élus pour soulager les souffrances des Sénégalais, pas pour des calculs politiques », a-t-il martelé avec insistance. Selon ses dires, les citoyens du Sénégal attendent des réponses concrètes face aux défis économiques et sociaux, plutôt que d’assister à des joutes de pouvoir intestines.

    Priorité aux attentes sociales et à la stabilité

    Mamadou Goumbala a exhorté les deux têtes de l’exécutif à sauvegarder leur complicité politique, qu’il juge fondamentale pour la pérennité de l’action gouvernementale. Il estime que seule une cohésion sans faille permettra de répondre aux promesses faites au peuple.

    Pour clore son intervention, il a préconisé l’ouverture de nouveaux espaces de dialogue et de concertation au sein de la mouvance présidentielle. Cette démarche viserait, selon lui, à consolider l’unité de la majorité et à garantir une gouvernance sereine, loin des turbulences partisanes qui pourraient freiner le développement du pays.

  • Crise militaire au Mali : le régime d’Assimi Goïta vacille face aux offensives djihadistes

    Crise militaire au Mali : le régime d’Assimi Goïta vacille face aux offensives djihadistes

    Le Mali sous pression : l’échec cuisant de la stratégie militaire d’Assimi Goïta

    Le Mali traverse actuellement l’une des périodes les plus sombres de son histoire récente. Depuis son accession au pouvoir par un coup d’État en 2020, puis son renforcement par un second putsch en 2021, le colonel Assimi Goïta avait érigé la sécurité nationale en priorité absolue. Pourtant, six ans plus tard, son pouvoir vacille, miné par une réalité implacable : l’incapacité à endiguer la menace djihadiste.

    Mercenaires Africa Corps protégeant le régime malien

    Les forces du groupe Africa Corps, engagées pour soutenir Bamako, illustrent les limites d’une stratégie militaire de plus en plus contestée.

    Une offensive éclair qui révèle les failles du pouvoir

    Le 25 avril, le Mali a subi une série d’attaques d’une violence inédite. Des groupes armés tels que le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, et le Front de libération de l’Azawad (FLA) ont frappé simultanément plusieurs positions stratégiques, y compris dans la région de Bamako. Le ministre malien de la Défense, Sadio Camara, a trouvé la mort lors de ces combats. Dans le nord du pays, des villes clés comme Kidal sont tombées sous le contrôle de groupes rebelles, portant un coup dur à la crédibilité de l’armée nationale.

    Cette offensive a révélé sous un jour cru l’impréparation et le manque de coordination des forces maliennes, malgré les moyens humains et matériels mobilisés. La promesse de restauration de la souveraineté territoriale s’est transformée en un échec retentissant.

    Souveraineté affichée, insécurité grandissante : le paradoxe malien

    Pour contrer la dépendance vis-à-vis des partenaires traditionnels, Bamako a rompu avec la France, expulsé les forces de la MINUSMA et misé sur le soutien des mercenaires russes d’Africa Corps. Officiellement, cette orientation devait permettre au Mali de retrouver sa pleine autonomie. Dans les faits, la situation sécuritaire s’est dramatiquement dégradée : les groupes jihadistes étendent leur emprise, les tensions intercommunautaires s’intensifient, et la population civile endure les conséquences d’un conflit sans fin.

    Le discours souverainiste, brandi comme un bouclier politique, a surtout servi à justifier une concentration du pouvoir aux mains de la junte. Les partis d’opposition sont muselés, les médias sous surveillance, et toute voix dissidente est systématiquement réprimée. La légitimité du régime, autrefois fondée sur la promesse de stabilité, s’effrite jour après jour.

    Un pouvoir assiégé, des perspectives sombres

    Le Mali se trouve aujourd’hui pris en étau. Sur le plan militaire, les groupes armés démontrent une résilience et une capacité de nuisance intactes. Sur le plan politique, les divisions internes au sein de la junte et l’usure du pouvoir affaiblissent davantage le gouvernement. Les alliances fragiles, comme celle avec les mercenaires d’Africa Corps, peinent à compenser les défaillances structurelles de l’État malien.

    Assimi Goïta, qui se présentait comme le sauveur de la nation, risque de laisser derrière lui un pays plus divisé et plus instable que jamais. Son incapacité à rétablir la sécurité et son entêtement à maintenir un régime autoritaire pourraient bien sceller le déclin d’un projet politique déjà sérieusement ébranlé.

  • Instabilité au Mali : le lourd tribut d’une souveraineté sans remparts

    Instabilité au Mali : le lourd tribut d’une souveraineté sans remparts

    Arméau Mali

    Dans l’immensité aride du Sahel, là où les tempêtes de sable masquent souvent la réalité des combats, le Mali fait face à un constat brutal : la rupture avec ses alliés historiques laisse un champ libre aux forces du chaos. Les récentes vagues d’attaques qui frappent le pays ne sont pas le fruit du hasard, mais le résultat direct d’un basculement politique majeur, orchestré au nom d’une indépendance farouchement mise en avant.

    Cette quête de souveraineté, portée par un discours de rupture, a conduit à l’éviction de ceux qui stabilisaient les lignes de front. Aujourd’hui, les conséquences de ce choix stratégique se manifestent par une recrudescence de la violence terroriste sur le territoire malien.

    Le départ des forces françaises et le vide sécuritaire

    Bamako a exigé et obtenu le retrait définitif des troupes étrangères. Les bases de Gao, Tessalit et Ménaka ont été évacuées sous la pression d’une opinion publique galvanisée par des slogans hostiles. Pourtant, il est essentiel de se souvenir qu’en 2013, c’est l’intervention extérieure qui avait stoppé l’avancée des colonnes djihadistes vers le sud, évitant ainsi un effondrement total de l’État malien.

    Le constat est aujourd’hui sans appel : chasser l’armée française n’était sans doute pas l’option la plus judicieuse pour la sécurité nationale. Sans ce soutien, le Mali risque de perdre son unité territoriale. Cette réalité s’impose désormais avec une violence cruelle sur le terrain.

    Une fois les dispositifs de surveillance et de frappe levés, un gouffre sécuritaire s’est ouvert. Les factions liées à Al-Qaïda et à l’État islamique n’ont pas tardé à s’engouffrer dans ces brèches. Là où une présence militaire structurée contenait les menaces, les forces locales peinent désormais à maintenir un contrôle durable sur des zones entières.

    Le sacrifice de cinquante-huit soldats au Sahel

    Il est impossible d’évoquer cette crise sans honorer la mémoire des cinquante-huit militaires français tombés sur le sol sahélien. Ces hommes n’étaient pas engagés dans une aventure coloniale, mais dans une lutte acharnée contre le terrorisme à Kidal, dans l’Adrar des Ifoghas ou à In Delimane.

    Ils ont affronté un climat extrême et un ennemi invisible pour empêcher la création d’un sanctuaire djihadiste au cœur de l’Afrique de l’Ouest. Leur sacrifice ne doit pas être occulté par des simplifications idéologiques ou des postures politiques passagères.

    Certes, des erreurs de stratégie ont pu être commises au fil des années, notamment dans l’accompagnement des réformes politiques locales. Toutefois, l’effort militaire fourni a longtemps préservé un équilibre régional précaire. En choisissant de briser cette architecture de défense, le Mali se retrouve désormais seul face à ses responsabilités.

    La souveraineté, lorsqu’elle est proclamée sans les moyens de la défendre, ne suffit pas à stopper des groupes armés déterminés. Le Sahel a été pour les forces françaises un théâtre d’engagement total et un champ d’honneur qui ne saurait être balayé par les vents changeants de la politique de Bamako.

  • Un Français incarcéré au Sénégal pour son orientation sexuelle

    Un Français incarcéré au Sénégal pour son orientation sexuelle

    Un ingénieur de nationalité française, âgé d’une trentaine d’années, se trouve actuellement derrière les barreaux au Sénégal. Son interpellation remonte au 14 février dernier, dans un climat de répression accrue contre les minorités sexuelles dans le pays.

    Des manifestants brandissent une pancarte sur laquelle on peut lire « Non à l’homosexualité », lors d’une manifestation à Dakar, au Sénégal, le 23 mai 2025.

    Résidant à Dakar, cet homme fait face à des accusations sérieuses. Les autorités sénégalaises lui reprochent des « actes contre-nature », mais aussi des faits d’association de malfaiteurs, de blanchiment d’argent et une tentative de transmission du VIH. Cette arrestation s’inscrit dans une opération plus large ayant visé plusieurs personnes à la même période.

    Un cadre législatif de plus en plus sévère

    Le contexte juridique a récemment évolué au Sénégal, nation à forte majorité musulmane. Début mars, une législation durcissant les sanctions contre l’homosexualité a été adoptée par les parlementaires, avant d’être officiellement promulguée le 31 mars par le président Bassirou Diomaye Faye. Désormais, les relations entre personnes de même sexe peuvent conduire à des peines de réclusion allant de cinq à dix ans.

    Cette situation reflète une montée de l’homophobie sur le territoire national, où les arrestations pour homosexualité présumée se multiplient. La lutte contre ce qui est perçu localement comme une déviance est devenue un argument politique majeur pour le pouvoir en place, répondant à une attente d’une partie de la population.

    Suivi diplomatique et protection consulaire

    Face à cette incarcération, les services consulaires français à Dakar restent mobilisés. Le ressortissant a déjà reçu quatre visites en détention. L’ambassade assure un suivi régulier de son dossier et maintient un contact permanent avec ses proches, tandis que les autorités à Paris supervisent l’évolution de la procédure.

    La France continue de plaider pour le respect universel des droits de l’homme, incluant la défense des droits des personnes LGBT+ et la dépénalisation de l’homosexualité à l’échelle mondiale, s’opposant fermement à toute forme de discrimination liée à l’identité de genre ou à l’orientation sexuelle.

  • Préparation du congrès du 6 juin : Ousmane Sonko affine sa stratégie de restructuration

    Préparation du congrès du 6 juin : Ousmane Sonko affine sa stratégie de restructuration

    Le domicile d’Ousmane Sonko, situé à la Cité Keur Gorgui, a pris des airs de centre de commandement politique ce vendredi 15 mai 2026. À quelques semaines seulement du tout premier congrès national du Pastef, prévu pour le 6 juin 2026, le leader de la formation a réuni son cercle restreint pour une session de travail déterminante. Parmi les participants figuraient des piliers du mouvement tels qu’El Malick Ndiaye, Birame Souleye Diop, Yassine Fall, Daouda Ngom et Ayib Daffé.

    Cette rencontre à huis clos visait avant tout à consolider l’appareil politique et à préparer les troupes pour ce rendez-vous historique. Si le choix de la ville de Diamniadio pour accueillir l’événement semble se préciser, les discussions ont surtout porté sur la refonte structurelle du parti. Ousmane Sonko souhaite valider officiellement les ajustements initiés en avril dernier, notamment la nomination de quatre vice-présidents.

    Un enjeu de restructuration interne majeur

    L’objectif affiché est de bâtir une organisation plus rigoureuse et cohérente, capable d’épauler efficacement les réformes gouvernementales et de répondre aux défis économiques du Sénégal. Pour le Premier ministre, il s’agit de transformer l’élan militant en une force politique structurée et disciplinée, prête à affronter les enjeux du futur.

    Une mobilisation nationale sous le signe du renforcement

    Pour marquer cette nouvelle étape, Ousmane Sonko a utilisé une métaphore imagée en wolof, « Yokk thiéré doli gnekh », signifiant qu’il faut augmenter la quantité et enrichir la sauce. Ce message est une invitation claire à intensifier la présence du Pastef sur l’ensemble du territoire national. L’idée est d’occuper chaque localité, des centres urbains aux villages les plus isolés du Sénégal, afin de redynamiser la base militante.

    À l’issue de cette séance, l’enthousiasme était palpable. El Malick Ndiaye a d’ailleurs souligné les perspectives prometteuses qui s’ouvrent pour le parti, plaçant cette dynamique sous l’égide de la souveraineté nationale. Le Pastef semble ainsi prêt à engager une démonstration de puissance politique sans précédent depuis son arrivée au pouvoir.

  • Le Sénégal mobilise 1311 milliards de FCFA sur le marché financier de l’UEMOA

    Le Sénégal mobilise 1311 milliards de FCFA sur le marché financier de l’UEMOA

    Face à l’impossibilité d’émettre des eurobonds suite à la réévaluation des comptes publics de 2024, le Sénégal a fait du marché des titres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) son principal levier de financement. Durant le premier tiers de l’année, le Trésor sénégalais a réussi à lever 1311,3 milliards de FCFA. Ce recours massif aux investisseurs de la zone témoigne de l’urgence des besoins budgétaires alors que les agences de notation maintiennent une surveillance rigoureuse sur la signature du pays.

    Une orientation forcée vers le financement régional

    L’absence de Dakar sur la scène financière internationale résulte d’une nécessité plutôt que d’une volonté délibérée. La révélation d’un endettement public plus lourd que prévu a refroidi les marchés extérieurs et renchéri le coût des emprunts en devises. En conséquence, les autorités financières se sont tournées vers Umoa-Titres, l’institution chargée de coordonner les émissions de titres pour les huit pays membres de l’Union.

    Avec un volume de 1311,3 milliards de FCFA captés en seulement quatre mois — soit environ deux milliards d’euros — le Sénégal s’impose comme l’un des acteurs les plus dynamiques de la région. Cette cadence, qui avoisine les 330 milliards de FCFA par mois, dépasse les standards habituels du pays et démontre une volonté de compenser le manque à gagner issu des marchés internationaux par une présence accrue sur le compartiment régional.

    Des conditions d’emprunt de plus en plus onéreuses

    Cependant, cette forte présence sur le marché local a un coût non négligeable. Les institutions bancaires régionales, qui soutiennent ces opérations, réclament des taux d’intérêt plus élevés pour couvrir les risques perçus. Les récentes dégradations de la note souveraine par Moody’s et Standard & Poor’s pèsent lourdement sur les négociations, obligeant le Sénégal à emprunter à des conditions moins avantageuses que certains de ses voisins directs à maturité égale.

    Cette dynamique engendre deux problématiques majeures. D’un côté, le poids des intérêts alourdit un budget déjà fragile. De l’autre, cette captation massive des liquidités disponibles dans l’espace UEMOA pourrait limiter les capacités de financement pour d’autres nations comme la Côte d’Ivoire, le Mali ou le Burkina Faso, tout en risquant de freiner l’accès au crédit pour le secteur privé régional.

    L’impératif de restaurer la confiance internationale

    Pour les autorités de Dakar, l’objectif est désormais de rétablir une crédibilité financière solide. Des discussions sont engagées avec le Fonds monétaire international (FMI) pour valider un nouveau programme de soutien. Un accord permettrait de rassurer les investisseurs globaux et de rouvrir les portes des marchés financiers mondiaux, indispensables pour financer les projets d’envergure, notamment dans les secteurs de l’énergie et des hydrocarbures.

    La stratégie menée par le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko repose sur une gestion rigoureuse de la trésorerie nationale le temps d’assainir les finances publiques. Si le marché régional assure la survie financière immédiate, la réduction de la facture de la dette reste la priorité absolue pour stabiliser l’économie à long terme et regagner la confiance des bailleurs.

  • Impulsion nouvelle pour la coopération entre l’Algérie et le Tchad dans les secteurs de l’énergie et des transports

    Impulsion nouvelle pour la coopération entre l’Algérie et le Tchad dans les secteurs de l’énergie et des transports

    L’Algérie et le Tchad franchissent une étape décisive dans la consolidation de leur partenariat stratégique. À travers la signature de deux accords majeurs portant sur les infrastructures et l’énergie, les deux nations affichent leur détermination à accélérer les projets structurants et à renforcer l’intégration régionale dans le cadre de la coopération Sud-Sud.

    Accélération du chantier de la route transsaharienne

    À N’Djamena, une rencontre de haut niveau a réuni le ministre algérien des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, et son homologue tchadien, Amir Idriss Kourda. Cette séance de travail a abouti à la signature d’un protocole visant à faciliter la mise en œuvre de projets d’envergure dans le secteur des travaux publics. L’accent a été mis sur la route transsaharienne, dont le tracé traverse le territoire tchadien. Le ministre tchadien a souligné la célérité avec laquelle les engagements pris en avril dernier à Alger se transforment en actions concrètes, notamment avec le lancement effectif des études techniques de ce corridor routier vital.

    Une centrale électrique de 40 MW pour N’Djamena

    Parallèlement, une avancée significative a été enregistrée dans le domaine énergétique. À Alger, Mourad Adjal, ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, et Passalé Kanabé Marcelin, ministre tchadien de l’Eau et de l’Énergie, ont paraphé une convention pour la construction d’une centrale électrique de 40 mégawatts destinée à alimenter la capitale tchadienne. Ce projet s’inscrit dans la vision du président Abdelmadjid Tebboune, qui prône un soutien actif au développement des pays du continent africain.

    Les études techniques, réalisées par les experts de Sonelgaz après une mission sur le terrain, sont d’ores et déjà finalisées. Cette infrastructure sera intégralement conçue et réalisée par l’expertise algérienne, incluant la fourniture des équipements et la main-d’œuvre. Au-delà de la construction, le partenariat prévoit également :

    • La réhabilitation du réseau électrique de N’Djamena.
    • La formation de techniciens tchadiens au sein des écoles de Sonelgaz en Algérie pour assurer la gestion autonome de la centrale.
    • La fourniture de matériel électrique et gazier.

    Un modèle de partenariat africain

    Pour les autorités tchadiennes, cet accord représente un tournant historique dans les relations bilatérales, initiées lors de la visite officielle du président Mahamat Idriss Déby Itno en Algérie. Le ministre Marcellin a qualifié l’Algérie de véritable référence continentale en matière de couverture électrique. Actuellement, plusieurs stagiaires tchadiens bénéficient déjà de programmes de formation spécialisée en Algérie.

    Le déploiement de Sonelgaz International témoigne de cette nouvelle dynamique. Selon ses dirigeants, la centrale sera opérationnelle après l’aménagement du site par la partie tchadienne et le transfert imminent des équipements. Ce projet est perçu comme le premier succès d’une série de collaborations futures, le Tchad souhaitant s’appuyer durablement sur le savoir-faire algérien pour moderniser ses services énergétiques.

  • Sénégal : vent de contestation contre la future ville verte du Lac Rose

    Sénégal : vent de contestation contre la future ville verte du Lac Rose

    Le lancement officiel des travaux au Lac Rose marque une étape décisive pour le projet de cité écologique au Sénégal. Alors que la première pierre vient d’être posée, la commercialisation des villas et appartements de haut standing a déjà débuté. Cependant, sur le terrain, la colère gronde parmi les populations locales qui voient d’un mauvais œil cette transformation urbaine massive.

    Une menace pour l’équilibre écologique et économique

    Le collectif Arr Lac Rose, dirigé par Ibrahima Mbaye, multiplie les actions pour tenter de stopper le chantier. Pour ces opposants, l’enjeu est vital : la sauvegarde d’un écosystème fragile qui sert de rempart naturel contre l’avancée de l’océan. Au-delà de l’aspect environnemental, c’est toute une économie locale qui est en péril. Environ 6 000 personnes, incluant les ramasseurs de sel, les restaurateurs et les guides touristiques, dépendent directement de l’intégrité du site.

    Selon Ibrahima Mbaye, l’appellation de « ville intelligente » ou « écologique » n’est qu’un artifice de communication destiné à rassurer l’opinion. Il souligne que la construction d’infrastructures imposantes sur les dunes et les zones de filaos — essentielles contre l’érosion côtière — dénaturera irrémédiablement le paysage. Pour lui, le risque est clair : la disparition de l’attrait touristique du Lac Rose au profit d’un complexe de béton qui fera fuir les visiteurs.

    La réponse du promoteur Casa Orascom

    De son côté, la multinationale égyptienne Casa Orascom maintient son calendrier de réalisation. L’entreprise affirme que son expertise technique permet de concilier développement immobilier moderne et protection de la nature, conformément aux engagements environnementaux pris avec le gouvernement du Sénégal. Le promoteur met également en avant un argument économique de poids : la création attendue de 20 000 emplois, directs et indirects, tout au long de la réalisation de cette nouvelle cité.

  • Amadou Ba dément les rumeurs de démission d’Ousmane Sonko et dénonce une manipulation

    Amadou Ba dément les rumeurs de démission d’Ousmane Sonko et dénonce une manipulation

    Une vive polémique agite actuellement l’espace public au Sénégal suite aux déclarations de Madiambal Diagne évoquant un possible départ d’Ousmane Sonko de la Primature. Cette sortie a provoqué une réaction immédiate d’Amadou Ba, responsable au sein du PASTEF, qui dénonce une stratégie de désinformation.

    Extradition de Madiambal Diagne : Ousmane Sonko prévient la France et les autres pays

    Les précisions d’Amadou Ba face aux allégations

    Le ministre de la Culture a tenu à clarifier la situation en liant les propos du journaliste à la diffusion récente d’une fausse lettre de démission attribuée à un membre du parti. Pour Amadou Ba, il ne s’agit pas d’une simple coïncidence mais d’une manœuvre orchestrée.

    Selon le cadre du PASTEF, ces rumeurs pourraient avoir pour objectif de pousser les autorités à engager des poursuites pour diffamation. Une telle procédure permettrait ensuite, selon son analyse, d’étayer une demande d’asile politique à l’international.

    Malgré l’agitation médiatique, Amadou Ba assure que la priorité absolue des militants reste l’organisation du prochain congrès du PASTEF. Pour l’heure, aucune source officielle émanant de la Présidence ou des services du Premier ministre n’a confirmé les allégations de Madiambal Diagne, lesquelles ont été fermement démenties par plusieurs cadres du parti au pouvoir.

  • Le Borussia Dortmund dicte sa loi face au Werder Brême

    Le Borussia Dortmund dicte sa loi face au Werder Brême

    Une fin de saison maîtrisée pour le BVB

    Le Borussia Dortmund a conclu sa campagne de Bundesliga par un succès solide sur le terrain du Werder Brême (0-2). Dans une rencontre comptant pour la 34e journée du championnat, les Marsupiaux ont su faire preuve de patience pour faire sauter le verrou adverse lors du second acte.

    Le réalisme de Serhou Guirassy

    Après une première période équilibrée où les deux formations se sont neutralisées, le scénario s’est décanté peu avant l’heure de jeu. C’est l’inévitable Serhou Guirassy qui a ouvert le score à la 59e minute, concrétisant la domination territoriale de son équipe. Malgré les ajustements tactiques opérés par le staff du Werder Brême, notamment les entrées de Marco Friedl et Marco Grüll, les locaux n’ont jamais réussi à inquiéter réellement le bloc défensif adverse.

    Yan Couto scelle le résultat

    En fin de match, alors que les Brêmois tentaient le tout pour le tout, le coaching de Dortmund a porté ses fruits. Entré en jeu à la 88e minute à la place de Julian Ryerson, Yan Couto a doublé la mise au bout du temps additionnel (90’ +5). Ce second but a définitivement validé les trois points pour les visiteurs juste avant le coup de sifflet final.

    • 59’ : Ouverture du score par Serhou Guirassy.
    • 90’ +5 : But du break signé Yan Couto.

    Le Borussia Dortmund termine ainsi sur une note positive, confirmant sa supériorité technique lors de ce déplacement au Weserstadion.